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 « Les derniers chapitres d’un mauvais roman. » [Alaska]

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[mise en page sera fait demain.]
Une soirée éméchée dans un bar, une soirée loin de ma tranquillité. Loin de ma nature que j’apprécie tant plus que l’environnement noir et qui sent le vomis, l’alcool et la sueur. Pour moi, le bar était loin d’être un endroit agréable, excepté pour le fait qu’il contienne ne tonne de clients et d’alcool. Cette bête, l’alcool. Celle qui finissait une soirée productive de vente. Celle qui criait mon nom depuis mon arrivée. Cette douce bière qui donnerait l’impression de m’hydrater, rafraîchissante. J’avais commencé par faire mes ventes, c’était mieux avant qu’après. Il me fallait avoir ma tête pour donner discrètement les cachets, l’herbe, les champignons. Récupérant assez d’argent pour une douce cuite du vendredi soir.  Lorsque je fus débarrasser de toute cette drogue, libre et les poches pleines de tunes, je me dirigeais au bar. Commandant ma douce bière, celle avec qui je passerais le début de cette soirée qui était maintenant mienne. Je bus tranquillement assis au bar, puis, une deuxième, une troisième. Mes jambes avaient besoin de se délier. J’allais dehors pour fumer une cigarette, puis retournait à l’intérieur commander une quatrième bière avant d’aller m’amuser sur le plancher de danse. Laissant de côté ma vie, mes tensions, mes inquiétude. Ce soir, je m’amusais et j’oubliais comme la majorité des jeunes qui se trouvaient dans ce bar avec moi. Nous étions ici pour faire la fête, pour oublier nos obligations, nos vies de merdes, oublier qu’on avait du boulot demain, des cours lundi et des travaux à faire.  Je vivais ma soirée comme si aucun lendemain n’existait.

Plus la soirée avançait, plus je m’amusais. Je buvais sans compter, vers minuit je commandais une dizaine de shooter. Je la croisais alors. Je l’avais déjà vu avec Hunter. Il lui avait vendu de l’herbe. Je ne savais pas si elle me connaissait, je m’en fichais un peu, je voyais qu’elle était plutôt éméchée elle aussi. Elle semblait avoir besoin d’oublier. Je l’invitais à se joindre à moi pour quelques shooter. Une petite compétition amicale pour voir celui qui boirais le plus rapidement. Elle gagna, les australiennes semblaient savoir boire rapidement. Je l’entraînais ensuite sur la piste de danse avec moi. En fait, ce fut plutôt sur le comptoir qui devenait notre piste de danse. On s’amusait pour une fois, laissant nos vies de côté pour le plaisir.  Après cette danse, une autre bière, une clope à l’extérieur, la perdant de vue. Pourtant la soirée continua d’avancer et je ne sais pas trop comment vos lèvres s’étaient effleurées. Probablement que d’autres shooter avaient été impliqués, mais l’alcool me prenait la tête maintenant et je ne souhaitais pas trop réfléchir, juste profiter du moment.

Le lendemain, je m’éveillais. Dans ma petite cabane au fin fond de la forêt. Le mal de crâne qui s’emparait de mon corps. Je me retournais dans mon lit pour y découvrir un corps nu au côté du mien. J’observais un instant le visage avant de le reconnaître. Je ne me souvenais pas vraiment de son nom, mais j’avais déjà vu son visage comme une cliente. J’allumais une clope dans mon lit sans prendre la peine de m’habiller ou de la toucher. Pénard, moi-même.
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dernier chapitres d'un mauvais roman

Je ne me souviens plus trop de ma soirée, seulement d’un vague sentiment de fausse euphorie, d’alcool qui me faisait faire des choses que je ne devrais pas. Non, je ne me souvenais plus de grand chose, des vagues me revenait, des shooters alignés, une piste de danse, des coups de poings échangés rapidement, mais en vrai, tout semblait flou, comme si je m’observais de loin, comme si cela n’avais pas été moi. Depuis la mort de Dallas, depuis que le feu avait envahit mon âme, son corps, depuis que la douleur envahissait mon corps, mon être, il me semblait que tout était constamment flou, constamment comme si ce n’était pas moi qui contrôlais mon corps, mon âme. Et là, couché dans mon lit, les yeux fermés, je pouvais sentir mon crâne palpiter sous la douleur, je pouvais entendre la moindre petite chose, mon sang qui pompait, mon coeur qui battait, mon crâne qui menaçait d’exploser. Et l’espace d’un instant, j’eu espoir d’être réellement dans mon lit, dans ma chambre, pas dans celui d’un inconnu, nue. Pas encore. Et je le savais bien que pour arrêtez, me fallait simplement arrêtez de boire, arrêtez de fumer, mais j’en était incapable, j’avais besoin de sentir ma douleur se calmer, de sentir la mort s’éloigner, de sentir la douce oublie m’envelopper. Parce que l’espace d’une soirée, j’étais capable d’être normale, j'étais capable de me sentir normale, d’oublier la mort et la douleur.

J’ouvris mes paupières, espérant toujours reconnaître l’endroit, reconnaître là où je me trouvais, mais non, je me retrouvais encore dans une chambre inconnue, nue, et je pouvais sentir bouger le lit, je savais que c’était un homme près de moi, et je fermais de nouveau les yeux, la honte m’envahissant. Je ne les comptait plus mes aventures d’un soir, je ne les comptait plus, tous ses hommes avec lesquels j’avais couché. Il ne serait pas fier de moi, il me regarderais, me ramenant par la peau du coup, se lançant sur un récit maintes fois entendu. Non, il n’aimait pas ça quand je partais dans le lit d’inconnu, quand il devait venir me trouver, me chercher. Il n’aimait pas ça parce qu’il avait peur pour moi. Mais maintenant, il n’y avais plus personne pour me mettre sur le droit chemin, pour me montrer la voie. Utah était trop perdue dans ses délires et Dakota, je la tenais aussi loin de moi que je le pouvais. Elle lui ressemblait trop. J’aurais pu être la jumelle d’Utah, mais Dakota aurait pu être celle de Dallas. Et moi, j’étais incapable de la voir elle, sans voir le jugement dans les yeux de Dallas. J’étais incapable de la voir, incapable de voir Utah. Et en même temps, j’avais besoin d’eux comme j’avais besoin de la mer et des vagues.

Je me relevais en vitesse, ramassant mon linge, enfilant tant bien que mal mon soutien-gorge. M’arrêtant l’espace d’un instant, mon regard passant sur le visage de ma conquête, et je le reconnais. C’était le bras droit d’Hunter, mon dealer. Fuck. Merde. Fuck. C’était déjà beau de couché avec des inconnus, fallait que je me précipite dans les bras de l’un de ceux qui pouvais facilement me reconnaître. Et alors que je me précipitais de nouveau pour m’habiller, enfilant sous peine et misère mes morceaux de vêtements, un seul mot sortait de ma bouche, fuck. Répétez inlassablement. Avant, une des trois partie de mon âme m’aurait regarder, pointant du doigt la swear jar, et j’y aurais mis un vingt. Maintenant, plus personne ne s’en faisait pour mon langage.

‘’Oi. Tu en parles à qui que ce soit, et je te jure que je viens t’étriper dans ton sommeil.’’

J’avais pas l’habitude de faire des menaces, en fait, je détestais en faire. J’aimais mieux mettre mon poings sur le visage de l’autre, c’était plus efficace.


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[trop lâche pour mettre en page]

L’amusement de la veille. Un amusement éphémère après tout, c’était l’alcool qui m’avait amené à tant de plaisir. Elle ouvrit les paupières avant de les refermer. Elle était pas prêt de partir, merde, moi qui avait espéré me retrouver avec mon petit matin habituel et tranquille.  Elle se relevait ensuite rapidement pour récupérer son linge et s’habiller rapidement. Je continuais ma cigarette sans trop me préoccuper d’elle. Après tout, c’était que du sexe. On était consentant tout les deux hier soir. Si elle voulait se pousser de ma petite cabane dans un arbre, qu’elle le fasse, je serais enfin tranquille. Cependant, je vies bien qu’après m’avoir lancé un regard quelques chose n’allait pas. Les Fuck et Merde qu’elle enlignait m’amusaient presque. Après tout, on s’était bien amusé complètement bourré hier soir. Je lui avais quand même demandé si elle voulait venir chez moi avant de la ramener. J’étais pas trop un trou de cul. J’étais quand même poli, quand j’en avais envie. Dans le cas des gens qui passaient dans mon lit, je m’assurais toujours que ça soit ok. Parce qu’après tout je ne vivais pas trop prêt de la ville. Je la regardais s’habiller sans rien dire. Après tout, quoi dire à tout ces fuck et merdes?  Je prenais son t-shirt sur le sol, le lui tendant. Je ne prenais pas la peine vraiment de m’habiller, après tout, j’étais chez moi et je pouvais bien être nu si j’en avais envie.  Cependant, à la voir un peu paniquer, je récupérais ma paire de boxer sur le sol pour l’enfiler sans me lever pour autant. Je continuais à fumer tranquillement.

C’est alors qu’elle se tourna vers moi pour une menace bien explicite. M’étriper dans mon sommeil. Génial. Je la regardais et répondait avec ton sarcasme habituel:

« Moi aussi j’ai passé une belle soirée. »

Après tout, qu’est-ce que tu pouvais dire à une fille qui s’habillait rapidement et semblait vouloir se pousser avec autant de vitesse. Tu rajoutais en éteignant le doux bâton de tabac :

« Fait attention à l’escabeau en descendant. Et bonne chance pour retrouver ton chemin! »

Après tout, tant qu’à être un peu baveux, autant l’être réellement. Ses chances de se retrouver étaient plutôt minces avec l’état dans lequel vous étiez arrivé hier soir. Tu n’étais pas dans un quartier de la ville et encore moins dans un endroit où les gens pouvaient savoir se reconnaître. C’était mieux d’être dans ton coin, loin des gens, pour pouvoir faire pousser tranquillement tes choses sans qu’on t’emmerde.
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dernier chapitres d'un mauvais roman

J’avais peut-être encore l’impression que Dallas, il allait apparaître sur le seuil, qu’il allait me sortir de là comme il le faisait toujours auparavant. Qu’il allait apparaître, calme en apparence, mais je savais toujours qu’il bouillait, qu’il m’en voulais de coucher avec des inconnus, de faire passez ma douleur avant celle des autres. Ce n’étais pas nouveau, ça ne datait pas de sa mort, depuis mon accident, je me réveillais fréquemment dans le lit d’inconnu, mais avant, avant il me retrouvais, me ramenais, s’occupait de moi alors que je pleurais sur le siège passager. Il était le seul à voir cette partie de moi, le seul qui voyait ma douleur, qui voyait ma souffrance, le seul que j’acceptais qu’il voit ma souffrance. Parce qu’il ne me jugeait pas, il en souffrais, mais il ne jugeait pas. Et il me laissait pleurer sur le siège passager de sa voiture, il me laissait me recroqueviller et pleurer jusqu’à ce que les larmes ne sortent plus, jusqu’à ce que je sois calmé. Chaque fois, je me disais que j’étais plus forte que ça, plus forte que la souffrance, plus forte que le manque qui me étreignait mon estomac. Mais en vrai, je n’avais rien de fort, je m’écroulais à la moindre difficulté, comme toujours. Depuis qu’il était mort, depuis qu’il avait disparu, j’étais incapable de pleurer, incapable de laisser la souffrance s’échapper. Depuis qu’il n’était plus, je me sentais tel un navire en pleine tempête, alors que les vagues s’échappe, se casse, me renverse, que le vent s’engouffre tel un géant dans un univers de porcelaine, détruisant tout, me laissant seule à la proue, au bord du gouffre, cassée tel un miroir contre une roche. Mais je l’avais décidé de moi-même de me coupée de tout, d’eux, de lui, d’elle. Surtout de lui. Particulièrement d’elle. Je ne voulais pas voir ma souffrance refléter sur leurs visages, je ne voulais pas voir la douleur dans leurs yeux, je voulais seulement voir la mienne, seulement m’occuper de la mienne, sans celle des autres, sans la leurs. J’étais égoïste, insensible.

Je le regardais, mon regard vide, j’avais tellement envie qu’il fasse son apparition, qu’il me sorte de là, mais il était mort, six pied sous terre, loin, sur un autre continent, un autre pays, trop loin.

“Parle pour toi.”

En vrai, je ne me souvenais pas de ma soirée, tout était flou, l’abus d’alcool ajoutant un filtre embrumé sur mes souvenirs, je ne me rappelais de rien, seulement de mon réveil, de coups de poings échangé, de verres enfilées à la va vite. Mais pas de la soirée en tant que tel, pas de mon arrivé. J’ignorais sa dernière phrase, finissant d'enfiler mes souliers, sortant en vitesse pour m’arrêtez net sur le seuil. De la forêt, à l’infini, tout plus loin. Je me retourne vers lui, un instant.

“Fucking cunt.”

Intérieurement, je pouvais presque entendre l’un d’entre eux me crier de mettre un vingt dans le swear jar, vase qui débordait depuis des lustres maintenant. Argent qui nous avait toujours servit à voyager. Un petit soupir s’échappa de ma bouche, je n’étais pas fait pour vivre seule, je n’étais pas fait pour survivre seule, nous avions été élevé à quatre, en perdre un c’était de perdre une partie de moi, en perdre un c’était de perdre une partie de mon âme, de mon être. Je n’étais pas fait pour survivre seule, je le savais qu’éventuellement, je finirais par m’écrouler, assommer, tuer. Sans eux, j’étais bonne pour la casse. Je regardais le mec devant moi, un simple boxer sur le dos.

“Dit moi au moins que t’as du café. Ou du redbull. Peu importe, je m’en contrefiche. Dit moi que t’as quelques chose. Si c’est de la vodka c’est encore mieux.”

Depuis sa mort, je pouvais compter sur les doigts de ma main le nombre d'heure où j'étais sobre, où je pouvais sentir la douleur. Boire, fumer, ça calmais le mal, ça calmais la douleur, ça calmais la honte.

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[at work]

J’étais un être égoïste, par moment. Je m’occupais de ma petite personne. Quand je ramenais une fille, ou un garçon, dans mon lit le soir, le lendemain, j’étais poli, la plupart du temps je n’avais pas le choix de la raccompagner en ville. C’était l’un des désavantages de la forêt. Surtout si la soirée avait été de la merde, ce qui était plutôt rare, mais qui arrivait parfois. Les lendemain avec des meufs désagréable ou des mecs désagréable ça arrivait. Comme ce matin, avec les menaces et tout. C’était pas ton réveil le plus agréable. Elle répondait encore avec arrogance. Je n’en faisais pas un cas. Je finissais ma cigarette et l’écrasait dans le cendrier de ma table de lit. Je la regardais enfiller ses souliers et sortir en vitesse sans rien dire. Après tout, qu’est-ce que tu pouvais lui dire? Fait attention à mon jardin en bas? Je me levais tranquillement, m’étirant doucement. J’avais envie d’étirer mes ailes, mais je savais qu’elle n’était pas encore partie et donc que je devrais attendre encore. Je l’entendais se retourner vers moi après avoir franchi à peine le seuil de la porte. Son fucking cunt n’échappa pas à mes oreilles. Après tout, je savais ce que j’étais, je savais ce que je valais. Je me fichais pas mal d’elle. Elle n’était qu’une bonne soirée passée et je la reconnaissais comme une cliente d’Hunter. Les visages restaient dans ma tête. Je pouvais reconnaître tout les clients de ce dernier d’un seul œil, sauf quand j’avais bu. Dans ces cas-là il fallait attendre le lendemain matin. Donc ce matin, je l’avais reconnue, j’en avais pas fait un cas. De toute façon, je ne racontais pas ma vie sexuelle et mes soirées à Hunter.

Elle se retourna vers toi. Demanda du café, redbull ou peu importe. Si tu avais de la vodka c’était encore mieux. Tu souris. Te dirigeais vers ton bureau et en sortait une bouteille de vodka. Tu te tournais vers elle et la lui tendait.

« Faudra attendre un peu encore pour le café, j’dois faire bouillir l’eau. »

Tu te dirigeais ensuite vers le petit poêle dans lequel tu allumas un feu tranquillement. Tu sortis ensuite de la maisonnette pour descendre en bas chercher de l’eau au ruisseau adjacent tu remontais ensuite rapidement une bouilloire remplie d’eau. Tu la posais sur le dessus pour attendre que le feu la fasse bouillir. Pendant ce temps, tu enfilais un t-shirt et un jeans sans trop te préoccupé d’elle. Tu avais déjà à attendre pour faire ta tournée du jardin, ça t’énervais un peu.

« Tu veux manger quelques chose? J’dois faire la tournée du jardin. »

Amener une étrangère dans ton petit jardin d’amour et de weed et champignon, c’était une chose un peu dangereuse, mais tu t’en fichais complètement. Tu la regardais attendant sa réponse, après tout, t’avais des trucs à faire aujourd’hui. Tu pouvais pas rester à traîner et boire toute la journée toi.




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dernier chapitres d'un mauvais roman

Je détestais être prise dans un endroit, ne pas savoir quoi faire, où aller, parce qu’il vivait au milieu des bois dans une foutue cabane dans un arbre. C’était quoi ce besoin de vivre aussi éloigné de la société? C’était quoi ce besoin de s’exiler aussi loin? J’avais envie de me frapper pour m’être laisser entraîner dans ce coin perdu. Pour m’être laisser aller aussi fortement. J’aurais pas dû autant boire, je n’aurais certainement pas dû me faire ramener au milieu de nul part. Hell, il aurais pu être un tueur en série et y’aurais pas eu un chat à des lieux à la ronde pour entendre mes cris. Il me tendit la bouteille de vodka, que je me dépêchait d’ouvrir pour boire directement au goulot. Je n’en avais rien à faire qu’il soit tôt le matin, encore moins que ce n’étais pas poli de boire au goulot, j’avais jamais été reconnu pour mes bonnes manières.

Putain. Il avais même pas l’eau courante dans son taudis? Et il était si loin de l’océan. Je ne savais pas trop comment il faisait, comment il pouvais vivre dans un endroit comme celui-ci. Il était si loin de la mer, de l’océan, on ne pouvais même pas sentir le sel d’ici, l’air marin. Et même si je savais que la mer, elle faisait partie de moi, que c’était une part de moi, une partie de mon âme, encore plus depuis que j’étais devenu une grindylow, je ne comprenais pas ceux qui choisissait de vivre si loin d’elle. Tout comme je ne comprenais pas la peur de Dakota, cette peur qui l’as tenais si loin, je ne me comprenais pas non plus. La mer, elle m’appelais toujours, je le sentais dans mon âme, je l’entendais ce murmure constant dans mon être, celui qui me poussais dans ses bras, sans relâche. Je le fixais alors qu’il remontais, faisait un feu pour faire bouillir l’eau, s’habiller, me parler. La tournée du jardin. Putain, ce mec il tout comme Dakota. Un jardin. Un foutu jardin. Je fis un signe négatif de la tête. Non, je ne voulais rien à manger, je n’avais pas faim, j’avais rarement faim, je me nourrissait d’alcool et de drogue. Mais j’avais besoin d’air, besoin de respirer. Alors je descendais de sa cabane, me retrouvant dans son jardin. M’enfin, il ne ressemblait peut-être pas tant à Dakota finalement. Des plans de marie-jane, de champignons, tout ce que Dakota n’accepterais jamais de faire pousser dans son propre jardin.

“J’en serais presque venu à oublier que t’es un dealer sans ton jardin.”

Parce qu’il n’avais pas le profil, il ne ressemblait pas au type prêt à casser des gueules, le genre de type qui est prêt à tuer pour maintenir son niveau dans la ville. Il était l’exact opposé d’Hunter. Ce mec te regardais et t’avais soudainement envie de t’enfoncer dix pieds dans le sol. Il avait une lueur de folie dans ses yeux que celui devant moi ne possédait pas.

“Comment tu fais pour survivre à Hunter?”

Et pour la première fois depuis que m’’étais réveillé, je m’exprimais sans ironie, ni arrogance. Non, c’était une question valable si l’on regardais la réputation du dealer.

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J’étais un être égoïste, par moment. Je m’occupais de ma petite personne. Quand je ramenais quelqu’un dans ma cabane, je m’occupais quand même de les ramener en ville, après tout, personne n’aimait être pris au confins des bois, sans possibilité de se retrouver seul. L’alcool frappait à la porte et cette fille serait incapable de se retrouver seule, j’en étais certain. J’étais quand même pas un parfait connard qui te baisait et t’abandonnait dans le milieu de nul-part. J’assumais mon choix de maisonnée, j’acceptais d’y amener femme et hommes, mais je savais que les laisser quitter seul n’était jamais la solution. J’aimais être loin de la société, pouvoir faire comme bon me le chante, ne pas avoir des voisins qui regardaient ce qui poussait dans mon jardin. J’aimais vivre en retrait, pouvoir de temps à autre sortir mes ailes, ne pas me soucier qu’on m’aperçoive. J’avais besoin d’air frais, besoin de vivre retiré, loin des bruits, des gens. La solitude, mais parfois j’aimais avoir de la compagnie dans mon lit. Je la regardais se dépêcher d’ouvrir la bouteille et d’y boire directement au goulot. Comme quoi certains ne pouvaient pas passer plus de quelques heures sans boire. Je m’en fichais carrément, de toute façon, c’était de la vodka fait maison et j’avais besoin d’un testeur. Son visage me démontrerait si j’avais réussis mon coup, chose que je croyais quand même. J’étais un étudiant en chimie après tout, mes petites concoctions n’étaient jamais très dégoûtante, mais cette bouteille, je ne l’avais pas encore testée.

Elle fit un signe négatif de la tête, ne voulant pas manger. J’haussais les épaules, j’en avais pas grand-chose à cirer de ça. Je descendais, elle me suivait. L’air était frais, c’était agréable. Je m’approchais des plants tout mignon, presque prêt. J’entendais sa voix dire qu’elle aurait presque oubliée que j’étais un dealer sans mon jardin. Je haussais les épaules. Je n’avais pas le profil typique du vendeur de dope, c’était normal que comme les autres elle oublie. J’étais un nerds, un étudiant avec des A seulement. Un petit génie de la chimie. Je n’avais rien du dangereux mec qui briserait les jambes à celui ou celle qui ne payerait pas pour la marchandise. Ça c’était bien plus Hunter que moi. Je me cachais peut-être un peu trop derrière lui, mais bon, il était meilleur à casser les jambes et moi à fabriquer la douce dope pour nos clients.

Je prenais l’arrosoir qui était plein par chance. J’arrosais doucement les plans qui en avaient besoin. Je regardais mes champignons d’amour, sous leur cage de plastique, ceux-ci poussaient doucement, j’étais content. Encore deux jours et ils seraient prêt. Tu avais bien hâte. Sa voix se fit entendre à nouveau. Elle demandait comment je faisais pour survivre à Hunter. Tu rigolas et répondit du tac au tac :

« C’est plutôt lui qui doit survivre à moi. »

Et oui, je tapais sur le système du patron, mais j’étais indispensable, sans moi pas de poudre de fée, il lui faudrait un nouveau chimiste et une nouvelle fée pour la poudre. Ça ne courrait pas les rues les fées qui acceptaient de donner leur poudre pour le plaisir des humains. J’étais un outcast. Un chimiste au pouce vert. J’étais pas le plus joyeux, mais je connaissais mes produits et tout ceux-ci étaient de qualité. Je tenais à ma réputation, oublier la merde, je fournissais que la crème de la crème.



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dernier chapitres d'un mauvais roman

Depuis l’incendie, depuis l’accident, je ne me rappelais pas d’avoir été sobre une seule et unique fois, je ne me rappelais pas de m’être lever un matin et de ne pas avoir ressenti ce besoin pressant, celui d’oublier, celui de ne pas me rappelez, à cesser de voir son sourire dans le moindre recoin, celui d'arrêté d’entendre son rire résonnez sans fin, celui de ne plus rien ressentir. Je le savais, que je devais semblez bien pathétique, mais ça faisait longtemps maintenant que je ne m’en faisait plus. Depuis bien avant mon propre accident, alors qu’un sourire semblait toujours imprimé sur mes lèvres. J’évitais mon reflet maintenant, j’évitais de croiser mon regard vitreux, j’évitais de voir celle que j’étais devenue. Parce que je me faisais pitié à moi-même, parce que je me regardais dans le miroir et je ne voyais qu’une partie de moi, qu’une partie de ce que j’avais déjà été, il était partit avec le reste, il m’avais abandonné avec le pire de moi-même. Cette partie de moi qui n’était qu’auto destruction et bêtises. Si il y avais bien une chose dans laquelle j’excellais dans ma vie c’était de foutre la merde dans ma propre vie.

Un rire faux qui sortait de ma gorge, alors qu’il me disait que c’était plutôt lui qui lui survivre. Laisse moi en doutez un peu. Je ne le connaissais pas bien, ce cher dealer, mais assez pour savoir qu’il me foutait la trouille, que chaque fois que je le voyais, j’avais l’impression de vouloir me creuser un trou six pied sous terre, loin de lui, loin de son regard qui me jugeait.

“Tu devrais arrêtez de croire que t’as du pouvoir. C’est d’Hunter que l’on parle.”


Au fond, il le connaissait mieux que moi, je ne voyais qu’une partie de lui, que cette partie de dealer de drogue, le genre de mec qui est prêt à te casser les jambes pour avoir son argent, je ne connaissais que cette partie là de lui, et au fond, je me disais qu’il ne pouvais pas être seulement comme cela, qu’il y avais une autre partie de lui que personne ne voyais vraiment, ou du moins, pas le commun des mortels.

“Tu réalise que la drogue, c’est la seule chose que l’on as en commun? Je ne sais même pas comment tu fais pour vivre aussi loin de la mer. On ne sent même pas l'odeur du sel d'ici!”

Parce que pour moi, la mer c’était aussi vitale que de respirer. J’aurais probablement pas survécu à la mort de Dallas sans sa présence constante, sans l’odeur du sel sur ma peau, sans les vagues et leurs tumultes apaisant. Même avant de devenir la créature que j’étais devenu, elle avait fait pleinement partie de ma vie, elle avait fait partie de moi. Complètement. Je n’avais jamais fière allure loin de la mer, des vagues et du sel marin.

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Je regardais les plantes. Par chance, tu étais patient. Le tout ne poussait pas aussi vite que je l'aurais voulu, mais ça poussait tranquillement. Deux jours pour les champignons, encore une semaine pour la weed, demain je pourrais ramasser plus de fèves que jamais. Bien entendu, je ne faisais pas que faire pousser de la drogue dans mon petit jardin. J'avais besoin de manger et si les légumes et fruits frais étaient bien plus attrayant que ceux du marché de Bray, je ne pouvais que les faire pousser toi même. J'avais le pouce vert, très vert. C'était un talent que probablement j'avais hérité de mes parents. Elle me dit que je dois arrêter de croire que j'ai du pouvoir. Elle se moque un peu de moi, elle dit que c'est de Hunter qu'on parle. Je roules les yeux, sans moi Hunter n'a pas le meilleur stock en ville et encore moins de poudre de fée qui est très prisé c'est temps-ci. Je décides donc de sortir mes ailes et m'envoler tranquillement vers l'autre partie du jardin. Une fois en l'air je lui réponds:

«Pas de fée, pas de poudre magique. Pas de Findley, pas de magie. Plus de champignons, plus de weed, plus de chimiste. La magie est plus difficile à remplacer. Pas de Findley, petite blondinette, tu risques de te perdre dans la forêt.»


Oui, elle m'énervait un peu, alors je me permettais d'être un peu baveux. Après tout, elle me connaissait pas, elle savait pas grand chose sur moi. Probablement qu'elle se souvenait même pas de votre baise assez bien de la veille. Ses petits nichons bien fermes et appétissants. Elle parla à nouveau, la drogue étant la seule chose que vous aviez en commun, elle ne comprenait pas comment je faisais pour vivre loin de la mer, qu'on ne sentait pas l'odeur du sel. C'est alors que j'allumais, probablement pas une humaine. Je revenais sur terre, la regardant:

«Grindylow ou Tempestaire?»

C'était plutôt claire comme question. Après tout, j'étais curieux, je l'avais toujours été. Les êtres surnaturels n'étaient plus chose inconnu pour moi. J'avais grandie là-dedans. Puis, je me rendais compte que ce genre de truc n'étais pas de mes affaires. J'avais du boulot en masse aujourd'hui, je devais la foutre dehors. Je voyais du taillage à faire sur plusieurs plans et j'étais pas d'humeur à la compagnie.

«Pour retourner en ville, tu prends le chemin à droite, puis tu suis les petites traces jaunes sur les arbres. Elles sont à la hauteur des yeux et en forme d'étoile. Tu en as pour environ une vingtaine de minutes de marches.»


Je me retournais ensuite la regardant. J'avais rien vraiment de plus à ajouter. Je voulais un peu qu'elle parte. J'avais envie de faire mes trucs tout seul. J'avais pas envie de la remercier, parce que ce réveil avait été merdique et j'avais maintenant besoin que ça se termine.

«Tu peux garder la bouteille.»


Ensuite, je lui tournais le dos, je retournais chez moi, montant le petit escalier pour aller chercher mes ciseaux en attendant qu'elle quitte mon domaine.


RP TERMINÉ
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