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 (hamlet&alaska) get high by the beach

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get high by the beach
La musique qui résonnais derrière moi, se transmettant dans le battement de mon coeur, l’écho d’un refrain qui se percute dans le sol et dans les airs. La nuit est belle, les étoiles qui scintille, le feu qui brésille, la lune qui étincelle, le sable qui se faufile entre mes orteils , mes doigts enfoui dans le pelage d’un chien collé contre mon corps. Un rire éclate près de moi, et ici, entouré de mes amis, entourée de ceux que j’aime et qui m’aime, je me sens bien, heureuse, mon propre rire qui résonne à mes oreilles. Je porte mon regard sur la mer, sur l’eau qui vient lécher le sable tout près de moi. ‘’Dit moi, ça te tente toujours pas de t’y remettre enh?’’ Mon regard se porte sur l’homme près de moi, Dallas, un port dans la tempête, toujours là pour les autres avec sa présence tranquille. Et mon sourire se fait triste, alors que je contemple les vagues et que je sens l’odeur de la mer.

‘’Pas encore. Pas tout de suite. Peut-être jamais.’’

Et il sait bien que même si le surf avait tout été pour moi, même encore aujourd’hui, me remettre à l’eau c’était passé au travers de bien plus grand. Alors je lui sourit doucement, me levant, attrapant deux bières qui trainait.

‘’SHOTGUN’’

Je crie en lançant l’une des deux à Utah qui semblait s’ennuyer dans son coin. Il me sourit, l’attrape, perce le bas de la canette et la porte à ses lèvres en même temps que moi. Ma canette vide rejoint rapidement la sienne à terre. Mon rire qui éclate à mes oreilles alors qu’Utah me prend contre moi, me serre contre lui. Et je me sert contre lui aussi, parce qu’il est comme un frère pour moi, un grand frère qui me connait que trop bien. Mon regard qui se porte au loin ete le vois tout près, Hamlet. Ce bien drôle d’homme. Il semble nous regarder, nous avec notre feu sur la plage, notre musique et nos rires. Je le voit m’observer alors que je ris de nouveau avec Utah. Lui lançant un coup de coude dans les côtes. Mes pas me mènent vers lui, vers son ombre dans la noirceur de la nuit et je m’assoit près de lui, jambes croisés dans le sable, un joint au bout des lèvres, le feu qui consume la pointe, ce n’est pas la première fois qu’on se croise moi et lui. Il nous arrive souvent de regarder la mer, dans cette même position, côte à côte, sans parler, sans rien dire, parfois les paroles venaient, guider par la main du destin, parfois c’était le silence qui régnait. Peu importe, sa présence m’apaisait, étrangement.

‘’T’en veux? C’est bon pour les coup de gueule.’’

Je lui sourit en lui montrant le bout difforme au bout de mes doigts. Je le sais bien que bientôt je vais rire comme une petite fille, que je vais glousser pour un oui ou un non, que mon âme va planer sur un petit nuage de douceur épicée.

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Get high by the beach
Je suis pas le genre romantique et complexe à aimer spécialement me promener seul avec mes pensées sur la plage pour me donner un air inaccessible et nostalgique. Non, décidément, c'est pas mon truc. J'ai jamais été très humain, de ce côté-là, de toute façon. Enfin, comme on dit, y a un début à tout, pas vrai? ça commence par cette impression d'avoir besoin d'air. Ce mal aux os qui me glace jusqu'à ce que j'en ai envie de crier. Cette suffocation de n'avoir jamais assez d'air. Cet envol de mon corbeau qui est allé faire un tour près de la forêt. J'ai essayé de respirer, de me calmer, de calmer ma douleur. Mais quand c'est pas elle qui me fait vivre un enfer, ce sont mes pensées, qui ne me laissent jamais tranquille. Et pour le coup, elles font les vraies chieuses, à toujours venir quand je m'y attend le moins, quand je pense avoir enfin une pause. Mais c'est pas comme ça que ça marche sur Terre. Sur le plan spirituel, tous les problèmes futiles du genre sont balayés, mais arrivés ici? On ressemble beaucoup plus aux humains qu'on voudrait bien le croire.

Alors je me suis échoué ici, j'ai repris la forme humaine que je favorise, Anthony. J'ai hésité, récemment, à en changer. Trop de souvenirs liés à cette apparence... J'ai pensé vouloir m'en séparer, puis ces mêmes souvenirs m'ont fait la garder. J'aime pas spécialement la plage. Enfin ... Rectification. J'aime pas l'eau. Je reste à distance respectable, parce que je voudrais pas risquer de finir demain, c'est super mauvais pour mon état. Manquerait plus que je rouille hein ! Bon c'est une façon de parler, je peux pas vraiment rouiller, mais les djinns et l'eau ? Nah, très mauvaise combinaison, autant que les mi-poissons et les pluies torrentielles au milieu de la ville. Je marche dans l'obscurité. Je sais pas trop où je vais, en vérité, je veux juste me vider la tête, et la marche aide plutôt pas mal. Je vois pas à deu pas devant moi, mais ça m'a jamais arrêté, alors ça ne risque pas de le faire aujourd'hui.

Une lueur me fait cependant plisser les yeux. Quand on s'habitue à l'obscurité, se faire agresser par un feu de camp n'était pas spécialement la meilleure des sensations. Je ne vois plus grand chose, que des ombres, floues, pendant quelques secondes. L'impression de la voir Elle, et je me fige. Je me dis que c'est probablement pas elle, qu'est ce qu'elle viendrait faire autour d'un feu de camp? A part pour égorger tous ceux qui s'y trouvent, il n'y avait pas de raison valable. Puis je comprends mon erreur quand je la vois s'avancer. Alaska. Je peux pas dire que je la connaisse vraiment, non. On s'est déjà vus, plusieurs fois. Je m'assois à ses côtés. C'est une des rares simili humaines, et surtout moitié eau que j'accepte de côtoyer. Que j'apprécie un minimum. Je suis pas le genre à aimer les autres de toute manière.

" Comment dire non à ce genre de proposition?"

Je lui rends son sourire alors que je tire sur le joint. Etrangement, fumer apaise mes maux de corps. Je ne sais pas quel procédé fait cela étant donné que la douleur est d'origine surnaturelle, mais je cherche pas vraiment à savoir non plus. Je tourne mon regard vers le petit groupe sur la plage.

" Ils t'en veulent pas trop de les abandonner?

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get high by the beach
La fumée qui s'exhalait dans mes poumons alors que je tirais de nouveau sur le petit bout de papier blanc, si simple, si puissant. J’expirais la fumée, créant de petits cercles qui s’évaporait dans l’air salin. Mon âme me remerciait, elle avais encore du mal à ce retrouver si proche de la mer, de ces courants et des ses vagues. Même si au plus profond de mon être, il m’était impossible de m’en séparer. Mon âme ne vivait que de l’air salin et d’étendue bleue infini, de sable fin sous les doigts, de vagues qui léchait les pieds. Et l’homme près de moi, tout son corps semblait crier son malaise. Si l’eau semblait mon élément, ma vie, mon futur et mon passé, ce n’était pas celui de l’homme qui semblait prendre plaisir à tirer sur le joint qui s’interchangeait de main. Bonheur en conserve, bonheur en fumée. Et je pensais à l’eau si proche, je pensais à la cicatrice sur ma cuisse, à un accident, à cette sensation de dominer la mer alors que debout, sur ta planche, tu joue avec les vagues, le courant, l’eau, alors que ta main frôle un mur bleu translucide. Et je revoyais les récifs foncer vers moi, l’éclat de vagues sur leurs rebord tranchant, la mort qui me frôlais, me saluait. Je revoyais l’instant de terreur qui m’avais envahi tel un monstre dans le placard.

‘’C’est simple. Tu peux pas.’’

Et c’était vrai. Lorsque les souvenirs, la douleur, les maux t’envahissait, ce joint, cette fumée magique, elle calmait l’âme, assouvissait tes besoins de bonheur et de rire. Un sourire qui éclaire mes traits, un sourire facile, j’avais toujours eu le rire facile, mes lèvres s’étirant pour un rien, mes éclats de bonheur pour une pacotille. Les gens ne me voyais jamais faire la gueule, y’avais bien Utah qui m’écoutais râler, mais cette façade qui prenais place au moindre mouvement, ce rire qui éteignait le mal, le joint qui calmait mes maux, c’était une fuite, un moyen de ne pas me créez un autre visage l’espace d’un instant, d’être celle d’avant, celle dont l’âme légère et drôle accompagnait mes pas. Et ce rire qui retentit de nouveau, le mien.

‘’Ils vont me faire un peu la gueule plus tard j’imagine, mais ça dureras pas. De toute manière, ils sont beaucoup trop saouls pour remarquer quoique ce soit que leurs bières. ’’


Je le savais bien qu’ils ne m’en voudraient pas longtemps, s’ils m’en voulaient. Ils savaient tous que j’avais besoin d’air, d’espace, la plus indépendante, la plus dépendante. Je laissais mon corps aller vers l’arrière, mes yeux regardant le ciel de firmament. Sous les étoiles, tel un dôme qui nous entourait. Je laissais aller mon esprit dans l’air du monde, dans cette douce torpeur qui m’envahissait. Et le rire qui envahissait mon être, ce gloussement qui voulais sortir, cet éclat qui faisais trembler mes épaules, je ne pouvais m’arrêter, il m’envahissait sans aucune raison valable, mais mon corps tremblait sous les hoquètements. Le pouvoir d’un joint, le bonheur en fumée. Et je séchais mes larmes de joie qui coulais sur mes joues.

‘’Man. Si t’arrête pas de tirer une tronche de vingt pieds de long, tu risque de trébucher dedans’’

Je regarde le bout rouge grésiller dans le noir de la nuit, éclairer seulement par un feu au loin, par la lune qui réfléchissais sur l’étendu infinie. Et je le regardais l’homme à mes côtés tirer de nouveau sur un joint qui allais sur sa fin. Mystérieux était le premier mot qui venait à l’esprit. J’avais tellement de question, mais je les taisais, il ne me répondrais pas si je les lui posait.


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Get high by the beach
J'ai toujours eu un mal fou à accepter de ne pas avoir de libre arbitre, perdre le contrôle sur moi lorsqu'un magicien te met le grappin dessus. Certes, j'ai eu des siècles et des centaines d'invocations pour m'y faire, c'est toujours ce qu'on me dit. Mais est-ce seulement possible? Certains magiciens m'ont fait aller contre mes principes, et on ne peut pas dire que j'en ai énormément. C'est une perte de contrôle qui n'a rien d'agréable, qui vous tiraille de tous les côtés. Mais lorsque l'on ne fait pas ce que le magicien veut, la sentence est bien plus pire. On pourrait se dire qu'une noble âme ne céderait pas, mais ce sont des conneries, n'importe qui cède, même les génies, ces êtres purs de tout mal, paraît-il. Et puis, faut être honnête, je suis loin d'être noble, je suis une enflure, je pense qu'à moi, et si je dois détruire un autre djinn, que ce soit un pote à moi ou pas, si c'est la volonté de mon magicien, et bien je le ferais sans hésiter une seule seconde et sans un regard en arrière. Peut-être pas Vaas cela dit, entre enfoirés on s'aime bien. Vaas j'hésiterais peut-être un petit peu. Pas beaucoup, faut pas déconner, je suis pas une grande âme, mais un minimum. Et quand j'y pense, quand je fais un résumé de ma vie, si on peut appeler ça comme ça, je vois juste des actes qui semblent infimes pour moi, j'ai détruit des villes, des civilisations, des empires. Pour rien. Le monde est toujours là alors que j'aspire qu'à une chose, qu'il disparaisse pour que je puisse de nouveau dormir en paix.

J'acquiesce à la parole d'Alaska. La perte de contrôle, que je n'appréciais réellement que par cette drogue. Bien sûr, elle n'avait pas le même effet sur moi que sur les humains, c'était surtout un calmant fantastique pour mes douleurs dues à ma trop grande présence sur le plan terrestre. Pour le reste, j'avais seulement l'impression d'être aussi bien que lorsque je volais. J'aime voler, c'est d'ailleurs la seule chose qui me plaît lorsque je suis ici. Ma forme de corbeau, qui apparaît et disparaît. ça et le sexe, c'était quelque chose que les humains avaient en plus des esprits, et qui leur donnait un intérêt que je n'éprouvais pas autrement pour eux. On pouvait dire qu'ils savaient comment profiter de leur maigre vie, justement parce qu'elle ne durait pas éternellement, sans doute. Nous avons perdu cette habitude, bien que Sloane et moi avons fait de nombreuses fois en sorte de s'en souvenir. Je fixe Alaska, qui rit maintenant à gorge déployée. Elle a cette faculté de rire, souvent. Je ne l'ai pas, ne l'ai jamais vraiment eu, mais quelque part, ça fait du bien de voir quelqu'un ainsi. ça change de la gueule d'Eldarion au réveil.

" Tant mieux alors. L'alcool, y a rien de mieux pour oublier tout ce qu'il y a autour. L'effet magique qui devient enfer arrivé le lendemain matin. "

Même si je suis un djinn, je peux facilement finir bourré, tout simplement parce que mon apparence est humaine, et que j'en ai toutes les caractéristiques, les organes, les muscles, le sang, tout. Ce qui fait que l'alcool a le même effet que sur les humains pour moi, quoiqu'un peu atténué, un peu différent, comme pour le joint que je tiens entre mes mains. J'en ai jamais vraiment fait l'analyse, je dois l'admettre, c'est pas trop mon délire d'essayer de comprendre tout ce qui fait que je sois possible. Je laisse ça aux magiciens et aux intellos. Je suis ni l'un ni l'autre. Je me mis à rire, finalement. Elle avait un bon effet sur moi, je suis pas sûr de bien aimer ça, ou d'admettre l'apprécier, j'aimerais pas qu'on me change, surtout pas alors que lorsque je réapparaitrais, elle sera probablement morte, et je n'aurais rien d'autre que les sentiments humains qu'on m'a donné sans que je le veuille. Je m'allonge à ses côtés, lui lance un faux regard noir. Je dois être sacrément plus intimidant quand je suis vraiment énervé, mais là c'est assez feint pour que ça en ait l'air ridicule.

" T'as bien assez de joie pour nous deux, je profite de la tienne c'est tout! "

Je me tais quelques instants. Elle sait pas vraiment ce que je suis, alors sans doute que ma question va lui sembler bizarre, mais là, dans l'état de relaxation dans lequel je suis, j'en ai pas grand-chose à foutre, alors je lui pose ma question quand même.

" Qu'est ce qui te plaisait dans le fait de nager? "

Je le vois à son regard qu'elle y va pas, comme si la mer allait la mordre, mais comme si ça la rendait triste. Je suis pas né de la dernière pluie, loin de là, même si je suis pas devin. Je sais pas ce qu'elle a traversé, mais le fait même d'aimer ça, j'arrive pas à comprendre.Ma nature de djinn sans doute, moi qui croyait pas à ces conneries. Et parfois j'ai ces questions existentielles.

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get high by the beach
Mon rire qui éclatait de nouveau dans l’air salin de la nuit, sous les étoiles, sous le dôme qui se formait au dessus de nous, à la lueur d’un feu et des rires. Je m’émerveillais au son du sien. Il semblait rauque, comme s’il se faisait rare chez lui. Ce n’était pas la découverte de l’année, on s’entend.

‘’Ah mais tu vois que tu peux rire? C’était pas si difficile non? Et même si j’ai assez de joie pour deux et que tu en profite, trébuchez dans sa propre tronche parce que tu souris pas assez, c’est la honte.’’

Ce regard qu’il me lance, essayant d’être intimidant, mais réussissant à être ridicule. Je ne peux m’empêcher de glousser comme une jeune fille alors que je lui fais une grimace, partant de nouveau à rire, appuyant ma tête sur son épaule. Geste si naturel chez moi, si normal. J’étais toujours entourée d’affection, d’amour, de vie et de caresse. La pensée qu’il pouvais ne pas aimer ça ne me traversa pas l’esprit, c’était normal n’est-ce pas?

Un instant de silence, un moment alors que je regarde l’eau qui vient et qui vas, les vagues qui se fracasse, la mer qui gronde. J’essaie de trouver les mots, la mer, elle avait toujours été présente dans ma vie, toujours présente dans mon être, c’était difficile d’expliquer ce besoin qui s’enfonçait dans mon être, ce besoin parfait, sans rien d’autre que la mer et la vie. Un instant, le sourire qui disparaît, la mélancolie qui enserre mon coeur.

‘’L’eau. Elle t’entoure, t’enveloppe, te protègent. Et pendant un instant, tu te sens libre d’aller où tu veux, quand tu veux. Ce n’était pas tant de nager qui me plaisait, mais de surfer. La mer qui s’enroule autour de toi dans un tourbillon infini, cet instant où tu te lève sur le dessus d’une vague immense et que tu te sens si libre, en contrôle, sur le toit du monde, et il n’existe plus rien que toi, la vague et ta main qui effleure la mer.’’

Je laisse mes pensée partir alors que je fixe la mer, laissant mon passé me revenir, laissant les vagues me fracasser contre les roches, laissant mon corps sans contrôle. Cette peur qui m’envahissait alors que je voyais ma vie se dérouler devant moi, je n’était pas prête à mourir, je n’était pas prête à arrêtez de vivre et pour moi vivre c’était ma planche, c’était les vagues sous moi. Je me forçais à détacher mon regard de l’océan pour revenir se raccrocher à celui d’Hamlet, sourire. Je prenais une nouvelle bouffé de l’herbe magique, laissant l’euphorie m’envahir, laissant la paix, le calme envahir cette partie de moi où le rire se faisait plus rare et où les vagues n’était plus. Et je me relevais subitement. Le regardant dans les yeux.

‘’Sérieusement. T’as jamais été dans l’eau?’’

Il avais posé la question si naturellement, si normalement, que le sens de sa question venais seulement de faire son chemin dans mon esprit embrumé par le joint. J'écarquillais mes yeux sous la surprise, pour moi c’était inconcevable de ne pas savoir nager, de jamais s’être baigné. Dakota n’aimais pas l’eau, mais elle avait apprise, de gré ou de force, elle avais apprise. Lui, il ne savais même pas l’effet de nager, de sentir l’eau t’envelopper comme un cocon, te protégeant et te donnant la liberté. Je me laissais de nouveau tomber dans le sable, le rire revenu en moi alors que je le laissais éclater l’espace d’une seconde.

‘’Man. Si un jour l’idée te prends d’essayer, tu me feras signe.’’

Je n’allais sûrement pas le forcer à aller nager alors que je n’étais pas capable de mettre mes propres fesses sur une planche de surf. Ce serait un peu hypocrite.


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Je ne suis pas habitué à rire. Non pas que je sois trop fermé, trop peu enclin à ça, que je sois le genre ténébreux mélodramatique. Seulement, je ne suis pas humain. Je ne suis pas sur Terre pour rien, sans but, je ne suis pas là pour rire, mais pour accomplir mes tâches pour enfin espérer me reposer. Ce n'est pas si triste, en vérité, les humains, ou n'importe quelle créature qui vit comme eux n'est simplement pas habitué à ma propre espèce. A notre fonctionnement. Ce n'est pas non plus quelque chose que l'on crie sur tous les toits, notre nature profonde. Autant se couper les ailes, ça ferait le même effet. Mais Alaska a cet effet, lumineux, sur ceux qui l'entourent. J'en fais sûrement partie, même si même moi ne m'y serais pas attendu.

" J'essaierais de faire des efforts alors, je voudrais pas m'attirer la honte éternelle, ce serait dommage !"

C'est rare, de rencontrer quelqu'un qui se moque totalement de qui on est et offre autant de sa personne sans distinction aucune. Je l'admire, d'un côté. Elle est prête à laisser une chance à quelqu'un comme moi, celui qui a une grande part dans l'Histoire de son monde, dans ses destructions, ses erreurs de parcours. Je ne comprends parfois pas bien comment les pensées se bousculent à l'intérieur de leur esprit,  à ces humains. Ce n'est pas vraiment que je ne veux pas comprendre, leur logique m'est simplement inatteignable. Les humains sont le genre à pouvoir pardonner un meurtrier et condamner un innocent, alors que l'inverse tomberait sous le sens. La jeune femme pose sa tête sur mon épaule, et je me force à ne pas avoir un mouvement de recul. Ce n'est pas que je n'aime pas les contacts physiques, seulement ... Je n'y suis pas habitué. A part Sloane, personne ne m'a jamais vraiment touché. En y réfléchissant bien, je n'arrive pas à penser qui l'a fait pour la dernière fois. Dayanara sans doute, lorsqu'elle m'a soigné. Mais ça remonte à mon arrivée en ville, presque huit mois plus tôt.

C'est drôle, quand elle parle de la mer, j'ai l'impression de m'entendre parler de l'air. Je ne peux pas le lui dire, forcément. Parce que quand je parle d'air, je parle de vol, pas avec un quelconque outil, avec des ailes, mes propres ailes. La liberté, se sentir au-dessus du monde, je ne le ressens que lorsque je suis sous forme de mon corbeau.

" Ce qu'on aime finit toujours par nous tuer, j'ai l'impression. "

Comme moi qui ait failli mourir en plein vol. Comme moi, encore une fois, dès que je me trouve confronté à Sloane. Comme elle, qui semble aimer la mer autant qu'elle l'effraie. Ce n'est pas que j'en ai peur, personnellement. Mais je me sens comme obligé de reculer, de ne pas m'en approcher plus. Et je pense que si je plonge, un jour, je ne m'en remettrais pas pendant des jours. Heureusement qu'en tant que djinn, je n'ai pas forcément besoin de prendre de douche, l'esprit que je suis contrôlant tous les aspects physiques de mon corps emprunté.

" Jamais. Mais ça ne m'a jamais vraiment plu, je suis plus adepte de l'air et de la hauteur que de l'eau, en général."

C'est drôle comme sans le vouloir, on rentrait dans des normes dues à notre nature. Faire quelque chose parce que quelqu'un un jour avait décidé que je devrais le faire ainsi, ce n'était pas comme cela que je voyais mon existence, et c'est pourtant la vie que je subissais, moment après moment. Le joint s'épuisait alors que vous parliez.

" Je passe mon tour. Mais si tu veux je pourrais bien t'apprendre à voler."

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La mer qui se tendait vers nous, allongeant ses griffes peu à peu, venant à notre rencontre. Ce rire qui éclate de nouveau, le mien, il résonne dans l’air, y reste un moment, un écho contre les vagues. Ce rire qui me vient si facilement, encore plus maintenant que le joint faisait son effet, alors que mon corps se tends vers la torpeur tranquille de l’herbe magique, vers cet épanouissement de mon âme, vers ce rire qui serait de plus en plus présent. J’aime ça. Chaque fois qu’il éclate, chaque fois que je sens mon corps se relâcher sous la tension, chaque fois que je sens mes épaules s’agiter sous la puissance d’un bonheur contagieux, je me sentais libre, plus proche de mon âme, plus proche de l’être fort que je voulais être, parce que je le sais bien qu’au fond de moi je suis une brindille qui craque, qui se briserait nette sous un vent trop fort, alors je fais attention, alimentant cette joie qui allumait ce feu brillant au fond de mon être.

Ma main effleure la cicatrice sur ma jambe, celle qui fait de moi la créature que je suis, celle qui m’as changé, et même si ma nature profonde, celle qui me force à vouloir replonger dans l’étendu glaciale, celle qui contemple la mer avec cette adoration profonde, elle voudrais tellement y retourner pour de bon, d’effacer la peur, d’effacer la mort, d’effacer l’attente, même si elle voudrais tout ça, l’autre part de moi, celle terriblement humaine, celle qui as ne peux effacer les souvenirs, celle qui ne peux effacer la terreur, elle prends tout sous son contrôle, prends tout dans ses bras pour mieux l’étouffer, alors je rit pour effacer la mort, je ris pour me rapprocher de la vie. J’aimerais être forte, plus forte que la mort et la vie, forte comme Dallas qui prends tout de front et ne se penche jamais, ne pliant jamais sous la tension. Et d’entre nous quatre, je suis celle qui est faible, celle qui se brise sous la tension.

‘’Mais on arrête pas de l’aimer pour autant, on s’en éloigne jamais réellement totalement, parce que peu importe c’est ce qui nous fait avancer, nous force à persévérez’’

Je le sais bien qu’un jour j’allais remonter sur ma planche, qu’un jour cette sensation grisante de contrôler la mer, de contrôler le monde, de voler, d’être libre, enfoui sous un tourbillon d’eau et de liberté, elle me reviendrais, ce ne serait plus qu’un lointain souvenir, ce serait un fait. Je n’ai jamais été comme Utah, je n’ai jamais voulu la gloire, jamais voulu partager le moindre moment de ma vie avec mes fans, je voulais surfer, je voulais sentir cette sensation parfaite de bien être, encore et encore et encore, sans jamais m’arrêtez, sans jamais voir plus loin que ce bout de plastique sous mes pieds et l’eau qui m’entourais de sa liberté, de sa vie. Au fond de mon être, je n’étais jamais réellement complète qu’en étant dans l’eau, et ça bien avant que je deviennent une créature aquatique. Et même si je n’entre plus dans la mer, même si je ne rencontre plus son doux toucher, c’est ce qui me force à avancez, un jour je la laisserais me possédez de nouveau, bientôt.

L’air, un sourire qui étire mes lèvres alors que j’imagine voler, alors que j’imagine cette liberté que cela doit apporter, comme lorsque je sautais des falaises pour atterrir dans l’étendue bleue, ce moment grisant où tu sens ton âme s’accrocher au ciel, juste avant que la gravité te ramène vers le sol. Un millième de seconde, un instant dans l’air du temps. Et mon rire qui éclate de nouveau, même si j’aimerais ça, on ne peux pas voler, c’est impossible.

‘’Et comment tu ferais ça monsieur le Magicien?’’

Au loin, le feu s’éteint, j’entends les cris et les rires s’éloigner, un signe à Dallas, qui me regarde, inquiet, je le sais bien, nouveau sourire alors que la noirceur se comble, éclairer seulement par les étoiles, je me laisse aller à rêver d’ailes et de vol.


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Son rire m'apaise, je crois, en quelques sortes. Ils ne se doutent pas, sans doute, de la force d'un rire, de son impact. Il y a très peu de choses réelles auxquelles se raccrocher, surtout pour un djinn. On voit s'élever des mondes pour les voir disparaître de nouveau un clignement d'oeil plus tard. On sait mieux que quiconque que la terre n'est que poussière, et que ce qu'ils ont construit, ce qui fait leur fierté et qui est là, autour de moi aujourd'hui, ne sera plus dans très peu de temps. Que rien n'a d'importance, les progrès technologiques, les bâtiments, l'argent, la vie elle même finit par se ternir et s'évanouir dans un éclat. Les humains donnent tellement d'importance aux choses de la vie, à ce qui les entoure. Leurs passions, leur métier. Beaucoup, comme les magiciens qui invoquent mon espèce, donnent surtout beaucoup d'importance aux marques qui laisseront dans l'avenir. Des textes, des événements. Qui ne veulent plus rien dire par la suite. Qui sont transformés pour être inscrits dans les livres d'histoire, faire passer des idées nobles pour de mauvaises idées, vulgariser la complexité pour la faire pencher du côté des méchants ou des gentils, sans juste milieu. Mais le rire ... Le rire, les émotions, quelque chose que je ne ressens pas, qui me donnerait presque envie de connaître.

Le plaisir physique, je le ressens. La sensation de mes ailes battant la mesure du vent pour m'élever au-dessus de tout, libre, comme je ne l'ai jamais été. La joie, la tristesse, la honte ... Je peux en parler tant que je le voudrais, les feindre aussi bien que le ferait un humain, ce n'est pas quelque chose que je pourrais expérimenter. Même après Camélia. Un semblant d'amour qui n'en était pas, quand j'ai pris la peau d'un humain l'espace de quelques semaines. Comme si j'étais capable d'y arriver réellement. Mais on ne peut pas se leurrer bien longtemps... Si on a jamais été humain, et je ne me souviens pas l'avoir un jour été, ce temps est révolu depuis l'aube de la Terre. C'est pour cela que nous sommes plus efficaces. Sans remords, sans regrets, sans attaches. On peut brûler tout ce qui nous entoure, exécuter un continent, le noyer sous les eaux que rien ne nous permettrait de nous sentir coupables.

Je crois que même quand on s'en éloigne, ça finit toujours par revenir d'une façon ou d'une autre. On échappe pas à son destin.Si le tien, c'est d'être au milieu des vagues, il y a fort à parier que tu n'en resteras pas loin longtemps.

Si c'était vrai, je me demande bien quelle est ma destinée. Pas quelle. Qui, en vérité. Qu'est ce qui m'aide à avancer, à persévérer? Un seul nom me vient à l'esprit. C'est pas la bonne façon, jamais la bonne façon. Enfin, humaine. Pour moi c'est la normalité. Ce qui me fait avancer c'est de lui pourrir la sienne. Le jeu. Cette passion du défi qui va toujours un peu trop loin, qui nous met à mort avant de nous donner une vie. Et peut-être bien que si je dois me raccrocher à quelque chose, ce serait à ça, cette étincelle, luisante, un peu malsaine. Mais on connait que ça, ce seul repère au fil des siècles.

Il y avait le vol. Cette sensation. Cette liberté. C'était différent. Etre seul avec toi-même, monter jusqu'au vertige. Je peux pas m'imaginer ne pas communier de la sorte avec la nature au moins une fois par jour. C'est la partie de moi qui veut retourner le plus proche possible de mon état naturel, la partie de moi qui exècre ce corps physique limité. L'humain qui me fait souffrir. Je souris. Comment est-ce qu'on apprend à voler à quelqu'un qui n'a pas d'ailes?

Je ne peux pas te dire tous mes secrets, il n'y aurait plus rien à savoir sinon. Mais c'est plutôt simple, de voler, en fait. Ferme les yeux.

Et alors que je ne sais même pas vraiment si elle le fait, mes yeux plongés dans les étoiles, je me mets à lui décrire tout ce que je ressens, ce que je vois, le vent dans mes plumes, quand mon corbeau prend ma place, cette sensation vertigineuse qui ne s'arrête pas, cette liberté enivrante. Je ne sais pas si elle pourra la toucher du doigt. Mais c'est mon carburant.


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Mes yeux qui se ferment sur les étoiles, un sourire sur le visage, alors que sa voix me mène dans les profondeur de l’espace, là où plus rien n’as d’importance que le vent qui me fouette, cette distance entre le sol et mon être, cette liberté qui envahit tout, m’enveloppant de sa chaleur, de sa vie. Et au plus profonds de moi, à cet endroit où la mer rencontre mon âme, cet endroit où le monde s’arrête, où l’océan se superpose à mon moi profond, cet endroit où je peux me prélasser, où je peux enfin être cette femme forte que j’ai toujours voulu être, un phare dans la tempête, à cet endroit, je suis capable d’imaginer ce vol qu’il me décrit, je suis capable de voir sous cette carapace humaine, capable de toucher cette liberté qui se répercute en moi, faisant écho avec celle qui m’envahit alors que les vagues touche mon âme, touche mon être, car j’étais née dans ces vagues, mon âme avait vu le jour dans le sel et le bleuté d’une étendue sans fin, d’un monde sans limite. Et une partie de moi avait toujours été jalouse de mes frères, eux qui avaient été changé plus jeune, si jeune. C’est peut-être ce qui était si différent entre eux et moi, cette différence que je n’avais jamais réussit à mettre le doigts dessus, entre moi et Utah. Il avait toujours vécu en symbiose avec la mer, d’une autre manière que la mienne. Il avais besoin d’eau et d’air pour respirer, je n’avais longtemps eu besoin que d’air. Maintenant, aujourd’hui, dans cette vie, à cet instant précis, je pouvais voir cette différence qui palpitait entre celui que je considérais presque comme mon jumeau, comme un frère, comme mon meilleur ami, il carburait à l’adrénaline, je carburais au vagues, à cet bleue qui m’entourais de liberté comme l’air entourais Hamlet de sa propre liberté, de cet instant magique qui faisait voler nos âme dans un moment arrêtez sur l’horloge du temps. Cette partie de moi qui savait que le jour viendrais où je ne pourrais pas échapper à mon destin, et cette partie avait hâte, s'emplissait de joie à l’idée de redécouvrir les vagues, de redécouvrir le pourquoi de son existence.

‘’Je pense pas qu’il va attendre longtemps le destin, tu sais.’’

La pensée qui est sortie de ma bouche, sans vraiment pensée, je le sais bien que ce destin qui m’attend, il attendras pas longtemps, que chaque jour, chaque instant de ma vie, mon âme se tends vers la mer si proche, vers la musique des vagues qui se fracassent contre le sable, vers la musique de mon âme. Je me tourne vers lui, posant ma tête dans le creux de son épaule, geste naturel pour moi, sans poser de question. Le contact, ça avait toujours été un aspect de ma vie, entourée d’amour, de vie, d’amitié, ce contact, cette affection que l’on avait naturellement pour les autres, que j’avais naturellement pour les autres, elle ne se posait pas de question, se contentant d’agir, d’apprécier, et si on l’as repoussait, elle réessayerais plus tard, à un autre moment, parce que j’avais besoin de contact physique autant que j’avais besoin des vagues qui rugissait dans l’obscurité de la nuit, seulement éclairée par les étoiles. Et puis, fumer à tendance à rendre ce besoin encore plus demandant, alors je posais pas de question, je posais jamais de question. J’aimais mieux demander pardon que demander la permission. Et ce rire qui sort de nouveau de moi, secouant doucement mes épaules alors que je roule de nouveau sur le dos, ma tête reposant sur une oreiller de sable et de sel, de vie et de liberté, sous un dôme d’étoile, alors que l’herbe fumé m’enroule dans sa magie, dans sa douce torpeur.

‘’Tu vas peut-être me prendre pour une folle, mais les étoiles m’ont toujours donné l’impression d’être des morceaux d’âme, de liberté, de vie, pour donner un peu d’espoir à ceux qui les regardent’’

Ce rire qui m’enserre de nouveau, c’est stupide, mais fumée à souvent cette effet sur moi, dérivé sur des sujets qui n’ont de sens que pour mon âme, que pour cette partie de moi qui s'emplit de torpeur sous les effets de la marijuana, que pour cet être en moi qui ne rêvait que de vagues et de liberté, parce qu’à l’instant, alors que les étoiles me regardait, me jugeait, elles me donnaient espoir, espoir qu’un jour, mon être se trouverais de nouveau à sa place, au milieux des vagues.

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get high by the beach
Je cherche ces moments, ceux auxquels je m'accroche. Ceux qu'on ne veut pas voir finir, où le temps n'est plus rien, plus vraiment. Une notion abstraite, pour moi, celui de temps. Les humains n'ont de cesse de courir après, ils n'en ont jamais assez, et d'un côté je les comprends, leur vie humaine étant ridiculement courte, je n'y vois jamais aucun sens alors qu'eux arrivent à y trouver un but. Mais ce n'est pas la même chose, de mon point de vue. La plupart d'entre eux n'ont aucun impact sur le monde qui évolue autour d'eux, se retrouvent enterrés à peine après être nés, comment faire le poids contre ça? Ceux que je vois maintenant seront différents de ceux que je pourrais voir dans dix, vingt, cinquante, mille ans. Je n'en recroiserais aucun, et pourtant, ils restent tous intimement persuadé que leur vie a de la valeur. C'est quelque chose d'appréciable, d'admirable, sans doute, même si, à mon sens, inutile. Ils font de leurs problèmes un monde alors que j'ai appris à ne pas y prendre garde. C'est une vie assez spéciale que celle d'un djinn. Pas d'attaches particulières, seulement des mots, des sensations, des actes. Qui seront oubliés la prochaine fois que je serais invoqué, ou du moins remisés au fond de mon esprit comme un souvenir de ce qui n'est plus. La seule chose réelle, c'est moi. ça peut paraître vraiment self centré, mais ce n'est pas que je ne veux m'intéresser qu'à moi, c'est que je ne peux faire que ça. Il n'y aucun rapport, aucun repère entre une invocation et une autre, seulement un magicien, des millions de villes différentes, et moi. Mes ailes qui se déploient dans l'air, parfois je croise la route des djinns que je connais, parfois non. Je me fais d'autres relations, factices, car je sais que je repartirais bientôt. Enfin, si je ne tombe pas sur des magiciens comme Eldarion. Si je trouve un quelconque intérêt à Alaska, il n'en va guère de même pour mon magicien. Le fait même qu'il me garde sans aucune raison apparente fait de son existence une pure perte.

" Tant mieux. En rester loin, c'est te voiler, quelque part. "

Et je pense à ma façon de me voiler, moi. Comme si je pouvais lui échapper, échapper à ce besoin constant de rendre son existence, son passage un enfer. Ce besoin qui, s'il n'était pas là, rendrait mes invocations encore plus détestables, comme si quelque part, elle en était le moteur. J'ai jamais su vraiment trop ce qui nous liait, l'éternité peut-être, cette façon de prendre repère de la manière la plus tordue qui soit sur un monde en constante évolution, ou l'on était même pas toujours là pour le voir. Alaska pose sa tête sur mon épaule, et brièvement, j'ai envie d'être brusque, de la faire partir, mais je me retiens. C'est pas que je veux pas, c'est pas que j'aime pas ça, c'est juste que j'y ai jamais été habitué. La dernière fois que quelqu'un m'a touché, hormis Dayanara pour me soigner, c'était Camélia, il y a plus de deux cent ans. Personne ne me touche. Je peux toucher les autres, surtout sous le coup de la violence, parce que je n'aime pas vraiment quand on me vole dans les plumes. Mais souvent, j'utilise mes pouvoirs, pour éviter ce contact que je ne souhaite pas. Alors c'est un manque d'habitude qui me fait me raidir. Les humains avaient cette façon naturelle de se toucher, de bien vivre leur proximité, chose que je ne comprenais pas toujours, pas vraiment. Je me dis que cette fille est tout de même pas banale. De tous les humains que j'ai pu voir, elle a ce côté attachant, et profond, qu'on ne retrouve pas partout. Comme si elle ne disait pas tout juste par instinct de survie. Mais toujours avec cette envie de vivre. Toujours admirable, l'envie de vivre en sachant que l'on finira par mourir.

" Pas folle. Rêveuse. "

Je suis plutôt celui qui cherche le concret. Pas vraiment celui qui garde de l'espoir, qui veut croire en l'espoir. Celui-là n'est que perte, pour moi. Je ne sais pas vraiment quelle situation est la meilleure, je me dis que je risque pas de tomber plus bas, et qu'elle est paradoxalement trop haut pour ne pas en retomber un jour, pour ne pas que ça lui fasse mal. Et étonnamment, ça ne me fait pas vraiment plaisir, m'imaginer qu'un jour ce qu'elle est pourrait la faire souffrir plus que n'importe quoi d'autre.

" Mais elles illustrent parfaitement la vie, les étoiles. Certaines vivent, meurent, remplacées par d'autres sans qu'on y prenne vraiment attention. Quand on voit que l'une qui nous est familière disparaît, on en souffre, quelque part. Mais c'est un cycle. Pour des naissances, il faut des pertes. Puis il y a celles qui ont l'air de ne jamais mourir ... Je les plains un peu. "


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