Old habits die hard || ft. Alaska

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Old habits die hard # Alaska & Maxine

Remember that no moment lasts, good or bad, time moves on because it has to.


Prendre une pause quand on est flic, ce n’est pas toujours possible. Elle est à peine entrée dans son bureau, qu’elle tourne les talons en entendant son supérieur l’interpeler. Un coup de fil vient de les prévenir d’une altercation à l’Ambush. Ce n’est pas la première fois, ni sans doute la dernière, qu’elle se rend là-bas. Ce n’est pas le lieu de réunion d’enfants de chœur, tout le monde en est bel et bien conscient surtout qu’il est situé dans Dragon Alley. Elle n’est pas surprise. L’alcool ça monte vite à la tête de certains, qui défient donc les limites de la prudence. Appelons ça une stupide impression de courage naissant. Maxine est beaucoup plus étonnée d’apprendre qu’une jeune femme est impliquée dans l’affaire. Non pas qu’une femme se bat jamais mais malgré tout cela reste moins fréquent en général. Elle se dépêche avant que tout cela ne prenne de l’ampleur. Il est rare dans un bar que la pression retombe et que tout le monde se dise raisonnablement « tiens et si on arrêtait de faire les cons, on pourrait se blesser gravement ? ». Ben non, ce serait trop simple. Les gens qui ont alerter les autorités sont pourtant bien des clients du bar mais ils ont prévenus uniquement parce qu’une belle demoiselle est en danger. Ça aurait presque pu être louable mais non. Elle conduit rapidement jusque à l’entrée du lieu du « crime », Elle n’a pas besoin d’entrer qu’elle entendant déjà des fracas, des personnes qui haussent le ton et elle s’empresse de rentrer dans l’établissement, la main déjà bien ancrée sur son arme de service. Elle fait une très rapide observation des lieux et des bagarreurs. Elle est venue avec un collègue un peu plus ancien qu’elle. Son métier le blase totalement, il en a marre de se déplacer pour des bagatelles, Max l’a bien ressenti durant le trajet. Les regards se tournent vers les arrivants mais cela n’arrête pas les éclats. La policière cherche du regard la demoiselle qui se bat bec et griffes contre…eh bien contre deux ? Trois hommes ? Elle en a de la gueule cette gamine mais bon sang qu’elle est jeune. Son collègue a déjà pris les devants et se dirige vers le groupe. Ils s’annoncent et tentent de calmer le jeu. Les gars sont beaucoup plus nombreux que la fille alors elle a beau avoir de l’énergie à revendre, elle n’aura pas le dessus. Un bruit de verre alerte Maxine. Les policiers ne tireront pas dans le bar… leur présence n’intimide qu’à moitié les fauteurs de trouble.

Max ∞ « Posez ce tesson immédiatement et…. »

Max ne finit pas la phrase quand elle voit qu’on ne l’écoute pas. Elle s’interpose et stoppe le mouvement vers la jeune femme, attrapant le poignet de celui qui tient le morceau de verre. Elle menotte le coupable sans la moindre délicatesse et se tourne rapidement vers la demoiselle, ne voulant pas lui laisser l’occasion de s’éclipser. Elle lui fait signe de rester ici d’un ton ferme. Qu’est-ce qu’elle fait ici cette fille. L’observant avec curiosité, elle constate qu’une plaie saigne sur son bras. Ils sortent tous du bar et Max alerte son collègue lui demandant de lui sortir la trousse de secours. Elle lui demande de s’occuper des autres, il n’apprécie pas sa façon à elle de gérer cette histoire elle le sent bien. Il est sur le point de lui en toucher deux mots mais elle secoue la tête négativement et éloigne la jeune femme en la tenant par le bras indemne. Elle sort un morceau de gaze. La chasseuse n’est pas bien bavarde, ni bien chaleureuse mais son regard s’est radoucie malgré qu’elle ne laisse pas de place pour le refus. Elle sort l’eau oxygénée, s’enquiert du fait que la « patiente » n’a aucune allergie. Elle ne devrait pas faire ça.  

Max ∞ « Je vais panser cette plaie. »

Ce n’est pas une proposition mais bien une affirmation. Max la regarde droit dans les yeux parce qu’elle ne lui laissera pas le choix. Elle nettoie la plaie avec soin, sans être trop brusque, reproduisant les gestes dont elle se souvient quand sa mère s’occupait des blessures des mini-chasseuses O’Loughlin. Quand sa sœur était encore là. Max regrette l’absence de cette dernière. Plus d’une douzaine d’années ont passées. La policière se demande si Blondie est encline à communiquer ou si c'est une tête de mule. Elle aimerait pouvoir l'aider, au moins comprendre ce qui a pousser une jeune femme comme elle à déclencher une bagarre dans un bar malfamé et y risquer sa peau. La jeunesse s'exprime et se défend comme elle peut, quoique cette femme doit avoir facile la vingtaine. Maxine ne se souvient pas avoir jamais eu un comportement semblable un jour. Sans doute parce que ses parents ne le lui auraient pas permis, surtout son père.

Max ∞ « Je suis l’agent O’Loughlin. Quel est ton prénom ? »

HRP.

© Great Thief
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Old habits die hard # Alaska & Maxine

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Cette colère qui régnait en moi, cette haine, cette violence, cette douleur. On dirais qu’elle ne trouvais jamais son répit, que peu importe dans quel situation je me trouvais, peu importe la situation dans laquelle je me mettais,  c’était impossible de ne plus ressentir, impossible d’être de nouveau celle que j’avais été. J’étais prise dans mon propre chaos, dans ma propre noirceur, dans son sourire qui parfois semblait apparaître au tournant d’un virage, de son rire qui semblait résonner à mes oreilles, de son reflet qui semblait apparaître dans un miroir, toujours pour me retourner et de ne voir que le vide, de sentir le vide glacé qui remplissait mes os, me vidant de mes forces, de tout sourire, rire, vie. Une partie de moi était disparu avec lui, celle qui me maintenait à flot, celle qui me rendais vivante. Je regardais mon verre, presque vide, fixant mon reflet dans le whisky, fixant le regard vide dans l’alcool. J’avais tout mis de côté, ma famille, mes amis, le surf, ma vie. Il me semblait presque n’être que mort et haine, rage et violence. J’avais envie de tout détruire, moi en premier. Je vidais mon verre d’un trait sec, me préparant a en commander un autre alors qu’une main se posais sur ma cuisse. Je me tournais automatiquement, balançant mon poing au visage de l’autre. C’était la raison que j’avais cherché, trouvant la douleur physique que j'étais venu traquer alors que je sentais mon corps se faire lever de terre et balancer conte le mur. Un sourire, mesquin, mauvais, content, s'étirait sur mes lèvres. C’était ce que j’avais cherché, je ne venais plus qu’à l’Ambush, j’y trouvais toujours cette douleur physique qui me faisait oublié celle plus mesquine, plus dangereuse qui régnait dans mon esprit. J’étais morte de l’intérieur, il fallait bien se l’avouer.

Un blanc, je ne me rappelais plus la suite, mais je sais juste que ça l’as dégénéré, et je me retrouvais au milieu d’une bande de taré qui ne demandais rien de mieux que de me défoncer la gueule. Je le savais bien qu’un jour, j’allais finir par mourir d’un de mes vices, que j’allais me laisser m’enfoncer si profondément dans ma propre noirceur, dans ma propre démence, que finalement, j’allais finir par en mourir. Et au fond de moi, je me disais que c’était peut-être mieux ainsi, sans moi, Dakota et Utah s’en sortirais sûrement mieux, ils n’auraient pas ce boulet accroché à leurs pieds alors que je les entraînais vers le fond, dans ma noirceur. Je ne vis pas les policiers débarqué, je n’en vis que le résultat. J’étais toujours en vie, malheureusement. Elle, elle me pris par le bras, m’éloignant des autres, sortant des gazes pour panser ma plaie. Celle que je ne voyais qu’à moitié, celle que je ne ressentais même plus. Au fond, j’étais un peu déçu, au moins, si je suis six pieds sous terre, je n’ai pas à ressentir de nouveau, je n’ai pas à éprouver cette douleur qui m’étreignait à chaque heures, chaque minutes, chaque secondes.

Les batailles de bars, ce n’était pas nouveau pour moi, avant, c’était l’une de nos activités favorites, à Utah et moi. Peut-être pour l’adrénaline que ça nous apportait, pour la folie qui nous entrainait, mais à deux, on avait des chances, à deux, on était correct. Et puis, on était pas totalement fous, on allais pas dans les bars tel que l’Ambush, on ne provoquais pas des mecs qui semblait content de vous écrabouiller. Mais maintenant, j’étais seule, il était un étranger. Je n’avais rien à perdre de toute manière.

‘’Alaska. Vous n’auriez pas dû intervenir.’’

J’en avais marre que l’on me fixe avec cet regard rempli de pitié, d’incompréhension. J’en avais marre que l’on me prenne pour une pauvre petite qui as perdu un être cher. J’en avais marre de tout, de la douleur, de la haine, de la solitude. Et pour une fois, j’avais eu l’impression d’avoir vu une solution, d’y avoir vu une porte de sortie.

HRP.

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C’est une belle plaie qu’elle voit, qu’elle nettoie mais rien de bien grave, rien qui ne nécessite un transport d’urgence dans un hôpital. Peu de chances qu’elle en garde une grande cicatrice, peut-être une fine marque, voilà tout. Ça aurait pu être tellement pire s’ils n’étaient pas arrivés à temps. Ne pas être là au bon moment… c’est un stress permanent pour un agent quand on se dit que les choses sont en cours et qu’on peut encore les interrompre avant qu’il n’y ait des dégâts irrémédiables. Quand le drame a déjà eu lieu, c’est moins angoissant, c’est déjà trop tard. On ne peut pas se morfondre pour tout ce qui se passe dans le coin. Sinon elle ne serait pas chasseuse non plus. Elle est rassurée d’être arrivé ici au bon moment. La violence des coups, la détermination à faire mal dans les regards des uns et des autres. Le goût du spectacle inavoué pour certains. Elle n’est pas étonnée que ce soit du plaisir. Un plaisir coupable comme on en a tous. Maxine a beau avoir du mal à comprendre comment on peut se lancer sans réfléchir dans de tels ennuis, elle sait que pour beaucoup de jeunes c’est parfois la seule réponse qu’ils trouvent pour se punir, pour faire faire sortir ce qui les ronge de l’intérieur. Il y en a qui expulse toute cette colère et toute cette douleur et ça leur fait un bien fou. Il y en a d’autres qui franchissent alors un cap les empêchant ensuite de faire demi-tour. Est-ce que c’est le cas pour cette femme ? Elle ne sait rien, comment peut-elle essayer de la comprendre… C’est difficile. Généralement, on juge en fonction de ce qu’on connaît. Max, elle, elle sait parfaitement comment elle a fait pour faire taire sa peine : elle s’est ancrée dans la chasse, s’y est donnée à fond, bien plus qu’elle ne l’a fait avant. Sauf que la douleur de Max n’est rien qu’une douleur adolescente, une part d’égoïsme et un attachement sans doute inutile. Une faiblesse qui ne doit plus avoir lieu. Voir sa sœur partir, ça arrive et tout le monde ne réagit pas en se fermant comme Maxine. Elle observe avec attention la blonde si pleine de douleur. Elle le lit sur son visage. Elle en voit tellement défiler des gens au commissariat et il y a ceux qui souffrent, ceux qui s’accrochent à un espoir vain ou qui nie une évidence. Cette fille en face d’elle à quelque chose de résigné. C’est ce qu’elle voit… enfin ce qu’elle déduit mais après tout qu’en sait –elle ? Elle écoute la jeune femme. Alaska de son prénom. Elle pourrait pratiquement ricaner en entendant la phrase supplémentaire. C’est donc ça… Maxine n’est pas bien bavarde et pourtant elle doit faire un effort. Elle soupire.

Max ∞ « Bien. Je fais mon boulot. Mon rôle ne prend pas en compte tes désirs personnels ! »

C’est trop facile de choisir la voie de l’abandon, baisser les bras pour ne plus rien ressentir, sous prétexte que ça fait trop mal. Quand on est au bord du gouffre, on est persuadé que rien ne peut de toute façon s’arranger alors à quoi bon continuer. Qu’est-il arrivé à Alaska ? Max ne peut pas l’embarquer en faisant abstraction de tout ça. Elle ne peut pas faire comme si elle ne voit rien sous ses yeux. Elle a beau être distante, elle n’est pas totalement sans compassion. Elle ne peut pas changer ce regard qu’elle lui porte… elle est comme ça, pourtant ce n’est pas son père qui approuve cet angle de personnalité. Il répétait sans cesse qu’elle ne doit pas chercher à se mêler de la vie d’autrui. Qu’elle fasse son devoir et puis point barre, bon sang ! Ce sont toujours les jeunes qui la touchent la plus. Elle ne sait pas tellement comment s’y prendre avec celle là, elle se dit que peut-être en la poussant un peu, elle parlera plus. Peut-être pas.

Max ∞ « Tu es lâche gamine. Il suffit d’une seule minute pour mourir ! Maintenant explique moi ce que je fous là. Je me suis déplacée, je risque souvent ma peau pour des comme toi Alaska alors vas-y explique moi ce qui te fais jouer la demoiselle en détresse.  »

Maxine a un peu peur de ne pas savoir comment aider une personne comme elle. Elle n’a pas sorti les menottes, ne lui demande toujours pas de monter dans le véhicule. Elle est là à attendre qu’Alaska s’énerve, se vexe ou réagisse. Qu’elle prouve qu’elle est encore un peu vivante. Après tout elle en a de l’énergie à revendre. Elle l’a vu tout à l’heure. Se battre c'est un appel au secours.

HRP.

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L’alcool pompait dans mes veines, dans mon âme, depuis sa mort, c’était presque comme si elle faisait partie de moi, elle faisait partit de mon être, de mon sang. La bouteille ne me quittais plus, au fond, je n’était plus grand chose de valable. J’étais une loque humaine, rempli d’ecchymoses et de blessures, de douleur et de haine. Je ne savais même plus pourquoi je me battais toujours, pourquoi je me foutais toujours dans des situations impossible, mais au fond, j'espérais toujours, au plus profond de moi, qu’ils allaient débarquer. L’un pour me sortir du trouble, pour me faire la morale, pour me regarder avec l’oeil sévère, un petit sourire en coin, l’autre pour venir se battre avec moi, pour m’épauler en riant. Au fond, j'espérais que l’un n’était pas mort et que l’autre ne m’avais pas oublié, qu’au fond, il m’aimais toujours, que j’étais toujours importante pour lui comme lui l’était pour moi. Mais je savais bien que ce n’était pas le cas, je savais bien que l’un résidais six pieds sous terre, que l’autre ne pouvais pas me voir, ne voulais pas me voir. Trop semblable, trop pareil, ça faisait mal de regarder l’autre, mais mon âme me hurlais de revenir, d’ouvrir la porte que j’avais claqué derrière moi, que seule je ne m’en sortirais pas, que je n’était pas fait pour être seule, pour affronter la vie seule. On avais toujours été un groupe, on avait toujours tout affronté à quatre, ensemble, je n’avais jamais été seule. Mais même si tout mon être me hurlais de revenir, je savais que je serais incapable de vivre un refus, de le voir me claquer la porte au nez, de le voir me rejeter comme moi je les avais rejeté. Je serais incapable de m’en sortir s’il fallait que ça l’arrive, alors je me tenais loin, j’essayais de survivre, j’essayais de passer outre, d’oublier ma douleur. Mais finalement tout ce que j’arrivais à faire c’était de me combler de faux espoirs, de lueurs tentantes, pour finalement me faire sombre plus profondément, pour finalement réaliser que j’étais mieux morte que vivante.

Je fixais la femme policière devant moi, trop imbibé d’alcool pour comprendre vraiment ce qu’elle me disait, pour répliquer comme j’en avais l’habitude de le faire. Mais au fond, depuis sa mort, je n’étais plus moi-même, j’étais froide, j’étais méchante, égoïste et surtout, seule. Mais c’était de ma faute, c’était toujours de ma faute. Je creusais ma tombe, petit à petit, je me disais qu’éventuellement, quelqu’un pèserais sur la détente avant moi, que l’un d’entre eux se tannerais que je les entraîne vers le bas, toujours plus bas. Et moi je me retrouvais sur la corde raide, au dessus d’un gouffre qui me semblait toujours plus profond, perché entre l’alcool et les batailles de bars, entre le lits d’inconnus et la douleur. Au fond, tout ce que je cherchais c’était d’oublier. De m’oublier moi. De ne plus voir celle que j’étais devenu, de m’éviter et surtout d’éviter tout ceux qui était susceptible de me le rappeler.

‘’Putain de merde, vous savez quoi de moi? Que j’aime bien me faire défoncer la putain de gueule simplement parce que la douleur physique, elle est plus supportable que l’autre? Qu’éventuellement, y’en as bien un qui va me tuer? C’est ça qui fait de moi un lâche? Et bien, soit. Je m’en fou. J’aime bien mieux être une foutue lâche si ça m’amène à oublier. Rendu là, je m’en fou comme de l’an quarante. Et puis, vous êtes qui pour me juger? Vous êtes qui pour vous permette de me regarder de haut comme si vous n’aviez jamais rien fait de répréhensible? Vous savez rien, absolument rien. Alors aller vous faire foutre, merde.’’

Ouais, bah, je n’avais jamais eu un langage très poli à la base, l’Australie n’est pas connu pour son langage délicat, mais l’alcool qui empestait mes veines, elle empirait tout. Et je savais bien que c’en était une autre de ceux là, une autre qui se permettais de juger les autres selon les apparences. Une autre qui essai d’attirer l’attention. Mais je ne le faisait pas pour l’attention, je ne l’avais jamais fait. Fût un temps où je le faisais pour l’adrénaline, aujourd’hui c’était pas espoir. Espoir de voir débarquer l’impossible. Et chaque soir, alors que je me retrouvais face à mes espoirs déçus, je me noyais toujours un peu plus dans l’alcool, dans les conquêtes de nuits oubliés.

HRP.

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Ce qu’elle sait de la jeune Alaska ? Rien du tout en réalité, parce qu’elle ne l’a pas croisé auparavant dans sa vie. C’est bien la première fois que Maxine pose les yeux sur elle mais elle peut très bien voir la destruction qui se dessine comme un avenir funeste et elle, si elle est flic aujourd’hui c’est en partie pour faire régner l’ordre mais également pour éviter que des jeunes perdent les pédales. C’est si facile d’abandonner la partie et c’est si dur de revenir sur ses pas quand on s’est enfoncé dans la colère, les mensonges et la douleur. Est-ce qu’elle juge La demoiselle ? Oui, tout à fait mais c’est volontaire de sa part parce qu’il n’y a pas toujours d’espoir dans les yeux de ces personnes et si ce n’est pas possible d’en trouver, il faut s’exprimer autrement. La colère, ça finit toujours par déborder. Quand Max a été confronté au départ de sa sœur, elle a été triste mais c’est une fois qu’elle a finit par ravaler sa tristesse que sa colère a pris le dessus. Son père lui a dit qu’elle ne doit pas pleurer, que ce n’est pas digne d’une chasseuse, que c’est une faiblesse dont elle doit absolument se départir rapidement. La douleur rongeant toujours son âme, la fillette n’a pu la contenir qu’en rejetant la faute sur l’absente. C’est elle qui les a abandonnés, qui a lâchement quitté le navire après un bref au revoir. C’est son, aînée qui n’est qu’une ingrate, elle n’a pas de cœur, elle est égoïste et les absents ont toujours tort. C’est tellement plus facile ainsi alors qu’au fond la personne a qui on en veut le plus c’est soi-même, non ? Maxine s’est toujours dit qu’elle n’a pas su retenir sa sœur auprès d’elle et que c’est sans doute parce que celle-ci devait veiller sur elle chaque jour. Un rôle pesant en fin de compte. Max n’était sans doute pas assez forte. La douleur physique, comme dit Alaska, c’est beaucoup plus supportable que celle qui ronge notre cœur. Combien de fois Max s’est blessé au cours de son boulot, au cours d’une chasse. Elle s’est pris des coups violents, s’est coupé, a reçu des balles et pourtant se redresser n’est pas si dur  que cela. Le corps prend la relève mais l’esprit… Max n’a connu qu’un abandon parmi ses proches mais déjà, elle a fermé son cœur. En est-elle seulement réellement consciente ? Elle a fini par accepter ce départ mais elle ne s’en est jamais réellement remise. Elle est persuadée d’avoir repris le dessus et pourtant Max est seule, elle n’a pas de personne autre que ses deux parents qu’elle porte dans son cœur pleinement. Il y a bien des gens qu’elle apprécie mais sans plus, pas au point de souffrir si elle les perd. Ça elle s’en protège à tout prix. Oui, elle aussi elle est un peu lâche à ne jamais s’engager. C’est un peu cruel de dire à cette fille qu’elle est lâche… le mot est un peu rude. Oublier… le mot s’incruste dans l’esprit de Maxine qui penche légèrement la tête sur le côté. La jeune « rebelle » veut oublier. Qu’est-ce qu’elle souhaite effacer ou qui ? On avance mine de rien… Bon par la suite, ça dégénère quand la demoiselle se met à lui demander ce qui lui permet de lui parler ainsi. Outrage à agent… mais Maxine a foutu la merde la première et elle assume. Elle n’est pas du genre à coffrer quelqu’un parce qu’elle est vexée dans son orgueil. En revanche son coéquipier commence à sérieusement s’échauffer et semble déjà prêt à faire un rapport salé sur leur travail d’équipe. La policière s’en balance un peu, elle fait son boulot, elle n’est pas une mauvaise flic et elle n’arrête pas les gens simplement dans le but de se débarrasser des ennuis. Alaska met le doigt sur un détail qui amuse Maxine. C’est vrai qu’on la dit souvent hautaine et pourtant cette fierté, ce n’est pas vraiment ce qui caractérise le cœur de la femme. Des choses répréhensibles Maxine n’en a pas tant fait que cela. Elle s’est de toute façon calmée lorsqu’elle est devenue la seule fille de la famille O’Loughlin. Avant, c’est vrai qu’elle n’écoutait pas ses parents. Elle n’a cependant jamais fait de bien grave qui puisse nuire à la réputation de sa famille ou l’empêcher de devenir flic un jour. Elle n’est pas une sainte à proprement parler mais elle n’est pas dans l’excès. Fumer et boire ça lui arrive mais ce n’est jamais en grande quantité. Elle roule correctement sur la route… Le seul truc qui pourrait lui arriver involontairement ce serait « attentat à la pudeur ». Encore qu’elle essaie de faire attention… Elle grimace très légèrement à la dernière phrase d’Alaska clairement impolie et c’est un « conseil » sur lequel Maxine va passer outre…

Max ∞ « Je ne sais sans doute pas grand-chose mais un regard comme le tien j’en ai déjà vu au commissariat. Quand un proche a disparu, il y a ceux qui s’effondrent et il y a ceux qui nous en veulent, qui cherchent soudainement les ennuis…  Tu es majeure je suppose. Tu veux vraiment finir en cellule pour des broutilles ? Oui tu es lâche si tu refuses de reprendre le dessus. Tu crois qu’oublier c’est une solution ? Ça ne résout pas la douleur, elle sera toujours là en sommeil. Qu’est-ce que tu essaies tant d’oublier ? »

Elle n’a sans doute pas envie d’en parler mais Maxine espère qu’elle se livre un minimum. Comment peut-elle aider quelqu’un qui ne se confie pas mais comment se confier quand on en veut au monde de nous faire souffrir au point de vouloir en mourir ? Elle doit aussi faire son devoir de flic et n’a pas de temps à perdre avec des gamineries mais elle serait parfaitement incapable de tourner le dos à cette blonde sous prétexte qu’elle a d’autres choses à faire. Elle préfère perdre son temps même si c’est un fiasco. Au moins elle aura fait de son mieux.

Max ∞ « Quant à moi, je suis flic alors des choses répréhensibles… jamais rien de grave tu te doutes. J’ai eu des mauvaises notes parfois en cours… Maintenant si je te juges, c’est parce que je n’ai pas l’intention de te traîner au poste et encore moins de tomber sur ton cadavre demain ! Des morts, des jeunes, peux-tu imaginer combien j’ai pu en avoir sous les yeux ? Tu ne crois pas que j’aimerais oublier aussi tous ces visages qui se gravent dans mon esprit ?  Alors traites moi de tous les noms mais si tu veux hurler ta colère, ta douleur c’est maintenant !  »

HRP.

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J’avais toujours été égoïste, toujours été de celles qui se regardait le nombril avant de regarder celui des autres, pas parce que j’avais un mauvais fond, ni par méchanceté, mais simplement parce que j’avais toujours vécu au centre de l’attention. Utah et moi, on avais toujours été entouré de caméras, de spectateurs. Nos vies étaient un spectacle pour tout ceux qui nous entourait, pour nous même. On avais vécu comme si demain n’existait pas, on avait jamais vécu à moitié, toujours dans l’excès. Et je me disais qu’au fond, c’était normal que je réagissent à la mort de Dallas dans l’excès, parce qu’il avait celui qui nous retenait, qui nous empêchait de tomber trop profondément, qui nous repêchait lorsqu’on se noyait dans l’alcool, qui nous empêchait de tout saccagé, de trop vivre. Il avait été notre ancre dans la tempête, celui qui faisait en sorte que nous étions toujours en vie. Mais sans lui, je ne voyais pas le point de continuer, de survivre. Si lui n’était plus là lorsque je tombais, lorsque je me revirais dans l’alcool, la douleur, les coucheries, si lui ne me repêchait pas, personne ne le ferais jamais. Utah était trop profondément plonger dans la drogue, dans sa propre folie et Dakota ne savait pas, elle ne pouvais pas. Trop douce pour endurer l’ouragan que j’étais, que j’avais toujours été. Elle nous soignait, nous pansait, nous faisait des remontrances, c’était elle qui s’excusait auprès des propriétaires des bars que nous saccagions, elle qui nous ramassait en petits morceaux, mais en vrai, elle ne pourrais pas supporter la tempête en pleine force, trop douce pour la folie qui m’habitait. Au sein de notre petit groupe, nous avions tous un rôle, si l’un manquait, si l’un disparaissait, c’était la catastrophe, tout s’écroulait. Et je réalisais bien que si je venais à manquer, ce ne serait pas la fin du monde, que Utah pourrais facilement prendre ma place, mon rôle, mais personne ne pouvais prendre celui de Dallas, personne ne pourrais jamais prendre celui de Dallas.

Et elle, elle venais me parler de lâcheté, que l’oubli n’était pas une solution. Mais dans mon cas, je me disais que oui, c’en était une. Que sans lui, que sans son sourire, son rire, sa présence réconfortante, je n’étais pas grand chose, une loque humaine à peine capable de se lever le matin, celle qui regarde son corps avec dégoût parce que tant d’hommes ont déjà passé dessus, des hommes sans noms, sans visages, toujours plus, toujours dans l’excès. Mais au fond, je ne savais même plus pourquoi je continuais, je n’avais plus Dallas, je n’avais plus le surf et Utah me détestait. Dakota était toujours là, toujours présente, toujours égale à elle-même, mais j’étais incapable de la regarder dans les yeux, incapable de ne pas voir son reflet au fond de ses pupilles. Et parfois, quand j’avais trop mal, quand la douleur me prenait de l’intérieur, quand elle m’écartelait et me rendait pantelante, j’allais dans sa chambre, fermant les yeux, me comblant de son odeur, odeur qui commençait à disparaître, l’imaginant près de moi, et lorsque je me concentrait assez fort, je pouvais presque sentir son bras sur mon corps, me serrant contre lui, m’apaisant, je pouvais presque entendre sa voix me murmurer que tout allais bien aller, son rire résonner, faisant vibrer son corps. Et puis, j’ouvrais les yeux et rien n’était plus là, tout s’évaporait, et il avait de nouveau disparut, il était de nouveau mort.

‘’Si j’étais morte comme j’étais supposé, ils seraient bien mieux sans moi. Au moins, lui serait encore en vie.’’


La colère, elle monte, elle descend, fluxuant, jamais constante, j’aurais envie de pleurer, mes les larmes ne sortent pas, j’aurais envie de crier, mais le cri reste coincé dans ma gorge. Et tout ce que je peux faire, c’est de souffrir de l’intérieur, d’oublier, de frapper, de me faire frapper. De me tuer peu à peu. Je la regarde elle, le cri de haine que j’avais lancer, alimenter par une colère qui avais de nouveau disparut, je ne savais même plus comment réagir. Au fond, je n’était pas un monstre, je ne me foutais pas des sentiments des autres, ni de leurs vies, de leurs expériences, seulement, je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter, de comprendre, au fond, je crois que je ne voulais pas comprendre, je ne voulais pas voir plus loin que ma douleur, j’étais égoïste après tout.

HRP.

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Des mensonges… quand on vous promet qu’on restera à vos côtés pour toujours. Il y a invariablement des changements dans la vie, parfois plus ou moins brutaux. Perdre un être cher, c’est désagréable peu importe la manière dont on nous l’arrache. C’est tristement que Maxine constate à quel point Alaska semble souffrir de ce qui la ronge intérieurement mais elle ne peut pas entièrement la comprendre parce qu’elle n’est pas exactement dans le même cas. Elle sait également que tout le monde ne vit pas les choses de la même façon. Chacun ses réactions, plus ou moins excessives quand il s’agit de s’exprimer. Dans ce genre de cas, on ne sait pas toujours que faire de notre douleur. Faire son deuil, surtout lorsqu’on se sent responsable, c’est extrêmement dur. On croit que c’est insurmontable et parfois on se laisse noyer sous le poids de l’accablement. Encore plus quand on fuit la présence des autres, de ceux qui peuvent nous tirer vers le haut, de ceux qui tiennent à nous et seront toujours là pour nous soutenir. Pour Maxine, ce sont ses parents à défaut d’aimer se confier à d’autres, bien que certaines choses soient délicates à avouer à ses propres parents. Pour le cas de la demoiselle en face d’elle, on dirait qu’elle ne sait plus où elle en est et qu’elle estime que les autres seraient mieux sans elle. Est-ce que quelqu’un a osé lui dire ça ? Les gens qui rabaissent les autres, par colère, la rejetant sur un plus faible, Max a envie de les massacrer mais elle n’ose pas demander ce qu’il en est à la jeune femme. De peur de la froisser sans doute, alors qu’elle commence tout juste à obtenir quelques vagues réponses. C’est doucement qu’elle a écouté les paroles de la demoiselle. Elle se demande soudainement qui est ce « il » qu’elle a perdu. Qui était-il pour elle ? Quand leur regard se croise, Max ne ressent plus autant de violence et elle n’en montre aucune envers celle qui lui a crié dessus, il n’y a même pas une minute.

Max ∞ « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Qui est-ce que tu as perdu ?  »

Elle veut l’entendre, connaître la réponse. Elle prend du temps pour elle et c’est soudainement avec agacement que son collègue débarque en la bousculant, attrapant sans vergogne le bras de la blonde pour lui mettre les menottes. Il n’y va pas de main morte, ne cherche pas à faire dans la délicatesse. Maxine est furieuse qu’il la précipite ainsi, mais pire qu’il la défie dans son autorité. Dans sa façon de faire les choses. Elle est furieuse qu’il brusque la jeune femme qu’elle a eu tant de mal à faire parler. Elle s’en mord la langue, attrapant son collègue par le bras tandis qu’il ne quitte pas la « délinquante » du regard. Elle lui annonce qu’elle a deux trois mots à lui dire et elle ne va y aller avec le dos de la cuillère. Elle le fusille déjà du regard. Elle s’éloigne un peu de la « prisonnière », se fichant plutôt pas mal du fait que la demoiselle se taille. Au contraire, elle n’aurait pas les menottes aux poignets, Max lui aurait fait discrètement signe de partir. Malheureusement son collègue était un parfait crétin. Elle le lui fit remarquer, lui disant qu’il n’a pas intérêt à se mettre de nouveau en travers de ses choix. Il lui fait remarquer son manque de professionnalisme, affirmant qu’on ne travaille pas avec son cœur mais avec impartialité. Elle ricane que c’est bien plus facile quand on n’a pas de cœur, que les flics ne sont pas tous des robots et qu’il est ridicule de rendre une jeune femme méfiante envers eux alors qu’ils peuvent peut-être amoindrir le nombre de jeunes qui quittent ce qu’on appelle le droit chemin. Sans lui demander son avis et ne prêtant pas attention à ses réflexions cinglantes. Elle laisse échapper un :

Max ∞ «   ...de toute façon on n’a pas de places de libres dans le véhicule ! »

Lui arrachant les clés des mains, elle s’éloigne de lui d’un pas précipité pour aller trouver Alaska. Son collègue qu’il dise ou ne dise rien elle s’en fiche royalement. Elle défait les menottes observant les poignets de la blonde pour vérifier que ce n’est pas trop serré. Elle peste à mi-voix.

Max ∞ « ce con... Bref, raconte et qu'importe ce que dira mon collègue.»

HRP.

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Mon regard qui fixe celui de la femme devant moi, j’hésite à lui répondre, l’alcool bouillonnant dans mes veines, glissant dans mon sang juste avec assez de force pour que j’aille envie de parler, pour que j’aille envie de me confier, juste assez pour que je ne sois plus totalement lucide, que mes pensées se bousculent l’une contre l’autre avec force, sans que je sois capable d’articuler un mot, une réponse. Ce n’était pas l’envie qui manquais, l’espace d’un instant, j’avais envie de tout lui dire, tout lui raconter. Sa mort, ma descente au enfer, celle d’Utah, j’avais envie de lui parler de ce trou béant dans mon âme, ce trou béant qui s’agrandissait à chaque jour, chaque jour où je voyais Utah s’éloigner un peu plus, où je m’éloignais un peu plus. Je voulais lui raconter une partie de ma vie, une partie de mon enfer personnel, celui dans lequel je m’étais plongé sans regarder l’effet que ça faisait sur ceux qui m’entourais. Hell, je n’avais pas appelé mes parents depuis la mort de Dallas, si ce n’avais pas été de Dakota qui les appelais pour leurs donner des nouvelles, ils seraient probablement déjà à se demander si je n’étais pas morte moi aussi, s’il n’allais pas recevoir mon corps par courrier express. J’étais égoïste, je ne pensais qu’à moi, mais j’avais toujours été ainsi, je m’étais toujours fait passez avant les autres, avant leurs bien-être. On allais pas se mentir, j’étais loin d’être parfaite.

Un instant, je me retrouve bousculé, les menottes au poignets, seule à nouveau, mes yeux suivant les deux policiers s’éloigner. Je ne pensais pas me retrouver un jour les menottes aux poignets, avant, il avait toujours eu Dallas pour calmer le jeu avant l'arrivée des policiers, pour nous sortir du pétrin dans lequel on se fourrait toujours Utah et moi. Avant, il avait veillé sur nous, il c’était assuré que l’on sorte toujours vivant de nos frasque, en vie, en un seul morceau. Mais ça c’était avant, avant qu’il soit enterrer, avant que son corps embarque dans l’avion pour rejoindre l’Australie. Maintenant, j’étais seule, je ne pouvais compter que sur moi, et je n’étais pas trop sûre que c’était une bonne idée, je ne faisait pas confiance à mon moi intérieur. Mon regard se porte sur les policiers au loin, et au fond, je suis presque contente de me retrouver les menottes au poignets, au moins ça m’as évité de répondre, éviter de parler, éviter de penser à la douleur qui m’aurais tout de suite envahit, qui m’aurais poignarder sans relâche jusqu’à ce que je me sente suffoqué, jusqu’à ce que l’air se fasse rare et que je me remette à boire, fumer, me battre, peu importe, tout pour éloigner la douleur, pouvoir respirer à nouveau, tout pour défaire mon coeur de ce piège dans lequel il semblait s'être installer.

Elle revenait, enlevait les menottes, ma main frottant la marque qu’elles avaient laissé sur mes poignets. Mon regard la regardant de nouveau. Si j’avais été proche de tout dévoilé, de parler jusqu’à ce que mon coeur s’effondre sous la douleur, j’étais loin de le vouloir à présent. C’était peut-être l’alcool, qui semblait s’être évaporé de mon système dans la bousculade, c’était peut-être justement le fait qu’il me semblait être sobre pour la première fois depuis des lustres et je n’aimais pas ça, je n’aimais vraiment pas ça. Il me semblait sentir chaque partie de mon être, chaque sensation, que tout était clair et que justement, je pouvais voir la douleur se dessiner dans mon être, dans mon âme.

“Donne moi de la vodka et je te le dit.”

C’était tout ce que j’allais dire, un verre de vodka, ou du moins, plusieurs verres, et je commencerais peut-être à parler, c’était un bon échange, de l’alcool contre mes paroles. C’était juste n’est ce pas? Je n’en avais cure d’aller en prison, si ce n’était que là bas, je n’aurais probablement pas d’alcool, mais au moins il y aurais bien quelqu’un d’assez haineux pour se battre avec moi. Pour faire disparaître la douleur. J’avais toujours aimer me battre, balancer mon poings dans le visage de ceux qui me cherchait, mais depuis sa mort, depuis l’incendie, il me semblait que c’était devenu une raison de vivre, de survivre.

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Alaska est hésitante, l’alcool aide sans doute un peu mais l’important est là, elle est à deux doigts de cracher le morceau. De vomir sa douleur et sa colère. Max n’a qu’une envie : celle de la secouer et lui dire « allez putain lâche-toi merde ! » mais non, elle se tait. Ses paroles restant beaucoup plus posées que le fond de sa pensée. Il faut dire qu’elle doit rester politiquement correcte dans le cadre du travail : un langage grossier n’est pas vraiment toléré quand on représente la justice et puis Max est censée être une demoiselle pleine de bon sens, bien élevée, montrant l’exemple. Pourtant ça la démange parce qu’elle crève d’envie que les choses avancent et qu’elle puisse, éventuellement, être d’une quelconque aide.  Il ne manque qu’une onde de confiance pour débloquer la confiance , brutalement brisée par un collègue qui estime qu’il est temps de montrer que c’est lui qui a le caleçon et donc, par déduction masculine, le droit de faire valoir son machisme. Ce qui casse royalement les ovaires de la flic, qui n’hésite pas à lui faire la morale. Certes, elle n’a guère le droit de prendre le parti de la demoiselle à l’origine de l’émeute mais au fond, s’ils n’étaient pas un brin humain de temps à autre, être policier ça ne vaudrait carrément pas le coup. Maxine vit pour aider les autres et pas pour faire la loi sans avoir de cœur. Parfois elle sait se montrer impitoyable quand c’est important mais pour de petites affaires comme celle-ci… elle n’imagine pas faire autrement. Elle est d’humeur clémente et à l’écoute aujourd’hui. C’est une frustration sans nom que de se faire damer le pion par un membre de son équipe. Qu’ils ne les remettent pas ensemble après ça sinon un accident est si vite arrivé… Maxine est absolument hors d’elle quand elle retourne auprès d’Alaska mais surtout elle est dépitée parce qu’elle sait pertinemment qu’elle a perdu ce minuscule, ridicule petit espoir. Une étincelle qui finalement meurt soudainement parce qu’elle n’est pas assez puissante pour s’embraser et prendre de l’ampleur. C’est avec une légère douleur intérieure qu’elle observe ce simple geste : celui de se frotter les poignets. La sensation d’être pieds et poings liés, Maxine le craint franchement. Elle déteste ne pas être maîtresse de ses mouvements, ne pas contrôler la situation. Elle ne se montre pas faible, jamais alors être attaché pour la O’Loughlin ce serait un cauchemar. Un voile s’est tiré devant ses yeux et l’agent soupire. Voilà les dégâts qu’elle voulait éviter. Tout ce qui sort de la bouche de la blonde c’est demander de l’alcool et franchement c’est décevant. Tant de boulot perdu. Elle est déjà pas bien sobre, la femme ne va pas lui offrir un verre. Elle est gentille mais bon là ça dépasse totalement sa clémence. N’exagérons pas les choses. Elle est en service.

Max ∞ « Je suis flic pas barmaid ! Et je ne veux pas t’obliger à me raconter ta vie. »

Manquerait plus qu’elle finisse son boulot en allant boire avec une gamine ayant déjà un pied dans la tombe. Elle sait très certainement qu’une représentante de l’ordre ne lui donnera pas de quoi étancher sa soif alors oui, elle a gagné. Petite victoire mais c’est une victoire qui n’a aucune saveur, t’en rends-tu compte ? Elle a presque envie de la sevrer en l’envoyant en taule mais ça la brusquera inutilement et une fois sortie, elle rechutera encore mieux et quel intérêt ! C’est pas tellement le but de la manœuvre mais la voir partir maintenant, c’est comme un échec pour Max, c’est avouer qu’elle ne peut pas tendre la main à tout le monde. Elle déteste cette sensation. Putain c’est frustrant, c’est con, ça lui donne envie de frapper dans un sac de sable, pour ne pas dire un certain collègue. Bon elle n’a pas totalement envie de céder la guerre aussi alors elle esquisse un sourire. Elle lui donne un morceau de papier sur lequel elle griffonne bien rapidement son numéro. Pas celui du poste, le sien.

Max ∞ «  Je me suis peut-être trompée de carrière. Je serais pas en service j’aurais pu dire oui. Mon numéro, tu le jettes, tu le brûles ou tu le gardes à toi de voir. »

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Je la regardais me juger, me juger parce que j’osais boire ma douleur, parce que j’osais me noyer dans l’alcool et la drogue, dans la violence et le sexe. Elle ne savais rien, elle ne pouvais pas savoir, elle se pensait meilleurs parce qu’elle était flic, mais au fond, elle n’étais pas mieux que moi.

“Tant mieux pour toi! Je m’obligerais pas à te raconter ma vie parce que t’es flic et que tu me l’as demandé! Justement, pourquoi je raconterais ma vie à une flic justement? J’ai l’air d’être sans reproche? J’ai l’air de la fille parfaite à sa maman qui ne dit jamais un mot de trop? Sage comme une image. Yeah. Right. Tu peux l’avouer maintenant, que tes faux semblants, tes manières, c’est juste une manière pour toi de finir par me mettre les menottes au poings. Allez, vas-y, allez directement en prison sans passez par la case départ, ne collectez pas 200$.”

Je tendais mes poignets, ceux qui venait tout juste d’être libéré. C’était peut-être le surplus de drogue dans mon système qui me rendais paranoïaque tout à coup, peut-être aussi un coup de trop, ou encore le mélange d’alcool qui brûlais encore dans mes veines. Mais dans tout les cas, ce moment où j’avais faillit tout déballer, il était loin derrière, très loin derrière. Je pouvais de nouveau sentir la haine bouillir, cette envie de cogner jusqu’à ce que la douleur ne soit plus qu’un lointain souvenir, jusqu’à ce que son souvenir ne soit plus, jusqu’à ce que son rire ne résonne plus dans mes oreilles. Je devais délirer au fond, je pouvais presque le voir dans le fond du bar, ce léger sourire narquois sur les lèvres. Je pouvais presque entendre sa voix, sentir son odeur. Et au fond, je brûlais de boire plus, d’oublier sa présence, parce qu’il n’étais pas là, il n’était jamais là.

Je la fixais un instant, perdue alors qu’elle me donnais son numéro. Ma colère retombant aussitôt. Je me sentais comme dans des montagnes russes avec mes émotions, oscillant entre haine et doute, je ne savais même plus comment me contrôler moi-même. Je ne savais plus comment faire pour survivre en fait. Je me laissais porter par mes émotions, pas ma façon d’être, par mon besoin de destruction. Je pris le papier dans mes mains, le regardant un instant. Fermant les yeux.

“Il est mort. Mon frère, mon meilleur ami.”

Celui que j’aimais, mais ça je ne le dit pas, je le gardais pour moi, l’enfermant le plus loin profondément dans le fond de mon être. Il n’avais pas été mon frère, mais il avais été ma famille et même sans aucun lien de sang, ces sentiments que je ressentais pour lui, ils étaient mauvais, malsains. Je ne voulais pas les reconnaître, je ne voulais pas les voir. Alors je les enfermais, loin de ma vue, loin de mon âme. Je ne me comprenais pas moi-même, passant de la défense aux aveux en une fraction de secondes, mais au fond, quand on était aussi détruit que moi, fallait pas s’attendre à de la cohérence.

HRP.

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