[EVENT] The Murder - HADLEY&MIHAEL

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« Piece of (he)art »

Le silence dans les rues du Refuge était pesant. Il n'y avait pratiquement pas un chat, seulement le bruit des pas de deux individus, marchant l'un derrière l'autre, sans vraiment se voir. Qu'ils rentrent chez eux ou qu'ils en sortent, ils savaient pertinemment qu'il fallait se dépêcher, la rue, ce n'était pas un endroit sûr en ce moment. Tous les habitants avaient en tête le tueur en série, personne, malgré tous les efforts du monde, n'arrivait à l'oublier. Et cette nuit ne dérogeait pas à la règle, loin de là.
C'en allait d'ailleurs devenir pire, alors qu'ils tournaient tous deux à l'angle d'une rue, le sol se fit humide. Une tâche sombre, minuscule, puis plus loin une autre. L'appréhension commençait à monter, et pourtant, ils n'arrivaient pas à s'arrêter de marcher. Après tout, ça pourrait être n'importe quoi, pas de quoi s'inquiéter outre mesure. C'était ce que le premier protagoniste pensa, avant de voir les deux ailes étendues sur le sol, comme marquant une croix. S'approchant, se baissant pour mieux comprendre ce qu'il était en train d'observer, il sentit petit à petit des gouttes tomber sur son épaule et son crâne, alors même que le ciel était clair de tout nuage.
Relevant la tête, il put constater l'horreur. Là devant lui, se trouvait un cadavre, pendu aux fils électriques, macéré de centaines de coups de couteaux, le sang se déversant encore des plaies qui ne semblaient dater que d'une poignée de minutes.

EXPLICATIONS

Il y a très peu de demandes concernant ces rps, n'hésitez pas à communiquer entre vous pour savoir qui le lance, qui joue quoi s'il y a des rôles définis, et le PNJ interviendra quand bon lui semblera
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Djinn
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L'ambiance était à la neige : l'obscurité englobait la rue et les pas de Mihael se perdaient en écho, quelque part entre la solitude et le silence. Il faisait frais - froid, en vérité, pour la sensibilité du jeune homme - et les talons hauts quelques mètres derrière lui avaient des sonorités lugubres, telle une sentence savamment orchestrée ; clac. clac. clac. clac.
Elle fut sa seule compagne plusieurs mètres durant et la litanie se transformait dans son imagination, ersatz de percussions au fond sonore jazzy qu'il s'inventait au fur et à mesure de sa progression. La tête jamais réellement vide, mais obnubilée par une musique qui n'existait pas - clac. clac. clac. plop.
Plop ?

Mihael releva les yeux, s'immobilisant un instant, déchirant son regard des scènes oniriques qu'il s'était formé pour mieux s'interpeller du nouvel instrument.
Un bruit intempestif bien plus qu'un son harmonique, et les formes se déroulèrent sous son regard, quelque chose de sombre - et une odeur métallique, d'une amertume qui le prit à la gorge, et il aurait voulu s'imaginer que cela faisait partie du spectacle, mais il lui suffit de s'approcher pour que le plop se meurtrisse sur son crâne et il releva le menton pour mieux constater l'horreur. L'évidence ne dérogeait jamais aux preuves ; quant au pressentiment qui lui enserrait les synapses, il explosa en étincelles de certitudes, tout cela semble indécemment récent.

Mais avant de penser à lui, avant de penser à la réalité, les percussions ne s'étaient toujours pas stoppées, clac, clac, clac, et il se releva souplement pour faire volte-face, interceptant la jeune femme qui avait eu le temps de combler l'espace qui les séparait. Et on ne touchait pas les inconnues, lorsqu'on était un homme seul dans une rue sombre, mais il ne put s'empêcher de poser ses mains sur ses épaules pour l'intercepter, l'empêchant de sa haute stature de voir ce qui pouvait se dérouler dans son dos.
« Ne regardez pas. » l'intima-t-il d'une voix grave - grave de timbre, grave de sérieux, grave de sévérité. « N'avancez pas davantage et restez près de moi. Vous avez un téléphone ? »
Car, comme dans un vieux film noir, il était le vieux roublard qui rejetait la technologie et prenait sur lui les responsabilités engendrées par la situation.
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La condition de mon indépendance était que j'accepte de passer au moins une soirée par semaine avec ma tante, parfois plus s'il y avait des dîners importants auxquels elle souhaitait que je participe. Ceci n'était pas négociable et j'avais rapidement fini par le comprendre. On ne parlemente pas avec Ella Calloway, on ne cherche pas à faire des compromis ou alors il fallait s'attendre à de très longues négociations. Ma tante était douée en affaire, c'est le moins que l'on puisse dire. C'était une femme de poigne, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui sait ce qu'elle veut. Le fait qu'elle ne voit pas ne l'handicape absolument pas, croyez le bien, elle reste quoi qu'il arrive maîtresse de la situation et sera toujours parti gagnant dans n'importe quelle affaire. C'est une femme forte et indépendante et pour ça, je l'admire beaucoup. Mais elle est trop intrusive dans ma vie et souhaite un peu trop régner en maitre sur mon destin, ce que je déplore totalement. Je sais qu'elle a attendu le jour de me serrer dans ses bras avec impatience et qu'elle a dû me regarder vivre de loin, sans pouvoir intervenir d'une quelconque façon dans ma vie. Je sais que ce n'est pas facile pour elle, sa soeur lui manque et elle aurait préféré que nous ne quittions pas le Refuge quand j'étais enfant. Mais on ne peut pas revenir en arrière, alors il faut vivre avec.

Le dîner de ce soir était interminable. J'étais entourée d'hommes d'affaire qui n'avaient aucun intérêt à mes yeux. Mais je devais faire bonne figure, sourire, car même si moi je ne les voyais pas, eux me dévisageaient certainement sans gêne. Un sourire part-ci, un rire part-là et tout le monde était content. Quand je dessert arriva, je fus content de me dérober à la fin de soirée. Ils étaient bien gentils mais j'ai besoin de ma dose et je commence à être lasse des faux-semblants. Je prétexte donc de devoir rentrer pour aider ma colocataire sur un dossier sur lequel elle planche. Je ne précise pas le sujet, cela n'intéresse personne et je n'ai pas envie de mentir plus qu'il n'est nécessaire de le faire. Je serre tendrement la main de tant qui se trouve à mes côtés, j'esquisse un sourire aux autres, avant de me lever. Le serveur m'apporte ma veste, qu'il m'aide gentiment à enfiler, me donne ma canne et m'accompagne jusqu'à l'extérieur du restaurant. Il me demande si j'ai besoin qu'il appelle un taxi et je le remercie gentiment, lui expliquant que j'habite à deux pas. Vous pensez bien, si ce n'était pas le cas, George, le chauffeur de ma tante serait déjà là à m'attendre pour me raccompagner. Je lui demande confirmation du chemin que je dois suivre, histoire de ne pas me perdre inutilement et une fois chose faite, je m'en vais tranquillement.

J'entends des pas devant moi, à quelques mètres. Nous marchons de concert. J'ignore l'heure qu'il est, mais ces derniers temps, il n'est jamais très sûr de traîner trop tardivement dehors. Mais les pas ne perdent pas de leur intensité du coup je ne me méfie pas plus que ça. Pourtant, après quelques instants, les pas devant moi s'arrêtent. Je tente de me rassurer en me disant que la personne vient certainement d'arriver devant sa porte et que soit elle cherche ses clés, soit la porte était déjà ouverte et le bruit de mes talons claquant sur le sol m'a empêcher d'entendre la porte claquée. Pourtant quand je sens des mains m'agripper les épaules, je ne peux m'empêcher de sursauter. « Ne regardez pas. » Il est sérieux lui ? Est-ce que la présence de la canne blanche dans ma main ne lui indique pas que le terme "regarder" est extrêmement mal choisi ? Mais au delà de la colère d'entendre un verbe qui me blesse et me rappelle que je ne vois plus, je suis envahie par la crainte. Que me veut-il ? Pourquoi me retient-il ? Je déteste définitivement d'être une oracle, je me sens totalement démunie face à ma cécité. « N'avancez pas davantage et restez près de moi. Vous avez un téléphone ? » Je ne me sens pas à l'aise face à cette voix grave, trop sérieuse à mon goût. Il me veut quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? S'il croit que je ne vais pas me défendre parce que je suis aveugle, il se fourre le doigt dans l'oeil. Alors je commence à me débattre, tentant un peu vainement à me servir de ma canne pour me défendre. Ne me touchez pas !! lui criais-je d'une voix forte, histoire d'attirer potentiellement la sympathie d'un passant, si passant il y a à cette heure-ci Vous êtes qui ? Vous me voulez quoi ? Lâchez moi où je hurle !! Il est hors de question que je lui file mon téléphone, ça va bien oui. Bon sauf si je sens une arme, là y'a pas de héros qui tienne, je lui file tout ce qu'il veut, mais pour le moment j'ai encore ma dignité Ce n'est pas parce que je suis aveugle que je ne peux pas me défendre, j'vous préviens !! Les choses sont dites ... même si c'est absurde, je suis un poids plume, je ne fais pas vraiment le poids, j'en suis persuadée mais il faut bien tenter sa chance. Je me mettrais bien à courir, mais j'ignore dans quel sens.
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