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V. River Ó Mordha
Sirène
MESSAGES : 85
AGE DU PERSONNAGE : 19
RACE : Sirène
MÉTIER/ÉTUDE : Etudiante en alternance, bijouterie de Golden Coast, venez nombreux !

marraine, filleule (river&sidney)

Dim 13 Jan - 5:17
Tu avais longtemps cherché un coupable pour ton prénom. Tes parents, l’officier de l’état civil, le prêtre qui t’avait baptisée, quelqu’un à blâmer. Comme si Vodka n’était pas suffisamment difficile à porter. A présent que tu étais majeure, tu savais que tu pouvais économiser, pour faire une procédure qui ferait passer River devant Vodka, voire même supprimerait cette tâche sur tes papiers d’identité… Pour autant, tu n’arrivais pas encore à pardonner tes parents, qui ne s’étaient même jamais gênés pour crier ton prénom, dans la rue, à l’école, comme si de rien n’était.

Pour autant, tu avais trouvé un coupable à l’origine. Ton prénom viendrait d’une marraine, dont t’as entendu parler depuis toute petite, mais sans l’avoir jamais vue. Tu avais cru que c’était parce que tes parents n’étaient pas forcément très faciles à vivre, mais tu avais la sensation, parfois, d’avoir été oubliée.

Et vu l’échange de SMS, tu pensais avoir raison.

Tu voulais comprendre, vraiment. Heureusement que ta mère t’avait donné le numéro de cette femme, qui viendrait des États-Unis pour vivre un temps à Bray, qui serait même là depuis un moment. Ca se trouvait, tu avais même croisé cette personne, sans savoir qui elle était.

Tu étais donc à ce bar, assise à attendre. Comme tu l’avais dit à Sidney, tu portais une écharpe bleue, aux couleurs et blason de la maison Serdaigle d’Harry Potter. C’était un petit cadeau que tu t’étais faite toute seule à Noël, étant fan de l’univers du jeune sorcier, et rêvant de pouvoir appartenir à cette maison. Même si tu étais à peu près certaine de plutôt appartenir aux Poufsouffles, en soi… Rien n’interdisait de rêver, et le bleu était assorti à tes yeux.

Tu ne savais pas à quoi elle ressemblait, tout au plus une photo floue sur laquelle de l’alcool avait été renversé, de ton baptême. Du coup, tu espérais juste pouvoir reconnaître les traits grossiers que tu étais parvenue à refaire dans ton esprit, à force de fixer.

Pourtant, quand tu buvais encore ton chocolat, vu que tu étais vraiment arrivée en avance, tu vis quelqu’un entrer. Et cette personne… Elle ressemblait tellement à ces traits que tu avais déchiffrés. Une blonde aux yeux bleus, ça tu ne l’avais pas vraiment vu, mais ça te sautait aux yeux, ça ne pouvait qu’être elle. « Sidney ? Est-ce que c’est toi ? » Tu avais posé ta tasse, pour t’approcher d’elle, priant pour que tu ne te trompes pas. Tu n’étais pas très fan des moments de malaise lorsqu’on se trompait de destinataire…

Pour autant, tu étais beaucoup trop nerveuse, trop excitée, trop de choses à la fois pour réellement prendre le temps d’attendre une réponse, quoi que ce soit. Tu étais bien trop sûre de toi. « C’est moi… River. Enfin. Vodka. Vodka, c’est mon premier prénom. … Celui que tu aurais choisi pour moi. » Tu avais cette moue, partagée entre le fait de lui en vouloir et le fait d’être malgré tout heureuse de la rencontrer. Quand bien même tu avais des choses à lui reprocher. Des choses que tu reprochais aussi à tes parents, et à toutes ces personnes qui avait vu ton prénom, qui ne t’avaient pas défendue, alors que tu n’étais qu’un être fragile ne se rendant pas compte encore de sa vie future.
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Wyatt Kendrick-Smith
HUMAIN
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RACE : Apprenti magicien
MÉTIER/ÉTUDE : guichetier au cinéma de Bray

marraine, filleule (river&sidney)

Lun 14 Jan - 3:05
Pour rappel de l’histoire, Sidney a été envoyée à Bray prétendument pour rendre visite à des cousins bien trop lointains qu’elle n’avait, de toute manière, que très peu vus de toute sa vie. Tout ça pour l’éloigner de sa famille à qui elle n’avait apporté que des emmerdes, entre la fin forcée du mariage de sa soeur par sa faute et son accident après avoir beaucoup trop bu et décidé de prendre le volant quand même. Une licence de perdue, un appartement aussi, et ses parents ne pouvaient plus la supporter, aussi, avec cette excuse, elle avait volé aussi loin que possible, à savoir en Irlande. Bien loin de sa vie new-yorkaise et beaucoup moins prenante, elle avait toutefois trouvé l’excuse d’un job rapidement acquis pour “oublier” l’objet de sa venue et ne jamais aller voir les membres de sa famille qu’elle ne considérait de toute manière pas comme tel. Loin des yeux, loin du coeur, comme on le disait si bien. Alors recevoir un message, non pas venant de sa cousine, mais de la fille de celle-ci, eu de quoi la surprendre. Assez pour qu’elle mette un peu trop de temps à se souvenir à qui elle parlait. Il faut dire que River, la gamine, tenait encore dans un berceau, la dernière fois qu’elle l’avait vue, et pour être totalement honnête, elle était loin d’être sobre, du début à la fin. Elle avait pour habitude à cette époque là - et encore parfois actuellement, oupsie - d’emporter avec elle une flasque partout où elle allait, même à l’intérieur d’une église. Elle se considérait déjà, de toute manière, comme candidate parfaite pour l’enfer, alors un peu plus un peu moins, elle pouvait bien faire un doigt symbolique à Dieu en passant.

Pourtant, elle finit par accepter de rencontrer River, notamment parce que ça lui donnera de quoi apaiser ses parents lorsqu’ils demanderont de ses nouvelles - pour faire bonne mesure, en sachant qu’ils n’avaient aucune envie de la revoir, elle avait même passé Noël seule avec une bouteille de champagne ou deux - et ensuite parce qu’elle avait cette tendance à être curieuse, et si elle pouvait glaner de quoi parler sur sa cousine, c’est quelque chose dont elle n’allait pas se priver. Alors elle avait décidé de sortir. Il était tôt et c’était son jour de repos, autant dire qu’elle faisait déjà la gueule sur le chemin pour avoir à sortir de chez elle. Bien sûr, elle l’aurait fait quand même, puisqu’elle voulait se rendre au refuge un peu plus tard, mais elle manquait une grosse occasion de faire une grasse matinée. Elle arriva toutefois rapidement, à pied, au coffee shop où elle était censée retrouver sa filleule. C’est une fois prêt de la porte qu’elle se demanda si elle était tenue d’apporter un cadeau, quelque chose. C’est pas le genre de trucs qu’on fait ça, normalement? De toute manière, il était bien trop tard, elle avait déjà la main sur la poignée. Mais elle se réconforta dans l’idée que de toute manière, la gamine elle ne la connaissait pas, et qu’elle aurait probablement visé à côté de la plaque de toute manière.

Avant de regarder autour d’elle pour voir si la blondinette était déjà arrivée, elle se dirigea vers le comptoir. “ Vous avez pas quelque chose avec du rhum je suppose? Ouais forcément… Je vais prendre un cappuccino. Ouais mais avec du lait de coco. Non je déconne, pas du lait de coco. Oh et rajoutez de la cannelle.” Rien que pour voir le sourire forcé de la serveuse - qui avait l’air trop gentille pour cracher dedans, maintenant elle savait les reconnaître - ça valait le coup. L’américaine fut cependant interrompue par une voix qui semblait s’adresser à elle, alors elle se retourna. Elle acquiesce alors que la petite blonde en face d’elle demande confirmation sur son identité, et lui sourit. Elle a l’air mignonne, elle, pas comme sa mère qui avait réellement une gueule d’emmerdeuse. Pourtant, deux secondes plus tard, alors que sa filleule involontaire continuait de parler, Sidney finit par ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes. “ Tu t’appelles vraiment Vodka?” La seconde d’incompréhension, suivie d’un rire qu’elle a dû mal à contrôler. “ Désolée, c’est pas drôle, promis c’est pas drôle mais …” Et le rire qui reprend alors qu’elle se souvient à peine du jour où elle aurait prétendument donné ce prénom. Faut dire qu’y a rien d’étonnant, elle était complètement défaite. Le rire finit par s’évanouir, et Sidney reprenait peu à peu contenance. “ Pourquoi est-ce que j’aurais quelque chose à voir avec ton prénom? Faut dire que ouais, c’est probablement ce prénom là que j’aurais choisi mais je vois pas pourquoi ta mère m’aurait écoutée.” C’est vrai qu’elle arrive pas bien à voir le rapport, Sidney, entre le prénom à la con de River et ce qu’elle venait foutre là dedans. Mais elle pouvait se montrer polie, quand elle le voulait, et préféra attendre d’avoir plus d’explications.

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V. River Ó Mordha
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marraine, filleule (river&sidney)

Jeu 17 Jan - 4:32
Tu avais tenu à faire les choses bien et à te présenter de façon très formelle auprès de celle qui était ta marraine. Autant ton parrain, tu savais qui était, un cousin de ta mère qui n’avait apparemment pas servi à grand chose sinon être nommé parrain sur le certificat de baptême, autant y’a marraine, tu ne savais pratiquement rien d’elle sinon qu'adolescente, elle aimait s’amuser. A vrai dire, tu étais assez étonnée de constater que vous aviez l’air assez semblables toutes les deux, blondes aux yeux très clairs et à la silhouette sportive. Cette femme te ressemblait plus physiquement que ta propre grande sœur ! Tu avais été assez impressionnée par ça et tu t’étais surprise à vouloir la garder à tes côtés un peu, peut être histoire qu’elle prenne la place vacante de frangine. Tu avais été donc toute sourire, enfin, jusqu’au moment où Sidney prit la parole, te coupant la tienne au passage, demandant confirmation que ton prénom était réellement Vodka. Surprise, tu avais juste acquiescé, pour ensuite la voir partir dans une sorte de fou rire mi-contrôlé mi-pas du tout… Quand bien même elle disait que ce n’était pas drôle, tu ne fis qu’attendre, un peu gênée, que ça se termine.

Le temps que le rire de ta marraine se finisse, tu avais eu le temps de récupérer un minimum de contenance, même si tu avais un petit peu regardé autour de toi les gens qui te regardaient. Tu te sentais un peu bête, debout au milieu de la pièce, avec quelqu’un qui se moquait assez clairement du prénom qu’elle avait elle-même donné. En fait, tu te sentais réellement vexée. Ce n’était pas que tu étais susceptible, enfin, sûrement un petit peu, mine de rien, mais ce prénom, tu l’avais un peu eu toute ta vie, et tu n’avais jamais réussi à te faire aux moqueries. Certains s’étaient même amusés à dire de toi que tu finiras exactement comme ton prénom l’indiquait, alcoolique, et si tu ne buvais pas une goutte d’alcool aujourd’hui, c’était précisément pour leur donner tort. Pourtant, tu aimerais bien faire comme les jeunes de ton âge, prendre une petite bière entre amis, mais tu ne l’avais jamais fait, tu te l’étais interdit. Parce que tu ne voulais pas être comme tes parents, et tu voulais donner tort à ceux qui t’imaginaient les imiter.

Tu étais parvenue difficilement à les supporter, eux. A vrai dire, tu avais longtemps rêvé qu’on te dise que tu avais été adoptée, que tu venais d’ailleurs, petite, tu te disais même que tu étais une princesse. Mais tu avais fini par te rendre à l’évidence, personne ne viendra te chercher et tu allais devoir t’y mettre toute seule, à te sortir de là par toi-même. Et au final, tu ne pouvais même pas compter sur ta grande soeur, qui t’avait abandonnée au profit de son mari, ne venant à force même plus aux fêtes de famille, tout au plus quelques heures le lendemain pour se dire qu’elle l’avait fait.

Tu avais rougi du visage, autant pour la gêne que pour la honte, et dans un réflexe un peu idiot dédié à te rassurer, tu avais repoussé une de tes mèches blondes derrière l’oreille. En fait, tu avais les mains un peu agitée, signe de ta nervosité. Mais voilà, une fois le rire fini, tu avais pu reprendre contenance, bien que tu ne sois pas au meilleur de ta forme.

Elle te demanda alors ce qu’elle avait à voir avec ton prénom, rejetant la faute sur ta mère. Oh, elle pouvait bien amenuiser sa responsabilité de ce que tu avais dû vivre, pour autant, tu avais besoin d’en parler avec elle. Tu en avais eu besoin depuis le moment où tu avais su qu’elle était en ville, et pour ce faire, tu fis juste un signe de tête vers la table que tu avais occupée, ton chocolat chaud encore dessus, pour t’asseoir. Juste histoire de ne plus être le centre de l’attention. Tu n’aimais pas ça du tout, qu’on te dévisage. Puis, tu avais répondu, un poil tremblotante : “Tu… Tu dois être au courant de cette tradition stupide dans la famille, qui veut que la marraine choisisse le prénom. Ils prennent ça assez au sérieux, même si c’est un peu bête, et… Tu es ma marraine, tu as choisi Vodka. Et à mes yeux… Enfin… Il y a tellement de gens qui auraient pu arrêter ça, genre, maman, papa, toi, mon parrain, le prêtre, l’officier d’état-civil…” Avec le temps, tu t’étais demandé si ta famille n’avait pas juste utilisé ses talents de sirènes et autres tritons pour faire passer malgré tout ce prénom, mais tu avais face à toi une personne dont tu n’étais pas certaine qu’elle était une sirène. Et si tu n’en étais pas absolument, totalement, irrémédiablemen certaine, il était hors de question que tu ne vendes la mèche. Après tout, tu t’étais faites une promesse à toi-même. “J’avais besoin de comprendre, de voir… Qui tu es. Je suppose. Pour ça que j’ai voulu qu’on se voie, quand j’ai su que tu étais à Bray. Tu n’étais jamais revenue me voir.” Là aussi, pour toi, le bât blessait. Même ton parrain avait été un peu mieux pour le coup. Alors qu’il n’était pas spécialement une référence.
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Wyatt Kendrick-Smith
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marraine, filleule (river&sidney)

Dim 27 Jan - 17:36
On ne pouvait pas dire de Sidney qu’elle soit quelqu’un réellement porté sur la famille. Ou portée sur n’importe qui d’autre, d’ailleurs. Les valeurs comme l’amitié, l’amour, la loyauté … Elle ne connaissait pas. Elle avait essayé de se tenir, globalement une partie de sa vie, et ça avait toujours tourné court. Qu’elle le veuille ou non, elle avait trahi sa propre soeur pour gâcher son bonheur et le lui mettre en pleine gueule, alors forcément, la vie de ses cousins de Bray qu’elle avait vu deux fois en trente-cinq ans ne lui faisait ni chaud ni froid. Les réunions de famille, pour elle, c’était l’occasion de se bourrer la gueule dans le salon, et parfois de rencontrer des gens aussi alcooliques qu’elle. C’était tout. Elle ne ressentait rien, émotionnellement, qui l’aurait poussée à traverser l’océan pour leur rendre visite parce que pour la blonde, ils ne représentaient rien pour elle. Si elle se consolait en se disant qu’ils n’étaient pas non plus venus la voir? Peut-être un peu, mais elle n’en avait, honnêtement, pas besoin puisqu’elle ne s’imaginait pas encore avoir fait quelque chose de mal. Probablement que partir dans un fou rire face à la jeune femme n’était pas la meilleure des solutions, ni même un moyen de faire amende honorable pour son absence, mais pour être totalement honnête, elle ne voyait même pas comment elle y était reliée. Ce devait être, sans aucun doute, une erreur. De la part de qui, ça elle ne se le demandait même pas, mais une erreur.

Si le regard des gens avait depuis longtemps perdu son intérêt à ses yeux, elle finit par suivre Vodka - bah oui, c’était son nom apparemment - autour d’une table où trônait un chocolat chaud. Elle se rend bien compte que ce ne doit pas être facile tous les jours pour la jeune femme, avec un prénom pareil, mais de là à en faire une montagne franchement … Puis quelque part, tout le monde a dû subir des moqueries pour son prénom, peu importe s’il est original ou franchement commun. Sidney comme les autres. Elle, c’était pire, puisque ses parents voulaient un garçon et l’ont nommée en conséquence. Les Sex Pistols étaient encore un gros truc et toute sa période scolaire elle l’avait passée avec un cadenas autour du cou - une période rebelle comme une autre, fallait pas trop lui en demander que de faire honneur à son prénom. Mais le pire, ça a été la sortie de l’Age de Glace. Déjà adulte à ce moment là, elle n’en avait pas été moins la cible des quolibets. Est-ce qu’elle était allé faire une crise à son père pour l’avoir nommée comme un paresseux? Non. Mais de toute évidence, la jeune femme face à elle n’était pas faite du même bois. Elle semblait se soucier des choses, bien plus que Sidney qui haussait les épaules dès qu’on lui faisait une remarque et souriant de toutes ses dents à quiconque l’insultait. “ C’est totalement débile comme tradition.” Elle a finit de rire, Sidney, et semble avoir repris son sérieux. Mais elle ne comprend toujours pas comment une chose pareille a pu arriver, et surtout, comment on peut lui en vouloir à elle. “ Je t’ai vue une fois, le jour de ton baptême et honnêtement, je m’en souviens même pas. C’était une journée y a vingt ans, plus ou moins et depuis j’étais sur un continent différent. Pas une ville, un continent. Et crois-moi, j’ai pas eu que ça à penser depuis. Surtout qu’à mon avis, personne ne s’est dit qu’ils iraient au bout.” Elle soupire, Sidney, face à des reproches qu’elle ne sait même pas comment prendre. ” Puis si tu l’aimes pas ton prénom, pourquoi tu le changes pas?” Elle ne sait pas vraiment comme ça se passe en mairie, mais une gamine qui s’appelle Vodka, c’est plutôt une bonne raison pour accepter sa demande.

On pourrait voir la ressemblance entre Sidney et Vodka. On pourrait vraiment. Si on ne les écoutait pas parler, qu’on observait pas leur façon de bouger, d’être, on pourrait comprendre qu’elles sont bel et bien de la même famille. Mais c’était là que ça différait, alors que l’une restait timide et émotive, l’autre avait une tendance à ressembler très vite à un bulldog et ne se souciait de rien, elle parlait fort, riait fort, exposait ses idées sans crainte d’être trop brusque.Elle s’affirmait beaucoup trop tandis que l’autre pas assez, et les deux extrêmes rendaient la situation bien étrange. “ J’ai pas la palme de super marraine, hein?” Elle soupire, secouant la tête. Elle tente de se mettre à la place de la gamine, mais d’un autre côté, se demande vraiment ce qu’elle comptait trouver à partir du moment où la même personne qu’elle souhaitait connaître l’avait appelée Vodka. Certes elle avait quinze ans à l’époque, ou pas trop loin, mais elle n’avait pas beaucoup changé dans son rapport à l’alcool. “ Mais tu dois bien le savoir, à ton âge que la famille de toute façon, c’est de la merde. C’est juste un moyen pour ceux qui font que des conneries d’avoir une ou deux personnes pour les soutenir en cas de besoin.” Non pas que ça marche à chaque fois, elle en est le meilleur des exemples. “ Pourquoi c’est important pour toi de savoir qui je suis? Tu dois bien te douter qu’en balançant un prénom comme celui-ci, t’allais pas tomber sur la personne la plus chic et honorable de la planète.” ça, elle ne comprenait pas. Elle avait du mal à en saisir le but.


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marraine, filleule (river&sidney)

Sam 9 Fév - 6:06
Tu ne pouvais pas dire le contraire, c’était une tradition débile que tu décrivais, et tu l’avais toujours pensé. Quand viendra ton tour de donner la vie à un être, seule toi et le père aurez voix au chapitre. Personne d’autre, et encore moins tes parents, c’était un coup à ce qu’ils te proposent tous les noms de bière existant au monde. Non. Tu avais de meilleures idées, des prénoms bien plus acceptables, qui permettrait à ton enfant de passer entre les balles.

Mais pourtant, quand elle parla de ce jour-là comme si c’était quelque chose de peu remémorable, tu fus un peu heurtée, malgré toi, River. Tu n’avais rien d’une princesse, et ton baptême n’était certainement pas la fête du siècle, tout au plus celle du jour. Sans compter le rappel que tu n’étais même pas une pensée fugace pour celle qui avait pourtant le titre de marraine pour toi… Tu avais eu tellement d’espoirs dessus, de trouver quelqu’un qui pourrait peut-être prendre une place de… De famille, en réalité. Tu avais espéré avoir une explication, qui serait satisfaisante, qui finirait par être réglée, puis vous auriez pu être cousines, enfin, filleule et marraine. Le genre qui se soutenait, répondait aux questions de l’autre – enfin, surtout Sidney qui répondait aux tiennes.

Tu étais déçue. Alors, quand elle t’avait demandé pourquoi tu ne le changeais pas, tu répondis d’un ton un peu morne : « Je viens d’être majeure… Je vais commencer les démarches. Ca prendra du temps, et c’est pas sûr que ça soit accepté. » Tu aurais voulu être acerbe et demander qui pourrait aimer ce prénom. Mais elle n’avait pas tort, personne n’aurait pensé qu’ils iraient jusqu’au bout. C’était peut-être ça qui n’avait pas arrêté le prêtre lors du baptême ? Ou l’officier d’état-civil ? Le fait de se dire que quelqu’un se chargera bien de dire non. Ou bien tes parents avaient-ils utilisé leurs dons pour faire « passer ». Génial… Et ils te disaient de rester discrète, hein ?

Tu soupiras, après un petit silence. Tu encaissais le fait que rien n’était réellement comme tu l’avais imaginé. D’un côté, c’était facile de diaboliser et en même temps, idéaliser une personne qui vivait sa vie aux Amériques. D’imaginer que si elle ne t’appelait pas, si elle ne venait pas, c’était parce que les Etats-Unis avaient ce quelque chose de passionnant, de prenant, comme dans les films et séries. Tu ne pouvais pas t’empêcher de voir ce pays semblable à ce qui était présenté dans Gossip Girl, une série que tu adorais. Tu pensais réellement que ces jeunes riches vivaient comme ça et que c’était la norme là-bas. Et si c’était le cas, à quoi bon s’intéresser à une gosse qu’on avait vue à peine quelques jours en vacances ?

Aussi, quand elle déclara qu’elle n’avait pas la palme de la meilleure marraine, tu n’osas pas confirmer. Tu avais tout de même cette timidité, cette réserve, cette peur de vexer même. Même si tu n’en pensais pas moins. L’idéal se fracassait la gueule et tu étais… Un peu triste, en fait. Tu restas alors silencieuse, à écouter la suite comme s’il y avait des reproches dedans. Tu devrais savoir, River, ou encore la famille, ce n’est pas ce que tu crois. Elle n’était pas chic, c’était sûr. Tu avais un peu de mal à garder dans ton esprit qu’il s’agissait de ta marraine, tu avais envie de fuir. Mais tu n’osais pas, peut-être dans l’espoir qu’elle ne soit pas réellement comme tu la percevais à présent. Tu pouvais expliquer ça, aussi.

Tu repris une gorgée de chocolat chaud, pour répondre, tête baissée, doigts s’agitant nerveusement autour de ta tasse : « Je…. Mes parents sont alcooliques. Je suis partie, comme ma grande sœur est partie, elle est mariée maintenant. Elle est loin d’ici. Je n’ai pas quitté Bray, moi. Mais… J’évite mes parents. Quant au reste de la famille… » Tu hésitas. Tu ne voulais pas les insulter, leur donner mauvaise réputation, du moins ne pas la confirmer. Tu pris un petit instant pour te mettre d’accord sur ce que tu allais dire, puis te décida : « Je ne leur corresponds pas. » Joli euphémisme, n’est-ce pas ?

Tu voulais en venir à quelque chose avec toutes ces informations. Mais tu avais du mal à le formuler, vraiment. Tu te rendais même compte que tu ne savais même plus ce que tu voulais réellement, ça te fichait les larmes aux yeux et tu ne voulais surtout pas pleurer maintenant, non, alors tu levas les yeux en l’air. Ce réflexe un peu idiot, qui ne servait à rien comme si la gravité allait fonctionner avec les glandes lacrymales. « Je suppose que je ne vois pas la famille comme tu le vois, et je me disais qu’on… Qu’on pourrait au moins garder contact, ce genre de choses ? » Parce que tu te sentais un peu seule, abandonnée d’une part, abandonneuse de l’autre.
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