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Rod Wilde
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AGE DU PERSONNAGE : 29
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MÉTIER/ÉTUDE : Sans diplôme, sans boulot, avec un nouvel handicap pour encore plus galérer

Walking on Sunshine | ft. River

Dim 23 Déc - 10:26
Walking on Sunshine
Rod & River
« Ex… Excusez-moi ? »

Mais quelle galère ce pouvait être. Tu avais les doigts gelés, crispés autour de la laisse, le flanc tiède de Bert collé contre ton mollet. Même si tu n’y voyais rien, tu étais convaincu d’avoir ces espèces de petits nuages de froid au bout de tes lèvres gercées. T’en avais un peu marre, soyons clair. Déjà avec deux yeux pour y voir, tu détestais t’aventurer en terre inconnue, mais aveugle c’était rendu un véritable cauchemar. T’étais pas bien dégourdi de base, et puis t’avais plus de téléphone, pas de GPS. Trop grand tout seul dans une mer au ressac incessant, à arrêter les passants les moins pressés pour essayer de leur demander par où tu devrais aller. En plus, comme tu pouvais pas les regarder dans les yeux pour les appeler, ils comprenaient même pas que tu leur causais une fois sur deux.

Mais voilà, il faisait vraiment froid, et ce matin en mettant le nez dehors pour aller dire bonjour à ton chien relégué à vivre sur le perron, t’avais posé le pied sur un petit matelas de neige. Il avait fondu au soleil depuis, c’était plutôt devenu un genre de mélasse proche de la gadoue où les pas faisaient « shlick shlick » - mais il faisait toujours un froid de canard, et tu pouvais sentir la fourrure de Bert trembler sous tes doigts. Depuis le temps qu’on le laissait dehors, ça te faisait déjà mal au cœur de tolérer chaque jour ce qui tenait clairement de la maltraitance – tu disais rien vu que pour toi c’était une norme – mais cette fois tu commençais sincèrement à être inquiet. T’avais peur pour ton chien, et t’avais clairement pas de quoi te permettre des frais vétérinaires non plus en cas d’urgence. Comme tu te voyais pas t’imposer à l’un des quelques rares types biens qui daignaient encore te causer, t’avais plus qu’une solution : mettre les pieds dans une association, et leur faire extrêmement pitié.

C’est comme ça que t’avais fini là, sur le seuil de l’entrée, les cheveux humides qui te gouttaient sur les épaules et te tombaient presque sur les yeux depuis le temps que tu les avais pas coupés. Il faisait plus chaud à l’intérieur, mais t’osais pas trop t’y inviter, comme t’étais pas encore trop sûr d’être à la bonne adresse. T’avais entendu dire qu’ils s’occupaient de chiens d’aveugle – enfin, plutôt qu’ils apportaient des chiens d’aveugle aux bigleux en besoin, t’étais sûrement la seule tâche à venir leur en rendre un. Plus t’y penses, plus tu te dis que t’as rien à faire là, que tu vas sûrement passer pour un débile qui s’est pas du tout rendu au bon endroit, mais tu préfères encore qu’on se foute de ta gueule publiquement plutôt que de devoir gérer le cadavre de ton chien, auquel ta mère voudra surtout jamais toucher. Tu te voyais pas vraiment le porter à bout de bras jusqu’à une animalerie ou lui creuser une tombe avec tes biceps en chewing-gum. Le pire étant que tu pouvais pas t’arrêter d’y penser.

Tu tends l’oreille, et tâches de te fier aux pas – tu repères une paire de petits pieds qui approche de pas très loin, et tu t’élances dans cette direction, un peu timide, et lances pour la centième fois de la journée : « Excusez-moi, je cherche… Y’a un service dont on m’a parlé, avec des chiens pour les aveugles, est-ce que vous pourriez… ? » Tu resserres ta poigne avec espoir, le nez pointé en avant comme un chien de prairie. Pourvu qu’on te réponde pas un vieux « j’en sais rien », parce que t’en as tellement entendu depuis ce matin que tu sais pas si ça te mettra en colère ou si ça te fera pleurer. Faut dire que les associations pour handicapés, y’a jamais que les handicapés que ça intéresse.

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V. River Ó Mordha
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Walking on Sunshine | ft. River

Lun 24 Déc - 12:38
C’était officiellement l’hiver. Il était là, ce mois de décembre, qui annonçait Noël en famille – tu n’avais pas encore décidé si tu resterais chez toi ou si tu comptais retourner chez tes parents. Et elle était là, la saison où le sport allait surtout se passer en intérieur, histoire de ne pas perdre un orteil ou deux dans le jogging matinal. En somme, ce n’était pas spécialement la saison que tu aimais le plus au monde, non. Oh, tu aimais la neige, les paysages froids, c’était beau. Mais tu les préférais bien plus sur les cartes postales que dans la vraie vie. Ou dans ces magnifiques téléfilms que tu regardais avec tes amis les plus proches, ces mêmes téléfilms qui te racontaient de magnifiques histoires d’amour, comme celles dont tu rêvais.

Tu n’étais clairement pas là, totalement ailleurs, l’esprit qui naviguait à droite et à gauche, s’arrêtant parfois sur un autre rêve nommé Sammy, ou bien sur le souvenir de soirées agréables avec ton amie, Anna, nouvelle découverte de cette année mais pourtant un grand chamboulement dans ta vie. Sans parler de cette rencontre à venir avec ta marraine, celle qui était apparemment responsable de ton premier prénom, celui qui n’était clairement pas affiché sur la petite étiquette collée à ton pull.

Tu étais donc là, au standard de l’association, qui restait ouverte en période de fête, étant donné que des personnes isolées pouvaient avoir besoin de vous à n’importe quel moment. C’était tout de même assez calme. Tu ne faisais que rêvasser en regardant dehors, voyant la petite bruine s’écouler sans vraiment faire attention. Tu réfléchissais, à des pensées assez fugaces pour que quand tu reprennes connaissance en entendant quelqu’un appeler, tu oublias totalement à quoi tu pensais.

Tu avais en face de toi une personne aveugle, qui venait certainement pour la première fois, ou alors était-ce une personne venue quand tu n’étais pas là. En tout cas, il avait l’air totalement perdu et tu te levas alors de ton comptoir, le saluant d’un bonjour aussi réjoui que tu le pouvais, après tout, ça tu étais douée. « Oh ! Vous avez besoin d’un nouveau chien d’aveugle ? » Mais tu n’étais pas non plus celle qui avait inventé l’eau chaude. Tu ne comprenais pas vraiment le souci, dans l’immédiat, à vrai dire, tu avais l’impression qu’il avait une réclamation par rapport à son chien. Est-ce qu’il était mal dressé ?

Tu avais délicatement attrapé la main de l’homme qui te faisait face, prévenant : « Je vais vous prendre la main, pour vous diriger vers le comptoir… On sera plus à l’aise comme ça. » Tu l’avais donc mené jusqu’au comptoir, posant sa main sur le bois, et tu avais filé juste en face de lui, assez rapidement pour qu’il n’aie pas à attendre trop longtemps. Puis tu avais expliqué : « Alors, moi je peux vous aider à remplir le formulaire pour demander un chien d’aveugle mais… On pourrait peut-être discuter pour savoir quel est le souci ? » Tu posas tes coudes sur le comptoir, portant toute ton attention sur la personne face à toi, espérant que tu arriveras à régler son problème… Il devait être assez grave pour qu’il se déplace jusqu’ici sans avoir téléphoné ou envoyé un mail pour savoir ce qu’on pouvait faire.
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Rod Wilde
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Walking on Sunshine | ft. River

Mer 2 Jan - 23:56
Walking on Sunshine
Rod & River
Tu avais redouté une réponse négative, que l’on t’envoie balader, que l’on t’assène un j’en sais rien ou un mauvaise adresse, il fallut pourtant peu de temps pour effacer tes craintes. Le bonjour en réponse fut si réjoui que tu te demandas même si tu avais un jour entendu quelque chose d’aussi joyeux de toute ta vie – à tel point que ce fut pour toi beaucoup trop déstabilisant. Surtout qu’il s’agissait d’une voix de femme, ou plutôt de jeune fille, de celles que tu associais aux pimbêches emplies de jugement qui mettaient toute la violence qu’elles n’avaient pas dans leurs poings dans la salive de leur langue. Celle-ci était trop heureuse et trop douce, et tu ne savais pas trop quoi en faire. Tu aurais probablement dû lui répondre bonjour, maintenant que t'y penses, mais c’est déjà trop tard, et le temps que tu réagisses à ce complet dépaysement, elle avait fini de trotter jusqu’à toi et d’enchaîner sur la suite.
Vous avez besoin d’un nouveau chien d’aveugle demande-t-elle, et tu restes perplexe, parce qu’enfin tu as bien ton chien avec toi, et il n’était à l’évidence pas mort, et il t’avait conduit jusqu’ici sans mourir, c’était a priori qu’il se débrouillait bien. « Non, en fait… » Tu n’as pas vraiment le temps d’en dire un mot qu’elle saisit ta main, en t’avertissant une seconde trop tard – d'ailleurs elle aurait mieux fait de t’accorder quelques minutes de délais pour te faire à cette idée mais une fois que c'est fait, c'est fait. Le sursaut noue tes épaules et te tend, mais tu n’oses rien dire, pas plus que tu n’oses resserrer ta main ou la retirer, ou refuser de la suivre.

L’instant suivant, tu te retrouves la main sur le comptoir, à reprendre contenance pour ne pas avoir l’air trop stupide, à chercher tes mots et inspirer longuement. Décidément, la demoiselle était trop énergique pour toi, et tu te trouvais largué loin derrière, même si le soleil qu’elle mettait dans sa voix avait une chaleur à te réchauffer les os du froid du dehors. « Je ne veux pas demander un chien d’aveugle, c’est seulement que je ne peux pas garder le mien. Je pensais que je pourrais peut-être vous le laisser, et peut-être, enfin si ce n’était pas trop demander, si personne d’autre ne vient le prendre, revenir le chercher dans un ou deux mois. » Tu te sens honteux à l’idée de l’abandonner. Pas tant à cause du regard de la fille en face de toi, de toute façon tu ne peux pas lire le jugement sur son visage. Mais à l’idée d’entendre Bert couiner de te voir partir, tu avais le cœur en miettes. « C’est à cause de l’hiver, je ne peux pas le prendre en intérieur et il fait vraiment froid. Je sais qu’il y a des chenils mais c’est vraiment cher. Enfin s’il faut, j’ai un peu d’argent, mais vraiment pas beaucoup. » Zut, ça fait beaucoup de vraiment, tu ne peux t'empêcher d'y penser. Tu te passes une main sur la nuque, nettement gêné par ce que tu demandes. Tu hésites, tu te sens déchiré quelque part – ça y est, tu y es, tu as l’estomac tordu. C’est idiot, mais tu ne t’es jamais retrouvé seul chez ta mère depuis que tu y es retourné, il y avait toujours Bert à la porte, à t’attendre sur le perron, à te donner une raison de te lever et sortir. Plus maintenant, et ça t’effrayait bien plus que tu n’osais l’admettre. Mais tu n’avais pas le choix, alors il n’y avait pas de regret à avoir – tu y avais réfléchi un bon moment et tu étais ferme là-dessus : ça ne pouvait pas continuer comme ça.

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V. River Ó Mordha
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Walking on Sunshine | ft. River

Dim 13 Jan - 5:15
Quand tu avais demandé s’il avait besoin d’un nouveau chien d’aveugle, tu avais bien remarqué qu’il en avait déjà un. Mais il pouvait être malade, ou pour une raison ou une autre, peut-être qu’il n’allait pas. Du coup, tu avais probablement mis les bœufs avant la charrue… Ou l’inverse ? Peu important, tu étais allée trop vite en proposant le formulaire. Après tout, tu n’avais pas pensé qu’il pourrait y avoir un problème, comme celui qu’il allait t’expliquer.

Quand il t’annonça qu’il ne pouvait pas le garder, tu avais fait un bruit surpris, comme un de ces « gasp » de telenovela. Surtout qu’il parlait de revenir le chercher. Le pauvre, il avait l’air tout triste en te disant tout ça ! Main devant la bouche, tu l’avais laissé parler, abandonnant toute idée de remplir un formulaire. D’ailleurs, tu avais lâché le stylo qui avait roulé par terre – il faudra que tu penses à le ramasser, car sinon quelqu’un se fera mal en marchant dessus.

Pourtant, tu n’avais jamais entendu une histoire comme ça, de chien qui ne pouvait pas rentrer à l’intérieur, et qu’on déposait quelque part pour le temps de l’hiver. Surtout qu’un aveugle avait forcément besoin de son chien… Et que de ce que tu savais, une relation fusionnelle se créait entre le chien et son protégé – parce qu’on ne parlait même plus de maître-chien. « Mais… Pourquoi il ne pourrait pas rentrer à l’intérieur ? » Tu ne comprenais vraiment pas, à vrai dire. Mais là ce que tu comprenais c’était que le jeune homme face à toi, il était triste. Et tu ne voulais pas voir de tristesse chez les personnes face à toi, ça te brisait vraiment ton cœur peut-être trop fragile pour la réalité du monde.

Tu repris la main de Rod, la serrant dans la tienne en soutien, sans savoir l’effet que ça pouvait avoir sur lui. Tu n’y voyais qu’un moyen de lui accorder du soutien, pour montrer que tu étais là et que tu allais le guider. « Ne soyez pas triste… Je suis là, on va bien trouver quoi faire. » Tu fis un geste de tête déterminé, au moins autant que ta voix, même s’il ne pouvait pas le voir. Après tout, si tu étais bénévole dans cette association, c’était bien par conviction et tu aurais été capable de donner ta chemise si ça permettait d’aider quelqu’un.

Une fois que tu eus transmis toutes les bonnes ondes dont tu étais capable, tu demandas des précisions : « Maintenant, on va reprendre du début. Quel est le souci ?... Votre immeuble n’accepte pas les chiens ? Ce genre de choses ? » Après tout, tu ne voyais rien d’autre de possible. Et si tu n’étais pas sûre de pouvoir apporter une solution avec l’association, tu pouvais bien offrir tes neurones pour le bien de cet homme et de ce chien. Que ça soit en tirant quelques ficelles ou en donnant de ta personne d’ailleurs… Parce que tu ne pouvais pas t’imaginer accepter de séparer un aveugle de son chien.

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Lun 4 Fév - 20:16
Walking on Sunshine
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Tu avais pensé à plusieurs reprises à ce que tu allais bien pouvoir leur dire, à cette agence, pour expliquer ta situation. Sur toutes ces tentatives, il n’y en avait pas eu une seule qui t’avait paru suffisamment convaincante : tu ne voyais pas de quelle manière ils auraient pu accepter de prendre en charge ton chien pendant quelques mois, tout à fait gratuitement, pour te le rendre ensuite quand ça t'arrange. Tu allais simplement passer pour un maître irresponsable, incapable de tenir une vie en laisse, le genre de personne à qui on ne peut confier une charge aussi importante que la vie d’un animal. Tu te voyais ainsi, mais tu avais raison de le croire. Pourtant tu avais de la compassion pour Bert, tu t’en inquiétais, tu l’aimais aussi – mais la vie faisait que tu ne pouvais pas lui offrir des conditions de vie idéales. Cela faisait déjà trop longtemps à ton goût qu’il était tenu de rester dehors, il aurait probablement mérité un bain mais c’était impossible pour toi, et tu ne devais pas non plus te rendre compte de ce détail à force de ne pas le voir. Il était nourri au moins, sur tes maigres deniers – tu avais du faire confiance à l’animalerie pour ce qui était son alimentation, mais il n’y aurait rien eu d’étonnant à ce que ton bestiau en hérite quelques carences. Tu ne pouvais pas exactement te permettre de piquer des trucs dans le frigo. Tu avais essayé une fois de voler à l’étalage, et l’échec avait été cuisant – tu avais échappé aux ennuis de justesse ; quelle idée pour un aveugle, on pourrait se dire. Mais quand on a l’impression d’être face à un mur, on grimpe avec les prises qu’on trouve.

En tout et pour tout, tu te sens embarrassé de lui expliquer tes vraies raisons. Tu es un grand garçon, vraiment grand d’ailleurs, tu as des responsabilités à prendre, mais tu te sens consommé par l’existence – c’est toi qu’elle bouffe, la vie. Ne soyez pas triste reprend la voix de femme, tu as envie de te méfier de cette charge de douceur, tu peines à croire qu’il existe encore quelque part des gens aussi bons, aussi naïfs. Tu ne te sens pas à l’aise au contact de sa main, tu la retires cette fois, nettement gêné d’avoir été un peu plus brusque que nécessaire. Tu essaies de sourire, pour la rassurer, lui faire comprendre que ce n’est pas elle qui est en faute. En tâtonnant du pied, tu rencontres le crayon que tu as entendu tomber un moment plus tôt, et tu penches prudemment pour le ramasser, le tripoter nerveusement, et le poser à la surface du meuble – comme une excuse pour justifier que tu aies fui son toucher. « Je sais que ça va avoir l’air bête, mais je suis pas aveugle depuis longtemps, alors j’ai dû retourner chez m’m… ma mère le temps de… Elle veut pas le laisser rentrer, je peux pas, je peux pas le laisser rentrer. Vraiment pas. » Tu t’attends à ce qu’elle va te dire, ça paraît évident : pourquoi tu lui en parles pas ? Peut-être même que tu pourrais porter plainte pour quelque chose comme ça, qui sait. Mais c’est pas quelque chose que tu peux envisager, parce que tu penses, toi, que si le chien rentre, il va se prendre des coups de pieds. Le plus loin il est de ta mère, le plus il est en sécurité. « Est-ce que vous pouvez le prendre jusqu’au printemps ? Franchement, j’serais plus rassuré s’il est ici que chez elle » lui demandes-tu encore une fois, tu ne penses pas qu’il existe de solution plus saine que celle-là. Bien sûr, tu te voilais la face : si tu pouvais l’envisager en urgence cette fois, c’était oublier que la même question risquait de se poser dans les années suivantes. D’un autre côté, comme tu n’étais pas certain de fouler cette planète à l’hiver prochain, c’était un peu un faux problème.

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Ven 1 Mar - 13:57
A son histoire, tu avais eu un petit hoquet d’horreur, menant ta main à ton cœur. Ta compassion était tout simplement à son maximum. Tu n’avais pas pris le temps d’être vexée par le fait qu’il aie retiré sa main de la tienne, tu savais que tu avais tendance à être trop tactile et que ce n’était pas le cas de tout le monde. Par contre, sans trop savoir pourquoi, tu voyais désormais cette mère comme étant la pire des personnes du monde, ne pouvant pas comprendre qu’on ne laisse pas rentrer un animal. C’était une chose de faire que son chien vive à l’extérieur, tu savais que c’était courant, pour autant, il y avait des dispositions à prendre. Autre que faire en sorte que son fils nouvellement aveugle soit forcé de venir demander de l’aide à une association pour faire garder son chien durant l’hiver…

Laissant du coup cet homme sans aide.

Horrifiée, c’était clairement le mot pour te décrire en cet instant précis. Tu ne mettais d’ailleurs pas en doute sa parole, tu te doutais qu’il avait absolument tout essayé pour trouver une solution au chien. Tu étais donc la solution de secours, celle qui devait absolument trouver quelque chose, auquel cas tout cela n’aura servi à rien et on en viendra à une extrémité que tu n’osais qu’effleurer du doigt : l’abandon du chien.

Ca allait beaucoup trop loin. Tes neurones allaient à toute vitesse, mains posées à plat sur ton comptoir, comme si ça allait t’aider à trouver quelque chose. « Euuuuuh… » Tu regardas sur le côté, observant les autres bénévoles qui aidaient d’autres personnes à se lever, qui les guidaient… Tu fis du tambour, pour ensuite te rendre compte que ça sonnait creux. C’était du bois, ton comptoir, et du bois, vous en aviez, pour les petits ateliers bricolage. D’habitude, ils fabriquaient plus des petites maisons pour les oiseaux, des étagères, des horloges même dernièrement. Ce genre de choses modestes, créées plus pour être créées qu’autre chose. Mais peut-être qu’ils pourraient se mettre à faire une niche ? « Vous avez un jardin ? Si on lui fabrique une niche, avec quelques couvertures, ça peut le faire ?! » Tu avais parlé d’un coup, avec la fougue de la jeunesse et l’inspiration d’une idée sortie soudainement.

C’était déjà ça ! Et finalement, cette petite idée toute simple en débloqua une autre, que tu sortis de ton cœur car tu ne pouvais pas faire autrement. « Sinon, je le garderai moi-même. Vous pourrez le voir quand vous voulez, vraiment, et puis je n’ai pas un grand appartement mais au moins, je le sortirai, il sera au chaud et je le bichonnerai, ce chien. » Ca te faisait mal au cœur de te dire qu’il n’aura pas son chien guide, mais tu ne pouvais pas faire mieux. Laisser l’animal ici, tu ne savais même pas si c’était possible, c’était un cas totalement inédit.

Du coup, tu avais proposé deux solutions, espérant qu’au moins l’une des deux soit satisfaisante. Et puis, tu n’avais jamais eu d’animal, n’ayant jamais réellement osé prendre une vie à tes côtés, tu ne savais même pas si tu étais capable de prendre cette responsabilité en main. Mais pour quelques mois, tu pouvais bien tenter l’aventure, n’est-ce pas ? C’était déjà pas mal, et ça te dira si à l’avenir, tu pourras prendre à ton tour le coup d’adopter une bête, histoire peut-être d’être moins seule.
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