(-18) BRISEIS&BRÀN ζ I could be your worst nightmare about it

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or your true Paradise

FT. BRISEIS E. ISELEY


Il ne lui dirait jamais ce qu’il s’était passé cette nuit-là, avant que tout ne dérape et que tout ne parte en vrille sous son manque de contrôle. Il ne lui dirait pas, conscient du choc psychologique que cela pourrait avoir chez elle. Bràn voulait la protéger plus que toute autre chose, et cette nuit-là, si elle s’était montrée aussi aguicheuse, c’était simplement car elle espérait pouvoir revoir ses papillons multicolores. Pour se sentir à nouveau légère alors qu’elle faisait tout droit une descente en Enfer. Pendant plusieurs jours il a veillé sur elle, enfermé avec elle. Il avait dû subir maintes et maintes fois des avances qu’il n’aurait jamais refusées en temps normal, une autre Briséis, plus libre, plus… Enjouée aussi. Mais ce n’était pas elle, cela n’avait jamais été elle dans ces moments-là. Les jours qui suivirent, malheureusement, le métamorphe avait fini par devoir faire avec ses pulsions et s’en était suivi l’accident qui les avait ainsi éloignés de la sorte.

Aujourd’hui, le loup essayait tant bien que mal de réparer les pots cassés avec tout l’amour qu’il lui portait, mais comme le prouvait encore cette soirée, la chose était loin d’être aisée. Pour autant, Briséis faisait de considérables efforts et ils avaient fait des progrès, minuscules pour un autre œil que le sien, mais immenses aux yeux du métamorphe qui gardait la jeune femme entre ses bras. Une main dans ses cheveux, il attendait qu’elle se calme et se détendre à nouveau, dénouant quelques nœuds par-ci par-là, avec douceur et parcimonie. Il se montrait précautionneux et nullement hâtif, parfaitement maître de son instinct parfois animal et de ses pulsions. Il maîtrisait parfaitement la situation et voulait que Briséis le sache. Son rythme cardiaque était aussi lent que calme, complètement apaisé, et dans ses prunelles, n’apparaissait aucune lueur étrange. Aucun signe du loup qui « l’habitait » en soi. Les mots ricochèrent jusqu’à ses oreilles avec tendresse et il ne put retenir un frisson invisible de lui parcourir le corps. Lorsqu’il échangea avec elle cet amour, peu habitué de les prononcer également, ces mots, il la sentit frissonner contre lui et il ne put contenir un sourire. Ce dernier étira ses lèvres en douceur jusqu’à venir dévoiler ses dents blanches. Il l’aimait, pour sûr, sinon jamais il ne prendrait le temps, il serait parti depuis bien longtemps. Quelques fois, il avait évité, avant, aux Etats-Unis. Ici, il ne doutait plus du tout et n’imaginait pas une seule seconde la laisser seule, même s’il espérait et attendait les efforts qu’elle s’apprêtait à faire. Enclin à l’aider, enclin à lui apprendre, il restait calme et impassible, bien qu’inquiet sur le moment lorsqu’elle s’était dérobée de ses bras, pensant alors qu’il avait une nouvelle fois commis une erreur. Parler et expliquer n’étaient pas chose facile, il n’avait jamais eu besoin de le faire. Jamais. Commencer maintenant était quelque chose de nouveau, aussi bien pour elle que pour lui, et trouver les bons mots sur ce genre d’expression d’amour, c’était un défi en soi.

Alors quand Briséis releva la tête vers lui, il sut et il comprit. Elle était prête, c’était le signe. Elle voulait réessayer. Soulagé, Bràn lui sourit en retour et caressa sa joue. Conscient qu’elle devait avoir des questions, le loup interrompit sa tentative de baiser sans le vouloir par le biais de paroles. Il insistait mais il voulait réellement qu’elle comprenne et se prête au jeu, surtout si lui n’était pas si doué que ça avec les mots. Il voulait qu’elle pose toutes les questions qui pourraient bien lui passer par la tête, même s’il était persuadé qu’elle en avait déjà. Quand il l’entendit répondre par l’affirmative et se mettre à essayer d’en poser une première, il comprit qu’il avait bien fait de le faire. Toujours insister avec la brunette, sinon certaines choses étaient passées sous silence dans le seul but de ne pas le contrarier. Il commençait à connaître son principe et certains de ses réflexes, quand bien même la discussion fut toujours aussi compliqué entre eux parfois. Ils ne venaient pas du même monde, mais le métamorphe était résolu à en faire partie, de son monde à elle.
Briséis rougissait à vue d’œil et s’y prenait en plusieurs fois. Il haussa un sourcil sur le moment en ne comprenant pas ce qu’elle voulait dire. Jusqu’à ce que finalement sa question devienne plus claire et qu’il n’opine du chef. « Oui bien sûr, ne t’en fais pas. Uniquement « des caresses ». Il n’y aura rien de plus. ». En disant cela et en l’observant, il comprenait d’où venait la peur tétanisante. Cela n’allait clairement pas être simple de passer à l’étape supérieure la prochaine fois. Il allait devoir prendre sur lui, enfin surtout ce qui se trouvait plus au sud de son anatomie.

Il lui sourit à nouveau avec tendresse pour la conforter, et il la vit finalement s’allonger à nouveau à côté de lui. Mieux encore, elle vint lui quémander un baiser, pour son plus grand bonheur. Pleinement conscient de l’effort, il faisait en sorte de ne pas la décevoir. Répondant avec amour à ce baiser échangé (bien que toujours aussi chaste), le loup la récupéra contre lui par le biais d’une main dans le creux de son dos. Bientôt ses caresses reprirent, les mêmes gestes que précédemment. Des gestes qu’elle connaissait à présent lorsqu’ils s’échappaient sous le tissu et venaient caresser la peau de son dos puis de ses hanches. Il répéta plusieurs fois les mêmes gestes, de bas en haut, puis de haut en bas, jusqu’à descendre à nouveau plus bas tout en l’embrassant, laissant transparaître tout l’amour qu’il avait pour elle dans ces baisers. Bientôt, l’une de ses mains fut à nouveau à l’entrée de la cité d’or, juste au-dessus du fin tissu de satin. Il ne passa pas tout de suite en-dessous, essayant d’éveiller chacun de ses sens grâce à ses baisers et sa seconde main qui venait caresser sa joue. De bas en haut, lentement, très lentement. Il essayait d’attiser la flamme, du moins, d’attiser quelque chose en elle pour qu’elle comprenne. « Les étoiles, Bri. Elles devraient se mettre à danser mais c’est tout ce qu’elles feront. Simplement danser devant tes yeux. ». Un murmure tandis qu’il continuait. « Elles ne te feront pas t’évanouir. Tu es sagement ici avec moi, et je t’aime. ». Il l’embrassa une nouvelle fois, analysant par la même occasion les réactions de son corps. Il espérait bien avoir un minimum d’effet, tout de même…
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❝JUST ONE SHOOTING STAR❞

( c) texas-flood


Tant d’amour entre eux et tant d’incompréhensions. De silences aussi. Parfois, ils étaient bénéfiques, d’autre fois ils marquaient leurs différences. Heureusement, leurs sentiments, forts et sincères les aidaient à se rapprocher. Briseis qui semblait si fragile, si frêle et plutôt passive face à la vie démontrait ce jour là qu’elle pouvait aussi être forte. Elle faisait des efforts considérables pour passer outre sa peur et laisser le loup poser à nouveau ses mains sur elle. Alors qu’il caressait ses cheveux, elle se calmait dans ses bras. Il pouvait bien représenter le danger avec son anatomie, c’était toujours lui le pilier de sa vie. Puisant en elle, elle accepta enfin d’affronter sa peur. Elle releva donc la tête vers lui et la hocha légèrement. Le signe qu’elle était prête à reprendre leurs exercices.
Fermant légèrement les yeux quand il caressa sa joue, elle frissonnait aux mots qu’il prononçait. C’était des choses si émouvantes à entendre. Si rassurantes. Si puissantes. Voulant réclamer un baiser, elle ne put le faire parce qu’il reprit la parole. Bon. Des questions. Elle acquiesçait à tout mais hésitait encore. Comprenant que ce serait un facteur de réussite ou d’échec, la jeune femme finit par exprimer une crainte sous le couvert d’une question. Oui, Bràn avait eu bien raison d’insister pour que la brune s’exprime totalement. Elle comptait intérioriser pour ne pas paraître lourde auprès de lui mais quand il lui fit comprendre que c’était vraiment essentiel. Rougissante, pivoine, elle exprima la question qui la taraudait. Bràn lui promit encore que des caresses. Bien. Mais elle avait encore constaté plus tôt qu’ils s’étaient manqués. Cependant, le loup était loin d’être bête et elle lui faisait confiance.

S’allongeant à ses côtés, elle vint lui réclamer le baiser qu’elle n’avait plus avoir plus tôt. C’était un geste qu’elle n’avait pour ainsi dire jamais fait. Le loup avait plutôt tendance à la devancer. La main qui se posa dans le creux de son dos lui parut toujours aussi chaude. La sensation était agréable. Elle se détendit instantanément alors qu’il la rapprochait de lui. Les gestes, son corps commençait à les comprendre. Et surtout, elle avait compris qu’il n’y avait rien de menaçant, alors elle le laissait faire. Elle les connaissait, il les avait fait peu de temps avant. Elle ne risquait rien et être touchée ainsi n’était pas désagréable, loin de là. Frissonnant doucement, elle répondait aux baisers avec beaucoup d’envie. Quand il revint vers ce lieu intime, Briseis sursauta. Un réflexe. Elle ne posa pas de main sur son bras, au contraire. Et il se montrait très tendre.

Encore des baisers. Encore des caresses sur sa joue. Oui cette fois, elle sentait l’amour dans ses gestes. C’était tendre. Et doux. Attiser la flamme à ce moment là était prématuré. Cependant, elle se laissait faire et soupirait de bonheur dans ses bras. Se perdant dans ces sensations qu’elle craignait moins, elle fut un peu sortie de cette douce torpeur où elle s’était laissée entraînée quand il prit la parole. Les étoiles. Danser devant ses yeux. Pour le moment, rien ressemblant de près ou de loin à une étoile ne flottait devant elle. Je t’aime. Les mots eurent un effet assez fort. Mêlés au baiser, Briseis couina pour la première fois contre lui. Un son discret mais témoin du plaisir qu’elle prenait à les entendre. Elle se sentait en sécurité.

Elle ne réalisait pas vraiment ce que son corps pouvait exprimer. Bràn y verrait les signes. Comme par exemple ce besoin qu’elle eut de lui prendre une main pour entremêler leurs doigts ensemble ou encore ce geste léger mais perceptible d’un corps qui se rapprochait d’un autre. Quand il revint au niveau de ce fin rempart, Briseis rougit à nouveau. Son coeur s’emballa dans sa poitrine. C’était vraiment bizarre. Pas désagréable, ni agréable. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il y avait de si génial jusqu’à ce qu’il ne fasse un truc. « Oh ! » Ce n’était pas contrôlé. Une espèce de courant électrique venait d’agiter son corps. Son dos s’était légèrement arqué pour se coller à celui de Bràn. Elle crut voir un trait lumineux. Une sorte d’étoile filante. C’était ça ? Juste ça ? Ils étaient loin des milliers d’étoiles promises. Un peu déçue, elle ne savait pas encore que ce n’était qu’un début.
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or your true Paradise

FT. BRISEIS E. ISELEY


Il ne doutait pas de la force de la jeune femme. Il n’en avait même pour ainsi dire jamais douté. Si en temps normal, l’humaine pouvait paraître fragile et incroyablement naïve, il semblait qu’avec le temps, et probablement grâce à leurs apprentissages respectifs, Briséis se montre plus méfiante, mais aussi plus forte. Son caractère commençait parfois à transparaître, elle osait plus et partageait son opinion, ce qui n’allait pas pour déplaire au métamorphe, qui, bien au contraire, se nourrissait alors de leurs échanges. Bien sûr, ils étaient différents, et cette différence resterait toujours gravée entre eux, mais les sentiments ne cessaient jamais de les rapprocher. A chaque fois. A chaque seconde. Et c’était bien ces mêmes sentiments qui empêchaient le loup de tout bonnement prendre ce qu’il pensait lui revenir de droit. C’est ce qui l’empêchait de se montrer impatient, quand bien même il soit parfois difficile de réussir à jongler avec les vieilles habitudes. Il avait tellement eu l’habitude de vivre en toute liberté que cela pouvait être compliqué de se fondre dans un moule préconçu. Mais Bràn faisait avec et il voulait vraiment réussir, pour elle, pour eux. Et parce qu’il était du genre à s’ennuyer lors de leur arrivée ici, il avait déjà entamé les recherches concernant son père, mais n’avait tout simplement pas encore eu l’occasion de lui dire. Ses recherches n’étaient pas très consistantes en soi, et c’était l’une des raisons pour laquelle il conservait encore ce secret dans un coin de sa tête. Les choses commençaient à s’arranger entre eux, ce soir en était la preuve et il ne voulait pas lui donner de faux espoirs avec des informations trop maigres. Bràn exposait donc ses sentiments au grand jour, caressant sa joue plusieurs fois et l’embrassant avec tendresse.

Que Briséis accepte de réessayer était pour lui un véritable effort et une preuve de confiance aussi. Il était tellement touché qu’il ne pouvait se retenir de lui sourire à chaque instant tout en faisant en sorte d’être le plus compréhensif possible. Alors il lui expliquait, insistait pour qu’elle pose la moindre question lui passant par la tête. Lui faire peur, il ne voulait pas. Il ne le voulait plus. Passant une main dans les cheveux de la brune, il la laissa se rallonger à ses côtés et ce fut elle qui vint lui réclamer un baiser pour la première fois, en général, le loup anticipait toujours ou était celui qui faisait le premier pas. Les progrès étaient donc déjà visibles et il sentait une certaine fierté pointer le bout de son nez dans son for intérieur, à l’idée d’être celui qui l’ouvrait à ce monde. Il y avait tellement de sensations qu’elle ne connaissait pas et qui étaient à portée de mains. Tellement.

Bràn sentait les progrès et voyait les signes que son corps lui envoyait sans qu’elle ne le comprenne réellement. La manœuvre précédente avait fonctionné, ce qui fait que cette fois, la brune put profiter de l’instant et des caresses chaudes sans aucune once de peur, connaissant parfaitement la suite et sachant qu’elle ne courrait aucun danger quelconque. Il avait réussi ça, lui. Tout sourire il la noyait un peu plus dans tout cet amour qu’il ressentait et souhaitait lui communiquer par ce biais. Elle lui manquait, elle lui avait manqué. En quelques sortes, il redécouvrait ces courbes qu’il n’avait pu réellement explorer la première fois, prit dans le feu de l’action et de la pulsion. Il caressait, chatouillait pour mieux sentir son épiderme frissonner sous ses doigts. Et ça fonctionnait ! Ses mains passaient de son dos à ses hanches avec douceur, ses baisers se faisaient lents et tendres. Il la sentit se rapprocher de lui et ne faisait rien pour ne pas la coller. Au contraire, il pouvait sentir chacune de ses courbes à travers les tissus et l’instant, bien que tendre, lui donnait tout de même chaud. L’une des deux revint se poser autour de la zone effrayante au premier abord, Briséis sursauta mais ne l’empêcha pas d’y aller. Il la sentait se perdre peu à peu malgré ses appréhensions, alors il reprit la parole en murmurant. Voir les étoiles, c’était ce qu’elle verrait si cela marchait. Si son apprentissage fonctionnait et qu’il était assez bon pour ça. Il voulait lui en donner les effets, même si la flamme ne pourrait être attisée. Il le voulait sincèrement, et il l’aimait. Pour la deuxième fois de la soirée le métamorphe le lui disait et cela eut un effet sur elle. Rien que ces trois petits mots accompagnés de tendresse. Elle était véritablement une romantique, à n’en pas douter.
Bien qu’elle n’en semble pas consciente, la jeune femme envoyait des signaux par le biais de son corps. Le langage ne mentait pas et le loup en interprétait les signes sans pour autant en profiter. Il la sentait se coller un peu plus à lui, réveillant ses propres sens par la même occasion. Il la sentit entremêler leurs doigts, ce qu’il lui accorda volontiers sans cesser le baiser dans lequel, à nouveau, ils se perdaient. Naviguant d’abord au-dessus du fin tissu, Bràn finit par outrepasser cette barrière afin de réitérer les mêmes caresses directement sur sa peau. Il espérait l’éveiller à ce monde, et le oh de surprise ne fit que lui prouver qu’avec un peu de chance il allait y arriver.

A cet instant, Briséis s’arqua contre lui, ne faisant qu’attiser un peu plus le feu ardent qui circulait à présent dans les veines du métamorphe. Il ne pourrait rien faire de plus, il le savait, pas encore aujourd’hui. Il serait patient, mais il ne pouvait empêcher son propre corps de réagir à tout cela, puisque la jeune femme « le cherchait » sans même s’en rendre compte, réaction épidermique et incontrôlée. Sa main allait et venait avec toujours autant de tendresse et d’amour pendant qu’il analysait chacune de ses réactions.

« Est-ce que tu commences à les voir, les étoiles ? ». Un murmure si doux qu’il en était à peine audible et juste destiné au creux de son oreille. Il serra sa main dans la sienne et vint retrouver le chemin de ses lèvres tandis que l’autre s’activait sur une partie plus intime, essayant de la mener jusqu’aux portes d’un paradis dont elle ignorait tout. Il écoutait chaque signe, et il irait jusqu’au bout. Jusqu’à ce qu’elle sache. Jusqu’à ce qu’elle ne tremble entre ses bras, si tel devait en être le cas. « Il devrait y en avoir de plus en plus, au fur et à mesure Bri… ». Il sourit, sincère. Il avait franchi une étape.

Il l’avait franchi.
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❝I WANT MORE❞

( c) texas-flood


A vrai dire, Briseis aurait la chance de toujours être protégée par le métamorphe et il était même probable que la situation lui convienne parfaitement. Lui oserait ce qu’elle se refusait encore à faire et qui lui valait toujours quelques mésaventures. Sa gentillesse, sa peur de décevoir, étaient souvent perçus comme une faiblesse. Lui-même en avait abusé au début, pensant simplement croquer l’agneau qui lui faisait face. Bien sûr, elle commençait à exprimer ce qu’elle pensait mais il ne fallait pas se leurrer : pour elle c’était un effort considérable et elle préférait largement se conformer à l’avis de Bràn qui, selon elle, serait bien souvent le plus intelligent des deux. Elle n’intervenait auprès de lui que lorsqu’il outrepassait des règles morales. Ce qui arrivait de moins en moins souvent. Le loup apprenait à respecter si ce n’était les lois humaines au moins les lois divines. Il apprenait la charité, la Foi, l’espérance et la patience. Depuis qu’ils se connaissaient, la jeune femme constatait chaque jour un peu plus les progrès qu’il faisait. Même si parfois, il lui arrivait encore de laisser ses vieux démons prendre le dessus.

Briseis ignorait qu’il avait commencé les recherches. Elle se trouverait probablement bête si elle le savait et s’en voudrait. Si Bràn le faisait pour elle, c’était bien parce qu’elle ne se donnait pas de temps pour avancer de son côté et surtout… Voulait-elle vraiment le retrouver ? Oui. Oui parce qu’il lui avait manqué pendant de nombreuses années et qu’elle ne comprenait pas pourquoi il ne revenait pas. Ne l’aimait-il pas ? Et ne devait-elle donc pas rester avec celui qui lui disait ces mots qu’elle voulait entendre tous les jours ? Qui comptait le plus entre son sang et celui dont elle voulait tout lui donner ?

Bràn interprétait l’essai de Briseis comme une marque de confiance. Pour la jeune femme, c’était plus du ressort d’une obligation. Si elle n’y parvenait pas, elle signait la fin de leur histoire mais elle tenait tellement à lui qu’elle menait un lent et dur combat intérieur. Pour le garder. Réclamant pour la première fois un baiser, elle ne sut pas que le loup se sentait fier de l’initier à tant de choses nouvelles. En réalité, Briseis était toujours chiffonnée par un point de détail et craignait encore de le regretter plus tard. Seulement… Il était toujours là. Alors elle essayait de rationnaliser et de se dire qu’avant de s’engager, Bràn aurait besoin d’une preuve de ses intentions. Elle lui laissa donc un libre accès à son corps.

Les caresses reprirent. Innocentes. Taquines. Elle le laissa faire, sachant maintenant ce qu’il prévoyait pour elle. Répondant à ses baisers, frissonnant doucement, voire gloussait malgré elle quand il s’amusait à trop la chatouillait. Ce dernier geste d’ailleurs avait tendance à la sortir de l’humeur où il voulait l’amener. La tendresse, la douceur des gestes, chaque marque d’amour la poussait un peu plus vers lui. Briseis ne savait pas qu’elle rendait les choses difficiles pour lui. Autrement, elle s’en serait bien gardée, comprenant le risque de dérapage qui pouvait se profiler et assombrir leur horizon. Et puis, sa main revint sur cette zone compliquée. Les joues de la jeune femme rougirent. C’était une habitude dès que l’on abordait de près ou de loin le sexe. Se tendant légèrement, elle ne comprenait pas pourquoi il s’évertuait à aller par là mais il lui parla et ce fut un immense bonheur. Oui, c’était une romantique. Elle ne lui avait jamais caché : d’emblée, elle lui avait interdit le lit et l’avait laissé dormir sur le sofa à NY, en lui expliquant qu’elle n’accepterait dans son lit que son mari. Bràn avait manifestement outrepassé sa règle.

Comme il outrepassait cette fine barrière de tissus. Briseis avait pris l’une de ses mains qu’elle serra plus fort dans la sienne. Elle appréhendait encore un peu. Son corps réagissait de manière très immature : parfois il fallait que Bràn répète un geste pour qu’il comprenne que c’était agréable, parfois il effleurait à peine que la réaction était plus intense que prévue. Et instinctive. Il réclamait une chose qui l’avait pourtant marqué peu de temps avant.

Ce n’était pas une explosion d’étoiles mais plutôt le goût d’une étoile filante. Briseis eut l’impression d’avoir raté le truc. « Hunhun ». Elle frissonna quand il murmura et resserra encore ses doigts autour des siens tout en répondant au baiser avec une certaine détresse. Ou impatience. Briseis sentait quelque chose monter au niveau de son ventre, c’était une forme de douce chaleur et… D’attente. Mais les étoiles tardaient à venir. Il fallait d’abord se découvrir.
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or your true Paradise

FT. BRISEIS E. ISELEY


Une éternelle romantique, voilà ce qu’était Briséis. Elle croyait au grand amour, sans forcément croire au Prince Charmant. Elle attendait le meilleur de l’amour, rougissait dès qu’il fallait faire mention d’une intimité bien précise, persuadée que ce genre de moment n’arrive qu’après le mariage. Sauf que si c’était véridique bien des années en arrière, à l’heure actuelle, les mœurs avaient beaucoup évolué. C’est ce que Bràn essayait de lui faire comprendre en douceur mais la tâche n’était pas facile ou aisée, surtout qu’il ne voulait pas lui mettre la pression, pas après leur première fois pour ainsi dire… Ratée. Clairement. Alors il faisait de son mieux pour rattraper les pots cassés, et ce soir était un bien grand progrès, quand bien même la tâche ne soit pas simple. Briséis avait tendance à rendre les choses compliquées, simplement parce qu’ils avaient des approches différentes et que le métamorphe n’était pas toujours calé sur les réelles attentes de la jeune femme. Ces derniers jours, toutefois, il semblait y avoir une meilleure compréhension, malgré les études de la brune, et malgré les absences. Il semblait y avoir du mieux et ça le soulageait. Se sentant moins gauche, il voulut commencer à lui apprendre, mettre à exécution leur « accord ». Sur le moment, lors de la première tentative, Briséis s’éclipsa de sa portée, soudainement prise d’une angoisse mais le loup fit tout pour la rassurer. Bien sûr, il aurait arrêté si elle le lui avait demandé, mais au lieu de ça, elle accepta de réessayer, à l’agréable surprise de Bràn qui ne s’en sentit que plus honoré, et prêt à parler plus comme elle le lui avait demandé.

Parler dans ce genre de situation n’était pas le plus facile, mais il se faisait violence et murmurait entre deux caresses, expliquant du mieux qu’il pouvait les effets qu’elle était ressentir. Là encore, ce n’était pas chose facile puisqu’il ne pouvait réellement savoir comment une femme ressentait ce genre de moment. Etant un homme, il y avait de fortes chances qu’il ne ressente pas les choses de la même manière ou qu’il n’y attache pas autant d’importance, du moins sur certains points de détails. Il continua malgré tout sa manœuvre, échangeant avec elle des baisers plus tendres les uns que les autres, sentant le corps de la jeune femme réagir à ses caresses sans qu’elle n’en comprenne totalement le sens. Ses doigts dans les siens, il les sentit se serrer davantage alors qu’elle se collait un peu plus à lui, continuant sans le vouloir à éveiller ses sens. La réponse de la jeune femme ne permit malheureusement pas à Bràn de savoir si elle voyait plus d’étoiles qu’auparavant, ou même si elle les voyait, mais comme elle paraissait se perdre dans un océan de découverte, il ne fit rien pour la perturber davantage. Du moins, il ne parla pas.

C’était de l’impatience qu’il ressentait dans son baiser, et de l’envie aussi, sans qu’elle ne s’en rende compte. Sa main prisonnière dans la sienne répondit à son étreinte en la serrant un peu plus à son tour pendant que ses lèvres chatouillaient doucement les siennes. Là encore, les baisers étaient tout ce qu’il y a de plus chastes, le loup n’osant réellement franchir la barrière de ses dents avec sa langue, de peur qu’elle ne se sauve en courant. Pourtant, il avait osé franchir la barrière du fin tissu, caressant avec amour cette partie intime de son anatomie, la faisant rougir au passage. Il y allait avec douceur et tendresse, l’habituait aux gestes pour que son corps comprenne qu’elle ne risquait rien. Cela ne provoquerait peut-être pas l’effet escompté ou espéré, mais au moins elle s’y habituait, son cerveau imprimait le fait qu’il n’y avait rien de dangereux là-dedans. Quand bien même cela ne soit pas ce qu’il aimerait que cela soit, ce n’était pas un vain effort, ni une vaine tentative. Avec Briséis, rien n’était vain, en soi. Elle découvrait. Et ça prenait du temps. L’embrassant à nouveau, il ne sépara leurs lèvres que pour venir lui murmurer un énième Je t’aime au creux de l’oreille, afin qu’elle le sente toujours plus cet amour, qu’elle s’en imprègne également. Il ne mentait pas il était sincère et ne faisait rien au hasard.

Bràn se perdit dans les caresses qu’il prodiguait et les baisers, c’était bien la première fois depuis longtemps (pour ainsi dire la première fois) qu’il pouvait la toucher de la sorte et la garder contre lui. Alors il profitait de ce moment, s’enivrait de l’instant et ne voulait en perdre aucune miette. Ses lèvres trouvaient les siennes, ses caresses, la sentant s’habituer se firent un peu plus prononcées. Très légèrement, de manière si légère que cela n’était pas censé la perturber le moins du monde. Malgré le fait que ce serait peut-être un échec, le métamorphe cherchait à l’emmener dans cet ailleurs qu’il connaissait bien et dont elle en ignorait la teneur. Il fallait absolument qu’elle y prenne goût, absolument qu’elle s’y perde, dans cet ailleurs, pour qu’il puisse par la suite lui faire découvrir d’autres choses. Le niveau au-dessus de ce qu’ils faisaient. Même si la peur qu’elle avait le concernait lui, et pas nécessairement ses caresses. Cela ne concernait que lui, et ça il en avait pleinement conscience. « Toujours pas d’étoiles Bri ? ». Un autre murmure. Un énième, lâché entre deux je t’aime et mots d’amour. Il n’était pas fleur bleue, clairement pas, agir ainsi relevait de l’effort. Un effort qu’il voulait lui rendre puisqu’elle avait accepté de recommencer. Réessayer. Et c’était bien là tout ce qu’il faisait : essayer.
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❝LOOKING FOR THAT STARY WORLD❞

( c) texas-flood


Quoi ressentir ? Quelle réaction ? Bien sûr, Briseis avait déjà vu quelques petites choses mais ce n’était pas vraiment explicite et elle s’interrogeait encore sur son propre corps. Un corps dont elle était un peu déconnectée, ne lui ayant jamais laissé découvrir les secrets d’un bonheur étoilé. Oui, Briseis était une romantique. Dans son esprit, faire l’amour était un acte d’amour, l’envisager pour le seul plaisir était impossible. D’ailleurs, le plaisir n’était même pas en recherche en soi, elle était persuadée que tout ne devait être qu’une parfaite fusion, une communion des corps, de l’esprit et de l’âme avec le divin. Tout cela ne servait qu’un dessein : créer la vie. Oh, bien sûr, à ce moment là, elle n’y pensait absolument pas. L’éventualité de tomber enceinte n’était pas du tout l’une de ses préoccupations, pensant naïvement que n’étant pas mariée, c’était tout bonnement impossible. Evidemment, elle se trompait et n’avait pour l’instant « que de la chance ». Quelle déception ce serait que de mettre au monde, en plus, un enfant hors mariage. Ce n’était pas concevable et celà ne pouvait pas arriver. Voilà pourquoi parler du sujet lui semblait si peu naturel. Et pourtant, elle le demandait à Bràn. Ses illusions avaient été mises un peu à mal et bientôt, elle s’était résolue à penser que rien de tout ça n’était réel. Peut-être que toutes ces belles histoires d’union n’étaient là que pour convaincre les femmes de laisser un homme les toucher... Les doutes l’avaient assaillies et maintenant elle avait besoin de comprendre et de savoir ce qu’il comptait faire pour se sentir à minima en sécurité.

Ecoutant les mots de Bràn dans un silence seulement troublé par des bruits de tissus qui se froissaient ou de souffles qui se mélangeaient et de baisers. Il lui parla d’étoiles. Oui, la vision qui se présentait à ses yeux lui fit envie. Si seulement elle pouvait les voir ces fameuses étoiles ! Et elle en était plus proche qu’elle ne le croyait, son corps commençant doucement à réagir. Les caresses de Bràn éveillaient des sensations nouvelles, des choses auxquelles elle ne prêtait pas vraiment attention parce que ses mots la captivaient et la rendaient bien plus amoureuse de lui encore. Et puis, il y avait comme une sorte d’urgence. Quelque chose d’impérieux qu’elle ne comprenait pas, quelque chose qui semblait toujours lui échapper.

Quand il serra sa main en retour, ce fut comme si un courant électrique l’agita. Un bref instant. Un très bref instant. Perturbée, elle répondit au baiser qu’il lui donnait. Pivoine, son souffle s’était accéléré. C’était si... Gênant ! Elle déglutit et voulut tourner la tête pour réfléchir à la situation avant de s’apercevoir que si jamais elle rompait encore une fois tout ça, elle allait encore tout gâché. Et pour le moment, ça... Allait. Faute de savoir comment définir une telle situation. Bràn avait au moins raison sur un point : son cerveau comprenait que le danger n’était pas là et qu’il fallait donc se détendre. Elle en était là dans ses réflexions quand il revint lui murmurer à l’oreille. Un frisson électrique la parcourut de la tête aux pieds. Un « oh » de surprise quitta même ses lèvres avant que Bràn ne les lui capture à nouveau dans un baiser. Les pressions s’accentuèrent et quelque chose se passait.

Son corps commença à frémir. C’était subtil. Elle pencha légèrement la tête en arrière. Et d’autres mots vinrent flotter entre eux. « Non ». Elle n’exprimait pas vraiment des regrets. En fait, Bràn était sur la bonne voie et il ne manquait pas grand chose pour qu’elle connaisse ses premiers émois. Pourtant, entre ses « je t’aime » et autres mots tendres, elle commençait doucement à se laisser ensevelir dans toutes ces nouvelles sensations. Le loup saurait en voir les signes : elle cherchait toujours sa présence, elle commençait doucement à s’abandonner. Elle ne le surveillait plus. Elle était de moins en moins sur ses gardes. Les yeux clos, elle ne voulait pas lâcher sa main, ayant besoin de ce doudou pour continuer à se noyer dans cette rivière d’amour. Plonger dans les délices d’un plaisir qu’elle ne connaissait pas encore. Bràn pourtant n’était pas loin de lui faire toucher les étoiles, du bout des doigts.
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or your true Paradise

FT. BRISEIS E. ISELEY


Plaisir de l’âme. Plaisir de la chaire. En soi, Bràn était un pécheur né, du moins, si l’on s’en tenait à la vision que pouvait avoir la jeune femme sur les relations charnelles. Sa vision était beaucoup dictée par la Religion, et pour ainsi dire, uniquement par cela. Pourtant, malgré tout, le loup avait réussi à briser le principe fondamental de l’amour avant le mariage. Certes, ça ne s’était pas vraiment bien passé et ils en faisaient les frais aujourd’hui, mais tout de même, c’était un point important à noter, pour lui. Point qu’il n’omettait absolument pas et qu’il gardait précieusement en mémoire. De toute manière, ce détail dans leur vie « de couple » était gravé au fer blanc car il en subissait encore les conséquences. Même si les choses évoluaient de façon inébranlable à présent, surtout à la manière qu’il avait de caresser agréablement les courbes féminines. Briséis était près de lui, collée, même, et ce n’était pas pour lui déplaire. Il se faisait violence et grand d’effort pour continuer de lui murmurer les mots doux, pour continuer à mettre des mots sur ses sentiments qu’il voulait en général tapis à l’intérieur de lui. Ce genre de mots, il ne les utilisait jamais, ce n’était pas dans sa nature, ne l’avait même jamais été. Il y mettait donc du sien, énormément, pour la mener vers la voie de l’amour et du plaisir, non sans le vouloir charnel. Bien qu’en son âme et conscience, le métamorphe était loin de pouvoir se passer de ce genre de choses, il ne voulait pas que la brune ne se sente traitresse de ses convictions. C’est pourquoi, il demeurait conscient des efforts, à chaque seconde, chaque minute, dans ses baisers et dans ses gestes.

Il lui parlait d’étoiles qui dansent et de chaleur au bas ventre. Il lui détaillait un ciel qu’elle n’avait encore jamais vu et des sensations nouvelles, mais Briséis n’en voyait aucune. Juste des bribes d’étoiles filantes. Pourtant son corps lui dictait l’inverse, ainsi réactif entre ses doigts. Le loup s’appliquait à habituer le cerveau de la brune à comprendre les signes, à savoir reconnaître un danger qui n’en était pas un, à lutter contre des réflexes parfaitement ancrés dans sa chair. Il se faisait violence pour ne pas lui-même sombrer dans ce moment partagé, susurrant des mots toujours plus tendre à son oreille entre deux baisers échangés dont il n’osait briser la barrière avec sa langue. Pas encore, du moins. Il s’attelait à un autre endroit, accentuait les caresses à présent pour lui faire connaître autre chose et progressivement l’emmener vers ces contrées dont elle ignorait tout. Il s’y attelait avec amour, toujours épris de tendresse envers elle. Inlassablement. La main dans la sienne se serrait davantage et il ne la quittait pas, répondant à chaque étreinte, sentant son propre désir accentuer au creux de ses reins, mais il demeurait maître de la situation. Bientôt, la jeune femme pencha la tête en arrière, lui disant qu’elle ne les voyait toujours pas, ces étoiles, mais lui pouvait l’observer partir doucement dans un état second, perdue entre la réalité et autre chose. Quelque chose dont il ne pouvait être certains, mais il sentait son attitude changer sous le traitement qu’il lui imposait. Lorsqu’il ne pouvait avoir ses lèvres, il continuait de se perdre en mots d’amour et baisers déposés sur sa joue ou la ligne de sa mâchoire.

Il lui montrait la voie, espérait sincèrement y parvenir et tout son être semblait lui confirmer que c’était bel et bien le cas. Qu’il était sur le bon terrain, la bonne tangente. Ses baisers ne dépassèrent pas la limite de son cou, et il murmurait, encore, toujours. Jusqu’à ce que son rythme de caresse ne change à nouveau, se voulant toujours tendre, plus lent mais plus appuyé aussi, cherchant les points subtils, ceux qui la feraient frémir et perdre définitivement pieds. Il testait, analysait les réactions, prononçaient les trois petits mots significatifs et voyait ses propres prunelles se voiler d’un fin film. Il menait la danse, l’emmenait sur la pente, et se rendait compte que lorsqu’ils seraient en mesure de partager encore plus, il ne voudrait définitivement plus la quitter. Son corps contre le sien, l’odeur de ses mains et sa chevelure foncée. De tout cela il ne pourrait plus se passer.
Alors il enserrait un peu plus leurs doigts, caressait le dessus de la peau de sa main entre deux baisers déposés sur son menton, chaque parcelle de peau qu’il avait en sa possession, le visage de la brune étant toujours basculé en arrière. Il sentait la chaleur de sa peau malgré la présence des tissus contre lui, douce chaleur qi ne faisait qu’accentuer ce désir grandissant à mesure que les souffles venaient perturber le silence de la pièce. « Je t’aime, Bri. ». Qu’il murmurait encore, jouant de ses doigts, accentuant, se montrant tendre, trouvant le bon rythme pour la mener sur la voie de la perdition, celle d’un ciel bien plus étoilé et de l’agréable douceur. Il voulait savoir s’il pourrait la mener encore plus loin par la suite, si tous ses efforts n’étaient pas vains, et si… Malgré les principes, elle demanderait à être à nouveau aimée de la sorte. Ce serait un immense pas en avant que de la voir accepter définitivement ce genre de caresses. Peau contre peau. L’avoir près de lui, toujours plus proche, c’était là son but. Si elle ne souhaitait faire qu’un avec lui, lui ne souhait définitivement que de l’être. La température de son propre corps ne mentait pas, et ne mentirait jamais là-dessus. Quoi qu’il advienne, il ne cesserait jamais de l’envelopper dans ce voile de chaleur qui était le sien. La voir réagir était le plus beau cadeau qu’elle puisse lui faire, aujourd’hui. Et s'il fallait, après, il expliquerait tout. Tout.

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❝NO WORDS.❞

( c) texas-flood


Douce chaleur, douce perdition. L’esprit de Briseis s’embrumait peu à peu sous les mots doux et les gestes tendres qui les accompagnaient. Jamais elle n’avait ressenti ça avant, n’ayant jamais éprouvé le besoin de se tester. Elle savait que certaines femmes faisaient certaines choses mais pour elle, ça lui semblait juste… Etrange. Bràn avait outrepassé son vœu de chasteté. Elle avait eu du mal à l’accepter. D’une certaine manière, elle lui en avait voulu, même si elle avait aussi consenti à franchir le pas. C’était comme se débarrasser de ce qui l’avait toujours différenciée jusque-là. Elle avait craint aussi une forme de punition divine, comme si la colère de Dieu allait la frapper de plein fouet, ou bien qu’un tsunami la submergerait comme les hommes vivant à l’époque de Noah. Mais rien de tout cela n’était arrivé, en dehors de son sentiment de honte et d’avoir failli à sa promesse. Elle avait probablement déçu ses parents, alors Dieu n’en parlons même pas. Et que faisait-elle maintenant ? Elle laissait Bràn la toucher. C’était le fruit d’une longue réflexion. Ce qui était fait était fait et elle ne pouvait pas lui refuser le tout en bloc, il risquait de partir. Il avait eu ce qu’il voulait après tout, il n’y avait plus rien pour le retenir. Il n’avait jamais menacé de la quitter mais avec toutes les histoires qu’elle avait entendues, elle s’imaginait bien qu’il agirait comme n’importe quel homme. Aujourd’hui, l’amour n’avait plus rien de sacré, le mariage n’était même plus sacré.  

Depuis, elle attendait, en silence. A vrai dire, si jamais il le lui avait demandé, la jeune femme n’aurait pas su quoi répondre. Leur relation venait de traverser une tempête sans précédent et ils étaient encore en train d’arranger les choses comme ils le pouvaient. Ils faisaient chacun des efforts et Briseis brisaient pour lui beaucoup de principes. Il disait l’aimer et si elle en avait douté quand il avait perdu le contrôle, à cet instant précis elle commençait à comprendre. Et à le ressentir. Les mots qu’il murmurait au creux de son oreille et ses caresses éveillaient lentement ses sens. Les étoiles lui faisaient envie même si elle avait l’impression de ne jamais pouvoir les atteindre. C’était comme si tout ça restait hors de sa portée, quoiqu’elle fasse. Peut-être était-ce là son fardeau finalement, sa punition divine ? Son corps réagissait pour elle. Cherchant le contact avec Bràn, elle se rapprochait de lui autant qu’elle le pouvait, ignorant alors qu’elle éveillait ses instincts.

Cette chaleur, elle la ressentait. Un peu partout. Elle ne pouvait pas très bien la situer mais à vrai dire, aucune pensée cohérente ne se formait dans son esprit. Où étaient ces étoiles promises ? Elle avait besoin de tellement plus… Elle ne savait pas vraiment quoi. Le désir non plus, elle ne savait pas ce que c’était. Certaines femmes fantasmaient sur les corps masculins et se disaient prêtes à en profiter… Ce n’était pas vraiment le cas de la brune. C’était certainement là qu’elle détonnait totalement parce qu’à ses yeux, c’était l’union sacrée qui la motivait. C’était ce partage, cette communion, cette force cosmique qui foudroyait les corps qui lui donnait envie de chavirer. Elle comprendrait un peu plus tard ce qui comptait pour elle. Ce qu’elle voulait vraiment ressentir, pour le moment, elle se laissait guider par l’amour de Bràn. Un premier couinement quitta ses lèvres quand il accentua les gestes. C’était à la fois une surprise et… Autre chose. Serrant sa main, elle ne fit pas vraiment attention à cette réaction masculine bien particulière. Tout se confondait. Et surtout, elle pencha la tête en arrière en répondant à sa question, elle sentit d’autres baisers sur son visage. Sa respiration accélérait doucement et elle gémit doucement à nouveau. C’était à peine perceptible. Lui offrant sa gorge, elle s’abandonnait à lui. Et il changea encore. Frustration.

Briseis rouvrit les yeux, un peu perdue. Déjà, elle réalisait les avoir fermé ; puis cette forme d’impatience qui l’agitait. C’était quelque chose de plus impérieux qui la dépassait. Elle voulait… Elle voulait… Se mordant nerveusement la lèvre, elle se crispait légèrement et frissonnait suivant les points subtils qu’il testait. Elle aimait certaines choses et en appréciait moins certaines. Lui qui se montrait tant à l’écoute le percevrait et il en joua vite. Quelque chose montait peu à peu, quelque chose qu’elle ne comprenait pas alors que ses couinements commencèrent à être plus fréquents. Son regard se voila doucement alors qu’instinctivement elle commença à creuser son dos, glissant légèrement sur le lit. Il n’avait pas lâcher sa main qu’elle porta à sa bouche quand il ne l’embrassait pas. C’était quelque chose de fort. Elle déglutit difficilement alors qu’il jouait encore avec ses nerfs. C’était son impression, bien qu’en réalité Bràn n’essayait absolument pas de ralentir les choses. Son petit surnom, ces mots, ces caresses… Tout eut finalement raison d’elle. Son corps commença à vibrer littéralement contre celui du métamorphe, appuyant malgré elle sur des zones risquées. Ses doigts convulsèrent dans la main du loup et une intense vague de chaleur la submergea. Et elles furent là. Toutes ces étoiles promises. C’était comme flotter en pleine galaxie, se perdre dans un océan de néant et de tout à la fois. Sa main libre s’accrocha au haut du loup et tirait dessus avec une certaine impatience. Tout était désordonné, sans aucun sens. Elle se colla encore plus à lui dans ses soubresauts et n’avait plus conscience ni de lui ni du monde qui l’entourait. C’était… Divin.
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or your true Paradise

FT. BRISEIS E. ISELEY


Lorsqu’il entendit le premier couinement franc. Lorsqu’il la sentit frissonner et commencer à se perdre, le métamorphe sut qu’il était sur la bonne voie. Son cœur se mit alors à se gonfler de bonheur (et tout de même d’une pointe d’égo surdimensionné) et il ne cessait d’user de mots susurrés à son oreille pour mieux entretenir la magie et l’éveil des sens. Ses caresses se voulaient plus accentuées, plus osées. En réalité, Bràn testait plusieurs manières, analysait ses réactions, tantôt encouragé tantôt dissuadé, et comme elle se perdait, elle ne le surveillait plus constamment, emprunt à ses griffes, sienne entre ses doigts. Il faisait grimper avec acharnement cette chaleur en elle qu’il espérait véridique, et à la façon dont son corps souhaitait se coller au sien, le loup comprenait qu’il n’était plus très loin. Pourtant, la jeune femme ignorait que dans ses élans elle réveillait également des choses chez lui, lui qui ne pouvait prétendre à aucun traitement de ce genre si ce n’était les siens, propres, depuis un temps qui lui paraissait être des lustres. Elle ne relevait pas ce signe distinctif qu’elle ne connaissait pas encore, de l’envie et du désir qui était alors le sien, lui qui la laissait se perdre entre ses mains. Ses gémissements étaient de primes abords presque inaudibles, mais malgré tout, ils s’accentuèrent, au rythme de ses caresses. Doigts entremêlés aux siens, il la laissait faire, déposant mille baisers entre son menton, sa joue et la ligne de sa mâchoire, ses lèvres se trouvant hors de portée et conservant la paume de sa main contre ces dernières.

Briséis ne savait pas ce qu’était le désir, elle ne savait mettre un mot sur ce qu’elle ressentait exactement, sur cette action de vouloir toujours se sentir plus proche de lui. Lui, le savait, il en interprétait chaque signe et malgré elle, elle s’évertuait à le rendre dingue, obligé alors de se faire violence pour ne pas craquer et simplement la dévorer sur place. Il y avait dans cet instant quelque chose de magique à la voir ainsi s’agiter sous son traitement. Elle découvrait, elle apprenait et elle semblait aimer ça. Conforté dans son idée de poursuivre, Bràn se fit alors plus tentateur encore, trouvant les bons gestes, le bon rythme et la bonne caresse. Si la brune avait l’impression qu’il jouait avec ses nerfs, le but en était tout autre et il ne faisait qu’accentuer le chemin vers l’ascension, encouragé par ses couinements, encouragé par son corps qui ne cessait plus de réagir et le sien qui se sentait perdu entre deux feux sans pouvoir en profiter et en agripper une étincelle. Il ne suffit plus que d’un énième je t’aime accompagné de son surnom pour que cela signe sa perdition. Entre ses doigts, le loup la sentit partir définitivement vers ces étoiles qu’il lui avait promises.

Dans ses vibrations et ses élans, Briséis n’avait pas idée de ce qu’elle provoquait et il ne pouvait pas lui en tenir rigueur. Un sourire immense aux lèvres, le métamorphe observait son œuvre d’un œil fier et irrémédiablement soulagé. Elle y était, il avait réussi, elle avait découvert. Maintenant elle savait, l’effet que ça faisait. De cette façon-là. Elle savait. Et lui était dans de beaux draps avec ses réactions masculines qui n’allaient clairement pas redescendre toutes seules… La brune se colla davantage à lui et il sentait son propre souffle devenir plus rauque, pourtant il ne pouvait pas la toucher. Il ne pouvait rien faire. Un Je t’aime fut à nouveau murmuré dans le creux de son oreille pendant que la main libre de la jeune femme s’accrochait déjà à son haut et qu’elle ne faisait que le provoquer davantage. Du moins, son corps. Elle ne répondait plus de rien, mais au moins, point rassurant, elle était parfaitement normale ! Elle tirait avec tellement de force sur son T-shirt que le loup, sans se séparer d’elle, fit en sorte de le retirer de sa seule main libre, l’autre étant encore prisonnière de l’humaine. Collé à la brune, Bràn ne bougeait plus d’un pouce, toujours perdu entre deux feux, et une idée se mit à germer dans sa tête. Il n’était pas certains que cela fonctionne, mais d’une manière ou d’une autre, il faudrait bien que sa propre pression redescende, et qu’il lâche prise, lui aussi. Perdu ailleurs. Il voulait se perdre ailleurs.

Sa main libre retrouva les courbes féminines, vinrent la titiller à nouveau doucement puis retourna caresser sa joue avec tendresse, ses lèvres venant finalement retrouver les siennes, leurs souffles se mélangeant alors pendant quelques secondes. « Tu les as vues cette fois… Hein ? ». Il n’attendait pas spécialement de réponse, ce n’était là qu’un message murmuré à son oreille dans un souffle. Bràn passa ensuite sa main dans la chevelure foncée et il la laissait planer avec tout l’amour dont il faisait preuve, quand bien même la sentir contre son torse chaud ne rendait pas la chose aisée, et elle ne cessait de le chercher sans même le savoir. Alors il osa poser la question… Parler. Elle voulait qu’il parle tout à l’heure, alors il pouvait bien se risquer à la poser, cette fameuse interrogation.

« Est-ce que tu voudrais… Apprendre à me faire voir les étoiles aussi ? ». Il avait commencé en parlant d’étoiles, il continuait sur la même voie, utilisant des mots simples qu’elle comprenait et qu’il comprenait aussi. Après tout, décrire ce genre de chose n’était pas facile, et clairement loin d’être simple. Briséis planait dans un ailleurs, connaissait ce que cela faisait, avec un peu de chance, elle accepterait de l’aider à atteindre cela à son tour. Ils partageraient ainsi, quelque chose dont ils n’avaient plus parlé depuis des semaines, et des mois.

Sans ajouter un mot de plus, attendant sa réponse, le loup récupéra ses lèvres entre les siennes en un chaste baiser empli d’amour. Il attendait la réponse mais n’en espérait pas trop, l’emmener sur ce chemin de perdition était en soi une véritable victoire.
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❝I FEEL SO... I CAN'T EXPLAIN❞

( c) texas-flood


Toutes ces nouvelles réactions la déstabilisaient et la grisaient à la fois. Il y avait quelque chose d’entêtant qu’elle n’expliquait pas vraiment. C’était comme si le monde ne comptait plus, comme si elle perdait toute notion de la réalité. Bràn était là et loin à la fois. Elle ne sentit pas sa fierté, seuls ses mots lui parvenaient encore. Oui, voilà ce qu’était être aimé. Ce qu’elle n’avait pas senti la dernière fois. Si le loup cherchait sa proie, il venait de la trouver et pouvait la dévorer à sa guise. Briseis avait fini par totalement s’abandonner. Seul un instinct la guidait, la rapprochant de lui, quémandant silencieusement pour une étreinte plus profonde encore. Elle ignorait également que ses réactions avaient un effet en chaîne qui se poursuivait jusque dans le corps de son amant. Gardant sa main comme un doudou près de sa joue ou de ses lèvres, elle profitait de ce moment. C’était donc ça… Enfin… Elle sombrait depuis dans une forme d’inconscience, sans forcément comprendre qu’elle désirait. Comment appréhender quelque chose qu’elle n’avait jamais vécu ?

Objet de tentation pour un loup affamé, elle lui faisait confiance. C’était certainement étonnant et le fruit de la grande patience de Bràn à son égard. Après tout, depuis, elle ne l’avait jamais laissé approcher. Jusqu’à ce soir-là. Elle avait bien senti qu’il cherchait un contact physique mais la jeune femme n’était pas vraiment certaine de vouloir aller là il semblait alors vouloir l’emmener. Il avait dû lui expliquer ses intentions, la jeune femme ne parvenant pas à se détendre face à tous ces doutes qui l’assaillaient. Et voilà qu’à présent elle jouait avec les nerfs du métamorphe sans le savoir. Elle découvrait et ne tarda plus à connaître cette galaxie promise. C’était l’effet d’une voûte céleste par une chaude nuit d’été.

Son corps chantait comme les cigales, vibrait comme une corde de guitare sous les doigts experts qui la touchaient, c’était à la fois une nuit étoilée et le néant le plus brutal. C’était assez déroutant. Ses pensées n’avaient plus de cohérence, ni même ses gestes. Elle s’agrippa au T-shirt de Bràn, tirant dessus pour ne pas sombrer dans un gouffre qui lui semblait sans fond. C’était une sensation de vertige. Si Bràn s’était un jour demandé s’il était tombé amoureux d’une femme normale, il pouvait être rassuré. Briseis fonctionnait comme toutes les autres, il suffisait simplement de savoir comment lui plaire. Vibrant longuement, elle reprenait peu à peu conscience de la pièce mais une main vint à nouveau la taquiner. L’effet fut immédiat : son dos se creusa encore, sa poitrine se souleva en mouvements saccadés. La caresse sur sa joue lui fit pencher la tête pour mieux sentir cette douceur. Puis, son souffle déjà erratique fut capturé par un baiser. Reprenant une grande bouffée d’air quand il la libéra, ses pupilles étaient dilatées. Elle frissonna encore un moment contre lui. Tout n’était que réaction à un environnement nouveau. Une mèche de cheveux s’était collée à son front et bien qu’elle la gênait, elle n’avait rien fait pour l’enlever. Elle planait littéralement dans un autre monde, et cette main qui s’accrochait au tissu ne trouva plus le corps chaud de Bràn. Gardant le T-shirt, elle se cachait instinctivement derrière. Elle l’avait ramené au niveau de sa gorge, comme pour se rassurer. Il y avait son odeur partout. Elle ferma enfin les yeux alors qu’il passait une main tendre dans ses cheveux, se calmant doucement. Wow. Perdue, elle revenait lentement sur terre.

Ce fut dans cet état de demi-conscience qu’il posa une question. Il fallut quelques secondes tout de même pour que Briseis assimile les mots et en comprenne le sens. Son cœur fit d’abord une embardée dans sa poitrine avant qu’elle ne réalise quelque chose. Bràn lui proposait d’apprendre à lui faire le même effet. N’était-ce pas un partage ? Ne lui devait-elle pas un autre effort ? Elle qui pensait pouvoir simplement sombrer dans un sommeil réparateur, elle devait maintenant réfléchir. Mais avant, elle eut droit à un autre baiser, auquel elle répondit plus lascivement. Elle se força à rouvrir les yeux. Une réponse. Il lui fallait une réponse. Elle hocha la tête, sans le regarder. Ses joues étaient déjà rouges mais que Bràn ne s’y trompe pas, il y avait aussi une forme de gêne. Elle craignait de ne pas être à la hauteur. Une part d’elle-même se sentait si fatiguée…
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(-18) BRISEIS&BRÀN ζ I could be your worst nightmare about it
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