(sayanel) night is cold

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SAY & NYM
Une éternité. Ça faisait une éternité qu’elle n’avait pas chassé, Nymeria. Depuis qu’elle était à Bray, elle restait sur ses gardes, parce que ça n’était pas une simple ville de passage. Elle avait un appartement, un travail, et elle y était depuis plus d’un mois, une première depuis des années où elle n’avait jamais cessé de bouger, parcourant les États-Unis à la recherche de son père puis le monde entier à la recherche de sa mère. Alors dans cette ville où elle s’installait, pour la première fois, elle était prudente, encore plus que d’habitude. Nymeria, elle avait aucune envie de finir en prison, ça non. Encore moins à cause d’une créature magique qu’elle aurait cherché à tuer. Alors elle avait pris son temps, ramassant le plus d’informations possibles sur sa cible, la suivant pendant de longues heures, s’assurant d’avoir tous les éléments en main et que personne ne viendrait les déranger là, dans cette forêt, en dehors de Bray.

Maintenant qu’elle était là, allongée dans l’herbe, l’oeil fixant sa cible à travers son arme, Nymeria elle ne pensait plus à rien. À rien d’autre qu’à son souffle, qu’elle régulait pour ne pas faire bouger son fusil d’un seul millimètre, à rien d’autre que son arme entre ses mains, à rien d’autre que sa cible que la petite croix de son viseur crucifiait parfaitement. Elle était entrain de viser un métamorphe, une de ses cibles de prédilection. En réalité, hormis les métamorphes, les magiciens et leurs djinns, elle ne tuait que peu de créatures surnaturelles. Pas qu’elle ne les connaisse pas, non, mais elle était moins familière avec la manière dont on s’en débarrassait et puis elle les détestait moins, c’était un fait. Quand elle voyait un homme capable de se transformer, elle voyait l’autre connasse de l’armée, elle entendait sa voix lui dire que si elle continuait d’être aussi égoïste, Nymeria, ça ne serait pas un simple bâillon qui la réveillerait en pleine nuit. Quand elle voyait un magicien, elle voyait son père, un être haïssable et pervers. Quand elle voyait un djinn, elle voyait Nevaeh et son sourire empreint de sadisme. Ça réveillait sa haine et ça la rendait meilleure, Nymeria, non pas qu’elle soit mauvaise en temps normal mais la haine la rendait excellente.

Le métamorphe dans le viseur, juste elle et lui, elle posa son doigt sur la gâchette, expira lentement et s’apprêtait à appuyer quand la bête - l’homme pouvait se transformer en cerf - leva la tête, ses naseaux se dilatant, et déguerpit à toute vitesse. Putain. Ça courrait vite ces bestioles. Nymeria se releva en un éclair et dévala la pente en haut de laquelle elle s’était perchée pour avoir un bon angle de tir. Elle courrait vite et elle était endurante, il lui suffisait de retrouver la silhouette du cerf, de se placer en face du vent pour qu’il ne sente pas son odeur et elle le tuerait, d’une balle en plein coeur.

Concentrée sur sa course et sa cible, elle ignorait les branches qui fouettaient l’air autour d’elle quand elle passait en coup de vent, les feuilles qu’elle écrasait, elle ignorait tout en fait, guettant le cerf ou l’homme, qui sait, car il pouvait s’être re-transformée, au point qu’elle ne vit pas l’homme. Ils se rentrèrent dedans. Assez violemment pour qu’ils tombent au sol, tous les deux, la chute agrémentée d’une pelletée de jurons pour Nymeria. « Putain mais c’est pas possible d’être aussi con ! » La remarque s’adressait autant au type qu’à elle, parce que même si jamais ça ne franchirait ses lèvres, elle était peut-être légèrement en tort, Nymeria. Concentrée sur sa course, elle n’avait pas vu l’autre être humain et ils s’étaient lamentablement rentrés dedans. Maintenant, pour retrouver sa cible, ça allait compliqué, forcément. Il avait pris de l’avance. Nymeria se releva, elle gardait son fusil derrière sa jambe, ne sachant pas encore à qui elle avait à faire.
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SAY & NYM
D'aussi loin que je me souvienne, la chasse a toujours fait partie de ma vie. Je n'ai pas le moindre souvenir qui n'en implique pas, sans doute parce que le terme de " repos " dans ma famille n'existe plus depuis longtemps. Même après notre départ, nos parents ont eu à coeur de continuer les boulots à droite et à gauche. C'est normal, après tout, c'est eux qui nous ont éduqué ainsi, et s'ils l'ont fait, c'est bien parce que la chasse, dans toute son ampleur, avait toujours fait partie de ce qu'ils étaient. On ne pouvait remonter exactement aux sources du métier, dans notre généalogie. Et quelque part, les enfants comme les adultes ont eu à coeur de respecter au moins cette tradition, quitte à en abroger d'autres qui pourtant semblent un peu plus naturelles. Par exemple, les repas de Noël en famille, ça n'a jamais été notre truc. Très peu d'émotion et de bons moments entre nous, pas des calculés en tout cas. Avec Lisbeth et Zach, ça reste un peu différent, mais globalement, on ne se caractérise pas comme la plupart des familles. Mais la chasse ... C'est une des seules choses qui nous rapproche. Pourtant, actuellement, je suis seul. Les autres le savent bien, chasser en groupe, ça n'a jamais été mon délire, et ça le sera sûrement jamais, j'aime trop le silence, et ne pas devoir surveiller les faits et gestes de ceux qui m'entourent pour être sûr qu'ils s'accordent avec les miens.

Je suis au courant que les Blackwood sont bien implantés en ville, mais si on m'avait rien dit, j'aurais certainement pensé qu'aucun chasseur n'avait mis les pieds ici depuis un bail. Bray, c'est le même délire que Fairview, j'ai jamais vu une telle concentration de Surnaturels que dans les environs. Si j'faisais parler ma mauvaise foi, je dirais que ça m'étonne pas des masses, mais si je me plais dans cette compétition avec Azraël, c'est qu'il vaut quand même quelque chose. Alors les bestioles sous-marines, pourquoi pas, c'est beaucoup moins évident de buter une sirène quand elle passe sa vie en profondeur, mais les métamorphes ... Un vrai safari. La forêt en est infestée.

Immobile et perché dans un arbre, j'observe le renard roux qui s'est arrêté à quelques mètres de l'endroit où je me trouve. Ma respiration s'est faite presque inexistante, alors que je braque mon fusil sur lui. Mais au moment où le coup allait partir, ses oreilles se redressent, comme attrapant un signal que même moi ne peut entendre, pour s'élancer dans la direction opposée. Tirer maintenant ne m'apporterait rien de bon, l'alarmer pour un tout autre danger que celui qu'il est en train de fuir. Sautant de mon arbre, je me lance à sa suite sans vraiment y réfléchir. C'est loin d'être la course la plus difficile qu'il m'est été donnée de faire, et sans vouloir me vanter plus que ça, la course poursuite, c'est quelque chose que je manie assez bien. C'est pas le premier qui pense pouvoir m'échapper parce qu'il a quatre putains de pattes et que j'en ai que deux.

Je regarde pas vraiment où je vais, je suis les mouvements du renard quelques mètres devant moi, sans vraiment me rendre compte du chemin que je parcours. Je peux courir comme ça longtemps, sans vraiment me fatiguer, juste concentré sur la cible à atteindre, et plus le temps passe, plus j'ai envie de lui faire exploser la cervelle, à ce méta. Mais ma course est brutalement avortée lorsque un choc violent me fait revenir à la réalité, tout en me projetant au sol. Je regarde la femme qui vient de me rentrer dedans, les sourcils froncés. " Parle pour toi, on t'a jamais dit de regarder où t'allais quand tu cours?" Je me relève, non sans garder la main sur mon arme. Je sais qu'elle n'est pas la seule fautive mais pour le moment, dans mon esprit, elle l'est. Il faudrait faire un signal pour que tous les connards qui se prennent pour des chasseurs quittent la zone quand je suis dans le coin, ça m'empêcherait de vouloir les assommer à coups de pelle. Je regarde autour de moi, mais si je captais quelques secondes plus tôt encore les mouvements de ma cible, je n'entends plus rien que le silence. A ce que j'en sais, il a très bien pu se retransformer, ce couillon là. Je grogne. " T'es fière de toi? Je vais devoir le suivre à la trace maintenant. Si ça c'est pas une plaie."   Et un pourcentage de réussite moins élevé, surtout lorsque la forêt ne contenait pas que des renards métamorphes. Pris d'un doute, j'observe tout de même celle qui semblait être une chasseuse également, à la vue de son fusil de précision. Ce détail aurait pu me taper dans l'oeil si je n'avais pas envie de 'étrangler. " Tu chasses quoi?"
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SAY & NYM
Il y avait des règles élémentaires quand on chassait, des règles qu’elle connaissait par coeur, Nymeria. Des règles qu’on lui avait rabâchées à l’armée, ancrées dans la tête jusqu’à ce qu’elles ne soient plus des règles mais une suite logique de choses à accomplir. Par exemple, il ne fallait pas oublier tout ce qu’il y avait autour de soit pour se concentrer uniquement sur la cible. Elle le savait, Nymeria, elle le savait très bien. C’est pourquoi elle se maudissait intérieurement d’avoir pu oublier quelque chose d’aussi simple. Il ne s’agissait que d’une violente rencontre dans une forêt tranquille quelque part en Irlande, mais si elle était encore à l’armée, ça aurait pu être une balle dans la tête. Ceci dit, si elle était encore à l’armée, Nymeria, elle n’aurait jamais oublié cette règle élémentaire de prudence. Se concentrer sur sa cible oui, mais sans oublier ce qui nous entoure. Le fait de ne pas chasser pendant un certain laps de temps lui avait fait oublier cela. Ceci dit, désormais, cette rencontre se chargerait de la lui rappeler à chaque fois qu’elle voudrait aller chasser.

En attendant, elle avait oublié, oublié de regarder ce qu’il y avait autour d’elle, et ça lui avait coûté cette collision qui avait permis à sa cible de s’enfuir. Nymeria pourrait sûrement la retrouver, en la pistant, mais ça lui prendrait une éternité et même si elle était patiente, elle préférait de loin de l’action et un fusil entre les mains que le nez fixé sur le sol à chercher des traces. Le type qui lui était rentré dedans s’était relevé, non sans lui renvoyer la responsabilité de cette collision. « Ben voyons. Si tu regardais devant toi comme tu me le préconises, tu me serais pas rentré dedans, je te signale ! » Nymeria ne le connaissait que depuis quelques secondes mais il l’agaçait déjà au plus haut point. Elle parvint quand même, cette fois-ci, à ne oublier la prudence élémentaire et à l’étudier d’un coup d’oeil. Une arme dans la main, son attitude lui soufflait, à Nymeria, qu’il n’était pas un simple promeneur venu faire un jogging.

Étonnement, elle comprenait son agacement, Nymeria, parce que ça la faisait chier de se dire qu’elle avait perdu sa cible - qui s’était peut-être transformée depuis belle lurette, maintenant - et qu’elle allait tout devoir reprendre depuis zéro. « Suivre un animal à la trace, c’est loin d’être facile, tu devrais peut-être te trouver un autre animal à poursuivre ? » La provocation, une arme que Nymeria maniait bien, très bien, peut-être même un peu trop bien. Qu’importe, ce type lui donnait des envies de meurtres : il avait permis au cerf de s’enfuir et en plus, il lui disait clairement que c’était de sa faute. Sa remarque, à Nymeria, était de la provocation pure mais elle cherchait aussi à savoir s’il s’agissait d’un chasseur lambda ou de quelqu’un comme elle. Qui sait, il était peut-être là pour obtenir la peau d’un ours afin d’habiller le devant de sa cheminée. Nymeria n’était pas dupe, elle penchait plutôt pour un chasseur de créatures magiques, mais ça lui plaisait assez de le railler dans son esprit. « Un cerf. Et toi ? »
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SAY & NYM
Sayanel se maudit intérieurement. Il n'était pas du genre à se laisser distraire, même loin de là. Par quoi, en plus? Sans doute le manque de sommeil. Il avait beau jouer aux fiers, ces heures manquantes commençaient à lui peser. Il serait peut-être temps de laisser à Erynn une journée de repos, et d'avoir réellement une nuit convenable. Il savait qu'il n'en était que moins efficace lors de ses propres chasses. Pas beaucoup moins, mais assez pour ne pas voir quand quelqu'un fonçait droit sur lui. Il aurait pu la repérer des mètres plus tôt. Cependant, entre le travail, qui lui prenait bien dix heures par jour, ses chasses et les entraînements d'Erynn, il n'avait guère plus de trois ou quatre heures à son compteur chaque nuit. Ce n'était pas une excuse valable, pas pour lui qui voulait l'excellence chaque minute, chaque seconde de sa vie. Il avait toujours été plus ou moins perfectionniste, ce n'était pas un trait de caractère nouveau chez lui. Si à voix haute il pestait contre la nouvelle venue, il n'y avait aucun doute que c'était contre lui que se tournait sa rage maintenant. Le chasseur perdait rarement ses proies.  Il se savait être un bon élément, même très bon, et c'était sans doute de là que lui venait cette sensation d'avoir failli à son rôle. C'était ridicule, mais sans doute le perfectionnisme venait avec ses inconvénients.

Sayanel jaugea quelques secondes celle qui se tenait face à lui. Elle était frêle, mais il savait d'expérience que dans ce métier plus vrai qu'ailleurs, l'apparence ne comptait pas vraiment. Il avait été en contact avec d'excellents soldats plus frêles que ça. Il se demandait d'ailleurs si elle n'en avait pas fait partie. Quelque chose à voir avec sa posture. Mais il ne le parierait pas, il n'était pas devin, tout ce qu'il pouvait faire, c'était des suppositions. Pas très utiles dans leur situation. Alors il préféra l'acte de mauvaise foi. Il était bien plus simple de remettre la faute sur les autres plutôt que sur sa propre personne. Après tout, il ne s'était pas rentré dedans tout seul. " Et bien je suppose que nous sommes deux abrutis au lieu d'une, ça ne change pas vraiment le fait que tu le sois aussi, princesse." Donner des surnoms aux gens, c'est son passe-temps, au Pritchard. Parce qu'il sait que ça les énerve, et lui ça le fait marrer. On peut pas dire qu'il soit vraiment du genre à se soucier de ce que pense telle ou telle personne après qu'il lui ait parlé. Et elle ... Elle commençait réellement à porter sur ses nerfs. Parce qu'il acceptait aisément le fait de remettre la faute sur elle, mais moyennement l'inverse. Menteur serait celui qui affirmerait qu'il était homme de bonne foi, n'est-ce pas?

Le blond commença à parler plus pour lui que pour elle. Il n'aimait vraiment pas la traque par les traces. Il n'avait pas la patience. Enfin, pour être plus précis, il l'avait mais évitait de l'utiliser. Stéréotype du bourrin de premier plan, il n'aimait pas vraiment les stratégies même si il savait que parfois elles étaient essentielles. Pas là. Là, il devait buter un putain de renard. Un putain de métamorphe renard. C'était son job, il était simple, il l'avait eu devant les yeux. Pas d'observation de traces. Surtout que les pattes d'un renard, c'était chiant, parce que parfois, c'était bien trop léger. Encore une chance que ce pays soit du genre pluvieux. " Me tente pas, y a une possibilité que je finisse par te confondre avec une biche si tu continues de la ramener."  Le meurtre humain pur et dur, c'était pas son truc, mais il avait tendance à facilement répondre lorsqu'on commençait à jouer avec ses nerfs. Il n'était pas énervé, pas vraiment, agacé seulement. Contre lui, surtout, mais il avait conscience que ça retomberait forcément sur la personne qui se trouvait avec lui à ce moment-là. Bingo, we have a winner ! Mais pour le moment, il fallait qu'il retrouve le renard. Et qu'il comprenne ce que la chasseuse poursuivait. Un pli soucieux barra son front. " Renard." Tournant le regard de tous côtés, il espéra fortement qu'elle comprendrait toute seule ce que ça signifiait. Ils étaient plusieurs. Le problème était que les métamorphes n'étaient pas toujours des solitaires, et si ceux là étaient en bande, ça serait un peu plus difficile que prévu.

Alors que cette pensée traversait l'esprit du chasseur, un bruit dans les fourrés attira son attention. Il braqua instantanément son arme vers l'endroit, espérant que quoi qu'il se passe, il aurait le temps de réagir. Un renard et un cerf, ce n'était pas les plus dangereux. Mais l'humain dessous sans parler du reste du gang s'ils étaient ensemble ... ça pouvait poser un problème d'une autre taille.  
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SAY & NYM
Dans une seule et même phrase, il venait de la désigner comme une abrutie et une princesse. Deux choses qu’elle n’était clairement pas, Nymeria, et qu’elle n’avait aucune envie d’être un jour. Abrutie, ça ne risquait pas, et princesse encore moins. Lançant un regard noir au blond qu’elle avait percuté - ou plutôt, le blond qui l’avait percutée, elle, parce que bon, quitte à rejeter la faute sur l’autre, autant le faire à fond - elle détourna la tête et promena son regard sur la forêt. « Je suis loin d’être une princesse, par contre, toi, tu as l’air proche de l’abruti, je veux bien te le concéder. » Elle était agacée, Nymeria. Il l’agaçait, ce type. Elle avait trop l’impression de se retrouver en face d’elle, avec ses réponses cinglantes, le fait de rejeter la faute sur l’autre, elle aimait pas trop, Nymeria, quand on faisait comme elle et quand on jouait son petit jeu aussi bien qu’elle le faisait. Ouais, il l’agaçait. Il l’agaçait et, en même temps, elle n’avait aucune envie de lui coller une balle entre les deux yeux. Elle préférait continuer à échanger des répliques acides avec lui, parce que ça ne l’agaçait pas seulement mais peut-être bien, qu’au fond, ça l’amusait. Un petit peu. Un tout petit peu. Tellement peu qu’elle se rendait pas compte que c’était pour ça qu’elle ne le frappait pas sur le champ, ce type qui l’appelait “princesse”. « Mais si ça peut te faire plaisir de m’appeler comme ça, te gêne pas. » S’il voulait continuer à l’appeler ainsi, elle préférait avoir fait comme si elle lui avait donné l’autorisation, Nymeria. En général, ça avait l’effet souhaité : à savoir que l’autre arrêtait immédiatement de l’appeler ainsi - princesse ou tout autre nom qu’elle n’aimait nullement - parce que ça ne la touchait pas.

Bon, et maintenant, en plus d’être une abrutie et une princesse, elle était devenue une biche. Il l’agaçait, ouais, il l’agaçait vraiment. Cependant elle continuait d’afficher son calme olympien, Nymeria, parce qu’elle était ainsi, et qu’elle ne montrait jamais sa colère, sauf quand c’était le bon moment. Elle se contenta donc d’une petite moue dégoûtée et détourna à nouveau la tête. « La biche pourrait se révéler dangereuse, fais gaffe. » Nymeria, elle était pas vraiment du genre à crier à tout va ses capacités. Elle préférait rester discrète, passer pour une femme peut-être fragile, et lire l’étonnement de ses victimes quand elle leur plantait une balle entre les deux yeux, mais il y avait des fois où, comme là, elle préférait laisser filtrer un peu d’elle, Nymeria. En cet instant, c’était bien parce qu’elle aurait étranglé le type à deux mains s’il n’avait pas été armé.

Un renard. Au moins il ne chassait pas le même animal, c’était déjà ça. Nymeria, elle aimait pas tant qu’on lui pique ses proies. Elle aimait être seule sur un coup - ou alors diriger les opérations, comme elle le faisait à l’armée - mais partager avec un sombre inconnu sa chasse, ça, sûrement pas. Seulement, ça impliquait aussi qu’il y avait plusieurs métamorphes. Allons, elle ne se voilait pas la face, Nymeria. Il n’était pas un simple chasseur du dimanche, tout en lui indiquait le contraire, de sa posture à son arme, une arme de qualité, sûrement pas un fusil qu’utilisaient les chasseurs, pères de familles et tout le tintouin. Donc il y avait au moins deux métamorphes dans cette forêt. Connaissant assez bien ces créatures, s’ils étaient deux, ils étaient sûrement plus nombreux que ça. « Génial… » grommela-t-elle pour elle-même, sans se soucier que l’autre entende ou non. Nymeria, elle n’avait pas peur, elle était juste emmerdée. Elle était venue pour tuer son cerf, point barre, et voila qu’à cause de ce type qui savait pas courir sans rentrer dans les gens, elle se retrouvait embarquée dans… autre chose.

Un bruit attira son attention. Immédiatement, Nym oublia le blond et pointa son arme dans la direction du bruit étouffé. Du coin de l’oeil, elle avisa qu’il en avait fait exactement de même et se félicita de ne pas se retrouver avec un idiot complet. Sans voir s’il faisait comme elle, mais n’en doutant pas une seconde, Nymeria avança à pas lent, scrutant la forêt qui s’étendait devant elle. Elle entendait toujours des bruits, comme si la créature dans les fourrés ne s’attendait pas à tomber sur deux chasseurs armés et rebroussait chemin pour les fuir. Mauvaise idée qui n’allait pas aboutir. Il marchait ainsi depuis plusieurs dizaines de mètres quand Nymeria entendit un crac. Elle se retourna vivement pour voir le blond emporté dans un filet qui s’élevait à plusieurs mètres au-dessus du sol, accroché à un des plus grands arbres du coin. Elle n’eut cependant pas plus de temps pour réagir car un second filet s’enroulait déjà autour d’elle, la propulsant à la même hauteur que le type et à côté de lui. « Et merde, putain ! » Frustrée, Nymeria extériorisa à travers ces jurons. Elle ne perdit cependant pas de vue qu’il y avait des gens derrière tout ça et qu’ils étaient probablement pas loin. Cependant, elle ne voyait rien. Soit les métamorphes avaient décidés de les piéger pour fuir et gagner du temps, soit ils n’allaient pas tarder à apparaître. Se tortillant, Nymeria constata que ça ne servait qu’à resserrer un peu plus le filet autour d’elle. Et comble du bonheur, son arme était complètement emmêlée donc inutilisable. « Tu disais quoi tout à l’heure ? Deux abrutis… ? » Là, Nymeria, elle pouvait difficilement dire le contraire. Ils avaient été cons, super cons sur ce coup là.
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SAY & NYM
Sayanel, c'était pas le genre d'homme qu'on appréciait. Dont on se méfiait, qu'on reconnaissait dans ce qu'il faisait, à la limite, mais l'apprécier? ça ne lui était pour un si dire jamais arriver. Et il le rendait bien. Il n'y avait que très peu de personnes qui pouvait avoir cet honneur autour de lui, alors sans doute que non, il n'appréciait pas la jeune femme à côté de lui, elle lui tapait même complètement sur le système, mais il fallait lui reconnaître qu'elle avait du répondant, et ça, c'était agréable. Bien qu'il n'aimât pas qu'on lui tienne trop souvent tête, lorsque ça arrivait, il était souvent surpris, dan le bon sens de la chose. " Aoutch. Tu es plutôt bitchy pour une princesse, tu vas finir par me briser le coeur avec tes insinuations. Encore heureux que je sache reconnaître la mauvaise foi quand je la vois." C'est pas un fragile, ce chasseur là, s'il doit surjouer pour le faire croire, même s'il ne trompe personne, il le fait, mais il en fallait un peu plus pour le vexer. Certaines mauvaises langues s'aventuraient à dire qu'il n'avait pas grand chose de l'humain dans sa définition originelle, pas de sentiments qui pourraient nuire à son activité, à son efficacité, pas assez de coeur pour épargner des enfants, alors que les trois quarts des chasseurs qu'il avait rencontré se refusaient de poser la main sur eux. Il eut un sourire. " J'allais pas attendre ta permission ne t'en fais pas. Je suis peut-être un grand rebelle mais t'allais de toute manière pas y échapper." Alors qu'il parlait, il observait autour de lui, la nature à présent silencieuse. Il espérait que les bêtes qu'ils chassaient tous les deux n'étaient pas parties trop loin, ne s'étaient pas changé non plus, sinon les retrouver risquait d'être compliqué.

Bon, il risquait de revenir rapidement sur ses pensées précédentes, la chasseuse commençait à l'exaspérer. Voilà pourquoi il ne chassait jamais avec d'autres, tout simplement parce qu'en plus de ne pas avoir de talents innés pour les relations sociales, il finissait toujours par avoir envie de les tuer. Il n'en était certes pas encore là avec elle - au bout de cinq minutes, ce serait tout de même un exploit - mais une chose était sûre, l'exaspération commençait à pointer le bout de son nez. " Je m'estime heureux d'avoir un fusil alors." Une menace à peine voilée, pas vraiment sincère, cela dit. Ils recherchaient tous les deux des métamorphes, et s'entretuer n'était pas vraiment leur but premier, même s'ils pouvaient bien arriver à ce stade s'ils n'y prêtaient pas plus d'attention, et beaucoup moins de réactions aux dires de l'autre.

Sayanel se posait des questions. S'il connaissait ses capacités, il se savait être humain avant tout. La fierté l'empêcherait de dire à voix haute qu'il avait ses faiblesses, mais s'ils étaient deux, les métamorphes étaient peut-être plus que cela. Il se rappelait d'une chasse qui avait requis sa famille entière, y compris sa soeur, pour éliminer tout un nid de métamorphes, tout animal compris. Ce n'était pas passé loin de leur valoir un tour à la morgue, alors qu'ils étaient cinq, dont deux qui avaient fait l'armée, une le KGB et le dernier un road trip à travers l'Afrique. Autant dire pas les chasseurs à la petite semaine. S'ils se retrouvaient dans ce genre de situation maintenant, à moins que la brune ait des talents cachés, comme celui de se cloner, ils n'en mènerait pas large. Mais il y avait un autre souci au fait que le plus raisonnable ait été d'abandonner le terrain avant qu'il ne soit trop tard. Le blond était trop fier pour laisser entendre qu'il y avait quoique ce soit qu'il ne pouvait pas gérer. S'il était conscient de ses faiblesses, il n'aimait pa que qui que ce soit soit mis au parfum tant qu'il pouvait l'éviter. Et quelque chose lui disait que celle à ses côtés marchait de la même façon, quitte à se prendre un violent retour dans la gueule.

Un bruit se fit entendre, et son arme, ainsi que son attention, se concentra de nouveau pleinement sur l'environnement, et sa chasse. Il n'avait plus que faire de la jeune femme, de ce qu'elle faisait, prenant toutefois soin, en avançant, de garder ses distances pour ne pas être gêné si l'animal venait à se montrer, ou ne pas, une nouvelle fois, lui rentrer dedans par inadvertance. Une fois, c'était déjà de la bêtise pure, alors deux fois, ce serait forcément voulu. Ils marchèrent ainsi, armes levées, dans le plus profond des silences, guettant le moindre bruit autre que celui, léger, de leurs pas, pendant une bonne dizaine de minutes. Sayanel ne put s'empêcher de remarquer certains détails, dans la manière qu'elle avait de se déplacer. C'était quelque chose que l'on apprenait à l'armée, ne pas se faire entendre, devoir à tout prix avoir le bénéfice de la surprise, et non l'inverse Un bruit se fit entendre, et avant qu'il ait réellement le temps de réagir, un filet s'enroula autour de lui, le propulsant au dessus du sol, lui empêchant le moindre mouvement. " Son of a bitch !"  Dans des moments comme ça, le fait qu'il ait vécu la majeure partie de s vie à travers les Etats-Unis se remarquait, mais ce n'était pas vraiment sa préoccupation première. Il voulut héler la chasseuse, mais avant qu'il ait pu dire la moindre chose, elle fut elle aussi emportée, son filet se retrouvant à sa hauteur, à quelques centimètres d'écart. Essayant de bouger pour attraper le couteau qui se trouvait dans sa botte, le chasseur se rendit compte qu'elle était hors de portée, tout comme son arme. " Je n'arrive pas atteindre mon couteau, ils ne doivent pas être ...." Loin. Il ne put cependant pas terminer sa phrase puisqu'un homme entrait désormais dans son champ de vision, totalement nu. Sayanel grimaça. " Dude, on t'a jamais appris à pas te balader à poil ? T'es en présence d'une lady." Il ne savait pas s'il y avait une possibilité que sa partenaire de mission involontaire trouve une solution, mais il leur fallait du temps pour y réfléchir. Et pourquoi pas énerver un peu les sauvages par la même. " T'es le cerf ou le renard? Je parie sur le cerf. T'en as le regard, les longs cils de nana, tu sais." Un sourire naquit sur son visage, alors qu'il essayait, dans le même temps, de libérer ses mains, sans grand succès.
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SAY & NYM
En un clin d’oeil, la menace d’une présence potentielle dans les parages avait fait taire les deux chasseurs qui, sans se concerter le moins du monde, avaient adopté la même posture et les mêmes réflexes tout en partant en quête de ce qui avait provoqué ce bruit. Si elle ne se préoccupait que de la chose - les chances étaient élevées pour qu’il s’agisse d’un métamorphe mais elle préférait ne pas tirer de conclusions, Nymeria - qui pouvait à tout moment pointer son nez hors d’un buisson, Nymeria conservait néanmoins ses réflexes de l’armée, où il ne fallait se concentrer que sur les cibles tout en étant capable de sentir la présence de ses équipiers pour interagir au mieux avec eux et leur environnement. Elle gardait donc cette façon de faire, Nymeria, jetant quelques rapides coups d’oeil au blond pour voir ce qu’il faisait et comment il le faisait et, elle aurait préféré mourir que de lui dire à voix haute en cet instant, il était plutôt bon. Il y avait quelque chose dans sa manière de se déplacer qui lui soufflait, à Nym, qu’il avait fait l’armée. C’était une posture, une lueur dans les yeux, une façon de se tenir et de se déplacer qui indiquait clairement à ceux qui savaient le reconnaître qu’il était un ancien soldat. Quelque part, elle était contente de se retrouver avec quelqu’un qui avait fait l’armée. Même si ça ne voulait rien dire sur ses compétences réelles, ça permettait d’en avoir une petite idée.

Enfin, même s’ils avaient fait l’armée, ça ne les empêcha pas de tomber dans le piège tendu par les métamorphes, comme deux bons idiots. Nymeria en arriva à la conclusion que les métamorphes devaient être un groupe et qu’ils étaient vachement bien organisés pour en venir à s’en prendre à des chasseurs. Et pour réussir à les foutre dans un filet suspendu. Putain mais c’était un comble ça, les chasseurs s’étaient faits prendre à leur propre jeu. Oubliant momentanément que le blond l’exaspérait, qu’il était de mauvaise foi et qu’en plus il l’avait menacé juste avant qu’ils ne se lancent à nouveau dans la chasse, Nymeria décida qu’ils avaient plus de chance de s’en sortir en faisant équipe. Elle n’était pas prétentieuse, loin de là. Elle avait eu son lot d’humiliation, Nymeria, et de moment où il avait fallut s’écraser. Alors avouer qu’elle n’était pas invincible ne lui posait pas de problèmes, même si elle évitait de le crier sur tous les toits, surtout quand elle se trouvait face à un autre chasseur. Elle était douée dans ce qu’elle faisait mais même pour elle, vaincre un groupe de métamorphes toute seule, c’était pas une promenade de santé. Alors il fallait oublier un instant l’exaspération que l’autre provoquait pour se sortir de là. Savoir qu’il n’arrivait pas non plus à atteindre ses armes ne l’encourageait pas énormément. Au moment où elle allait répondre et tenter de prendre son couteau à elle, un homme s’invita dans la partie. Son équipier provisoire et imprévu choisit de provoquer le métamorphe. Nymeria salua l’idée de gagner du temps vu qu’ils n’avaient tout simplement aucune solution pour se tirer de là. Pour le moment l’homme était seul, mais Nymeria doutait très sérieusement du fait qu’il le resterait. Et ils n’étaient que deux. Alors suivant le nombre de métamorphes qui traînaient dans le coin, peut-être qu’être dans le filet était le plus sûr. Sauf qu’en attendant que ses petits copains arrivent, il était seul, et ils étaient deux, en venir à bout serait plus que simple. Profitant du fait que le blond occupait le métamorphe, elle se tortilla discrètement pour atteindre son couteau glissé dans son dos. Elle ne put empêcher un petit sourire d’étirer ses lèvres en entendant les piques qu’il envoyait au métamorphe. Il avait du répondant, c’était tout à son honneur, surtout quand il ne se servait pas de son talent contre Nymeria.

« Bordel j’arrive pas à l’atteindre… » Elle marmonnait, Nymeria, pour que le métamorphe ne l’entende pas tout en se faisant entendre du blond emprisonné à côté d’elle. Elle savait qu’elle n’était pas loin de toucher le manche de son couteau, ça devait se jouer à quelques centimètres seulement. Quelques millimètres, même. Un mouvement attira son attention. Derrière l’homme nu, un second venait d’apparaître, tout aussi à poil. « Et voila le renard. Comme ils sont gentils de nous faciliter la tâche. »
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Si Sayanel aimait par dessus tout les combats verbaux, du moins ceux avec des personnes qui avaient assez de répondant pour que ça en vaille la peine, il savait très bien à quel moment s'arrêter. Il était là pour accomplir un travail, et même si lier l'utile à l'agréable ne le dérangeait pas, bien au contraire, il était plus que consciencieux lorsqu'il s'agissait de la chasse. Il avait vu trop d'incompétence au fil des années. Trop de chasseurs devenus mauvais parce qu'ils laissaient parler leurs émotions, qu'ils mettaient en avant leurs interactions avec les autres. Lui n'avait pas ce problème. Il serait de mauvaise foi de dire que rien ne pourrait l'émouvoir assez pour qu'il perde sa concentration. Il était juste assez intelligent pour limiter les possibilités. En réalité, il n'y avait actuellement que sa soeur capable de lui faire perdre pied. Mais n'avait-ce pas toujours été le cas? Il n'était même pas si proche de son frère, bien trop convaincu qu'il pouvait prendre soin de lui-même sans qu'il n'ait à s'en soucier. C'était la même chose avec ses parents, en vérité. Non pas que Lisbeth ne le puisse pas, elle était sans doute bien plus capable qu'aucun des autres. Mais c'était Lisbeth. Voilà la raison pour laquelle il ne chassait jamais avec elle. Le chasseur n'avait jamais particulièrement apprécié l'activité en communauté, mais si son ou sa partenaire compromettait la mission, il aurait vite fait son choix. Pas avec Lisbeth. Alors qu'ils marchaient tous les deux, le blond se surprit à regarder la jeune femme à ses côtés. Il s'étonnait de ne l'avoir jamais croisée en ville, mais finalement peut-être l'avait-il fait et n'y avait-il pas prêté spécialement attention, il n'en savait rien. Ce serait bien son genre.

Lorsque le piège se referma sur lui, et quelques secondes plus tard sur sa toute nouvelle partenaire, il n'eut toutefois plus vraiment le loisir d'y réfléchir. Pestant comme s'il avait rencontré le diable, il commença d'abord par se tortiller, essayer de récupérer n'importe quelle arme qu'il ait en sa possession, mais ce fut peine perdue. Il abandonna donc en apparence très vite, surtout lorsque l'un des métamorphes apparut devant lui. N'importe quelle personne, surtout les hommes, avaient cette forte tendance à considérer les autres hommes avec plus d'attention, à s'en méfier plus. Sans doute avait-il ce tort parfois également, sans s'en rendre vraiment compte. Mais pour le coup, ça pourrait réellement leur servir. Pendant qu'il parlait, tentant de provoquer les deux créatures, ils n'écoutaient que lui, se préoccupant peu de ce que pouvait bien faire la brune à ses côtés. Si elle arrivait ne serait-ce qu'à se saisir d'un couteau, ils pourraient se détacher et possiblement réellement commencer à s'amuser, parce que le chasseur devenu proie ne lui plaisait pas vraiment, c'était une image qui ne suscitait pas vraiment de plaisir. Sans compter qu'ils ne savaient pas combien de métamorphes étaient là, et pour mettre au point un plan de ce genre, il fallait qu'ils soient assez confiants, donc qu'ils soient bien plus que deux. Sayanel pouvait l'inventer, mais il était quelque peu persuadé d"avoir aperçu quelqu'un planqué dans les fourrés. Son imagination ou un autre membre de la horde? C'était une bonne question. Il fallait partir sur un nombre élevé s'ils voulaient avoir une chance d'être assez préparé. Il ne doutait pas de ses capacités, mais il n'était pas surhomme et doutait que l'autre chasseuse à ses côtés n'ait un pouvoir caché qui pourrait les sortir de là expressément.

Les métamorphes ne semblaient pas vraiment ravis par leurs traits d'esprit, et il les voyait presque serrer les poings. Ils chuchotaient, et si Sayanel essayait de tendre l'oreille, il n'entendait rien. Il vit cependant le second poser une main sur l'épaule du premier, comme pour l'empêcher de commettre un acte qu'il pourrait regretter. Son hypothèse était que le premier voulait les buter, et le second voulait attendre les ordres. Et bingo, un troisième arriva, suivi de près par un quatrième. " Fallait prévenir si c'était une soirée, on aurait ramené des chips. Je me sens invité indigne du coup. "  Toujours de l'ironie, il ne savait de toute manière faire que ça. Les métamorphes avaient pris l'option de ne même plus l'écouter plus que leur discussion devenait plus véhémente, même s'il ne pouvait qu'en juger par leurs gestes. Sans doute n'avaient(ils pas réfléchi plus que ça à la suite du plan. C'était bien leur veine, tomber sur de gros débiles. " Bon c'est pas qu'on se fait chier, hein, mais soit vous nous butez soit vous nous faites descendre parce que ça commence à être long. " C'est à ce moment-là que l'un des métamorphes attrapa un pistolet qu'il n'avait pas encore vu, posé au pied d'un arbre, pour le braquer sur lui. Okay, il était peut-être un peu dans la merde, si l'homme arrivait à viser une cible.  
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Le métamorphe qui venait de rejoindre celui que Nymeria nommait dans sa tête “le tout-nu” se mit à lui parler. Ils chuchotaient, empêchant Nymeria d’entendre ce qu’ils disaient. En jetant un coup d’oeil à l’autre chasseur, elle vit, Nymeria, qu’il n’entendait rien non plus. Ils ne semblaient pas être d’accord sur la marche à suivre ce qui leur donnait un avantage. Parce que, elle comme le blond dans lequel elle était rentrée de plein fouet, ils n’hésiteraient pas un instant sur la démarche à adopter, elle en était certaine, Nymeria. Le credo était tout simple : les tuer, purement et simplement, sans états d’âmes et sans se poser de questions. De deux ils passèrent à quatre, deux autres métamorphes les rejoignant. « Au moins, eux, ils sont habillés. » Elle avait regardé le blond en disant ça, Nymeria, comme s’ils conversaient le plus normalement du monde, mais assez fort pour être entendue des métamorphes. Elle jouait le jeu de son équipier que le hasard lui avait donné, Nymeria, provoquant les métamorphes, détournant leur attention des mouvements des deux prisonniers pour la concentrer sur leur ego, touché par les piques incessantes des deux chasseurs. Si ça lui permettait d’attraper ce foutu couteau, Nymeria. Quelques millimètres, elle sentait le manche de son couteau au bout de ses doigts, il fallait juste qu’elle arrive à bouger légèrement, Nymeria, et elle pourrait l’atteindre.

Mais Nymeria se figea en voyant un des métamorphes attraper un flingue et le pointer sur celui qui les provoquait depuis quelques minutes. Être enfermé dans un filet, c’était une chose, il y avait toujours moyen de s’en sortir, même s’il fallait bien se réceptionner pour que la chute ne soit pas douloureuse. Mais coincés comme ils l’étaient, si on les menaçait avec un flingue, ils ne pourraient rien faire. Et le blond l’avait bien compris car il était subitement devenu muet. Le métamorphe avait donc choisi l’option “soit vous nous butez” et ça ne lui plaisait pas beaucoup, à Nymeria. Certes, elle n’était pas menacée par l’arme dans l’immédiat, mais si elle voulait s’en sortir en vie, elle avait besoin du chasseur pour l’épauler. Elle était douée, Nymeria, mais pas au point de vaincre quatre métamorphes à elle seule, comme s’il s’agissait d’une promenade de santé, surtout s’ils étaient armés. Le métamorphe visait toujours le chasseur et Nymeria, elle voyait bien la détermination dans son regard. La même qu’on a juste avant de tirer, pour de vrai et pas pour faire peur. Il fallait trouver quelque chose, et très vite. Le sort devait être avec eux. Tout se passa très vite. Nymeria, elle continuait de tendre les doigts pour attraper son couteau et, au moment où elle y parvenait et qu’elle tira la lame, le métamorphe appuya sur la détente. Au lieu que la balle ne touche le blond, elle arracha les attaches de son filet et un craquement sourd se fit entendre. Il allait tomber au sol et il n’aurait que quelques secondes pour se libérer avant que les métamorphes ne lui tombent dessus. Nymeria jeta un regard au sol et elle vit que c’était un autre métamorphe qui tenait le bras de celui qui venait de tirer. Visiblement il était le chef parce que les autres le regardait avec respect et que celui qui venait de tirer n’osait pas lui dire quoique ce soit. En plus de lui, deux autres métamorphes avaient rejoint le groupe. Ils étaient donc sept.

Elle ne perdit pas plus de temps, Nymeria, et d’un geste sec coupa les quelques liens les plus importants du filet pour tomber à son tour. Elle entendit des bruits de combat et se doutait bien que le chasseur avait commencé la lutte - et qu’il ne tiendrait pas longtemps à un contre sept, mais elle ne devait pas se laisser déconcentrer. Un craquement lui annonça que le filet allait céder. Quelques secondes plus tard, elle était au sol. Ignorant le crac douloureux que sa cheville avait émis en touchant la terre ferme, elle se redressa et évalua la situation. Le blond semblait en mauvaise posture. Nymeria, elle attrapa son couteau par le manche, pris une petite seconde pour viser et le lança. Il pénétra dans le crâne d’un métamorphe qui allait attaquer le chasseur par derrière et s’y enfonça comme dans du beurre. Elle ne le regarda pas mourir, Nymeria, mais profita des quelques secondes de flottement durant lesquels les métamorphes ne surent pas qui attaquer pour démêler son flingue du filet. Elle n’avait pas besoin de viser pour tirer à une si petite distance. Puis les métamorphes reprirent contenance et attaquèrent à la fois Nymeria et le blond.
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Le chasseur se mit à ricaner, comme pour se foutre de la gueule des métamorphes en contrebas. Ils ne pouvaient rien faire d'autre, les compagnons d'infortune, que de les provoquer en espérant un résultat qui ne les tuerait pas, dans l'attente d'attraper leurs armes. Lui avait des membres trop épais, c'était peine perdue. Mais elle ... Sans doute pourrait-elle faire quelque chose s'ils arrêtaient de la fixer. Alors il avait tenté le coup. C'était pas terrible, cela dit. Ils n'en étaient pas loin lorsque l'homme braqua son arme sur Sayanel. Il y eut quelques secondes de latence, où le chasseur commença à se dire qu'il allait mourir. C'était un constat, sans réelle émotion. Il avait toujours su qu'il mourrait en chasse. Il n'y avait pas d'autres moyens de partir, pour quelqu'un pour lui. Il ne mourrait jamais de vieillesse, n'aurait pas le temps de voir le temps déposer ses marques sur lui. Parce qu'il prenait trop à coeur son métier, ne s'arrêtait jamais, allant beaucoup trop loin, chaque fois un peu plus. Alors il n'avait pas beaucoup d'espoir. Mais il aurait aimé pouvoir vivre un peu plus longtemps. Et surtout pas aux mains d'un homme qui ne savait pas porter un caleçon. D'une façon totalement détachée, c'était ça qui le faisait le plus chier. Que Zach puisse se foutre de sa gueule en pensant à la façon dont il était mort. Oui, ça c'était quelque chose qui ne lui plaisait pas. S'il devait crever en chasse, qu'il ait au moins la décence de crever en héros, ou en connard. Pas en bouffon pendu à un arbre.  

Lorsque le coup partit, il fut surpris de ne rien ressentir. Puis il tomba, tout en grognant de surprise. Ce con là avait réussit à rater son coup. Un enfant aurait pu lui tirer au milieu du front, mais lui avait raté son coup. Son dos heurta le sol plus violemment qu'il ne l'aurait espéré, et le Pritchard resta sonné un dixième de secondes, avant de se rappeler la situation dans laquelle il se trouvait. Sans regarder vraiment autour de lui, il attrapa d'une main son arme et s'extirpa du mieux qu'il put du filet. Il n'eut pas le temps de libérer ses jambes que l'un des animaux se jeta sur lui, encore sous sa forme humaine, un couteau à la main. Le bruit d'une balle retentit et un bruit de chute se fit entendre, alors que Sayanel finissait par se défaire de l'emprise de sa prison. Les hommes le prenant maintenant au corps à corps, il se libéra de son fusil pour saisir un pistolet de calibre 45. Se retournant, il observa l'homme étendu au sol, un couteau lui traversant le crâne. Il eut un léger sourire avant de se concentrer de nouveau sur le combat. Il n'y avait plus que cinq métamorphes en lice, et il se battait maintenant contre celui qui semblait être le chef. L'homme arriva à esquiver un coup qui aurait dû, tout au pire, le mettre à terre, et profita du trouble de Sayanel pour l'attaquer. S'il n'avait pas eu le réflexe de se décaler, le chasseur serait sûrement mort, mais le couteau attérit dans son mollet, le forçant à reculer. S'appuyant sur son autre jambe, il tira les balles qui lui restaient pour ralentir l'homme qui se tenait encore face à lui, et qui n'attendrait pas qu'il se remette de sa blessure. Du coin de l'oeil, il vit la chasseuse devant les autres hommes, et comprit qu'elle ne tarderait pas à se faire submerger. Attrapant son poignard et jetant son pistolet, il s'élança vers le petit groupe, pour en égorger un à la base du coup.

" Dis-moi princesse, c'est pas que je m'éclate pas, mais si ça te dit qu'on se barre, ça m'arrangerait." Ils en avaient certes mis au moins trois à terre, et leur chef semblait plutôt mal en point quoique capable de les suivre, mais il soupçonnait un des métamorphes de s'être changé pour alerter les autres, si autres il y avait, et ce n'était jamais bon signe.
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(sayanel) night is cold
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