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 I'll try my best to find a face and a name + (Skye&Ksenia)

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“I'll sing until we both are one and the same”

T
u vagabondes dans les rues sans savoir vraiment où tu vas. Tu l'as eue, ta Terre Promise, celle pour laquelle tu t'es battue. Tu pensais que tout serait fini ici. Puis tu as vu le feu. La seule chose à laquelle tu as pu penser pour le moment fut que tu t'étais encore trompée, que le destin t'avait envoyé un signe, que tu ne pouvais pas l'ignorer. Ton bonheur n'est pas souhaité. Est-ce que tu as pris la mauvaise décision? Est-ce que t'avais vraiment les idées claires quand t'as fait tes bagages et que t'es partie. Tu regardes Tinkerbell, que tu promènes au bout d'une laisse. C'est pas commun, un chat en laisse, t'en as pas vu encore ici, mais ça la fait sortir, et toi t'as une présence avec toi. Faut dire que tu connais pas encore grand monde ici, les gens sont chaleureux, du moins la plupart. Certains t'ont accosté au milieu de la rue, rien que pour tes cheveux. Tu vois les enfants, surtout les petites filles, te pointer du doigt avec admiration, parce que c'est ce que tu suscites chez les autres. Tu te dis que si leurs parents savaient ce que tu faisais pour gagner ton pain, ils ne seraient pas aussi conciliants avec toi. Mais t'y peux rien, pas vraiment. T'avais besoin d'un billet d'entrée, et tu l'as eu. Ce job? C'est pas aussi terrible que les médias et le cinéma veulent le faire croire. Du moins toi t'es pas droguée, on t'a pas forcé, tu tombes pas que sur des mecs dégueulasses. Une grosse partie de ton boulot, c'est de parler. Les hommes qui viennent te voir, ils en ont en général gros sur le coeur. Alors tu fais ton truc, t'es payée, parfois c'est tout, juste ça, et parfois tu passes des heures à leur expliquer que leur vie vaut mieux que ce qu'ils ne pensent. Parce que t'as connu l'enfer, alors tu peux voir quand ça l'est pas.

Ton regard défile sur les bâtiments calcinés. Tu penses à toutes ces familles qui sont maintenant en train de pleurer l'un des leurs. T'as mal pour eux parce que t'es ce genre de personnes qui supporte pas de voir le malheur chez quelqu'un d'autre que toi. Tes pensées t'amènent à ta famille, comme une évidence. Celle que t'as laissée chez toi, en Ukraine. Parce que tu pouvais pas lui permettre de te retrouver. C'est pour ça que t'hésites jusqu'à leur envoyer une carte postale. Parce que t'as peur que dans son esprit, il trouve ça logique de la tracer. T'en es devenue un peu parano, tu le sais bien, mais tu préfères ça à l'impression que tout va bien jusqu'à ce que tout s'effondre et que tu le vois débarquer. Mais malgré cette ville en ruines, pour la première fois de ta vie, t'as aucune pression. T'as pas peur de rentrer chez toi, parce que tu sais que personne sera là, bouquet de fleurs à la main pour se faire pardonner du mal que t'as pu subir. Et t'es bien. T'as réussi quelque chose que peu réussissent. Ca a de quoi te donner l'impression que tu pourrais affronter le monde, pas vrai?

Tu souris face aux gens que tu croises, tu les regardes tous autant qu'ils sont. T'es une fille assez rêveuse, alors tu t'imagines la vie qu'ils peuvent avoir. Certains te rendent ton sourire, d'autres l'ignorent, parce que c'est jamais très courant quelqu'un qui te sourit sans en attendre en retour. Mais toi t'es comme ça, tu demandes jamais rien à personne. Puis tu la vois. Elle marche comme toi, va dans l'autre sens, alors tu peux bien la voir. Et t'as des flashs, qui t'agressent, de ton passé comme model. T'y as certes pas passé toute ta vie, même une infime partie avant qu'Il ne décrète que ça ne lui plaisait pas, mais t'as rencontré là une des personnes les plus importantes de ta vie. Alors sans réfléchir, parce que tu réfléchis jamais vraiment avant d'agir, tu l'accostes, cette fille blonde, parce que t'es intimement persuadée que c'est elle. " Milena?" Tu te souviens de cette fille, ta meilleure amie, celle qui avait la joie inscrite sur le visage. Tu te dis que ton accent ukrainien ressort plus que l'anglais que tu t'es fabriqué, mais t'es un peu sous le choc. Sans doute le fait que tu souhaites que ce soit elle pour t'enlever à ta solitude te voile la face.
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L
’une de ses journées où je ne sais plus qui je suis, comment j’en suis arrivée là, et une partie de moi ne crois pas au bonheur qui entoure mon coeur, à cette sensation inconnue qui me glace le sang. Une partie de moi ne veux pas croire au bonheur, parce que cela à toujours été une sensation que je voyais de loin, sans jamais pouvoir m’approcher, sans jamais pour le toucher. Le bonheur avais toujours été un concept vague, inconnu, il me faisait peur. Un passé qui me transperce, des yeux qui me jugent dans la noirceur des ténèbres de mon âme, regard que je recherche dans les yeux des passant, des inconnus, qui croisent ma route alors que je déambule au milieu des bâtiments calcinés. Une partie de moi me hurle de partir, de prendre mes jambes à mon cou, de ne pas le trouver, de ne pas partir à sa recherche, de changer de ville, de partir à l’autre bout du monde, mettre le plus de distance possible entre lui et moi, au moins pour protégé ceux auquel je tenais. Concept étrange à mes yeux que celui de tenir à quelqu’un, que celui d’avoir une famille. Une petite famille, brisée, cassée, mais une famille tout de même. . Elle, avec ses cheveux de multicouleur, avec son sourire permanent, son rire, sa naïveté. Avec elle, j’avais envie de rire, j’avais envie de croire au bonheur, envie de m’éloigner des ténèbres. Aidan, avec ses blagues douteuses et l’amour inconditionnel qu’il portait à son frère, une partie de lui. Et étrangement, il me donnais espoir, espoir qu’un jour, Chase seras là pour moi comme Aidan l’es pour Ezeckiel. Et finalement, lui, qui s’était imposé en moi sans me demander mon avis, détruisant l’armure de glace que j’avais si patiemment créez autour de mon âme, lui qui avais enveloppé mon âme de chaleur et de lumière, lui qui tenait mon passé à distance, qui me prenais dans ses bras alors que j’en avais le plus besoin, lui et son odeur, lui et sa chaleur. Elle n’était pas grosse ma famille, elle n’était pas parfaite, mais c’en était une. Et pour une fois, je me sentais chez moi, à ma place. Parce que je n’avais jamais eu de chez moi, jamais eu de place à moi. Et eux me l’avait donné sans même un regard en arrière, sans rien me demander, sans jamais me jugez. Parce qu’ils auraient pu jugez, je n’étais pas une blanche colombe, mes mains étaient tachés de sang, mon âme enchaînée dans mes cris et ceux des autres, mon être s’écrasant sous la rage, sous la haine.

Et je le cherchais. Lui et ses yeux de glace, lui qui était aussi dangereux que la mort. Lui qui m’avais offert une partie de lui alors que nos mondes s'écroulait. Lui qui m’avais permise de me rouler en boule contre lui alors que les ténèbres de notre cellule me terrifiait. Lui qui avais enduré la douleur, la torture, à ma place. Lui que je devrais évitez comme la peste. Mais j’étais incapable de faire autrement. Parce qu’il faisait partie de moi comme Aidan l’était pour Ezeckiel. Parce que je ne serais sûrement pas en vie sans lui. Parce que j’avais envie de partager cette parcelle de bonheur avec lui. Il en avais besoin. J’en avais besoin. J’avais besoin de savoir qu’il était correct, que mon abandon l’avais pas brisé plus qu’il ne l’étais déjà, qu’il avais survécut. Et même si je sais qu’il n’est probablement plus en vie, mort de l’intérieur comme je l’avais été pendant si longtemps. Alors je continuais à chercher, à fixer les inconnus, espérant trouver un signe de lui, une partie de lui sur des visages que je ne connaissait pas. Trop peu, trop tard.

Et puis on m’accosta. Un instant, je cru voir Lana, avec ses cheveux de toutes les couleurs, avec son sourire, mais ce n’étais pas elle, une autre. Elle lui ressemblait. En d’autre circonstance, j’aurais sûrement continuer mon chemin, mais elle ressemblait tant à Lana.

‘’Milena?’’

Un nom prononcé par elle, un nom inconnu, que je répète. Je penche la tête sur mon épaule, un regard rempli de question. Je sais bien qu’elle m’as prise pour une autre, comme moi je l’ai prise pour une autre l’espace d’un instant. J’avance la main, vers ses cheveux, un vif sourire apparaissant sur mes lèvres, disparu en quelques secondes, alors que ma main caresse une mèche et se rétractant aussi rapidement, comme si elle avait été brûlée.

‘’Ils sont comme ceux de Lana’’
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T
es souvenirs remontent à la surface. Ceux de tes instants de bonheur, ceux que tu veux bien te rappeler, pas ceux que tu fuies. Parce que c'est le bonheur que tu fuies, pour pas te dire que ce serait pas trop mal de replonger. Non, d'autres souvenirs. Ceux qui sont sécurisés. Ceux qui ne risquent pas de t'entraîner dans la tombe, parce que quand t'y penses, tu souris, tu attrapes ton téléphone, et t'hésites avant de le reposer.  Parce qu'elle te manque, ça te prend dans les tripes. La seule qui pouvait vraiment t'aider à y voir clair, celle qui t'a sorti de là quand tu l'as vraiment voulu. Enfin ... C'est ce qu'elle croit, elle n'est pas vraiment au courant des détails, t'en es persuadée. Et les détails, même toi, ici, tu t'en contrefous, t'es juste heureuse d'avoir réussi à tirer un trait sur ce qui aurait fini par causer ta mort. Mais ces pensées ... Cette envie de la revoir qui te cache sur le fait qu'elle ne peut pas être ici, en Irlande, et que celle que tu as en face de toi n'a pas cette expression d'éternelle reconnaissance que Milena affiche. Reconnaissance pour avoir eu de belles opportunités, une vie qui n'était pas parfaite, mais qui n'était pas mauvaise, un homme qui l'aimait et qu'elle aimait, doux, attentionné. Et une meilleure amie qui n'avait pas eu vraiment cette chance, mais qui était toujours là à ses côtés. Tu ne vois pas que cette blonde n'a pas l'air vraiment heureuse, plutôt tourmentée, parce que tu t'es déjà convaincu que c'était elle, et ça te ferait mal de retourner en arrière. Tu le feras, mais pas tout de suite. Pour le moment, tu repenses à la fois où elle t'a aidé à t'intégrer dans un monde qui n'a jamais été le tien et qui ne le sera plus. Tu te souviens des sorties que vous faisiez toutes les deux, des pizzas mangées devant la télé de son petit appartement, et tu te dis que ça te manque. Qu'après tout ce que t'as vécu, tout ce monde que t'as traversé sans regarder derrière toi, tu mérites bien de retrouver ta meilleure amie. Alors tu l'accostes, avec l'espoir dans la voix, la connaissance sommaire du vocabulaire anglais que t'as acquis, même si assez bon, ne te permets pas de prendre le temps de le cacher. Et tu ne vois pas pourquoi tu le ferais, l'espoir, c'est ce qui permet de survivre. Son prénom a toujours sonné comme une chanson à tes oreilles. Parce que c'est joli, Milena. C'est chantant.

Puis tu redescends sur Terre, tu vois bien qu'elle ne réagit pas pareil, qu'elle ne sourit pas vraiment, qu'elle a l'air un peu ailleurs, et alors que tu voyais ses ressemblances avec celle que tu cherches, tu vois maintenant ses différences. Ce n'est pas mieux que ta meilleure amie, pas moins bien, tu sais juste maintenant que c'est différent. Tu es déçue, un petit peu, tu te dis que l'espoir n'avait pas que des bons côtés alors même qu'il te fait redescendre un peu trop rapidement, que l'espoir s'échappe, et que tu te retrouves de nouveau seule dans cette ville étrangère et inconnue. Mais tu ne te dépars pas de ton sourire, ça ne t'arrive pratiquement jamais. Au départ, tu faisais juste ça à cause de Milena. Elle te disait de sourire, parce que plus tu sourirais, plus t'y croirait, à ton bonheur. Et tu la prenais pour une hippie, une utopiste. Le fait est qu'elle avait raison, t'avais appris à trouver le bonheur sans avoir besoin d'aller ailleurs que dans ton propre esprit.

" Je suis désolée, je vous avais prise pour quelqu'un d'autre ... Vous ressemblez à une amie que je n'ai pas vu depuis longtemps."  

Tu te sens toujours le besoin de te justifier quand tu fais quelque chose qu'on pourrait qualifier d'anormal, comme si tu voulais pas passer pour une imbécile alors que t'en as pas grand chose à faire, en vérité, de l'avis des gens. Mais elle lui ressemble tellement que tu sens comme ce besoin de tout dire, tout ce qui te passe par la tête parce que c'est comme ça que vous fonctionniez. Elle semble hésiter, puis ses mains vont vers tes cheveux, elle sourit brièvement, et tu as cette impression qu'elle ne doit pas y être habituée. Tu ne réagis pas mal, tu ne réagis jamais mal quand quelqu'un est intrigué. Plus ça t'arrive, et plus tu trouves ça drôle. Mais tu ne t'attendais pas à ce que la jolie blonde - parce qu'elle était jolie, même si tu n'étais pas certaine qu'elle le sache - te répondit. Après quelques secondes d'hésitation, tu souris encore plus.

"Tu connais Lana? A peu près grande comme ça, des cheveux turquoises et fuchsia?"

T'as pas beaucoup de repères, dans cette ville, voire aucun. Mais Lana, ça te dit quelque chose. Et tu ne peux que te souvenir de cet ovni que t'as rencontré, celle avec qui tu t'es sentie bien, à ta place, dès la première seconde où elle t'a parlé.
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É
trangement, la femme devant moi me faisait penser à Lana. Avec ses cheveux roses, son sourire qui semblait permanent. En fait, non, ce n’étais pas étrange. Elles étaient si semblable. Je ne dis rien, ne répondit pas, il n’avais rien à dire. Mais, je comprenais le besoin d’accoster, de s’assurer que ce n’étais pas la personne que l’on recherchais. Je comprenais parce que j’avais passé la journée à fixer des inconnus, à analyser, scanner, à la recherche de la seule personne que je ne voulais pas trouver. Peut-être à cause de la terreur qui me serrait l’estomac, qui pesait sur mon coeur. Ou à cause de la honte qui m’enserrait l’âme. J’avais envie de fuir, loin. Très loin. Tout mon être me criait de fuir. Mais je fuyais pas, jamais. Je restais, quite à me faire déchiquetée, lacérée, torturée, tuée, je ne fuirais pas, pas encore. Étrangement, cette vie que j’avais commencée à vivre, elle m’avais rendu plus forte. Peut-être parce qu’elle m’avait éloignée de la noirceur sans fond et de la folie qui pourrissait mon âme, ou parce que j’avais quelqu’un qui m’accompagnait dans cette noirceur. Dans tout les cas, cette vie, ce bonheur qui me lacérais le ventre, l’esprit, il faisait de moi un être plus fort. J’avais envie de vivre. Je me battrais pour. Peut-être que je me briserais de nouveau, alors même que mon être n’est pas totalement réparé, que des morceaux manque toujours à l’appel, mais si je venais à me briser, j’avais des souvenirs auquel me raccroché, j’avais un chemin vers le bonheur. Et c’est étrange, parce que je n’ai jamais vraiment eu de chance à la vie avant Bray, j’étais plutôt celle qui traînais avec le fumier, celle dont le passé puait autant que la pourriture qui avais semblé vouloir envahir mon âme pendant un temps, alors je n’avais jamais rien eu auquel me raccroché dans l’enfer du centre, entre les quatre murs de mon esprit. Peut-être pour ça, j’avais toujours été celle qui était le plus proche de son animal, pas totalement humaine, alors même que le renard en moi semblait toujours rôder sous ma peau, toujours prêt à sauter, à mordre, jamais apprivoisé, toujours haineux, avide de liberté. Avait-on jamais été libre avant Bray?

Un sourire qui venais de nouveau flotter sur mes lèvres devant la description de Lana. Même quand elle n’était pas là, elle me faisait sourire. Je n’étais pas sûre d’apprécier le changement, mais je l’acceptais, après tout, il venait de Lana.

‘’Toujours un sourire au lèvre, le rire facile?’’

J’ai envie de rire, de le laisser aller, parce que Lana, et bien, elle est l’une de celle qui met de la joie dans ma vie, qui me fait rire, même si c’est un drôle de son à mes oreilles, avec moi, il sonne toujours un peu rauque, rouillé, comme s’il n’avais pas servit assez souvent. Mais Lana, elle me fait toucher à une parcelle de bonheur, de joie, de vie. Et c’est étrange, parce que je ne me sens pas à l’aise avec le bonheur, et parfois je me dis que je ne le mérite pas. Parce que moi j’ai eu une chance à la vie, à la joie, aux sentiments qui me font frissonner, qui me font rêver, mais lui, lui il est toujours là bas, toujours en enfer. Et moi, j’étais là, avec cette vie qui pourrais sembler étrange pour certains, mais qui était le plus prêt de la normalité que je n’avais jamais eu. Et je le sais que d’un sens, je le mérite, parce que tout le monde mérite de vivre, pas seulement survivre, mais je ne veux pas, je ne veux pas savourer ma liberté alors qu’il ne peux pas, je ne veux pas vivre alors qu’il est encore là bas. Et cette haine en moi, cette rage. Mais Lana, elle est différente. Elle n’as pas tout ça, elle n’as pas la noirceur, la mort, la douleur, en elle. Elle est pure. C’est peut-être ça qui m’attire tant, tel un insecte par la lumière, elle était une boule lumineuse dans mes ténèbres. Et même si un autre homme amenait sa lumière, m’éclairait, il était aussi brisé que moi, cassé de partout, comme moi. Et c’était correct, je ne pouvais me sentir à ma place qu’avec un être comme moi, différent dans notre ressemblance, mais l’un et l’autre ne connaissait la lumière, tout les deux enfouis dans les ténèbres. Alors que Lana, elle éclairait mon âme tel un phare dans la tempête. Elle faisait monter le rire en moi, me faisais sourire. Elle m’apprenait à vivre. Je regardais la femme devant moi, avec son accent un peu rocaleux, son anglais imparfait. Et la bête cusieuse en moi renifle, se demande.

‘’Ton accent. Tu vient d’où?’’
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T
Tu regardes cette jolie blonde. Elle a le regard dur, pas comme Milena. Elle a cet air que tu n'as jamais vu sur personne, et tu penses que sans doute, elle a dû voir pire que tout ce que tu peux toi-même imaginer. Parce que t'as jamais vu ça sur personne. Pourtant, elle lui ressemble. Ses cheveux, ses traits, qui ne sont pas seulement durs mais qui renferment une beauté certaine. Parce que Milena, elle était pas seulement belle, elle avait ce regard, et cette force, elle aussi, même si ça n'a rien à voir avec celle que tu vois maintenant chez cette fille. Parce que tes souvenirs, ton désir, presque un besoin, de la revoir, de retoucher un peu de ton passé, ça t'as aveuglé l'espace d'un instant. Tu voulais te retrouver de nouveau dans ton appartement, avec elle, lorsqu'il n'était pas là à te dire comment dicter ta vie et qu'elle te rejoignait, t'accompagnait dans ta souffrance muette, sans jamais rien dire, sans jamais faire de commentaires, de jugement. Parce qu'elle savait aussi que ce n'était pas le genre de situations qu'on pouvait réellement gérer, qu'on ne voyait pas noir ou blanc mais bien avec trop de nuance pour que ce soit facile. Mais elle, elle avait cette intelligence, cet instinct avec les gens, enfin du moins avec toi. Et quand elle a su que c'était le bon moment, elle t'a sorti de là. Tu seras à jamais reconnaissante, jamais tu pourras ne serait-ce qu'oublier un peu ce qu'elle a fait pour toi, et pourtant t'es partie dans l'idée que vous ne vous reverriez jamais. Même si toi t'en as besoin, tu sais que d'un côté, ce ne serait pas bon. Parce que tu devais gérer seule ce changement, et tu sais que si Lui savait qu'elle t'avait mis là, t'avais offert cette porte de sortie, il en deviendrait fou, et qu'elle était la plus accessible de vous deux, et t'en avais peur, maintenant t'avais peur de ce qu'il pouvait faire. Tu demandais parfois s'il avait trouvé une autre victime, si une autre femme était tombée entre ses griffes, connaissait l'enfer que t'avais connu avec lui, et tu peux pas t'empêcher d'avoir mal pour elle, qui n'existe peut-être pas, parce que t'es comme ça, toujours prête à compatir pour les autres.

Tu vois que t'as visé juste en pensant à la jolie licorne que tu as vu l'autre jour, et t'es plutôt contente, tu connais pas beaucoup de personnes dans cette ville,et en rencontrer une comme toi, réellement comme toi, tellement que vous auriez pu être jumelles séparées à la naissance, ça t'a fait vraiment chaud au cœur. Alors t'en parles avec plaisir, presque soulagée de pouvoir communiquer par son biais. On saisit peu souvent les difficultés que tu as, ce n'est pas évident pour toi qui n'a connu que l'Ukraine, ta petite ville natale et la chaleur de ton appartement. Même Kiev te paraissait pleine de promesses, même si tu n'y es pas resté longtemps. Ton sourire s'élargit.

«  Oui c'est exactement elle ! Elle est comme une étoile filante. Toute scintillante. »

Tu te rends compte que tu peux paraître un peu perchée, en fait, pour ceux qui ne te connaissent pas, mais c'est l'image qui t'es venue la première fois que tu as vu Lana, cette étoile, qui te ressemble et qui pourtant n'a pas vécu ce que toi tu as vécu, et a donc cette pureté qui n'est plus la tienne mais que tu essaies de retrouver, malgré le métier que tu fais, malgré les conditions qui t'ont amené à Bray. Tu l'aimes bien Lana, et t'espères pouvoir la revoir bientôt. Tu te rends bien compte que ta voix te trahit souvent, tu ne manies pas encore bien la langue de ce pays, même si tu fais de plus en plus de progrès, et tu ne peux pas en vouloir aux autres de se demander. D'où tu viens, pourquoi tu es là, pourquoi si loin de chez toi ? Toi aussi, sans doute tu te poserais la question, si la situation était inversée. Bray, ce n'était pas la première destination que quelqu'un recherchait lorsqu'il voulait voyager, mais pourtant c'était celle que Stanislas avait choisie pour vous, sans que tu saches réellement pourquoi. Tu ne comprenais toujours pas tout ce qu'il disait, et tu ne cherchais pas non plus trop loin, de peur de mettre ton nez dans des affaires qui te dépassaient et qui finiraient par avoir raison de toi.

«  D'Ukraine. Désolée, je sais que je suis un peu pauvre, au niveau du vocabulaire. Je suis arrivée il y a peu, j'apprends encore. Tu es irlandaise ? »


Tu aurais tellement aimé naître ici, dans ce pays qui semblait bien plus merveilleux que celui dont tu venais. Mais peut-être que non, peut-être que la nouveauté de la chose t'aveuglait encore, qui sait ?
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U
ne étoile filante, scintillante. Je souris doucement à l’image qu’elle se faisait de Lana, de cette fille qui était apparu dans ma vie, rempli d’arc en ciel et de rire, cette fille qui avait réussit à me faire rire, à rendre une partie de moi heureuse. Elle semblait exactement ça, une étoile filante, pleine d’énergie, d’innocence. Tout ce que je n’étais pas, tout ce que je ne serais probablement jamais. Et je ne pouvais pas lui en vouloir, pour être ce que je ne pourrais jamais être, parce qu’elle possédait cette innocence que je ne pourrais jamais récupéré, parce qu’elle n’était que sourire et vie alors que j’étais mort et haine, mais il me semblait toujours qu’elle déteignait sur moi, qu’une partie d’elle se répercutait sur l’être sans coeur que j’étais devenue par la force des choses.

L’Urkraine. Je n’y avais jamais été. Alors même que les missions du centre nous amenait à voyager, à voir d’autres pays, je n’avais jamais été très loin, non pas parce que je ne le voulais pas, mais parce qu’ils n’avaient jamais vraiment eu confiance en moi. J’étais arrivée au centre trop endommagé par la vie, ils avaient eu peur que je ne brise, que je ne casse lors d’une mission. J’aurais dû avoir été éliminé longtemps auparavant, je n’étais qu’un instrument un peu cassé au fond, mais il avait vu en moi un pantin parfait, parce que justement, j’avais été tant brisé que cela devenais facile de me murmurer des douces choses à l’oreille, de me faire obéir.

J’étais irlandaise, de pure souche, je le savais, mais je ne saurais même pas montrer sur une carte mon lieu de naissance, cet endroit où j’avais habité tant longtemps, principalement parce que je n’avais jamais vu le village près de chez nous, je n’avais pas vu personne d’autre que cet homme qui venait parfois faire un tour, donner de la nourriture à mon géniteur. J’avais beau être née irlandaise, une partie de moi venait de l’île de Skye, parce que lui venait de là bas, parce qu’il avait été la première personne que j’avais pu qualifié de famille qui rebondissais dans ma vie, la première personne qui avais été tout pour moi, qui m’avais protégé alors même que ça ne lui amenais rien de bon, que ça ne lui occasionnais que plus de douleur. Cet homme que j’aimais comme un frère, il venais de là bas, cette petite île d’Écosse dont je portait le nom, cet homme qui m’avais tenu à flot alors que le monde s'écroulait autour de moi, que mon âme m’engloutissais dans les ténèbres sans fond alors même que je n’avais même pas atteint l’adolescence. Et je le recherchais, encore et encore alors même que je savais que lui aussi me recherchais, pas pour les mêmes raisons, pas par bonté d’âme, pas pour me revoir, mais parce que j’étais une cible, une mission, je le savais bien qu’il n’étais pas le même, qu’il ne devais même pas se rappelez de moi, il n’aurais pas été le premier du centre à oublier, à perdre la mémoire, je le savais bien, parce que dans le cas contraire, il m’aurais retrouvé depuis longtemps, très longtemps. Il me connaissais par coeur, il connaissais tout de moi, chaque parcelle de mon esprit, chaque faiblesse, chaque force, parce que c’était grâce à lui que je vivais encore, parce que je m’étais ouvert à lui comme je n’avais jamais osé le faire par après, parce qu’il m’avais connu avant ma première mission, mon premier meurtre, ma première torture. Et même si j’avais ouvert mon coeur d’une autre manière à un autre homme, même si je l’avais laissé voir des partie de moi qu’il n’aurait probablement pas du voir, même si Ezeckiel, il n,était pas un frère pour moi, il ne le serais jamais, non, il ne pouvais pas l’être, mais il avais vu une partie de moi que peu avait vu, que je ne voulais pas démontrer, principalement parce que je n’étais pas totalement saine d’esprit, parce que même moi je pouvais voir la folie qui me grugeait peu à peu.

“Non, non, ne t’en fais pas, c’est bien. Et oui, je suis irlandaise”

Et même si j’avais eu envie de lui dire que non, je ne l’étais pas, parce que l’Irlande, ne m’avais pas amener beaucoup, ce pays natale qu’était le mien, ne semblait m’avoir apporté que douleur et haine, que tuerie et autre, mais il m’avais aussi amener Chase et Ezeckiel, Joseph et Lana. Ceux que je considérais presque comme une famille, ceux qui avais fait de moi la fille plus ou moins adaptée à la vie en société de maintenant, ceux qui avais réussit à me garder saine d’esprit, d’une manière ou d’une autre. Et c'était peut-être la curiosité en moi qui me fit rester, alors même que je n'avais rien d'autre à dire, à demander, je restais, parce qu'elle connaissais Lana, parce qu'elle lui ressemblait, parce qu'elle m'intriguait.
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