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 L'enfer est vide, tous les démons sont ici. ~ Xion & Sirius [/!\ +18]

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Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.

Xion & Sirius

Je ne m'attendais pas à ce qu'il prenne la parole de cette façon, à ce qu'il s'énerve comme ça. Pour le coup, il m'avait vraiment surpris pour la deuxième fois depuis que j'avais passé la porte. Et en même temps, ça me rassurer. Parce que céder à tout, ça ne lui ressemblait pas. Ce n'était pas son genre. Ce n'était pas le Xion que j'aimais. Aussi, pendant sa petite tirade, je l'écoutais parler, faisant dos à la fenêtre, le regardant par la suite aller au mini-bar et se servir. Il avait une descente facile. Peut-être qu'il avait bel et bien laissé la drogue, mais pour une autre addiction, légale, mais tout aussi dangereuse et destructrice. Et ça aussi ça me faisait mal. Nier ses remords serait une pure connerie. Ça se voyait, ça se lisait en cet instant précis sur son visage. Je savais depuis le début qu'il était sincère, mais... mais. M'appuyant contre la surface vitrée, je haussais un sourcil en l'entendant dire mon prénom depuis le début de notre conversation, mais aussi à cause de sa question. Ma venue ici ? La vengeance. Non, j'aurais très bien pû faire autrement. Comme pour lui montrer que je baissais les armes pour un temps indéfini, je me laissais glisser le long du verre pour m'assoir à même le sol et plongé mon regard dans les profondeurs de l'alcool foncé dans ma main.

Je sais même pas si je pourrais répondre à ta question. Peut-être pour être sûr que tu étais bien là. Pour être sûr que ce n'était pas un bad trip, ou un cauchemar. Peut-être aussi parce que je voulais te voir, au moins une dernière fois, en chair et en os. Je pouvais pas faire comme si tu n'existais plus, pas alors que tu es à quelques mètres de moi. Comment est-ce que je pourrais oublier, nier l'existence de celui que j'aimais du plus profond de mon être, qui m'a aidé à ne pas sombrer, qui m'a sauvé la vie en quelque sorte ? Impossible. Pourquoi est-ce que je suis venu ? Pour toutes ces raisons. Et... sans doute aussi... parce que je reste enchaîné à toi, que je le veuilles ou non...



Je ne savais plus vraiment à qui est-ce que je parlais, est-ce que c'était à moi, est-ce que c'était à lui ? Est-ce que seulement il écoutait, entendait ? C'était ma faute aussi si on en était là. Si j'étais capable de pardonner, si je pouvais faire abstraction des erreurs passées pour me concentrer sur l'avenir. Bien que, comme je lui avais dit, je ne voyais plus l'avenir avec lui. Ni avec personne. Je ne voyais pas d'avenir. Juste la veille pour le lendemain, et c'était déjà énorme. C'était peut-être moi le con dans l'histoire. Soupirant, je croisais les bras sur mes genoux et caler ma tête contre eux, les yeux clos. J'avais besoin de réfléchir. Besoin de digérer tout ça.

Tu sais pourquoi je n'ai jamais quitté Bray, après tout ça ? Parce que j'espérais. J'espérais que tu reviendrais. Pendant un an, j'ai gardé notre appartement en espérant que lorsque j'ouvrirais la porte, tu serais là, tu m'attendrais et tu me disais que c'était juste un petit voyage, que tu avais besoin de partir pour mieux revenir. Les moins ont passé, j'ai abandonné cet espoir. Mais un autre est venu. Que tu reviennes. Tout simplement. Peu importe la raison de ton départ. Et puis... seulement te voir. Juste une fois. Pour être sûr que tu allais bien. Que tu étais heureux au moins. Je ne sais même plus si c'est le cas aujourd'hui. Ce que je sais, c'est que ça fait mal...



Ma voix était si faible, si peu forte que je doutais qu'il puisse seulement m'entendre. Mais lui avais parlé de ses sentiments actuels, du moins, c'était ce que j'en avais compris, je devais faire de même. Ça n'avait pas de sens que ce soit juste d'un côté. On était en plein cessez le feu dans un conflit où tous les coups étaient permis, même, et surtout, ceux qui impliquaient le ressentit. Sauf que je ne savais plus vraiment moi-même ce que je ressentais. J'étais arrivé à un point où justement ne plus rien ressentir était une victoire et le but de chaque jour. À un moment donner, retirer tout la couche de terre qu'on s'était efforcé de mettre pour recouvrir était telle que même le plus pointilleux des accessoires était inutile. Relevant la tête, je rouvrais les yeux pour pouvoir le regarder, son verre à la main.

Comment on en est arrivé là, Xion ? Ça allait bien pourtant... Je comprends pas...


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Appuyé contre le bar, je l'écoutais tout en me calmant au fur et à mesure de ses paroles. Et de mon bourbon, aussi. Les yeux rivés sur lui, je sentais mon coeur se serrer alors qu'il m'avouait à son tour ce qu'il ressentait. Je décidais de me rapprocher de lui lorsqu'il commença à parler de moins fort, n'étant pas pour autant certain qu'il s'adressait à moi. Au sol, en train de fixer son scotch, je voyais sur son visage qu'au delà de que qu'il pouvait m'avouer à cet instant, il n'avait plus goût à rien. Puis, ses mots. Chacun d'entre eux semblaient percer ma chair de part en part, visant les zones les plus intimes, les plus fragile. Je me sentais vide, la colère m'avait quitté pour retourner dans sa tanière, laissant place à la tristesse seule. Mon regard fixé sur lui, je ne pouvais m'empêcher de le regarder.

Que dire ? Que répondre à tout ça ? Il m'avait répondu, il ne savait pas lui même pourquoi est-ce qu'il était venu. Il était toujours enchainer à moi, il ne m'avait jamais oublié. L'espoir qu'il soit encore capable de m'aimer m'effleurait alors. Me pardonner, c'était autre chose. Alors que mes sentiments étaient restés les mêmes, j'avais l'impression que la haine avait pris place de son côté. C'était blasant et pour le coup, je ne savais plus quoi penser non plus. Tout cela était bien loin de tout ce que j'aurais pu imaginer comme retrouvailles.

A sa question, je relevais légèrement la tête en soupirant, me mettant soudainement à regarder l'extérieur. A l'instant, je savais parfaitement que si mes yeux rencontraient les siens, je craquerais. Littéralement. Alors, fixant l'horizon, je repris une gorgée de mon verre tout en réfléchissant à ma réponse. Comment on est arrivé là ? Bonne question. Certains parleraient de destin, d'autre de mauvais choix. J'avais été con, c'était la seule et véritable raison. J'avais laissé parler mon ego alors que mon coeur était déjà ensorcelé. Grave erreur. J'avais mis du temps à réaliser, à enfin me rendre à l'évidence que c'était de lui que j'avais besoin. Que ça avait toujours été lui, à partir du moment où il m'avait offert son trèfle. Cette simple idée, ce souvenir me fit doucement sourire. Sortant alors mon porte-feuille, je pris en main la minuscule plante, l'amenant jusqu'à hauteur de mon visage en l'admirant. Il ne m'avait jamais quitté, pas une seule seconde depuis toutes ses années.

« Je ne sais pas... Ou enfin, si. On sait tout les deux que c'est ma faute. J'ai saturé, je ne me sentais plus capable d'être à tes côtés. Je voulais plus. Je pense qu'en fait je voulais faire mes preuves. Te prouver que je pouvais moi aussi faire de grande chose, plutôt que de passer ma vie à tes crochets. J'ai fais la pire erreur de ma vie le jour où j'ai claqué la porte de l'appartement. Je t'aimais, je t'ai aimé dès notre première rencontre, mais ce n'était pas assez. J'en était persuadé. Mais le fait est que c'est faux. Tout l'argent du monde ne remplacera jamais l'amour. Quel con j'ai été.... »

C'était à mon tour d'avoir baissé le ton. Je ne réfléchissais même plus à mes mots, ceux-ci s'évadant de ma bouche sans même que je m'en rende vraiment compte, le regard toujours fixé sur mon trèfle. Ce fut le brut strident du téléphone qui me tira de ma rêverie. Rageant un moment tout en rangeant mon trésor, j'entrepris de le reposer sur le bureau avant de répondre.

« M. Jenkins est là M. Wolfgang. Il vous attend dans le hall. »

Fuck. Je l'avais totalement zappé. Evidemment. Maudissant la planète entière pendant au moins deux secondes, je me tournais vers Sirius, réfléchissant rapidement avant de r-appuyer sur le bouton.

« Donnez-lui un autre rendez-vous. Je ne peux pas le recevoir aujourd'hui. »

Il allait me détester, sans doute ne pas revenir, mais je m'en fichais. Je n'allais pas abandonner Sirius dans mon bureau pour régler ça. De toute façon, je n'étais pas en état d'avoir un quelconque entretien professionnel. Aussi, j'appuyais une nouvelle fois sur la machine.

« Annulez tous mes rendez-vous pour aujourd'hui. Merci Aïda. »

Me rasseyant dans mon siège, je pris une nouvelle cigarette. Tout cela était beaucoup trop. J'avais envie de partir autant que j'avais envie de rester. Regardant Sirius dans les yeux, je me détendais un peu. Le bien-être de l'alcool faisait son effet.
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Est-ce que je l'avais sentit ? Est-ce que je l'avais vu ? Un mélange des deux sans doute, toujours est-il que je relevais la tête pour pouvoir le regarder, il était si prêt de moi, mais son regard se planta ailleurs que sur moi. Si bien que je ne me gênais pas pour continuer de l'observer. J'avais envie de reposer ma main sur sa joue, mais pas pour lui mettre une claque ou pour le frapper, non juste pour pouvoir ressentir sa peau, sa chaleur. En trois ans, il n'avait pratiquement pas changé. Pratiquement. Il émanait autre chose qu'avant. J'avais un jeune homme à mes côtés, très intelligent, mais fougueux, ce qu'on est tous pendant nos vingt ans qui dure dix ans, et maintenant... c'était un homme. Plus posé, plus mûre. Ayant posé mon verre à côté de moi, je me penchais légèrement en avant, fronçant légèrement les sourcils en le voyant fouiller dans ses poches et sortir son porte-feuille. Je m'apprêtais à relancer mon refus de plus de fric, mais la vue du petit trèfle, je me tus instantanément. Non, sérieusement, il l'avait gardé ? Le trèfle que je lui avais offert peu de temps après notre rencontre. Une légende que mon père m'a raconté veut que lorsqu'un leprechaun offre un trèfle à quatre feuilles à quelqu'un, cette personne trouve son âme-sœur. Je n'y croyais pas réellement lorsque je le fis, mais j'espèrais. J'étais sans doute déjà tomber amoureux de lui à cette époque, mais j'avais le souhait égoïste qu'il reste à mes côtés, qu'il soit mien. Voir ce petit trèfle entre ses doigts, l'entendre avouer tout cela, je restais sous le choc, pour la troisième fois. Son honnêté m'éclata en plein visage, ébranlant tout mon être. Il avait encore mon "cadeau", est-ce que ça voulait dire qu'il avait toujours ses sentiments pour moi ? Est-ce que j'avais toujours envie de lui faire du mal ? Là, pour le coup, je ne savais plus vraiment... Je ne savais plus rien en fait. En entendant la sonnerie du téléphone, je sursautais, sortant de mes pensées et de notre petite bulle, le regardant aller vers le bureau dans le plus grand silence. Si avant de venir j'étais déterminé, maintenant, j'étais complètement perdu.

Pendant qu'il parlait avec sa secrétaire, je repris mon verre que je finis d'une traite et me relevais pour le rejoindre. Au passage, j'effleurais la petite plante à quatre feuilles sur le meuble, sentant mon cœur se serrer doucement, les souvenirs continuaient d'apparaître dans mon crâne qui s'embrumaient de plus en plus. Mes petites pillules faisaient effet. Nos regards se croisaient de nouveau alors que Xion s'installait sur son fauteuil et que je le rejoignais, me posant de nouveau sur le bord du bureau, mais de son côté cette fois. J'appréçiais qu'il refuse de voir qui que ce soit et qu'il ne me demande pas de m'en aller. Ma petite voix de l'avarice me disait que je devais bouger mon derrière de blond pour aller ouvrir la boutique et gagner de l'argent. En tant que travailleur solitaire, et ne faisant plus confiance à personne en ce qui concernait ma marchandise et mes biens, si je n'y allais pas, le rideau de fer resterait baisser. Enfin, je pouvais quand même me téléporter pour ouvrir vite. Après, certains de mes clients réguliers savaient que j'avais des problèmes assez souvent avec mon père, donc une absence de courte durée ne serait pas une grosse porte. Gardant toujours mes yeux plantés dans les siens, je posais mon verre sur son bureau et je tendais mon index en l'air, un réflexe que j'avais quand j'étais en pleine réflexion.

Ne bouges pas, je reviens dans trois minutes.



Avant de me téléporter, je pris un morceau de papier et un stylo, gribouillant un rapide message, lui lançant au passage un regard plein de nostalgie. On avait plein de souvenirs de petites conneries dû à mes téléportations, et à son malaise à chaque fois que je l'emenais avec moi. Bref, un clin d'œil je me retrouvais devant la boutique. En temps normal, j'aurais fait gaffe à ne pas apparaître comme ça, devant de potentiels témoins, mais je m'en foutais, je ne voulais pas laisser là ma conversation avec Xion. Et puis, il avait annulé ses rendez-vous, c'était normal que je ferme pour la matinée... ou la journée, même si ça me faisait mal. Je collais le petit mot sur le rideau de faire à l'aide du scotch que je lui avais subtilisé et de nouveau, en un clin d'œil, j'étais de nouveau assis sur le bord du bureau de mon ex-compagnon. Je reposais ce que j'avais emprunté et posais les mains derrière moi, l'observant, tout simplement.

J'ai aussi annulé tous mes rendez-vous. Nous sommes sur un pied d'égalité.



Peut-être que je me sentais coupable de lui avoir donné l'impression d'avoir été juste une plante verte pour moi pendant tout ce temps, peut-être que je m'en voulais d'être en parti responsable de son départ, que je voulais rester une victime pour me faire plaindre... ou autre, mais le fait est que je voulais qu'il comprenait que je ne le méprisais pas non plus et que je le voyais toujours comme mon égal, même si... bref.

Félicitations. Pour de vrai cette fois. Je ne suis pas sûr que tu ai réussi à faire tout ça grâce à moi, mais bravo.



J'étais fier, ouais. Fier de lui. Fier du travail qu'il avait accompli, même si là, pour le coup, je ne voyais que la surface de tout ce qu'il avait fait. Mais je n'allais pas lui dire. Et finalement, je fis ce que j'avais envie de faire un peu plus tôt, je caressais sa joue doucement. À l'endroit où je l'avais gifflé. J'essayais de lui faire comprendre ce que moi-même je ne comprenais pas. Ou alors je laissais la drogue et l'alcool parler pour moi. Au choix.

Tu m'as manqué, Xion...


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A cet instant, mon regard rivé dans le sien, je profitais du moment présent. J'étais plus détendu, alcool oblige, et cela me faisait un bien fou. Lui s'était rapproché de moi, s'installant sur le bureau alors que mon regard ne le lâchais plus. Je me permis de le détailler, prêtant plus d'attention à ce qu'il portait, à son visage, ses expressions, ses petits tics qui m'avait tant manqué. Un frisson, cette impression d'être à nouveau un peu à ma place, près de lui. Je vidais mon verre lorsqu'il me dit de ne pas bouger avant de se téléporter. Je n'eu pas le temps de réagir. Cela me fit doucement sourire. Ca aussi, ça m'avait manqué. Je me préparais psychologiquement à le voir réapparaitre à sa place initiale d'un moment à l'autre tout en fixant le dossier dont les feuilles étaient éparpillées. Le fait qu'il ne veuille pas partager l'entreprise avec moi avait tendance à me peser un peu. Je le voulais. Depuis la création de mon empire, j'avais prévu tout ça, étant bien loin de me douter qu'il n'accepterait pas. Au moins, il avait pris le chèque, c'était déjà ça.

Au moment où il réapparu, je sursautais en me maudissant. Déjà à l'époque, j'avais du mal à m'y faire, ça n'avais apparemment pas changé. Je relevais alors moi regard, me calant un peu mieux dans mon siège en l'écoutant. Nouveau sourire tracé sur mes lèvres, je l'avais pour moi, tout à moi. Que demander de mieux vu la situation ? Rien du tout. Son visage semblait plus paisible, et je ne pu m'empêcher de me dire que tout comme avec moi, nos drogues respectives faisaient enfin effet. Cela me désolait dans un sens, constatant qu'il fallait qu'il prenne ça pour me supporter. Autant ne pas se plaindre. Après tout, je n'en avais pas le droit.

J'accueillis ses félicitations avec plus de surprise qu'autre chose. Il me félicitait, réellement ? Pour le coup, je ne savais comment réagir mise à part en souriant d'autant plus. Ce que je fis, les yeux toujours plongés dans les siens. Lorsque ses doigts vinrent caresser ma joue, un violent frisson me traversa instantanément le corps. Putain, j'étais pire qu'un tox en manque. Instinctivement, je tournais légèrement la tête dans sa direction, venant poser un baiser dans le creu de son poignet. Le contact de sa peau, son goût, son odeur... J'avais l'impression de le redécouvrir tout autant qu'il me semblait n'être jamais parti. Durant cet instant, tout était parfait.

Sa phrase, ses petits mots qu'il prononçait alors percutèrent mon coeur de plein fouet. Je lui avais manqué. Vraiment. Etait-ce l'alcool ou la drogue qui lui dictait ses paroles ? Peu importe. Rien à foutre. Il était sincère, et c'est tout ce qui importait. Alors, pour toute réponse, ma main vint se poser sur la sienne, la ramenant devant mes lèvres tandis que je le fixais.

« Toi aussi, si tu savais... »

J'embrassais le bout de ses doigts dans un geste qui voulait tendre, une vieille habitude que j'avais prise lorsque nous étions ensemble. Quelque chose que je n'avais pas fait souvent mais qui avait tout son sens. Du bout des lèvres alors, je redécouvrais ses mains que j'admirais tant. Ses magnifiques mains qui m'avaient tant de fois toucher, caresser sans aucune retenue. Relevant les yeux vers lui, je ne m'arrêtais plus, espérant qu'il ne me rejette pas. Mon cerveau était en veille, je n'arrivais plus à penser correctement. Mes pensées étaient toutes concentrées sur lui, rien que lui.
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Xion & Sirius

En choisissant de ne pas ouvrir la boutique, en décidant de rester avec lui, je ne m'attendais pas à ce que nous nous retrouvions dans une telle situation. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me touche de cette façon, à ce qu'il embrasse ma peau et... bordel, quand il me regardait comme ça, je ne pouvais pas lui résister. Et puis, concrètement, je n'en avais pas envie. Ainsi, je laissais Xion embrasser mes mains, sans le quitter du regard. Je réfléchissais tout en profitant tout simplement, à ce que je voulais vraiment, à ce que nous faisions. Enfin, j'essayais du moins, parce que l'alcool et la drogue ne m'aidaient pas vraiment à avoir les idées bien clair. Juste à... me dire de me laisser aller. Est-ce que c'était seulement juste ? Est-ce que c'était correct, pour l'un comme pour l'autre ? Non, je ne parlais pas de son truc, mais de nous... enfin, de moi. Je ne savais plus vraiment ce que je ressentais, et je savais qu'il était sincère, et... il m'avait manqué ! Tremblant de tout mon corps, je tendais ma seconde main pour le faire se lever et le rapprocher de moi. Qu'est-ce que je faisais ? Ce que j'avais enfouis pendant trois ans, ce qui m'avait tant manqué. Passant ainsi mon bras autour de sa taille, je posais mon front contre le sien, ramenant nos mains liées sur sa joue. Je tremblais encore plus, mais ce n'était pas comparable à ce que j'avais ressenti un peu plus tôt, en le découvrant de retour. Là, c'était de la pure extase et... un peu d'excitation aussi. Ouais, un truc du genre. En sentant son souffle contre ma peau, ses lèvres tout près des miennes, je ne pus que laisser toutes mes barrières tomber. Il était là, il était dans mes bras, il était bien réel.

Tu sens toujours aussi bon... Xion...



Ouais, il avait une odeur que j'aimais tout particulièrement, un mélange d'odeur de cigarette, de parfum à un certain prix (que je n'achèterai donc pas), une petite odeur de transpiration et une once de je-ne-sais-quoi, que je n'avais jamais su définir correctement. Bref, son odeur me faisait vibrer. Doucement, je calais ma tête dans son cou, pour mieux pouvoir le sentir, pour mieux pouvoir me remplir les narines, et les poumons de son odeur, de lui, de sa présence. J'étais en train de replonger, de replonger pour de bon dans ce que je m'étais juré de ne plus retoucher, dans ce qui était la pire de mes addictions. Enfin, jusqu'à ce que je m'aperçoive de ce que j'avais fait et de ce que qui arriverait potentiellement. Après tout, je pouvais me mentir en moi-même que c'était parce que je planais, et que l'alcool me faisait toujours autant tourner la tête très rapidement. C'était une excuse, mais... n'avions nous pas le droit de profiter l'un de l'autre au moins une dernière fois ? Je l'avais dit, j'étais enchaîné à Xion, pour probablement la fin de mes jours, je les passerai probablement à le repousser jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et sans doute jusqu'à ce que mon cœur éclate. N'avions nous pas le droit à une récompense après avoir dit nos vérités chacun ?

Sans trop que je m'en rende compte, je me mis à pleurer contre sa peau. Je craquais. J'en pouvais plus. J'aurais tellement voulu que ces trois années à l'entendre n'est qu'était un mauvais rêve, que je venais de me réveiller et qu'il était tout simplement là, comme avant. Ça aurait été tellement simple. Pourquoi est-ce que pourtant, ça faisait encore si mal ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais tout simplement pas me réjouir qu'il soit là et effectivement l'accueillir comme il se devait ? J'avais tellement de question, tellement d'interrogation, tellement de peurs, de craintes, d'incompréhensions. C'était un sacré bordel qu'étais mon crâne. Ou plutôt toute ma personne entière. Mais ça, ça ne datait pas de son retour. Ça avait toujours été, et ça le serait probablement toujours. A cause de ma génétique, à mon héritage génétique malade, qui me promettait à pratiquement 90% le même avenir que mes parents. Une des choses qui me faisait terriblement peur d'ailleurs. Pour essayer de me calmer, de revenir à la réalité, au moins pour une courte durée, je reposais mon front contre le sien, plongeant mes yeux dans les siens, mes pouces caressaient ses joues.

Pardon...


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Il se laissa faire. Il acceptait mes avances, mes lèvres contre sa peau, mon regard qui ne bougeait pas du sien. Il ne me repoussait pas, à aucun moment, que du contraire. Il m'incitait à me lever, glissant sa main libre dans mon dos, rapprochant directement nos corps. Tandis que je me sentais envahi de frisson, je commençais doucement à croire que tout ceci était un rêve, que j'étais sur le point de me réveiller à chaque instant. C'était beaucoup trop beau pour être vrai. Quand bien même, je voulais en profiter de ce rêve, à fond, et surtout ne pas me réveiller. Front contre front, je profitais  pleinement. Son souffle contre mes lèvres, sa main restant dans mon dos, nous étions trop proches, beaucoup trop pour qu'une once de résistance s'installe entre nous. Ses mots, son murmure, tout semblait m'électriser de plus en plus. J'étais faible face à tout cela. Je me laissais aller, allant même jusqu'à oublier où nous étions. A croire que nous étions aimantés. Après toutes ses années, notre rapprochement me semblait toujours aussi naturel. Nous en arrivions toujours au même point au final. Impossible de se passer de l'autre, impossible de rester avec. Et ça nous consumait, littéralement.

Pendant un moment, alors qu'il enfouissait son visage dans mon cou, je fermais les yeux, retenant difficilement un soupir qui semblait déterminé à sortir. Je n'arrivais pas à croire que j'avais pu me passer de lui si longtemps. Oh j'avais été stupide de m'en aller, c'était certain, mais là, maintenant, je  réalisais que je ne pourrais plus jamais partir, même si l'idée me venait. Il était ma came, et le sevrage était impossible. Pas de désintox le concernant. Rien que des montages russes, de la colère autant que de l'amour. De l'extase autant que de la haine. Je l'aimais à en crever, de cela j'étais certain.

Quittant mon cou, nos regards se retrouvèrent presque instantanément. Mes mains s'étaient glissées dans son dos, au niveau de son bassin, mais à la vue des larmes qui roulaient sur ses joues, je ne pus m'empêcher de venir en essuyer quelques unes grâce à mon pouce, lui offrant un sourire triste alors qu'il me demandait pardon. Je ne voulais pas de ça, je n'avais jamais supporter de le voir dans cet état. Il était bien plus fragile que ce que je n'aurais penser. Alors, je fis la seule chose qui me traversais l'esprit à cet instant. Ma main glissa dans son cou, allant se loger dans sa nuque afin qu'il se rapproche, ou du moins qu'il ne s'enfui pas. Les yeux dans les siens, variant avec sa bouche, je finis par me jeter à l'eau, nous accordant un instant de répit, espérant que ce geste le calmerais. Déposant mes lèvres sur les siennes, offrant un baiser qui se voulait tendre et intime, je tremblais de la tête au pied. Rien qu'un baiser, un seul, il ne m'en fallait pas plus pour me sentir enfin à ma place. Je ne sais pas combien de secondes s'écoulaient, je refusais simplement de rompre ce contact. J'en avais besoin, horriblement. Il pourrait me repousser autant qu'il le désirait, mais pas là, pas maintenant, pas en cet instant. Mon coeur battant à tout rompre, une larme se permit de rouler sur ma joue, preuve de tous les sentiments aussi déroutant que puissant qui pouvait m'habiter.
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Les secondes, les minutes, les heures pouvaient être en train de passer, la vie pouvait s'arrêtait autour de nous, je ne verrais absolument rien. Seulement Xion, son regard, son visage, sa petite faucette. Sentir son pouce sur mes joues, sentir ses mains autour de moi, c'était juste tout ce dont j'avais besoin. Comme avant. Mais je savais que j'allais d'autant plus être accro à ses bras et que je ne pourrais probablement pas m'en défaire, quelque soit la force que je pourrais y mettre. Mon addiction redevenait celle qu'elle avait été quand il était à mes côtés. Mes deux addictions justement étaient aussi fortes l'une que l'autre, je ne pouvais plus m'en défaire. La désintoxication était impossible, c'était trop tard. Mon corps, mon cœur, mon être ne le supporteraient jamais. En sentant sa main sur ma nuque, je haussais légèrement les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce qu'il faisait, mais la seconde qui suivit suffit. Je venais de voir son regard se poser sur mes lèvres. Oh Merlin... Ouais... je vois... Par automatisme, je fermais les yeux dès l'instant où je sentis ses lèvres contre les miennes, restant sans bouger, juste à redécouvrir la sensation de ses lèvres, leur goût.

Je crois qu'il en avait besoin, mais moi aussi. J'avais besoin de retrouver cette partie de nous, de nous sentir unis, de le savoir aussi prêt, aussi réel, aussi... aussi là. Puis, je décalais une de mes mains dans le creu de ses reins, le collant ainsi contre moi sans retenu, l'autre restait sur sa joue, chassant d'ailleurs la larme que je sentis me glisser entre les doigts. Ses pleurs qui le rendaient encore plus beau, mais qui me faisaient mal chaque fois que je le voyais comme ça. Les rares fois que je l'avais vu dans un tel état, je faisais toujours mon possible pour le faire rire, pour qu'il ne pense plus à ce qui le rendait triste, pour qu'il se mette au moins à sourire. Là, pour le coup, je répondis à son baiser, je ne partais pas. Je n'en avais pas envie de toute façon. Je voulais rester contre lui, je voulais que ça ne s'arrête pas. Peut-être que tout ceci n'était pas réel, que j'étais en train d'halluciner tout simplement. Si c'était le cas, alors je ne voulais vraiment pas revenir dans le monde réel. Même mes illusions n'auraient pas fait mieux. Enfin, si, je me serais propablement retirer toutes souffrances morales et tout doute, mais c'était autre chose. Mes lèvres se mouveaient doucement contre les siennes, les redécouvrant lentement, avec une douceur que je n'avais pas éveillé depuis longtemps. Depuis qu'il m'avait quitté, avec les mecs que je me tapais, je n'étais ni tendre, ni doux, ni affectif. C'était brutal, bestial. Je répondais juste à un désir purement sexuel, mécanique. Xion, c'était différent. Tout était différent. C'était à la fois compliqué et très simple. Toujours avec douceur, je mis fin au baiser, mais je gardais contact avec lui avec mon front contre le sien, avec mes mains sur lui, nos corps enlacés. Nous étions de retour dans notre bulle, une bulle que seuls nous pouvions percer. Et pour être honnête avec moi, là, tout de suite, je n'avais absolument pas envie d'en sortir.

Délicatement, sans me décoller de lui, je me tournais pour m'installer sur son siège et l'attirais contre moi, le serrant dans mes bras. À nouveau, je ne savais pas ce que je faisais, ni réellement pourquoi je le faisais, je ne réfléchissais pas. Je ne le voulais pas non plus. Si je réfléchissais, je saurais que je me plantais et que je faisais une très grosse connerie. Ou peut-être pas, mais bref. Je me sentais relativement bien comme ça. Ma tête contre la sienne, mes mains caressant son dos, j'avais de nouveau les yeux, yeux qui étaient posés sur lui, lui qui étais dans mes bras. Il était là. Mais je craignais qui ne s'éloigne. Ce serait terriblement ironique, mais ce serait totalement possible et... concrètement, je crois que ça me ferait un mal de chien. Pour ne pas y penser, et timidement, je passais une main dans ses cheveux, ni trop longs ni trop courts. À la longueur parfaite. Mes doigts passaient ensuite sur son front, l'arrête de son nez, ses joues un peu rêches, le contour de ses lèvres et son menton, sa faucette. Tellement beau. Cet homme me rendait fou par sa beauté, par sa simple présence. Un mage qui m'ensorcelle, il aurait pû me mettre dans un bocal comme je le faisais avec mon père, je n'aurais jamais rien dit, tant que j'étais avec lui. Peut-être que notre avenir aurait été ainsi, moi vieux et fou dans ma boîte, lui à son bureau en train de lire tranquillement. Cette image m'arracha un triste sourire.

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Lorsque je sentis qu'il ne me repoussait pas, au contraire, qu'il me rendait mon baiser, je me laissais emporter. Redécouvrant sa bouche, ses lèvres douces et rêches à la fois, je me laissais aller, profitant de cet instant tout en m'accrochant à lui. C'était tout ce que je voulais, rien de plus. Tout ce qui m'avait manqué durant ces dernières années. Je sentais mon coeur s'emballer, priant à chaque instant pour que cela ne s'arrête pas de suite.

Ce fut lui qui rompit le contact, me laissant de suite une énorme sensation de manque. Rouvrant immédiatement les yeux, je tombais dans les siens où la tempête s'était définitivement calmée. Ce regard m'avait manqué, lui aussi. Remplis de sentiments plus contradictoires les uns que les autres. J'avais toujours réussi à lire en lui avec une facilité déconcertante. Pour moi, il était un livre ouvert, et cet instant ne faisait que me le rappeler.

Essayant de calmer les battements de mon coeur, je me laissais faire alors qu'il s'installait sur mon fauteuil, m'incitant à m'installer sur lui. Je me laissais guider, n'ayant de cesse de profiter de chacun des contacts qu'il m'offrait. Je fermais les yeux tandis que ses doigts venait s'entremêler dans mes cheveux, ne tardant pas à glisser sur mon visage, en parcourant chaque parcelle. Est-il seulement conscient de l'état dans lequel il me mettait ? Sans doute que non, sans doute ne se posait-il pas de question pour ne pas briser cette magie qui s'était installée. Et maintenant ? Je me sentais toujours aussi perdu alors que les effets de l'alcool commençais déjà à diminuer, me faisant trop rapidement revenir sur terre. Une angoisse grandissait en moi au fur et à mesure que les secondes de silence défilaient. Le voir partir, m'abandonner à mon tour pour se venger de moi. Il aurait le droit de le faire, évidemment, mais alors, je ne pensais pas pouvoir y survivre. Sans lui, rien n'avait de sens. Et si avant une pointe de doute perçait encore mon coeur, j'en était à présent certain.

A son triste sourire, je m'interrogeais sur ses pensées pour tenter d'oublier les miennes. Je ne voulais pas penser à ça maintenant. Je voulais profiter. Juste ça.

« Que me vaut ce triste sourire ? »

Peut-être demandais-je trop, au final. Nous venions de nous retrouver, de nous engueuler, et à présent je me trouvais assis sur ses jambes, ne cessant de penser à lui voler un autre baiser, tellement ses lèvres m'avaient manquées. Ramenant une main sur son torse, je me permis de caresser la naissance de sa chemise du bout des doigts, fixant son cou à défaut de ses yeux, pour tenter d'oublier sa bouche qui me tentait tant. J'avais envie qu'il s'ouvre à moi comme avant, qu'il me parle de tout, sachant parfaitement qu'il était sans doute trop tôt pour tout ça. Patiemment, j'attendais qu'il me réponde tout en mordillant ma lèvre.
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Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.

Xion & Sirius

Le calme autour de nous me faisait vraiment du bien. J'en avais besoin en fait. Besoin de cette douceur de cette pause. Et le sentir contre moi, dans mes bras, sentir sa main sur mon torse. Comme par réflexe, je caressais son dos, sa nuque, ses bras, tout ce que je pouvais atteindre. Comme si... comme si rien n'était arrivé. Comme s'il n'était jamais parti. Comme si on n'avait jamais été séparé. Sa question cependant me sortit de mes réflexions et me fit tourner la tête vers lui. Aussitôt je le vis en train de se mordre la lèvre. Me surprenant moi-même, je passais mon pouce dessus pour qu'il arrêtait. Je n'aimais pas quand il faisait ça, il s'abîmait la lèvre lui-même, je laissais donc mon doigt jusqu'à ce qu'il lâche, n'ayant pas besoin de mot, de parler, il savait déjà ce que je voulais dire. Je lui avais toujours fais ça. C'était un de ces petits moments où on avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour se comprendre. Quand il eut lâché sa lèvre, je soupirais légèrement en le regardant et en embrassant son front. Non, pas la peine de lui faire peur de cette vision de nous que j'avais eu. Déjà parce que ça n'arriverait jamais mais aussi parce que ça me renvoyait à ce qui m'angoissait. Et je devais être assez direct pour qu'il n'insiste pas. Enfin, il devait se douter que s'il ne voulait pas que je me mette en rogne, il ne devait pas le faire.

Rien. Rien de spécial.



Pour essayer de changer le centre d'attention, et aussi parce que j'en avais envie, je me penchais pour embrasser ses lèvres doucement, du bout des miennes. L'embrasser pour qu'il ne pose pas trop de question ? Ouais, c'était un coup bas, mais je préférais. Que ni lui ni moi nous ne posions de questions. Si question il y avait, ça voudrait dire, retour à la réalité. Et je ne voulais pas revenir à la réalité. Je voulais rester dans notre bulle, je voulais qu'on reste comme ça pour... longtemps. Le plus possible. Je ne savais pas ce que ça serait exactement le plus longtemps possible, mais au moins encore quelques minutes. Et tout en l'embrassant, mes caresses sur son corps continuaient, allant un peu plus lentement, mais pour pouvoir redécouvrir chacune de ses courbes, chacun de ses muscles, chacun de ses traits. Je crois que pouvoir le toucher ainsi me faisait planer d'avantage. Il me rendait fou, accro, tout, mais surtout, il me faisait encore plus planer que d'habitude. C'était sans doute psychologique, même pratiquement sûr, mais je n'avais pas besoin d'une nouvelle dose pour partir encore plus lui. Sa seule présence, ses lèvres me suffisaient. Je le serais davantage contre moi, afin qu'il n'y ait plus aucun espace entre nous, que l'on soit le plus l'un en contact avec l'autre. J'arrivais pas à expliquer pourquoi est-ce que je faisais tout ça, mais il ne valait mieux pas. Aussi, je ne contrôlais plus vraiment mes mains, du moins une, qui se glissa sous sa veste de costume, se posant entre la veste et la chemise qu'il portait. Je crois que j'aurais préféré sentir sa peau directement, mais ce serait probablement exagéré.

À bout de souffle, je mis de nouveau fin au baiser pour reposer ma tête contre son cou, emmêlant les doigts de ma main libre aux siens. Toutes pensées, toutes réflexions logiques avaient décidé de m'abandonner pour de bon, me laissant avec mon instinct, mes envies et quelques réflexes de base, un peu comme si toute conscience plus ou moins "correcte" serait parti pour me laisser tel un enfant avec tous les outils nécessaire pour faire sa vie, sans lui expliquer quoi que ce soit. Et c'était bon bordel ! C'était ce que je voulais depuis... tellement de temps, ce que j'avais toujours voulu quand j'avais commencé à me droguer, quand j'avais découvert le monde des illusions et de la rupture avec la réalité. C'était ma vision du paradis, ma vision du bonheur pur. Un bonheur ephémère et artificiel, mais c'était toujours mieux que rien.

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Bien sur, il n'avait pas voulu me faire part de ses pensées. Comme je l'avais prévu. Je décidais de ne pas insister, d'essayer de faire taire mon cerveau pour profiter du moment. Ses lèvres, le baiser qu'il m'offrit fit instantanément taire le tourbillon de pensées qui polluait mon esprit, ne me laissant que le désir que j'avais pour lui. J'aimais ses baisers, son contact, la texture de sa peau. Un léger gémissement de surprise, d'envie aussi sans doute, lorsqu'il plaqua son corps contre le mien tout en glissant une main sous ma veste. Etais-je égoïste d'en vouloir plus ? Je perdais totalement les pédales, ne sachant plus ce qui était ou non raisonnable de faire.

Ce n'est que lorsqu'il relâcha mes lèvres que je retrouvais un semblant de réalité. La main lié à la sienne, sa tête au creux de mon cou, je me sentais encore plus perdu qu'avant. Le regard fixé sur l'extérieur, je me détachais de mes réflexions, décidant de profiter du moment à fond, réalisant que c'était peut être le dernier avant qu'il ne réalise tout ce qui pouvait se passer. Déviant mon regard, ma main lâchait la sienne pour aller s'entremêler à ses cheveux, tirant ainsi légèrement sa tête en arrière afin qu'il me regarde. Les yeux dans les siens, ce regard qu'il me lançait, me suffisait pour avoir envie de lui déballer la vérité, les trois petits mots magiques qui m'avaient fait tellement peur. Je me retins en échangeant un autre baiser, ce voulant plus passionné, avide de désir trop longtemps refoulé. Ma langue dansant avec la sienne, je cherchais toujours plus de contact, passant ma main sous sa chemise, redécouvrant sa peau que je connaissais déjà par coeur. Un effleurement, une caresse, un frisson qui me parcours l'échine et tout mon être me rappelle à quel point je peux le désirer.

« Tu m'as beaucoup trop manqué... »

Rien de très original, mais ça valait mieux qu'une déclaration qui aurait pu tout foutre en l'air. Pas de questions, pas de tourments, juste lui et moi, perdu dans un océan de sentiments contraire.

« Je suis à toi... Je n'ai toujours été qu'à toi... »

Quelques mots au creux de son oreille, un murmure à peine audible qui traverse mes lèvres, une vérité que je ne pourrais jamais nié. Mon coeur et mon âme lui appartenaient entièrement. J'entendais déjà Zref ricaner à cette seule pensée. Ce n'était pas le moment de penser à lui, de penser à toute autre chose que Sirius. Avide de ses lèvres, je repris notre baiser de plus belle, oubliant la réalité une fois de plus.
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