Quand le meurtrier devient l'enquêteur (Isleen & Azraël)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
Isleen ∞ Azraël

Allez au poste comme d'habitude et se retrouver convoquer dans le bureau du Commissaire. Ok, pourquoi pas. Ce n'est pas la première fois depuis que je joue les flics, il n'y a donc pas de quoi s'affoler. Je suis en droit de me poser des questions, après tout mon job de flic, je le fais, peut-être pas de la meilleure manière qui soit et pas toujours de façon très délicate, mais il est fait à la fin de la journée. Les méchants sont derrières les barreaux ... quand il y en a et tout va bien dans le meilleur des mondes. Du coup je suis un peu titiller par la curiosité. Que me veux le commissaire ? Ce n'est pas pour mes beaux yeux, ça c'est une évidence. Ma face, il ne peut pas se la voir en peinture alors je doute que ce soit pour faire la parlote qu'il m'a convoqué dans son bureau. Pas de menottes, ni de flingues ou d'une atmosphère tendue à l'horizon, ma couverture est donc encore sauve, pour l'instant du moins. J'interroge mon partenaire du regard, il n'a l'air de rien savoir lui non plus, il est tout aussi étonné que moi. Je finis par me lever, je crois que cela ne sert à rien de tenter de jouer aux devinettes, il va bien finir par cracher le morceau si on se rend dans son bureau. Mon partenaire rentre le premier, je ferme la marche et nous voilà assez rapidement installé, dans le vif du sujet.

Il nous parle meurtre et plus précisément d'enquête qui nous tombe sur la face. Et pas n'importe laquelle, c'est l'affaire qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours, la mort violente et sauvage d'un des membres de la famille à Castiel. C'est donc ça. Je connais enfin le fin mot de l'histoire. Je me contente d'écouter patiemment ce qu'il a à nous dire. Il veut que se soit nous qui nous occupions de l'affaire. Il prétend avoir confiance en nous et qu'on est des bons flics. McCarty & Fitzerberg sont sur un gros trafique de drogue, il ne veut surtout pas nous dire qu'il n'a que nous sous la main d'un peu compétent. Après je ne parle pas de mon partenaire, lui c'est une pointure, mais moi, moi je lui tape sur le système, moi il n'aime pas mes méthodes et je suis persuadé qu'il en a chier pour me faire ce compliment. Heureusement que je m'en fous et qu'au fond, je ne suis pas flic, sinon je pourrais être vexé. On finit par se lever, promettre qu'on fera de notre mieux, enfin c'est surtout mon collègue qui le dit, pour ma part je garde le silence, me contentant d'esquisser mon vieux sourire narquois pour bien l'agacer. Je ne rejoins pas tout de suite mon bureau, je m'éclipse aux toilettes. Je m'assure que je suis seul et pendant quelques instants, je fixe mon reflet. Ce n'est pas un vent de panique que je ressens, mais plutôt une douce euphorie. Je me mets à rire comme jamais je n'avais ris. Je suis dans une merde noire, j'ai tué un triton par colère, sans avoir fait de recherche sur lui, juste parce qu'il était au mauvais endroit, au mauvais moment et me voilà plongé dans une merde sans fond. Mais bordel que ça me fais rire. La folie de Bal' m'envahie, je la sens. C'est dans notre ADN, elle plane constamment au dessus de nous, jamais nous n'y échapperons. J'aurais dû craindre pour ma vie, me demander comment je vais m'en sortir, mais au fond je m'en fous. J'en ris. Mon coeur bat plus vite, mes pupilles sont dilatées, je me sens en vie. J'ai nettoyé un peu la mer de toute cette merde qui la pollue et je continuerais, quoi qu'il m'en coûte. Grande famille respectée ou non, je m'en branle. Il n'était pas un Ó Murchú à la base, ils n'ont peut-être rien à voir avec cette histoire. Mais finalement cette enquête va m'aider à y voir plus clair.

Je finis par rejoindre mon collègue, on décide d'aller rendre visite à la veuve. Le premier suspect est toujours le mari ou la femme, donc pour les enlever de la liste, il faut aller les interroger. Mon partenaire me demande si je veux qu'il fasse l'interrogatoire, j'esquisse un sourire, « Non t'inquiètes, je serais un vrai gentleman ... observe plutôt la maison, ses mimiques, bref juste pour être sûr qu'elle ne nous ment pas. » Il rit, il sait que j'en suis incapable, mais il me laissera faire. On finit par arriver jusqu'au domicile du couple. On sonne, on nous ouvre et nous introduit jusque dans un salon. Nous n'attendons pas longtemps avec que la veuve débarque. Mon collègue se présente, puis me présente en tant qu'Inspecteur Blackwood. Je me contente de la fixer en me disant que c'était moi le salaud qui avait buté son mari et que j'aimerais bien savoir si elle connaissait sa vraie nature. « Nous sommes désolé de venir vous déranger en cette période de deuil, mais nous aurions quelques questions à vous poser... » Nous attendons son aval, elle pourrait ne pas être prête à nous parler, seulement même si on est prêt à attendre un jour ou deux, il faudra bien la faire avancer cette enquête. Elle finit par accepter et on s'installe sur le canapé. Mon collègue se met en retrait, comme promis. « Le soir où votre mari est mort, est-ce que vous saviez qu'il était sorti ? Et si oui, vous avait-il dis ce qu'il comptait faire ? » J'aime bien rentrer dans le vif du sujet, ça évite de tourner autour du pot.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

C' était une drôle de sensation que d' être désormais seule dans cette maison. Mon mari Asher avait été retrouvé mort, assassiné, quelques jours avant. J' avais été choquée. Par le crime et par le fait qu' il s' agissait de mon mari. Ca avait mis mon père en colère. Pas parce qu' il l'aimait mais parce que c' était un membre de PTS et qu' il avait réussi à me trouver un bon parti pour me marier. Dans sa tête, il devait sans doute être reparti à chercher un remplaçant à qui me marier, une fois la période de deuil "moralement acceptable" passée. J' étais désormais comme mes frères et soeurs, de nouveau sur le marché des mariages arrangés. Je rayonnais déjà de joie. Je devais donc prévoir de commencer à faire le tri dans ses affaires, pour les donner à sa famille. Ils n' étaient même pas sûr de pouvoir venir à l'enterrement qui aurait lieu quand la police nous aurait rendu le corps.
D' ailleurs en parlant de police, elle venait de sonner à porter. Une de mes employées de maison alla ouvrir avant de les guider jusqu' au salon où je me trouvais.

« Bien sûr... »

Je désignais de la main le canapé afin de les inviter à s'y asseoir. J' avais déjà été interrogée par la police, adolescente, à la mort d' Ailee. Mais n' ayant que 17 ans à l' époque, ils avaient limité l' interrogatoire car j' étais fragilisée. Du coup, ce n' était la première fois que la police m' interrogeait sur à un deuil. Mais c' était la première fois que j' allais y répondre sans être sous le poids de la douleur du deuil. J' avais de la peine pour Asher car je l' avais cotoyé 5 ans. Mais je ne souffrais pas de la perte.
A la question de l' inspecteur, qui avait de la chance que je ne sois pas vraiment en deuil car vu son tact, il aurait réussi à faire pleurer une vraie veuve, je pris un temps d' arrêt. Je devais sortir les mouchoirs et jouer mon rôle d' épouse endeuillée ou me contenter de dire la vérité? Enfin pas toute la vérité bien sûr.

« Vous savez mon mari et moi...comment le dire poliment...ce qu' il faisait ne m' intéressait pas des masses, tout comme il devait se foutre royalement de ce que je pouvais faire. »

J' allais pas mentir. Ma famille était assez connue pour que les gens du coin sachent pour les mariages arrangés. Et la police était supposée représenter ceux qui connaissent la vérité en premier. Faire la veuve éplorée aurait été hypocrite. Même si il était vrai que j' avais peut être une idée de ce qu' il était parti faire. Un triton retrouvé mort pas loin d' une source d'eau, on faisait vite le rapprochement. Soit il en sortait, soit il allait y rentrer. Alors certes, je ne détestais pas Asher, il était utile parfois. Comme punching ball, comme messager auprès de mon paternel, comme couverture pour la réputation familiale, comme amant si besoin. Mais je n' étais pas amoureuse de lui. Et si je le considérais comme un excellent allié, ce n' était pas pour autant un ami. Du coup, le seul deuil que je devais faire, c' était celui de mon statut de femme mariée. J' étais maintenant une veuve. Terme que je n' aimais pas des masses, ça sonnait toujours vieille peau dans ma tête. Et puis partager le point du commun du veuvage avec mon père, ça suffisait à me miner le moral. Alors, non, je ne pleurais pas mon mari. Mais j' étais en colère qu' un triton de plus soit mort. Y' avait une hécatombe chez les êtres de l'eau ces temps ci qui ne me plaisait pas du tout. Mais ça, je me voyais mal le confier à des flics.

« Vous voulez un café au fait? »

Oui, la politesse était de mise. J' étais une  Ó Murchú, j' avais une réputation familiale à tenir. Et chez nous, on savait accueillir. Même si c' était des flics qui c' étaient imposés plus qu' invités. Mais il n'empêche qu' une  Ó Murchú, même en deuil doit sauvegarder les apparences.

« Vous avez déjà un début de piste? »

Oui je voulais malgré tout être au courant. Parce que dans l' affaire, mon mari - un triton- avait été tué. Je connaissais la victime et en plus, en tant que sirène, je devais savoir si il avait été tué pour l' homme qu' il était ou pour la créature qu' il était. Je devais le savoir pour pouvoir protéger mes frères et soeurs. Je me doutais bien que la police ne répondrait pas directement à ces craintes mais si leur réponse pouvait m' offrir un début d' orientation, j' étais preneuse. Peut être que M. Délicatesse allait pouvoir me répondre.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

La maison était plutôt sympa, mais n'était-ce pas normal quand on faisait partie de l'une des plus riches famille de Bray ? Nous sommes rapidement introduit dans un salon, où se trouve la veuve de la victime. Une jolie brune d'une quoi ? Vingtaine d'années tout au plus ? C'est con d'être veuve si jeune, mais ce n'est quand même pas de ma faute si elle ne sait pas choisir ses époux. La rumeur raconte qu'elle ne l'aurait pas choisi. Ses mes informations sont exactes, leur père leur choisit lui-même leurs époux et épouses, ce qui peut paraître étonnant en 2016, mais qui a l'air d'être totalement banal à Bray. Moi ça me ferais grave chier que mes parents m'imposent qui que ce soit. Enfin, mon père aurait bien dû mal, il a bien trop à faire avec ses tours de magie pour penser à sa famille. Et je vois mal ma mère nous imposer quoi que ce soit. Elle nous invite à nous installer dans des canapés et nous obtempérons sans mal. Je vais droit au but, je ne cherche pas à faire des détours de quinze plombes pour paraître délicat et touché par son malheur. Le raclement de gorge de mon coéquipier résume parfaitement le fond de sa pensée, il aurait dû prendre en main cet interrogatoire, je suis définitivement incapable de tact envers les familles des victimes ... ou envers qui que ce soit d'ailleurs. Je sais que je lui ai dis que je serais un parfait gentleman et au fond là déjà je suis à mon maximum de mes possibilités, j'aurais pu y aller encore plus cash. Mais il me connait, il aurait dû savoir que gentleman et moi, c'est deux choses totalement différentes. J'avoue que la réponse de la veuve me surprend un peu, mais pas en mal. J'aurais bien été dans la merde si elle s'était mise à chialer. Je crois que mon coéquipier aurait repris la main, déjà parce que ça m'aurais saoulé et que je n'aurais fais que faire empirer les choses. Alors que lui sait parler aux gens. Ils auraient trouvé les mots juste pour calmer les pleures de la victime et reprendre l'interrogatoire où il en était, sans heurter sa sensibilité. Mais visiblement, la jeune veuve n'a pas l'air émotive, bien au contraire, elle va droit au but et j'aime ça. « D'accord ... Du coup vous ignorez tout de ses ... occupations nocturnes si j'ai bien compris ? ... Pensez-vous qu'il aurait pu ... avoir une liaison ? » Cette jeune veuve a l'air de plutôt bien vivre son deuil. Après je conçois que chacun le vit à sa façon et que peut-être ce n'est qu'une façade, mais, sincèrement, je ne ressentais aucune peine venant d'elle. Moi je m'en foutais, ils faisaient bien ce qu'ils voulaient et je peux concevoir que si elle ne l'avait pas choisit, elle devait être plutôt heureuse de s'en débarrasser, même si un divorce aurait été plus simple.

Elle nous propose un café que nous refusons poliment. Nous ne sommes pas ici pour causer chiffon avec cette jeune femme, même si je suis persuadé que sa seule intention était d'être polie. Sa question me surprend un peu. Pourquoi veut-elle savoir si nous avons un piste ? Je conçois qu'elle puisse être malgré tout intéressée par l'enquête et par l'identité du meurtrier. Je peux comprendre que même si elle ne pleure pas son défunt mari, elle aimerait que celui qui lui a ôté la vie crève d'en d'atroce souffrance ... Bon certes je ne lui offrirais pas ce plaisir ou en tout cas pas aussi facilement. Je vais tâcher d'être efficace et détourner les soupçons sur un pauvre bougre qui n'aura rien demandé mais qui paiera malgré tout pour le crime. Avec le nombre de créatures magiques à Bray, cela ne devrait pas être bien compliqué d'en trouver une qui sera mon bouc-émissaire. Comme je disais je comprends tout ça mais n'est-ce pas un peu tôt pour crier vengeance ? L'enquête vient à peine d'être ouverte, ils ont beau être riches, ils ne peuvent pas tout avoir sur un plateau d'argent et nous avons beau être de bons flics ... enfin surtout mon coéquipier, ça ne signifie pas que nous avons la science infuse pour autant. Je glisse lentement mon regard vers mon partenaire, avant de me tourner de nouveau vers Isleen. « Je suis désolé madame mais nous ne sommes pas habilité à vous dire quoi que ce soit. Laissez nous faire notre boulot et nous vous promettons de retrouver celui qui a tué votre époux. » Simple et efficace, j'adore me cacher derrière ce genre de phrases toutes faites qui ont l'art d'arrêter toute tentative. Je décide de revenir à mon interrogatoire, puisque nous sommes ici pour ça. Notre but n'est pas d'être cuisiné par la veuve mais bien le contraire. « Quelle était votre relation avec votre mari ? » Visiblement pas très très proche si j'en crois ce qu'elle venait de me dire.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

Et me voilà en plein interrogatoire avec moi dans le rôle de l' interrogée. ce n' était pas la situation la plus agréable. Surtout pour parler d' un mari que je n' avais pas choisi et donc ni aimé ni choyé. J' ignorais si ça rendait la chose plus simple ou plus difficile mais en tout cas, plus vite ce serait réglé, mieux je me porterais.
A sa première question, je m' efforçais de répondre le plus simplement possible tout en cachant la vérité. Bien sûr que je connaissais ses occupations nocturnes. C' était un triton. Il allait nager. Mais ce n' était pas franchement la chose à avouer. Au mieux ils me prendraient pour une tarée à parler de créature sous marine, au pire je serais tombée sur des chasseurs. Dans les deux cas, l' option de la vérité n' était pas envisageable. Je devais donc répondre de façon à sembler sincère sans véritablement l' être...

« Oui c'est tout à fait possible. Et puis sinon qu'est ce qu' il irait faire au bord du lac où vous l' avez trouvé? Ce n' était pas pour y nager vu qu' on a une piscine ici. Qui irait se les geler dans une eau crade quand on a une piscine chauffée et privée? »

Je sortais le numéro de la femme dépassée par la situation. Et je faisais en sorte de ne pas comprendre pourquoi il aurait voulu aller là bas. Evidemment que je le savais, j' étais une sirène. En tant que sirène, j' avais beau avoir une piscine privée, les sources d'eau naturelles auraient toujours ma préférence car je m' y sentais bien plus libre que dans une piscine fermée. Quand à la chaleur, je n' étais pas sensible au froid, du fait, c' était un confort inutile. Mais je faisais face à des inspecteurs de police et je devais donc réagir comme une humaine normale. Et les humains normaux préféraient les piscines privées chauffées aux lacs trop froids.
L' un des inspecteurs me rappela que c' était eux qui enquêtaient et que j' aurais à attendre un retour de leur travail. Je devais donc agir de manière docile. C' était la police, il valait mieux éviter de paraitre comme une source de problèmes. J' acquiessais donc d' un signe de tête.

« D' accord. »

De toute façon, que pouvais-je dire d' autre? Non je veux absolument savoir. Je faisais l' épouse qui voulait des réponses mais pas trop. Pas que je voulais venger la mort d' Asher mais j' étais davantage interrogative sur le mobile. Je me doutais que c' était lié à sa nature de triton, vu l'endroit où on l' avait trouvé. Mais j' aurais aimé une confirmation. Maintenant, peut être s' imagineraient ils que je posais la question pour des raisons d' assurance vie. Car je ne cachais pas le fait que ce n' était pas pour porter plus facilement le deuil. Le seul deuil que je devais porter c' était celui de ma tranquillité car d' ici peu, je sentais que mon père m' organiserait un remariage.
Mes voilà que l' un des inspecteur posa la question chiante du jour. Ma relation avec mon mari? Comment j' allais expliquer ça de manière à ce que des personnes non adeptes des mariages arrangés puissent comprendre? Je pris le temps de réfléchir pour trouver les bons mots. Vu que c' était une situation bizarre, il fallait que je le dise bien de façon à ce que ça ne sonne pas trop étrange. Si tant est que ce fut possible.

« Comment définir ça....Disons qu' il était utile. Comme aide, parfois comme amant. Oui c'est ça, il était utile. »

Les deux inspecteurs avaient bien compris que ce n' était pas un mariage d' amour et que je n' étais pas une veuve éplorée. Faire croire que je souffrais de la perte d' Asher était le meilleur moyen de paraitre suspecte. Alors qu' avouer que je le respectais mais que je n' étais pas amoureuse de lui sonnerait peut être cruel mais c' était vrai.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

C’est bien la première veuve qui parle des relations extra-conjugales de son époux sans être en colère, dégoûtée ou autre. Alors certes, je la vois confuse, ne comprenant pas trop pourquoi son époux était au bord de ce lac et ne voyant aucune autre raison que cette histoire de maitresse, mais je ne sais pas, il y a quelque chose qui me chiffonne sans que j’arrive à y mettre le doigt dessus. N’est-ce pas un peu étrange à ses yeux de savoir son époux là bas avec une femme ? Je conçois qu’ils ne pouvaient pas se voir dans leur piscine, mais il existe des hôtels ou chez l’amante, plutôt que là où je l’ai tué. Moi je sais qu’il n’était pas infidèle ou en tout cas pas au moment de sa mort mais je trouve tout cela assez étrange. Etait-elle au courant de la liaison mais ne veut-elle pas l’avouer ? Peut-être qu’elle est surprise et ne sait pas trop comment réagir ? Ou alors peut-être que ça cache quelque chose, mais dans ce cas là, quoi ? Peut-être qu’elle ne nous dit pas tout, je ne sais pas. Après je suis méfiant par nature, je le sais, mais il y a un truc qui ne colle pas dans cette histoire, mais je ne saurais pour le moment pas quoi. Je me fais peut-être des idées, ce ne serait pas la première fois que ça m’arrive. Mais j’aime bien suivre mon instinct, même si je fonce droit dans un mur parfois. « Mais pourquoi un lac ? Je veux dire un hôtel ou chez sa maitresse je peux comprendre, mais au bord de ce lac … est-ce qu’il représente quelque chose pour votre époux ? Est-ce qu’il aurait pu donner rendez-vous à quelqu’un ? Pour une réunion … je ne sais pas, qu’il voulait peut-être secrète. Que faisait exactement votre mari comme travail ? » Je joue les fouines et cela ne me pose aucun problème. Après tout je suis là pour ça. Alors certes cette enquête est un peu particulier puisque je sais qui est le meurtrier et qu’il est bien entendu hors de question que je me poursuive moi-même. Mais pour rester dans mon rôle, je suis obligé de chercher des explications plausibles et le coup de la maîtresse, plus j’en parle et plus je trouve que ça ne colle pas. Si je reste accroché à cette idée et seulement à cette idée, je pourrais éveiller les soupçons de mon partenaire. Après tout c’est un excellent flic, lui aussi doit bien voir que cette histoire de maitresse est difficilement envisageable, pas impossible, mais peu probable. Quand elle parle de la piscine et du fait qu’il n’y avait aucune raison que son époux aille se cailler les miches dans un lac alors qu’il avait une piscine chauffée à disposition me donne envie de rire. Mais je garde mon calme, impassible. Pourtant j’ai envie de tâter le terrain, juste pour mes propres recherches. « Et vous l’utilisez souvent votre piscine ? Votre mari et vous .. »

Je calme assez rapidement ses ardeurs, je ne veux pas l’avoir dans mes pattes. Si madame veut des réponses, elle attendra comme tout le monde. Je conçois qu’elle veut connaître l’identité du tueur mais on est pas devin, je ne lis pas dans les feuilles de thé. Donc on va enquêter, je vais trouver un pauvre bougre qui prendra pour moi et le tour sera réglé. Evidemment un innocent va mourir dans cette histoire, mais si je choisis une créature, ça sera parfait. Un être de l’air serait le top, ils se détestent avec les êtres de l’eau, ça donnera une légitimité à son crime. Quand je lui demande quelles étaient ses relations avec son époux, je la vois réfléchir quelques instants avant de me répondre. Elle ne cherche pas à embellir la réalité. Elle ne cherche pas non plus à me mentir. Elle ne parle pas du grand amour, d’un mariage sans nuage. J’aime bien, j’avoue que je ne l’aurais pas trop cru cette histoire de mariage parfait. Ca n’existe pas et certainement pas dans un mariage arrangé. D’ailleurs je décide de vérifier cette rumeur, histoire d’être sûr une bonne fois pour toute. « Certaines rumeurs parlent d’un mariage arrangé par votre père … est-ce que vous confirmez ? » Au vu de sa réponse, j’aurais tendance à penser que oui. Maintenant je m’en vais poser la question qui agace tout le monde mais qu’on est obligé de poser. « Que faisiez vous exactement le soir de sa mort ? »
code by Silver Lungs


Pas fan de ma réponse, désolée u_u
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

La question du lac était légitime mais sans avoir à avouer qu' il était un triton, c' était difficile de le justifier. Du coup, j' étais paumée pour trouver une raison. Mais heureusement pour moi, être paumée était un sentiment crédible pour une veuve interrogée par la police. Sinon j' aurais été dans la merde. Seule solution possible, ne pas savoir. C' était normal de ne pas pas savoir. Après tout, je n' étais pas omniciente, je ne pouvais pas tout connaitre de tout le monde. Heureusement d' ailleurs, sinon je me taperais de sacrés migraines...et avec ma famille, j' avais suffisement de quoi faire. J' haussais donc les épaules.

« J'en ai aucune idée. Comme je vous l'ai dit, ce qu' il aimait ne m' intéressait pas des masses. Peut être que ce lac avait une signification...j'en sais rien, en fait. Quand à une réunion, ça me parait bizarre. Asher était là pour diriger la filiale locale de la chaîne de magasin spécialisée dans les médias fondée et dirigée par son père. Vous savez le grand magasin à la sortie de Bray? C' était mon mari qui le dirigeait. »

J' avoue que le coup de la réunion au bord de l'eau...à moins de vouloir noyer un partenaire récalcitrant, c' était une option bizarre. Alors que retrouver une maitresse semblait le plus réaliste. Heureusement que j' avais été mariée via un mariage arrangé. Ca justifiait l' excuse de ne pas connaître parfaitement les goûts de mon mari. Et c' était vrai en plus, je ne le connaissais pas des masses. On ne nageait jamais ensemble. On avait l' habitude de se pourrir la vie mutuellement par jeu et de coucher occasionnellement ensemble, mais ça s' arrêtait là. Lui et moi étions mariés mais nous n' avions jamais été un couple. Et l' avouer était la meilleure façon d' éviter d' autres questions plus spécifiques.

« Oh que non! Lui et moi dans une même piscine? Je l' aurais noyé depuis un bail si ça avait été le cas. Il y allait souvent et moi, je m'y rendais occasionnellement. L' été ou quand j' avais besoin de me détendre...Mais lui, c' était sa grande passion. »

Oh la vilaine menteuse que j' étais. Evidemment que j' utilisais cette grande piscine. Toute famille -aisée - de tritons et de sirènes se devaient d'en avoir une. Ou alors avaient une plage privée. Mais en bonne sirène, je m'en servais fréquemment. Mais j' allais bien me garder de le dire. Et l' idée de le noyer aurait pu être tentante si il n' avait pas été un triton. Quoi qu' il était relativement malvenu de repenser à ça maintenant qu' il était vraiment mort.

« C'est exact. Mon père est le PDG de Bray Canal 5 et le père d' Asher était le PDG et fondateur d' une grande chaîne de magasins dans les médias. Ce mariage était une sorte de transaction financière et le moyen de pas faire de mariage qui ternirait la réputation. Tradition familiale oblige. »

Je n' allais pas me risquer à mentir en niant un fait établi depuis longtemps. En ville, sans l' avoir avoué publiquement, c' était établi que ma famille était adepte des mariages arrangés. Et puis il valait mieux que je l' avoue. Le nier m' aurait rendue suspecte. J' avais juste omis de préciser que les mariages étaient arrangés pour éviter le métissage et rester entre tritons et sirènes. Mais ma réponse aurait parue bizarre quand l'excuse des arrangements financiers et du mariage inter fortunes semblait tellement plus crédible et vendable.
Arriva la fameuse question de mon alibi. Certains diront qu' ils ne s' imaginent pas qu' on la leur pose un jour. Moi, c' était la seconde fois de ma vie que l' on me le demandait. La dernière fois remontant à la mort d' Ailee. Je dois avouer que deux fois en 28 ans c' était correct. Et qui sait, ne dit on pas jamais deux sans trois? Fallait sans doute que je me prépare au fait qu' on me la reposerait peut être un jour... Mais là, j' étais sereine. J' avais un alibi et un sacrément valable de surcroit.

« J' étais chez mon père pour aider à l' organisation de l'enterrement de ma mère qui est décédée durant les incendies. »

Pour le coup, j' avais un sacré alibi. Je n' aurais jamais imaginé que ma mère aurait pu servir à quelque chose. Mais si ça pouvait m' éviter d' avoir la police sur le dos, ça m' arrangeait.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

On fait une croix sur le couple épanouie et visiblement ce n’est pas vers elle qu’il faut que je m’adresse pour connaître les goûts de son époux. Mais au moins elle est honnête, ce n’est pas un mariage d’amour, elle ne connait pas vraiment son mari et ça leur allait très bien comme ça. Donc je pourrais prétendre ce que je voudrais, rien ne l’étonnera vraiment si je comprends bien. Je note qu’il va falloir que je me tourne vers ses vrais proches, ceux qui le connaissent vraiment, histoire d’éveiller le moins de soupçons possibles. Mais pour elle, le coup de la maîtresse lui convient, pas pour moi mais bon, si tout le monde se met d’accord sur cette hypothèse, je resterais dessus. « Vous êtes mariés depuis combien de temps ? Et vous connaissez ses amis ? Nous aimerions leur parler. » Nous devons aller voir ses parents, ça devrait déjà éclairer ma lanterne, mais je suis un peu déçu de ne pas apprendre grand chose ici, comme s’ils ne partageaient rien. J’ai du mal avec la notion de mariage arrangé, il faut bien l’avouer et j’avoue ne pas savoir comment je réagirais si je devais faire face à l’un d’eux, mais tu ne connais pas un peu plus ton conjoint ou ta conjointe avec le temps ? Je ne prétends pas qu’il ne peut pas avoir des secrets, il doit même en avoir pléthore, mais quand même, on dirait 2 parfaits inconnus vivants dans la même maison. « Et il faisait quoi exactement dans ce magasin ? Il lui arrivait d’avoir des réunions tardives ? » Si elle ne connaissait pas ses goûts ou ses passions, peu de doute qu’elle soit capable de répondre à cette question. C’est bien de ne pas être en face d’une veuve éplorée mais j’avoue que j’aurais aimé qu’elle connaisse un peu mieux son mari. Tant pis, je ferais mon travail d’investigation.

Jamais ensemble dans la piscine ? Ça parait un peu gros, même pour un couple marié par obligation. Elle ne va pas me faire croire qu’elle n’a jamais pris de douche ou de bain en sa compagnie, qu’elle ne l’a jamais vu barboter dans la piscine, pas une seule fois depuis le début de leur mariage ... Non à mon avis elle connaissait son secret mais ne veut pas l’avouer, c’est la seule solution plausible. Même si elle ignore que je sais qu’il était un triton, elle fait malgré tout attention à ne pas se trahir. Après je ne peux pas lui en vouloir et je préfère passer à une autre question, parce que mon partenaire ne comprendrait pas pourquoi je m’acharne autant avec cette histoire alors que ça n’a rien à voir avec la mort de cet homme. « Et ça ne vous posez pas de problème ? Ni à l’un, ni à l’autre ? Devoir passer sa vie entière avec une personne que l’on n’a pas choisi … c’est peu courant ce genre de pratique de nos jours ... » Ca existe, ils ne sont pas les seuls à continuer cette pratique, mais il faut malgré tout être réaliste, ce n’est pas si répandu que ça. Moi ça me ferais chier de vivre comme ça mais peut-être ont-il trouvé une alternative à tout ça. Ma question est surtout là pour donner l’impression que je la suspecte mais sa réponse suivante lui donne un alibi. Sa mère est morte dans l’incident, bel alibi, même si tous les membres qui pourront attester de sa présence sont des membres de sa famille, ce qui est pratique, il faut bien l’avouer... « Nos condoléances pour votre perte » Lui répondit mon collègue, bien conscient que je ne le ferais jamais de moi-même, bien trop éloigné des conventions pour dire ce genre de choses.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

Ah les fameuses questions sur mon couple. Maintenant qu' ils savaient que c' était bien un mariage arrangé, je me doutais bien qu' ils ne se contenteraient pas de ça. Et puis c' était un sujet sur lequel je n' étais pas m' étaler. Parce que quand on m' avait mariée, je n' avais pas sauté de joie. J' avais docilement obéi mais ça ne voulait pas dire que ça m' avait rendue heureusement. Pour preuve, j' avais passé tout mon mariage à prendre un malin plaisir à pourrir mon mari qui me le rendait bien. Nos échanges de coups tordus mutuels n' avaient été qu' un moyen de gérer une situation qui ne nous avait pas enchanté. Mais j' allais devoir répondre au mieux aux questions. Avec le peu que je savais d' Asher car lui et moi, on n' avait jamais eu de vraies grandes séances de conversation. Il n' était pas bavard. Ce n' était pas pour rien que ma soeur Niamh l' avait surnommé le pot de fleurs.

« Cela faisait 4 ans presque 5. Je ne connaissais pas beaucoup ses amis non. Je les ai vu au mariage mais plus ensuite. Mon mari est anglais alors ses amis et sa famille sont restés à Londres dont il était originaire. Il les voyait quand il allait là bas mais ils sont rarement venu ici. Mais je dois avoir leur coordonnées, attendez... »

J' appelais une employée de maison pour qu'elle aille me chercher l' agenda situé dans le bureau. Elle revint à peine une minute plus tard avec le fameux agenda. Je l' ouvris à la bonne page et le tendis ouvert à l' inspecteur pour qu' il puisse prendre les coordonnées. Ses amis l' aideraient sans doute mieux que moi. Et puis ça me déchargeait en m' évitant un éventuel autre interrogatoire, celui là me suffisant amplement. Je n' avais rien à me reprocher concernant la mort e mon mari mais en tant que sirène, je n' aimais pas forcément être dans la ligne de mire de personnes dont le métier était de découvrir la vérité.
Concernant la question du métier, j' étais plus sereine. C' était une question neutre qui ne risquait pas de mettre en danger ma nature de sirène. A vrai dire, l' inspecteur aurait pu m' interroger rien que sur ce point que ça m' aurait fortement arrangé. Et il m' offrait au passage une porte de sortie. Les réunions tardives offrait une parfaite excuse au fait que je ne m' étais jamais inquiétée des retours tardifs de mon mari à la maison.

« C' était lui le patron. Et oui, il avait fréquemment des réunions. Aussi bien ici qu' avec son père qui dirige le siège basé à Londres. D' ailleurs, il faisait des voyages fréquents là-bas pour cette raison. Et il y restait souvent plusieurs jours, profitant de ce voyage pour voir ses proches restés là bas. »

Ce n' était pas un mensonge, la police pourrait aisément vérifier ce fait. Et une fois fait, peut être qu' ils me laisseraient en paix pour aller questionner davantage les proches d' Asher. Eux avaient de la chance, étant en Angleterre, ils n' auraient qu' à supporter l' interrogatoire par téléphone. Et un problème de connexion entre les lignes téléphoniques est si vite arrivé...

« C' était de la colocation plus qu' un mariage. Tant qu' on accepte ça, il n'y a pas de gêne. Il avait de besoin de relations sexuelles? Il pouvait avoir des maitresses. Ou même des amants si il avait voulu. Et on couchait occasionnellement ensemble. Ce qui pose problème c'est le mensonge et espérer quelque chose qui ne viendra pas. Quand on sait ça, tout va bien. »

Oui c' était étrange à avouer mais c' était un fait. Certains mariages arrangés pouvaient se terminer en mariage d' amour si on y mettait du sien mais ça n' avait pas été mon cas. Je n' avais jamais été amoureuse de mon mari et je ne pense pas qu' il l' ait été de moi. C' était un accord entre nos deux familles dont il avait fallu s' accommoder. Même si je ne m' attendais pas à ce que l' inspecteur comprenne, les mariages arrangés étant souvent vu comme dépassé et rétrograde, je voulais quand même donner un début d' explication. Le même explicatif que celui que je m' étais fait à moi même pour accepter le mari que mon père avait choisi. En tout cas, avec la mort e ma mère et les préparatifs de la cérémonie, j' évitais de devenir la suspecte numéro 1.

« Merci. »

J' avais répondu à la formule de politesse du collègue. Visiblement mon interrogateur ne semblait pas être diplomate et c'est le moins bavard des deux qui compensait ça. En tout cas, j' avais maintenant un alibi solide avec l' organisation des funérailles de ma mère. Heureusement parce qu' avec tout le bordel environnant, j'avais déjà fort à faire pour ne pas en plus craindre d' avoir la police sur le dos car elle me suspectait. En plus si j' avais vraiment tué Asher, c'est pas sur la terre ferme que j' aurais planqué le corps....
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

Bon, si je résume la situation actuelle, histoire de faire un topo rapide. Je suis face à une veuve qui est loin d'être éplorée et qui est l'une des héritières de l'une des plus grosses familles de Bray. Ils étaient ensemble mais ne s'aimaient pas et ont accepté, va savoir pourquoi, d'accepter ce mariage arranger. Après je ne connais pas leur famille respective ni même la façon dont ils ont été élevé, peut-être qu'avec un bon bourrage de crâne, ça passe crème ce genre de chose. Cette femme ne connait pas particulièrement son mari, ne le voit jamais et ne peut rien nous dire sur ses habitudes, sur les gens qu'il fréquentait ou autre. C'est un peu frustrant parce que je nage dans le brouillard, mais s'il s'avère que personne ne connaissait vraiment la vie de cet homme, je peux inventer n'importe quoi autour de cet événement et je serais débarrasser d'un problème. Après il faut que je me méfie, pas trop de rocambolesque ou de choses extraordinaires, il faut que ça reste bateau, limite inintéressant, un peu comme accidentel en fait pour faire passer le truc. Je devrais pouvoir me débrouiller je pense, ce n'est pas la première fois que je dois trouver un bouc émissaire à des morts et même parfois je tuais et je devais faire passer ça comme l'acte d'une autre personne pour la faire plonger donc ça devrait être dans mes cordes. Quand elle nous annonce qu'elle a perdu sa mère dans l'incident, ça ne me fait ni chaud, ni froid pour être honnête. Je ne suis pas un être très sensible du coup ça me passe un peu au dessus. Mon coéquipier commence à me connaître, il réagit assez rapidement pour faire passer ma froideur naturelle comme un simple moment d'égarement ou comme une routine établie ensemble. Moi perso je m'en fous qu'on sache que je ne suis pas très emphatique, mais à ce qu'il paraitrait, ça fait mauvais genre pour le poste, alors il faut bien trouver des parades. Je pourrais faire un effort, c'est vrai mais franchement qu'est-ce que j'en ai à foutre qu'elle ait perdu sa mère ? C'est pas les seuls victimes de ce drame, je ne vais pas aller dans chaque famille pour présenter mes condoléances. En plus elle n'a pas l'air des masses plus effondrée par la mort de sa mère que par celle de son mari, à croire qu'elle a autant de coeur que moi ...

« Merci » Dis-je en récupérant l'agenda qu'elle me présentait, pour noter les numéros de téléphone des amis à son mari. Bon même s'ils sont en Angleterre, je vais pouvoir me renseigner un peu et obtenir quelques infos. Ils ne doivent pas connaître grand chose de la vie de leur pote ici mais sait-on jamais, des secrets que personne ne connaissait pourraient ressortir à un moment ou à un autre. Elle m'expliqua ensuite que c'était lui le patron, qu'en gros il s'occupait de la firme ici et que son paternel s'occupait celle de Londres. J'en serais un peu plus quand on les contactera je pense mais je doute de trouver quelque chose de ce côté là. Non je pense que je vais me contenter de soit lui créer un ennemi en montant une histoire derrière, soit alors d'un simple accident, il était là au mauvais endroit, au mauvais moment, ce qui serait certainement le plus simple. A voir ce qu'on va me fournir comme info, le temps dont je vais disposer et mon envie d'être créatif ou pas. Plus ça reste raisonnable et moins c'est traçable me dirait Nath' et pour une fois qu'il ne dit pas de la merde, autant que je l'écoute.

Elle s'attelle également à m'expliquer un peu le fonctionnement d'un mariage arrangé et leur façon de voir les choses. Je trouve ça un peu triste mais ma foi, s'ils n'avaient pas le choix, autant essayer de faire au mieux. Peut-être partir sur une maîtresse jalouse ... mais au vu de ce que je lui ai mis dans la gueule, je doute qu'une femme passe comme coupable, il faudrait que j'interroge le médecin légiste pour en savoir plus. Si c'est possible, ça peut-être amusant d'éliminer une pauvre créature dont personne ne regrettera sa perte, comme ça ça sera une pierre deux coups. Bon de toute façon, homme ou femme, je vais éliminer une créature, mais il faudra bien que j'apporte quelques critères à ma prochaine chasse. « Nous n'allons pas nous imposer plus longtemps. Merci d'avoir répondu à nos questions et pour les contacts des amis à votre époux. Nous les contacterons sous peu ... Nous restons à votre disposition si vous avez des questions et nous reviendrons vers vous certainement au besoin. » Lui dis-je pressais de m'en aller. Mais mon cher collègue n'en avait pas terminer lui.  « A moins que vous ayez autre chose à nous dire ou que vous ayez des questions ... » Je retins un soupir d'exaspération. Il me les fera toutes ma parole. Je n'avais pas toute la journée et je supposais qu'elle non plus ...
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Isleen ∞ Azraël

A voir le regard du flic pas bavard, j' avais l' impression d' être bizarre quand j' expliquais le fonctionnement du mariage arrangé. C' était peut être le cas. Après tout ce n'est pas le premier à ne pas comprendre que ça puisse exister encore de nos jours. Et croyez moi, ça nous aurait arrangé mes frères et soeurs et moi, si ça n' avait plus court. Mais dans notre famille, c' était quasiment culturel. Et puis dire non à notre père c'est être un peu suicidaire. Mais je n' allais pas dire ça à voix haute. Ils auraient bien été capables de coller la mort d' Asher sur le dos de mon père. Qui en aurait été tout à fait capable si il n' allait pas un alibi et si Asher n' avait pas été le gendre qu' il tolérait au vu de ce que ce mariage lui avait apporté. Non, vraiment, la mort d' Asher ne venait pas de notre famille.
J' avais été très conciliante avec les deux inspecteurs. Je ne m ' attendais pas à des grands remerciements, d' ailleurs je m'en fichais, mais j' espérais que du coup ils ne s' attarderaient pas trop ici. C'est que quand on a pas mal de choses à cacher comme ma famille, avoir des fouines professionnelles dans les parages, ça n' était jamais rassurant. Heureusement pour moi, l' un des inspecteurs montrait des signes d' impatience. Je pouvais espérer que la fin de cet interrogatoire était proche. Enfin.

« Non, je ne vois pas d' autres informations à vous transmettre, je vous ai transmis le peu que j' avais. Quand à des questions, pas vraiment. Je suppose que comme votre collègue l'a dit tout à l' heure, vous ne seriez pas habilité à me répondre. Je ne peux donc qu' attendre que vous me fassiez un retour en temps voulu mais qu'en attendant, je doive vous laisser faire votre travail. »

Je ne faisais que répéter ce que M. Diplomatie m' avait répondu tout à l' heure quand j' avais demandé si ils avaient des pistes. Il n' y avait aucun sarcasme dans ma voix, c' était juste une constatation. Mais je m'en servais pour ne pas relancer l' interrogatoire. Celui qui m' avait interrogé tout du long semblait prêt à partir. Je ne pouvais que l'encourager. Et je n' avais dès lors, aucun problème pour utiliser ses propres mots pour ça. Parce qu' ainsi, j' allais enfin être débarrassée de la police dans ma maison. Ce n'est pas que je ne les aimais pas mais ma confiance en eux était plus que limitée et moins longtemps ils passaient de temps chez mois à fouiller, mieux je me portais. Je me levais donc et les accompagnaient vers la sortie. En temps ordinaires, une employée de maison aurait rempli ce rôle, mais là je tenais davantage à m' assurer qu' ils seraient bel et bien partis. Et je ne fus pleinement soulagée que quand ce fut le cas.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Quand le meurtrier devient l'enquêteur (Isleen & Azraël)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Profession enquêteur Sims 3 Ambitions
» quand la passion devient un métier!!!!!
» Quand la guerre devient trop lourde...
» [RP ouvert] Quand Fantômette mène l'enquête !
» Shawn, enquêteur malgré lui. [validé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
► URBAN LEGENDS ::  :: Les écrits-