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 eternal silence of the sea (pv Utah)

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Utah & Alexis
eternal silence of the sea
Vivre un rêve éveillé, c’était l’impression qu’avait eu Alexis quand l’incendie ravageait la ville, sous les yeux de tous ses habitants… Elle n’arrivait pas à croire que la ville où elle avait toujours vécu était entrain de lentement se faire bouffer par les flammes, que les bâtiments s’affaissaient doucement, grignotés par les langues de feu qui n’épargnaient rien sur leur passage. Elle avait vécu ce moment comme s’il s’agissait d’une seconde réalité, d’un autre espace temps. Le temps de rejoindre le gymnase avec Eldarion lui avait peut-être pris une petite minute et, quand elle y repensait, elle avait l’impression d’avoir marché des heures entre les maisons en flammes et, d’autres fois, à peine quelques secondes. Et une fois au gymnase, avec les cris, les pleurs, l’angoisse de tous les habitants de Bray, ça avait continué, comme si la réalité ne pouvait pas être la même devant l’horreur qui gagnait leur petit coin tranquille. C’était la même sensation quand elle avait perdu sa famille. Ne pas arriver à se dire que c’était réel, être constamment dans le brouillard avec la sensation que tout, autour de nous, n’était pas vrai, ne pouvait pas l’être. Comme si on était anesthésié, c’est ça. On évoluait dans un brouillard épais qui nous anesthésiait et qui nous empêchait d’appréhender ce qu’il se passait réellement, de ressentir la douleur ou toute autre émotion. Et si on perçait ce brouillard cotonneux, ça faisait trop mal, alors on retournait vite dedans, on se laissait envelopper par ces brumes irréelles pour échapper à ce qui faisait trop mal. « S’il suffisait de le vouloir… » Ouais, ce serait tellement plus plaisant, la vie, si on pouvait revenir en arrière et modifier le passé pour que le présent ne soit pas trop douloureux, qu’il le soit moins. Ce serait plus simple si on pouvait, par notre seule conviction, changer les choses. Pour Utah, sortir de cette chambre et se rendre compte que son meilleur amie était bien vivant. Ce serait plus simple, plus facile de vivre.

Elle ne savait pas trop, en s’asseyant à côté d’Utah et en posant sa tête sur son épaule, si elle allait se faire virer de là proprement mais sûrement ou s’il allait accepter ce geste de réconfort qu’elle lui offrait, cet espèce de soutien. Comme il ne dégageait pas son épaule, elle en conclut que ça ne le dérangeait pas. Pas trop. Il ne devait pas avoir eu de contact avec personne depuis la mort de Dallas, elle en aurait mis sa main à couper, alors elle aurait pu comprendre qu’il la vire de là, incapable de supporte qu’on pénètre dans son espace vital, qu’on le touche et pénètre son intimité. Mais elle était contente qu’il n’en fasse rien, même si sa réponse quant au bien-être de ses proches était plus que laconique. Elle ne pouvait pas lui tenir rigueur, et elle n’y pensait même pas, parce qu’elle aurait été bien maladroite de lui demander de s’intéresser à ses amis à elle quand un des plus importants dans sa vie à lui avait disparu.  « Oui, j’ai eu beaucoup plus de chance que la plupart… » Peut-être que la vie, pour une fois, avait décidé de la laisser en paix. On lui avait enlevé père et mère, son frère était présent physiquement mais loin de l’être mentalement, alors le destin avait peut-être décidé que, pour une fois, elle pouvait ne pas trop souffrir. Si c’était ça, elle le maudissait quand même d’avoir frappé aussi durement un de ses amis.

Voyant qu’il repoussait son assiette, elle s’avisa qu’il avait terminé de manger les pâtes qu’elle avait réchauffées. « Tu n’avais pas mangé depuis quand ? » Question à laquelle elle n’attendait pas de réponse, pas vraiment, parce qu’au vu de comment il appréhendait le temps depuis la mort de Dallas, elle n’était pas sûre qu’il le sache. Elle ne voulait pas non plus lui faire remarquer qu’il était complètement émacié, même si c’était le cas. Quinze jour sans beaucoup se nourrir tout en fumant et en buvant énormément, ça laissait des traces sur le corps. En voyant les cadavres de bouteilles et les joins qui remplissaient des cendriers, elle se demanda à quel point Utah s’auto-détruisait. Et à quel point il en faisait une habitude. À quel point il en avait besoin… Tout ça là, la situation qu’il vivait, ça pouvait laisser de grosses cicatrices, de grosses dépendances. Se mordant les lèvres, sans qu’il le voit vu que sa tête était toujours posée sur son épaule, elle pria… et bien, pas Dieu parce qu’elle ne croyait pas en Dieu, mais le destin ou elle-ne-savait-trop-quoi, pour que ça n’arrive pas, pour qu’il s’en sorte sans trop de dommages. Quand il posa sa main sur son genou et sa tête contre la sienne, elle oublia ses inquiétudes pour se réjouir du fait qu’il ne la repoussait pas du tout et qu’il cherchait le contact, au final, tout en espérant que ça pourrait lui apporter un peu de réconfort, aussi minime soit-il.
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Alexis ∞ Utah

S'il suffisait de le vouloir ... comme j'aimerais que cette phrase soit vraie, que ce ne soit pas qu'un triste constat d'une cruelle réalité. S'il ne suffisait que de le vouloir pour obtenir quelque chose alors la vie serait merveilleuse, simple, belle, extraordinaire. Elle vaudrait le coup de la vivre. Il me suffirait de sortir de ma chambre, de la maison pour apercevoir Dallas, en train de fixer l'océan, le cul vissé au sable. Me tendant une bière quand je m'installerais à ses côtés, il me demanderait ce qui m'a pris autant de temps, que je suis enfin sorti de mon donjon, me demandant, amusé, si j'y étais tout seul dans ce fameux donjon ou si j'étais en de bonnes compagnies. Et nous ririons de cette plaisanterie et je le prendrais dans mes bras, parce que c'est tout ce que je souhaiterais en cet instant, me moquant des quand dira-t-on. Je crois même que je chialerais de bonheur, lui racontant mon cauchemar et réalisant que ce n'était que ça, un putain de cauchemar. Mais voilà, si je sors de la maison, personne ne m'attendra sur le bord de la plage. Dallas ne m'attendra nulle part, piégé entre quatre planches, en train déjà de pourrir six pieds sous terre. Alors je ne sors pas de chez moi et je reste terré dans ma chambre, parce que malheureusement on vit dans un monde où en effet, il ne suffit pas de le vouloir pour obtenir quelque chose, il faut savoir être réaliste et raisonnable.

La discussion s'oriente autour des proches d'Alexis. En parfait égoïste, je ne lui ai pas tout de suite demandé si tout le monde allait bien de son côté, donnant certainement l'impression que j'en ai rien à foutre. Alors que c'est faux, je n'en ai pas rien à foutre, c'est juste que je suis trop centré sur ma propre douleur pour penser aux autres. Après on peut imaginer que si elle est là aujourd'hui, à mes côtés, c'est qu'elle va bien et ses proches aussi. Elle ne serait pas aussi "radieuse" - si je puis m'exprimer ainsi - si elle avait perdu quelqu'un. Ou alors nous sommes de sacrés chochottes dans cette baraque. « Désolé, je dois apparaitre comme un sacrés connard de ne pas être plus heureux pour toi. Pourtant crois moi je le suis, je n'ai aucune envie que quelqu'un d'autre vive ce qu'on est en train de vivre. » J’étais sérieux, je ne disais pas cela juste pour me donner bonne conscience ou pour apparaitre en type bien. Personne ne méritait de souffrir juste parce que nous souffrions aussi. Après je sais que je n'ai pas le ton approprié, mais je suis fatigué, défoncé et que je suis totalement à l'ouest. Mais Alex me connait, elle sait que je ne suis pas le genre de personne à souhaiter le malheur des autres. J'ai beaucoup de défauts mais certainement pas celui-là.

Je termine de manger rapidement. Je n'ai pas vraiment pris mon temps, j'avais envie de terminer cette corvée au plus vite. Car oui, ce n'est pas un plaisir de manger, c'est juste un besoin physiologique, rien de plus. Un jour je reprendrais goût à la bonne bouffe, aux petits plaisirs de la vie, mais pour le moment tout me parais fade et sans gout. Je mange parce que sinon je meurs et encore je ne mange pas comme je le devrais. J'ai beau être déconnecté de la réalité, j'ai bien remarqué que j'avais perdu du poids, mais pour être honnête, je m'en contre balance total. Là j'ai mangé parce qu'Alexis a fait l'effort de me préparer cette assiette, sinon je n'aurais certainement pas mangé de la journée. Ce n'est pas bien, j'en suis conscient, mais je m'en moque. Là j'ai fais un effort, pour lui faire plaisir et je suis persuadé que mon corps lui en est reconnaissant. Quand elle me demande depuis combien de temps je n'avais pas mangé, je me contente de hausser les épaules. Qu'est-ce que j'en sais moi ? Quelques heures ... jours ... franchement je n'en sais rien. J'ai suffisamment mangé pour rester en vie, je trouve ça déjà très bien. Après je sais que j'ai mangé quelques fois, je ne saurais dire quand et quoi mais je sais que Dakota a malgré tout bien pris soin de me nourrir aussi souvent qu'elle le pouvait et que je la laissais faire. Mais au fond est-ce vraiment important ? Le tout c'est que je suis toujours là et que là, maintenant, j'ai mangé. Je reste silencieux, me contentant de profiter de l'instant présent et de ce petit plaisir qu'Alex m'offrait involontairement. Au début je ne savais pas trop si j'appréciais ou pas ce rapprochement et ce contact physique. Mais maintenant que mon corps s'y était habitué, il appréciait. Ma tête sur la sienne et ma main sur son genou, je reste là, les yeux fermés, profitant de ce moment de quiétude et de repos. La tristesse est toujours là, mais elle n'est pas seule, elle est accompagnée d'un instant de plaisir et c'est agréable. Je finis par rompre ce moment en déposant un baiser sur le haut de la tête à Alex avant de m'allonger sur le dos dans mon lit.
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Utah & Alexis
eternal silence of the sea
La Samson espère sincèrement que sa présence aura apporté un peu de bien à Utah. Elle le regarde manger et se dit que c’est au moins ça de pris, qu’il s’est nourri un peu, même si c’est sûrement plus pour lui faire plaisir à elle ou pour soulager une faim imaginaire causée par la drogue que pour réellement se garder en vie. On fait avec ce qu’on a : l’important étant qu’il se nourrisse, pas la raison pour laquelle il le faisait, ni comment il le faisait. Mais hormis cela, la seule chose qu’elle a pu lui apporter, c’est sa présence et, ça, c’est pas dit que ça l’aide vraiment beaucoup. Mais bon, Alexis préfère être ici à lui montrer qu’elle s’inquiète pour lui plutôt que de quitter la petite maison pour rentrer chez elle où elle ne sera plus là du tout pour lui. Les excuses du jeune homme la tirent de ses pensées et lui arrachant un petit sourire. « Ne t’excuse pas, je te connais assez pour savoir qu’il n’y aucune méchanceté derrière ton absence de joie. » Comment être joyeux pour les autres quand sa propre vie était un beau bordel embarqué sur un bateau entrain de couler ? « Ce serait moi la connasse si jamais je te demandais de faire comme si tu allais bien et comme si tu pouvais te préoccuper de ce qui t’entoure alors que tu vas mal. Une connasse doublée de la pire amie du monde. » Pour certains ce serait pourtant ça qu’ils feraient. Certaines personnes étaient complètement dénuées de toute compassion, et la perte d’un être cher n’était pas une raison valable pour se laisser aller à la tristesse et au dépérissement. Et ils en demandaient beaucoup, beaucoup trop, à ceux qui souffraient au lieu de les aider à apaiser la souffrance.

Elle le regarde terminer son assiette, indifférent au dernier repas qu’il a pris, indifférent à sa santé. Comment lui en vouloir. Une part d’elle avait simplement envie qu’Utah sorte de sa torpeur et de son mal-être, elle avait envie de le revoir sourire, surfer, se comporter avec l’océan comme si c’était une part de lui-même… mais ça prendrait du temps, elle le savait, et elle savait que certains ne pouvaient pas supporter ce temps là que ça prenait, ils étaient trop impatients et n’aimaient leurs amis que quand tout allait bien. Pas Alexis. Elle voulait être là pour lui maintenant et qu’il le sache, qu’il n’hésite pas à l’appeler si il en avait besoin. Même s’il ne le ferait pas, elle s’en doutait. Alors elle se contente d’être là pour lui, pour l’instant, persuadée que même si sur le coup ça ne lui apporte rien, ça l’aide quand même. Quand on est au fond du trou, on est incapable de savoir ce qui est bon pour nous parce qu’on refuse, de toute façon, ce qui est bon. Le contact physique était agréable, sans arrières-pensées dans la tête d’Alexis - même si elle trouvait Utah très mignon depuis qu’elle le connaissait. Quand il s’allongea sur le dos, elle suivit le mouvement et se mit à contempler le plafond. Sa tête reposait sur le bras d’Utah et elle était bien, et elle espérait qu’Utah était bien aussi. Il ne l’avait pas foutue à la porte donc c’était qu’elle ne le gênait pas tant que ça. Ils restèrent silencieux longtemps, assez longtemps pour qu’elle perde la notion du temps et qu’elle ne sache plus vraiment quelle heure il était. D’autant plus que les rideaux étaient tirés et que la lumière filtrait à peine à travers eux. « Tu devrais ouvrir les fenêtres. Pour entendre l’océan. » souffla-t-elle tout bas, comme si elle avait peur de briser le silence installé. Comme Utah ne lui répondit pas, elle se demanda si ne s’était pas endormi, comme pouvait le suggérer son souffle parfaitement régulier et son silence. Alors elle ne dit rien de plus et resta là à regarder son plafond et à espérer qu’il sorte de cette spirale sans trop se perdre au passage.
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