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 (aidan&alaska) sometimes, quiet is violent

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sometimes, quiet is violent
Je peux voir ses yeux me fixer dans la rue, son rire alors que je me retourne, son sourire étinceler dans le noir, sa voix dans le creux de la nuit. Il me suit, me poursuit dans mes rêves, dans ma vie, dans mon âme, comme un ange gardien ou un esprit cherchant vengance. Et cette douleur dans mon âme, dans mon être alors que tout ce que je peux voir c’est les flammes et les débris le recouvrir et l’enterrer, le faire disparaître à jamais de nos vies, tout ce qui reste c’est un fantôme qui me poursuit, une ombre dans la nuit, un échos dans la noirceur. Alors je prends mon verre de bière, buvant jusqu’à la dernière goutte, enfermant ma douleur dans l’alcool, cela ne résoudrais rien à long terme, mais à court terme, ça faisait vachement du bien. Alors je me noyais dans mon verre, dans ma désastreuse de vie, essayant de trouver un échappatoire rapide. Mes pensées partir vaguement vers Utah et Dakota, deux personnes que j’évitais comme la peste depuis l’accident, depuis le désastre. Je savais qu’ils étaient aussi brisés à l’intérieur d’eux, aussi cassés que moi, mais je n’était pas capable d’affronter leurs douleurs et la mienne, je n’était pas assez forte, loin d’être assez forte pour la douleur de trois d’entre nous. Je voulais qu’il revienne à la vie, je voulais revoir son visage, sentir son odeur contre la mienne alors que je me pelotonnais dans sa chaleur, dans son courage et sa protection. Je voulais crier et hurler, mordre et tout déchirer. Je voulais me débattre et le sortir des décombres, le sortir de là pour de bon. Pour pas qu’il soit si seul. Je n’étais pas capable d’arpenter les couloirs de l’université de nouveau, incapable de voir son rire, son sourire dans le moindre recoin, le moindre souvenir de ses murs rempli d’échos de bonheur et de vie, de mort et de douleur. Une certaine partie de la bâtisse n’avais pas été touché, des cours avait toujours lieu, mais je ne pouvais même pas m’approcher de la porte d'entrer, juste la voir m'enserrait le corps, le coeur d’une douleur qui me poignardait sans cesse, sans répit. Alors je me tenais loin. Et je m’enfermais dans la noirceur de ma chambre, une bouteille ouverte, un joint rougeoyant, un écran allumé. Je m’enfermais dans les codes de l’internet, dans ses détours et ses contours

Étrangement, j’y avais trouvé un ami. Il me comprenais dans ses déboires et ses folies et j’y naviguait sans trop de mal. Et je m’étais mis à aller sur des sites louche, à apprendre ce que toute personne respectable ne devrais pas apprendre, mais je n’étais pas respectable. Parfois j’attendais cogné à ma porte et je levais le sons de ma musique jusqu’à ce que les bruits de pas repartent d’où ils venaient. Je n’avais pas envie de leurs parler, ni de les voir. Je me sentais coupable, mais je les culpabilisait, d’être resté de glace, emporté par la torpeur alors que je me précipitais sur les décombres, ils étaient resté figé, sans bougé, emporté sans même se débattre. Parfois je me dis que s’ils m’avaient aidé, on aurait pu le sortir de là, qu’il aurait survécu, même si au fond de moi je le sais qu’il était déjà mort avant même que je me précipite vers lui, mais il est plus facile de mettre le blâme sur quelqu’un, d’avoir quelqu’un sur qui me défouler, lui faire porter le chapeau.  ‘’Les filles sont incapable de hacker! Il y en as pas une qui m’arrive à la cheville’’. Les paroles prennent un temps avant de parvenir à mon esprit embrumé. Je me retourne vers l’homme près de moi, celui qui as dit ses mots.

‘’Parce que c’est sûre, les hommes sont tellement réputé pour leur perfectionnisme, alors que les filles sont bonnes à faire le ménage et le lavage’’

Je sens son regard passé sur le mien, m’examiner, tel un objets à l’enchère, comme s’il cherchait à savoir si j'étais du bétail à vendre, à ramener dans son lit, ou dans un coin sombre, pour une baise rapide. Dans l’état où j'étais, si cela n’avait été de ses mots, de son dégoût pour les talents de la gentes féminine, je l’aurais peut-être suivit, une manière ou une autre d'atténuer la douleur qui rongeait mes entrailles. ‘’Bah, elles sont bonne à l’horizontal aussi’’ Voilà. J’ai ma confirmation. Je me retourne complètement vers lui, le fixant un instant, sobre tout à coup.

‘’Alors j’imagine que si je te mets au défi de celui qui hack le plus rapidement, tu m’en voudras pas trop lorsque je vais te mettre la raclée?’’

Le défi est sortit tout seul de ma bouche, ce n’était pas prévu, mais j’avais besoin d’adrénaline, besoin de mettre la main à la pâte et de faire quelque chose d’un peu plus exaltant d’attendre la mort, la bouteille à la main.

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C'était marrant de voir comme un petit incendie avait pu retourner tout une ville. Certains pleuraient encore leur mort, d'autre tentait temps bien que mal de reconstruire leur commerce, leur maison, leur vie. Puis moi et bien.. j'étais toujours là à trainer en attendant qu'il se passe quelque chose. Ezeckiel était en vie, Skye était en vie, Violet était en vie... pour le reste je m'en foutait allègrement. Il restait toujorus des pigeons à arnaquer, des joueurs avec qui parier, des cigarettes, de la bière et une bonne dose de boisson énergisante. Donc ce n'était pas la fin du monde. OK, ce n'était pas top d'avoir vu la ville brûler. Mais j'en avais pas grand chose à faire. Je n'avais aucune attache particulière à Bray, comme je n'avais d'attache nulle part en fait. C'était un peu ça l'histoire de ma vie en même temps. D'ailleurs j'étais étonné qu'on soit toujours ici. Depuis la mort d'Orphée mon frère avait la bougeote... A croire que rentrer Skye l'avait calmé un peu. Je n'allais pas me plaindre, j'étais content pour lui.

En attendant, j'avais passé ma nuit dernière à pirater de nouveau tous les fichier du putain de Stalker de mon frère et de Skye. J'avais aucune idée de qui était ce mec, mais il était clairement louche. Je n'en avais pas parlé aux deux concerné, de mon avis, ils étaient bien trop préoccupés à batifoller ensemble pour vouloir s'occuper d'une affaire pareille. Puis ça occupait mes journées, c'était plutôt marrant comme jeu. Mon adversaire était vraiment tombé sur la mauvaise personne. Moi ? Abadonner ? Jamais ! Surtout pas quand mon frère était autant concerné. Puis j'étais trop mauvais perdant pour arrêter en plein milieu de la partie. De toute façon, je ne voyais pas trop ce qu'il pouvait m'arriver. Au pire, je perdais, mon adversaire arrivait à pirater mon ordi ? Et après ? Il n'allait rien trouver. Merde ! Je suis un braqueur en cavale, vous pensiez tout de même pas que j'étais assez imprudent pour laisser des traces derrières moi ? Je m'étais assuré de faire disparaitre tout sur moi et Ezeckiel avant que nous ne passions la frontière, voyons.

A avoir passé autant de temps devant monécran, j'avais besoin de sortir. Histoire de m'aérer un peu l'esprit, vous voyez le genre. Mais il fallait pas déconner non plus. Une heure de marche et quelques clopes plus tard, je me retrouvais assis au comptoir de l'Ambush à commander une bière. Si on devait bien leur accorder quelque chose à ses Irlandais, c'est que leur bières valaient vraiment le coup et je viens du Nord de la France, alors je sais de quoi je parle. Bref, j'étais en train de boire tranquillement, tout en écoutant les conversations autour de moi. Ouais, j'aimais bien écouter ce que les gens pouvaient bien avoir à se raconter. Ce n'était pas comme si ça allait beaucoup m'aider dans la vie, mais parfois, c'était bien marrant. D'ailleurs un mot attira soudainement mon attention. Hacker ? Quelqu'un avait bien parlé de Hacker ? Si j'avais été un animal, du genre un chien ou un chat, j'aurais sûrement tourner une oreille, dans la direction de cette conversation, mais à défaut de mieux, je me retournais.

Je restai un peu au loin, histoire de voir comment les choses tournaient. Je n'aillais pas crier partout que j'étais une hacker non plus. Quoiqu'on était beacoup de nos jours à savoir faire une chose pareille. Puis, filles, garçon, le sexe ne changeait pas grand chose à la qualité du travail. Malheureusement, je connaissais bien le macho qui était en train de s'en prendre à une demoiselle un peu plus loin. J'avais déjà eu quelques accrochages avec cet imbécile. En même temps, ce mec n'avait pas grand chose pour lui. Il n'avait pas le QI de Einstein et niveau physique, il était plus proche de Bouddha que d'Apollon si vous voyez ce que je veux dire. Dans tout les cas, je n'aimais pas ce mec. Il avait voulu me casser la figure un nombre incalculable de fois pour l'avoir battu au poker et à d'autre jeux. Mais il savait qu'il allait perdre alors pourquoi il me défiait à chaque fois aussi ? Enfin, je n'allais pas m'en plaindre, je me faisais un plaisir de le ridiculiser à chaque fois un peu plus.

Quoique là, s'en prendre à une fille sur du hacking, c'était quand même un sacré truc. Puis la demoiselle avait du répondant, c'était marrant à voir. Puis, agacé, elle défia l'autre imbécile (oui oui, j'avais encore oublié son nom, désolé... les têtes de con, je les imprimes pas). Je ne pu m'empêcher de sourire en pensant que... Là... Ben j'aimais beaucoup cette fille. Je finis donc par me lever alors que couillon premier acceptait le défit, plein d'orgueil en disant qu'il ne pouvait pas perdre de toute façon. Et tel le chat du Cheshire, je me permit de me glisser entre les concurrents avec un sourire aux lèvres. Ouais, c'est un peu flippant dit comme ça et j'allais sûrement passer pour un mec super louche. Mais il n'y avait pas vraiment de manière de s'incruster dans une conversation sans que ça ne paraisse louche. Puis qu'est-ce que je m'en foutais.

- Bah alors Bobby ? Encore en quête de sensations ? Fais gaffe, tu risque de te faire mordre.

J'avais aucune idée si ce mec s'appelais "Bobby", j'avais juste lancé le premier nom qui me passait par la tête et vu le regard qu'il m'adressait... J'avais du me tromper de nom. Enfin, ce n'était pas grave, mon cher Bobby avait déjà du me tuer un demi-milier de fois mentalement. Mais je savais qu'il ne me ferait rien. Je lui avais déjà foutu trop de raclé pour qu'il ose encore s'en prendre à moi. Quoique... Ou alors... Il n'avait juste pas pigé ce que j'avais dit. Faut dire, il y avait pas mal de bruit autour. Mais j'étais presque sûr qu'il lui suffisait de voir ma tête pour avoir envie de m'éccorcher.

- Donc, un défi de hack hein ? Vous avez des ordi avec vous au moins ? Enfin je dit ça... C'est juste que je suis intrigué. C'est quoi des enjeux de votre défi déjà ?

Je ne les avaient pas entendu parler d'enjeux particulier. Je crois, qu'il n'y avait que leur honneur à chacun qui comptait dans l'immédiat. Mais ce n'était pas drôle d elancer un défi si il n'y avait rien à gagner. OK, je n'étais pas de la partie ou tout du moins, pas pour le moment. Mais c'était plus fort que moi, il fallait que je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Surtout quand sa parlais de défi et de hack...
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Je le savais bien qu’il me jugeait de là où il était. Je le savais bien qu’il me voyait foutre ma vie en l’air en toute beauté, qu’il me voyait mettre de côté mes aspirations et mes rêves pour me gorgé d’alcool et de drogues, de sexe et de luxure, m’engouffrant dans les sensations pour mieux enduré cette douleur qui ne me quittais plus, cette douleur qui emprisonnais mon coeur dans un étau sans fin ni fond, et même si je savais qu’il n’approuvais pas que je lâche les cours, que j’arrête ma vie pour me concentrer sur un fond de bouteille et un écran d’ordinateur. Et je sentais ses yeux me suivre dans les ténèbres au fond de mon être, je sentais ma douleur qui palpitais et j’avais envie de lui crier après, de lui hurler de partir, de me laisser tranquille, d’enlever ce poids de sur mon coeur une bonne fois pour toute, d’arrêter de me jugez, d’arrêtez de me surveillez. Et même si je le savais bien qu’il n’était pas là, qu’il n’existait plus que dans ma tête, dans mon âme, il restait ancré sur place, me fixant, me jugeant. Mon âme qui s’enfonçait dans les ténèbres, imbibant la douleur et l’alcool de mon être, imbibant la vie qui me semblait perdue à l’instant, je ne savais pas comment être moi sans cette partie de moi qui manquais, je ne savais pas comment sourire, ni rire, je ne savais plus rien et j’étais perdue, perdue dans un univers de flamme et de mort, de douleur et de haine. Je m’en voulais de le détester à l’instant, je m’en voulais de ne pas être celle qu’il voudrais que je sois, je m’en voulais de n’être pas assez forte pour englober ma douelur et celle de Dakota et Utah, je m’en voulais de les rendre coupable d’un acte où ils n’avaient aucun pouvoir. . Je m’en voulais et je ne savais pas comment gérer cette culpabilité qui envahissait mon âme et de m’enfoncer dans ma décadence. Je n’avais jamais été celle qui pensais à deux fois avant de dire quelque chose, j’avais tendance à laissez mon être parlez sans réfléchir, à ouvrir la bouche et sortir les pires insanités, les pires défis. Et au moment même où je réalisais que ce défi, il était stupide, simplement basé sur un ego surdimensionner et sur mon ennui, cet homme qui s’incrustait, sans autre politesse que celle d’insulter l’homme près de moi. Un sourire sans joie, mauvais, se dessina sur mes lèvres. Je n’avais aucune idée de qui il était, ni du pourquoi il était là, mais pour une fois, il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas, il ne savait rien, il ne me regarderais pas avec cette lueur de pitié dans les yeux. Il me regarderais comme une personne saine d’esprit. Du moins, assez saine d’esprit pour lancer un stupide défi au premier venu. Je ne dis rien. Sortant mon ordinateur du sac qui traînait à mes pieds. Une lueur mauvaise dans le regard.

‘’L’enjeu? De faire perdre sa foutu envie de bander à ce cher Bobby. Et de lui faire avaler ses bijoux de famille’’

Son honneur me suffirait, je n’avais pas besoin d’argent, les compétitions et les publicités m’avaient rempli les poches. J’avais simplement envie de lui faire ravaler ce foutu ego. Je l’entendit vaguement me dire que ses bijoux allait finir dans ma bouche si je continuais sur cette route là alors qu’il sortait son propre ordinateur de son sac à ses pieds. Ce sourire mauvais qui se dessine de nouveau sur mes lèvres.

‘’Ah, mais Bobby. Tu me tente presque de perdre volontairement, mais tu serais si malheureux si je décidais de croquer.’’


J’ouvris la machine, défi dans les yeux. La douleur avait passé au second plan, elle semblait diminuer par l’envie de tout brisé qui me dévorait.

‘’C’est quoi la cible?’’

Je posais la question à l’homme qui avait taper l’inscrute entre nous deux. Il était impartial, ce serait plus juste. Du moins, l’espérais-je.

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Des fois j'avais l'impression d'être le seul à savoir ce qu'un « enjeu intéressant » signifiait. Certes, vous la dignité de Bobby se faire réduire en pièce par une blondinette était sympa. Mais je m'en fichais que ce mec se promène sans balls à l'avenir. Puis, dans une semaine, le pauvre aurait déjà oublié son humiliation. L'alcool ça aide bien dans ce genre de situations. C'était triste à dire, mais j'étais près à parier que ce ne serait pas la première fois que Bobby se fait ridiculiser par une femme, au moins verbalement. Vu son discours sur la gent féminine, il devait déjà s'en être pris plein la gueule. Et niveau répartie, Bobby n'était pas réputé pour avoir dévorer le dictionnaire dans sa jeunesse. Ou tout du moins, si il l'avait fait, ce devait être au sens premier du terme. Ce qui était totalement con, convenons-en, mais ça collait plutôt bien au personnage. D'ailleurs ne parlant de mettre des choses dans sa bouche, Bobby avait l'air d'apprécier que les autres aussi en aient plein la bouche. C'est un peu dégueulasse dit comme ça… Mais c'était la triste vérité. Quoique, je dis ça, mais je m'en foutais pas mal des délires de Bobby, j'aimais juste me foutre de sa gueule personnellement. Puis c'était bien pour ça que j'étais là d'ailleurs.

Enfin, tant pis pour les enjeux, je n'étais pas un des participants, donc au pire c'était pour eux, pas pour moi. D'ailleurs, suite à la provocation, Bobby sortis son ordinateur, près à relever le défi. Putain, on se croirait dans un épisode de Yu-Gi-Yoh ou de Beyblade. J'allais finir par croire que j'étais le seul couillon de la ville qui ne se déplaçait pas H-24 avec son ordi sous la main en cas de défi. Non mais sérieusement, je n'étais pas encore assez con pour venir dans un endroit aussi miteux que l'Ambush avec mon ordinateur portable pendant que me faisait une pinte. J'avais bien trop de respect pour mon matériel pour ça. Sans mon ordi je ne pouvais plus rien faire. Enfin si, j'avais toujours mon portable, mais ça réduisait tout de même les possibilités. Puis c'était la merde pour se procurer un ordi. Bon OK, j'abuse peut-être un peu sur ce coup là. Ce n'était pas comme si je manquais de tunes. Mais ça me ferait quand même chier de devoir dépenser pour un nouvel ordi alors que le miens marchait très bien. De toute façon si il y avait un connard qui essayait de me voler, il allait s'en mordre les doigts. On ne vole pas à un voleur !

La blondinette me demanda alors la cible à pirater. Quoi ? Parce que c'était à moi de choisir ? OK, je m'étais un peu imposer entre eux… Du coup autant que je serve d'arbitre, c'était pas con. Mais pour le moment j'étais déjà super impressionné que Bobby ait réussit à allumer son ordinateur. Qui aurait pu croire qu'on couillon comme lui savait ce servir d'une technologie aussi avancée. Moi qui pensait qu'il ne savait même pas se servir de ses dix doigts… j'étais presque bluffé ! OK, OK, j'arrête de clasher ce pauvre Bobby, il n'avait déjà pas été très aidé par la nature sur le plan physique, il devait bien avoir quelques talents cachés. D'ailleurs, des talents trèèès bien cachés si je pouvais me permettre. J'aurais bien aimé leur faire par de mon beau discours à voix hautes, mais mes deux interlocuteurs avait l'air près impatient d'en découdre. C'était assez dommage… Quoique je les comprenais. Je n'aurais pas aimé avoir un débile d'arbitre qui nous raconte sa vie au lieu de nous laisser passer aux choses sérieuses. Je laissais échappé un soupire avant d'annoncer :

- Bon OK, je vais jouer les arbitres. Mais je ne vous promet pas d'être totalement impartial. Je suis pas un putain de juge. Je suis qu'un bénévole hein !

Certes, je m'étais volontairement imposer dans ce défi, donc autant que je serve à quelque chose. Mais je préférais les prévenir à l'avance. Après tout, j'avais bien envie de voir Bobby s'en prendre plein la gueule moi aussi. Je pris donc le temps de réfléchir à la cible du jour. Je sortis même mon portable pour observer un peu les options que j'avais. Je leur aurais bien fait hacker un de mes dossiers, mais si l'un d'eux se trompait… Où si il leur venait l'idée de hacker plus qu'un dossier, je serait dans la merde. Puis mes dossiers étaient bien protégés aussi. Cependant, il ne leur fallait pas non plus quelque chose de trop facile. Ce ne serait pas marrant sinon. C'était un défi de hack ! Pas un concours de broderie non plus !

- La liste des détenus au poste de police de Bray, ça vous va ?

De mon avis, c'était un défi réalisable, mais pas trop facile non plus. La police avait de bonne protection au niveau informatique, évidemment. Mais Bray était une petite ville, donc les protections ne devaient pas être si énormes que ça. Puis une liste de détenus, ce n'était pas grand-chose non plus.

- Ben quoi ? Vous ne vous attendiez pas à faire quelque chose de légal tout de même ? On parle de hacker là les gars ! On est pas chez mémé !

Bobby avait tiré une tête un peu bizarre à mon goût quand j'avais évoqué mon idée. Ce n'était pas un crime envers l'humanité non plus de pirater cette liste. Je ne leur avait pas demander non plus de venir à bout du système de sécurité du poste de police et d'ouvrir toutes les cellules d'un seul coup non plus ! Puis c'était un poste de police hein ! Pas une grande prison pleine de détenus ! A la limite, il avait peut-être quelques alcooliques en cellule de dégrisement et quelques petits délinquants pas très doués qui c'était fait prendre… Rien de très exceptionnel. Je doutais que la police essaye après de retrouver la trace des hackers. Enfin, sauf si un des deux avait l'intention de faire plus que hacker simplement la liste des détenus. Puis si ils étaient de bon hacker, ils devaient savoir comment pirater sans laisser de traces derrière eux. C'était un peu la base de l'exercice j'ai comme envie de dire.
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Cette envie de noyer mon âme dans l’alcool, dans la mort, dans le tréfonds des ténèbres. Cette envie de geler mon être pour ne plus rien ressentir, de me faire tabasser jusqu’à n’être que douleur. Mon âme qui criais sa douleur, sa peine, sa tristesse, son manque alors que j’embarrais tout sous la drogue, sous l’alcool, les hommes, toute ces nuits sans lendemains, tous ses matins où je me réveillais près d’un homme que je ne connaissais, près d’un corps étranger, dans un lit inconnu, les souvenirs confus qui se dispersait dans mon esprit. Tout ses matins où je pouvais sentir mon propre dégoût, celui de Dallas, celui de Dakota. Alors que j’évite mon reflet, pour ne pas voir celle que j'étais devenue depuis sa mort. Et ça ne faisais pas longtemps, à peine quelques semaine, quelques semaines dans l’ère du temps, quelques semaines sans lui et mon être s'écroulait, je n’étais plus qu’une coquille sans vie, englouti sous la mort, sous les flammes, sous l’alcool et la douleur, sous les hommes sans visages qui passais sur mon corps. Tout pour ressentir, remplir ce vide. Tout pour éloigner son regard, ce jugement dans ses yeux. Et le matin, je me réveillais, avec ce vide dans mon être, jamais comblé, alors que je me sauve d’un lit et d’un corps étranger. Et chaque jour, je recommence. La honte me tordant l’estomac, la mort me hantant, les flammes m’envahissant. Je suis douleur.

C’était étrange de ne rien ressentir, d’être vide de l’intérieur, une partie de soi arraché à coup de griffes, une partie de soi disparu dans le gouffre de la mort et des flammes. Et j’ai beau cherché, regarder partout, tout ce que je trouve c’est son ombre qui disparaît dans la noirceur, son regard dans le visage d’un autre, son profil se transposant sur celui d’un inconnu, son odeur flottant dans l’air, son rire explosant dans mon esprit. Rien de tangible, rien à laquelle me raccrocher. Alors je prends mon ordinateur, cherchant le tangible dans les méandres du net, cherchant là où tout n’est qu’illusion, entré et sortie. Un instant, je me sens revenir dans le présent, juste à temps pour entendre la cible. La liste de détenu. Je fixe mon écran quelques secondes, clignant doucement des yeux avant qu’un sourire quelque peu mauvais étire mes lèvres.

‘’On s’entend pour dire qu’à la base, ce que l’on fait est rarement légal de toute façon’’

J’étais novice, mais mon esprit ne fonctionnais jamais aussi bien que sous l’emprise d’alcool, de drogues, comme si sous l’emprise de matière illicite il devenais plus facile de faire des choses illégales. Mes doigts s’agitent sur mon clavier alors que j’atteins une impasse, coup d’oeil vers mon adversaire, la sueur perlant sur son front, un sourire qui étire mes lèvres de nouveaux

‘’Oi Bobby, si tu fais pas attention, dans pas long tu va pouvoir remplir une piscine’’


Je retourne à mon écran, mes sourcils se fronçant un peu alors que je retourne sur mes pas, essayant de contourner l’impasse qui se matérialisais toujours devant moi. Un instant. Damn it. Encore. Et puis, un moment, une liste apparaît sur l’écran. Légez sourire alors que je me retourne vers l’inconnu qui nous sert de juge.

‘’Trop facile. Prochaine fois, essaie plus compliqué’’

Je ne peux m’empêcher de faire un clin d’oeil à Bobby alors que je vois la même liste sur son écran. Je ne dit rien, attendant le verdict. J’en voulais plus. Mes doigts me démangeait et surtout, ça me faisait penser à autre chose que des flammes et la mort. Mon esprit se vidait pour ne voir que les lettres, que les chiffres apparaissant devant mon écran. Je n’étais plus douleur, je n’étais plus la mort. J’étais rien. Des chiffres, des lettres qui défilaient, voilà ce que j’étais.

‘’Un autre round. Cette fois-ci, on prend un autre enjeu. La moto chéri de Bobby contre ma planche de surf et mon ordinateur’’

Je n’aurais aucun mal à me séparer de l’ordinateur, c’était un bien, j’avais assez d’argent pour le remplacer sans problème, par contre, la planche, c’était une autre histoire. Elle valait de l’argent, beaucoup d’argent, mais c’était pas pour ça, c’était surtout les souvenirs qui l’entourait, elle m’avais suivit jusqu’au bout du monde. M’en débarrasser, ce serait m'enlever une autre partie de mon être, et pour une fois, j’avais envie de faire plus, j’avais envie de gager une partie de moi, je n’avais rien à y gagner, tout à perdre, mais j’avais déjà tout perdue de toute façon.

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Et là, c'était le moment où je me faisais un peu chier, j'avais donner le top départ à mes chers participants. Plus qu'à attendre qu'ils aient fini. A priorit, ça ne devrait pas leur prendre trop de temps. Mais je ne connaissais les talents de hacker ni de l'un ni de l'autre. Si Bobby semblait se vider de l'eau de son corps, la demoiselle semblait s'en sortir pas trop mal. Quoique, Bobby se défendait bien en fait. Je passais derrière mes participants chacun leur tour pour voir où ils en étaient et c'était assez marrant de voir leur manière de procéder. Je ne pu m'empêcher de sourire tout en pensant modestement que j'aurais mis moins de temps que ça pour leur trouver cette liste. Il faut dire aussi, je passais mon temps à ça depuis un bon nombre d'année maintenant. Puis je m'étais aux systèmes de sécurité de plein de banques françaises... Ce n'était pas un petit comissariat d'une ville comme Bray qui pourrait me résister.

J'étais derrière Bobby quand la jolie blonde annonça joyeusement qu'elle avait réussi, mon sourire s'aggrandit, mais au même moment la liste des détenus s'affichait sur l'écran de Bobby. Un égalité hein ? Je soupirai. La soirée risquait d'être longue si ils avaient le même niveau en hack. Enfin, ce n'était pas franchement comme si j'avais vraiment autre chose à faire de ma soirée et de ma vie en général. Je posais un main amicale sur l'épaule de Bobby qui me fusilla du regard. Ok ok ! J'enlève ma main ! D'ailleurs c'était un peu dégoûtant il était plein de sueur... pourquoi j'avais fait ça. Essuyant ma main d'un geste distrait sur mon pantalon, je vins vérifier que notre chère demoiselle avait bien la même liste que celle que j'avais vu sur l'écran de Bobby. Et oui, c'était exactement les mêmes noms qui s'affichait. Après quant à savoir si ils avait réussi l'épreuve sans laisser de traces... Ce n'était pas vraiment mon problèmes. C'était eux qui risquaient d'en avoir... Donc je les laissait se démerder avec ça. Pour moi il n'y avait que le résultat qui comptait.

Il me fallait donc trouver une autre idée pour leur prochain défi. Je repassais en revu dans mon esprit tout ce qui pourrait être intéressant à hacker; C'est fou comme la liste était longue. Mais je ne pouvais pas en dire la moitié à voix haute sans qu'on me prenne pour un psychopathe ou un criminel affirmé. Ce qui n'était pas vraiment faux à vrai dire. Mais je préférai qu'on continue de penser que j'étais juste un sale gosse qui aimait traîner dans les bar miteux. Apparemment, la jolie blonde était décidément prête à en découdre et mis en jeu son ordinateur et sa planche de surf contre la moto de Bobby. C'est vrai que Bobby était un motartd affirmé et j'étais assez étonné de voir que notre demoiselle était surfeuse. C'était bien la première fois que j'en rencontrais une. Ben ouais, vous avez vu les vagues qu'on a en France aussi ? C'est pas sur les plages de Brest que vous allez pouvoir surfer les enfants !

- Décidément Blondie, tu es prête à en découdre ce soir, j'aime ça !

Je lui lançais un sourire et un regard plein de sous-entendus. Quoi ? Elle était mignonne, j'avais bien le droit de lui faire un peu de charme non ? Ce n'était pas Bobby que j'allais draguer non plus ! Il avait peut-être plein de talent cacher au lit hein ! Mais je n'avais pas très envie de les découvrir, pardonnez-moi, sur ce coup là, je passe mon tour. Alors que Bobby tapait du poing sur la table en disant qu'il était prêt à en découdre aussi et que la planche de surf lui ferait du beau bois pour sa cheminé (même si, de mon avis, Bobby n'avait pas de cheminé dans son 15 mètre carré, mais bon... Non me demandez pas comment je sais qu'il vit dans un 15 mètre carré). Je souris de nouveau, de toute façon, j'étais bien trop de bonne humeur pour faire la gueule ce soir. Leur défi était trop amusant !

- Bien alors... Cette fois-ci, Trouvez-moi la liste des détenus de la prison de Dublin... Pas le commissariat hein ! La Prison haute sécurité hein !

OK, le niveau n'était plus du tout le même. Mais on m'avait demander plus compliqué, alors je faisais plus compliqué ! Voyons donc ! Il ne fallait pas me provoquer de la sorte ! J'étais presque déçu de ne pas avoir mon ordinateur pour participer avec eux d'ailleurs. Enfin, je me serait retrouvé avec une moto, une planche de surf et un ordi... Sachant que j'ai déjà un ordi, que je n'ai pas le permis moto et que je n'ai jamais été franchement attiré par le surf non plus... Ca aurait été totalement con. Puis j'aurais mis quoi en jeu si je devais choisir quelque chose à laquelle je tiens vraiment hein ? Mon frère ? Pas sûr que Ez apprécit des masses. Surtotu si c'est Bobby qui gagne. Quoique j'aurais bien rigolé. Enfin, je dis ça, mais j'aurais pu mettre mon perfecto en jeu. De toute façon, j'étais presque sûr que j'aurais gagné... Je faisais toujours en sorte de gagner. Et si je perdais ? Ben tant pis, j'irai voler mon perfecto pour le récupéré puis... Je volerai aussi les autres trophées. Faut pas déconner non plus. Je veux bien être sympa et joueur, mais on ne détrousse pas un voleur !
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Étrangement, c’était la première fois depuis des semaines que j’avais la tête claire, que j’avais les idées en place, que la douleur ne possédait pas chaque partie de mon âme, chaque morceaux de mon esprit, la première fois où même sous l’effet de la boisson, je me sentais à jeun, je ne l’étais pas, j’étais long de l’être, c’était peut-être pour ça que j’étais si lente, en plus d’être nouvelle dans le domaine, peut-être pour ça que j’avais mis ma planche en jeu. Et déjà, je m’en voulais un peu. Je m’en voulais toujours un peu lorsque je commençais à déconner, depuis que Dallas était mort, il y avais plus personne pour me montrer la voie, plus personne pour m’aider. Il aurais été là, il m’aurais retenu, il m’aurais sûrement fait savoir comment elle est importante pour moi cette fichu planche, ce bout de bois sur laquelle j’avais parcourue le monde. Parce que cette planche, elle avais toujours été mon porte-bonheur, mon trésor personnel, elle avais survécu à l’accident, et ça, c’était un miracle. Mais je n’étais pas remonter dessus depuis des lustres, je n’avais pas surfer depuis déjà trop longtemps, je le savais, mais je n’était pas prête, pas alors que Dallas n’était plus là. Je me sentirais coupable de recommencer maintenant, alors que j’en avais le plus besoin, alors que je savais que cette planche, que les vagues, la mer, l’océan, l’eau, le surf, ils me sauverait probablement la vie. Mais, lui, cela faisait des mois qu’il me poussais à y retourner, à redevenir celle que j’avais toujours été, cela faisait des mois que je le repoussais, que je lui disais non, y retourner maintenant? Ce serait hypocrite. Mais qu’en avais-je à faire d’être hypocrite? J’étais un tel morceaux de déchéance depuis sa mort, qu’est-que ça m’apporterais de plus? Je cherchais la bagarre, je cherchais le poings qui me ferais partir dans les vapes, celui qui me ferais oublier la douleur mentale pour celle physique, je buvais ma douleur au point de tout oublier et je me retrouvais le lendemain matin dans le lit d’inconnus, nue, je fumais de la dope au point de n’être jamais à jeun, pour geler la douleur. Mais rien n’y faisais, jamais. Et puis, j’étais là, présentement, à presque vouloir rire devant la tête de Bobby, alors que la douleur n’était qu’une faible palpitation, trop concentrer sur mon ordinateur, trop concentré sur l’enjeu.

Je faisais un léger clin d’oeil à celui qui jugeait notre petite guerre. Si je n’avais pas été autant dans la partie, je serais probablement entrain de lui faire de l’oeil, mais pour une fois, je m’intéressais à autre chose, pour une fois, je me disais que j’allais peut-être me rappelez de ma soirée, que si je me retrouvais dans le lit de quelqu’un, j’allais peut-être savoir c’était qui. Pas que j’étais prête en fait, je n’était jamais prête. Avec moi, tout avais toujours été au jour le jour, profitez du moment, de l’éclair de faux génie à l’intérieur de moi qui retentissais toujours quand j’était un peu trop alcoolisée. Je regardais Bobby, amusée. S’il pensais être capable de faire un feu avec une planche fais de poly-uréthane et de fibre de verre, il allais avoir un mal fou à le partir et ça allais empester.

Je haussais un sourcil devant le nouveau défi, mais pour une fois, j’avais que moi à plaindre, c’était moi qui avais demandé un défi plus complexe, j'eus un léger sourire avant de m’y mettre. Je pris une gorgée de bière, et me concentra de nouveau sur mon ordi, sur ma cible. Et j’y pensais, c’était un peu con de faire ça en public, mais entre toi et moi, j’avais jamais vraiment été du genre à réfléchir à deux fois avant de faire quelque chose. C’est ce qui nous avais tant causé de problème, à Utah et moi. On était pareil tout les deux, les premiers à se mettre dans le trouble, les premiers à s'empêtrer les deux pieds dans le pire des plans, les premiers à se faire appelez par la direction d’école pour un plan foireux qui avais mal tourné, les premiers à rire de nos propres bêtises. On avait été comme deux larrons en foire, aussi proche que deux personnes pouvaient l’être, sans être romantique. Si ce n’avais été de Dakota et Dallas, on serait pas là pour en parler, on serait probablement mort ou en prison, ils nous avaient remis les idées en place ou sortit d’une situation délicate, plus d’une fois. Combien de fois on avais détruit des bars lui et moi? Combien de fois est-ce qu’on se retrouvais devant la directrice d’école, hilares, elle, furieuse? Combien de fois est-ce que la police nous avais appréhendez, mais dans notre ville natale, on était connu, on savait que les deux blondinets, ils étaient fauteurs de trouble, mais qu’on était pas méchant. Alors on nous laissait partir, avec un avertissement. Mais maintenant? On était plus rien, on était mort de l’intérieur, on ne se parlait plus, c’était de ma faute, c’est moi qui avais claqué la porte sur eux, moi qui les avais mis de côté parce que je n’étais pas capable d’affronter leurs douleurs et la mienne. Mais maintenant, je me retrouvais seule et c’était bien pire.

Je me concentrais sur mon ordinateur, et pour une fois, j’étais déterminée, je voulais gagner, je ne voulais pas perdre ma planche, je voulais retourner dans les vagues, je voulais surfer de nouveau avec Utah. Je voulais redevenir ce que l’on avais été. C’est peut-petre parce que j’était plus concentrée, ou encore parce que j’avais un but, quelque chose à perdre de plus important que mon honneur, mais je vis la liste apparaître sur mon écran, beaucoup plus rapidement que je l’espérais. Je souriais de nouveau, jetant un coup d’oeil sur Bobby, lui qui était encore tout plein de sueur.

‘’Trop lent.’’

Je le vis sursautez, me regarder avec les yeux plein de fureur alors que j’éclatais de rire. Et même moi je fut surprise, c’était la première fois que je riais depuis sa mort. Et je me sentit coupable, coupable de rire alors que lui, lui il restait figé six pieds sous terre.

‘’Tes clés.’’


Je brandis la main, les attrapant au vols alors que Bobby ramassais ses affaires, gromelant dans sa barbe. Je les fis tournoyer dans une main, souriant. Je pourrais bien me faire un belle petite promenade au clair de lune, alors que je rangeais mon ordinateur, je me tournais vers l’inconnu, celui qui avais juger le match.

‘’Tu veux une bière?’’

Pour une fois, j’avais envie de la partager avec quelqu’un.

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Maintenant je savais que, jamais dans ma vie, je ne deviendrais officiellement arbitre; C'était chiant comme job, attendre que les deux concurrents soient prêt, leur donner le départ et les laisser faire tous le job. C'était même super agaçants. Ils étaient débutants tous les deux en hack, ça se voyait... Je devais me retenir pour ne pas en pousser un et lui dire "laisse-moi faire". Mais c'était le jeu. Doncje rester à sourire bêtement en attendant qu'il aient fini en me foutant mentalement d'eux. Oui, même si elle s'en tirait mieux que Bobby, la jolie blonde avait aussi des manière de procéder qui pouvaient amener à faire rire un pro. OK, je me vantais, mais pour une fois que j'étais meilleur que quelqu'un en quelque chose, je n'allais pas me plaindre non plus. Puis ce n'était pas de ma faute si j'étais doué hein !

A vrai dire, Bobby se débrouillait vraiment comme un manche hein ! Et je ne fut pas étonner que notre cher demoiselle se retrouve vainqueur de ce second round aussi. Le pauvre Bobby venait de perdre sa raison de vivre. Si j'avais eu un coeur, j'aurais pu être triste pour lui. Mais j'en avais juste rien à faire. J'avais dépouiller Bobby au poker tellement de fois depuis que j'étais dans cette ville. Ca en était presque risible. Peut-être qu'il avait commencé à hacker pour tenter de me faire et de me griller quelques dossiers. Mais impossible. Tousmes appareils électroniques étaient bien trop protégés. Si le gouvernement français n'avait jamais encore réussi à nou sretrouver moi et Ezeckiel, ce n'était pas pour rien non plus ! Vous pensiez quoi ? Qu'on c'était contenté de se barrer, de prendre l'avion et de se reconstruire une vie ici ?

Dans tous les cas, la jolie blonde était fière de son coup, elle se permettait même de ce moquer de Bobby qui lui donna ses clefs d'un air grincheux. En même temps il yavait de quoi. Puis il quitta le bar en grognant, sans même conger à payer ses consommations. Je ne dis rien, toujours mon sourire moqueur aux lèvres. Et je fus presque étonné de voir la jolie demoiselle me proposer un verre. Mon sourire s'aggrandit. Attendez, qui j'étais pour refuser une offre pareille ? En plus d'être vainqueure, cette fille venait d eridiculiser Bobby, de lui prendre sa moto et elle était jolie... Alors que demander de plus ?

- Avec plaisir, c'est offert si gentiment !

Je m'assis donc à côté de la blonde. J'aurais pu prendre la place de Bobby en face d'elle, mais je voulais voir un peu son ordinateur. Curieux, je me permis de parcourir un peu la liste qu'elle avait trouvé. Evidemment je ne connaissais aucun des noms affichés. Mais sait-on jamais... Si un jour les Irlandais se lassaient de mes conneries et m'enfermaient là-bas. C'était peut-être le moment de voir un peu les noms de mes futurs copain.

- J'avoue, c'était bien joué. Mais crois-moi t'as de la chance que Bobby ne soit pas très doué avec la technologie en général.


Je me permis de tourner l'ordinateur de la demoiselle vers moi et de commencer à taper quelques lignes de codes. Je sais pas torp pourquoi je l'aidais soudainement, mais j'avais pas grand chose d'autre à faire de ma soirée. Ouais, elle avait réussi à trouver la liste, mais pour effacer ses traces, elle n'avait pas été au top alors, je remédiais à ça et effaçait ses erreurs.

- Tient... Maintenant t'es sûre qu'on te retrouve pas... Bon... On trinque à ta victoire ?

Levant mon verre de bière fraîchement servit, je souriais à ma nouvelle camarade de boisson. Décidément, j'étais de bonne humeur aujourd'hui. Peut-être un peu comme toujours à vrai dire. Je ne n'avais pas de raison de déprimer en ce moment. Puis même, en règle général, je préférais être souriant. C'était franchement agaçant pour les autres. Surtout que je me foutais souvent de la gueule de ceux qui m'entouraient... Juste parce qu'ils se laissaient trop facilement influencer... Puis sérieusement, on avait qu'une vie merde, on avait pas le temps pour la gâcher en ronchonnant ! Autant s'amuser, même si ça ne plaisait pas aux autres, personnellement, je les emmerdait tous !
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Il avait le sourire facile, c’était évident. Et étrangement, il me semblait que son sourire, il était contagieux. Et même si la douleur, la souffrance me tordait le coeur, il me donnait envie de sourire, de rire. Et je me dis que j’avais maintenant une moto, chose improbable pour la fille aventureuse que j’étais, j’avais toujours eu un westfalia, parce que ça me permettait de partir, de dormir partout, sans contrainte, sans but, juste moi et mon west, Denali sur le siège passager.

“J’avais rien à perdre.”

Et c’est vrai au fond, j’avais rien eu à perdre, ma fierté était déjà six pied sous terre, vu ma propension à l’auto destruction, j'étais même surprise de m’être pas saboter toute seule, de ne pas avoir fait en sorte de perdre. Parce qu’au fond, si j’avais perdu ma planche, pour moi ça l’aurais juste été une manière ou une autre de boire, boire au point de tout oublié, boire au point de m’élancer dans une autre bagarre, de me réveiller au petit matin dans le lit d’un autre inconnu, à m’enfermer dans le noir, la lueur de mon écran d’ordinateur étant la seule chose qui éclairait les ténèbres. Depuis sa mort, j’avais l’impression de me débattre dans mon propre filet, dans mon propre piège, et il se refermait sur moi, lentement, sûrement. Éventuellement, je serais prise dans cet engrenage que je m’étais créez, dans ce cycle infernale dans lequel j’avais sauté à pied joint. Et même dans mon esprit, j’était incapable de prononcer son nom, et je ne pouvais m’empêcher de le voir partout, d’entendre résonner son rire à l’infini, de voir son sourire sur celui d’inconnu, et au fond, je me disais qu’à force de me détruire, il finirait pas débarquer, par me sauver de moi-même. Mais il ne débarquais jamais, il ne venait jamais me sauver, et je ne faisait que m’enfoncer plus profondément, que plus loin dans mes propres ténèbres. Et je regardais ce fil sur lequel je me promenais, ce gouffre sous moi, et parfois je me demandais si ce ne serais pas plus simple de me laisser tomber, au lieu de me débattre, inlassablement, au lieu d’essayer d’avancer, mais d’être simplement capable de reculer, je me demandais si tomber ne serait pas plus simple, plus facile. Et je m’en voulais de vouloir prendre la voie de la facilité, de ne pas chercher à avancer, mais j’avais si mal, la douleur me brûlais le cerveau aussi bien qu’un fer rouge.

Je le regardais faire, mon ordinateur entre ses mains, j’aurais pu être inquiète, être soucieuse, mais j’était rendu à un point dans ma vie où rien ne m’inquiétais. J’étais morte de l’intérieur de toute manière. Je l’entendis vaguement me dire qu’il avais effacé mes traces. Perdue dans mes pensée, je n’avais fait aucune des étapes sécuritaire que j’aurais dû faire. Et je me demandais si je ne l’avais pas fait parce que j’avais oublié ou que j’en était réelement rendu là dans mon sabotage. Je ne le saurais probablement jamais, mais je me disais que c’était sûrement un mélange des deux.

“Merci.’’

Je reprenais mon ordinateur, le rangeant dans mon sac à mes pieds. Je le vis lever son verre et je souris, étrange sensation que de sourire quand on as l’impression que notre âme est répandu en mille et un morceaux, que ton coeur est déchiqueter sous la douleur. Au point, ou parfois j’avais toujours envie de sentir ma tête cogner contre le mur, de sentir un poings contre ma joue, de sentir la mort et la douleur physique, celle qui me ramenais parmi les vivants. C’est étrange comme la mort, la douleur, elle t’ancre dans le monde, fixant ton esprit sur celle-ci, oubliant le reste. Je levais mon verre à mon tour, le cognant sur le sien, ce faux sourire toujours accroché aux lèvres, prenant une gorgé, deux gorgées, trois. Finalement vidant mon verre d’un coup. L’alcool me faisait oublié, l’alcool c’était le bien. Je fis signe au barman, me commandant un nouveau verre. Je le vis secouer la tête, soupirer, et je le savais ce qu’il pensait, que j’était une loque humaine, que je devrais arrêter de boire, parce que depuis sa mort, il me voyais tout les jours, tout les soirs, et chaque fois, ça finissait en bataille, chaque fois ça finissait dans le bordel. Et chaque soir j’avais droit au même sermon, mais au fond de moi, je m’en foutais bien.

“Ça fait longtemps tu fais ça?”

Et cette curiosité qui m’envahissait, je savais pas trop quoi demander, quoi dire. Au fond, il m’intriguait, tout semblait facile avec lui, son rire contagieux.


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Je voulais bien croire que mon interlocutrice n'avait plus rien à perdre. Quand on buvait autant en général, c'est qu'on ne tenait plus à grand chose. Ouais, je maîtrisait bien le sujet et alors ? Je n'étais pas particulièrement accro à l'alcool. Mais mon frère avait tendance à boire beaucoup. Surtout depuis la mort d'Orphée. Donc je savais ce que c'était que de voir une personne qui pense avoir tout perdu. Après, je me trompais peut-être, je suis pas psy non plus. Mais étrangement, sur ce coup là, je me trompais rarement. Après si c'était triste à dire ou pas ? Je m'en foutais un peu. La vie n'était pas rose, c'était un fait qui s'appliquait à tout le monde, qu'on le veuille ou non. Personnellement, les personnes trop optimistes qui voyaient le bien partout, ça me faisait rire. C'était le genre de personnes chez qui tout allait bien et au premier drame, ça allait être le chaos total chez eux. Alors autant s'attendre au pire à chaque fois. Ca évitait les catastrophes émotionnelles.

Une fois l'ordinateur de la demoiselle effacé de toutes les bases de données possible et rangé, la jolie blonde me remercia et nous trinquâmes à sa victoire du jour. Dommage que Bobby ne soit pas là pour voir ça. Il devait être en train de rentrer chez lui à pied pour aller expliquer à sa femme comment il avait perdu bêtement la moto qu'il avait payer avec l'argent qu'ils gardaient pour payer leur loyer. Enfin, si Bobby avait une femme... Au pire il pouvait toujours tenter de s'expliquer avec sa plante verte. Et là encore je n'étais pas sûr que Bobby en ait grand chose à faire des plantes. Roh puis vous me faites chier ! Bobby pouvait parler à ses murs, à sa voisines, son paillasson, je m'en foutais ! Mais ça devait quand même être drôle à voir... Bref, je commençais à m'embrouiller tout seul. Mais je ne renonçais pas à l'idée d'aller embêter Bobby dès que je le recroiserais au sujet de sa moto. Moi ? Suicidaire ? Possible.

J'étais peut-être plus sociable que mon frère dans le genre. Mais cela ne signifiait pas pour autant que j'étais plus doué pour faire la conversation. Un silence assez gênant s'installa. La jolie blonde ne profita pour recommander un verre. Décidément, elle enchaînait. Mais je ne fis pas de commentaire. Ce n'était pas mes affaires. Quoique, j'étais tout de même intrigué par ce qui avait bien pu la mener ici. Elle avait le même regard qu'Ezeckiel. Ce regard qu'il avait eu et avait toujours un peu depuis la mort d'Orphée. C'était un sujet qu'on abordait jamais. Mais je savais que mon frère avait toujours du mal avec ça et qu'il ne s'en remettrai jamais totalement. Il me semblait qu'il n'y avait que quand il avait l'esprit envahit par l'alcool ou par autre chose qu'il arrivait à oublier ce qu'il c'était passé. Ce n'était pas comme si voir une de mes rares amie se faire tirer dessus ne m'avait pas affecté aussi. Mais Ezeckiel et Orphée c'était toute une histoire. Il y avait eu vraiment quelque chose de fort entre eux. Quelque chose que je n'avais jamais compris et ne comprendrait sûrement jamais d'ailleurs. Mon interlocutrice fini par me sortir de mes pensées en me demandant depuis quand je hackais.

- Ouais... Depuis que j'ai eu mon premier ordi... Vers mes quinze ans quoi.


J'avais toujours été attiré par la technologie et surtout l'informatique. Depuis tout petit, je voulais avoir un ordinateur et devenir hacker. Ouais, ce n'est peut-être pas le genre de rêve qu'on est sensé avoir quand on est enfant. Mais ce n'était pas comme si j'avais vraiment grandit dans un foyer comme les autres. L'orphelinat c'était... C'était spécial. Ce n'était pas une famille. On avait pas un ou deux parents pour s'occuper exclusivement de nous. Juste quelques adultes pour nous gérer et on passait le reste du temps entre gamins. Et vous savez à quel point les gosses peuvent être sadique entre eux. Enfin, ce n'était pas vraiment le sujet. D'ailleurs en parlant de sujet maintenant que la conversation était lancée...

- Et toi ? Tu débute nan ? Si ça peut te rassurer, tu te débrouille plutôt bien je trouve.

Je n'étais pas en train de draguer, cette fille se débrouillait vraiment bien avec un ordinateur entre les mains. La preuve, elle avait réussi à battre Bobby. Et ce n'est pas tout le monde qui aurait réussi à hacker aussi rapidement alors qu'il y avait la pression du défis et tout. Enfin tout n'était pas parfait non plus... Mais c'était un bon début déjà.

- Et je peux te demander pourquoi t'as commencé ? Ou c'est comme l'alcool ?

Je ne jugeais pas forcément. OK, si j'avais tendance à toujours juger les gens et à m'attacher à ma première impression. Mais que voulez-vous, le hack pouvait bien être une bonne manière d'oublier certaines choses. Puis une fille aussi jolie... Vous n'alliez pas me faire croire que c'était une braqueuse émérite comme on pouvait l'être avec Ez. Ou une criminelle dans n'importe quel autre domaine. J'étais prêt à parier qu'elle n'avait jamais rien fait de mal de sa vie. Enfin, rien de bien grave dans tous les cas. Mais elle avait connu un drame, maintenant elle se sentais totalement détruite. Et dans son esprit, il n'y avait qu'en buvant, en fumant ou en faisant d'autre chose illégales, comme du hack, qui l'aidait à se vider l'esprit et à se sentir mieux.
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