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 The Happiness Of Meeting Again After A Long Time [Violet/Skye/Ezeckiel]

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The Happiness Of Meeting Again After A Long Time

U
ne journée ensoleillée. Chaude, même. Avec un léger vent frais. Violet ressentait clairement cette chaleur, le Printemps qui était là, l’Été qui arrivait. Looping, son chien, semblait enjoué, un peu plus agité que d'habitude, sans pour autant l'être trop. Evidemment, il était parfaitement dressé pour guider un aveugle, donc il ne bougeait pas tant que ça... Elle était debout devant la baie vitrée, même si la jeune femme ne voyait rien, pour... Pourquoi, d'ailleurs ? Elle n'en savait rien. C'était comme ça. Elle sentait la chaleur, et avait cette sensation de luminosité, tout de même. Et son chien se tenait juste à côté d'elle, la queue battante, et c'était l'indice qu'elle avait qui lui disait qu'il semblait si heureux. En début d'après-midi, la tatouée décida de sortir. Le Berger Blanc Suisse sembla regarder si sa maîtresse la suivait bien, et après que la jeune fille eut salué rapidement son père, elle lui indiqua un ordre simple, qu'il avait l'habitude d'entendre. « Allez Looping, on sort. »

Il la dirigea donc naturellement vers la porte d'entrée, qu'elle ouvrit avant de sortir, enfournant ses clés dans sa poche, le portable dans l'autre. Et oui, elle en avait un. Ce n'était pas à cause de sa cécité qu'elle n'avait plus rien, au contraire ça lui était utile, heureusement que la fonction vocale, bien que parfois défaillante, existait.

Pendant près de trois heures et demie, elle se promena avec son animal. Elle était loin de chez elle, elle ne savait d'ailleurs pas trop où elle se trouvait... Jusqu'à reconnaître une odeur... L'odeur de l'Océan, la plage.

« Looping, quand on peut on tourne à droite. »

Elle avait décidé de suivre cette douce odeur qui s'amplifiait. Le chien écouta et tourna, suivant chacun de ses ordres, et ils finirent par bel et bien arriver sur une plage. Le doux vent, l'odeur maritime, cet endroit était parfait. Tout ce qui lui manquait était son instrument de prédilection, sa guitare... Elle y penserait la prochaine fois. Elle ôta ses chaussures et les prit dans une main, avant de s'avancer dans le sable, suivant bien son guide qui l'aidait à avancer à travers les gens installés. Elle voulait s'éloigner du bruit, trouver un endroit calme. Pour une fois, elle n'avait pas trop mal à la tête, alors autant éviter le bruit, qui risquait d'amplifier sa douleur, comme toujours. Elle finit par trouver une petite colline de sable, où elle grimpa et s'assit, Looping s'allongeant juste à côté d'elle. Elle se mit à le caresser. Il avait dû la guider pendant quatre longues heures, mais ça lui avait sûrement fait du bien une aussi longue balade. Il posa sa tête sur la cuisse de la jeune femme, la faisant tendrement sourire. Une des sonneries de son portable retentit, celle qui signifiait que son père l'appelait. Elle décrocha. Il voulait savoir où elle était, étant donné qu'elle était partie en début d'après-midi et qu'elle n'était toujours pas rentrée. Effectivement, il était dix-huit heures après tout... Et la conversation dériva. Si elle avait décidé de sortir, c'était parce qu'elle voulait se changer les idées. Ces derniers temps, elle n'avait de cesse de penser à son meilleur ami, son frère de cœur, son protecteur... Ca faisait maintenant des années qu'elle ne l'avait pas vu, qu'elle n'en avait pas la moindre nouvelle. Elle soupira. « Papa, il me manque, c'est affreux... »

La jeune tatouée en avait les larmes aux yeux. Elle ne pleurait pas souvent, pour ne pas dire jamais, mais c'était presque déprimant que même s'il se trouvait devant elle, elle ne le verrait plus jamais. Si ça se trouvait, elle s'était trouvée en sa présence, lui ne l'avait pas vu, ou pas reconnu, mais peut-être qu'elle l'aurait vu si elle n'était pas devenue aveugle. Elle soupira et donna un coup dans le sable, surprenant le chien. Elle s'insulta intérieurement en sentant le sursaut de son animal et le caressant avant de déposer un bisou sur le haut de sa tête poilue. Elle tourna son bras, et fit mine de regarder son avant bras, bien qu'elle ne voyait plus, et passa ses doigts à l'endroit exact de son premier tatouage, qui n'était autre que le prénom du jeune homme. Elle ferma les yeux un instant en lâchant un léger soupir en entendant son père.
« Non, Jean-Raoul, l'ancien voisin de soixante-dix-huit ans qu'on avait. Bah oui, Ezeckiel ! »

Qui d'autre pouvait lui manquer à ce point ? C'était la personne à qui elle était le plus accrochée... Elle ne discuta pas longtemps encore, et l'informa qu'elle n'avait strictement aucune idée de l'heure à laquelle elle allait rentrer, étant donné qu'elle n'allait pas partir tout de suite, elle voulait profiter encore un peu de cet endroit.

« Looping, t'as mémorisé tout le chemin ? J'aime beaucoup cet endroit. »

Oui, elle parlait énormément à son chien. Tout le temps même, mais c'était important, pour elle comme pour lui. Elle soupira. Elle était seule sur cette mini-colline, ou s'il y avait du monde ils étaient extrêmement discrets, étant donné qu'elle avait réussi à se faire à l'air qui changeait de ''direction'', à cause des gens... Une légère brise un peu plus fraiche que les autres la fit frissonner, alors qu'elle ne bougeait toujours pas, continuant de caresser son fidèle compagnon.


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hapiness of meeting again
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Δ Ezeckiel, Violet&Skye

Cette douce odeur dans le vent, nature, liberté, océan, alors que mon renard fends l’air, foulant la terre humide alors que le goût de sapin et de liberté entre en moi, me détends, me calme, enlève la douleur de mon esprit, de mon corps. Je ne devrais pas bouger, coucher dans mon lit alors que mes jambes brûlés guérissait, mais j’avais besoin de bouger, de laisser mon renard prendre le dessus, de sentir la nature sous ses pattes, l’odeur du vent sur son museau. J’avais besoin de respirer ma liberté, de calmer mon âme en questionnement, mon être indécis. Je pouvais revoir le visage d’Ezeckiel, les yeux fermé alors que le monde tournait au chaos, je pouvais sentir mon âme se briser, s’enfoncer, se perdre dans la noirceur, dans les ténèbres. Ce moment qui remettait tout en question, fendillant mon armure de pierre, se faufilant dans la moindre craquelure, trouvant un chemin jusqu’à mon âme, mon être. Il ne le savait pas, il n’avait pas compris, qu’il avait percé un trou béant, laissant mon âme à nue, vulnérable à son toucher, à son regard, l’entourant de sa liberté, de sa chaleur, protégée des regards des autres. J’avais bien vu le changement dans mon regard, dans le fond de mon être, dans mon envie d’être touchée, embrassée, mais je n’avais pas compris à quel point il c’était enfoncé loin, détruisant tout sur son passage, murs et armures, forteresse et château fort. Être si longtemps dans mon lit, enfermée entre quatre murs m’enfonçait dans mes doutes et mes peurs. Je ne savais pas être avec quelqu’un, je ne savais pas aimer, vivre, sourire. Mon être ne connaissait que la mort, la survie, la terreur, la douleur. Je n’avais vu que ça, vécu que ça, et puis il était apparu, avait démoli conviction et passé, brûlant mon âme, rallumant un feu longtemps éteint, s’il avait déjà vu le jour.

‘’ Non, Jean-Raoul, l'ancien voisin de soixante-dix-huit ans qu'on avait. Bah oui, Ezeckiel ! ‘’ Ma course dans le vent s’arrêta sèchement. Il était unique, personne avec ce nom, seulement lui. J’avais voulu m’éloigner des quatre murs de ma prison temporaire, parce que mon esprit ne tournait qu’autour de lui alors que je m’enfonçais dans ma solitude et mon ennui. J’avais voulu m’éloigner pour réfléchir à rien, laisser mon esprit vagabondez dans la lumière du temps et du jour, mais rien de tout ça n’avais donné à rien, non puisque mon esprit ne savait tourner la page. Alors je suivit le son de la voix, pour me rendre jusqu’à cette femme sur la plage, son chien près d’elle.

Trottinant jusqu’à ma cachette de vêtement la plus proche, mon corps se transformant. C’était utile ces cachettes éparpillé ici et là, très utile. Et j’enfilais un morceau de tissus, alors que je regardais la mer, l’océan qui venait se jeter sur le sable. Je n’avais pas l’habitude d’aborder les inconnus, je n’avais pas l’habitude d’aller vers ceux que je connaissait pas, mais mon âme me criais d’aller voir, de m’informer, de comprendre. Je ne l’avais jamais vu avec lui et cette peur qui me tordais l’estomac alors que j’imaginais le centre le prendre, pour mieux m’atteindre, pour me ravoir. Alors je m’approchais doucement, je devais comprendre. Elle ne sembla pas me voir alors que j’avançais vers elle, ses yeux ne fixant rien et nul part.

‘’Vous êtes aveugle?’’

Moi et la finesse, on était pas très proche l’une et l’autre. Mais je ne pouvais m’empêcher de demander, de comprendre. Le centre, pourquoi enverrait t’il une aveugle? La surprise, le doute, envahissant mon âme pendant l’espace de quelques secondes. Il connaissait des gens que je ne connaissais pas et vice versa, mais cette peur, cette terreur que le centre m’ait retrouvé, qu’ils aient compris qu’en l’enlevant, je mettrais la ville à feu et à sang pour le retrouver. Parce que je ne les laisserais pas m’enlever cette lumière au fond de moi, par encore, pas cette fois. Et parfois la peur rend irrationnelle, fait poser des questions là où il n’y as que du vent.

© GASMASK
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The Happiness Of Meeting Again After A Long Time

V
iolet pensait, repensait plus exactement à ses années à l'orphelinat. Le rejet par les autres, le renfermement sur elle-même alors qu'elle était toute petite, puis Ezeckiel. En réalité elle ne savait même pas s'il était encore en vie, mais elle l'espérait de tout cœur. Elle ne l'avait pas vu dans ses visions, ou bien elle ne l'avait pas reconnu. La jeune femme était plongée dans ses souvenirs, pas forcément agréables, d'ailleurs, le regard loin dans le vide. Bon, elle ne pouvait plus voir quoique ce soit, à part lors de ses visions, mais son regard semblait sûrement perdu pour ceux qui l'apercevaient. Elle lâcha un soupir, puis son chien releva subitement la tête: quelque chose avait attiré son attention.

Elle arrêta de le caresser, gardant sa main sur le flanc de l'animal, et elle se mit à écouter ce qu'il se passait autour d'elle, faisant abstraction au mieux des bruits de la plage. Elle n'entendait plus que le vent, l'océan... Et des bruits de pas, mais très discrets, très légers... D'autant plus que c'était étouffé par le sable. D'après la façon de se déplacer de cette personne, ça devait soit être quelqu'un de discret, qui voulait peut-être la surprendre, qui sait, ou bien quelqu'un de naturellement... Doux, par exemple. Mais grâce à la distinction de ses légers bruits, elle ne fut pas surprise lorsqu'une voix l’interpella. Une voix claire, féminine à coup sûr. Elle ne put s'empêcher de lâcher un léger rire à sa question.


« Bonsoir à toi aussi, non, je fais semblant de l'être histoire de comprendre ce que les aveugles ressentent. »

Elle était loin d'être agressive, la tatouée était bien plus du genre à se ficher d'elle-même, et reprit rapidement en hochant la tête.

« Oui, je suis aveugle, oui. »

Parfois elle parlait sans savoir comment la personne en face d'elle pouvait réagir.. Certaines pouvaient mal prendre sa première réponse ironique, mais réellement, il n'y avait rien de méchant. Le chien, remarquant qu'il n'y avait finalement pas de menace et que sa maîtresse ne bougeait pas, reposa sa tête sur la cuisse de la jeune femme. Elle tourna à nouveau le regard vers sa nouvelle interlocutrice, ou en tout cas à peu près.

« Pourquoi cette question ? »

Elle était loin d'être gênée par sa question, ça ne la dérangeait jamais d'en parler. Bien qu'au début elle avait du mal à s'y habituer, à présent ça ne la dérangeait plus du tout, et elle était d'ailleurs beaucoup dans l'autodérision, ça ne la gênait pas non-plus de rire d'elle-même. Elle n'avait à cet instant aucune envie de se prendre la tête avec qui que ce soit, et elle était très curieuse de savoir qui était cette personne qui l'abordait si soudainement avec cette question. Bon au moins, Violet devait bien reconnaître une chose : cette femme était franche et n'y allait pas par quatre chemins ! Ca faisait intérieurement rire notre jeune tatouée, qui trouvait amusant que cette personne n'hésite pas et lui pose directement cette question, alors que d'autres qui voulaient le savoir tournaient autour du pot... Sachant que la brune n'était pas quelqu'un de très patient, elle appréciait l'initiative.


//Excuse-moi je pensais avoir fait plus long, j'me rattraperai :c //


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Δ Ezeckiel, Violet&Skye

Mon esprit me jouait des tours, forcément. En aucun cas, le Centre n’aurait envoyé une aveugle, ils sont obsédé par la force, pas la démonstration de leurs pouvoirs, une aveugle n’entre pas dans leurs critères et même s’ils voudraient y aller différemment, pour une autre fois, c’était tellement étrange. Et au fond de moi, un partie de moi, me disait que c’était justement l’effet qu’ils recherchaient, que je ne m’en douterais bien, mais d’avoir parler de lui à voix haute, c’était stupide, trop stupide pour le Centre. Mon renard se calma au fond de moi, toujours à l'affût, mais il avait arrêtez de sauter au mur, de grogner et de claquer les dents, arrêtez de faire les cents pas dans sa prison de chair et d’os. Je regardais la femme devant moi, ses yeux ne se posant pas exactement sur moi, un peu à gauche. Je la fixais sans rien dire pendant un moment alors qu’à l’intérieur de moi, mes pensées s’envolait vers Ezeckiel. Cette terreur qui m’avait empogné l’âme, encore. Il me semblait qu’elle reveniat toujours et encore, inlassable lorsqu’il s’agissait de lui. Et j’aimerais bien me battre contre ce sentiment, contre ce pincement, cette ouverture, cette vulnérabilité, parce que justement, cela avait beau amener tant de lumière en moi, tant de clarté, j’avais l’impression d’être enfoui dans les dédales de mon être et de ma noirceur, de ne plus savoir quoi protégez, quoi démolir et pour le coup, je me savais être prête à mourir pour lui, pour protégé cette lumière qui tenait la noirceur à distance. Alors même que cette vulnérabilité me terrifiait, elle n’était visible qu’à lui et sans réellement m’en rendre compte, je lui avais ouvert la porte, lui confiant ma vie, mon être, mon âme. ‘’Bonsoir à toi aussi, non, je fais semblant de l’être histoire de comprendre ce que les aveugles ressentent’’ Ma tête se penchant sur mon épaule, mon regard interrogatoire. Je n’arrivais pas encore à toujours comprendre le sarcasme, toute ma vie, ça l’avais toujours été des ordres, clair et concis, sans détour ni grand chemin. Mon esprit pris un moment à procécé la phrase, la répétant encore et encore, jusqu’à réaliser l’ironie, le sarcasme.‘’Pourquoi cette question?’’ Un moment, alors que les mots faisait leurs chemins jusqu’à mon esprit. Quoi répondre ? Je ne pourrais pas lui parler du centre, elle ne comprendrais pas. Je m’assied près d’elle, enfouissant mes pieds dans le sable, inspirant l’odeur du ciel et de la mer, fermant les yeux pour sentir la liberté s’enfouir dans la moindre de mes cellules.

‘’Je vous avais prise pour une autre’’

Une autre que je ne connaissait pas, que je ne connaitrais qu’au dernier moment, une autre plus dangereuse, plus mortelle. Et je ne lui dirais pas que je l’avais pris pour une cible l’espace de quelque instant, parce que je préférais tuer de nouveau que de laissez quoi que ce soit arrivé à Ezeckiel. Je n’était pas prête à le perdre, car aussi vulnérable qu’il me rendait, il me donnais la lumière, m’éloignait des ombres voraces qui rôdaient tout prêt de mon être. Il me donnait une raison de sourire, aussi rare fut-ils, et même si je n’avais pas attendu la mort avec impatience, je n’avais jamais cherché à m’éloigner d’elle. Mes mains jouait avec le sable, le faisant couler tel un entonnoir, un sablier.

‘’Que vous est-il arrivé?’’

Car même si mon être avait vu passé le danger, la curiosité de l’animal en moi n’était pas répu. Je n’avais pas tant l’habitude de poser des questions, je n’aimais pas répondre à celle qu’on me poserait inévitablement, mais je n’avais pu m’empêcher de le demander. Je regardais l’océan devant moi, je n’était pas capable d’imaginer de ne plus être capable de voir, de ne plus voir les rayons du soleil, les étoiles, le vent, la forêt, la liberté.

© GASMASK
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The Happiness Of Meeting Again After A Long Time

N
otre jeune tatouée attendait patiemment la réponse. Son interlocutrice ne lui répondit pas tout de suite, et la brune l'entendit s'asseoir à ses côtés. C'était rare que des gens viennent vers elle de la sorte, elle se méfiait un peu, ne sachant pas réellement quel comportement adopter avec elle. Son adolescence n'avait pas été des plus simples. En fait, Sa vie jusque là n'avait du connaître en tout et pour tout que deux ans de calme, ou en tout cas à peu près... Et elle s'était sentie trahie plusieurs fois déjà, il était hors de question que ça recommence. Elle caressa distraitement son avant-bras droit, à l'endroit où le prénom ''Ezeckiel'' était tatoué. Son tout premier tatouage... Et le plus important à ses yeux. Enfin... Vous avez compris. Pour elle. Elle hocha la tête, reportant son regard devant elle.

« Ah, d'accord. »

Elle se posait tout de même la question de pourquoi l'avoir abordé en lui demandant si elle était aveugle, si elle l'avait prise pour quelqu'un d'autre... Autant si elle l'avait abordée comme si elle la connaissait, elle aurait compris, autant aborder quelqu'un que l'on connaissait avec cette question, c'était étrange... Mais elle ne releva pas, et préférait attendre de voir ce que ça allait donner. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle lui posa sa question. Evidemment, elle n'allait pas lui dire la vérité. Enfin... Elle ne pouvait pas le lui dire, elle serait très certainement prise pour une cinglée. Franchement, elle n'allait tout de même pas lui dire d'un ton tout à fait normal « Oh bah c'est simple, l'année dernière, une nuit, je me suis retrouvée aveugle, mais en fait je lui suis pas totalement, puisque je suis devenue une oracle, c'est-à-dire que maintenant j'ai des visions, les seuls moments où je peux voir de nouveau. » Donc elle optait pour une raison bien plus terre-à-terre. Fausse, mais celle-là était possible. Enfin techniquement, ce qui lui arrivait était possible, puisqu'elle le vivait... Mais ça ne l'était pas aux yeux de n'importe qui. Donc elle sortit comme d'habitude l'explication bidon qu'elle avait forgée, et partagée avec son père, qui se trouvait être l'une des seules personnes au courant de sa nouvelle condition.

« Pour que je sois aveugle ? » Elle haussa les épaules. « Traumatisme crânien. Mon aire visuelle a été touchée, et depuis... Impossible de voir quoique ce soit. Du coup, ça va faire un an que je ne vois plus rien, et je t'avoue que c'est très étrange que ça soit pareil, que j'ouvre ou je ferme les yeux, dans les deux cas... Ca ne change rien. »

Ce qu'elle disait était en partie vrai, la seule chose fausse était la raison de sa cécité. Mais bon. Les deux premiers mois avaient été totalement affreux, avec les pires maux de têtes de sa vie, pour la simple et bonne raison qu'elle refusait ce don, qu'elle considérait au début comme une vraie malédiction. Perdre la vue ? Et puis quoi encore ? Perdre l'usage de ses jambes aussi ? Non, définitivement non, elle ne pouvait pas. Elle avait besoin de ses yeux. En parlant de ce qu'elle ressentait encore aujourd'hui, elle ne pouvait s'empêcher de revivre ce moment où elle avait perdu la vie. En une nuit, hop ! C'était tout noir. Tout le temps. Mais depuis qu'elle avait cessé de se battre contre ça, contre ses visions, de rejeter ce don qu'on lui avait offert, elle allait décidément mieux, et avait commencé à progresser, et à développer ces autres sens.
Grâce au fait qu'elle faisait de la guitare, et qu'elle s'intéressait à la musique depuis quelques années, elle avait déjà eu la chance de développer son oreille avant de devenir aveugle... Sens qui continua de se développer quand elle perdit la vue. Son toucher était également devenu énormément plus sensible, étant donné que c'était maintenant celui qui lui servait le plus pour se diriger dans la maison par exemple, pour lire, et même afin de pouvoir s'imaginer des formes, ou des visages. Et oui, en touchant les visages, en repérant les os, l'écartement entre les yeux, la hauteur du front, l'épaisseur des lèvres... Elle était capable de se représenter à peu près les visages des gens, même si elle avait besoin de « regarder avec ses mains ».


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Δ Ezeckiel, Violet&Skye


Un sourire qui étire mes lèvres, elle ne l’as pas avalé mon excuse bidon, mais elle l’as laissé couler, elle avait des secrets elle aussi. Et j'enfouis mon regard en moi, inspectant les dommage dans mon armures, les fissures dans le mur qui entourait mon âme, inspectant la flamme qui s’élevait, illuminant une partie de moi qui avait toujours été éteinte, qui avait toujours été entouré de noirceur, de ténèbres, de mort et de douleur, elle éclatait de mille feu maintenant, perçant la noirceur opaque, perçant la terreur, perçant mon âme, entourée d’une odeur sans pareil, celle de pin et de liberté, de lit de feuilles et de nature.

Les nuages qui viennent et qui partent, le vent qui fouette les arbres, les laissant se bercer au rythme de la musique de la liberté, les vagues qui montent et descendent, j’essaye d’imaginer être aveugle, d’imaginer la peur qui me transpercerais les os alors que les spectacles de la vie et de la nature se couvrirait par un voile noir opaque, qui ne partirais jamais, toujours dans les ténèbres, dans l’antre glacé de mon âme, de mon être, sans lumière, ni soleil. Je frissonnais, glacé d’effroi, glacé de terreur. Les mots sortirent seuls, décrivant la plage et la mer, les arbres et la forêt, les maisons qui s’alignaient, la vie qui grondais. Je n’étais pas du très sociale, je n’aimais pas les gens, j’avais peur de leurs contact, je m’affolais à la vue d’une foule, je me sentais perdue dans une marée de vie et de mouvement, mais cette terreur qui c’était emparée de moi, cette terreur qui m'emplissais alors que je pensais au centre, à la vie qui m’attendais de nouveau, à ce qu’ils pourraient faire à Ezeckiel, cette terreur, elle se calmais alors que je décrivais les vagues qui se fracassaient et le terre qui chantait sa liberté. Mon âme se calmais, ma terreur s’évaporant, mon calme revenant. Et même si je le faisais pour moi, pour ma terreur, une partie de moi voulais montrer de nouveau à celle à mes côtés la beauté de la vie, celle qui m’emplissais de bonheur, de liberté, de vie.

J’enfoui mes pieds dans le sable, ma jambe me brûlais de mille feu, serrant les dents sous la douleur, ce n’était jamais une bonne idée de s’enfuir au milieu de sa convalescence, mais ce moment, cet interlude, il avait ramené le calme dans la tempête qui rugissait en moi, il avait ramené une paix intérieur, alors que la liberté me chatouillait les narines, que le monde semblait se prélasser devant moi.

‘’Comment tu survit?’’

Les mots qui s’échappe encore, sans aucun contrôle de ma part, mais la question est réelle, intriguée. Je ne sais pas comment elle fait, pour marcher tout les jours dans ces ténèbres, pour ne plus jamais voir la vie, ne plus jamais voir le monde. Même si j’avais parcourut un parcours aussi noir que la nuit, ténèbres et mort s’harmonisant dans une danse sans faute, j’avais toujours eu la beauté du monde pour ramener la lumière en moi, l’espace d’un instant infini, j’avais toujours eu la vue pour contempler la vie. Je fermais les yeux, l’espace d’un instant, pour les rouvrièrent, m’assurant que je pouvais toujours voir, que le monde ne s’éteignait pas devant moi, que la vue des vagues et des montagnes, du ciel et de la mer m’appartenait toujours.
© GASMASK
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The Happiness Of Meeting Again After A Long Time

I
l y se passa quelques secondes avant que la voix de l'interlocutrice de Violet ne s'élève à nouveau, posée, et en continu. Au début, la brune fronça légèrement les sourcils, mais un doux petit sourire prit place sur ses lèvres quand elle se rendit compte que la jeune femme lui décrivait le paysage. Personne n'avait jamais l'idée de lui décrire le paysage. A part son père. Parce que pour les autres, soit c'était totalement évident, soit pour eux un aveugle, par définition, ne voyait rien, donc ne pouvait pas s'imaginer. Or, la tatouée avait vu durant vingt-trois années, avant de perdre subitement la vue. Alors elle faisait une sacrée gymnastique le soir, un sport des yeux comme elle disait. Tous les soirs, elle se prenait vingt minutes au moins pour se représenter des visages. Les deux premiers qui venaient à chaque fois étaient immédiatement ceux déterminés d'Ezeckiel et d'Aidan, juste avant qu'ils ne fuguent de l'orphelinat.

Alors ça lui faisait chaud au coeur que quelqu'un y pense, pense à lui expliquer, lui décrire ce qu'il se passait autour d'elle. Elle imaginait tout parfaitement, elle se représentait exactement l'endroit, ou du moins le plus exactement possible. Tout. Le ciel, la verdure, l'étendue de sable, les vagues. Elle se mordit l'intérieur de sa lèvre inférieure, se laissant emporter par la description de la femme à ses côtés. Dans sa tête, elle parvenait à voir. Oui, maintenant elle devait se concentrer pour se représenter l'endroit dans lequel elle était. Mais elle était heureuse de ne pas être née aveugle. Parfois, elle se demandait comment elle aurait fait si elle avait dû avoir le même parcours dans sa vie... Sans la vue. Elle n'aurait jamais tenu, clairement. Enfin. La question ne se posait pas, elle n'avait pas eu à le vivre. Et puis après tout ? Elle n'était pas totalement aveugle, puisqu'elle voyait pendant ses visions.

Elle finit par rouvrir ses yeux, qui ne lui permettaient pas plus de voir que quelques minutes auparavant. Elle soupira légèrement quand l'image qu'elle venait de dessiner s'évapora. Elle laissa un instant avant de parler. Enfin, de prononcer un simple mot.


« Merci. »

Il y eut encore un instant avant que la question de la jeune femme ne fasse rire Violet. Un rire bref et surpris, mais en aucun cas froissé ou quoi. Un petit sourire restait accroché à ses lèvres, et elle haussa doucement les épaules.

« On ne m'avait encore jamais posé cette question. Comment je survis ? Pour commencer, grâce à Looping. » Elle pointa son chien, qui se reposait tranquillement. « Il est devenu mes yeux. Sans lui... J'ai énormément de mal à me déplacer pour l'instant, parce que je dois encore m'habituer à cette condition. Enfin, avec lui je suis presque capable de courir. » Elle marqua un petit temps de pause avant de reprendre, un peu plus sérieusement, bien que ce qu'elle avait dit avant était totalement juste. « Au début j'arrivais pas à accepter le fait d'avoir perdu la vue. C'était trop important pour moi. Puis j'ai pas trop eu le choix, j'ai dû m'y faire. C'est pas forcément facile de ne voir que du noir... Mais j'ai décidé que je ne m'arrêterai pas à ça, que je passerai au-dessus et que je vais continuer de vivre ma vie. J'ai pas assez de temps pour me morfondre, donc j'avance. »

Elle tourna la tête vers elle, posant approximativement ses yeux sur elle, puis lui sourit doucement. Looping releva la tête de façon assez subite, comme lorsque la jeune femme était arrivée, donc la brune tendit se concentra sur son ouïe, et distingua des pas qui venaient vers elle. Mais contrairement à la précédente visiteuse, cette fois il avait l'air un peu plus sur ses gardes, alors par réflexe, la jeune femme empoigna le harnais du Berger Blanc Suisse. Elle était curieuse de savoir qui s'approchait d'elle comme ça. Elle caressa d'une main le flanc de l'animal, qui s'assit dans le sable à côté d'elle.


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I found you, you find me
I can't help but miss you
Ez&Violet&Skye
 
Tu aimes courir. Depuis que t'es gosse, t'aimes courir. Heureusement, en fait, tu comptes plus le nombre de fois où ça t'a sauvé la vie, où ta course et ton talent certain pour la vitesse t'ont amené à vivre et à ne pas passer par la case prison, pas une seule fois. Mais ça faisait des années, tu ne pourrais pas dire combien, mais bien des années avant d'arriver à Bray, cette ville que tu détestes et qui pourtant t'a apporté tant en si peu de temps, que t'avais pas couru par plaisir. Tu t'es levé, t'as mangé n'importe quoi, fumé tes clopes, t'as attrapé tes clés, ton casque et ton portable, t'as appelé ton chien, et t'as commencé à courir. Tu sais qu'il te suit, il te suit toujours. Tu le tiens pas en laisse, t'en as rien à foutre parce qu'il t'écoute. Mais il fait peur, ton clébard. Parce qu'il ressemble bien plus à un loup qu'à un chien. Faut pas s'étonner, c'en est un à 80%, comme la panthère en toi. Alors quand il est calme, couché, t'as toujours des cons qui veulent l'approcher, parce qu'ils croient que c'est une attraction. Mais tu le protèges toujours de ces gens là, tu seras toujours là, et il le sait, quelque part. Tu le vois dans son regard qu'il te fait pleinement confiance, que tu l'abandonneras pas. Et parfois tu te dis que c'est comme un membre de ta famille, que sans lui t'es pas grand chose non plus. Parce que tu le comprends, ton chien loup, ton gros loup, ton monstre, ta bête. Il est comme toi, finalement, épris de liberté.

Tu sais pas depuis combien de temps tu cours, t'as perdu la notion du temps, tu vois ta bête à côté de toi, et elle te fait rire, la gueule grande ouverte, contente comme tout de sortir un peu de ton appartement. Les gens s'écartent, chuchotent, t'as l'habitude, tu peux même deviner ce qu'ils se disent. C'est un loup ou c'est un chien? Il a une autorisation spéciale pour ça? Non t'en as pas, et tu les emmerdes. T'es déjà recherché par les flics de toute manière, et ce clebs, tu l'as trouvé à moitié mort sur le bord d'une route, alors t'as le droit de le proclamer tiens, tu l'as sauvé, nourri, et tu le considères comme l'un des tiens, t'es un peu son chef de meute, tu le sais ça, Ez? Qu'il te considère comme son supérieur? Un regard de toi et il glapit. Lorsqu'il est trop loin il hurle à la lune. Tu alimentes à toi tout seul les récits de loups garous, mais toi ça te fait juste marrer. Tu finis ta course vers la plage, puis t'es pas si fatigué que ça, alors tu prends une petite pause près des vagues pour les observer se heurter aux rochers et à la plage, tu caresses la tête de ta Bête qui te regarde comme si t'étais son monde, comme si tu lui avais offert la journée de sa vie, alors tu souris. C'est rare, mais personne est là pour le voir alors tu t'en fous. T'aimes mieux être seul qu'entouré des autres. Excepté Aidan et Skye.

T'es prêt à repartir, alors tu te retournes. Et c'est là que tu la vois. Skye, avec une fille brune que tu regardes à peine, tu sens ton Monstre se hérisser à cause du chien de celle ci mais un regard lui suffit de ta part pour qu'il se calme. ça t'étonne un peu, tu sais que Skye a des amis que tu ne connais pas, mais c'est autre chose de le voir de tes propres yeux, sans doute. Tu t'avances vers elle, parce que ça te viendrait jamais à l'idée de pas le faire, Skye elle a cette attraction sur toi, cette chose que tu peux pas t'empêcher d'aller chercher. Puis tu t'arrêtes, à quelque pas. ça t'a frappé, d'un coup, comme si un voile venait de se lever de devant tes yeux. Elle avait quatorze ans la dernière fois que tu l'as vue. Elle avait pas de tatouages, pas vraiment. Comme toi, t'en avais pas. Pas de piercings non plus. Mais tu la reconnaîtrais même en blonde, même de dos. Instinctivement, ta main se porte à ton cou, où tu sens le pendentif qu'elle t'a donné, à côté de celui d'Orphée. Tu le fais courir sous tes mains tous les jours, quand tu pars dans tes pensées, quand tu le vois même plus. ça t'aide.

" Violet! " Tu sais pas trop si t'as crié ou pas. Tu t'en rends pas compte, tu lui fonces juste dessus, plus ou moins, tu remarques rien, t'as jamais été bon observateur quand il s'agissait de tes proches de toute manière. Tu sais pas si elle t'as reconnu, elle te prend peut-être pour un taré, en fait. Elle aurait pas vraiment tort, pas vraiment, mais quand même. Puis tu vois, tu vois ses yeux, qui ne sont plus les mêmes, qui ne sont plus aussi noirs, plus du tout. Et tu vois son chien. Et t'as une putain de sueur froide qui te coule le long du dos. Mais t'en parles pas. C'est pas un truc qui se dit, même toi tu le sais. " La dernière fois que je t'ai vu t'étais pas aveugle, si?" ça fait pas une super bonne entrée en matière. Alors tu te contentes d'une banale phrase, banale mais qui t'intrigue aussi. " Qu'est ce que tu fais là? Je te croyais à Lille! " T'as jamais su exprimer quand t'étais heureux, mais en vérité, tu l'as jamais été autant. Tu pensais pas la revoir un jour, tu pensais qu'elle resterait un souvenir, de ce que t'en savais, elle aurait pu être morte. Puis tu  te tournes vers Skye, tu fronces un peu les sourcils, plus intrigué qu'en colère. " Vous vous connaissez?"
© Starseed
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hapiness of meeting again
You've felt this way for far too long. Waiting for a change to come. You know you're not the only one
Δ Ezeckiel, Violet&Skye

Ça toujours été une seconde nature chez moi, cette envie de liberté qui me gruge de l’intérieur, celle qui me donne envie de tout cassez lorsque je me retrouve emprisonnez entre quatre murs, peut-être à cause de la bête en moi, de cet animal qui as toujours fait partie de moi, une partie de mon âme. Je le sais bien qu’un jour, je la perdrais, cette liberté, qu’un jour on me l’enlèveras d’un coup sec, sans autre excuses que celle du renard qui sommeillait dans mon être, sans d’autre raison que leurs envie de dompter la bête sauvage que j’étais devenue, et je le sentais que ce jour que l’on m’enlèverais de nouveau ma liberté, ce jour où mon âme s’enfoncerais si profondément dans les ténèbres qu’elle ne reviendrais pas à l’air libre, au soleil, illuminer par une chaleur constante. Et ce jour là, je me briserais totalement, englouti par les ténèbres dévorantes, une proie au milieux de loups. Et elle, elle te parle de force, de continuez à avancez alors qu’elle ne voit rien, de continuer sans relâche, sans jamais regarder en arrière, et une partie de moi aimerais avoir sa force, cette conviction que la vie est trop belle pour être arrêtez, pour se morfondre dans le passé, cette autre partie de moi, celle qui as laissé la lumière entrez, celle qui laisse la vie l'emplir, la comblé, cette partie, elle partage cette opinion, elle partage son point de vue, alors je ne dis mot, laissant ce silence confortable s’installer entre nous, alors qu’un sourire vient doucement illuminer mon visage, parce qu’elle as mis des mots sur ce que je ressentais au fond de mon être, elle as mis des mots sur cette force qui me poussais à m’ouvrir à un homme, à montrer cette vulnérabilité que j’avais si longtemps caché, longtemps enfoui au fond de mon être, et ce sourire qui apparaissait sur mes lèvres, me détendant, il était rare, même moi je le savais qu’au yeux de la plupart des gens, je devais ressembler à un mur de glace, sans émotions, sans coeur. Sauf avec lui, et au fond de moi je sais pas pourquoi, je comprends pas, je réalise pas trop, je le connais depuis si peu longtemps, mais mon âme semble toujours vouloir se rapprocher, toujours vouloir faire entrer une lumière qui n’avais pas sa place dans l’être brisé de mon passé, mais il était aussi brisé que moi, envahit par la noirceur qui m’envahissait.

Sa voix, un moment j’ai l’impression d’imaginer alors que je le vois courir vers nous, je pense pas l’avoir jamais vu si enjouer, content. Cette boule dans mon estomacs alors qu’il l’as serre dans ses bras, un instant alors que je le vois si différent, alors que la peur m’envahit, infime au plus profond de mon être, et je ne comprends pas ce sentiment qui apparaît au fond de moi alors qu’il semble si content de la voir, je ne comprend pas pourquoi cette peur qui me serre les tripes, qui me serre le ventre. J’entends une voix dans ma tête, raillarde, un je te l’avais dit de ne pas t’ouvrir, de ne pas te montrer vulnérable. Parce qu’il est toujours là, me conseillant, me jugeant, parce que si j’étais un mur de glace, il était un putain d’iceberg, mais il était toujours là, fort, me donnant sa force. Cette peur qui m’envahit, je ne la comprends toujours pas, mais je sais que d’une manière ou une autre, elle est relier à lui, à cet homme qui me regarde soudainement, me posant une question que je n’ai pas comprise, une lueur égarée dans mon regard, et soudainement, j’ai terriblement envie de me sauver, d’aller me réfugier dans la liberté et la nature, mais j’en fait rien, prenant la grosse bête poilu, qui venait me saluer, dans mes bras. Je l’aimais bien cette bête, peut-être parce qu’elle avait autant envie de liberté que moi. Je ne répondais pas à la question de l’homme face à moi, je ne l’avais pas entendu, juste aperçu cette lueur intrigué dans ses yeux, mais je me réfugiais dans le poil du monstre, essayant tant bien que mal d’éteindre cette peur qui me compressait le coeur.
© GASMASK
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The Happiness Of Meeting Again After A Long Time

A
vant de laisser un silence entre elles s'installer, elle sourit à nouveau, de façon un peu détachée... Bien que ça l'affectait bien plus que ça au fond.

« On dit... ''Une vit ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie'', après tout. Et on finit tous par mourir un jour, autant profiter comme on peut... Quand on le peut. D'un côté, je ne vois plus la beauté de ce qui m'entoure... Mais je ne vois plus les horreurs non-plus. »

Enfin... Ce n'était pas juste, elle le voyait toujours. Le feu partout, elle l'avait vu. Les flammes qui léchaient tous les bâtiments, comme si elles les goûtaient avant de les avaler. Les gens qui souffraient. D'ailleurs, sa main avait été blessée. Elle y avait un bandage, elle s'était brûlée. Mais peu importait, elle s'en fichait pas mal. Il y avait pire. Elle était toujours en vie... C'était déjà ça de prix. De toute façon, ils ne laisseraient pas mourir une oracle, tout de même... Pas tout de suite. Elle gardait tout ça pour elle, bien loin dans sa tête, et s'appuya sur ses mains, qu'elle plaça derrière elle, le regard toujours devant elle. Elle cru entendre son prénom prononcé par quelqu'un... Mais par qui ? Elle ne connaissait personne ici, donc elle en déduisit que c'était quelqu'un d'autre qui portait le même prénom qu'elle... Jusqu'à ce qu'elle entendit des pas se précipiter dans sa direction. Elle fronça ses sourcils alors qu'elle sentit son chien redresser la tête, et se placer assis, toujours à côté d'elle. Elle l'entendit grogner, mais la tatouée n'eut pas le temps de lui dire de se calmer que quelque chose lui sauta dessus, la faisant lâcher un cri de surprise. Elle place instinctivement ses mains sur les épaules de la personne qu'elle devina être un homme pour le repousser, alors qu'elle entend son chien grogner un peu plus. Elle distingua un autre halètement, qui n'était pas son animal. Puis à la question du supposé inconnu, elle arrêta tout mouvement.

Ici, elle ne connaissait personne. A Lille ? Elle n'avait pas des masses d'amis. Elle n'en avait jamais vraiment eu, en fait. De toute façon, personne n'aurait jamais osé lui sauter dessus de la sorte, même quand elle voyait encore... A part deux personnes, qu'elle avait perdu de vue. A cause de leur fugue, qu'elle avait compris. Elle tendit sa main vers son chien, accompagné d'un « Shht Looping » rassurant, et il se calma. Elle ne s'était pas rendu compte que le Berger s'était levé, mais il lui suffit d'une petite pression sur le bas du dos de la boule de poils blanche pour qu'elle se rassoie. D'une main fébrile et un peu hésitante, elle trouva l'épaule du jeune homme qui lui avait bondi dessus et la fit glisser vers son cou, pour atteindre la chaine... Et finalement le pendentif. Il y en avait deux, mais elle le reconnut immédiatement. Le sien. Celui de sa mère. La seule chose qu'elle avait eu réellement de sa mère biologique qu'elle n'avait jamais vu. Elle resta bloquée un instant. Ce moment, elle l'avait tellement espéré. Elle n'arrivait pas à y croire. Etait-ce seulement réel ? Ou rêvait-elle ? Elle se reprit et passa ses bras autour du coup de son ami d'enfance, fermant fort les yeux.


« Ezeckiel... »

Dans sa vie, elle n'avait que très peu pleuré. Elle détestait ça. Mais pour le coup, elle avait les larmes aux yeux. Elle pensait ne jamais le revoir. Bon techniquement, ce n'était pas faux, à part éventuellement lors de visions, elle ne pourrait jamais le revoir. Mais être avec lui ? C'était un cadeau des plus magnifiques. Dix ans. Dix putain d'années qu'ils étaient partis, lui et Aidan, de l'orphelinat. Elle ravala un sanglot et se calma en quelques secondes, se détachant de lui. Un petit sourire sur le visage, elle l'orienta vers lui, à peu près vers ses yeux, pour lui répondre.

« Eh bah... Tu croyais mal. Mes parents ont divorcé, et j'ai emménagé ici avec mon père, étant donné qu'il a toute sa famille à Bray. »

Forcément, il ne savait sans doute pas qu'elle avait été adoptée, très peu de temps après leur départ, mais elle comptait bien lui raconter. A la question de son ami, et lorsque la jeune femme ne répondit pas, elle distingua quelque chose dans l'air, elle ne savait pas vraiment quoi, mais elle sentait sa première interlocutrice... Troublée. Sans même l'entendre. La brune répondit donc à sa place en haussant les épaules.

« En fait absolument pas, elle est venue me voir, et on a un peu parlé. Au fait, comment tu t'appelles ? »

Elle avait totalement oublié ce détail qu'était le prénom. Elle se doutait qu'il se posait des questions sur... Sa nouvelle condition. Après tout, la jeune femme l'avait bien abordée avec un magnifique « Vous êtes aveugle ? ». Elle le sentait ça, que Ezeckiel se posait des questions. Bon en même temps, normal. Il y avait de quoi. Il était parti, il avait laissé sa meilleure amie seule, et en la retrouvant 10 ans plus tard... Pouf ! La voilà aveugle. Mais elle ne savait pas si elle devait lui dire la vérité. Elle avait peur qu'il fuit. Il n'était pas question qu'elle le reperde à nouveau alors qu'elle le retrouvait toujours... Elle n'en avait clairement pas envie. C'était à ce moment là que la vue lui manquait le plus. Tout simplement parce qu'il avait fallu qu'elle touche le collier pour le reconnaître, pour être sûre à cent pourcents que c'était lui, puisque sa voix avait changé.


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The Happiness Of Meeting Again After A Long Time [Violet/Skye/Ezeckiel]
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