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 [EVENT] WORLD ON FIRE - PART ONE

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World on fire - PART 1
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World on fire

" Ecoutez-moi bien! Voilà comment ça va s'organiser." Le mégaphone émit un bruit étrange et Jim Stanford, le porte-parole de la manifestation, éloigna vivement l'objet de sa bouche, ses oreilles résonnant d'une façon bien trop désagréable. Lorsque la sensation se fut évaporée, il continua son discours. " Notre but, c'est le parvis de la mairie. On commencera donc par Hope Park, pour continuer sur Hare Bay en passant par Eagle Street. Il faut que l'on soit entendus ! " Un cri d'approbation résonna, émanant des manifestants. On pouvait en compter des centaines, disséminés dans Hope Park, le lieu de rendez-vous, cet après-midi là. Des centaines d'habitants dans la rue, clamant que leurs rues n'étaient pas sûres, et que la mairie ne faisait rien pour les rassurer, clamant que la police n'avançait pas, et que les morts s'accumulaient, sans arrêter le moindre suspect. La peur se lisait sur tous les visages, qu'ils soient humains ou pas. La peur, mais également la colère, qui résonnait à travers les pancartes que les plus jeunes hissaient avec entrain. Ils voulaient se faire entendre, il fallait qu'ils se fassent entendre.

Le convoi démarra, Jim toujours son mégaphone en main, guidant la foule, se faisant chef à l'unanimité de la manifestation qu'il avait organisé. Ils voulaient la promesse de rues plus sûres, la possibilité d'assurer la sécurité de leurs enfants, de leurs familles. Ils voulaient que le maire lui assure en personne qu'il pourrait y faire quelque chose.
___________

Les rues étaient désertes. Tout le monde se trouvait  à la manifestation. Toutes les races, toutes les personnalités, tous les policiers, pensant pouvoir contenir la foule si elle débordait. Les autres endroits de la ville étaient bouclés, vides. Pas un passage à l'horizon. Excepté cette femme, qui marche en talons hauts, le ton hésitant, l'allure chancelante. Elle est habillée de guenilles, mais l'on devine très rapidement qu'elle n'a pas souvent été ainsi. Elle n'est pas connue, en ville. Elle l'était, à une époque, puis elle a disparu. On ne sait pas trop pourquoi, ce n'est pas très important. Enlevée, enfuie, séquestrée? Quelle importance?

Elle a appris la vérité. Sur ce qu'elle était, une tempestaire. Sur ce que Bray était, un refuge. Elle les voit comme elle se voit. Une monstruosité. Elle veut leur faire payer, aux meurtriers, aux chasseurs, à toute cette vision du monde qu'elle a acquis et dont elle ne peut plus s'échapper. On pourrait la dire folle, et sans doute son esprit n'est-il plus aussi équilibré qu'avant. Elle crie, dans les rues désertes, alors que personne ne peut l'entendre, parce que tout le monde est ailleurs. Elle passe près de tous les bâtiments qu'elle croise, comme une danse. " JE METTRAIS A MORT TOUTES VOS AMES. VOUS LES MAUDITS. Allez en enfer. " Elle crie toujours, mais cette dernière phrase est chuchotée, comme si elle avait désormais peut que quelqu'un l'entende. Et derrière elle, sur tout son chemin jusqu'à la forêt, une traînée noirâtre. Sur tout son corps, on y voit la même, au pied de tous les bâtiments qu'elle a frôlé, les maisons, les magasins. Elle a finit sa course près de l'hôpital, qu'elle a arrosé avec le bidon qu'elle avait en main.

Doucement, un briquet surgit de sa poche. Elle joue cinq minutes avec, sans l'allumer. Elle s'amuse. Elle chuchote. " Vous brûlerez  tous. Il n'y aura plus de monstres dans nos placards." La flamme surgit, qu'elle amplifie. Jusqu'à ce qu'elle explose. Un univers devenu flamme, et le cadavre d'une femme qui sourit.
_________

Sienna suffocait. Coincée dans son appartement du premier étage, elle sentait la vie l'abandonner. La fumée entrait dans sa gorge, la lui brûlant, alors que les flammes dévoraient son champ de vision. Elle s'était réfugiée dans sa baignoire, ayant vu une scène comme celle-ci dans une série télévisée, espérant que cela suffise à la faire survivre, sa porte étant totalement bloquée. Elle se sentait partir. Comme si toute vie quittait son corps. Puis il était arrivé. Son chevalier blanc, le pompier qu'elle ne voyait que flou. Il l'avait sorti des flammes, n'avait rien dit, mais l'avait sauvé.

Aussi tôt que, titubante, elle se retrouva à l'air frais, peinant à retrouver un souffle qu'elle pensait perdu, un officier de police s'approcha d'elle. " Madame, excusez-moi, il faut que je vous amène en sécurité." Elle pensait l'être déjà, à l'extérieur de ce bâtiment en flammes. Puis elle regarda autour d'elle. Tout semblait prendre feu, comme si l'enfer avait posé ses ailes sur Bray. Elle ne reconnaissait plus rien, même pas sa propre rue.

Ils furent tout un groupe à être conduits au gymnase, où se trouvait déjà des centaines de personnes. La plupart étaient chanceux, ceux de la manifestation avaient été pris en charge les premiers, amenés ici. On ne leur disait rien, ne leur expliquait rien. Sienna entendait autour d'elle les supplications, aperçut, de loin, les infirmières libérales s'occupant des blessés de l'incident. Elle entendit une femme demander au policier ce qui avait brûlé, ce qui était intact. Une autre si son fils était en vie. Sa réponse demeurait la même. " Je ne sais pas." Ou bien " Allez voir le registre." Sienna ne savait pas où étaient ses proches, elle se contentait d'observer autour d'elle. Avec un peu de chance, elle les apercevrait.

Informations complémentaires

+ TOUS LES MEMBRESpeuvent poster dans ce sujet, c'est même conseillé de le faire, puisqu'il est déterminant pour la suite de la vie en ville.
+ Vous pouvez poster tant de fois qu'il vous plaira, faire évoluer la discution etc... Autrement dit n'attendez pas le PNJ, il interviendra quand il trouvera cela judicieux
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world on fire

Il y a très peu de chances pour que dans une vie, l'on sente la fin du monde. Ou du moins la fin de son existence telle qu'on l'a connue. Alors deux fois? Comme si le monde se brisait en plusieurs morceaux et que rien ne pourrait jamais les recoller, comme si l'on sentait sa vie s'échapper de son corps sans pouvoir rien y faire. La première douleur telle que celle-ci, Castiel l'avait ressentie psychologiquement. Le jour où l'on avait dû lui expliquer qu'Ailee n'était plus, que sa soeur ne viendrait plus jamais près de lui, ne le serrerait jamais plus dans ses bras, ne le sermonnerait plus lorsqu'il dépassait les limites - bien trop souvent. Il avait alors cru qu'il ne pourrait pas s'en remettre, s'enfermant dans sa chambre des semaines, des mois durant, comme si même Niamh ne pouvait plus apaiser son mal-être. Cela avait été sa fin du monde. Retrouver un but, il l'avait fait dans la vengeance, dans la mort, dans les larmes. Mais la vie n'avait plus jamais été comme avant. Il ne pouvait pas nier avoir connu quelques coups durs depuis, mais rien de comparable avec cette sensation de vide, de désespoir, de manque, de perte. Cette sensation que tout lui échappait, et qu'il n'avait rien pu y faire. S'il ne le montrait pas, ou peu, un homme se devant d'être fort pour ceux qui ne l'étaient pas, ou qui ne cachaient pas leur tristesse, il avait survécu. Mais peut-on échapper au destin, lorsqu'il décidait de s'acharner sur nous comme on s'acharne sur une victime déjà soumise? Comme lui l'avait fait des millions de fois? Avant aujourd'hui, il y aurait cru dur comme fer. C'était là tout le sadisme du destin.

La journée avait débutée comme n'importe quelle autre. Il avait eu vent de la manifestation organisée par un certain Jim Stanford, mais lui, qui savait pertinemment ce qui se déroulait à Bray, ne voyait aucune utilité à aller manifester pour quelque chose qu'il ne contrôlerait pas, pas pour ça. Et cirer les bottes du maire, ce n'était pas du tout son délire, surtout lorsqu'il sentait que celui-ci ne tarderait pas à se retourner contre les Ò Murchù, comme il s'était retourné contre la famille Litchfield. Ce n'était pas l'accord conclut avec son père, et il était conscient que Gidéon l'avait compris également. Alors il était resté chez lui, ou plutôt chez Alix. Il se sentait bien, dans cet appartement. Pas de pression, pas la peur de croiser son paternel, qui l'enverrait ça ou là pour une chasse, pas l'occasion de s'en vouloir encore en observant le regard de reproche que lui aurait envoyé Niamh. Son colocataire, tout nouveau, et éphémère également, était là aussi, et ils avaient passé l'après-midi ensemble, ce qui avait eu pour effet de détendre Castiel comme ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. C'était là que tout avait commencé.

D'abord la fumée. Ils avaient cru à un oubli, les plaques non éteintes, les chauffages trop fort près du rideau, quelque chose qui aurait pu se régler. Puis les flammes. Ils l'avaient vu trop tard, assez pour qu'elles envahissent leur espace vital, qu'elles dévorent tout. Castiel n'avait pas compris ce qu'il lui arrivait, aurait eu du mal à expliquer le déroulement de la situation si on le lui demandait. Il n'avait plus rien vu, tout n'étant que cendres et brûlure. Il avait cherché Alix, avait crié, laissant la fumée s'incruster dans ses poumons. Les tritons et le feu n'avaient jamais été de grands camarades, aujourd'hui plus encore que d'ordinaire. Mais il avait tenté de braver les flammes, les avaient senti lui lécher la peau, alors qu'il criait, que la douleur lui montait des larmes qu'il ne savait même pas posséder. Puis il l'avait trouvé, bloqué sous un bout du toit qui s'était effondré. La panique s'était emparée de lui et il n'avait même pas réfléchi au fait qu'il se sentait déjà au bord de l'évanouissement, au fait qu'il pourrait en mourir. Avec les forces qu'il lui restait, il tenta de soulever le poids qui bloquait le blond, la brûlure sur ses paumes devenant plus importante encore. Après des secondes interminables, le bloc finit par bouger, assez longtemps pour qu'il puisse attraper Alix, et l'aider à se relever. A partir de là, tout fut comme un brouillon, comme s'il avait vécu la scène de l'extérieur. Il n'aurait su dire comment il avait réussi à sortir du bâtiment, mais il se retrouva à l'extérieur, entouré par une flopée de pompiers et de flics. Sans qu'il le remarque, on le sépara d'Alix pour le fourguer dans une ambulance. " On a un blessé grave, on l'amène au gymnase. " Castiel tenta de se relever, de parler pour demander pourquoi le gymnase, pourquoi pas l'hôpital mais sa gorge sèche, brulante, et la douleur qu'il ressentait maintenant dans toutes les parcelles de son corps lui tirèrent un cri de douleur. " Bouge pas, on va te soigner."

Dans sa voix, Castiel comprit qu'il mentait. Il ne voyait pas vraiment ses blessures, n'était pas à même d'y réfléchir, sa tête cognant, comme si on y enfonçait un millier de clous. Il se sentit à peine transporté à l'intérieur du gymnase et allongé sur un lit de camp, la seule chose qu'il vit furent les infirmières, s'affairant, et le brouhaha qui régnait dans l'endroit, comme s'il s'agissait de la Guerre Mondiale. Il tenta de parler, mais une infirmière luic colla un verre d'eau sur les lèvres, qu'il but tant bien que mal. D'une voix rauque, il réussit enfin à reprendre la parole, sans doute de façon incompréhensible pour les gens inconnus qui l'entouraient. " Niamh? Où est ... Je ... Alix..." Pris d'une panique innommable, le jeune homme se releva brusquement, mais la douleur fut telle qu'il retomba immédiatement sur le lit de camp, un grognement sourd sortant de ses lèvres.

© charney
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The fire burning our souls, finding the emptiness inside our minds
Δ Event

C’était étrange ce sentiment qui m’envahissait lorsque je me trouvais avec cet homme près de moi. Comme si mon âme était finalement au bon endroit, à la bonne place. Comme si j’avais parcouru tout ce chemin en attente de ce moment, de cet homme, de cette vie. Elle n’étais pas parfaite cette vie, et j’évitais de penser au pourquoi du comment, du pouvoir d’Ezeckiel sur mon âme, sur mon être. Je ne voulais pas non plus penser à ce qu’il représentait pour moi. Je n’étais pas prête à une telle emprise sur mon âme, mais la sienne se reflétait sur la mienne et sans même le savoir elle m’avais envahit tel un empereur sur son trône. Et aujourd’hui dans ses bras, dans son lit, mon âme avait trouvé sa place, tel la dernière pièce d’un puzzle enfin rentré à la maison. Je touchais sa peau, laissant une caresse de feu sur mon doigt, sur mon coeur. Et une odeur de chair brûlé, de mort qui régnait sur un univers plus noir que la nuit. Et cette odeur qui s’infiltrait, cette chaleur qui montait. Je buste se releva, brusquement. Je connaissait l’odeur. Je reconnaissait cette chère amie alors qu’elle rôdait autour de nous.

‘’Il faut partir. Maintenant.’’

Mon corps se relevait, enfilant en vitesse les morceaux de vêtements qui traînaient au sol. Je sentais la mort, le danger, déjà la fumé qui se faufilait sous la porte. Celle-ci qui s’ouvrait en grand et le feu qui venait lécher les murs. Je suivit l’homme devant moi, me faufilant sous les flammes. Mais je ne le voyais plus, l’écran opaque de la fumée m’entourais, m’étouffais. Je criais son nom dans le chaos et les ténèbres me répondais alors qu’une poutre s’affaissait sur moi.

Le feu qui léchais ma jambe prise sous l’énorme morceau de plafond, mon cri de rage alors que je m'efforçais de me sortir du pétrin dans lequel j’étais. J’espérais qu’il avais réussit à sortir, à s’échapper. Je serrais les dent sous la douleur, sous le feu qui m’’embrasait. Je pouvais voir la mort qui rôdait, attendant son heure, me fixant de ses yeux noir. Et des bras qui me soulevais, m’aidais, délivrais ma jambe, m’éloignais de la chaleur intense. Un éclat de bleu dans le brasier du chaos. Je ne le reconnu pas tout de suite, un moment, je vis Chase. Ce ne pouvais pas être lui, c’était impossible, mais ces yeux, ce bleu, je pouvais les reconnaître dans le plus profond des ténèbres, ils m’avaient accompagnés dans le plus creux de ma noirceur. Mais la douleur avait pris le dessus, le feu ravageant, les ténèbres m’envahirent, la nuit faisant place au brasier, alors que je prononçais le nom d’Ezeckiel du bout des lèvres.

Un moment, doux moment. Des cris de souffrance, des pleurs, de la détresse. Je ne compris pas tout de suite, un moment avant que les souvenirs me revienne, que je comprenne. Et cet éclat de bleu graver dans ma mémoire au fer rouge. Mes yeux s’ouvrirent, cherchant des yeux de glace, cherchant des yeux d’un noir infini. L’espace semblait sortir de l’apocalypse, des gens criais à l’aide, des secouristes, du sang, de la chair brûlé. J’essayais de me lever, mais mess jambes refusèrent de me porter, un homme s’approcha de moi, planquant une main sur mon torse, me fit me recoucher. ‘’Madame, ne bougez pas. Vous êtes gravement blessé’’. Je le repoussais d’un geste vif, me relevant de nouveau. Je n’en avais cure de la douleur, mais je devais retrouver Ezeckiel, savoir s’il était sain et sauf, me rassurer. Mon regard hagard, boitant sous la douleur, cherchant la seule personne qui avait su toucher mon âme.
© GASMASK
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We're about to explode into flames
Topic commun
 
Ta mémoire te fait défaut, alors que tu te trouves dans cette ambulance, à tenter de te débattre faiblement alors que ton corps ne suit plus la cadence. Mais ton esprit, ton tigre, lui, est toujours là, présent, à essayer de se défendre, ne laisser personne te toucher. Mais c'est peine perdu. Tu tentes de te souvenir de ce qui t'as mené là, à ce moment précis. La dernière chose dont tu réussis à te rappeler, c'est Skye. Tu te souviens de ce que tu ressens quand elle est là, de cet apaisement de ton âme qui te lâche pas. Tu te souviens de son regard posé sur toi, alors que vous étiez tous deux étendus sur ton lit. Les souvenirs commencent à te revenir, doucement, mais sûrement, comme si tu les revivais une seconde fois. Tu te souviens de son changement d'attitude soudain, et puis tu l'as senti également. Cette odeur, la brûlure de tes poumons. Tu la sens encore. Tu te souviens maintenant avoir bondit, attrapé tes vêtements en l'espace de quelques secondes. Puis la panique. Aidan. Tu te revois chercher pour ton frère. Tu t'es dit que Skye te suivait.

T'avais aucune idée d'où était Aidan. Dans la fumée, dans les cendres, tu te souviens seulement avoir crié son nom sans recevoir aucune réponse. Puis tu t'es retourné, et d'un coup, tu n'as plus vu Skye. Tu te souviens avoir tenté de retourner en arrière, ta vue se brouillant. Tu te souviens des hommes en rouge, le pompier qui t'avait sorti de force du bâtiment alors que tu te débattais du mieux que tu pouvais avec le peu de forces qu'il te restait. Tout te revient d'un coup, et tu tentes de te relever, mais ton corps ne semble pas suivre la manoeuvre, comme si t'étais bloqué quelque part. Tu commences à paniquer, tu veux parler mais aucun son ne sort de ta bouche. Tu comprends pas ce qu'il se passe, tu comprends rien du tout. T'as juste cette panique qui te prend aux tripes et que t'arrives pas à chasser.

Tu veux pas que ça recommence, pas encore une fois. Alors tu luttes, mais tu sais que c'est qu'une question de temps pour que tu succombes, que tes dernières forces t'abandonnent. Mais l'image d'Orphée s'impose à toi, et tu peux pas, tu peux pas laisser faire ça, pas encore une fois. Alors tu cries, tu hurles, dans ton esprit, espérant que quelqu'un t'entende. Tu peux pas la laisser mourir, pas alors que t'étais là, et que t'as toujours cru pouvoir la protéger du monde. Parce que t'es comme ça, tu prends responsabilité pour tous ceux qui t'entourent, même si c'est pas ton rôle ... Mais elle. Elle c'est différent. C'est vital, même pour toi. Surtout pour toi. Tu tentes une dernière fois, alors que tu sais que tu pourras pas crier encore, tu peux plus, tu sens le noir t'entourer, tâchant peu à peu ta vision. Alors tu hurles de toutes tes forces. Alors que tu sombres dans l'obscurité, un seul prénom réussit à franchir tes lèvres, à peine chuchoté. Skye...
© Starseed
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Race : Tempestaire de ronces

WORLD ON FIRE
Tu étais enfermée dans ta chambre, tu étudiais tranquillement pour le partiel qui arrivait dans peu de temps et qu’il fallait absolument que tu réussisses. La maison était calme, il ne devait pas y avoir grand monde aujourd’hui. A vrai dire depuis que Castiel avait quitté la maison tu te sentais comme une étrangère. Isleen ne venait pas souvent, elle avait sa maison, tu ne voyais que peu tes parents et il ne restait que tes deux petits frère et sœur. Le départ de ton jumeau avait été un coup dur mais le fait qu’il t’ait caché son histoire sentimentale avec Maellyan t’avais profondément touchée. Tu te sentais trahie et ne plus le croiser tout les jours, même si c’était difficile, te donnait un peu de temps pour panser tes blessures. Te concentrer sur tes cours était difficile en ce moment à cause de tout ce qu’il se passait dans ta vie sentimentale, familiale et de créature surnaturelle.

Une sorte explosion retentie, pas très forte mais inhabituelle. Cela devait être encore Phoebe qui s’essayait à la cuisine et qui ratait visiblement. Tu claquais ton bouquin d’histoire et tu te dirigeais vers la porte, ton instinct de grande sœur te disait d’aller l’aider. En ouvrant la porte tu fus surprise de voir autant de fumée dans la maison familiale, il y avait quelque chose d’étrange. Tu descendais rapidement à la cuisine, personne. Tu t’étais trompée, la panique montait en toi. Tu ne savais pas trop ce qu’il se passait mais tu voyais beaucoup de fumée, un semblant de flammes dehors. Il fallait sortir, il fallait partir très rapidement. Tu remontais les marches quatre à quatre. La chambre de Castiel était vide, tu le savais pertinemment mais tu t’en serais voulu si tu n’avais pas vérifié. La chambre de Phoebe aussi, peut-être qu’elle était déjà partie où qu’elle n’était pas du tout dans la maison. Tu entras dans la dernière chambre, celle de ton petit frère, il était étendu par terre endormi ou assommé tu ne savais pas. Son armoire lui était tombé dessus, tu rassemblais toutes tes forces pour le dégager de là. Tu avais beaucoup de mal à la soulever en plus de la fumée qui te prenait les poumons. Tu te sentais sécher de l’intérieur, ne jamais mettre de sirène trop proche d’un feu. Après plusieurs tentatives tu réussis enfin à dégager ton petit frère. Il était lourd, la chute dans les escaliers vous permis à tous les deux d’arriver plus vite en bas malgré la douleur dans ton épaule et le fait qu’il semblait à présent complètement désarticuler. Il fallait absolument que tu réussisses à le sortir de la maison.
Sur le pas de la porte une aide arriva, un pompier vérifiait que toutes les maisons avaient été évacuée et visiblement tout le quartier était parti en vacances, il n’y avait pas grand monde. Dehors ce n’était pas forcément mieux, il y avait des flammes dans toutes les maisons, certaines étaient détruites. Tu te croyais dans un film un peu apocalyptique après la chute d’une météorite ou quelque chose comme ça. « Il faut sauver mon petit frère s’il vous plaît, je l’ai trouvé inanimé. Aidez-moi. » Le pompier pris ton frère et t’emmena dans un camion qui attendais sagement des blessés.

Après le trajet en camion pompier, tu arrivais au gymnase de la ville. C’était un peu le chaos, du monde de partout, pas mal de blessés. Ton épaule te faisait souffrir mais quand tu voyais les blessures des autres tu savais que tu t’en sortais plutôt bien. Tu ne quittais pas ton petit frère toujours inconscient, il était transporté dans l’aire des grands blessés. Il fallait aussi retrouver les autres membres de ta famille mais tu ne pouvais pas le quitter maintenant. Un infirmier prodigua les premiers soins à ton frère. « On s’occupe de lui, revenez plus tard. » Revenir plus tard ? Mais tu ne pouvais pas le laisser là tout seul ! Tu essayais de lui suivre mais l’accès à l’aire suivante te fus interdit. Ces blessures étaient sérieuses tu le savais, il fallait que l’équipe médicale agisse très rapidement pour le sauver. Tu te mis à errer entre les blessés, tu te moquais de la douleur dans ton épaule tu avais peur pour le petit.
« Castiel ? » Tu reconnaissais cette chevelure entre mille. Il était là aussi allongé parmi les victimes, il était lui aussi touché gravement visiblement. Tu te précipitais vers lui en pleurant, tu n’avais jamais été aussi heureuse de le voir. « Castiel, tu es vivant ! Je n’ai pas trouvé Phoebe il n’y avait que le petit ! Castiel il ne va pas bien. » Tes mots étaient entre coupés de sanglots de joie et de peur.

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Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais allongé là, mais je devais bien avoir passé une grande partie de ma journée, au mileu de l'herbe du parc, allongé sur le dos à regarder les nuages passer avant de m'endormir. J'aimais bien venir ici. Je venais d'ailleurs souvent dans ce parc avec Lala. On pouvait passer des heures et des heures à ne rien faire... Juste à regarder le ciel et balancer les premières conneries qui nous passaient pas la tête. Putain ce que cette fille pouvait me manquer parfois. Mais je ne préférais pas y penser... Et pour ne pas y penser, ma meilleure solution que j'avais, c'était de dormir. Puis au moins, dans mes rêves, j'avais l'illusion que tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Lorsque je rouvrir les yeux, il faisait nuit. J'aurais pu savourer la vision des étoiles si il n'y avait pas tout cette fumée dans le ciel. Il y avaut sûrement une maison qui avait brûlé dans le coin. C'était le genre de chose qui arrivait. D'ailleurs je pouvais entendre les sirènes des pompiers. Ces derniers semblait crier qu'il fallait aller au gymnase. Il y avait un match ce soir ? Pfff... j'en savais rien, j'étais bien trop dans le brouillard pour comprendre ce qu'il se passait. Dans le fond je m'en fichais un peu, j'étais bien là. Même si ça sentais le cochon grillé, je me rendormis tranquille.

Mais ma sieste ne dura pas bien longtemps, quelques minutes plus tard, je sentis quelques chose heurter violemment mes côtes pour s'étaler au sol. C'est ça que de courir sans regarder où on met les pieds. Tout en grogant de douleur, je me roulais sur le côté avant de remarquer que la personne qui m'avait heurté, c'était Alexis et... Et putain ce qu'il faisait chaud ici ! OK c'était le début du printemps ou presque, mais quand même. Puis cette odeur de fumée c'était reforcé et... Et woh putain ! Mais c'est que les arbres du parcs étaient tous en feu ! Me relevant soudainement, j'aidais Alexis à faire de même et alors que nous courions vers le gymnase (vu que c'était là qu'il fallait aller apparemment), j'essayais de comprendre.

- Woh putain ! Alex ! Ca va ? Mais qu'est ce qu'il se passe bordel de merde ?

Pour le coup j'étais bien réveillé. Et en jetant un coup d'oeil aux alentours, je remarquais qu'il n'y avait pas que le parc. C'était la ville entière qui brûlait. Heureusement, nous fûmes vite arrivé au gymnase où il y avait déjà pas mal de rescapé de l'incendie.

- Merde... J'espère que Einstein et Copernic n'ont rien...

Ouais... Dans un moment pareil... les seuls auxquels j'étais capable de penser, c'était mes poissons rouge... Non mais cherchez pas... On ne peut pas être réveillé, efficace et rationel à la fois. Enfin, c'était trop me demander.
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Tu étais tranquillement dans ton studio de danse. Tu t’entrainais tranquillement pour le spectacle de danse qui arrivait dans quelques mois maintenant. Il fallait peaufiner au maximum chaque chorégraphie, pour toi il ne fallait pas laisser un seul mouvement au hasard. La musique était à fond, personne dans la salle, la liberté de danser. Tu dansais pendant plusieurs minutes tranquillement. Soudain les alarmes incendies sonnèrent, tu ne le remarquas pas tout de suite à cause du volume de la musique. C’est une fumée qui t’alarma et qui te fis couper la musique. Tu sortais du studio de danse rapidement. Il y avait des pompiers dehors qui s’occupaient à chercher des blessés dans les flammes.

Autour de toi tout le monde courait de partout, tu ne savais pas trop à qui t’adresser pour savoir ce qu’il se passait. Après chercher un peu tu trouvas enfin quelqu’un qui pouvait te renseigner. « On ne sait pas ce qu’il se passe mademoiselle. Vous devez quitter la zone immédiatement. Dirigez vous vers le bus là bas, on va vous emmenez vers le gymnase. » Tu lui obéissais et tu essayais de trouver le soit disant bus qui devais aller au gymnase de Bray.

Tu étais la dernière à monter avant le démarrage. Beaucoup des passagers étaient choqués et ne savait pas vraiment ce qui se passait autour d’eux, enfin exactement comme toi à vrai dire. Le bus arriva jusqu’au gymnase de Bray, il y avait toute la ville dedans, c’était un peu un gros bordel. Les forces de police forcèrent tout le monde à rentrer, ce n’était peut-être pas une très bonne idée de rassembler tout le monde dans un même lieu mais pour l’instant ce n’était pas le sujet. Il y avait une sorte d’accueil vers lequel tu te dirigeais, tout le monde parlait fort et paraissait très stressé. Ce n’était pas du tout pratique pour avoir une quelconque information. « Mademoiselle, vous cherchez quelqu’un ? Il y a un registre des blessés par là bas sinon veuillez vous dirigez de l’autre côté s’il vous plait. » Il fallait que tu ailles voir si tu trouvais Alix et William. Tu cherchais dans les noms mais s’ils étaient gravement blessé leur nom n’allait pas du tout apparaître ici.

Tu cherchais sur la liste mais comme tu le sentais sans grand succès. Tu te dirigeais vers le lieu où les gens attendaient et cherchaient les leurs. Tu te mis à ton tour à chercher ceux qui étaient important pour toi. Tu ne t’en faisais pas beaucoup pour tes parents et Alix même si leur pouvoir ne leur permettrait pas de sauver une vie, ils pouvaient facilement se soigner. Après pas mal de minutes passée à chercher Alix, tu tombas sur tes parents. Ils n’avaient pas l’air très paniqués mais étaient cependant soulagés de te voir. Tu patientais un peu avec eux mais tu repartais rapidement pour trouver Alix. C’est dans la partie des grands blessés que tu le trouvas, il était proche de son nouveau coloc que tu avais vu quelques fois. « Alix tu es là ! Je suis soulagée, tu vas bien ? J’imagine que ça doit aller pour toi ! » Tu t’inquiétais un peu plus pour le gars allongé qui avait l’air de souffrir. Utiliser vos pouvoir maintenant était un peu trop dangereux, Bray regorgeait de chasseurs et donc le gymnase aussi. « Et Azraël ? Tu aurais vu Azraël ? » Tu n’avais pas du tout pensé à lui avant. Peut être qu’il était lui aussi en blessé mais tu ne l’avais pas encore vu dans ta recherche. Il fallait que tu essayes de le retrouver.

En reprenant ta recherche tu tombas sur William inconscient. Il était lui aussi gravement blessé à la jambe, il avait l’air d’avoir perdu beaucoup de sang. Tu accostas une infirmière débordée pour avoir plus d’informations. « Vous le connaissez ? On va bientôt l’emmener en chirurgie, on ne peut plus rien pour sa jambe, nous sommes désolés. » Elle repartit aussitôt. Il allait perdre sa jambe, tu savais pertinemment que c’était quelque chose de catastrophique pour un danseur comme lui. Les médecins arrivèrent pour l’emmener. Tu ne pouvais pas faire quelque chose pour lui et tu t’en voulais. Cela ne servait à rien de rester là où tu étais. Tu avais une seule idée en tête maintenant c’était trouver Azraël.

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The fire burning our souls, finding the emptiness inside our minds
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Mon regard hagard qui se promène dans le gymnase, essayant de trouver un trace de cet homme qui avais attraper mon âme. Au fond de mon être, le doute régnait, m’effarait, j’essayais de ne pas y penser, parce que peut-être qu’il avait été pris dans les flammes comme moi. Mon être qui se serrait à cette pensée, parce qu’elle ne survivrais probable pas à cette douleur, à ce manque qui m’envelopperais sans fin, me rendant si vulnérable aux yeux jaune des ténèbres qui me guettais dans les profondeurs de mon âme, attendant le moment. Je traîne ma jambe, la douleur de mon âme était bien pire que celle de mon coeur. Et cette terreur que je n’avais pas revu depuis si longtemps, saluant une vieille amie, m’attrapant dans ses bras alors que je cherchais parmi les centaines de personnes. Bruit infernale, trop de monde, trop petit. Je suffoque, mais j’en ai cure. Je panserais mes blessures lorsque je saurais qu’il est en sécurité, vivant. Et cette peur qui m'enserrait l’âme, tel un étau. Et je le vois, coucher au sol, encerclés, enfermé. Je m’approche lentement, me laissant tomber à genou, le touchant doucement, murmurant son nom, mais il ne répond pas, il ne dit rien, les yeux fermé. L’étau qui se resserre sur mon coeur, la voix d’un autre homme me disant qu’il inconscient, trop de fumé. Mes paupières se ferment, deux yeux de glace qui me fixe dans le néant de mon esprit, le chaos. Cette culpabilité qui me prends à l’estomac alors que j’évite ce regard qui me juge, je cri au fond de mon être, crie ma peur, mon âme, ma douleur. Ce passé qui me rattrape au galop, qui me tire vers le fond, qui m’attrape, m’enserre, utilisant ma douleur tel un outil trop affilé, me poignardant l’âme. Les ténèbres qui envahissent mon âme, me souhaitant la bienvenue de nouveau.

Je revois un moment figé dans le temps, dans mon esprit alors que mon âme avait implosé les couleurs de la vie avec une intensité qui me surprend, repoussant le ténèbres, le passé, le jugement d’un regard de glace. Repoussant la mort l’espace d’un instant, laissant la vie rallumer le feu si brusquement éteint. Et même si mon être hurle toujours au confins de ma noirceur, si la douleur physique s'emmêle avec celle de mon âme, si le monde s’arrête l’espace d’un instant alors que la fissures s’ouvre de nouveau béante, je sens l’espoir du temps, la flamme et la chaleur de l’espoir qui me lèche doucement, tranquillement, illuminant les ténèbres. Chase. Mon esprit m’assure de ce qu’il as vu, sentit, celle d’une odeur particulière, de musc et de sauvagerie, mon être me cri que ce ne pouvais être lui, c’était une erreur, une terrible erreur, une illusion dans le chaos et la panique, dans les flammes et l’enfer. Un homme me parle, me demande de le laisser panser mes jambes brûlées, mon regard hagard, alors que j’acquiese, il serait stupide de mourir d’une infection, mais je ne bougerais pas, j’attendrais de voir ses yeux noir, de sentir sa liberté, sa chaleur. Je m’imaginais plus forte que je ne l’étais réellement. Mais cette peur, cette terreur infini qui emprisonnait mon coeur, elle venait de trop loin, il avait tout dégagé pour prendre cette place, sans même que je m’en rende compte, sans même réaliser ce qu’il représentait pour moi. Faux, je n’avais pas voulu y croire, je n’avais pas voulu y penser, la noirceur qui rôdait toujours en moi me l’avais empêcher, je savais qu’un jour elle allait prendre le dessus, qu’un jour mon âme ne deviendrais que ténèbres et mort. Mais en cet instant précis, je voulais les repousser avec le peu de force qu’il me restait.
© GASMASK
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WORLD ON FIRE
En général cela ne me pose pas trop de problème de jouer les flics, je trouve ça limite divertissant. Je ne dis pas que j'adore tout dans le boulot de flic, ce serait mentir, mais il y a des truc plutôt sympathique. Enquêter, avoir le droit d'harceler les gens jusqu'à ce qu'ils lâchent des informations intéressantes, mettre mon nez de partout, surtout a des endroits où je ne suis pas autorisé à aller. J'adore pouvoir déchainer ma violence lors des arrestations quand le suspect tente de s'enfuir, c'est trop le pied. Je ne prétends pas que ça passe toujours, parfois je me fais taper sur les doigts, mais en général je m'en fous, moi ça me divertie. Et puis il faut bien avouer qu'avoir accès à leurs différentes bases de données, c'est le pied total. Avec les talents de Gaspard, on y a accès aussi de la maison, mais c'est pas pareil, là j'ai rien à demander à mon frère, je fais ma popote tout seul sans faire chier mon monde, c'est cool. Mais il arrive des moments où être flic, ça craint, comme ce soir. Je pourrais être partout ailleurs et certainement pas à cette manifestation. Encadrer la manifestation, que notre cher commissaire nous avait ordonné. Protégez les habitants des débordements, que tout se passe dans les règles. Pas de violence inutile ... petit regard en ma direction. Sourire de rigueur. La lose.

J'étais donc en train d'encadrer cette foutue manifestation quand le feu c'est déclaré. La suite il faut bien l'avouer et assez flou. Tout c'est passé tellement vite. La panique a commencé à gagner la foule, on a été réquisitionner pour sécuriser les habitations et prêter main fort au secours. Un véritable enfer, on ne savait plus trop où donner de la tête. Il fallait guider les blesser aux endroits aménagés pour ça, rassurer les gens, les envoyer au gymnase pour qu'ils soient dans un lieu sécurisé. Mais avant ça il fallait bien vérifier qu'ils ne couraient aucun danger là bas. L'enfer. J'ai couru de partout, ne sachant plus où donner de la tête. Pas un instant j'ai pensé à ma famille, je la savais débrouillarde, ils n'auraient rien, je pouvais mettre ma main au feu. J'eus la confirmation de cette certitude quand je croisais la silhouette de mon frère ainé dans le gymnase. Je le vis une fraction de seconde, un peu plus loin, mais je ne pouvais pas me tromper, je savais que c'était lui. Il n'avait pas l'air blessé au premier abord, mais je ne l'avais pas vu suffisamment longtemps pour en être sûr à 100%. En tout cas il marchait, c'était déjà ça. Je déposais la personne que je soutenais vers le coin des blessés pour qu'on la soigne. Un des infirmiers voulait que je reste pour me faire soigner la blessure que j'avais à la tête mais je refusais, j'avais autre chose à faire pour le moment.

Cette blessure était survenue peu de temps avant, en aidant une femme à sortir du hall de son immeuble en feu, on s'était pris un bout de plancher dans la face. Mon instinct m'avait obligé à la protéger, ce que je n'avais pas trop comprit, du coup elle n'avait quasiment rien en dehors de quelques écorchures. Moi ça m'avais sonné quelques secondes, avant que je puisse me lever pour sortir. Rien de bien grave, une blessure superficielle qui n'aurait même pas besoin de point, mais vu que c'était à la tête, ça avait tendance à saigner beaucoup, ce qui pouvait être un inconvénient. « Ou je peux trouver de l'eau ? » Demandais-je à un des secouristes qui m'indiqua un coin de la salle où on y avait entassé des réserves d'eau pour les survivants. En m'y rendant je croisa une personne qu'on allait transporté à l'hôpital. Cette tête me disait quelque chose mais je m'y quelques instants avant de réaliser que c'était William, le compagnon d'Hazel. Il avait sa jambe dans un salle état, cela n'augurait rien de bon pour lui. Me foutant royalement de son état, je commençais à m'inquiéter pour Hazel. Allait-elle bien ? S'en était-elle sortie ? Ce fut à peu près à ce moment là que mon regard croisa celui d'une belle brune qui s'avérait être Hazel. Dans toute cette panique, je n'avais même pas eu le temps de penser à mes proches et aux autres. Entre la manifestation et cet incendie, j'avais été occupé tout le long. Je crois que je n'avais pas envie de me compliquer plus la vie que ça et je savais d'instinct que si je commençais à penser à elle, j'aurais abandonné mon poste juste pour vérifier qu'elle allait bien. Mais voir William m'avait obligé à repenser à elle et à m'inquiéter de nouveau pour elle. Malgré notre séparation, qui remontait à quelques années, je n'étais pas foutu de passer à autre chose et je me détestais tellement. Pourtant la voir saine et sauve, là, à quelques pas de moi, me remplissais de joie et de soulagement. Je me dirigeais vers elle. « Tu n'es pas blessée ? » Parfois j'avais envie de me frapper. Qu'est-ce que j'en avais à foutre qu'elle soit blessée bordel. Azraël réveille toi, c'est une fée, tu détestes les fées ... arrêtes d'être c*n et comportes toi comme un vrai chasseur !! Aah conscience, si je t'écoutais un peu plus, je me porterais tellement mieux, malheureusement je ne le fais que très rarement et surtout quand il s'agissait d'Elle.

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world on fire
Un moment, je riais, Dakota, Dallas, Utah et une boule de poil, entre deux cours, le mien avait été annulé,  mais j’étais là quand même, Denali sur les talons. Les couloirs étaient presque vide, la manifestation battant son plein dans la ville. Un éclat de rire, un sourire et le chaos. Une explosion, alors que le monde semblait s’effondrer autour de nous. Un instant figé dans le temps alors qu’un monde implosait et que le feu envahissait la bâtisse beaucoup trop rapidement, trop rapidement pour être naturel. Je m’entends crier, j’entends Dakota, Dallas, Utah. La fumée dans mes yeux écorchant ma gorge, brûlant mes poumons. Et le plafond qui tombe, et le feu qui monte et Dallas qui disparaît dans les décombres. Le monde s’arrête, les secondes ralentissent, mon cri qui monte dans ma gorge, mes jambes qui me lâchent sous moi, mon âme qui s’éteint, j’entends Dakota, j’entends ses cris, et je me précipite dans les décombres, cherchant un homme, cherchant ses cheveux brun, son regard de feu sous les flammes, la fumée. Et mon âme qui s’enfonce, la terreur me prenant à la gorge, m’enserrant le coeur. J’essaie de ne pas y penser, j’essaie de ne pas y voir la mort, de ne pas voir la vie qui nous quittais. Et je fouillais dans les décombres, dans le mort et les flammes. Mais il y en avais tant, tant. Un pompier, je cri, demande de l’aide, le dégager de tout ses débris. Mais des bras m’entoure, m’enlève de la mort, des flammes, et je me débats dans ses bras, me dégage, je n’abandonnerais pas Dallas, je n’abandonnerais pas Denali. Mais si l’un était perdu, l’autre ne l’était pas. Dakota qui me criait de laisser mon putain de chien, de me sauver avant de sauver celle d’un animal, mais ce regard de mort que je lui lançais, je pris la boule de poils dans mes bras, dans mon âme. Je ne l’abandonnerais pas. L’homme en uniforme me pris de force, m’éloignant de la tombe de mon ami, de mon frère, de celui qui me tenais à flot depuis mon accident, les larmes coulant sur mes joues, mon âme me poignardant, ma vie explosant en de milliers d’éclat, tel un miroir sous les coups de la mort.

Étendu au sol, sur un lit de camp, Denali contre moi, dans mon âme, pleurant sur un homme qui n’existait plus, pleurant sur la mort, le visage enfoui dans les poils d’un animal qui semblait savoir que j’avais besoin d’elle, de sa chaleur, de son réconfort. J’avais abandonner celui qui ne m’avais jamais abandonné, la honte, la culpabilité, la mort emplissant mon âme, éteignant la flamme qui avais toujours illuminer mon être. Éteignant une partie de moi. Mes mains brûlées bandées, mes larmes sur mes joues, mon âme brisée.

Je sens Dakota dans mon dos, elle est collée contre moi, notre douleur commune, envahissant notre être. J’ai envie de la réconforter, mais j’en suis incapable. Ils nous restent que nous trois dans l’enfer et le chaos. Alors je la prends dans mes bras, dans mon coeur, je veux la garder pour moi, la protéger contre la mort et la vie, contre la douleur et l’âme qui explosent, mais je le sais bien, elle est détruite de l’intérieur comme moi, parce que Dallas c’était l'aîné, c’était celui qui nous retenais ensemble, nous guérissait, nous protéger, sans lui plus personne nous protégeait, nous étions des naufragés dans l’océan de la vie. Aujourd’hui dans l’enfer du chaos, dans le monde qui s'écroulait, dans la vie qui s'arrêtait nous étions là, tout les trois, lueur d’espoir dans les ténèbres.

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[EVENT] WORLD ON FIRE - PART ONE
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