Your suffering will come again; and never fall away. feat. Ezeckiel

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Fée
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Je pensais vraiment qu'il ne pouvait rien m'arriver de plus étrange après ma dispute avec Romy l'autre jour. Enfin, les choses c'étaient arrangée, car il ne s'agissait que d'un sale quiproquo et à présent, il me semblait que les choses allaient de nouveau plutôt bien avec mon ex-cliente. Cependant, plus étrange était arrivé encore. Suite à une bagarre assez violente à la sortie d'un bar, j'avais ramener un gars chez moi pour le soigner (et pas autre chose je le jure !). Jusque là, rien d'exceptionnel. Le lendemain matin, le gars en question dormait toujours donc j'étais parti travaillé, laissant la porte ouverte pour qu'il puisse partir au besoin. Et en revenant le soir, le gars était bien parti sans laisser de trace.

Ce n'était pas une histoire bien grave à vrai dire. Le reste de la soirée, je m'étais bien interrogé sur l'identité du gars, mais je n'avais pas lancé de recherches particulière. J'aurais pu vu mon travail. Peut-être que ce gars avait un dossier quelque part dans un des bureaux de Bray. J'aurais même pu demander de l'aide à Sonny, mon pote détective. Mais je n'étais pas un stalker à ce point. J'avais fini rapidement à me faire à l'idée que ce n'était pas bien grave. J'avais soigné ce gars, tant mieux pour lui. Ce n'était pas comme si je n'étais pas habitué à aider les autres et ne pas être remercié. C'était un peu mon job. Quoique, j'étais payé pour ça aussi...

Enfin, j'avais oublié cette histoire, qui remontait presque à une semaine à présent. Je venais de finir de travailler, j'étais repassé à mon loft déposer mes affaires pour ressortir. Pour le coup, il n'était pas plus de dix-neuf heure, donc je ne voyais pas trop l'intérêt d'aller boire un coup maintenant. Je n'avais même pas dîner encore ! J'hésitai un petit instant à aller passer le bonjour à mes parents. Mais je savais qu'ils allaient me forcer à passer la soirée avec eux si je faisais ça. Non, j'allais juste continuer de me promener un peu, puis... Soit je mangerai en ville ou je rentrerai à mon loft et commanderai une pizza pour la manger devant un bon film ou une série.

Dans le doute, j'avais tout de même marché jusqu'à Dragon Alley. Ce n'étais pas le quartier le plus chic de Bray, mais je connaissais du monde qui vivait par là, si je croisais l'un d'eux, peut-être que ça m'aiderai plus à savoir ce que j'allais faire de ma soirée. Autant j'étais un assistant social es plus organisé, je suivais mon emploi du temps à la minute près. Mais quand il s'agissait de ma vie à l'extérieur du bureau... C'était un peu au jour le jour. Ce qui est totalement paradoxal, je sais. Mais j'aimais bien ce contraste, ça me donnait l'impression de ne pas avoir une vie aussi ennyeuse qu'elle en avait l'air.

Bref, tout ça pour dire que je ne m'attendais pas à grand chose. J'étais un peu perdu dans mes pensées à vrai dire quand je croisais ce gars. Oui, oui, le gars que j'avais soigné quelques jours auparavant, vous vous en souvenez ? Sur le coup, je ne captais pas tout de suite que c'était lui. Son visage me disait quelque chose. Mais vu qu'il ne semblait pas me reconnaître ou quoique ce soit d'autre, je dis rien.. Jusqu'à ce que ça fasse tilt, pile au moment où le gars passait à côté de moi. Mon premier réflexe fut de lui attraper le bras pour le forcer à s'arrêter et à se retourner pour me faire face.

- Hey... Toi... C'est toi le gars de l'autre jour... Tes blessures ça va ?

A croire que faire trop de social dans la journée me tuait les neurones. Le gars avait été inconscient pendant tout le temps où j'étais avec lui... Il ne devait pas savoir de qui je parlais. Ou tout du moins, il ne devait pas comprendre que je faisais référence à ça. A la limite, il se souvenait peut-être de mon visage comme un des type qui étaient dans cette bagarre à la sortie du bar, mais sans plus. J'avais peut-être raté un occasion de me taire. Mais ça avait été plus fort que moi. J'étais bien trop curieux et impulsif pour être capable de m'empêcher de faire un truc pareil.

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Y a un truc sur toi, un truc complètement con qui te créé plus d'ennuis qu'il ne te rend service. Un truc dont t'arrives pas à te débarrasser et qui finira par te coûter la vie comme elle a coûté celle d'Orphée. T'es bien trop fier. T'admettras jamais qye t'as besoin des autres et que sans eux t'aurais été dans la merde, non, c'est pas ton truc les déclarations de ce genre. Enfin ... Avec un peu d'efforts tu pourrais le penser et l'exprimer devant Aidan. Mais les autres ... On peut te sauver la vie que tu préférerais crever que de l'admettre. Parce que t'es comme ça. Y a une histoire qui date de la semaine dernière et qui l'illustre bien. Toi t'as fait comme s'il ne s'était rien passé. Tu t'es fait tabasser violemment. Ca t'arrives pas souvent mais je crois que t'avais besoin de relâcher tes nerfs, c'est arbitraire, c'est souvent injustifié, mais c'est pas ta faute, pas vraiment. Enfin bref, tu sais plus pourquoi ça a éclaté et qui t'as mis au sol, en vérité ça a tourné en une espèce de baston de groupe qui avait peu de chances de bien finir. T'as perdu connaissance et la seule chose dont tu te souviens c'est de t'être réveillé le lendemain dans un appartement qui était pas le tien. Oh t'as hésité à laisser un mot mais ça fait con les mots, toi tu lui as rien demandé. Alors tu t'es barré. Parce que t'admettras jamais avoir besoin des autres de temps en temps.

T'as oublié cette histoire, ou presque. Tu t'es dit que c'était des choses qui arrivaient et t'as décidé de penser à plus important, parce que t'as des choses à faire en ville. T'es pas là pour rien. Alors tu marches dans les rues, tu roules ta clope puis tu l'allumes, tu regardes quelques secondes le ciel en te demandant quand est-ce que tu vas finir par te prendre la pluie sur le coin de la gueule, et t'avances. T'es un mec pressé, mais le plus souvent, tu vas n'importe où. T'es comme un parisien, tu fonces, tu te fixes un but, et tu t'en fous de laisser les autres à la ramasse derrière. Sale con de français. T'en as entendu des insultes du genre, mais finalement, t'es pas le dernier à dire que les irlandais sont des connards, donc t'acceptes. Tu sais que tu dois rejoindre Aidan mais tu sais pas trop ce qu'il est en train de faire pour le moment. Tu veux pas non plus te précipiter, avec Alexis, ça risque de ruiner vos plans, alors t'attends, et tu marches comme si t'allais quelque part. Tu pourrais faire le tour quatre fois des bâtiments qu'on aurait toujours la sensation que t'as rendez-vous quelque part.

Mais pour ta défense, t'es pas conscient de ça, pas vrai? Tu réfléchis. Beaucoup. Trop. Ta tête va exploser. Vous vous êtes terrés pendant deux ans avant de retourner dans le feu de l'action, à San Francisco. Et puis maintenant vous êtes revenus en Europe, et t'as tous les souvenirs qui reviennent. Parce que les Etats-Unis c'est loin, c'est là où Orphée à jamais mis les pieds, où rien ne peut te faire penser à elle. L'Europe c'est sa vie, sa maison, son territoire. Elle est enterrée depuis six ans et toi t'as jamais réussi à passer au-dessus, tu te demandes ce qu'il se passerait si vous refaisiez les mêmes conneries. Encore heureux que t'en ai rien à foutre d'Alexis, mais Aidan ? Si cette fois c'était Aidan? Si le truc c'est que l'univers avait décidé de te punir toi, en t'enlevant la femme que t'aurais aimé toute ta vie, et ensuite ton frère? Si c'était ça le deal? Si c'était toi la cible? Alors tu réfléchis trop, tu prends ton temps parce que tu veux pas pêcher par trop d'assurance, tu regardes pas devant toi et t'es en colère.

Et c'est là qu'on t'attrape par le bras. De surprise t'aurais pu lui foutre ton coude dans l'oeil mais tu t'es retenu. Tu comprends pas ce qu'il te veut ni même qui il est, ce blond. Tu le regardes, tu comprends rien, t'émerges un peu de tes pensées pour te focaliser sur la personne qui se trouve devant toi, et tu te libères un peu trop sèchement, mais tu le reconnais pas vraiment alors c'est comprhensible. " On se connait? " Tu sais pas de quelles blessures il parle parce que rappelle-toi, t'as presque oublié, mais son visage te dit quelque chose alors c'est pour ça que tu restes. Mais t'arrives pas à remettre le doigt dessus, t'attends qu'il s'explique et que tu comprennes pourquoi il t'a arrêté.
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La prochaine fois que j'ai une idée aussi merveilleuse, il faudrait sûrement que je m'abstienne. Pourquoi est-ce que j'étais juste incapable de laisser passer les gens et continuer à vivre ma vie normalement, sans risque, sans prise de tête. Naan ! Ce serait bien trop facile. Puis je m'ennuierai. J'étais peut-être quelqu'un de sympa, mais j'aimais avoir un peu d'action et d'imprévus dans ma vie. Enfin, vu que j'étais du genre impulsif et pas toujours très prudent, il valait mieux que j'aime bien les imprévus.

Mais vu la tête du gars que je venais d'arrêter, pas la peine qu'il ouvre la bouche pour comprendre qu'il n'avait aucune idée de quoi je lui parlais. Et ok, ce n'était pas bien de juger sur l'apparence, mais mon interlocuteur n'avait pas franchement l'air d'être le genre de gars avec qui ont peut avoir une discutions drôle et sympathique aussi facilement. Enfin, pour le moment il ne m'avait pas aggresser non plus. Puis personnellement, je crois que j'aurais fait la même tête que lui si j'avais été à sa place. Affichant un sourire gêné, je laissai mon interlocuteur se dégager avant d'essayer de lui fournir une explication.

- Ah ouais... C'est vrai, désolé, t'étais inconscient... Hum...

Cherchant mes mots, j'avoue que je n'avais pas du tout prévu ce genre de situation et je ne savais pas comment expliqué à ce gars que je l'avais soigné après une baston et ramener chez moi sans que ça ne paraisse trop bizarre. C'est vrai quoi ? Qui ramasse des gens dans la rue pour les ramener chez eux ? Enfin... a part moi. Finalement, je m'étais peut-être trompé de profession... j'aurais dû bosser à la S.P.A. Ramasser des humain ou des animaux abandonné... C'était presque pareil non ?

- J'ai pas de manière d'expliquer ça sans passer pour un weirdo alors... Tant pis. La semaine dernière à la sortie de l'Ambush, il y a eu une baston général dans laquelle on était tous les deux. Et tu t'es pris une sacrée raclée. Et.... Je sais pas trop pourquoi, vu que t'étais vraiment mal... ben j't'ai ramassé et je t'ai ramené chez moi pour te soigner. T'as passé la nuit dans mon loft et la suite, j'pense que j'ai pas besoin de te la raconter.

C'était déjà assez embarrassant de devoir raconter ça alors j'espérais ne pas avoir à m'expliquer davantage. J'étais juste gentil ! Merde ! Ce n'était pa splus compliqué !

- Oh et t'inquiètes j'attends rien en échange. Je m'attendais juste pas à te recroiser dans le coin.

Les gens avaient souvent tendance à penser que, si on les aidait c'était pour avoir quelque chose en retour. Mais personnellement, je m'en fichais pas mal. J'avais juste fais ça parce que sinon, j'allais m'en vouloir d'avoir laisser ce gars crevé alors que je savais que j'étais capable de l'aider. Puis il n'y avait rien que je désirai particulièrement. J'avais déjà un travail, un appartement, une situation stable, une famille, des amis et je savais que ce n'était pas à Bray que la bonne bière viendrait à manquer un jour... Donc que demander de plus ?

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T'as pas une tête facile, je crois que ton passé se lit sur ton visage, presque comme un livre ouvert. Pas en détails, faut pas déconner non plus, mais on peut voir que t'as traversé des trucs pas très drôles, que t'es pas le genre de type avec qui on se met d'un coup à rire et à parler intimement. Toi et les bracelets d'amitié, ça fait deux, t'es bien conscient de ça, et t'aimes particulièrement l'idée, t'es pas tellement fan de la souffrance. Comme personne, en réalité, mais la différence est que tu préfères rien éprouver du tout qu'être heureux même pour un bref instant. Puis faut être honnête, tu comptes pas rester assez ici pour te soucier du paraître. Dès que t'es sympa c'est que t'attends quelque chose des autres, comme ton manège avec Alexis. Cette nana te ferait presque pitié, tu t'es renseigné pas mal sur elle, et elle a sacrément une vie de merde. C'est pour ça que tu l'as choisie d'ailleurs. Aidan te fait confiance, après tout, c'est ton frère, et il sait que tu sais flairer les bons coups alors pourquoi pas? Mais à part ça, t'attend pas à ce qu'on fasse preuve d'une quelconque courtoisie à ton égard, parce que t'en as aucune avec personne.

Pour le coup, Ez', je dois bien admettre que c'est pas ta faute. Ce mec là, tu le connais pas. Malgré cette impression de déjà vu qui te fait attendre qu'il ouvre la bouche, t'as aucune idée de qui il peut être alors le fait que tu sois un peu brusque peut sans doute se comprendre. Même si t'évites pas mal la paranoïa, tu sais bien que t'es recherché un peu partout, et même si tu t'en fous de te faire fusiller sur place comme Orphée, ça abrégera peut-être tes pensées un peu trop envahissantes, t'aimerais bien éviter ça à Aidan. C'est pas qu'il a que toi mais presque, si on regarde bien. Alors tu restes sur tes gardes. Mais lorsqu'il commence à parler, tu te détends un peu, tu commences à capter que t'es pas forcément le centre du monde, pas vrai? Plus il parle, plus ça commence à te revenir. Tu commences à capter d'où tu le connais.

Tu te rappelles de cette soirée que t'as failli oublier? Celle où t'as fini presque mort parce que t'as un peu trop picolé et que t'es pas le moins impulsif des humains qui paradent sur Terre? Encore un peu et tu lui servais un coup du tigre, si t'avais pas été mis à terre avant. Ouais c'est bon, ça te revient. Il a fini son récit, et tu commences à comprendre qu'il attend de toi que tu parles. Il t'a quand même ramené chez lui pour te soigner et t'es parti sans même une note de remerciement, à sa place t'aurais sans doute eu un peu la mort aussi, si je peux me permettre. Mais tu ne peux pas t'empêcher de te dire qu'il avait pas besoin de faire ça et que tu t'en serais sans doute très bien sorti tout seul,  à te réveiller le lendemain avec un mal au crâne et le nez brisé. C'est ce que tu te dis, mais t'as toujours pas décroché un seul mot. " ça t'arrive souvent de ramener des inconnus chez toi pour aucune raison?" Okay, c'était peut-être pas la meilleure phrase d'accroche possible, si tu veux mon avis.

Mais tu te reprends, encore heureux, parfois tes pensées vont beaucoup trop vite pour tes paroles, et ton idée a pas l'air très clair pour le mec en face de toi, tu peux pas vraiment le blâmer. " No offense mais j'aurais pu te piquer absolument toutes tes affaires pendant que t'étais pas là." C'est pas comme si t'y avais pas pensé, mais t'es pas le voleur lambda, il a eu de la chance. Toi tu veux du fric, beaucoup de fric, revendre une télé, un ordi ou gagner vingt euros, ça t'en a rien  à battre. Mais n'importe qui d'autre aurait pas eu la courtoisie, ça t'en es persuadé. Tu te demandes encore s'il est trop gentil ou un peu con, quoique pour toi, ça veut plus ou moins dire la même chose. Mais tu commences à penser comme Aidan parfois, et tu te dis que si tu veux faire profil bas, faut peut-être commencer à te comporter comme un humain normal et pas comme un monstre sans sentiment et incapable de remercier quelqu'un de t'avoir sauvé la vie. " Désolé, je suis un peu trop instinctif parfois. J'aurais dû te laisser un mot, je savais juste pas quoi penser sur le moment, et je savais pas où j'étais. Merci, je suppose. Je crois bien que t'es le seul mec au monde qui aurait fait ça pour moi." Ou pour n'importe qui d'autre, pour ce que ça change.

Sa phrase suivante te fait tiquer. De toute manière tu peux jouer aux gentils mais t'irais pas jusqu'à lui offrir un truc comme remerciement faut pas abuser non plus. Après tout, tu lui as rien demandé. " J'habite vers là, tu risques de me recroiser pas mal, jusqu'à ce que je reparte." Ce qui risque de prendre un peu plus de temps que d'ordinaire, mais tu comptes pas passer ta vie dans ce trou. " Je suis Ezeckiel, au fait. Vu ce que t'as fait pour moi peut-être que c'est pas mal que je me présente hein." Ouais, t'es plutôt mauvais en social.
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Fée
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Je restais perplexe en attendant la réaction de mon interlocuteur. C'était vraiment étrange comme situation en fait. J'aurais peut-être mieux fait de me taire, mais j'en étais juste incapable. J'étais quelqu'un de curieux et en plus j'étais bavard. Bien trop bavard même au goût de certain. Et je devais bien leur accorder que je pouvais être agaçant parfois. Mais que voulez-vous, personne n'est parfait. Puis que serait la vie si on ne prenait pas de risque de temps à autre ? Personnellement, je n'avais pas envie de passer mes journées au boulot, puis rentrer chez moi pour ne rien faire et me contenter d'une sortie ou deux par mois avec mes collègues de travail ou mes amis de fac. Je m'estimais encore trop jeune pour mener ce genre de vie.

Le silence qui s'écoula me paru affreusement long, mais mon interlocuteur fini par prendre la parole. Au moins il savait parler, c'était rassurant. OK, je suis un peu méchant en disant ça. Mais pendant un moment j'avais vraiment envisager le fait qu'il soit sourd ou muet... Sait-on jamais, il y avait de tout dans cette ville. Et si nous avions une grande communauté d'oracle aveugle, nous pouvions bien avec quelques sourds ou muet, ou sourd et muet ! Mais il n'y avait plus de raison de se prendre la tête avec ça pour le moment vu que mon interlocuteur venait de me répondre. D'ailleurs je ne tardais pas à réagir. Il me demandait à moi si je ramenais souvent des inconnus chez moi ? Je ne pu m'empêcher de lâcher un rire ponctué d'un petit :

- Si tu savais...

Qui en disait bien long sur la situation. Ouais, je ramenais souvent du monde chez moi. Que voulez-vous, c'est ça que de faire bien trop de soirée et d'être incapable de s'arrêter après quelques verres seulement. On a tous nos faiblesses. Déjà en temps normal j'étais assez influençable, alors en plus quand j'avais bu... je ne vous raconte pas le bazars. Bon OK, je ne ramassait pas souvent des gars blessé pour les soigner chez moi. Mais j'avais bien d'autre raison de ramener des inconnus chez moi après une soirée... bref je vais pas vous faire un dessin non plus. D'ailleurs mon interlocuteur souleva un point intéressant. C'est vrai qu'il aurait pu me voler quelque chose. Ca ne m'était jamais venu à l'esprit. Il faut croire que j'ai encore trop confiance en l'humanité, parce que, personnellement, je trouverai que c'est la moindre des choses que de ne pas voler quelqu'un qui vient de me sauver. Mais bon, tout le monde n'était honnête et naïf comme moi non plus.

- Ah ouais... C'est pas faux, j'y avais pas pensé... Ben... Merci de m'avoir laisser mes affaires alors.

J'étais loin d'être blessé par les paroles de mon intelrocuteur. Ca s'entendait qu'il n'était pas le mec le plus doux du monde, mais il en fallait quand même plus pour me vexer ou me faire paniquer. Bosser dans le social ça forge un peu le caractère aussi, je vous jure. Mon interlocuteur s'excusa alors d'être partis comme un voleur, mais sans voler. J'haussai les épaules avec un petit sourire, ce n'était pas si grave dans le fond. Je pouvais le comprendre aussi, se réveiller chez un inconnu sans savoir comment on est arrivé là, ce n'est pas vraiment rassurant. D'ailleurs mon sourire se fit un peu plus ironique quand je l'entendis dire que j'étais sûrement le seul mec au monde qui aurait fait ça pour lui.

- C'est rien t'inquiètes, je comprend. J'aurais pu être un psychopathe sadique qui aime soigner ses victimes pour les torturer de nouveau après... Quoique je t'aurais sûrement attaché si c'était le cas... Un psychopathe sadique pas très malin alors...

Mon sourire s'aggrandit un peu à ma blague. Elle n'était pas top, je vous l'accorde. Mais je ne voyais pas trop ce que je pouvais lui répondre de plus. Ce qui n'est pas vrai en fait, parce que je repris rapidement la parole.

- Sinon, je suis pas sûr d'être le seul type qui aurait fait ça pour toi. Sinon ce serait m'élever au rang de Gandhi ou de Mère Thérésa alors je veux bien être narcissique, mais il ne faut pas abuser non plus.

A croire que j'étais incapable de sortir des conneries parfois. Il faut dire, j'étais sérieuse toute la journée au bureau, j'avais bien le droit de relâcher un peu la pression moi aussi. Quoique, c'est pas vrai, j'aimaic bien blaguer avec mes collègues et certains de mes clients aussi. Enfin, je repris mon sérieux pour préciser à mon interlocuteur qu'il n'avait pas à s'inquiéter, que je n'attendais rien de sa part. Ce qui était vrai. Il ne m'avait pas vidé mon appartement, c'était déjà bien. Puis je n'avais pas besoin de quoique ce soit. Apparemment mon interlocuteur habitait dans le coin, d'où le fait que je le croise ici. Ouais, en fait ça n'avait rien de bien étonnant. Un jour peut-être, j'arrêterai de m'étonner d'un rien. Mais la vie serait bien plus ennuyante non ?

Mon interlocuteur se présenta alors, selon lui, c'était la moindre des choses. Il s'appelait donc Ezeckiel, c'était peu courant comme prénom. Quoique, vu mon nom, je pouvais bien me taire. En tout cas, j'étais content qu'Ezeckiel ne prenne pas trop mal le fait que je l'ai ramener chez moi à son insu, même si c'était pour le soigner. Après tout, ce n'était pas comme si je l'avais séquestré dans mon appartement non plus. La porte était ouverte quand j'étais partis bossé en laissant Ezeckiel dans mon lit. Je n'avais pas réfléchit plus en partant. J'aurais moi-même pu laisser une note à mon patient qu'il aurait vu à son réveil pour lui dire un peu ce qu'il s'était passé. Mais ça ne m'était pas venu à l'esprit non plus. De toute façon, les meilleurs idées arrivent toujours quand c'est trop tard.

- Alix. Je m'appelle Alix, vu ce que j'ai fait pour toi, c'est peut-être pas mal que tu connaisse mon nom aussi.

Je souris de nouveau, enfin si j'avais vraiment cesser de sourire à un moment. Sérieusement, les gens devaient me prendre pour un imbécile quand j'avais ce genre d'expression imprimer sur le visage. Mais je n'arrivais pas à lutter contre. En même temps, ce serait un peu bête de se retenir de sourire, en général ça rassurait les gens, puis ça ne coûtait pas grand chose non plus. D'ailleurs, je me sentais un peu con maintenant. Je ne voyais pas trop ce que je pouvais dire de plus et visiblement, faire la conversation ce n'était pas franchement le truc d'Ezeckiel. Je fini par jeter un coup d'oeil aux alentours avant de proposer la première chose qui me vint à l'esprit.

- T'as quelque chose de particulier à faire ? Sinon j't'aurais bien proposé d'aller boir un verre, c'est moi qui invite. Et promis, si tu finis mal la soirée, j'te ramènerai chez moi et cette fois je t'attacherai à mon lit pour être sûr que tu ne te barre pas pendant la journée.

Oui, j'étais en train de blaguer. Je ponctuais même phrase d'un petit rire alors que mon sourire se faisait plus moqueur. Il fallait s'y faire de toute façon, j'étais le genre de personne qui avait du mal à parler sérieusement très longtemps. Il fallait toujorus que je sorte des conneries pour essayer de faire rire les autres. Si certains n'aimaient pas ça, en général ça marchait plutôt bien. Puis, personnellement, je ne voyais pas trop l'intérêt de faire la gueule H24 non plus. OK, la vie n'était pas facile pour tout le monde, mais ça ne signifiait pas pour autant qu'on ne pouvait pas rire un peu de temps à autre.

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T'es un peu le genre de mecs trop franc, tu le sais ça Ezeckiel? Tu dis souvent le moindre petit truc qui te passe par la tête, sans réfléchir une seule seconde si c'est une chose que tu peux vraiment dire ou si tu vas encore passer pour une gros connard ingrat. Mais bon, même si c'est le cas, t'es habitué maintenant, t'en fais plus toute une histoire. Le seul truc c'est que t'as promis à Aidan de te tenir à carreau, tu lui as dit que tout irait bien, que tu te ferais pas remarquer, que t'éviterais de te mettre toute la ville à dos avant que vous ayez fait ce que vous aviez à faire. Bien sûr tu le pensais sur le coup, t'es toujours plein de volonté quand il s'agit de pas rendre ton frère furax, mais t'as vraiment du mal à garder tes résolutions. Un peu comme celles que tu fais au Nouvel An, tu les respectes pendant deux jours, la motivation aidant, l'envie de faire mieux, de te prouver à toi ou à tous les perdus à qui tu l'as raconté que tu en es capable. Puis tu vois un truc qui te rappelle cette envie. Pour certains c'est la clope, d'autres l'alcool, encore une troisième catégorie la bouffe. Mais toi c'est rien de tout ça, toi c'est la franchise, en trop grande proportion, celle qui ressemble presque à de la méchanceté gratuite, l'agressivité dans ton ton comme si tu pouvais pas vraiment t'en empêcher.

On va pas dire que tu t'en veux d'avoir déclaré ce que t'as déclaré, t'es pas non plus le genre de loustic à regretter quoique ce soit, qu'on soit bien d'accord. Mais t'aurais pu le tourner autrement. Tu le connais pas ce type et quelque part, il t'a quand même sauvé les miches, peut-être qu'il attend de toi un peu de reconnaissance. Quoique pour ça, il est un peu mal tombé, t'as toujours été pire qu'un gosse. Tu restes persuadé pouvoir te démerder seul, mais t'es bien content qu'on vienne te tirer d'affaire quand tu te plantes. Mais vu que t'as trop de fierté pour demander quoique ce soit à quiconque, tu restes persuadé que t'as pas à te mettre en quatre, après tout, toi, t'es pas allé réclamer de l'aide. Alors tu préfères la jouer plus vraie, la part de toi qui réagit à l'instinct, dans ses mots, dans ses réactions.

Tu te doutes bien que sa phrase en suspens signifie plus que les fois où il ramène un pauvre mec battu presque à mort à l'extérieur d'un bar, mais pour être honnête, t'en a pas grand chose  à foutre qu'il se tape la moitié de la ville ou pas, alors tu réponds rien. Il pourrait tout aussi bien être un boytoy que ce serait pas vraiment ton business, tant qu'on te laisse en dehors.Tu te contentes de sourire lorsqu'il te remercie, sans doute assez ironiquement. Avec plaisir. J'ai un meilleur ordi de toute façon." Parce que même si t'es pas totalement engageant à voir comme ça, t'as un minimum de sens de l'humour, que t'acceptes de montrer quand t'es certain de pas devoir casser la gueule du mec en face, ce qui n'arrive pratiquement jamais, en vérité. C'est pas pour rien que t'as pratiquement pas d'amis, déjà parce que t'en cherches pas, et ensuite parce que t'as bien trop souvent tendance à te retourner contre les autres pour aucune raison particulière.

Mais apparemment, le mec en face à l'air de pas trop se prendre la tête, et étant donné qu'il t'a soigné, tu vois pas vraiment de raison de l'envoyer chier. C'est pas comme si t'avais une vraie bonne excuse pour un excès de colère, dans ce cas-là. Même si la sociabilité et toi en règle générale font deux, t'es pas stupide au point de te faire un ennemi juste parce que tu sais pas comment réagir autrement. Son sourire a tendance à te rendre un peu perplexe par contre. T'es le genre à sourire, toi aussi , mais pas tout le temps, pas comme ça. Mais va bien falloir que t'acceptes, à un moment donné, que tout le monde n'est pas comme toi. ça ne pourrait qu'aider à ton développement personnel après tout. " Je suis plutôt content de pas m'être retrouvé attaché alors. Ou enfermé dans une cave." C'était bien connu que tous les psychopathes enfermaient leurs victimes dans les caves. Tu regardes sans doute un peu trop les films américains, ou les séries télévisées. Pour ta défense, t'as pas grand-chose d'autre à faire, vu que tu ne travailles pas.

Tu ris à sa blague. Certes c'est pas à se rouler par terre mais tu dois lui reconnaître un certain humour, ça te sort un peu de tes pensées un peu trop sombres et néfastes, ça te fait du bien. Tu te voiles pas vraiment la face, tu sais pourquoi tu t'es battu, pourquoi tu as tes coups de sang, tes crises de colère, t'es envies de meurtre. ça ne change rien, que tu fasses semblant devant Aidan d'avoir tourné la page. ça ne change pas les faits, tout ce qui ressemble de près ou de loin à l'envie de vengeance qui t'assaille quand tu regardes derrière toi. Tu commences déjà à la préparer, à trouver comment faire. T'es le cliché du mec qui a tout fait comme connerie et qui a trouvé le moyen de tout perdre.

Tu finis quand même par te présenter, et le blond en fait de même. Alix. T'as jamais entendu ce prénom, enfin si, mais sur une femme. Tu feras jamais la réfléxion, cependant, parce que ton deuxième prénom n'est pas vraiment mieux. Alois, qui a idée d'appeler un enfant Aloïs. Alors t'es plutôt mal placé pour faire un commentaire, aussi scientifique qu'il soit, sur son prénom à lui, tu te contentes de hocher la tête. T'essaies aussi de te rappeler ce que t'avais prévu de faire, mais rien te vient, donc tu hausses les épaules. " Si c'est toi qui invite, qui suis-je pour refuser? On va donc dire que j'essaierais de pas trop boire cette fois, ce serait dommage de me faire violemment séquestrer. Pas mon premier but dans la vie malheureusement." Même si en soi, de premier but dans la vie, t'en as pas vraiment, pas vrai Zeke ? Tu erres en espérant trouver une autre raison de vivre, comme si elle se cachait dans cette stupide ville. " T'es originaire de Bray?"
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C'était rassurant d'entendre mon interlocuteur blaguer un peu. Pas que j'avais peur de me faire casser la gueule pour des conneries, mais ce n'était jamais très agréable. Puis quel intérêt de frapper un mec que j'avasi soigné quelque temps auparavant, sérieusement. Je ris donc volontiers quand mon interlocuteur me dis qu'il avait un meilleur ordi que le miens. Enfin, je n'allais pas jusqu'à explosé exagérément de rire, m'enfin, vous m'avez compris quoi. Je ne fis pas de commentaire de plus à ce sujet. Il est vrai que je n'avais pas le meilleur ordinateur du monde. Puis, c'était un blague quoi ! Je pense qu'il n'y avait pas besoin d'en dire plus.

De toute façon le sujet de conversation changea et il n'était plus question de vol à présent. Heureusement, une fois encore, mon interlocuteur ne pris pas mal ma blague. Finalement, il y avait peut-être encore un peu d'espori pour ma carrière d'humoriste ! Quoique... Non... Il valait mieux pas. Je risquais de me faire haïr par plus de la moitié de la population. Si ce n'était pas par toute la population d'ailleurs. Non, j'étais mieux en temps qu'assistant social. Là au moins, je pouvais rater mes blagues, ce n'était pas grave, mes clients ne me jugeaient pas... Ils avaient bien trop besoins de moi pour ça. Ouais, c'est un peu narcissique, je sais. Mais que voulez-vous, la vie était trop courte pour passer son temps à se lamenter sur soi-même.

Finalement, après m'être présenter, à défaut de trouver mieux, j'invitais Ezeckiel à venir boire un verre. A croire que j'avais besoin de ma dose d'alcool hebdomadaire. Puis, quand je n'avais rien à faire, j'aimais bien traîner dans les bars. J'aimais bien l'ambiance qui y régnait. OK, ce n'était pas franchement toujours la joie, mais quand on savait où aller et quand, c'était sympa. Enfin, je trouvais ça sympa. Après ce n'était peut-être pas au goût de ton le monde non plus. Personnellement, j'aimais sortir pour rencontrer du monde. Mais il y avait pas mal de jeune qui préférait utiliser les réseaux sociaux. A chacun sa méthode après tout. Puis j'utilisais aussi les réseaux sociaux alors je n'allais pas juger non plus.

- Dommage, j'aurais bien aimé tester mes talents de psychopathe... Mais j'ai pas de cave alors... C'est moins marrant...

A ces mots, je commençais à me mettre en route vers l'Ambush, qui était sûrement le bar le plus proche d'ici. J'étais content qu'Ezeckiel accepte mon offre. Finalement, ma journée allait être moins ennyante que prévue. Enfin, je n'allais pas la passer à boire tout seul quoi... Quoique, je ne buvais jamais seul, même si je ne rencontrais personne, je n'avais aucun problème pour aller faire connaissance avec les personnes autour de moi. Puis, ce n'était pas pour me vanter, mais je connaissais une bonne partie de la population de Bray. D'ailleurs, comme si il avait lu dans mes pensées Ezeckiel me demanda soudainement si j'étais originaire de Bray. Cette question m'étonna presque. Ce n'était pas la première fois qu'on me la posait, mais j'étais perdu dans mes pensées alors je ne m'attendais pas à ça. Je ne m'attendais pas à grand choses non plus.

- Ouais, je suis né ici. C'est qu'on fini par s'y attacher à cette ville. Ou alors c'est juste que je suis trop con pour partir... Je sais pas trop...

J'avais longtemps rêvé de quitter Bray. Et même encore aujourd'hui si on me proposait de voyager, je ne dirais pas non. Mais je finirai toujours par revenir ici. Trop de chose, trop de souvenirs et de personnes me rattachaient à cette ville. Je crois que je ne pourrais jamais me sentir chez moi autre part qu'à Bray. Enfin, je disais ça aujorud'hui, mais je n'avais vu quedal de ce monde en dehors de l'Irlande. Peut-être qu'il existait une ville extraodinaire, quelque part, qui n'attendait que moi. Mais pour le moment, je n'étais pas près de quitter Bray. Certains trouvaient ça bizarre et même bête, moi pas...

- T'es pas de Bray toi, je me trompe ?

Je doutais de faire erreur. Même si son anglais était parfait Ezeckiel avait un accent qui était loin de faire très Irlandais. Ce n'était pas grand chose, mais ça trahissait pas mal. Ca me faisait toujours bizarre de rencontrer des étranger à Bray. Cette ville n'avait rien de très exceptionnel. Et pourtant, il y avait quand même pas mal de monde qui venait y vivre. Bon, on ne va pas se le cacher, pour la plupart, c'était parce que Bray concentrait une grande communauté de créatures surnaturelles et aux yeux de certains, ça assurait une certaine sécurité. Quoique, quand on voyait se qu'il se passait en ce moment...

- Sérieusement, j'peux te demander ce qui t'as trainé ici ? Ce n'est pas comme si c'était la ville la plus fun du coin quoi...

Quand on savait que Bray était à quelques minutes à peine de Dublin, c'était un choix assez étrange pour un jeune comme Ezeckiel... Enfin, je savais pas torp quel genre de jeune était Ezeckiel en fait... mais Bray c'était clairement une ville de vieux qui ne voulaient pas habiter à la capitale parce qu'ils la trouvaient trop bruyante, mais qui ne voulaient pas en être trop loin non plus et ne pas habiter en plein milieu de rien.

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Tu te détends petit à petit, enferme cet être sauvage, ton tigre, au fond de toi. C'est pas toujours évident, surtout lorsque t'es pris au dépourvu, t'as toujours tendance à te protéger, devenir violent. Parce que c'est comme ça que tu te protèges. Mais t'as aussi assez de présence d'esprit pour reculer et calmer celui qui gronde à l'intérieur de tes entrailles. Quand t'y penses le mec en face de toi à de la chance. Après ce qui t'es arrivé, après tout le carnage qu'est ta vie, t'aurais pu être un peu plus brusque. T'aurais pu lui casser deux dents juste pour t'avoir agrippé parce que l'instinct, tu connais que ça, et t'aimes pas être touché. Les seuls qui en ont eu l'opportunité, c'est ton frère, Skye, Orphée, et celles que tu t'autorises à avoir pour une nuit. Personne d'autre. Mais c'est pas si étonnant. Dans ta vie, t'as personne d'autre. Deux personnes importantes, deux incroyables lueurs dans ton univers, celle, sombre mais imposante, de ton frère, ton jumeau. Le calme placide, celui pour qui tu donnerais ta vie et bien plus encore. Tu le ramènerais des enfers si jamais la question se posait, tu le sais bien. L'autre lueur, plus pure, mais aussi déchirée que toi. Skye. T'évites de te demander ce qu'elle est pour toi, t'aurais sans doute peur de la réponse. Alors tu te contentes de laisser ton esprit dériver jusqu'à elle.

Tu sors des méandres de ton esprit pour te concentrer de nouveau sur le blond en face de toi. S'il ne te ressemble pas, il n'en a pas l'air mauvais pour autant, même tout le contraire, si tu pouvais te faire juge de ce qui était bon ou pas. Il a l'air d'être tout ce que toi t'es pas, en fait. L'aisance des paroles, que tu ne possèdes pas, cette tendance à sourire sincèrement. Les tiens de sourire, ils sont comme toi, ils sont brisés, cassés, ironiques, froids. On dit que les yeux sont les reflets de l'âme, toi tu vois plus facilement au travers des sourires. Mais c'est parce que tu regardes pas souvent les gens dans les yeux, t'as le flip qu'ils y voient ton passé, ton intérieur, ton intimité. T'as peur qu'ils veuillent te psychanalyser comme des cons alors que toi tu veux pas parler, surtout pas avec des inconnus, surtout pas de toi.

Mais tu dis jamais non à un verre, et t'as rien à faire. Alexis, elle peut attendre, t'as pas vraiment envie de la stalker toute ta vie non plus, c'est qu'une nana. Et puis si Aidan n'est pas content, tu penses bien qu'il a qu'à la séduire lui-même. Toi t'en as marre, tu veux te barrer mais tu veux une pause aussi. Alors aller boire un coup, c'est le meilleur deal que t'ai jamais fait pour t'échapper de ta vie. T'es libre mais t'as l'impression d'être prisonnier. De toi même, principalement. Et t'en as marre de ces introspections que tu te fais subir à toi-même. Certains diront que tu devrais réfléchir plus à tes actes, toi t'as envie de les insulter, de leur dire qu'ils y connaissent rien, que le problème, c'est justement que tu réfléchis trop, que tu te crées des murs que seul toi peut voir. Mais tu te tais, tu dis rien et tu continues de faire comme si. C'est important pour toi, pour Aidan. Il faut bien que quelqu'un prenne soin de ta famille. Alors tu lui offres un petit rire et tu acquiesces. " Si tu fais pas d'efforts pour passer pour un vrai psychopathe aussi ..." Tu rentres dans son jeu parce que ça te ferait du bien de sortir un peu du tien. Et finalement, tu t'y prendrais.

Vous vous dirigez désormais vers l'Ambush. T'es déjà allé dans ce bar, c'est là que t'as parlé à Alexis. Tu l'aimes bien ce bar, il est un peu à ton image, en bordel. Tu sens son aura surnaturelle avant même d'y mettre les pieds. Les métamorphes sentent pas vraiment les autres espèces, vous êtes pas programmés pour ça, mais fallait pas être con pour savoir qu'il y en avait qui traînaient dans le coin. D'après les recherches d'Aidan, y avait que ça dans les environs. A croire que les humains se faisaient rares. Tu t'intéresses quand même à celui qui t'accompagne. T'as du mal à comprendre ceux qui viennent d'ici. T'aimes pas spécialement cette ville, comme t'aimes aucune ville. Tu ne te sens bien que dans la découverte, une fois que tu as percé les secrets de tel ou tel endroit, tu n'as qu'une envie, c'est prendre le premier train pour te barrer. Et Bray ... Disons que c'était trop petit pour contenir ton besoin de nouveauté. T'as l'impression que tu te déferas jamais de cette addiction que t'as développé, mais c'est pas plus mal, du moins c'est toi qui en juge. " J'ai jamais vraiment connu de ville qui m'ait donné envie de rester. Mais je suppose que ça doit être différent si t'y es né." Toi ta ville de naissance t'as très vite fait comprendre que t'étais pas le bienvenue entre ses murs.

Mais finalement ... Tu préfères. Aller par ici, par là, te poser nulle part, t'attacher à personne. Mais tu te voiles un peu la face, pas vrai? Tu sais bien que maintenant c'est différent. Maintenant t'as rencontré ta renarde, et t'as plus vraiment envie de partir. Ou pas seul. Pas sans elle. C'était une sensation étrange, que tu trouvais désagréable car inattendue. T'aimes pas ça autant que t'en veux plus. Tu te mets à sourire. Alix a tapé dans le mille. T'es loin d'être du coin, c'était peu dire. Peut-être ton accent t'a-t-il trahi, comme il le fait toujours. " Exact, je viens du nord de la France. J'ai juste la fibre du voyageur !  " Ils arrivèrent devant l'Ambush, et Ezeckiel ouvrit la porte pour qu'ils se faufilent à l'intérieur. L'atmosphère était sombre, contrastant avec le jour extérieur. Pourquoi Bray ? Il ne pouvait pas décemment lui dire que c'était pour faire profil bas et que les grandes villes étaient bien plus fliquées que les petites. Non c'était pas une bonne solution. " On voyage beaucoup, avec mon frère. Surtout dans les grandes villes mais ... Disons qu'on avait besoin de changer d'air. " Surtout toi, qui arrive pas  à te remettre, pas vrai Ez? " T'as jamais quitté l'Irlande?"
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Et dire que pendant un instant je pensais que j'allais me faire frapper par ce gars pour l'avoir ramener chez moi et soigné sans un mot. Finalement, Ezeckiel était un type super sympa. Enfin, il était rentré dans mon jeu du psychopathe et en riait, il ne m'en fallait pas vraiment plus. Je ne disais pas non plus que ce type allait devenir mon nouveau meilleur ami, mais au moins on s'entendait pas trop mal, c'était cool. Je n'aimais pas me mettre les gens à dos. Je crois que personne n'aime ça d'ailleurs. Mais j'adorai faire de nouvelles rencontre et parler avec les gens, alors si ça pouvait se passer bien et sans tensions, tant mieux. Et si non... Et bien, je voulais bien être sympa, mais il ne fallait pas trop jouer avec mes nerfs non plus. Sobre, ça allait encore, mais si j'avais bu un peu trop pendant la soirée, j'aurais eu aucun problème à répliquer violemment.

D'ailleurs en parlant de boisson, j'invitai Ezeckiel à venir boire un verre à l'Ambush. Et en chemin, nous continuâmes notre discutions sur Bray. A croire qu'on ne faisait pas plus basique comme conversation. Mais j'étais curieux de savoir ce qui pouvait attirer les gens ici. Ou tout du moins la raison qu'ils donnaient. J'avais déjà parlé de ça avec Scylla il y a quelques semaine de ça. De mon avis, la plupart des étrangers qui venaient ici, étaient des créatures surnaturelles qui recherchaient une stabilité que Bray pouvait leur offrir. Quoique, cette stabilité était pas mal remise en question ses derniers temps. Depuis le meutre de la jeune sirène, les rues de Bray n'étaient plus si sûre pour les êtres, qu'importe l'élément auquel ils étaient rattachés. C'était triste. Personnellement, voir ma ville natale se dégrader ainsi me désespérait. Il ne me restait plus qu'à espérer qu'un jour les choses pourraient redevenir comme avant. C'était un peu pour ça aussi que j'avais décider de rejoindre la R.E.N.

- Hum... Je ne peux pas vraiment te dire. J'ai plein de souvenir ici. Puis toute ma famille et la plupart de mes amis vivent à Bray, donc ça n'aide pas à partir non plus.

Il s'agissait sûrement là de mon principale argument pour Bray. Cette ville entière représentait pour moi la maison, tout simplement. En cas de problème, je savais à qui je pouvais demander de l'aide. Je n'avais pas besoin de me casser la tête pour savoir où était quel magasin, je connaissais l'endroit comme ma poche. Bref, pas mal davantages. Mais je ne disais pas pour autant que Bray était LA ville où il fallait être. A connaitre tout le monde, c'était parfois un peu agaçant. Les rumeurs allaient de bon train. C'était presque impossible de sortir sans devoir faire la conversation à une vieille connaissance, qu'on avait pas forcément envie de voir. Puis pas mal autres inconvéniants sur genre.

Arrivant enfin à l'Ambush, j'entrais sans me faire prier. C'était loin d'être le bar le plus classe de la ville. L'ambiance y était un peu sombre d'ailleurs, mais personnellement je m'en fichais un peu. OK, si je devais vraiment choisir un pub dans tout Bray, je choisirai sûrement le Three Godess Pub, déjà parce que je m'entendais bien avec les gérantes, l'ambiance était sympa et en plus c'était pas loin de chez moi.. Donc que demander de plus ! Mais l'Ambush n'était pas mal non plus, on y faisait pas mal de rencontre intéressante. Puis ce n'était pas là que je risquais de tomber sur des personnes que je n'avais pas envie de croiser. Ou tout du moins... Ce n'est pas ici que ces personnes viendraient m'aborder. Bref, tout en entrant, Ezeckiel me dit qu'il était du Nord de la France et j'hochais la tête, d'un air un peu impressionné. En même temps, il en fallait assez peu pour m'impressionner à ce niveau là...

Je ne répondis pas immédiatement, laissant Ezeckiel continuer de parler alors que nous nous installions à une table et passions commande. A une heure pareille, il n'y avait pas grand monde. Surtout pas à l'Ambush. Il y avait bien quelques habitué qui devaient passer leur journée ici, qui étaient assis au comptoir. Mais la plupart des clients venait pour passer la soirée, pas l'après-midi. Je ne doutais donc pas que nous soyons servit assez rapidement. Personnellement, j'aimais trop la bière pour demander autre chose. J'aimais bien l'alcool, mais sérieusement, la bière, c'était ce que je préférai. Je n'étais pas Irlandais pour rien, vous allez me dire.

- Nan, j'ai jamais quitté l'Irlande. Le plus loin que je sois allé, c'est Cork. J'ai fait mes études là-bas.

C'était un peu triste à dire tout de même. Cependant, je m'estimais encore jeune, donc j'avais encore le temps pour voyager et voir le monde. Mais pour l'instant, au niveau financier, je ne pouvais pas trop me le permettre. Être assistant social, ça rapportait bien, mais une fois les impôts, le loyer, la nourriture, le forfait de portable, le club de Hockey et tout le reste en moins... Et bien il n'en restait pas énormément pour pouvoir se permettre de se payer un voyage aussi finalement. Puis partir seul, ce n'était pas le top. Je n'avais pas de frère pour m'accompagner partout où j'allais. J'avais bien mes parents, mais sérieusement... Qui voudrait partir sans cesse avec ses parents ?

- Mais c'est cool de voyager non ? J'ai toujours voulu aller à Nashville... Mais niveau financier... Voilà quoi...

Les Etat-Unis, c'était un rêve de gosse pour moi. Le nombre de fois où, avec Eileen on avait rêvé de partir, comme ça, sur un coup de tête, en s'imaginant que tout était mieux aux Etat-Unis. Mais au final, nous étions encore là, tous les deux, à Bray. Peut-être qu'on pourrait finir par s'organiser ce voyage un jour en fait. Quoique, Edward ne me laisserait sûrement pas partir seul avec sa petite-amie... Puis si c'était pour tenir la chandelle pendant tout le séjour... Ce qui était sûr c'est que je ne pourrais pas vivre là-bas. Quoiqu'il arrive, je finissais toujours par revenir à Bray.

- Du coup, à part la France est l'Irlande, t'es allé où ? Et t'as toujours voyagé qu'avec ton frère ?

Incapable de reteniur ma curiosité, je laissais ces questions sortir de ma bouche, sans complexe et ce n'est qu'après que je réalisais que je donnais un peu l'impression d'agresser mon pauvre interlocuteur. A défaut de passer pour un psychopathe, il allait finir par croire que j'étais un inspecteur de police ou un agent du FBI qui lui faisait passer un interogatoire. Je me repris donc assez rapidement :

- Oh ! Désolé, ça fait beaucoup de question... Promis, c'est pas un interogatoire, juste de une curiosité compulsive...

Puis si on continuait de boire beaucoup ça ne risquait pas d'aller en s'arrangeant. J'étais déjà bavards en temps normal alors, avec de l'alcool dans le sang, je ne vous raconte pas. En plus, je devenais super naïf et il était possible de me faire gober n'importe quoi quand j'avais trop bu. Mais bon, il faudrait bien plus d'une bière pour en arriver là tout de même.

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C'était rare que tu fasses un effort pour t'entendre avec les gens. On aurait même pu tenter le mot "exploit" si on avait voulu se prendre un regard noir de ta part. Tu peux pas dire que ce soit faux, cependant, et t'en as pas grand chose à foutre. De toute manière, tu prends pas les autres comme assez importants pour t'attarder à paraître sympathique alors que t'as la faculté de détester tout le monde sans les connaître. Mais pas Alix. Tu vas pas dire que tu t'es trouvé un pote, faut pas déconner, mais au moins t'as pas envie de lui en foutre une pour qu'il ferme sa gueule, c'est déjà un bon point. Pour toi ce serait presque même une avancée. Puis ça te fait pas de mal de rire un peu, c'est pas comme si t'étais abonné aux bons moments, tu les pourchasses jour après jour et ils semblent pourtant te fuir comme la peste, sans doute sentant que t'es pas vraiment prêt à les accueillir à bras ouverts. Alors quand t'arrives à penser à autre chose, tu le fais, et souvent ça consiste à taper sur d'autres mecs pour te déverser de la rage que tu ressens pour un français lambda qui a cru bon de buter ton âme soeur. Mais parfois, à de rares moments, très souvent avec ton frère, t'arrives à l'oublier autrement, avec des rencontres comme celle-là. Bon, pour être honnête, c'est pas vraiment une rencontre si tu considères qu'il t'a sauvé la mise pas plus tard que la semaine dernière, mais pour toi c'est comme si.

En marchant vers le bar, vous entamez la conversation. Parler de tes voyages ne te dérange pas vraiment, en vérité, t'as connu que ça, et vu que t'es pas vraiment du genre à énormément parler non plus, tailler la discussion sur un sujet que tu maîtrises et que tu connais bien est quelque chose d'assez rassurant. ça t'évite de réfléchir à la question que tu vas poser pour que la conversation ne se termine pas là, sur un blanc trop gênant. Si t'es pas vraiment le type à aimer raconter ta vie, t'aimes pas forcément les silences dérangeants. Personne ne doit aimer ça, c'est pas spécialement une exception. Alors ce sujet, c'est un peu ta facilité. Et puis, ça t'intéresse aussi , faut te l'avouer, essayer de comprendre les gens qui réfléchissent pas comme toi parce que t'es incapable de te mettre volontairement à leur place. T'as vécu dans ton monde toute ta vie, avant d'arriver là. Bien sûr jusqu'à quatorze ans en orphelinat, tu côtoyais d'autres gosses, mais au final tu restais qu'avec Violet et ton frère alors c'est pas comme si t'avais pu développer ta sociabilité. Mais ça fait dix ans que t'as pas de maison, pas de lieu auquel te raccrocher, et que ça te pose aucun problème majeur. Pourtant là, tu sens que tu restes plus longtemps que ce que tu souhaitais, et t'aimerais savoir pourquoi les gens ne partent pas alors que toi tu rêves de te barrer loin d'ici. " Je vois. Enfin, non pas vraiment, mais je peux comprendre."

T'as cette impression d'avoir eu de la chance, parce que dès qu'on te parle de famille, de connaissances, de relations, t'as juste l'impression que ça retient de faire ce que t'as vraiment envie de faire. Ton frère a toujours été avec toi dans tous tes changements, alors c'est différent, t'as pas été élevé par des parents, tu t'es fait tout seul. C'est toujours la même chose, t'as cette impression de pas être né dans le même monde que les autres, ça te gêne pas, mais tu te dis que t'es quand même content d'avoir eu ta vie et pas la leur, te connaissant, t'aurais préféré crever que de rester dans une ville telle que Bray toute ta vie. Parce que plus t'avances, plus tu te créées de liens, et plus t'es embourbé dans cette toile qui t'empêche de faire un mouvement. Est-ce que tu serais un hors la loi, si t'avais eu cette vie là? Sans doute pas. Et changer ce que t'es, ça, il en a toujours été hors de question, pas vrai?

T'es désormais à l'Ambush. T'aimes bien ce bar, il est pas accueillant, tu te sens pas en sécurité, quand t'y vas, mais y a plein de gens comme toi, des paumés, qui savent pas vraiment ce qu'ils foutent là. De ceux que la plupart des gens seraient pas rassurés de croiser en pleine nuit. Même en plein jour cela dit. Des gens cassés par la vie qui se sont abandonnés à la bouteille, ou même de ceux qui se prennent pour des pirates, avec leur bouteille de rhum à la main, de ceux qui ont l'air d'avoir vu du paysage, comme toi. Tu sais que la plupart sont pas vraiment humains, comme toi tu l'es qu'à moitié. Mais ça te gêne pas. Parce que c'est un peu l'endroit des reclus, ceux qui veulent pas parler, pas entendre de questions, de réponses, ceux qui veulent juste boire tranquillement en essayant d'oublier à quel point ils se sont merdés pour en arriver là. C'est pas chaleureux mais c'est un peu à l'image de ta vie. Tu te rappelles tous les squats où tu séjournais? C'était miteux, ça tombait en rade, et pourtant c'était chez toi. Comme là, ce bar est devenu ta deuxième maison tellement t'y passes du temps. Certains pourraient croire que c'est parce que t'aimes boire, mais en fait là bas tu te sens moins en dehors de la société que les gens bien rangés dans leur banlieue, leurs gosses et leur clébard.  " Irlandais pur et dur alors ! Je suis jamais allé à Cork. J'irais peut-être y faire un tour pendant que je suis ici tiens. "

Toi t'es pas attaché par un métier quelconque, alors tu peux te permettre d'aller partout. Tu pourrais pas te ranger, sans doute que ça en fait partie. Un boulot bien rangé, huit heures de travail par jour ou plus. C'est pas vraiment toi. Tu te vois pas évoluer comme le commun des mortels, t'as rejetté cette possibilité aussi tôt que t'as pu penser par toi même, et tu t'en sors pas trop mal jusqu'à maintenant, assez bien pour continuer dans ton idée. " J'en ai fait un style de vie. Je peux pas rester au même endroit, ça me fout de l'urticaire. Mais c'est sûr que c'est pas donné. " Enfin, c'est ps comme si tu avais ce genre de problèmes, t'as très vite compris comment pallier à ce problème, pas vrai? Mais tu le cries pas non plus sur tous les toits.

Alix te pose de plus en plus de questions. Ca te soulage, en vérité, après tout, comme tu l'as pensé plus tôt, t'es pas du genre à savoir faire la conversation, alors tu le laisses faire et tu te contentes de répondre. Mais les questions ont ce côté pervers qui est que tu ne peux pas les contrôler. Et parfois, sans le savoir, ceux qui les posent marchent sur des terrains dangereux. Alors Ez, toujours aussi prêt à raconter ta vie? Ou alors ça devient trop personnel pour toi. Tu gardes le silences quelques secondes qui paraissent pour toi durer des heures. T'hésites à répondre. Après tout tu pourrais même mentir. Mais mentir, est-ce que ce serait pas l'insulter, elle? Faire comme si elle n'avait jamais existé, que toute votre histoire n'avait jamais eu lieu, et même si parfois t'aimerais bien que ce soit le cas, pour que la souffrance disparaisse, tu peux pas non plus faire ça, alors tu hausses les épaules. " Pas de soucis, je suis pas très doué pour faire la conversation, c'est assez arrangeant du coup ! Tu te rends compte qu'il a dû remarquer que tu t'es un peu refermé alors tu souris nerveusement, et tu décides de lui répondre quand même. Après tout, en parler pourrait t'aider, t'en sait rien, tu le fais jamais. " On est allé à Los Angeles, Prague, Berlin et Saint-Petersbourg, entre autres. Des villes magnifiques, toutes plus différentes les unes que les autres. " Tu prends un pause parce que ce que tu vas dire est un peu plus important pour toi que les villes que t'as traversé. " Oui, il y a eu une fille, pendant un temps. Orphée. Mais ça a pas duré. "
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