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Sometimes we can't see why normal isn't normal | Kat & Max

Dim 27 Jan - 18:19



Sometimes we can't see why normal isn't normal. 


Le battement cardiaque régulier mais rapide, le souffle plus long et une goute de sueur qui coulait doucement malgré le froid de l’hiver. Il parait qu’un seul mois est suffisant pour développer de nouvelles habitudes, faire en sorte que ces dernières soient suffisamment ancrées.  Maxwell avait pris cette habitude de sortir courir plusieurs fois par semaine, et ce quelque soit le temps. Les premières années d’internat s’étaient avérées compliquées, pas plus difficiles que celles passées assis sur les bancs inconfortables de l’université mais, c’était un autre challenge. Le stress et la pression étaient plutôt bien évacués par quelques kilomètres parcourus dans la ville ou dans des endroits plus naturels quand la chance se présentait. Le temps était pourtant particulièrement froid et il ne croisa pas grand monde sur son chemin. Si les premières minutes étaient difficiles, une fois la machine qui lui servait de corps en mouvement, ses vêtements chauds étaient suffisants pour lui éviter de subir le climat terrible des pays du nord.

Il revenait de son petit jogging du dimanche, occupé à faire la file dans un café qu’il connaissait. La carte des saveurs proposée était immense et l’odeur sucrée des pâtisseries en faisait saliver plus d’un. Son téléphone vibra pour afficher un message de son frère. Réaction épidermique, il leva les yeux au ciel. Qu’est-ce que James lui voulait encore ? Il avait beau lui dire qu’il se fichait royalement de sa nièce et que les liens familiaux avec toute personne de moins de dix-huit ans ne l’intéressait pas mais il persévérait, déterminé à transformer son asocial de frère en oncle parfait. Peine perdue. Au mieux le médecin s’intéressait à sa nièce pour faire plaisir à sa propre mère et trois fois sur quatre, il engageait une baby-sitter pour la surveiller. Si les premières fois la petite Lilou avait connu des gardiens différents, les fois suivantes elle était restée dans les mêmes mains, celles d’une femme d’une trentaine d’années au look qui contrastait avec son air bien propre de premier de classe. Maxwell avait assez rapidement été attiré par cette aura si différente mais malheureusement, il n’était toujours pas très doué concernant la gente féminine, ou masculine, ou l’humanité dans son ensemble en fait. Ainsi, il avait pu ajouter un râteau à sa collection déjà bien fournie. Peut-être avait-il été trop direct, peut-être n’était-elle pas intéressée par les types trop classiques dans son genre, il n’en savait rien. Quoiqu’il en soit, il allait devoir trouver une nouvelle baby-sitter s’il ne voulait pas devoir jouer à Barbie princesse magique.

Une fois son café avalé, il sortit de la boutique un muffin en main. Oui la vision du type sportif en jogging en plein mois de janvier contrastait un peu avec les framboises recouvertes de glaçage qui ornaient cette pâte moelleuse. Il était pourtant encore motivé à refaire quelques kilomètres, les problèmes commençaient à s’entasser dans son esprit et profiter d’une petite période de paix n’était pas du luxe. Avant d’appuyer sur play et de relancer la musique qui l’accompagnait dans le froid glacial, il se débarrassa de ce trésor sucré. En deux coups de dents, la pâtisserie fut engloutie. Peut-être aurait-il été plus intelligent d’éviter de tout gober de cette façon, ça lui aurait éviter d’avoir des joues de hamster complètement ridicules quand il tourna la tête vers la voix qui venait de le sortir de ses pensées gourmandes. C’était encore plus ridicule quand la voix en question était celle de Katerina, l’artiste derrière son plus récent – et magnifique il fallait l’avouer – râteau.


panic!attack
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Katarina Molkovich
Chasseur
MESSAGES : 99
RACE : Humaine
MÉTIER/ÉTUDE : Bras-droit d'un prince, babysitter et autres boulots à temps perdu

Sometimes we can't see why normal isn't normal | Kat & Max

Jeu 14 Fév - 16:31

Katarina & Maxwell


Tu aurais préféré claquer la porte. Comme ça, d'un seul coup, sans jamais à avoir à remettre les pieds dans ce lieu, dans cette part d'univers, dans la vie de cet homme. Parce que cette fois, tout était différent. Si tu faisais du babysitting, ce n'était pas parce que c'était réellement ça. Ce n'était pas un emploi anodin comme les autres, cette fois-là. Non, c'est un contrat de chasseuse et c'est sans doute tout aussi pire parce que tu ne peux pas tourner les talons. C'était la demande d'un collègue, d'un membre des Dux Tenebris. De ce vieux scientifique que malgré tout tu affectionnes bien. Loin d'être à la même vision que Basil -et au même type d'affection, d'ailleurs-, c'était un peu cette image du grand-père qui t'offre un caramel et te pince la joue en prenant de tes nouvelles. Il était sympa et quand il est venu vers toi avec une demande, surtout aussi importante, tu n'as pas su dire non. Faudrait peut-être que tu renforces ton coeur, au final. Tu as encore du chemin à faire là-dessus et tu le sais. Si tu as encore de mauvais réflexes de la mafia en terme caractérielle, tu as l'impression que tu n'es plus aussi dure qu'avant, comme si Bray venait t'adoucir un peu. Ou ressortir ce coeur guimauve qui s'avérait enfoui depuis toujours puisque tu n'avais pas autant à interagir avec les humains. Entre mafieux, le caractère est tout autre, contrairement à une mère qui t'explique que tu dois faire attention à son bambin. Pourtant, c'est depuis quelques années déjà que tu as besoin de ce coeur de pierre, mais malgré tout, tu te laisses tout de même avoir par cette demande par le vieil homme. Ce vieil homme un peu taré, certes, mais que tu apprécies. À croire que tu ne te tiens qu'avec les mauvaises personnes, quand tu prends temps d'observer ton entourage. Surveiller son petit fils. C'était là, la mission première. L'observer de loin et t'assurer qu'il ne lui arrive rien de mal. Une demande qui à la base se voyait simple. Tu as pris soin de ramasser des informations et tu t'es retrouvée à proposer tes services comme babysitter pour la nièce de ce Maxwell.

Puis, oh seigneur. Ce mec est si chiant. Si désagréable. Il te faut, en toute sincérité, ton plus grand self-control pour ne pas tout simplement lui balancer ton poing au visage par moment. Ce type est d'une prétention sans nom et c'est pire encore lorsqu'il s'est décidé que la meilleure chose à faire pour conclure cette soirée de gardiennage, c'était de te lâcher une de ces répliques de drague complètement idiote. Te proposer de l'alcool, t'expliquer que son lit était confortable, que tu apprécierais sans doute, tout en prenant soin de mentionner que la gamine ne se réveille pas la nuit? Pitié. Tu te souviens encore de la scène, d'ailleurs. Tu n'avais pas pu empêcher un rire, pour ensuite lui coller un râteau à défaut d'un poing -quoi que le rire, c'était déjà un râteau en soit, vu comment c'est sorti- dans un "Je doute que j'apprécierais, pour ça faudrait un minimum d'intérêt envers l'autre et l'alcool ne va pas aider à ça." Et toi, tu t'étais relevée, comme ça, comme un rien, pour quitter son logis et savourer un râteau de plus autour d'une bonne bière froide. Parce que c'est devenu un défi, avec le temps et à force de te recevoir des propositions de la sorte: Sortir un râteau toujours mieux que le précédent. Tu étais satisfaite de celle-là, bien que ce n'était pas ta meilleure, et tu comptais très bien lancer à ce vieil homme que tu comptais laisser tomber. Parce que ce type était des plus désagréables.

Sauf que tu as appris cette attaque et toi... Toi, tu as repris du service. Un véritable automatisme. Tu devais au moins ça à ce papi. Alors tu t'étais remise à le tracker comme si c'était un animal -ou plutôt une créature, dans ton cas- afin de savoir où le croiser. Tu avais compris un peu ses horaires et c'était suffisant pour savoir que là, maintenant, il allait faire du jogging. Tu n'avais pas trop le choix. Tu le savais assez imbécile pour simplement faire le geste de trop ou dire la parole de travers et soudainement, tu retrouverais son cadavre au sol. Parce que cet homme est une plaie, en terme d'attitude et sa compréhension des normes sociales semblait quasi inexistante. Tu te devais donc de trouver moyen de le croiser de nouveau, peu importe à quel point toi, tu ne fais pas de retour après avoir lancé des râteaux. C'est peut-être un peu enfant comme façon de penser, mais tu te plais dans l'idée que le râteau, c'est ton dernier mot et que c'est ainsi toi qui clôture la danse menée maladroitement par ton interlocuteur. Tes râteaux, tu les aimes quand il n'y a rien à en répondre et que tu peux en rire plus tard. Pas quand tu te dois de revenir sur tes pas et affronter la personne de nouveau ensuite. Mais tu te voyais tout de même là, à devoir fouiller son horaire et comprendre ses allés et venus. La façon la plus simple et stable de l'aborder, avec une quelconque discrétion et jouer sur le coup du hasard, restait le jogging. Et comme de fait, il était bel et bien là où il devait être, environ dans les même heures que ce que tu avais prévu. Il était même arrêté dans un petit café, le temps d'une pause, de prendre quelque chose de sucré pour se redonner de l'énergie. Tu avais prévu le coup, jogging sur les fesses, manteau sur le dos pour couper le froid. Ouais, la fille qui fait son jogging aussi par hasard, au même endroit. Tu l'observais à l'intérieur du café, dans cette longue file, attendant le moment où il quitterait les lieux pour l'aborder. Ce serait crédible au moins, ton corps serait froid par la température extérieure et l'attente qui te semblait interminable. Puis, il quitte enfin et tu t'approches dans un « Maxwell? » noté d'étonnement face à la situation. Qu'on te donne un trophée d'actrice, quelqu'un! Mais il se retourne et toi... Toi tu délaisses un rire. Bien moins méchant et moqueur que celui balancé à son râteau. Bien plus doux, presque amusé de le voir ainsi avec les joues gonflées. Tu pinces légèrement le bas de ses joues dans un geste taquin et bref, de ton pouce et ton index, le sourire aux lèvres. « Bah alors, fais pas cette tête ! Tu engouffres tout comme ça et tu ne m'en laisses pas même un morceau? » Tu te devais de faire comme si cette tentative horrible de drague n'avait jamais eu lieu. Comme si tu étais l'une de ces femmes qui revient en toute innocence malgré ça. Comme si ton râteau n'avait jamais eu lieu. Tout ça pour faire plaisir à ce papi. Au moins, tu avais l'argent de ce babysitting forcé qui se voyait réel dans tout ça. C'était un point positif parmi tout le bordel de cette rencontre, faut l'avouer.
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