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Careless
TEMPESTAIRE
TEMPESTAIRE
MESSAGES : 293
AGE DU PERSONNAGE : 27
RACE : Tempestaire de Vent

who we were when we met + mavexis

Dim 13 Jan - 23:04
who we were when we met
mavexis

T’avais à peine poser tes valises dans ton nouvel appartement que ta planche te menait déjà dans les rues de cette ville qui t’avais vu naître, grandir, souffrir, aimer. Ton esprit semblait s’échapper de ton corps alors que tu revisitait ses endroits où t’avais passé la majorité de ta vie, encore plus lorsque tes roues de menèrent direct devant ta boutique, du moins ton ancienne boutique. Les souvenirs semblaient se précipité dans ton crâne alors que tu revoyais les deux autres membres de la triforce tout sourire, se chamaillant, alors que t’essayais vainement de paraître sérieux devant un client, ou encore là fois où Raph et toi vous aviez réussit à convaincre Sol de se faire tatouer avec vous et qu’il avait retenu ses larmes tout le long. Ta vie, elle avait fait un 180 depuis, tout paraissait si loin, comme si t’avais jamais été là, comme si t’avais plus rien à voir avec le gars que t’avais un jour été. Raphaël et Sol, ils t’avaient rendu meilleurs, ils t’avaient donné cet envie de vivre, pas seulement de survivre. Et alors que ton regard parcourait le devant de la boutique, tu te rendait compte à quel point celle-ci avait changé. Tes dessins n’étaient plus dans la devanture, ton nom n’apparaissait plus nul part, hell, même les décorations n’étaient plus les même. Un petit museau froid contre ta main, alors que tes pensés s'était évadé dans le passé, vers un moment où tout avait semblez parfait, où la réalité n’avait fait refassent que plusieurs semaines plus tard. Ton regard se posa sur le clébard à trois pattes assis à côté de ton skate, immobile depuis que t’avais décidé de t’arrêté, il semblait vouloir te ramener à la réalité, mais surtout d’être là, d’exister dans ta vie. C’est tout ce que t’avais besoin. Un sourire, une caresse sur la tête, avant de repartir vers ta nouvelle réalité, pas le passé.  Il faudrait éventuellement que tu y retourne, que tu donne ton nom, que tu te retrouve du boulot, parce que même si t’avais un peu d’argent présentement, ça ne te seras pas assez pour une vie complète. De toute, tu te rongerait le sang à rester à rien faire sans boulot, t’étais une boule d’énergie, t’étais incapable d’arrêter, fais toi pas d’idée petit.

T’aurais pu croire que ton prochain arrêt n’aurait pas été cette vieille maison qui hantait tes rêves, ton passé, ta vie présente. Celle où tes souvenirs d’Alexis s'amassent. Celle qui signifiait le début, mais aussi la fin. T’avais aimé Alexis ici, tu l’avais aussi étouffé lors d’une épisode de PTSD. T’avais aucune raison d’être là, elle était partie avant toi, elle s'était sauvé de toi Maverick. T’avais été trop brisé pour apporté quoi que ce soit de bien dans sa vie, trop mal pour amener autre chose que destruction et haine. T’avais été incapable de l’aimer comme t’aurais voulu le faire. Aujourd’hui, tu finissais à nouveau devant la bâtisse, comme si toute ta vie t’avais attendu que ça, la revoir, comme si t’avais encore cet espoir fou qu’elle soit revenue. Tu y croyais pas vraiment à la silhouetts sur le porche, un moment, t’avais l’impression que c’était encore un rêve, ton esprit qui te faisait des tours, t’en avais l’habitude après tout, tu sais pas trop. Tu pouvais sentir ton coeur qui s'arrêtait, un soubresaut inattendu, une femme, elle, tu l'aurais reconnu n’importe où, hell, tu l’avais imaginé jusqu’en Amérique. Tu savais pas quoi faire, ni même comment réagir, tu restait planté là, à regarder les souvenirs se bousculer dans ton esprit. C’était encore une illusion, un mauvais tour de ton cerveau, elle n’était pas là, elle ne pouvait pas être là, c’était tout. L’impossibilité avait son charme après tout. Jusqu’à ce que la silhouette tourne sa tête et que son regard croise le tien. Tu ne su pas trop ce que tu lisais dans ses yeux, mais tu le savais ce qu’elle pouvait lire dans le tien. Angoisse, remords, espoir, incompréhension, terreur. Tu restais figé, t’avais tellement rêvé de ce moment là, t’avais tellement voulu qu’il arrive. T’avais eu qu’une envie dans les dernières années, poser à nouveau ton regard dans le sien, sentir son odeur t’envelopper, sa peau contre la tienne. Et pendant un instant, avant que tu ne sachent comment l’avenir allait se dérouler, tu t’enroula dans l’espoir qui t’enveloppa, dans ce moment où peut-être, peut-être seulement t’allait finir par être heureux avec elle. Tu savais pas, tu savais plus, t’étais une boule d’angoisse, boule d’espoir. T’avais envie de te précipité, de l’envelopper dans ta chaleur, de la tenir contre toi, mais tu ne le fis pas. Tes jambes lâchèrent sous toi, alors que tu tomba sur tes genoux, incapable de bouger, alors qu’un son rauque sortit de ta gorge enrouée. “Alexis…”
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apologizing and laying down my ego to rest maverick;
How I wish, how I wish you were here. We're just two lost souls swimming in a fish bowl year after year, running over the same old ground and how we found the same old fears. How I wish you were here.by lizzou.
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Alexis C. Samson
Tempestaire
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MÉTIER/ÉTUDE : Interne en chirurgie

who we were when we met + mavexis

Dim 3 Fév - 14:14
who we were when we met
mavexis


Le jappement échappé de la gueule d’un chien la tira de ses pensées. Golden Coast était un quartier tranquille. Résidentiel, aisé, le calme y régnait en maître. Autant que possible dans une ville telle que Bray. Partie fumer une clope dans le jardin, Alexis en avait fait le tour, errant sur cette pelouse tondue récemment par son nouveau colocataire. Le grand saule pleureur qui surplombait une vieille fontaine, vide de toute eau. Les arbres qui bordaient les haies, taillées mais habitées d’abandon malgré tout, le tout cachant la villa des regards indiscrets. L’extérieur était à l’image de la maison : grand, parfaitement entretenu, mais vide, amputé de quelque chose d’essentiel pour le ramener à la vie. Elle s’était arrêtée face à cette balancelle immobile, son regard se perdant dans le souvenir des moments douloureux, et d’autres heureux, passés là. La cloppe était terminée depuis longtemps, jetée dans un des grands pot de fleurs qui bordaient la terrasse arrière. Elle avait terminé son tour, revenant à l’avant de la grande bâtisse, montant les marches qui menaient au porche, quand l’animal avait aboyé, la faisant tourner la tête, par réflexe, vers le grand portail qui marquait la fin de la propriété, le début de la rue, le début de la ville, la fin de grand cocon étroit et insensible. Insensée, cette silhoutte entrecoupée des barreaux de la grille. Invisible, le chien qui venait de lui faire poser les yeux sur quelqu’un qu’elle ne pensait plus jamais revoir.

Elle les avait parcourues, ces rues, dans tous les sens, après une longue nuit de garde, une longue journée d’opérations. Elle l’avait cherché, ce visage, parce qu’elle n’avait rien demandé de lui, pas même à Castiel, comme un vieux secret que l’on garde par devers soit, mais dont on cherche malgré tout les traces dans les lieux qu’il avait habités. Ne trouvant aucun écho de sa présence dans Bray, Alexis en était venue à la conclusion qu’il n’était plus là. Partie, comme l’avait fait. Une fuite en avant également ou une simple page que l’on tourne, faute de pouvoir y écrire quoique ce soit de nouveau ? Elle ne l’aurait probablement jamais su, s’il n’avait pas été là, quelques dizaines de mètres au loin. Vision qui fige, paralyse ses muscles, déconnecte les pensées cohérentes, rappelle les souvenirs à la surface, ramène la culpabilité, la honte, la tristesse, la douleur. Et tout le reste. Les secondes qui passent, de longues secondes éternelles, à croire que le temps s’est arrêté. Alexis ne sait quoi faire, tiraillée entre l’incapacité d’ouvrir la porte pour se cacher entre les murs épais de son chez elle et la peur de les pas jusqu’au portail, au risque que l’image ne parte en fumée. Parce que cela semble complètement impensable que ce soit réel, parce qu’il tombe à genoux comme si lui-même n’y croyait pas, il lui faut s’assurer qu’elle ne rêve pas. Qu’elle ne devient pas folle et ne se met pas à avoir des hallucinations.

C’est le chemin le plus long du monde qui s’écoule sous ses pas. Et voilà qu’elle se retrouve déjà, trop vite, face au petit portail à la droite du grand et principal, fermé, sauf lorsqu’il faut prendre la voiture, et qu’elle pose les doigts sur la poignée en fer froide du battant. Hésitant à l’ouvrir, le courage lui manquant cruellement à cet instant. Surtout qu’il est là, elle le voit, à genoux sur le sol, et qu’il ne s’évanouit pas dans la grisaille de Bray. Il est là, vraiment là, et plus aucun doute ne subsiste quand elle baisse les yeux vers lui, ramenant les mains autour de ses épaules, pas vraiment pour se protéger du froid. Il est là, et Alexis n’a aucune idée de quoi lui dire, quoi faire, quoi penser. C’était déjà si difficile face à Castiel, mais tout venait plus limpidement, les excuses qu’elle devait formuler, la peine qu’elle ressentait. Avec lui, malheureusement, tout est si embrouillé depuis si longtemps qu’elle ne sait sur quel fil tirer. Ils n’avaient jamais terminé de remettre de l’ordre dans les souvenirs et la dernière fois qu’ils s’étaient vus, parlés, rien n’était arrangé, leur profonde dispute était encore bien ancrée. Alors elle ne peut rien faire d’autre que garder le silence, les yeux tremblants de milles émotions.
electric bird.

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