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SirèneTriton
MESSAGES : 19
RACE : Sirène

 Marine


Marine Charos

nom | Charos
prenom | Marine
âge | 22 ans
race | Sirène
lieu et date de naissance | Naxos, île de Grèce, le 20 mai.
orientation sexuelle | Elle ne s’est honnêtement pas trop penchée sur la question encore.
statut marital | Célibataire
metier/etudes | Vendeuse dans une boutique de bric-à-brac
situation financiere | Elle se débrouille comme elle peut avec son salaire, se débattant à côté pour s’intégrer.
organisation | Elle est neutre et n’a pas l’intention de se mêler de la politique de la ville. Ou du monde. Elle veut juste qu’on lui foute la paix et qu’on la laisse vivre – ou survivre, quelle importance – comme elle l’entend.
ft | nadia esra (c)unicorn


détails, anecdotes et caractère

+ Marine a une centaine de petits tics. Ronger ses ongles, jouer avec ses cheveux, les ébouriffer, les recoiffer, bouger un pied, une jambe, un bras, se mordre les lèvres. Elle ne reste jamais immobile.
+ Elle a un petit côté sauvage, ce côté qu’elle ne parvient pas vraiment à cacher, quinze mois après être sortie de la mer.
+ Elle est étrange, Marine. Souriante, presque aimable, jamais trop méchante. Banale pourrait-on croire. Mais non, pas banale. Pas avec ses réflexions étranges ou sa manière de pensée différente, plus détachée sur certaines choses et plus inquiètes sur d’autres. C’est un peu bizarre, un peu intrigant. Et puis elle a ce petit ‘je-ne-sais-quoi’ qui attire l’œil. Pas du charisme, non, elle est trop étrange pour ça, mais un petit charme bien à elle.
+ Son regard clair porte une lueur étrange. Nostalgique, puissante, comme seuls les exilés peuvent en avoir. Mais ce n’est pas la Grèce qui lui manque, non. Bien sûr que non. Alors elle fredonne, à mi-voix, parce que ça la soulage, ça lui rappelle un peu ce lieu qui lui manque tant et où elle ne peut retourner. Sauf si elle veut définitivement sombrer dans la folie.
+ Malgré tout, elle est souriante. Elle a un joli sourire, avec des fossettes adorables. Un sourire souvent ironique malgré son regard peu expressif, souvent perplexe, devant certains comportements humains.
+ Elle n’est pas la dernière à rire mais elle n’est pas la première à sourire. Incompréhension parfois de ce qui fait amuse tant les autres.
+ Marine aime courir, vraiment. La sensation du vent sur son visage est incomparable à tout ce qu’elle a connu dans la mer. Elle n’aime pas du tout transpirer en revanche.
+ Elle est fascinée par les livres et le papier. Elle n’en a connu que peu par le passé et cela remonte à loin, son enfance au moins.
+ Marine a une mémoire extrêmement développée. Et un sens de l’observation vif. Sa mère, dans sa folie, était une excellente source d’entraînement en tout genre. Pourtant, si sa rapidité et ses réflexes sont admirables dans l’eau, Marine a l’impression d’être englué à l’air libre. Cela s’est amélioré avec le temps, certes, mais tout de même. L’air paraît parfois solide tant il contient d’oxygène !
+ Elle apprécie la beauté humaine. Vraiment. Mais les couleurs lui paraissent parfois ternes, après tant de couleurs dans le monde aquatique. Alors elle cherche les couleurs, les endroits qui semblent porter la joie par leur simple aspect. Elle n’a encore rien vu qui vaille une barrière de corail mais ne désespère pas. La terre aussi recèle de beauté, c’est une des choses sur laquelle sa mère insisté.
+ Assurée sur ses jambes, les mots anglais presque fluides en sortant de sa bouche, Marine a parfois l’impression d’avoir toujours vécu dans cette culture terrestre. Quelques souvenirs lui parviennent de sa petite enfance, avec un homme dont elle ne se souvient pas le visage. Et puis, soudain, à cause d’une parole ou d’une maladresse, tout lui revient au visage dans une grande claque. Comme un élastique qui s’est étiré autant qu’il pouvait avant de devoir revenir à sa forme d’origine.
+ Dans les moments où la nostalgie et le manque sont trop forts, Marine bénit le mer d’avoir un appartement avec baignoire et se baigne pendant des heures. Elle prend d’ailleurs un long bain chaque semaine, trop envieuse de l’eau pour regarder la dépense. Et puis parfois, souvent, quand sa baignoire ne suffit plus, elle jette la raison par la fenêtre et gagne la mer. Savoure le sel qui lui attaque les yeux sans lui faire de mal, redécouvre la joie de glisser entre les flots, se délecte de ses fines écailles robustes qui lui semblent bien plus naturelles que sa peau douce des humains.
+ Marine adore nager dans les tempêtes. Nager au-dessus des vagues, se sentir voler avant de replonger dans son élément, devoir combattre le courant pour ne pas être emportée puis se laisser emporter à la seconde précise où la vague est de son côté. Oublier de calculer les risques, réagir à l’instinct. Se détacher de la pensée pour devenir la mer. La mer calme a son charme, bien sûr, mais les tempêtes ont un charme fou aux yeux sauvages de Marine.
+ Marine ne compte plus le nombre de fois où elle s’est cognée aux murs, encadrements de porte, meubles qui se trouvaient sur son chemin. Sérieusement, son petit orteil est bien trop sensible pour quelque chose de si petit ! Le corps humain est mal fichu.
+ Le chant de Marine est irrésistible, plus puissant que nombre de ses pairs. Sous l’eau plus que sur terre, car ses cordes vocales ont moins l’habitude de l’air ambiant et les notes sonnent différemment, mais il reste enchanteur. Comme chaque enfant des mers direz-vous. Non. Marine a bien plus pratiqué depuis ses dix ans que quiconque sur terre qui doit vivre caché des humains. Alors oui, s’il y a une discipline où Marine excelle, c’est bien le chant.
+ Et, plus que tout, elle aime chanter. Enormément. Et comme elle ne peut pas le faire en ville sous peine d’hypnotiser son entourage, elle a pris l’habitude de fredonner. A mi-voix, sans parole, avec des notes manquantes – parce que les aiguës disparaissent sur ce ton de voix – elle casse l’hypnose avec un chant incomplet mais chante. Et ça lui suffit.
+ Marine n’aime pas les vêtements serrés, plaqués contre son corps comme s’ils voulaient l’étouffer. Son armoire ne compte d’ailleurs que des robes, des pulls larges, des jeans qui ne lui enserrent que la taille. Oh, et elle ne met pas de soutien-gorge. Elle n’en a jamais mis avant et franchement ça l’empêche de respirer – comme une cage – même quand elle les desserre au maximum.
+ Elle a un sens de la pudeur assez inexistant. Elle ne se déshabillera pas sur la voix publique si c’est ce que vous vous demandez mais si quelqu’un la voit se déshabiller eh bien tant pis. A priori ils ont déjà vu des corps humains.
+ Elle est habile à contrôler l’eau quand elle est dedans. En revanche en tant qu’humaine elle s’est rendu compte que cela lui demande plus d’effort. Notamment parce qu’elle était habituée à ressentir les mouvements de l’eau sur elle, c’était comme une sorte de danse. A l’air libre c’est en devinant beaucoup la manière dont elle est censée utiliser le peu d’eau ambiant, une certaine dose de chance et une technique différente qu’elle apprend petit à petit.
+ Elle est nulle avec les prénoms. Vraiment. Elle ne s’embête même plus à demander en fait, elle a abandonné après une semaine. A la place vous aurez droit à des qualificatifs et tant pis si ça ne vous plaît pas.


Ton histoire, ta petite histoire

Marine entra dans la maison et tira la langue à l’homme qui avait reniflé en la voyant. Elle s’installa à table, où une assiette et de la peinture attendaient patiemment qu’elle les décore. Elle avait découvert d’innombrables choses – qu’elle avait oublié ou qu’elle n’avait même jamais connu – en regagnant le monde humain. La peinture était son hobby du moment.

« Tu ne te coiffes jamais ?
—C’était une catastrophe et tu as ris pendant des heures.
—On dirait une échappée d’asile.
—Mh-mh. »

Marine trempa délicatement son pinceau dans la peinture jaune puis la marron, espérant pouvoir reproduire une teinte d’or foncé qu’elle avait vu sur un poisson une fois. Elle avait coursé le poisson plusieurs minutes avant d’enfin l’attraper pour l’admirer. Des mèches rousses vinrent dans son champ de vision et elle souffla dessus pour les repousser – avec une efficacité moyenne.

« —Tu peux me les attacher ?
—Tu pouvais pas le faire avant ? soupira-t-il.
—C’est trop tard maintenant. »

Il grommela mais il se leva pour le faire. Il prit un pinceau inutilisé et le coinça dans sa chevelure après qu’il l’ait tordu dans tous les sens. Marine fronça distraitement le nez à l’idée des nœuds qui l’attendraient quand elle devrait se les démêler mais ne dit rien. Il était incapable de se servir d’un élastique de toute façon. Et puis, ce n’était pas comme si ses cheveux auraient été faciles à démêler de toute façon.

« —Raconte une histoire.
—C’est si gentiment demandé.
—Oh ça va, je t’héberge.
—C’est nul comme justification. Je ne connais pas d’histoire.
—Raconte-moi ta vie alors. Elle est digne d’un conte de fée.
—Ravie qu’elle te plaise autant. »

Marine ajouta un peu de jaune dans son doré, puis un peu de blanc pour l’adoucir et fronça le nez. C’était assez éloigné de son idée mais ce n’était pas si moche. Cela ferait l’affaire. Elle posa son pinceau sur le contour de l’assiette et entreprit de faire des arabesques sur tout le pourtour.

« Il était une fois…

σειρήνα


Un pêcheur qui avait pris une sirène dans ses filets.

La sirène nageait avec un banc de poisson et n’avait pu réagir à temps. Le pêcheur fut stupéfait, bien sûr. Une sirène ! Il pensait que ça n’existait que dans les légendes du temps antique. Elle chanta alors. Sa voix était enchanteresse, magnifique. Il ne pouvait empêcher de l’écouter, même avec les mythes des sirènes mangeuses d’homme en mémoire.
Lorsqu’il revint à lui, le pêcheur ne vit que des poissons. Il se convainquit d’avoir rêvé.

Il la rencontra une deuxième fois pourtant. Sur terre.
C’était quelques jours plus tard et il avait relégué son étrange aventure à une hallucination donnée par le soleil qui tapait fort. Cela n’existait pas les sirènes ! Ou plus, aucune importance.
Pourtant, dans les rues de sa petite ville, venait d’emménager une nouvelle famille. Et la fille était la sirène. Elle lui ressemblait en tout point ; les cheveux noirs, les grands yeux bleus, le sourire plein de fossettes et des dents blanches. Sa voix aussi était enchanteresse, même s’il ne l’entendit pas chanter, les mots cascadait ente ses lèvres roses dans une mélodie qui résonnait en lui.

Un coup de foudre dirait certains. C’est souvent comme ça dans les contes de fée.

La sirène était joueuse, malicieuse. Ca l’amusa de croiser le pêcheur qu’elle avait enchantée et voir cet air de confusion sur son visage. Comme s’il se rappelait mais que c’était trop incroyable pour lui. Qu’il tentait de trouver un raisonnement logique.

C’est ainsi qu’ils commencèrent à se fréquenter, avec malice et confusion.
Leur histoire finit par se développer et l’amour s’invita. Le pêcheur découvrit le côté marin de sa princesse et ne l’appela plus que « son enchanteresse » en privé. La sirène rit aux éclats, amusée du romantisme dépassé de celui qui deviendrait son mari. Car ils se marièrent, six ans après s’être mis ensemble.

De leur union naquit une petite fille nommée Marine, princesse de leur foyer, fille de la mer et de la terre.

σειρήνα

« Qui a choisi ton prénom ?
—Mon père.
—Il avait bon goût.
—Il avait surtout un sens de l’humour pitoyable.
—Oui, ça aussi. »

σειρήνα

Leur joie dura dix ans.

Marine avait eu le temps de grandir. Elle avait les boucles rousses sauvages et le visage un peu rond de son père et tout le reste de sa mère. Le sourire plein de fossettes, les yeux clairs pétillants, le rire en cascade et la voix enchanteresse, la malice et les taquineries sans fin. La princesse était un petit clone roux de la reine qui riait de ces comparaisons alors que le roi boudait pour avoir des câlins.
Elle était une petite fille éveillée, vive d’esprit et téméraire. Elle était une sirène insaisissable et ne se lassait pas de jouer à cache-cache dans les algues avec sa mère qui faisait semblant de ne pas la trouver. Elle était heureuse, aimante et aimée.

Les villageois aussi aimait cette petite famille qui semblait si heureuse, qui vivait parmi eux sans jamais rester à l’écart, une famille estimée et appréciée. Bien sûr, les rumeurs courraient sur la nature des deux femmes, mais ils étaient grecs. Ils connaissaient les anciennes légendes et savaient faire la part des choses. Il n’y avait pas de raisons de malheur tant que personne n’en donnait.

Un jour tout bascula.
Le pêcheur avait continué de pêcher et c’est ce qui leur rapportait de quoi manger à table. Un jour il y eut un accident au large, une collision de bateaux. Le pêcheur disparut en mer.
La sirène ne goûta pas l’ironie de la situation. Elle s’effondra.
Le lendemain, comme dans les contes d’antan, elle avait disparu avec sa fille. Rendues à la mer, racontaient les villageois en deuil dans un murmure.

σειρήνα

« Ahh, le moment intéressant !
—Pas tellement, c’était souvent la même chose tu sais.
—Ouais, mais c’est une vie que je ne connais pas. »

Le rire soudain de Marine le surprit et il la regarda, perplexe. Un peu inquiet aussi. C’était un rire douloureux.

« Il n’y a que les fous qui la connaissent. Les exilés.
—Vous étiez nombreux ?
—J’ai connu deux sirènes et un triton. Mais j’y reviendrais après… »

σειρήνα

Les deux sirènes avaient nagé loin, très loin de la côte. La mère portait sa fille, épuisée après tant d’effort, et elles se réfugièrent dans un mont marin qui abritait un réseau de grottes. Habitées, certes, mais les sirènes ont l’habilité de contrôler l’eau. La mère vida les grottes des occupants dangereux et s’y installa sans cérémonie.

L’adaptation fut compliquée. Au début ce fut les aspects techniques qui demandèrent des efforts. Ni l’une ni l’autre n’avait jamais chassé mais il leur faudrait apprendre pour se nourrir. De même elles auraient besoin d’une arme autre que leurs pouvoirs, au cas où, et de vêtements chauds. Dans l’eau aussi il pouvait faire froid au point de tomber malade. La petite princesse fut mise à contribution et développa ses dons magiques puis ses aptitudes de couture et de dépeçage. Elle vomit les premières fois et puis après elle s’habitua. Elle s’endurcit. Elle découvrit la vie marine comme elle ne l’avait jamais vu. Comme sa maison, plutôt qu’un lieu de passage et d’amusement. Elle l’aima et le haït parfois, comme on aime et on hait parfois sa maison.

Au fil du temps, ce fut leur santé mentale qui vacilla. Le peuple de la mer était hybride, destiné à vivre autant sur terre que dans la mer. Ce n’était pas naturel pour elles de rester aussi longtemps sous l’eau. Alors elles déménagèrent. Et nagèrent, longtemps, avant de trouver un lieu qui leur conviendrait. Une île inhabitée. Elles étaient nombreuses en Grèce, un peu trop proches des autres îles, certes, mais ce serait suffisant pour elles. Elles ne comptaient pas y habiter de toute façon, simplement l’utiliser comme elles utilisaient la mer avant : un lieu de villégiature et d’amusement tandis qu’elles habiteraient dans les profondeurs qui bordaient les côtes. Prendre pied sur l’île fut comme une renaissance. Elles aimaient la mer, elles avaient simplement besoin de terre pour être complètes.

Elles s’y installèrent donc. Ce fut le début de longues années paisibles. C’était plus rude qu’à l’époque où elles étaient sur terre mais qu’importe, elles s’étaient adaptées, elles survivaient et elles étaient heureuses. Cela suffisait à Marine. Sa mère en revanche se montra de plus en plus sujette à la mélancolie puis aux longues promenades solitaires. La fille sentait qu’elle allait perdre sa mère, que celle-ci retournerait à l’écume comme le racontait les contes anciens. Alors elle la retint comme elle pouvait. Elle lui demanda de lui apprendre à lire, à écrire, à calculer, à parler anglais aussi. Elle n’avait que dix ans lorsqu’elles s’étaient exilées, elle avait encore tant de choses à apprendre. Sa mère en convint, encore raisonnable, et lui apprit. La vie sous la mer, avec un danger potentiel bien plus élevé que dans les habitats civilisés des humains, entraîne l’esprit avec plus de vivacité. Marine apprit rapidement et n’eut bientôt plus vraiment besoin de sa mère. Elle aimait pourtant ces moments où elle retrouvait sa mère aimante et malicieuse – presque comme avant – alors elle continuait de faire des fautes, simplement pour la retenir un peu auprès d’elle.

C’était un bel effort mais la mer appelait sa mère avec tant de force que ce ne pouvait qu’être vain. Elle finissait toujours par repartir. Marine s’habitua, n’osant s’éloigner de l’île plus que nécessaire pour pouvoir l’accueillir quand elle reviendrait. A ses quinze ans, sa mère l’emmena pour la première fois dans ses errances. Marine la suivit et dû laisser un peu de sa rationalité et de son inquiétude derrière elle. La façon dont elles nagèrent, dont elles traversèrent les courants marins, dont elles côtoyèrent les espèces marines que Marine n’avait qu’entraperçu jusqu’à maintenant. C’était un autre monde. Ce n’était plus ce que la petite sirène connaissait, quand bien même cela n’avait pas changé. C’était coloré, empli de joie sauvage, vivant, féroce. Hypnotisant. Alors que son esprit s’éteignait pour laisser parler son instinct, son cœur battant au rythme de la mer, son chant s’élevant avec plus de force que jamais pour accompagner le sang qui rugissait dans ses veines, Marine comprit sa mère. Elle comprit aussi la raison pour laquelle les sirènes et tritons ne devaient pas s’isoler en mer, autre que l’hybridité.

Ils reviendraient aux mythes anciens, à leur sauvagerie antique, sans la moindre hésitation.

σειρήνα

« C’est si bien que ça ? »

Une nouvelle fois, le rire de Marine s’éleva. Poignant.

« Ton âme fusionne avec la mer, les courants deviennent des extensions de toi-même, ton chant s’harmonise avec tout ce qui t’entoure. Comme si la mer chantait avec moi, pour moi, et me saluait comme une de ses filles. Comme une véritable créature de la mer qu’elle gâtera au possible. Avec un tel pouvoir je peux bien séduire les humains pour jouer avec eux, pour les entraîner au fond de l’eau. Si c’est ce que je veux. Pourquoi je ne mangerais pas d’humain ? Je suis une sirène après tout, nous ne sommes pas de la même espèce, c’est comme un requin qui mangerait un homme. Ce n’est pas du cannibalisme, simplement de la nourriture. Et un jouet. »

Marine inspira profondément, les yeux fermés. Se calma. Calma son cœur. Posa son pinceau sur le chiffon, essuya ses doigts tâchés. Ouvrit les yeux, planta son regard dans celui de son hôte. Esquissa un pâle sourire à la vue de ses traits impassibles. Il réagissait toujours ainsi lorsqu’elle s’emportait. Elle non plus n’était plus tellement saine d’esprit.

« Ce n’est pas ‘bien’. C’est ‘nous’. Cela résonne en nous. En toutes les sirènes et tous les tritons qui nagent de cette manière. S’abandonnent à la mer. C’est pour ça, que c’est interdit de s’isoler en mer. Que les exilés sont des parias. Que nous sommes partis nous installer sur terre quand nous avons voulu nous mélanger avec les humains. »

Le silence se prolongea et Marine comprit qu’il ne dirait rien. N’avait peut-être rien à dire. Elle reprit son pinceau et son récit.

σειρήνα

Marine n’accompagnait sa mère que lorsque celle-ci le voulait. Et elle lui avait formellement interdit de s’y risquer seule. Ce n’était pas si dangereux que ça, physiquement parlant, mais la mère était encore suffisamment saine d’esprit pour ne pas vouloir que sa fille s’abandonne à la mer comme elle-même le faisait. Elle ne l’emmenait d’ailleurs qu’à de rares occasions. C’était pourtant suffisant pour que Marine porte un regard différent sur le monde. Un peu plus sauvage, un peu moins humain. Un peu moins rationnel, même quand son esprit ne laissait pas les commandes à ses instincts.

Il y avait une chose que mère et fille partageaient toujours et partageraient toujours. Quelque chose qu’aucune d’elle ne céderaient à rien ni personne ; pas même à la folie.
Le chant.

Le chant était une partie importante de leur vie, pour elles, pour le plaisir de chanter. Également parce qu’elles avaient remarquées que la mer et ses habitants semblait évoluer au rythme de leur enchantement. Alors elles chantaient, elles renforçaient leur don, elles s’entraînaient, elles jouaient, elles s’amusaient, elles pleuraient, elles riaient et elles transmettaient. Elles chantaient ensemble et Marine eut la certitude que tant qu’elles pouvaient chanter ainsi en harmonie alors tout irait bien.

σειρήνα

« Elle ne chantait plus avec toi à la fin hein ?
—Non, répondit Marine (et son sourire était douloureux). Elle était devenue le chant de la mer, trop loin de moi.
—Allez, continue petite. »

σειρήνα

Au fil des ans elles avaient rencontré trois autres enfants de la mer. Ils s’étaient abandonnés, depuis longtemps aurait-on dit. Elles ne les avaient pas rencontrés en même temps mais les rencontres avaient toutes été semblables, à leur domicile, après l’un de leur chant. Sauf le triton ; lui avait été ramené par la mère de Marine après l’une de ses errances pour partager leur repas. Ils étaient fous, sans aucun doute, mais gentils. Etrange, certes, mais jamais méchants, ni dangereux, du moins pour elles. Ils vivaient avec la mer et étaient connecté à elle à un niveau qu’elles ne pouvaient comprendre. Cela les rendait singuliers, leur mode de pensée également était étrange à leurs yeux – à ceux de Marine plus qu’à sa mère – mais elles pouvaient les comprendre. Elles aussi, avait communié avec la mer.

Ils mangèrent avec elles, leur firent part de choses qu’ils avaient entendu en voyageant à travers les océans et les mers. Leur montrèrent des trésors qu’ils portaient dans une besace. Des messages de l’océan pour les guider, disaient-ils. Ils avouaient avoir déjà été la cause de naufrages, en chantant, sans trop s’appesantir dessus. L’important était la mer et le chant. Les humains n’étaient que dommages collatéraux. Quelle importance ? Ils étaient nombreux de toute façon, ils seraient vite remplacés.  

Ce fut des rencontres enrichissantes. Un aperçu de ce que deviendrait sa mère un jour, Marine n’avait pas de doute. Un peu de tristesse tout de même, parce qu’elle aurait aimé que ça se passe autrement, mais elle la cachait bien, l’oubliait vite. Sa mère était heureuse ainsi, il n’y avait pas de raison qu’elle en soit triste. Elle n’avait d’ailleurs aucun moyen ni aucune envie de la changer. Sa mère était ainsi et Marine l’aimait ainsi. L’enviait aussi, un peu. Vivre dans la mer ainsi, dans ce monde sauvage et vivant dont elle avait à peine goûté la saveur, semblait formidable, même si on était déconnecté de tout le reste.

Ils repartirent aussi vite, dès qu’ils eurent fini de manger. Leur chant les avait attirés parce qu’il se mariait superbement au rythme de la mer disaient-ils. Ils les louangeaient, les encourageaient à continuer, saluaient sa mère comme l’une des leurs et puis repartaient. Et, en les voyant repartir, Marine eut de nouveau un aperçu de cette mer sauvage qui lui semblait si mystérieuse et attirante.

Un jour, tout changea de nouveau.
Sa mère l’emmena, loin de leur maison, loin de tout ce qui leur était familier. Elles regagnèrent la côte et, pour la première fois depuis des lustres, Marine vit sa mère sortir de l’eau et se tenir sur deux jambes humaines. Muette, perplexe, confiante mais un peu inquiète, elle la suivit. Sa mère, uniquement vêtue d’une peau de requin que Marine avait tué, dépecé, nettoyé puis cousu, suivit par sa fille, vêtue d’une robe courte faite d’algues et de coquillages en guise d’ornements, se dirigea vers la première maison qu’elle vit et toqua à la porte. Lorsqu’on lui ouvrit, la sirène chanta et implanta sa volonté dans l’esprit de l’homme devant elle. La conduire à un téléphone, rester à sa disposition si besoin.
Il s’avéra, en entrant, qu’il avait une famille. Marine entonna ses notes avant sa mère. Elle leur ordonna de rester où ils étaient et de ne pas réagir à leur intrusion. Subtilement, elle implanta l’idée que c’était une chose normale, qu’ils n’avaient rien à craindre. Sa mère parlait au téléphone mais Marine ne comprenait pas ce qu’elle disait. C’était une autre langue, rugueuse mais mélodieuse dans son genre. Elle ne dit que quelques phrases, demandant simplement le nom de l’île à l’homme qu’elle avait ensorcelé avant de redire quelques mots et de raccrocher.

σειρήνα

« Ahh, c’est là où je rentre dans l’histoire ! sourit-il largement.
—Hm, je ne comprenais rien du tout, soupira-t-elle. Très frustrant.
—Elle était sur le point de partir hein ?
—Oui et elle ne voulait pas que je reste seule. Elle voulait que je découvre le monde humain.
—C’était une bonne mère.
—La meilleure. »

σειρήνα

Elles nagèrent encore, toujours plus loin de leur maison. Et Marine ne comprenait pas. Ne voyait que les tremblements de sa mère. Savait qu’elle se retenait de se fondre dans la mer. Pour elle. Et elle ne pouvait pas lui dire de l’abandonner et d’être heureuse en étant le chant des vagues. Marine aimait sa mère, voulait qu’elle soit heureuse, mais elle la voulait aussi avec elle. Ne voulait pas se retrouver seule. Alors elle se taisait, ne posait pas de question et la suivait.

Au bout de plusieurs jours, elles s’arrêtèrent devant un petit bateau. La coque de celui-ci portait une lettre grec gravée sur chaque côté. « Σ ». Sigma majuscule, « S ». Sa mère toqua à la porte et une échelle fut jetée dans l’eau. Sa mère la prit dans ses bras, l’étreignit fort, comme quand elle était petite, comme elle ne l’avait pas fait depuis des années. ‘Sois forte et vis bien. Découvre la beauté de la terre, ne t’abandonne pas à la mer. Je t’aime.’ ‘Je t’aime aussi mais qu’est-ce que tu racontes maman ?’ ‘Quitte la mer, pars loin. Vis ton aventure rêvé.’ ‘Quoi ? Tu parles en énigme.’ ‘Suis l’homme sur le bateau. Ne fais pas trop confiance. Apprend.’ ‘Et toi ?’ ‘La réponse est dans ton cœur, tu le sais. Je t’aime petit crabe. Va-t’en maintenant.’ ‘Attends-’ Sans lui laisser le temps d’organiser ses pensées, de comprendre quoique ce soit, sa mère la poussa vers l’échelle et fit volte-face. Marine ressentit une nouvelle fois cette mer sauvage qui résonnait avec son cœur alors que sa mère s’éloignait. Vite, bien trop vite pour qu’elle espère la rattraper. Elle n’en eut pas le temps. A peine eut-elle esquisser la pensée de la poursuivre, que l’échelle à laquelle elle s’était accrochée par réflexe était remontée. Bientôt, elle était à l’air libre, sa queue de poisson pendant dans le vide, inutile. Et face à elle, un homme barbu, archétype du vieux loup de mer. Marine déglutit, peu rassurée.

σειρήνα

Le pêcheur claqua ses mains sur ses cuisses en se relevant, attirant l’attention de Marine qui déglutit, la gorge sèche d’avoir tant parlé. Elle posa son pinceau, se leva, et alla boire alors qu’il s’exclamait.

« Jolie histoire !
—Ravie qu’elle t’ait plu, ironisa doucement la sirène.
—Ne sois pas rabat-joie. »

Elle haussa les épaules, enleva le pinceau de ses cheveux pour se les attacher plus proprement avec un élastique et retourna à son assiette. Elle avait bien avancé, le contour doré était terminé et le centre commençait à ressembler à quelque chose. Bien sûr ce n’était pas du grand art mais dans la mesure où elle se contentait de faire des arabesques avec des arrangements de couleurs qu’elle avait vu dans la mer, c’était à sa portée.

« Tu m’écoutes ?
—Ca ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie de partir en Irlande. Je m’en fous que ce soit un nouveau pays à découvrir et que c’était ce que voulait maman.
—T’as pas le choix, je vais accueillir d’autres surnaturels dans pas longtemps, faut que tu bouges. D’habitude ils retournent chez eux après leurs vacances ici mais vu que t’es un cas particulier je vais te donner mon appart’ à Bray. J’ai déjà fait les papiers. Tu pars dans quatre jours. »

Marine dévisagea le pêcheur du regard, perplexe. Elle nettoya son pinceau d’un geste distrait et le replongea dans le verre d’eau sale qui lui faisait face.

« Je ne suis ici que depuis un an mais je sais que donner un appartement c’est beaucoup. Trop.
—Ta mère m’a filé un coup de main un jour. Je lui dois la vie, c’est pour ça que je t’ai recueilli. Et si je suis oncle maintenant, c’est grâce à elle aussi. Ta mère était une femme bien, comme on en fait rarement. Je vais plus à Bray depuis la mort de mes parents et ça remonte à loin, ça me dérange pas de te donner l’appart. Y’a une baignoire, c’est parfait pour toi. Et puis t’as pas le choix.
—Dans ce cas, murmura-t-elle. »

Il lui jeta les clefs qu’elle attrapa au vol. Elle les posa à côté d’elle sans rien ajouter et reprit sa peinture en fredonnant. La porte se referma finalement derrière le pêcheur et elle releva son regard clair, pensif, un peu inquisiteur, sur le panneau de bois. Les humains étaient étranges. Pas mauvais, pas méchants. Différents.

σειρήνα

Marine fit tourner la clef dans la serrure en se débarrassant de ses chaussures inconfortables. Elle tira la langue à son poisson rouge qui était allé se cacher dans les algues au fond de son grand bocal. Un chant mélodieux s’éleva de sa gorge alors qu’elle enlevait écharpe, manteau et gants. Elle glissa par terre, près de sa table basse et plaça correctement une pièce du puzzle qu’elle montait depuis quelques jours. Son regard s’égara sur le tableau aimanté et les quelques cartes postales que lui avait renvoyé le pêcheur. C’était les siennes en vérité, avec un simple ‘lu’ griffonné sur un coin avant de lui être renvoyé. Cela la faisait sourire à chaque fois. Il était amusant cet homme ; étrange, même au regard des humains elle n’en doutait pas, mais sympathique. Elle lui devait beaucoup.

Un tintement interrompit sa mélodie et son regard curieux glissa sur l’écran du petit téléphone qu’elle avait acquis il y avait quelques jours. Elle avait vite appris que c’était un outil indispensable pour s’intégrer mais n’avait pas suffisamment d’argent – ni d’intérêt – pour un smartphone. Elle ne s’en souciait pas beaucoup, ça lui suffisait pour le peu d’amis qu’elle s’était fait durant ces trois derniers mois. Un gloussement la saisit en lisant la bêtise envoyée par sa collègue et amie alors qu’elle saisissait l’engin pour répondre.

Cela faisait trois mois qu’elle était en Irlande, à Bray, plus précisément. Une petite ville secouée par elle ne savait combien de catastrophes et tragédies. Marine ne s’en mêlait pas. Pourquoi faire ? Elle ne connaissait rien de cette situation, nouvelle dans la ville et dans cette vie. Le pêcheur lui avait appris le monde humain mais il fallait bien plus de quinze mois pour rattraper dix ans d’absence. Bien sûr, c’était terrible et les temps n’étaient pas sûrs. Bien sûr. Mais tout de même, elle ne se sentait pas vraiment concernée. Après tout, elle n’était véritablement attachée à personne et ses dons la préservaient elle-même d’un grand nombre de menaces.  

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SirèneTriton
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 Marine

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SirèneTriton
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SirèneTriton
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 Marine

A vous
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Métamorphestaff
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 Marine

*lève la main*
Alors tout de suite je n'ai pas tellement d'idées, mais j'aimerais bien trouver quelque chose avec Jax, mon méta et pourquoi pas Castiel, mon triton (mais actuellement il est en prison donc il a d'autres chats à fouetter, mais disons que pour le futur ça pourrait être intéressant )
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SirèneTriton
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RACE : Sirène

 Marine

Volontiers
Jax serait le genre de personne qui rendrait Marine complètement perplexe, en mode : juste, pourquoi ? A ses yeux il serait presque aussi fou que sa mère pour être tombé aussi bas (on va pas se mentir, il respire pas l'amabilité ou l'hygiène et comme elle est pas familière du monde humain et encore moins des sdf qu'elle a découvert à Bray, elle va totalement juger en mode 'wtf'). Du coup, elle serait curieuse de comprendre ce qui a bien pu lui passer par la tête. De là à lui parler, je sais pas x') Quant aux chats elle sait qu'ils mangent du poisson, donc pas trop à l'aise, surtout s'ils ont pas l'air sympas donc elle laisserait sa forme animal tranquille x) Après je sais pas trop comment ils se seraient rencontrés
Pour Castiel ça pourrait être sympa ouais ! Un jour, quand il sera un peu plus dispo xD
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Fée
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MÉTIER/ÉTUDE : Chirurgienne urgentologue, ex-soldat

 Marine

@Marine Charos a écrit:
Elle veut juste qu’on lui foute la paix et qu’on la laisse vivre – ou survivre, quelle importance – comme elle l’entend.

D'une survivante à une autre, et entre deux races, disons, opposées, je crois qu'il serait intéressant de développer un lien. Certes je m'interrogeais sur les types de liens que vous rechercheriez Merci à vous
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Humain
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RACE : Humain
MÉTIER/ÉTUDE : Neurologue à mi-temps, doctorant sur le reste

 Marine

Hello! Je viens pour ma petite Billie Jean C'est aussi une sirène nouvellement arrivée sur Bray. Je me dis que ça peut être le point commun de leur relation qui pourrait après évoluer selon différentes idée, peut-être en négatif puisqu'elles ont deux styles différents
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SirèneTriton
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RACE : Sirène

 Marine

@Kyara K. Kean : Entre survivantes on peut super bien s'entendre ! Surtout que nos demoiselles ne connaissent ni l'une ni l'autre vraiment le monde surnaturel (quand on sort de l'eau Marine a tendance à ne plus savoir grand chose de toute façon) donc les espèces n'entreront pas vraiment en jeu. Sauf si Kyara en a appris plus depuis qu'elle est à Bray ?
D'un autre côté si Marine trouve Kyara étrange elle le dira franco avec un petit regard de jugement total en mode "pourquoi ?", à voir si Kyara se vexe ou non pour ce genre de chose :)

@Maxwell Graham : Un petit lien négatif me tente bien
Après je t'avoue que j'ai pas trop trop d'idées x')
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Fée
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RACE : Fairy
MÉTIER/ÉTUDE : Chirurgienne urgentologue, ex-soldat

 Marine

J'opte alors pour ton premier sentiment: bien s'entendre me semble la suite logique. Je vois plusieurs affinités entre ma fée et ta sirène. Quant aux étendues du domaine du surnaturel, Kyara est toujours vierge (Oh! Quelle mauvaise image! ) Quant au choc des caractères, je crois que peu importe le vocabulaire employé, le résultat n'en sera qu'intriguant, et des plus intéressants
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 Marine

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