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Basil Egerton
FÉE
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MESSAGES : 2725
AGE DU PERSONNAGE : 34
RACE : Fée
MÉTIER/ÉTUDE : fossoyeur, chercheur au compte des Dux Tenebris, écrivain, criminel et scientifique déviant à ses heures perdues

Sweet Transvestite | Baswell

Ven 21 Déc - 5:58

I'm just a sweet transvestite.
C’était un quelque chose qui t’était resté depuis l’enfance. Inquiétant, pervers, pathologique pour quelques-uns, une simple lubie en ce qui te concerne. Tu n’avais jamais vraiment compris l’obsession du monde pour la masculinité. La honte était un sentiment que tu ne connaissais que trop peu, et tu ne voyais dans le travestissement l’expression ni d’un genre, ni d’une sexualité. Pour être tout à fait franc, tout ce qui te plaisait là-dedans, c’était les vêtements. Au même titre que ton penchant pour les costumes serrés, les manches et pantalons trop courts, les cols pressant trop forts sur ta gorge. C’était la sensation que tu aimais et que tu t’infligeais toi-même, lorsque certains jours pris de l’envie, tu te glissais plutôt dans un tailleur que dans des souliers cirés. L’inconfort, l’étreinte sous tous les angles, la caresse du tissu presque trop désirable. Sobre et sans vulgarité en apparence. La frustration d’être étranglé dans un carcan de tissu, la sensation des regards coulants sur tes mollets. Tu trouvais surprenant, à vrai dire, que la pratique soit aussi peu répandue.
L’homme est un être peu tolérant, ce n’était pas nouveau ; pour lui plaire, tu avais pris l’habitude de te couler dans l’uniforme et t’efforcer au déguisement. Tu n’avais jamais trop aimé être au centre de l’attention. A cette heure avancée, en hiver où la nuit tombait tôt, et dans la pénombre que les réverbères peinaient à véritablement percer, on n’aurait pas fait la moindre distinction entre toi et n’importe quelle autre femme – à condition, bien sûr, de ne pas y regarder de trop près. Le rouge aux lèvres, le fard aux joues, un peu grande peut-être, il n’y avait pas de miracle possible pour tes jambes trop immenses.

Pourquoi le Drunk Mermaid, pourquoi dans cette tenue, pourquoi cette nuit ? Tu ne te souciais pas de justifier tous tes faits et gestes, tout comme tu ne te contentais pas d’un terrain de chasse. Mais quelque part, d’amener tes vices dans la boîte de Castiel en son absence apportait une plaisante dose de jubilation à la plus simple sortie. Et quand bien même tu ne buvais que peu – puisqu’enfin, quel plaisir y avait-il à perdre ses facultés mentales sous le coup de l’ivresse – tu ne refusais pour autant jamais un gin on the rocks ou un martini pour habiller ta fin de journée. Cette fois non plus, tu ne t’en es pas privé : tu eus juste le temps de t’asseoir sur un tabouret du bar, croisant les jambes comme tu le faisais de toute façon la plupart du temps, et de haranguer le barman à voix basse. Tu sais, cette petite voix que tu adoptes trop souvent, cette voix pour les morts comme tu l’appelles, et qui est devenue au bas mot ta principale façon de parler. Dans ces conditions, c’était un avantage indéniable, le grain masculin s’y effaçait presque, ne laissant planer qu’une légère sensation d’inconfort à l’écoute sans qu’on eût trop su dire ce dont il s’agissait.

Ton regard s’est porté en survol sur le reste du bar, cherchant une éventuelle figure familière, ce qui n’aurait eu rien de très surprenant puisque tu t’appliquais à entretenir un certain nombre de relations, et qu’elle n’était pas si grande cette ville à la fin. Il te suffisait d’entendre un nom pour y associer quelques tombes et histoires vagues – mais même toi étais conscient que c’était une curieuse amorce pour une conversation, alors tu n’en disais rien. Tu as reconnu un visage dans la petite assemblée. Un homme seul, et il te fallut un instant pour mettre le doigt dessus. Tu ne connaissais pas son nom, tu ne l’avais même pas rencontré à Bray. Malgré tout, tu en avais gardé une impression positive à ce point que tu t’es élancé vers lui sans y penser à deux fois, sourire aux lèvres, à l’évidence plutôt ravi de le voir. « Bonsoir ! » as-tu lancé dans sa direction en le rejoignant et t'inclinant un peu par dessus sa table, et tu eus beau chercher dans ta mémoire un nom, rien à faire. « Je ne m’attendais pas à vous voir ici – nous nous sommes rencontrés à Dublin, vous vous souvenez ? » Bien sûr, il allait avoir bien du mal à te reconnaître. Tu n’avais plus du tout l’air d’un professeur d’université, ni d’un fossoyeur d’ailleurs, ni même d’un homme avec le recul. Mais, sur le moment, tu n’y as même plus pensé. Tu étais juste ravi de tomber sur lui, justement tu cherchais quelqu’un pour accompagner ta soirée - même si d'accord, de mémoire, il te semblait que vous vous étiez quittés avec très peu d'affection de sa part.
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Sweet Transvestite | Baswell

Mer 9 Jan - 21:31

People are weird.
L’ambiance chaude des bars animés en hiver où de pauvres âmes venaient chercher leur dose d’alcool vitale n’était pas tellement récurrente dans le monde carré et mécanique de Maxwell. Entre les bureaux de l’université et ceux de l’hôpital, il passait plus de temps assis sur une chaise que debout sur un bar. Pourtant ça lui arrivait assez ponctuellement de se perdre avec ses congénères humains dans ces endroits festifs. Même s’ils avaient le défaut de contenir un grand groupe d’humain en même temps, les interactions sociales étaient facilitées. Ce qui, pour un esprit étriqué comme le sien, était un avantage non-négociable. Il n’avait rien de particulier à fêter qui aurait justifié une escapade dans le royaume de la musique et des cocktails, pas de promotion au travail ni d’avancée miraculeuse dans sa thèse et aucune percée dans cette montagne administrative qu’était le dossier du comité d’éthique.

La raison qui le poussait à être assis à cette table avec un scotch résidait dans son téléphone, dans une application plus exactement. Meursault côtoyait les mauvais esprits depuis presque trois mois maintenant et Maxwell avait décidé de remettre le nez dans ces histoires. Si sa première réaction avait été de refuser d’aller boire un verre avec l’homme qui l’avait invité, sa précédente expérience revint à la surface et il avait accepté, se disant qu’il n’avait rien à perdre et allait peut-être avoir une agréable surprise. Il avait bien fait tiens. Le voilà tout seul comme un con après un message lui disant qu’un profil plus intéressant avait été sélectionné à sa place. Ah le recrutement ce n’est vraiment plus ce que c’était. Il allait donc quitter l’endroit et revenir à sa bonne vieille maxime du « le moins de contact humains possible » lorsque quelqu’un débarqua soudainement dans son champ de vision, lui arrachant un petit sursaut.

« Bonsoir ! »

Il répondit la même chose à son invitée imposée qu’il croyait être une femme. La lumière tamisée de l’endroit n’avait pas vraiment à faire la distinction et Maxwell était trop surpris qu’un autre être humain veuille volontairement s’approcher de lui que pour se poser plus de questions.

« Je ne m’attendais pas à vous voir ici – nous nous sommes rencontrés à Dublin, vous vous souvenez ? »

Non, il ne se souvenait pas. Après, Maxwell croisait beaucoup de visages à Dublin et n’était pas spécialement doué pour les retenir, c’était même plutôt l’inverse.

« Non pas vraiment »

Il ne s’excusa pas pour sa mémoire qui lui faisait défaut, ça n’avait pas de sens à ses yeux. Bon, que faire avec cette jeune femme qui venait ainsi l’aborder. Peut-être était-ce une banale technique d’approche, il n’en savait rien et s’en fichait. D’un geste, il l’invita à s’asseoir face à lui. Sa soirée n’était peut-être pas complètement gâchée au final même si ce n’était pas le date auquel il s’attendait, ni même le bon sexe. Enfin si, mais ça il n’en savait rien du tout.

« Je peux vous offrir un verre ? », demanda-t-il avec un petit sourire.

Il avala le fond de whisky qui lui restait, prêt à en commander un autre et surtout curieux de ce que cette soirée lui réservait.
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Sweet Transvestite | Baswell

Sam 2 Fév - 15:16

I'm just a sweet transvestite.
Tu n’aurais su dire si l’homme était ravi de te voir, ou s’il s’efforçait de manifester tout son dérangement pour te faire partir. Lire un visage dans ces lumières tamisées était un peu hors de tes compétences ; tu n’aurais pas su non plus interpréter clairement le ton de sa voix, mais l’un dans l’autre tu ne t'en souciais pas beaucoup. Il prend au moins la peine de te répondre, et de te regarder en face, mais tu ne tardes pas à devoir te faire une raison : il ne te reconnait pas.
D’une certaine manière, cela t’étonne. Non pas parce que tu te considères important ou mémorable, mais parce que tu avais su le reconnaître toi pour un échange de moins de dix minutes en ne l’ayant rencontré qu’une fois. Lui en revanche avait vraisemblablement suivi toute ta conférence, en plus d’avoir lu au bas mot tout ce que tu avais publié dans ta courte -quoique pleine- existence. Tu aurais supposé qu’il ait au moins vaguement une impression familière, qu’en mentionnant Dublin tu le mettrais sur la voie, mais rien n’y fit.
Pour sa défense, il semble aussi avoir un verre dans le nez, et ne pas faire beaucoup d’effort de manière générale pour écouter ce qu’il n’avait pas envie entendre ; tu avais déjà pâti de son impatience à votre première rencontre, assez pour en garder un souvenir amer. D’un autre côté, tu ne serais pas non plus étonné qu’il fasse semblant de ne pas te reconnaître, afin de t’échapper pour cette même raison : après tout, tu lui faisais perdre son temps. Tu te retrouves donc encore une fois comme un drôle de grand dadais embarrassé, se voyant déjà contraint de rebrousser chemin et repartir bredouille, quand finalement il te sauve avec une toute autre perspective.

Il t’offre un verre, et sa proposition te surprend mais est bien loin de te déplaire. Cette fois-ci tu en es convaincu : il ignore parfaitement qui tu es, et la raison à cela te frappe soudainement. Tu t’amuses de ta propre étourderie, sur le moment le détail t’est sorti de la tête. Mais c’est bien sûr : il devait te voir comme une femme, et tu n’allais certainement pas prendre l’initiative de le corriger. Ce serait ta manière de le taquiner pour son départ précipité de la dernière fois, et s’il fallait que tu en retiennes quelque chose, c’est que tu allais finalement l’avoir, ce verre en sa compagnie. « Oui bien sûr, avec plaisir » répondis-tu en toute légèreté, en occupant la chaise qui lui faisait face, et tu lui demandes : « Vous n'attendiez personne ? »
Tu fais un signe à distance au barman, que tu avais harangué un instant plus tôt avant de le planter sans considération, ce qui n’était peut-être pas une façon de faire très féminine en fin de compte. « Un martini » souffles-tu une fois qu’il est à bonne distance, et tu croises les jambes en te tournant vers… décidément, rien ne va plus. Tu réalises que tu ignores toujours son nom, ce qui te dérange assez lourdement, en plus de complètement fondre ta crédibilité – essaies donc de lui faire croire que tu le connais maintenant ! Tu attends qu’il ait appelé son whisky pour glisser ta curiosité dans la conversation. « Maintenant que j’y pense, vous étiez très pressé. Vous m’avez quittée très abruptement, j’ignore encore comment vous vous appelez. » Il y avait de bonnes chances pour qu'il interprète son propre comportement comme une envie de te fuir, et que cela ne le mette pas dans d'excellentes dispositions pour te supporter. Mais il était trop tard pour retirer son invitation désormais, à moins de prétexter une visite aux sanitaires pour prendre la fuite tel le dernier des enculés.
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