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would you mind punching me in the face ? • Dagda

Mer 28 Nov - 21:43


would you mind punching me in the face ?
@Dagda Sionnach & @Lisbeth B. Pritchard


L’air est frais. C’est étrange de redécouvrir cela, cette sensation d’oxygène froid, presque vivant dans ses poumons. Lizzy n’a pas couru depuis une semaine, peut-être plus et l’exercice l’appelait, ce matin. Avant de sauter dans l’avion, il lui a fallu finir un dernier boulot, mettre ses affaires en ordre, disparaître de sa dernière vie, de son dernier appartement. Il y a un tas de choses à faire, pour disparaître, un tas de détails à ne pas oublier. Quand on change de pays, c’est d’autant plus délicat qu’il y a une frontière à passer, des contrôles minutieux, tout un bordel que Lisbeth n’avait pas vraiment envie d’affronter. Mais elle est là, n’est-ce pas ? Elle est enfin là et Bray a quelque chose de presque attachant, le matin, au réveil. Elle a presque loupé le le lever du soleil, encore imprégnée du décalage horaire. L’hôtel ne paye pas de mine mais le propriétaire n’est pas regardant sur qui va et vient - tant que les gens payent comme il se doit, ce que Lizzy a fait d’avance, en arrivant la veille. Il doit être six heures à peine passées qu’elle s’élance, vêtue comme n’importe quel coureur. Elle ne voit personne dehors, malgré le temps clair  ; peut-être est-ce l’heure plus que matinale ou le froid, mordant, qui a dissuadé les autres. Elle aura au moins le sentier pour elle seule.

Les premières foulées sont raides et ses jambes, malmenées par quelques longues heures en talons et l’altitude du vol, sont lourdes comme deux poteaux de béton. Il lui faut presque vingt minutes pour retrouver son rythme habituel - pas trop rapide, mais certainement plus que la moyenne. Sa course se fait alors plus aisées et la tension qui occupait encore ses épaules disparaît comme par magie. Le paysage apparaît enfin, ou du moins décide-t-elle d’y faire enfin attention. C’est joli, Bray, avec sa crique, sa côte, ses falaises et ses grands arbres. Ça ne ressemble pas à Dublin ni à ce qu’elle connaît des États-Unis - et elle en a visité, des états. Ça ressemble à l’Europe avec quelque chose de sauvage, de particulier. De magique, certains diraient. Elle connaît le folklore, Lisbeth, et les légendes celtiques. Il y a quelque chose d’ironique, dans leur venue à tous - chasseurs, humains, surnaturels. Ils auraient pu choisir la France, non ? Ou l’Italie, la Croatie, l’Allemagne, toute une série de pays aux légendes presque oubliées, aux fêtes païennes renommées. Mais non, c’est l’Irlande qui les attire, l’Irlande qui les fait parcourir des milliers de milliers de kilomètres, et pour quoi faire ? S’entretuer ? Cohabiter ? Déclarer une guerre ?

Un soupire lui échappe et Lizzy vide son esprit. Les dix kilomètres suivant filent dans un silence quasi parfait.

Elle n’est pas fatiguée, quand elle revient au centre-ville - ses jambes sont tout justes douloureuses et il lui mande encore quelque chose. Ses parents l’ont habité à pire, sa grand-mère à bien pire encore. Rigoureuse, Lisbeth s’est entraînée pendant des années pour obtenir sa force, ses défenses, ses réflexes. Quand elle aperçoit, de l’autre côté de la rue, l’enseigne d’un club de boxe déjà ouvert malgré l’heure, elle n’hésite pas, travers la rue, pousse la porte après avoir ajusté sa queue de cheval. « Bonjour Mademoiselle ! On peut vous aider peut-être ? » Le gérant lui sourit, balais à la main. Quelques coups résonnent déjà dans la salle - des types s’entraînent ici et là, contre des sacs. Personne ne fait attention à elle, ici, et c’est étrangement apaisant. Un sourire étirer les lèvres de Lizzy alors qu’elle enfonce les mains dans les poches de sa veste. « Je viens d’arriver en ville et je cherche un endroit pour m’entraîner. » « Vous avez déjà boxé ou vous cherchez une initiation ? » « Ça serait plutôt en autonomie, ou un peu de coaching, je ne sais pas encore. Je pratique depuis trois quatre ans. » Le mensonge est inoffensif et quitte sa bouche facilement. Ce serait étrange de dire que ça fait plus de vingt ans qu’on lui a appris à se battre et à se défendre, non ? « On devrait avoir ce qu’il fous faut ! J’ai encore des choses à mettre en place mais je vais vous laisser avec un habitué, il connaît la salle mieux que moi, maintenant ! Eh, Dagda ! » Lisbeth s’étire légèrement, tourne la tête, aperçoit une silhouette qui se met en mouvement et se dirige vers eux. L’homme n’est pas très grand, plus petit qu’elle, même, mais ses épaules sont carrées - elle a appris à ne jamais présumer des capacités des gens et ce à ses dépends. Quand il arrive à leur hauteur, le gérant pose une main sur l’épaule du fameux Dagda, familier et chaleureux. « Mademoiselle cherche un endroit pour s’entraîner, tu veux bien lui faire faire le tour du propriétaire ? N’hésitez pas à enfiler une paire de gant, si vous voulez, je viens vous voir dès que j’ai terminé. » Et, juste comme ça, l’homme s’éloigne d’une démarche étrangement chaloupée, l’abandonnant aux mains d’un pas si sinistre inconnu - mais inconnu tout de même.
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Dagda Sionnach
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would you mind punching me in the face ? • Dagda

Jeu 29 Nov - 0:12
WOULD YOU MIND PUNCHING ME IN THE FACE ?Euh, on pourrait en discuter un peu avant ? J’sais pas ?Durant cette année passée en liberté, loin des barreaux de la prison, j’avais tenu à garder la forme. A reprendre ma vie comme avant, à revenir dans ce club qui m’avait vu grandir. Chaque jour j’y étais allé – du moins, ceux où j’étais pas en train de déprimer toute la sainte journée sur ma terrasse – et j’étais parvenu à être plus ou moins en forme. Mais depuis que j’avais trouvé mon job, début septembre, j’avais moins de temps forcément. Alors, je me levais toujours aux aurores, pour mes parents, et après je partais direct au club de boxe, où je m’autorisais, disons, une heure et demi de façon intensive avant de me doucher et de filer ouvrir le magasin. Ca donnait parfois que j’étais K.O. toute la journée, mais au moins ça me laissait mes soirées pour avoir un semblant de vie sociale, se résumant souvent à Trevor, en fait.

Mais bref, ouais, le club de boxe, j’y tenais vraiment, et je m’y tenais. Taper dans ses sacs de frappe, sauter à la corde, péter la gueule de ceux qui s’y croyaient à se moquer de ma taille de nain de jardin puis profiter des p’tites installations muscu qui n’étaient pas sans rappeler la zonzon. Bref, la maison numéro deux. ‘fin numéro trois, parce que le canap’ de chez Trevor avait bien fini par avoir la marque de mon cul tellement j’y squattais. Bref, c’était bien ici. J’avais les habitués, et aussi l’gérant, Gigi, qui me prenait pour son gosse, vu qu’il était là depuis que j’étais au moins préado. Et il aimait un peu trop se foutre de ma gueule, me rappelant surtout les entraînements où je venais encore pété de la veille. Ou pire, quand je venais directement après être sorti de soirée. Quoi j’étais ado ! T’as jamais fait de conneries, ado ?

Bref, j’en étais encore aux étirements, histoire d’être paré pour la matinée, quand j’entends le coach m’appeler. Je dardai sur lui un regard méfiant, qu’est-ce qu’il me voulait lui ? Il était pas censé être occupé, lui ? On devait même pas l’entendre ce matin. J’aurais aimé faire semblant de pas avoir entendu, mais j’avais pas été discret avec mon regard noir, puis j’étais pas un connard – pas totalement du moins – alors autant m’y coller et y aller hein. « Y’a quoi ? Salut m’dame. » Et là, il me sort encore que je vais me taper la visite des lieux pour un newbie qui voulait savoir comment que ça s’passait dans le club, une gonzesse en plus, ça se trouvait, c’était encore une nana qui voulait se mettre à la boxe pour apprendre à se défendre et qui n’allait jamais revenir. Pff… « Putain, t’es chié quand même, tu m’fais le coup à chaque fois. Hey t’barres pas comme ça ! J’finirai par faire facturer les visites ! » Super, il m’laissait avec le bébé sur les bras.

Bon bah, encore une fois, j’étais pas totalement un connard, alors autant que j’le montre au reste du monde. « Bon bah. Moi, c’est Dagda. ‘chanté. Viens, ça va pas être long, c’est pas énorme non plus. » Et comme promis, j’montre les deux rings qui sont dans un coin, les nombreux sacs de frappe, de toutes les tailles, y compris ceux à auteur de visage – qu’on pouvait régler, les nains comme moi remerciaient l’gérant – et puis le coin muscu’ parce que ça servait toujours. J’avais été un poil expéditif, mais voilà, pas besoin de faire un effort de ouf pour quelqu’un qui viendra peut être plus. « Et là-bas, t’as les douches et les toilettes pour dames. J’crois qu’on a fait l’tour… » Je me gratouille la barbe tout en faisant un petit tour du regard. Ouais, nan, c’était tout. Mais c’était pas mal eh. Ca faisait vingt ans que je venais, j’y étais attaché à ce club. « Parait que tu veux tester le ring aussi. T’as déjà testé ? » Si jamais, j’pourrai peut être lier l’utile à l’agréable. Bon, peut-être éviter d’lui ravaler la façade, disons qu’elle était pas moche et j’m’en voudrais de devoir lui offrir une palette de ce maquillage que les gens utilisaient pour cacher les bobos ou j’savais pas trop quoi… Après, j’étais pas de ceux qui étaient trop sympas.
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would you mind punching me in the face ? • Dagda

Lun 10 Déc - 21:29


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Lizzy se contente d’hocher la tête avec un sourire poli, gardant en l’identité qu’elle utilise depuis qu’elle est arrivée à Bray - Catherine Duncan, si jamais on lui demande son nom et qu’elle doit présenter ses papiers pour s’inscrire à la salle. Elle n’a pas vraiment envie de parler avec un inconnu, ayant espéré que le patron lui ferait faire le tour du propriétaire lui-même. Pas de chance, c’est un brun, l’air mécontent, le verbe haut, qui vient prendre le relais. Lizzy-Catherine ne se départit pourtant pas de son sourire et les observe interagir, calme et réservée comme elle l’est depuis quelques jours à chaque fois qu’elle rencontre une nouvelle personne. « Sois pas trop gourmand sinon je devrais augmenter mes tarifs ! » Et voilà que le gérant disparaît entre les cordes et les sacs, occupé à Dieu sait quoi. Lizzy n’est pas mal à l’aise : elle fait seulement semblant de l’être, très légèrement, sachet qu’une once de timidité à tendance à mettre les gens à confiance - plus que son assurance habituelle, en tout cas. Un instant, elle se demande depuis combien de temps elle joue à ça, à faire semblant. Depuis combien de temps, exactement, elle ment avec autant de facilités aux inconnus comme à ses connaissances. Elle ne saurait dire, vraiment. Des années, depuis qu’elle est partie peut-être, et cette réalité désagréable la rattrape subitement. On n’en voit rien, pourtant, alors qu’elle sourit à celui qui se présente comme étant Dagda. Un prénom bien d’ici.

« Catherine, enchantée. Désolé de vous ennuyer avec ça, je pensais que le gérant s’en chargerait. » Elle n’a pas modifié son accent, malgré son nom aux consonances celtiques, et elle suit le jeune homme sans hésiter. Cette salle ressemble à toutes les salles qu’elle a déjà fréquenté - même matériel, mêmes types occupés à s’échauffer, mêmes odeurs, mêmes sacs - mais elle n’en dit rien, attentive aux explications de son guide improvisé. L’intérêt de Lizzy est toutefois piquer quand le bonhomme lui parle du ring - il trône là, presque au milieu de la salle, légèrement à l’écart de l’espace musculation et des sacs de frappe, massif, imposant. Elle l’observe et on pourrait penser qu’elle est intimidée, jusqu’à ce qu’un léger sourire se dessine sur ses lèvres. « Je pratique depuis deux trois ans. » Le mensonge est facile à régurgiter et peut-être aurait dû rajouter une année ou deux à son CV, histoire de pouvoir vraiment se défouler. Ça, elle le ferait au QG, avec les autres chasseurs, sans autres yeux que ceux de ses congénères posés sur elle. Elle peut toutefois en profiter un peu, non ? « Je me ferais bien un petit échauffement, si ça te tente. Je suis un peu rouillée. » Elle a envie de rire de sa propre connerie : Lizzy s’entraîne chaque jour chez elle, et trois fois par semaines en salle, plus longuement, pour préserver ses réflexes, sa rapidités, son instinct.

Elle a toutefois hâte de voir ce que Dagda peut lui proposer et, ayant repérer les sacs et les pads dans un coin, près du ring, elle va y piocher une paire qui semble à sa taille. « Qu’est-ce que tu préfères ? Les pads ou un tête à tête ? On peut tourner, si tu veux. » Va-t-il la prendre au sérieux ? Ce ne serait pas le premier type à refuser de l’affronter - pour de vrai, les gants aux mains, avec ou sans casque. Tout en observant son guide, déjà à l’aise dans cette odeur d’effort et de transpiration, Lizzy étire le vieux cuir craquelé avant de tirer de sa poche une bande extensible puis une deuxième. Elle n’aime pas partager les siennes, préfère garder le privilège de sa peau et d’une partie de son ADN. S’asseyant sur le banc, elle commence à se préparer, un sourire aux lèvres. « Mais tu me prends pas pour une conne, hein. J’aimerais m’inscrire alors autant s’entraîner pour de bon, d’accord ? », préfère-t-elle préciser. On ne sait jamais.
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Dagda Sionnach
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Mar 18 Déc - 4:29
WOULD YOU MIND PUNCHING ME IN THE FACE ?Euh, on pourrait en discuter un peu avant ? J’sais pas ?Quand la d’moiselle s’excusa de m’ennuyer avec ça, j’lui répondis juste : « T’inquiète, en vrai j’aime juste l’emmerder. » Et j’avais fait le tour du club avec autant de sérieux que j’en étais capable. Pas énormément, mais voilà, j’étais pas vendeur d’abonnement, j’étais juste un type qui venait boxer là depuis quelques années. J’vendais des CD et des instruments de musique, et même si j’m’y connaissais pas de ouf, c’était déjà plus facile à encaisser que quelqu’un venant pour une salle de sport. Façon, si elle venait, c’était qu’elle voulait s’entraîner, pas se faire des potes. Donc soit c’était tout cuit, soit c’était du pipeau. Rien à foutre du reste.

Bref, quand j’lui demande depuis combien de temps elle pratique, elle me répondit deux ou trois ans. Bon ça allait, c’était pas une débutante, j’pouvais bien en faire quelque chose. « Tête à tête. J’suis pas très pads, ça sonne trop entraîneur. Et j’aimerais pas être à leur place. Bon, j’vais te trouver des gants. » Je la regarde un peu, histoire de voir combien elle pèse. Généralement les gants se choisissent rapport à la carrure, qu’ils soient pas trop lourds, ce genre de conneries. Perso, j’prenais des 16 onces étant donné que je pratiquais depuis un bail, j’avais les plus lourds pour bosser la rapidité ce genre de trucs. Mais pour Catherine, elle devait faire 60 kilos, genre, donc ça allait être du 12. Je vais récupérer mes gants que j’avais posé sur le banc, puis j’vais en chercher d’autres dans la remise, ceux qu’on prête.à ceux qui en ont pas. « Tient, c’est du 12 Oz, j’espère que ça t’ira. » Façon, j’avais un poil la flemme de retourner en chercher d’autres. En tout cas elle avait l’air prête, vu qu’elle avait déjà bandé ses mains. Ce que je fis en répondant à sa prévention : « T’inquiète, façon j’sais pas faire semblant. » Ce qui était vrai, vu la tronche de ma mère en voyant le nez pété d’un pote quand il avait voulu que je lui montre ce que c’était la boxe.


Sur ces mots je montai simplement sur le ring, écartant les câbles pour moi et ensuite pour celle qui m’suivait. Un peu de galanterie, ça n’faisait de mal à personne. Et évidemment, comme à chaque fois que deux personnes montaient sur le ring, les autres qui m’servaient de potes de club s’arrêtèrent ou ralentirent leur entraînement pour regarder. Quelle bande de curieux. J’avais juste à espérer que j’allais pas m’prendre une tôle, parce que sinon j’allais en entendre parler pendant un moment. Déjà que je faisais le kéké à pas mettre de casque et autre protection à la con…

Pair : Je me prends une tôle et voilà que Lisbeth/Catherine me sonne un peu.
Impair : J’lui en colle une peut-être trop vigoureusement et c’est elle qui est sonnée.

Sauf le 3 : Le match reste équitable, on se donne des coups mutuellement mais ça reste correct.
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Mar 18 Déc - 4:29
Le membre 'Dagda Sionnach' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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would you mind punching me in the face ? • Dagda

Ven 4 Jan - 20:41


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@Dagda Sionnach & @Lisbeth B. Pritchard


 Quelque part, Lizzy aurait préféré les pads - ou plutôt, Catherine aurait préféré les pads. À force de ne pas prendre au sérieux les types en face d’elle, elle avait fini par devenir négligente et, si elle avait réussi à parer, un moment, les avancées de Dagda, le dernier coup, lui, avait atterri en plein sur sa tempe droite. Depuis combien de temps n’avait-elle pas pris un tel coup à l’entraînement, elle n’aurait su le dire. Mais plus que son corps, c’est sa fierté qui est franchement blessée quand elle rencontre le sol du ring. Sa fierté de femme, d’un côté : elle a appris, auprès d’Antigone, à ne pas baisser la garde face aux hommes, humains ou surnaturels - sa première erreur du jour. En tant que chasseuse, Lizzy est franchement agacée. Franchement sonnée, elle se redresse toutefois au bout d’une minute, frottant de son gant sa tempe douloureuse. « En fait c’est moi qui aurait dû mettre un casque. » Elle esquisse un sourire, malgré son ego froissée, et ferme un oeil pour voir si la terre arrêter de tourner. C’est que la salle s’est mise à danser autour d’elle, avec ce que vient de lui envoyer Dagda, et elle préfère prendre son temps avant de se redresser. Elle ne dit pas, tout haut du moins, qu’elle n’en a pas pris une pareille depuis un moment : elle paraîtrait prétentieuse, ce qu’elle n’est pas - elle préfère l’arrogance -, et mettrait en danger sa couverture. Note à soi-même : ne pas s’entraîner trop souvent avec Dagda, ou avec les autres types de la salle, histoire de ne pas trahir Catherine sur le ring.

S’accrochant aux cordes d’un gant, Lisbeth se redresse finalement. « Je crois que ça tourne moins quand je suis bourrée. » La sensation est désagréable et, quand le gérant s’approche du ring, les sourcils froncés, elle a l’impression qu’il lui hurle dans l’oreille. « Franchement, Dag, t’avais besoin d’assommer ma future cliente ? Ça va, mademoiselle ? » Il tapote les gants de Lizzy-Catherine d’un air inquiet, ce qui la fait sourire. Elle se souvient vaguement d’une scène similaire, quand son père lui apprenait à se défendre et qu’elle ne cessait de laisser retomber sa garde. Elle avait finit sonnée aussi, ce jour-là, parce que Gadreel ne s’était pas montré tendre. Incapable de se souvenir comment elle s’était vengée, Lizzy finit par secouer la tête, son sourire se voulant rassurant. « Vous inquiétez pas, ça m’empêchera pas de m’inscrire. Si j’avais peur des coups, j’aurais pas choisi la boxe. » La boxe et le reste, d’ailleurs, mais elle ne précise pas qu’elle préfère les armes, plutôt que le combat à mains nues qui n’a jamais été sa spécialité. Le gérant laisse échapper un rire avant de lancer à Dagda, d’un air faussement menaçant : « Pas de bêtises, et surtout pas de K.O., sinon c’est moi qui monte prendre les gants, d’accord ? » Se retournant vers Lizzy, il ajoute, d’un ton beaucoup plus goguenard : « Je vais vous chercher une bouteille d’eau. Et un peu de glace, on sait jamais. » Le bonhomme s’éloigne avant qu’elle n’ait le temps de protester et Lizzy-Catherine se retourne finalement vers Dagda, un sourire au coin des lèvres.

« Il est tout le temps comme ça le patron, ou il veut vraiment que je m’inscrive ? » D’un coup de dent, elle resserre son gant et étire sa nuque d’un côté, puis de l’autre. La salle a arrêté de tourner mais elle sent que la douleur va rester un moment. Tant mieux, elle se souviendra qu’il faut toujours faire de son mieux, que ce soit face à des civils, des chasseurs ou des surnaturels. « Tu peux me montrer ton geste, là ? Avant que je m’effondre ? J’ai pas bien vu. » Curieuse, Lizzy observe Dagda, attendant de voir s’il est prêt à lui apprendre, à lui dévoiler son secret. « Promis, je l’utiliserai pas contre toi. » Et là, avec son sourire en coin un tantinet malicieux, il peut être sûr qu’elle met.
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Dagda Sionnach
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Dim 13 Jan - 5:07
WOULD YOU MIND PUNCHING ME IN THE FACE ?Euh, on pourrait en discuter un peu avant ? J’sais pas ? « Oh putain de merde, ch’uis désolé ! » Et ça, je l’étais. J’avais même pas mesuré ma force, étant donné qu’elle gérait bien les premiers coups, je m’étais dit qu’elle était sérieuse quand elle parlait de ne pas retenir ma force. Mais là, vu qu’elle était totalement sonnée, ouais, j’m’en voulais comme si j’avais cogné ma propre sœur. Quand elle plaisanta à moitié en disant qu’elle aurait dû mettre un casque, j’pus répondre qu’un « Ouais bah ouais… La prochaine fois, vaudra mieux du coup. » Je tentai de l’aider plus ou moins à se redresser, mais disons que maintenant j’osais à peine la toucher. Comme j’l’avais dit avant, j’savais pas faire semblant, et c’était bien pour ça que je n’étais pas coach. Y’avait juste à prier qu’elle soit pas trop amochée histoire qu’on m’sorte pas que je battais les femmes. Déjà que le patron arrivait pour me sermonner. « Mais j’y peux rien, coach, elle m’a dit de… Ok t’m’écoutes pas en fait. » Et il m’écoutait clairement pas vu qu’il s’était remis à me sermonner, même quand elle avait assuré que ce n’était pas ça qui l’empêcherait de s’inscrire. Ca l’avait à peine calmé, puisqu’il se mit surtout à vouloir me menacer et à aller chercher de l’eau et de la glace. « Ouais, fait ça, coach. » J’étais vraiment pas jouasse.

J’finis par me tourner vers Catherine, qui avait l’air un poil mieux revenue parmi nous, demandant si le patron était toujours comme ça, ou si c’était par intérêt. J’réfléchis quand même deux secondes, parce que voilà, ça dépendait. « Boarf, j’crois surtout que ça dépend si t’as fait tes preuves ou quoi. Quand j’me prends un coup, c’est tout juste s’il me pas bien fait. » Parce que bon, quand j’étais gosse, il faisait gaffe, mais maintenant, je pouvais me prendre une tôle, il s’en fichait complet.

Elle embraya tout de même à demander si je pouvais lui apprendre le geste que je venais de faire, celui qui l’avait sonnée. Tout en promettant de ne pas l’utiliser contre moi… Je plissai un peu des yeux. Eh bah, elle venait de s’en prendre une, et voilà qu’elle voulait y retourner, c’était pas une chochotte cette gonz. Par contre… « Bon, t’es mignonne mais ch’uis pas né de la dernière pluie. Évidemment que tu vas t’en servir contre moi, on n’est pas chez Mère Theresa, ici. Mais t’inquiète, j’le vis bien. C’est tout con en fait, c’était une feinte avec un uppercut juste après. L’truc, c’est d’aller vite. Et j’ai du bol, j’suis un poids plume, donc la vitesse, c’est mon truc. »

En m’tournant vers les pads des coins de ring, je fis d’abord lentement le mouvement pour montrer, tout en allant de plus en plus vite au fur et à mesure. Ca m’rappelait l’époque où je m’étais rendu compte que j’allais être petit toute ma vie et que j’allais devoir compenser avec ça. J’avais bossé des heures à répéter ces mouvements, histoire qu’ils deviennent encore plus automatiques que d’appuyer sur des boutons de manette sur la PS pour décrocher des mâchoires. « T’as bien vu ? T’veux qu’on essaye en situation ? » Après tout, quitte à s’y remettre, j’étais pas un coach moi, j’faisais que de l’entraînement en réel.
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