avatar
Métamorphe
MESSAGES : 399
AGE DU PERSONNAGE : 27
RACE : Métamorphe souris.
MÉTIER/ÉTUDE : Après presque un an à rien foutre après la prison, me voici vendeur de disques au Fairy Sound

 ok, simple, basique (dagda&arsène)

ok, simple, basiquebasique.Se lever le matin n’avait plus la même saveur depuis que j’avais ce boulot. Jeremiah, c’était un pote à ma mère, un pète cul pareil, sauf que lui, bah il est veuf maintenant, y’a son mari, il est mort. Du coup, il avait plus le cœur à travailler dans sa boutique, sans pour autant s’en débarrasser, il m’avait fait mal au cœur d’ailleurs. Je l’avais vu une fois, il était venu à la maison, car ma mère l’avait invité à bouffer. Des fois, je me demandais comment on pouvait survivre à l’amour de sa vie, car lui, il avait l’air de l’avoir perdu. Il était tellement démonté que le putain de repas avait duré des heures, et des heures, il avait à peine causé, s’était excusé, puis était parti. Puis un jour ma mère m’avait dit, Jeremiah cherchait un vendeur pour sa boutique, le temps qu’il se mette au vert. C’était fin août. Et voilà que j’étais désormais là, derrière le comptoir, après un weekend passé à apprendre quelques ficelles.

J’avais jamais fait ça de ma vie. Vendre des CD. Et en vrai j’étais probablement même pas bon à ça. Je prenais les clients pour mes potes, et quand ils voulaient quelque chose, je leur donnais, et je les faisais payer. J’aurais été caissier, ça aurait été pareil. Et y’avait des fois, les clients c’étaient pas mes potes. Là c’était moins marrant. Mais bon, Jeremiah, il m’avait pratiquement sous-entendu que si la boutique coulait, que ce n’était pas un problème non plus. Donc, dans un sens, je m’en fichais un peu. Même si c’était un salaire sympa. Mais j’avais beaucoup de boulot quand même…

Enfin. Ça restait quand même plus ou moins sympa. Quand j’restais sans client toute la journée, je m’installais au comptoir et je regardais un peu la télé qui était normalement là pour diffuser des clips à la con. J’avais presque mes habitudes, là c’était une vieille série locale à la con, bien marrante, à la petite maison dans la prairie, et y’avait une ado dedans, mama, elle était canon la mademoiselle Murphy ! Même si bon maintenant, elle devait avoir quoi, cinquante balais ?

J’en étais donc là, à baver sur une ado qui n’en était plus une, tout en attendant que la petite cloche de la porte se déclenche. J’avais même le doigt posé sur le 9 de la télécommande, juste pour être rapide si quelqu’un débarque, que je puisse mettre la musique, ni vu ni connu.

Et d’ailleurs la porte s’ouvrit, faisant tinter la cloche, au moment où la Murphy-truc allait confesser son plus grand secret – rohlalalalalalalalala – à sa maman chérie, PUTAIN le plot twist final de la saison !! J’avais hésité à changer la chaîne, pour finalement le faire la mort dans l’âme. Adieu mini-Murphy… Bonjour…

« Ah, salut Arsène ! » Lui, c’était un franchouillard avec l’accent qui allait avec – j’avais eu bien du mal à comprendre ce qu’il me voulait la première fois, il avait fallu qu’il me l’écrive. Puis je m’étais habitué vu qu’il venait de temps en temps squatter – fallait dire qu’on avait une jolie acoustique ici, même moi je l’aimais bien – ou bien utiliser le salon d’enregistrement derrière. « Quoi de prévu aujourd’hui ? » En tout cas pour moi, j’allais me taper le replay ce soir pour savoir le plot twist. J’avais posé la télécommande sur le comptoir, m’accoudant dessus par la même occasion – essayant de cacher mon côté blasé, eh, c’était un client même si je bitais pas le quart de ce qu’il me soufflait.
©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Oraclestaff
MESSAGES : 164
AGE DU PERSONNAGE : 31
RACE : Oracle
MÉTIER/ÉTUDE : Star du net, rappeur indépendant qu'a décidé de se cacher dans la campagne irlandaise pour qu'on lui foute la paix.

 ok, simple, basique (dagda&arsène)





I took a walk on a Saturday night,fog in the air, just to make my mind seem clear where do I go from here? I see my breath pushing steam through the air, shaking hands run through my hair, my fears, where do I go from here?

Tu traines jusqu’à la salle de bain, t’as aucune idée de quelle heure il est.
Tu te souviens surtout d’avoir trop teasé, t’as l’impression que tu vas gerber ton mexicain. Ça pour être épicée, elle l’a été cette soirée. T’as fais quoi ? Tu es allé où ? T’as fini où ? Tu n’en sais rien. Ça doit être pour ça que tu traines la patte en jogging, à tâter le vide pour trouver les murs sur lequel tu t’appuies en temps normal. C’est la merde, la grosse merde. Tu es censé enregistré aujourd’hui, mais tu as le courage d’un paresseux. Tu te forces à pas te recoucher, parce que c’est un coup à ce qu’on te voit plus pendant les trois prochains jours. Aller, fais-toi violence putain. Tu te lèves de ton canapé, et t’as une violente douleur à la jambe droite. Flash, tu t’es fais recaler en boîte. Mais pourquoi c’est toi qui a trinqué ? Tu as envie de savoir, alors tu passes des coups de fils à droite et à gauche. Personne réponds, ils sont soit au poste, soit à l’hosto. Soit ils dorment et tu es juste parano.

Tu soupires. «Ok Alexia, il est quel heure s’te plait ?» Il est 15h17. Ouh faut que tu te presses. Tu remercie pas le petit Google Home -bon t’avoues, c’est fort pratique quand même pour t’assister dans des trucs à la con qui semblent banales pour les gens via leurs téléphones- qu’un fan t’avait offert. Ouai, y a des fois, faut pas chercher à comprendre leurs logiques. Mais c’est toujours mieux que les préservatifs bananes ou toutes autres objets achetés dans le coin porno d’un Foire’Fouille.

La commande vocale, ça te sauve la vie. Sauf quand tu n’as plus de voix. Même sur ton IPhone, tu pourrais plus t’en passer depuis que tu l’as découverte. Pour un type aveugle comme toi qui vois pas où il tape sur l’écran, c’est génial.
Tu enfiles un jogging et un sweat trop grand, tee-shirt simple et tu fonces vers le Fairy Sound pour faire un enregistrement ou deux histoires d’avoir bonne conscience. Enfin, foncer, c’est un bien grand mot. Disons que tu traînes la patte et tu fais attention du mieux que tu peux pour ne pas bousculer quelqu’un. Pour ça, tu te concentres. Tu écoutes le moindre bruit, tu essayes de visualiser la scène façon radar ou sonare. C’est pour ça que tu n’as pas de canne, tu es trop fier pour en prendre une. Tu n’as pas envie de te réduire à ça.

Parcours du combattant effectué, tu passes enfin la porte du magasin et c’est comme si soudain, y avait une grosse baisse de pression. Ah, salut Arsène ! Dagda, le gars qui te fait buggé rien qu’avec son prénom. Tu relèves le menton, et tu mets tes mains de sorte à butter les étagères avec avant de te viander complètement dedans ou dessus. «Yo !» Dis-tu avec ta tonalité lasse habituelle, ton sourire fatiguée et ton air ailleurs. Dagda, il est cool, tu le considères comme un bon pote et puis, il te laisse squatter le studio derrière quand tu veux. Il te demande ce que tu viens faire là, et tu peux pas t’empêcher d’expirer un léger rire avant de répondre. «Ouai, bah je viens enregistrer si possibles. Faut que j’me fasse violence, mais j’ai la flemme. Et toi, quoi d’neuf ?» Tu t’es amélioré. Depuis que tu vis à Bray, t’as un panel de mot anglais un peu plus varié. Par contre ton accent, c’est une catastrophe. Mais eh, si ton accent anglais n’était pas not terribeule, tu ne serais pas français.

(c) SIAL ; icons sial



_________________


astra; bb — Si c'était si facile, tout le monde le ferait. Qui tu serais pour réussir où tous les autres ont échoué. Oublies tes rêves prétentieux, redescends sur Terre ou tu n'en reviendras jamais ;; @VOCIFIUS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Métamorphe
MESSAGES : 399
AGE DU PERSONNAGE : 27
RACE : Métamorphe souris.
MÉTIER/ÉTUDE : Après presque un an à rien foutre après la prison, me voici vendeur de disques au Fairy Sound

 ok, simple, basique (dagda&arsène)

ok, simple, basiquebasique.Arsène, c’était typiquement le client qui me demandait à la fois aucun effort, et plus d’effort. Aucun, parce qu’il était pas casse couille, il venait, il faisait ses trucs, il payait et il repartait. Plus, car il était aveugle, et français en plus de ça, donc fallait que j’articule avec des mots simples, et je devenais un peu un ninja pour retirer les cartons qui restaient dans le passage. Ouais, parce que les jours de livraison, j’avais parfois un peu la flemme de tout faire d’un coup, surtout quand y’en avait masse, et que les clients n’étaient pas en train de se bousculer. Une sorte de torpeur si vous voulez.

Et là comme il venait enregistrer, je dus me bouger un peu le cul, parce que des cartons, y’en avait masse. Donc je me levai, histoire de les foutre sur le côté – fallait pas abuser hein. « Ouais, azy, tu peux entrer dans le studio. » Et une fois que j’eus tourné la pancarte « dans le studio, toquez » à l’entrée du magasin, j’entrai à la suite d’Arsène dans le stud’, répondant à sa dernière question : « J’vais être malade quelques jours la semaine prochaine, y’aura quelqu’un d’autre à ma place. Sinon, rien de spécial. » C’était rapport à l’OBCM, j’allais devoir partir, ‘fin j’étais plutôt honnête dans ce que je disais : j’allais clairement pas être malade mais occupé à autre chose. Du moment que je parlais pas de la mission, c’était ok pour moi.

Je me mis derrière les boutons par milliers que Jeremiah m’avait rapidement montrés, m’expliquant que la platine avait l’air compliquée comme ça mais qu’à force de m’en servir et de lire le fichu mode d’emploi, je finirai bien par en sortir des miracles. Et puis, généralement, il y avait soit des groupes amateurs où fallait toucher littéralement cinq boutons, soit des plus confirmés qui savaient s’en servir eux-mêmes, dans ce cas-là y’avait juste à les laisser faire.

En soit, rien de compliqué.

J’avais donc le nez déjà plongé dans le mode d’emploi, assis sur le siège qui me concernait, pour me souvenir de comment on faisait, quand je demandai : « Allez, t’as ton sample ? » C’était la bande musicale qui servait du coup de support à la plupart des rappeurs. Y’avait juste à faire tourner la musique, à s’assurer que c’était pas trop dégueu quand il rappait dessus – quoi que je n’en savais rien de ce qu’il disait, mais au moins que ça soit pas dégueu à l’œil quoi.

J’étais paré à faire mon ingé son comme si j’avais toujours bossé dedans et que j’étais un pro, alors qu’à la base j’suis juste un électricien ex-taulard – on avait rarement vu mieux comme CV, pas vrai ? J’étais paré à tout. Bon, heureusement que j’aimais un minimum le rap et la musique de façon générale, hein, sinon je vous raconte pas la galère que ça aurait été de travailler dans un magasin pareil.

En fait, si j’osais dire, c’était un peu un rêve de môme tombé tout cuit dans ma gueule.
©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Oraclestaff
MESSAGES : 164
AGE DU PERSONNAGE : 31
RACE : Oracle
MÉTIER/ÉTUDE : Star du net, rappeur indépendant qu'a décidé de se cacher dans la campagne irlandaise pour qu'on lui foute la paix.

 ok, simple, basique (dagda&arsène)





I took a walk on a Saturday night,fog in the air, just to make my mind seem clear where do I go from here? I see my breath pushing steam through the air, shaking hands run through my hair, my fears, where do I go from here?

Faut pas croire. Tu te rends compte d’à quel point t’es chiant.
Mais, t’aimes ça, alors tu continues. Au moins, ça pousse les autres à réagir, et à faire attention à toi. Parce que si tu disais oui à tout le monde, tu te ferais bouffer. Tu t’es déjà fais bouffer d’ailleurs, avec du recul. Tu soupires, tu râles, tu peux même pas écouter de la musique parce que tu dois être attentif au moindre bruit qui t’entoure dans ces rues. C’est con à dire, mais quand t’entends une voiture piler, tu te doutes que c’est parce que t’as traversé le passage clouté alors que le petit bonhomme était rouge, et que c’était vert pour les bagnoles. Le plus drôle, c’est quand tu te prends des remarques du genre CONNARD, T’ES AVEUGLES OU QUOI ? que tu leurs réponds avec le plus calme -ou bien la plus grande banalité du monde- que oui. Ils se sentent très cons souvent. Et tu ne t’en lasseras jamais. Bref ! Tout ça pour dire que tu as fini par arriver à bon port, et que tu peux entendre le poto Dag’ traîner les cartons pour éviter que tu te vautres. «Toi, t’as pas rangé.» Dis-tu en ricanant légèrement. Ouai, il aurait rangé ses cartons avant que tu sois arrivé, tu l’entendrais pas les traîner par terre. Mais bon, t’es pas son père, tu t’en fous de ce qu’il fait de ses livraisons, c’est pas ton problème.

Ton problème, c’est que tu dois enregistrer. Pour la énième fois depuis que tu es arrivé, tu réquisitionnes son studio. Tu te fais pas prier quand il te dit que tu peux y aller, et tu gardes une main dans ta poche, l’autre trop occupé à tâter pour éviter de te bouffer un mur. Dans ces moments-là, t’es pressé d’arriver au micro. Parce que tu sais que tu ne vas pas en bouger avant d’avoir fini. Tu l’entends te prévenir, la semaine prochain ça sera mort pour venir. «Ah. Meeeeeeeerde, tu peux pas me prêter tes clés ? J’ferais pas de bêtise, promis.» T’es même pas sûr que tu vas y foutre les pieds pour tout avouer. Déjà que l’enregistrement d’aujourd’hui, tu devais le faire la semaine dernière. Mais t’étais trop occupé à décuver ou à pioncer. Il n’y a pas un seul moment où te dis : Bah non, il ne vas pas me les filer, j’suis con. C’est un pote Dag’, non ? Il va bien ne pas te laisser dans la merde. Si ?
Boh, dans le pire des cas, tu t’en fous. Ça te fera une bonne excuse pour ne rien branler de tes journées quelques jours de plus. Tu le laisses s’installer, et quand il te demande ta bande son, tu sors une clé USB de tes poches. «Toujours !» Normalement, tu ramènes les disques, mais depuis que tu bossais en solo, tu devais te débrouiller par toi-même. Connaissant ton organisation à chier, c’est même pas étonnant que tu foutes ça sur clé. Tu lui donnes -ou du moins t’essayes, sauf que tu as posé ça à côté de la table et résultat, elle est par-terre, dans ce merdier. Be brave.- et tu vas au micro prêt. Tu mets le casque sur ta tête, et tu te concentres. Les paroles, c’est dans ta tête. T’as pas le choix de toutes façons, t’as pas d’yeux pour les anti-sèches ou le prompteur.

Puis tu te dis que ça serait tellement plus cool de le faire à deux ce morceau. Alors, tu enlèves ton casque et t’interpelles Dag’. «Oh Daggy, t’as déjà rapper ? J’ai b’soin d’un binôme, ça serait encore mieux, viens !» Bon, tu te dis pas : wouah c’est chaud, faire chanter du français à un anglais, sérieuuuuuuux.... Non-non, c’est plutôt viens cousin, on est bien de l’autre côté de la vitre. Oh, va falloir que tu lui imprègnes le texte par contre. T’as plus qu’à espérer que ça te prenne pas trois milles ans.

(c) SIAL ; icons sial



_________________


astra; bb — Si c'était si facile, tout le monde le ferait. Qui tu serais pour réussir où tous les autres ont échoué. Oublies tes rêves prétentieux, redescends sur Terre ou tu n'en reviendras jamais ;; @VOCIFIUS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Métamorphe
MESSAGES : 399
AGE DU PERSONNAGE : 27
RACE : Métamorphe souris.
MÉTIER/ÉTUDE : Après presque un an à rien foutre après la prison, me voici vendeur de disques au Fairy Sound

 ok, simple, basique (dagda&arsène)

ok, simple, basiquebasique.Quand Ar’ demande s’il peut pas pécho les clés pour quand je serai absent, j’eus un rire, que je stoppai brusquement pour répondre : « Nan, tu gères avec le type qui m’remplace. Ou tu recules, comme d’hab. » Bon, c’était pas moi, mais ça allait quand même être un type qui savait ouvrir une porte – je pouvais dire sans trop me tromper que la plupart des gens savaient le faire dans le monde. Donc, démerde-toi avec ça cousin, ce sera pas pire que si c’était moi. Bon au moins, je demande le sample, qu’il me donne en le faisant tomber par terre. Je ronchonne pour la forme, parce que c’était vraiment très dur de se plier en deux pour le ramasser.

Bref, au moins, on peut lancer le merdier, je branche la clé USB et je trouve le truc qui va bien, et dès que Ar’ est positionné au micro, j’insonorise la pièce du studio après avoir fermé la porte, histoire que les bruits de dehors viennent pas parasiter la musique, pour ensuite lancer le sample, tout en surveillant que personne vienne entrer dans la boutique par la porte entrouverte. Puis y’avait plus qu’à me caler dans mon siège, écouter son français qui paraissait presque impressionnant comme ça, un peu comme si ma daronne se mettait à m’engueuler en gaélique – que je parlais, certes, mais pas aussi vite qu’elle vénère. Sauf que je parlais rien du français. A peine quelques mots de merde.

Bref, j’étais à moitié là, quand j’entendis d’un coup qu’il rappait pas en français, d’ailleurs, il parlait, et en anglais en plus. Sur le coup, je compris pas trop, et je tournai la tête vers la vitre, avant de faire un arrêt sur image. Hein ? « Tu te fiches de moi là ? » Mais du point de vue d’Ar’, c’était comme si je n’avais strictement rien dit, puisqu’il ne m’avait pas vu parler sans appuyer sur le bouton lui permettant de m’entendre.

J’appuyai sur le bouton, approchant ma bouche du micro pour lâcher un : « T’es sérieux, là ? » Mais sérieux, il en avait l’air en tout cas. Alors, je bougeai mon cul, pour aller dans le studio, histoire de pas discuter par micro interposé non plus. « Euh, j’ai dû rapper quand j’étais ado, sur des chansons toutes faites, en soirée, t’sais. Donc déjà, pas en français. » Mais même si je disais ça, ça pouvait être cool comme connerie. A condition que j’aie un pseudonyme, des fois que ça soit de la merde quand même. Genre, euh… Doggo. On m’appelait comme ça, ado, entre potes. On critique pas les surnoms de merde okay ? « Et ça parle de quoi en plus, ton truc ? Et ça t’emmerde pas que j’aie genre un accent de paysan torché en français ? Parce que genre à part bien appotit* et meurde**, j’ai rien en stock. » Et j’étais même pas sûr de ce que je disais.

Traduction du français dégueulasse de Dagda :
*Bon appétit
**Merde
(de rien)
©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Oraclestaff
MESSAGES : 164
AGE DU PERSONNAGE : 31
RACE : Oracle
MÉTIER/ÉTUDE : Star du net, rappeur indépendant qu'a décidé de se cacher dans la campagne irlandaise pour qu'on lui foute la paix.

 ok, simple, basique (dagda&arsène)





I took a walk on a Saturday night,fog in the air, just to make my mind seem clear where do I go from here? I see my breath pushing steam through the air, shaking hands run through my hair, my fears, where do I go from here?

Wouuuuuaaaah, le faux-espoir qu’il t’a fais, c’est moche ! Mais d’un autre côté, tu t’en doutais. Du coup, tu ne le prends pas mal. Ça se sentait venir à trois kilomètres que tu allais te manger une grosse pancarte Stop dans la gueule. Tu dois gérer avec celui qui va le remplacer, hmhm ... Nan. Tu fais une espèce de moue désapprobatrice, hôchant la tête de gauche à droite pour clarifier le tout. Au cas z’où ça n’aurait pas été assez clair. «Ouai, j’sais pas. C’est qui qui t’remplace ? Parce que si c’est une vieille qui me fout des bâtons dans les roues à peine rentrer, c’est mort.» A part ta grand-mère, tu connais pas trop de sexagénaire qui écoute du rap. C’est plutôt la tranche d’âge où on tend les cannes en l’air en braillant des insultes qui datent du Moyen-Âge. Surtout que c’est débile de penser comme ça, t’es pas un salopiaud -toi-même, Mamie, tu connais-. Hormis pas savoir bosser parce que tu passes ton temps à esquiver tes responsablités tel un ninja tout droit sortit de Naruto, on peut pas te reprocher d’être le type le plus chiant de Bray.
Boh allez, YOLO ! C’est pas comme si ça allait t’empêcher de faire ton taff aujourd’hui. Studio donc. En bon aveugle bien pète-brune, il a fallu que tu ne poses pas ta clé USB sur la table, mais à côté. Du coup, avec ton nez en l’air, comme si t’avait trop sniffé, tu entends Dag’ râler de plus belle. « Bah quoi, qu’est-c’ta ?» T’as fais une connerie ? Oh, sûrement. C’est pas la première, et c’est sûrement pas la dernière. Il a une bonne heure à tenir le pauvre, et toi ça te fait ricaner. T’es fier de toi en plus.

Vaut mieux en rire qu’en pleurer. Tu te mets à suivre ton sample, balancer ton flow, comme si tu ne savais jamais t’essoufler et que tu te battais avec les mots. De temps en temps, tu ponctues tes phrases par un rire sarcastique, par un Yo ! Ou un hin hin, et tu recommences. Tu te retiens de claquer des doigts, parce que t’as peur que ça s’entende sur l’enregistrement. Alors tu compenses en balançant tes mains en rythme. C’est pas pour te la péter, c’est pour te donner le tempo, matérialiser la musique pour mieux t’ancrer dessus. Tu t’apprêtes à faire la suivante, et t’as un éclair de génie. Pikachu t’a foudroyé, et voilà que tu sollicites Dag’ encore une fois. Tu te fiches de moi là ? «Oui j’suis sérieux, allez, viens ! Si ma mamie a pu l’faire, tu peux l’faire aussi !» Ça peut être sympa, en plus de faire une bonne expérience. Bon, pas sûr que prendre Mamie Janette en réf’ pour le convaincre, ça soit la meilleure idée qui soit. Mais au moins, ça contribue à détendre l’atmosphère.
«Oh ! C’est d’pas avoir les paroles sous le nez qui te dérange ? Attends, bouges pas, j’vais t’arranger ça.» Tu fouilles dans tes poches pour sortir ton IPhone. Comme la magie de la technologie a l’option dictée maintenant sur les appli’, tu peux enregistrer tes textes directement dessus. Bon, le plus chiant maintenant, c’est de le retrouver. Heureusement, tu connais ton téléphone par coeur. «Rien de spécial, c’est un texte pour la déconne. Tiens, t’as qu’à lire. S’tu veux, je la fais tout seul au complet une première fois pour t’donner une idée et on recommence à deux. Toi, c’est les phrases de Gringe. Un concentré de réf’ sur les mangas. J’devais la chanter avec mon frère, mais il est resté en France c’te bâtard. Nan-nan, ça me dérange pas. La qualité de ton français est aussi élevée que mon anglais de drogué.» Petite rime à l’improviste faites, t’es chaud là. En plus, ça te motive grave de chanter avec quelqu’un. «Et t’sais quoi ? Les p’tites françaises, elles kiffent entre les anglais chanter en frenshyyyyy, ça les excite.» Tu checks voir s’il est d’accord, et tu mets ta démo’ à exécution. Comme ça, il aura juste à répéter derrière toi. Faire au plus simple. Quoi que, mettre du français et de l’anglais dans une chanson, ça revient à la mode. Faudra que vous vous essayez à une version bilingue, tiens ! Ça peut donner un rendu cool aussi !

(c) SIAL ; icons sial



_________________


astra; bb — Si c'était si facile, tout le monde le ferait. Qui tu serais pour réussir où tous les autres ont échoué. Oublies tes rêves prétentieux, redescends sur Terre ou tu n'en reviendras jamais ;; @VOCIFIUS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

 ok, simple, basique (dagda&arsène)

Revenir en haut Aller en bas
 
ok, simple, basique (dagda&arsène)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Wargame spatial simple
» Serveur OpenNag : simple, communicant et basique
» Petite énigme très simple...
» Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
» Un simple clic peut changer la vie entière d'une personne.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
► URBAN LEGENDS ::  :: Pilgrim Village-