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J'avais vraiment besoin d'aide. Parce que l'une de mes cousines avait trouvé un mec - allez savoir comment, j'espérais tout de même que ce n'était pas l'un de mes clients réguliers... - et partait vivre avec lui. Parce que, je cite, elle en avait marre de cet hôtel de merde, glauque avec tout le temps des trucs crades. Alors... Pour le ménage, je pouvais trouver une petite main, pas de souci, ce n'était pas ce qui manquait. Par contre, j'avais besoin de quelqu'un à l'accueil, et d'une personne qui n'avait pas peur de tout.

J'avais alors passé une annonce dans le journal, et donné une fourchette aux personnes qui voulaient postuler pour venir directement à l'hôtel. J'étais à l'accueil, toujours derrière cette vitre qui avait quelques fissures dûes à un coup de point dedans. Avec ma petite danseuse hawaïenne amovible sur le côté, j'avais ma radio qui diffusaient des musiques brésiliennes de chez moi, au son minimum pour pas faire chier le monde, mais assez fort pour que ça soit audible. Derrière moi, on pouvait voir ma couchette sur laquelle je dormais quand j'étais entre deux arrivées à l'hôtel, histoire de me reposer la nuit un peu.

En débardeur blanc un peu défraîchi et avec les cheveux qui volaient contre mes yeux au gré du ventilo qui m'aidait à supporter la chaleur de l'été, j'attendais le regard dans le vide que quelqu'un se présente dans mon hôtel. Pour le moment, juste un mec qui était venu, pensant trouver un hôtel classique, et se retrouvant face à trois camés qui venaient à ce moment là pile poil pour prendre une chambre. Il s'était rendu compte que c'était pas aussi pépère qu'ils le voulaient.

Mais enfin, j'avais l'espoir qu'un jour, quelqu'un se présentera et ne fuira pas. Peut-être cette rouquine qui s'approchait ? A voir. Elle pourrait être une cliente, mais très honnêtement, je connaissais les animaux qui me servaient de clientèle, et elle ne rentrait clairement pas dans le profil. Du genre, elle n'était ni camée, ni punk, ni paumée dans la vie, et n'avait pas l'air hyper pauvre ou en cavale.

Alors, quand elle arriva devant moi, je me redressai, tentant de mettre mes cheveux en arrière pour demander d'un ton impersonnel :

"Bienvenue au Kihashi Hotel, que puis-je pour vous ?"

Je prenais ma tête des beaux jours à l'hôtel - autant dire que beaux ne signifiait pas la même chose chez certains que chez moi - et je l'accueillais comme si c'était une cliente - des fois que ça en serait une. Comme ça, elle verra bien la réalité, comment on fait, tout ça. J'avais tout de même l'espoir que cette fois-ci, j'allais avoir la bonne personne, histoire de commencer sa formation - car j'avais marqué débutant acceptés, ne m'attendant pas à ce qu'un pro de l'hôtellerie ose s'enterrer ici - et de pouvoir souffler avant de me faire un vrai burn out. Après tout, j'étais tellement crevé que j'en avais la gueule enfarinée, quasiment.
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Es-tu celle faite pour le job ?


Travailler n'a jamais été une nécessité. Du moins, pas d'un point de vue matériel. Mes parents finançaient mes études, mon appart. Ils vivent correctement après tout, sans pour autant rouler sur l'or. Mais j'ai toujours ressenti le besoin de m'occuper l'esprit. Surtout depuis l'accident. Vous savez ce que c'est... Faire tant et tant de choses que l'on ne s'accorde pas le temps de s'arrêter sur les choses contrariantes auxquelles on devrait accorder beaucoup plus de réflexion. Un bon échappatoire pour un esprit tourmenté par une perte soudaine. Dans mon cas, la perte de ma jambe. Et ça me permettait d'échapper aux doses exagérées, à mon sens, d'anti-dépresseurs prescrits par mon psy. Je savais que quelque part, j'en aurais eu largement besoin si je restais toute les après-midi à me tourner les pouces à la maison. Et c'était pas plus mal. Je détestais ces saloperies. Elles endorment les sens, vous empêchent de ressentir pleinement vos sentiments. Urgh, quelle horreur.

Pourtant, même si je souhaitais ardemment occuper mon temps libre, je ne m'attendais pas à ce que mes pas me mènent devant cet hôtel là. Ce n'était pas pour faire la difficile mais on allait dire qu'on m'avait habitué à mieux. Retenant difficilement une grimace, je m'attardais un instant à l’extérieur pour me composer un air professionnel, pour me détacher de mon allure de gamine. Oui, c'était un fait établi par ma mère ; à sourire tout le temps, à ma façon de m'habiller ou de parler, on ne me donnait pas plus de 16 ans. C'était sûrement parce qu'elle ne m'avait jamais entendu, ou presque jamais, lâché un chapelet d'insultes et jurons les uns plus colorés que les autres. J'évitais de jurer devant elle. Je l'entendrais sûrement marmonner des choses comme "c'est une honte pour une jeune femme !" ou encore "ta grand-mère doit se retourner dans sa tombe" sans oser me sermonner comme à chaque fois depuis... Vous savez, l'accident.

Je chassais ces pensées en secouant la tête et poussait la porte pour me diriger vers ce qui semblait être le réceptionniste. Agent d'accueil que disait l'annonce... Je passerais donc beaucoup de temps dans cet "accueil" si j'étais prise. Je laissais mes yeux traîner, je m'imprégnais du lieu. C'était... Je ne dirais pas cosy mais au moins, c'était calme, je pourrais peut-être bosser sur mon ordinateur en parallèle lors des heures creuses. A voir. Ah être payé à avancer mes devoirs et bosser pour mes études... Qu'est-ce que ça serait le pied ! Mais mon instinct me susurrait qu'il ne devait pas y avoir tant de creux de ça, sinon, il n'y aurait pas un recrutement.

-Bienvenue au Kihashi Hotel, que puis-je pour vous ?

Je plongeai mon regard dans celui de mon interlocuteur avant d'esquisser un sourire aimable. Poliment, je réponds ;

-Bonjour ! J'ai vu une annonce pour une offre d'emploi. A qui dois-je m'adresser ?

Je ne savais pas réellement vers qui on se tournait dans les hôtels au moment des recrutements. D'habitude, aux cafés, c'était le responsable ; soit le proprio ou une personne désignée par le proprio. Dans les hôtels, il devait y avoir une personne qui gérait le staff... Non ? Je supposais que ça serait à elle que je devrais me "vendre".
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 es-tu celle faite pour le job ? (kabukichô&erlina)

es-tu celle faite pour le job ?erlina & kabuA la voir arriver, dans une tenue correcte, sans tanguer ou autre chose du même acabit, j’avais plus ou moins deviné la raison de sa venue, mais dans le doute, je l’avais accueillie comme si c’était une cliente. Bon c’était bien une fille venue pour passer l’entretien d’embauche. Tant mieux ! Elle demanda à qui il fallait s’adresser, et je lui répondis, pas hyper chaleureux certes, plus blasé, mais pas non plus de quoi la faire fuir – pas encore :

« A moi. Attend deux secondes. »

Je me levai, remettant en place ma bretelle de débardeur qui s’était fait la malle, pour ensuite passer dans l’arrière-boutique, appeler l’une de mes cousines pour qu’elle reste à l’accueil. Ce n’était qu’un bonhomme de paille, étant donné le niveau de son anglais qui était resté à l’époque de l’Ere Edo, mais enfin, au moins ça ne sera pas vide, et elle était capable de récupérer une clé si quelqu’un repartait. Sur ces mots, je sortis de l’accueil, la laissant à ma place, pour ensuite guider la jeune femme vers mon bureau de propriétaire d’hôtel. Il était particulièrement propre et rangé, à vrai dire, je n’y passais quasiment pas de temps. Ça servait surtout de pièce de stockage des papiers de l’hôtel, que je prenais pour bosser à l’accueil généralement, et maintenant, pour faire passer ces entretiens en série. J’espérais que celui de cette fille sera le dernier…

Je m’installe de mon côté du bureau, l’invite à s’installer : « Vas-y, met-toi à ton aise. » pour ensuite sortir mon petit dossier. Ce dossier avait en réalité deux fonctions : faire comme si j’avais réellement un dossier, alors qu’il était fait du bilan comptable de l’année dernière, et surtout, servir d’anti-sèche sur des questions d’entretien, car devant le bilan comptable, il y avait cet anti-sèche. Je le regardais juste relevé pour ne pas être grillé.

D’ailleurs, tout en haut de mon anti-sèche, il y avait de marqué met la personne à l’aise, présente-toi. Ce que je fis sans trop tarder : « Alors, moi c’est Kabukichô Kihashi, proprio de l’hôtel. Si tu galères à dire mon prénom, Kabu, ça suffira. » La suite, c’était de parler du job. « Donc, je cherche une personne pour garder l’accueil, gérer les entrées, les sorties, à mi-temps. Registre, réclamation, et tout le toutim. Plutôt simple, hein ? » Et enfin, l’anti-sèche me disait – car il me parlait hein – de demander si elle avait des références – dont je n’aurai pas grand-chose à faire. « T’as un CV, de l’expérience dans le domaine, dans un autre domaine ? »

Gérer des entretiens d’embauche, ce n’était pas tellement mon truc. En fait, je n’en avais jamais fait puisque les employés, jusque-là, c’étaient des membres de la famille. Mais là, j’avais juste besoin de quelqu’un, tout de suite, pas le temps d’attendre qu’ils se disputent pour savoir qui ils allaient m’envoyer, puis que la personne se tape pratiquement une journée entière d’avion, le jet lag, ce genre de choses… Et puis, les locaux, ça changeait un peu, plutôt que de voir des asiat’ de partout, j’avais même l’impression d’être au Japon des fois.
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