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Sasha Lennox
Chasseur
MESSAGES : 230
AGE DU PERSONNAGE : 26
RACE : Humaine, apprentie chasseuse
MÉTIER/ÉTUDE : Vendeuse en librairie

Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Ven 1 Juin - 15:25
Maxwell & Sasha

Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire


Je n'ai donc pas à faire à un psychopathe, juste à un connard ! Ca me change pas mal, il faut bien l'avouer, je ne connais pas trop les règles avec eux. Non pas que je n'ai jamais couché avec un type dans ce genre, mais on n'est jamais passé par la case "restaurant" pour savoir comment je suis censée réagir. Dois-je le prendre mal qu'il me prenne pour une conne ? Dois-je être vexée d'être rabaissée à ce point là ? Je le pourrais, mais la vérité c'est que je suis conne. Conne de croire qu'il existe encore des mecs bien dans ce bas monde. Conne de croire qu'en partant sur ce genre de discussion, j'allais avoir le dernier mot, alors que je n'ai fait aucune étude supérieure alors que monsieur doit être bardé de diplôme. Alors oui, j'admets sans mal que je suis conne et cela ne me pose pas réellement de problème, ça fait 25 ans que je le sais, ce n'est pas lui qui va réellement pouvoir m'atteindre. Je crois de toute façon qu'il n'est plus réellement possible de m'atteindre, Roman a su me briser comme jamais personne n'y est arrivé et je me demande encore ce qu'il reste vraiment de moi. Je ne suis qu'un corps en mouvement, qui essaye de s'accrocher à un semblant de vie, qui pense qu'en se tournant vers la chasse, il pourra se reconstruire. Mais comment peut-on espérer se reconstruire alors que le principe même de cette pratique, c'est de tuer. Alors ma vie va se résumer à ça, tuer pour me venger qu'on est tué mon oncle et ma tante. Ma vie en un mot : meurtre ?! C'est bien triste. Mais je suppose que je vivrai avec, ce n'est pas comme si j'avais vraiment le choix de toute façon.

J'esquisse un sourire. Je devrais être en colère ou vexée, je m'en rends bien compte, mais c'est tellement ridicule tout cela que je n'y arrive même pas. On n'est pas du même monde, c'était visible au premier coup d'oeil et cela se confirme dès le début du repas. J'aurais au moins fait fort, on n'a même pas encore mangé que déjà il me prend de haut. Je suppose que certaines filles arrivent à passer au dessus, se disant que l'argent saura réparé tout le mal que le pauvre type dans son genre lui fait subir au quotidien. Mais ce n'est pas mon genre, je ne me laisserai pas maltraité encore une fois. Que ce soit physiquement ou moralement, j'ai déjà assez souffert comme ça dans la vie. Je ne veux plus. Et vu que je ne me suis pas attachée à lui, ça ne sera pas trop un mal de l'oublier après ce repas, que je compte manger jusqu'au bout, qu'on se le dise. "C'est assez amusant parce que je me demandais comment un mec comme toi pouvait avoir envie de sortir avec une fille comme moi ! C'est vrai, on ne va pas se mentir, on ne vient définitivement pas du même monde. Tu as fait de longues études et tu aimes le rappeler visiblement à chaque fois que tu en as l'occasion, via ton air hautain ou tes grandes théories ! Moi, je n'en ai fait aucune, je me suis démerdée un peu comme je le pouvais dans la vie. Loin de moi l'envie de me plaindre, c'est par choix, j'ai jamais été attiré par les études supérieures, je crois que ça me convenais de passer pour la fille un peu coconne, on a tendance à plus facilement lui pardonner si elle raconte de la merde !" Commençais-je par dire. Je me rends bien compte que ce n'est certainement pas ce qu'il attendait de moi. Il voulait certainement avoir un débat stérile entre nous où il saurait montré qu'il est intelligent et pas moi et qu'il finisse par remporter la mise. Il s'attendait certainement à ce que je me lève, en le traitant de connard et que je me barre vexée ou alors peut-être que je m'excuse de m'être ainsi emportée. Pour être honnête, je ne sais pas trop à quoi il s'attend en me balançant toute sa science infusé, bourrée de prétention et je m'en carre complètement. "Bref, si je dis ça c'est parce qu'au début je pensais que t'étais un genre de gros psychopathe... oui, parce que j'ai l'art de les attirer. Mais en fait, non, t'es juste un connard !" Dis-je en prenant le verre de vin qu'on venait de me servir. Oui, autant être honnête, sinon on allait se faire chier ce soir. Déjà que c'était pas très bien parti et que cette soirée va très certainement s'écourter, autant s'amuser un peu, non ? Moi, je n'ai rien à perdre. J'ai un restau gratis, je bois du vin qui est loin d'être dégueu et la vue n'est pas mal non plus, si on passe au dessus du fait que j'ai envie de lui planter mon couteau dans la carotide, rien que pour qu'il ferme sa gueule et qu'il m'enlève ce vieux sourire désagréable.

"Mais c'est bien ! J'veux dire, ça me change un peu. Bon, je ne connais pas trop les règles avec les connards, je ne vais pas te mentir. T'es pas le premier que je croise, t'emballe pas, mais souvent je suis bien alcoolisée et on ne passe pas vraiment par la case restau, on se contente juste de s'envoyer en l'air ! Tu vas me dire, ça évite de se prendre la tête ! " Dis-je en plaisantant. Passer pour une fille facile, je m'en tamponne bien. Il se doute bien que si j'ai accepté aussi vite son invitation, c'est que je sais très bien pourquoi il m'a invité. C'est certainement pas pour être agréable, vu les conneries qu'il débite à la seconde. Alors autant être honnête ensemble. Si ça lui plait, tant mieux, sinon, tant pis. Je bouffe mes lasagnes et je dégage. Autant je ne fais pas le poids sur de grandes théories intelligentes, autant pour raconter de la merde, je ne suis pas la dernière, alors autant jouer sur un terrain que je connais ! Et puis au moins il saura qui je suis vraiment. Parce qu'au fond, j'ignore pourquoi il m'a invité, mais je n'aimerai pas qu'il se fasse de fausses idées sur moi. Je ne suis pas là pour prôner de quelconques idées. On est dans une société déséquilibrée qui pense que l'homme, étant au sommet de la chaîne alimentaire, à le droit de vie et de mort sur les espèces qui l'entourent et à le droit de jouer à dieu avec eux. Grand bien leur en face, s'il y a vraiment un jugement dernier - ce que je doute avec le temps - ils seront punis pour leurs pêchés le moment venu !  "Du coup ça marche comment ? Je suppose qu'en général, au stade où on en est, la nana, si elle n'est pas trop conne, s'en va vexée ? Tu m'excuseras mais j'ai la dalle et vu qu'on est ici, autant en profiter." Je suis passée au tutoiement en un éclair. Pour être honnête, ça me fait chier de se donner un genre inutilement. Je veux dire, à la base, je suis là parce qu'il veut potentiellement me baiser. Là, je pense que c'est mort, moi je ne suis pas franchement sûre d'en avoir envie et lui à mon avis est en train de se dire qu'il a été vraiment con de s'abaisser à demander à une prolétaire de venir bouffer avec lui. J'ai rien d'intéressant à dire et je m'en badigeonne le nombril avec le pinceau de l'indifférence de sa science à deux balles. S'il n'est pas trop con, il se détendra peut-être un peu du slip, sinon c'est peut-être lui qui prendra la poudre s'escampette.



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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Ven 1 Juin - 23:21



Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire



Maxwell ne cherchait pas particulièrement à blesser son interlocuteur lorsqu’il s’exprimait de cette façon. C’était simplement sa façon de parler. D’ailleurs, il n’avait pas les capacités émotionnelles suffisantes pour tenter d’atteindre quelqu’un de cette façon. C’était sans doute pour ça qu’il continuait, le problème demeurait invisible à ses yeux. Néanmoins, il avait appris que les gens n’appréciaient pas mais de nouveau, il s’en fichait. Par contre, il fut assez surpris en voyant Sasha sourire. Ça en revanche, ce n’était pas commun.

"C'est assez amusant parce que je me demandais comment un mec comme toi pouvait avoir envie de sortir avec une fille comme moi ! C'est vrai, on ne va pas se mentir, on ne vient définitivement pas du même monde. Tu as fait de longues études et tu aimes le rappeler visiblement à chaque fois que tu en as l'occasion, via ton air hautain ou tes grandes théories ! Moi, je n'en ai fait aucune, je me suis démerdée un peu comme je le pouvais dans la vie. Loin de moi l'envie de me plaindre, c'est par choix, j'ai jamais été attiré par les études supérieures, je crois que ça me convenais de passer pour la fille un peu coconne, on a tendance à plus facilement lui pardonner si elle raconte de la merde !"

Il l’écouta attentivement en étant un peu surpris qu’elle décide d’évoquer ce sujet. Etrangement, les longues études ne faisaient pas parti des choses qui l’attirait chez quelqu’un. Si c’était le cas, sans doute se serait-il marié à Stanford. Ce qui lui avait plu chez Sasha, c’était sa façon de parler, son attitude, et ce genre de petites choses sur lesquelles il est difficile de mettre des mots ou simplement de toucher du doigt.

"Bref, si je dis ça c'est parce qu'au début je pensais que t'étais un genre de gros psychopathe... oui, parce que j'ai l'art de les attirer. Mais en fait, non, t'es juste un connard !"

Il fut surpris par tant d’honnêteté. On ne lui avait jamais sorti. Son frère avait beau lui dire qu’il ressemblait au diable sur terre, le qualificatif de psychopathe ne lui avait jamais été proposé. Quant à se faire traiter de connard, c’était devenu très habituel pour lui. Pourtant, il resta patient, attendant le climax et la claque ou autre manifestation de colère habituelle alors qu’elle se contentait de se servir de son verre de vin.

"Mais c'est bien ! J'veux dire, ça me change un peu. Bon, je ne connais pas trop les règles avec les connards, je ne vais pas te mentir. T'es pas le premier que je croise, t'emballe pas, mais souvent je suis bien alcoolisée et on ne passe pas vraiment par la case restau, on se contente juste de s'envoyer en l'air ! Tu vas me dire, ça évite de se prendre la tête ! "

Il acquiesça. La méthode dont elle parlait était généralement sa préférée, elle permet d’éviter bien des prises de têtes inutiles. Visiblement, cette fille avait une vie bien mouvementée avec les hommes mais ne semblait pas s’en inquiéter plus que ça. Tant mieux pour elle sans doute. Sans compter qu’il ne pouvait pas la juger puisque sa propre vie amoureuse était inexistante et qu’il n’avait jamais réussi à se connecter avec quelqu’un de la même façon que le reste du monde le faisait. D’ailleurs, l’attitude de Maxwell avait changée et il se posa en retrait les bras croisés, la laissant aller jusqu’au bout de son idée. Son regard caramel était fixé sur elle, doutant de la fin prévue après sa petite explication.




"Du coup ça marche comment ? Je suppose qu'en général, au stade où on en est, la nana, si elle n'est pas trop conne, s'en va vexée ? Tu m'excuseras mais j'ai la dalle et vu qu'on est ici, autant en profiter."

Elle avait au moins raison sur un point, habituellement après un tel étalage de science mal vu, son rencard avait la fâcheuse habitude de partir ou de se vexer. Sasha avait détourné ses prédictions, ni claque, ni départ précipité, ni rire idiot pour prétendre que ce n’était rien. Elle ne s’était pas non plus mise en colère ou vexée. Du coup, c’était lui qui risquait de s’énerver. La jolie libraire lui rappelait beaucoup trop son frère, non pas que ce dernier soit une grande blonde mais plutôt son incroyable calme dans leurs débats qui se terminaient régulièrement par un « au pire, tu la ferme Max » d’un calme olympien. Son alexithymie jouant contre lui, le médecin n’arrivait pas à déterminer si elle était réellement calme ou s’il s’agissait d’une fureur dissimulée. L’avenir finira sans doute par l’aider à trancher cette question. D’ailleurs, c’était toujours ce handicap – ou son égo – qui l’empêchait de se rendre compte qu’il avait perdu toutes ses chances avec la belle.

Malgré tout, il se détendit et décroisa les bras, son regard se ralluma et son sourire réapparut. Pas son sourire maléfique mais, quelque chose de plus doux. Il ne prenait pas mal tout ce qu’elle avait dit, il n’y avait aucune raison à ça. C’est sans complexe qu’il assumait d’être hautain ou désagréable quand il le voulait.

« Crois-moi, je connais beaucoup de gens qui ont fait de longues études et qui racontent de la merde. Qui peuvent être même très cons. »

C’était d’ailleurs le type de personne qu’il méprisait le plus. Faire des années complète à l’université pour être totalement con, c’est vraiment du gâchis. Même à Stanford son égo et lui avaient rencontrés des gens d’une bêtise phénoménale. Il porta son verre à ses lèvres pour gouter au vin qu’il apprécia. Son goût pour le vin et son dégoût pour la bière renforçait son petit côté hautain qui lui sied si bien. Il reposa le verre sur la table avant de lui dire :

« Je m’en fiche un peu que tu me classes dans la catégorie connard, je suis habitué. Et tu as raison, ça serait idiot de gâcher le repas. Et si je t’ai invitée, c’est parce que je te trouve belle et attirante … »

Sans doute aurait-il pu mettre plus de mots derrière ce qualificatif un peu vague mais, il n’était pas vraiment connu pour être un poète et une serveuse au large sourire était venue apporter un peu de pain sans sel comme on en trouve à Florence. Malgré tout, une question continuait à le titiller, qu’il ne se gêna pas pour poser :

« On m’a déjà traité de psychopathe à la suite de quelques idées peu humanistes que j’entretiens. Cependant, on en m’a jamais dit que je ressemblais à l’un d’eux, tu peux développer ? »

Peut-être qu’un jour Maxwell arrêtera de parler comme s’il était dans une conférence à Stanford. Mais pas aujourd’hui.


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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Dim 3 Juin - 18:03
Maxwell & Sasha

Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire


Je ne savais pas trop comment il allait réagir à tout cela. Pour être honnête, je n'y ai pas trop pensée. Je ne vois pas pourquoi je devrais prendre des pincettes avec lui alors que très clairement, il n'en prend pas avec moi, me prenant pour la première des débiles. Mais je ne lui en veut pas, en soit il n'a pas complètement tort, je suis loin d'être un génie dans mon genre et cela me convient parfaitement. Les portes du paradis sont ouvertes aux simples d'esprits ... ou un truc du genre, je ne me souviens plus exactement de l'expression exacte, mais on s'en fout, n'est-ce pas ? L'idée c'est que la situation me convient, si ce n'était pas le cas, je me serais déjà attelée à la modifier, enfin c'est ce qui me paraît le plus vraisemblable. Après je ne dis pas que je commence un peu plus à lire et donc à ouvrir mon esprit à d'autres formes de pensées. Mais c'est uniquement parce que mon boulot le réclame ... enfin plus ou moins. Disons que je me sentirais plus à l'aise en face des clients si je sais de quoi je parle. Alors je ne compte pas lire l'ensemble des livres de la librairie, mais je peux au moins me renseigner sur les classiques, histoire de ne pas passer pour une idiote. Mais ça ne change pas le fait qu'on n'est pas issu du même monde et qu'il est peu probable qu'on arrive vraiment à s'entendre tous les deux. Pour une soirée, pourquoi pas, pour la vie entière, j'en doute. Il doit rechercher autre chose chez une fille qu'un joli minois et je doute d'avoir ce qu'il faut pour lui plaire. Et pour être honnête, je ne suis pas sûre d'apprécier de passer ma vie avec un mec qui passera son temps à me rabaisser, volontairement ou non, même si, quand on retrace mes relations amoureuses, on se rend compte que ça se résume quand même pas mal à ça ! Quel cas soc' je suis !

Je lui balance un peu le fond de ma pensée, parce que je ne vois pas pourquoi il n'y aurait que lui à profiter un peu de la soirée. Moi aussi j'ai envie de rire un peu et de me foutre de sa gueule. C'est pas méchant et pas particulièrement personnel, juste qu'on est deux à jouer et que c'est à mon tour. Je lui concède sans mal que je suis une inculte et que j'assume totalement le monde dans lequel j'ai baigné. Après je ne vais pas jeter la première pierre à ma famille, j'aurai pu faire des études supérieures si j'en avais eu envie et mes parents sont loin d'être des ânes. Mais j'avais envie de faire de la merde, j'en assume aujourd'hui les conséquences. Ce n'est pas pour rien que ma fille grandit dans une famille où je n'existe pas, simplement parce que je serais bien incapable de l'élever correctement. Je ne suis déjà pas foutue de prendre soin de moi, alors vous imaginez ce petit être sans défense et fragile ? Non, ce ne serait pas réaliste. Et pourtant. Dieu que j'ai souvent envie de la voir, de lui parler, de lui dire qui je suis. Parfois j'ai envie de me battre pour la récupérer, mais après un accès de folie, je me rends bien compte que ce ne serait pas possible. Je n'ai rien à lui offrir à cette gamine, en dehors d'un amour immodéré. Mais c'est pas avec ça que je pourrais la nourrir. Elle vit heureuse, chez des gens bien, je crois que c'est tout ce que je peux lui souhaiter. Les paroles de mon oncle et ma tante raisonnent encore à mes oreilles. Je sais qu'ils ont raison, même si ça me fait chier de l'admettre.

Je lui balance que c'est un connard, mais que ça me va, au fond ça ne me dérange pas réellement. Je sais que je devrais être énervée ou vexée, mais ce n'est pas le cas. Je crois que ça me passe au dessus. Je suis attirée soit par les connards, soit par les psychopathes, et s'ils ne cumulent pas les deux, j'ai de la chance. Lui m'a l'air d'être juste un bel enculé. Je suppose que je pourrais le supporter pour la soirée, sans penser à le revoir par la suite. Enfin, nous verrons bien. Au début il se renferme sur lui même, croisant les bras sur sa poitrine, visage fermé. Je sens qu'on va passer une bonne soirée. Je crois qu'il vaut mieux que je profite du vin, je pense que je n'aurai pas le droit à plus. Tant pis, il n'avait qu'à pas me gonfler. Je n'ai pas l'air comme ça, je m'en rends bien compte, mais derrière mes airs naïfs et mes conneries à répétition, j'ai quand même un peu de caractère. Je ne suis pas qu'une fille sans défense et sans cervelle, j'ai la langue bien pendue quand il le faut. Il finit par briser le silence dans lequel il s'était plongé pour me dire quelque chose qui m'étonne grandement, mais qui n'est pas fait pour me déplaire. "Oui, je suppose qu'intelligence et connerie peuvent aller de paire par moment ! L'un n'empêche pas l'autre comme disent certains !" Je suppose que ce n'est pas parce que tu as fait de longues études que ça t'empêche d'être un abruti fini. J'en croise tous les jours, au fond, ça ne m'étonne pas trop. Je suppose qu'on ne parle pas de la même connerie que les gens comme moi, mais ils savent être con à leur façon !

"Je suppose que ça ne sera plus vraiment le cas à la fin du repas !" Dis-je simplement, tout en regardant l'une des serveuses nous apporter du pain. Je parle bien entendu du fait qu'il me trouve belle et attirante, ce qui, soit dit en passant, est plutôt agréable à entendre. Ce n'est pas tous les jours qu'on me fait ce genre de compliment alors j'en profite un peu, même si c'est un crétin fini qui me les fait. Je suppose qu'on prend d'où ça vient quand on est dans mon cas, on ne joue pas les difficiles. Bon après j'aurai pu tomber sur pire, c'est un connard canon, je suppose que ça doit compenser un peu. Mon ex aussi était canon dans son genre, c'est d'ailleurs pour ça que j'avais accepté de sortir avec lui, parce que physiquement il me plaisait. J'ai fini par le regretter, vais-je aussi le faire aujourd'hui ? Peut-être un petit peu, je l'ignore ! Je ne suis pas vraiment étonnée qu'on lui ait déjà dit qu'il était un connard. Au vu de sa façon de parler, je suppose que c'est plus que normal ! Je crois qu'il est plutôt habitué à finir seul son repas. J'ignore si c'est une bonne nouvelle pour lui que je décide de ne pas m'en aller ? Sa question me surprit un peu et sur le moment, je ne sus pas réellement quoi répondre. Qu'est-ce qu'il veut que je lui dise, je ne suis pas psy ni quoi que ce soit de ce genre. "heu ... je ne sais pas, c'est certainement ta façon d'agir avec les gens qui m'a fait me poser cette question ... Et puis pour être honnête, j'ai l'impression que j'attire soit les connards, soit les psychopathes.... " Dis-je en attrapant mon verre et de boire une gorgée, tout en repensant à ce que je venais de dire. "Non, en fait ce n'est pas qu'une simple impression. J'attire vraiment les connards ou les psychopathes. Mon ex en était un ! Alors je ne sais pas, je suppose que je vis avec l'impression que le prochain qui m'invitera à sortir avec lui en sera un aussi ! ... Visiblement j'ai peut-être pas complètement tort au vu de ce que tu dis !" Dis-je en esquissant un sourire. Mais dans ma tête, je me demandais vraiment ce que j'avais fait pour n'attirer que ce genre de gars !



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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Ven 15 Juin - 20:27



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Son langage était toujours soutenu, il n’avait pas besoin de s’y forcer. Ca ajoutait encore une couche de décalage par rapport aux autres.

"heu ... je ne sais pas, c'est certainement ta façon d'agir avec les gens qui m'a fait me poser cette question ... Et puis pour être honnête, j'ai l'impression que j'attire soit les connards, soit les psychopathes.... "

C’était plutôt compréhensible, il ne lui jetait pas la pierre. Quant à l’idée qu’elle ne puisse attirer que ce type d’individu, il ne pouvait pas vraiment abonder dans son sens, il ne connaissait pas sa vie et ne s’y intéressait pas vraiment. La seule explication qui lui venait à l’esprit résidait dans l’idée qu’elle était très attirante et donc devait avoir plus d’hommes qui lui feraient des avances. Statistiquement parlant elle devait donc voir plus de types dangereux qu’une fille banale. Enfin, cette ébauche de théorisation reposait principalement sur une donnée très subjective : il la trouvait très attirante, ce n’était pas forcément le cas de tous les hommes de la planète.

"Non, en fait ce n'est pas qu'une simple impression. J'attire vraiment les connards ou les psychopathes. Mon ex en était un ! Alors je ne sais pas, je suppose que je vis avec l'impression que le prochain qui m'invitera à sortir avec lui en sera un aussi ! ... Visiblement j'ai peut-être pas complètement tort au vu de ce que tu dis !"

Il hocha simplement la tête en réponse. Que pouvait-il bien ajouter ? Sa question était restée sans réponse suffisante. Même si Maxwell était tout sauf un fin psychologue, il se demandait pourquoi avoir accepté son invitation si la catégorie « psychopathe » lui sied si bien. Quelqu’un d’autre aurait sans doute posé des questions sur cet ex en question mais lui se disait que c’était sa vie privée et que si elle avait voulu plus en parler que ça, elle l’aurait fait. Au final, elle n’avait sans doute rien à craindre de lui. Le médecin pouvait paraitre bien étrange dans sa façon de parler mais, il n’avait jamais nuit à quelqu’un qui ne lui avait rien fait. Son conflit majeur était actuellement avec son voisin et, quand on connaissait le personnage, on pouvait plus facilement comprendre l’animosité qui grandissait entre les deux hommes.

« Je n’ai jamais tué personne si c’est ça qui t’inquiète », finit-il par répondre en reprenant son verre « Je n’ai pas vraiment les caractéristiques d’un psychopathe, je suis juste très regardant sur les faits scientifiques et la logique. »

C’était sans doute la meilleure description possible. Il aurait sans doute pu ajouter que son égo était plus imposant que chez la majorité des gens mais, elle l’avait sans doute déjà remarqué. On pouvait même le qualifier d’extrémiste de la logique si on voulait faire une analogie déplacée. A ce moment, deux neurones émotionnels se connectèrent comme guidés par une main sacrée : changer de sujet pourrait sauver la soirée. A leur arrivée, elle avait évoqué la ville de Londres, voilà qui pouvait être calmer

« Tu me parlais de Londres tout à l’heure, tu y as vécu ou c’était juste pour des vacances ? Bray semble bien calme à côté »

Il y avait passé 5 ans pour la première partie de ses études de médecine avant de s’envoler pour Stanford. Les grandes villes avaient ce côté vivant que la tranquillité des plus petites ne pouvait rattraper. C’était sans doute pour ça qu’il avait choisi de travailler à Dublin. Sans doute que si sa mère n’était pas malade, il ne serait pas revenu en Irlande. Avec son diplôme, les villes les plus modernes du monde anglophone lui étaient accessibles. Alors qu’elle allait répondre, le téléphone de Maxwell vibra dans la poche intérieure de sa veste. Un bref coup d’œil lui apprit que c’était un appel de l’hôpital. Il s’excusa et répondit. Le médecin de garde des patients hospitalisés avait un problème avec un des résidents sous la responsabilité de Maxwell. Il se concentra un moment pour se repasser mentalement le dossier du patient en question et se contenta de répondre de manière adéquate. Devoir prendre une décision à plusieurs dizaines de kilomètres sans avoir le problème sous les yeux était compliqué et l’idée qu’il devait se baser sur les descriptions de l’interne le faisait grimacer. Il lui demanda de le tenir informé de la suite des évènements très régulièrement et raccrocha.

« On a quelques cas compliqués dans le service ces derniers temps. Désolé pour l’interruption »

Dans un coin de sa tête, le problème médical qui venait de lui être posé continuait à être tourné et retourné dans tous les sens.

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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Lun 18 Juin - 23:11
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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire


La discussion est assez étrange, on ne va pas se mentir et on ne peut pas nier que je me demande ce que je fais ici. Ce n'est même pas qu'il est vraiment méchant mais on sent bien qu'on est différent tous les deux. Et ce n'est pas que j'ai quelque chose contre la différence entre les gens, ça peut parfois être très bénéfique parce qu'on apprend plein de choses des choses et on peut leur enseigner des choses, mais là, entre nous, que voulez-vous que je lui enseigne ? C'est Monsieur Je-sais-tout, avec un melon gros comme une pastèque, j'ai l'impression que chaque mot que je sors est une connerie monumentale. Je ne suis pas sûre d'avoir envie de passer mes journées à me demander ce qu'il fout avec moi ou s'il me prend pour une débile profonde. J'ai pas envie de peser mes mots à chaque phrase que je vais sortir, parce qu'il est évident que même avec beaucoup d'efforts, je serais toujours moins cultivée que lui et ça se ressentira tôt ou tard. Bon après on a jamais parlé de relation quelconque entre nous, c'est un fait, mais disons que je suis en droit de me poser des questions et de faire un point sur la situation. Il ne m'a pas invité pour faire causette, ça c'est évident, sinon il aurait pris quelqu'un de sa classe sociale ou qui a fait de longues études. Il est évident que ce n'est pas pour ma compagnie ou mon humour que je suis assise en face de lui. Il me l'a dit, il me trouve attirante. Par quel miracle, je l'ignore mais bon, on va dire qu'il a une mauvaise vue ! Du coup, on peut supposer que l'idée c'est quand même de me mettre dans son lit, mais, comment imaginer que je finirai dans son lit en m'invitant à diner ? Non parce qu'il faut bien être réaliste, on n'a rien en commun et ce diner allait forcément nous le montrer clairement. Non, je pense qu'il a mal joué son coup et qu'en voulant jouer les gentleman, il s'est tiré une balle dans le pied. Parce que là, sauf si on arrive à redresser la barre, on fonce droit sur les récifs. A moins que je boive et dans ce cas là, je ne serais plus très regardante.

Mais avant de savoir si j'ai envie de m'envoyer en l'air ce soir ou non, j'écoute ce qu'il a à me dire. J'ai bien conscience que je n'ai pas vraiment répondu à sa question, mais que voulait-il que je lui dise ? C'est difficile d'expliquer pourquoi je le prends pour un psychopathe, parce qu'en soit, ça ne s'explique pas vraiment, c'est juste le fruit d'une longue expérience dans la matière. Je n'attire que les cas, c'est comme ça, alors s'il est assis en face de moi en cet instant c'est qu'il doit avoir un truc qui cloche chez lui. Il est propre sur lui, ce qui n'est pas toujours le cas de tous mes exs, il est intelligent, il a l'air d'avoir un taff qui gagne bien, il ne rentre pas dans la catégorie des ratés, donc je peux l'éliminer. Il consomme peut-être de la drogue, mais je doute qu'il en vende, après je peux me tromper, on ne sait jamais. Mais bon, un mec comme lui, aussi narcissique et imbu de sa personne, ça fait plus penser à tueur en série que dealer. Mais bon, c'est pas que j'en connais beaucoup des tueurs en série, c'est juste l'idée que je m'en fais, idée véhiculée par la tv. Après, visiblement il m'avoue qu'il n'a jamais tué personne. Mais la question est la suivante. "Me l'aurais-tu avoué si ça avait été le cas ?" Lui demandais-je en souriant. Bon, on ne va pas se mentir, je préférerais qu'il dise la vérité, mais disons que je doute que ce soit un aveu que tu fais en plein restaurant à ton date. "Je suis sûre que mon ex aurait pu dire la même chose avant que je le plaque." Dis-je doucement. Je ne suis pas sûre qu'il l'est entendu mais au fond c'est pas très grave, ma mine se décompose un peu en revoyant les corps sans vie de mon oncle et ma tante. J'ignore si c'était un tueur avant de me rencontrer, mais depuis en tout cas je sais qu'il a bien changé. Ma gorge se serre et j'attrape mon verre pour boire une gorgée ou deux.

Il change de conversation et ce changement est le bienvenu. Je sais que je dois faire face à leur absence et arrêter d'avoir envie de chialer à chaque fois que j'y pense, mais pour le moment c'est plus fort que moi. Alors oui, parler de Londres me plait beaucoup plus. Après quelques instants, je relève le regard vers lui, tentant de me reconstruire un visage calme, même si le trouble faisait rage dans ma poitrine. "J'y ai vécu 10 ans. On a quitté Bray quand j'avais 7 ans parce que mon père a trouvé un boulot là bas et on m'a renvoyé à Bray quand j'avais 17 ans ... J'ai jamais su faire les bons choix ! " Dis-je simplement, totalement à l'aise avec mon passé. J'ai fait pas mal de conneries, j'avais l'art de m'entourer que des mauvaises personnes. Un cas social dans une pièce, vous êtes sûr que je vais aller lui parler. Je suis comme ça, je ne sais pas juger les gens. Il faut croire que je me sens à l'aise qu'avec les gens à problèmes, ça me rassure ou un truc comme ça. J'aime à croire que c'est du passé et que du haut de mes 25 ans je me suis enfin assagit. Je ne pense pas que ce soit vrai, mais disons que tant que je ne croise pas le chemin des mauvaises personnes, je devrais pouvoir me tenir à carreau. Avec Doug, j'avais quelqu'un qui veillait sur moi et m'évitais les emmerdes, mais avec Say' je ne sais pas si ça sera le même topo. On ne se connait pas trop et j'arrive pas encore à savoir si c'est une bonne chose de l'avoir sur le dos ou pas. "T'inquiètes, je comprends. Tu fais quoi exactement ?" Il vient de raccrocher avec ... jenesaispasqui pour jenesaispasquelleraison. Mais ça avait l'air important, je ne me voyais pas dire quoi que ce soit. En attendant, nos plats sont arrivés donc j'en ai profité pour commencer à manger, parce que j'ai la dalle. Cas compliqués et service me laisse à penser que ça doit être un médecin dans un hôpital, mais après je peux me tromper. C'est peut-être un psy, dans un hôpital psychiatrique, ou ... en fait je n'en ai aucune idée, mais vu qu'il prend des bouquins sur le cerveau, me semble-t-il ou un truc dans le genre, ça doit être en rapport. Un neurologue ? C'est bien comme ça que ça se dit ? Wouhai, je crois. Enfin peut importe, il va bien finir par me le dire.



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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Sam 23 Juin - 16:08



Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire



Maxwell était encore un jeune médecin, il n’avait pas l’expérience des anciens et n’avait pas non plus l’espoir de sauver l’humanité des étudiants de première année. En fait, il ne l’avait jamais vraiment eu. Le demi-italien faisait partie de ces curieux éternels qui s’intéressent plus à la compréhension des mécanismes du corps humain qu’à apporter un soin à ses patients. Il avait toujours vu dans ces amas de chair qui déambulaient dans son monde des pièces d’un puzzle à taille mondiale et n’éprouvait pas vraiment une quelconque affection pour toutes ces créatures qui circulaient, sa famille étant sans doute l’exception qui confirmait la règle. Et encore, cette exception commençait à perdre de sa superbe. Apprendre plusieurs années après son frère et son père que le temps qui restait à sa mère se comptait en année et non en dizaine d’années l’avait profondément blessé. La relation qu’il avait avec James s’était détériorée et ces difficultés familiales commençait à faire fondre la glace dans ses veines. Maria Graham était la personne la plus importante dans sa vie et il n’arrivait pas à accepter que son absence allât bientôt provoquer un manque définitif. Sans doute qu’il n’aurait pas vraiment perdu du temps à inviter la jolie libraire si sa génitrice ne conservait pas l’espoir de voir son jeune fils trouver l’amour et pourquoi pas, fonder une famille. C’était sans doute la dernière personne de l’entourage du médecin à entretenir cette fantaisie avec bienveillance et un optimisme qui relevait du déni de réalité.

Son patient restait dans un coin de son esprit et la réflexion se voyait sur son visage à travers une petite moue. Sasha lui répondit que l’interruption ne la dérangeait pas. Pourtant, elle était occupée juste avant à expliquer comment elle avait connu la capitale anglaise et surtout, combien de temps. Elle précisa qu’elle n’avait jamais su faire les bons choix. Et encore une fois Maxwell n’y accorda pas grande importance. Si elle voulait en parler, elle le ferait. Il n’était pas vraiment curieux des raisons qui l’avaient faite quitter Londres. Au final, elle y était restée bien plus que Maxwell. Il avait toujours préféré la vie dans les grandes villes, Dublin, Londres pourtant, l’endroit où il s’était senti le plus à sa place était Stanford. Le campus universitaire avait cette ambiance unique pleine de rêves, d’espoirs de changer le monde et d’esprits complexe et complexés. Elle lui demanda presque directement ce qu’il faisait dans la vie. A cet instant il prit la pleine mesure de la réalité. Ils ne connaissaient rien l’un de l’autre, même pas leur âge. Comment des humains adultes et dont le cerveau était arrivé à maturation pouvaient vouloir commencer une relation qui impliquait un investissement massif avec des gens dont ils ne connaissaient rien ? Le concept de l’amour le dépassait complètement et celui du coup de foudre encore plus. Il répondit de manière assez simple :

« Je suis neurologue, je travaille à Dublin. Le service de neuro a été agrandit et nous avons récupéré pas mal de patients de petits hôpitaux, c’est à cause de ça que c’est un peu le bazar actuellement »

C’était d’ailleurs grâce à cette mutation avantageuse de la grande ville qu’il avait été embauché. Les plats étant désormais face à eux dans toute leur saveur, il s’empressa d’y planter sa fourchette pour déguster tout le savoir-faire culinaire du peuple italien. Peut-être que cette information allait la rassurer. Après tout, les psychopathes dangereux choisissaient rarement la discipline médicale et s’orientaient avec une concertation inconsciente du côté des finances où il pouvait exercer toute leur malveillance à plus grande échelle.

« Si tu cherches des psychopathes, regarde du côté de la psychiatrie. Pas chez les patients mais chez les médecins, il n’y en a aucun de net là-bas. C’est eux qui devraient être en chambre capitonnée. »

Il avait dit ça avec un sourire en coin qui lui donnait un air espiègle. Qu’un personnage aussi particulier que Maxwell qualifie quelqu’un de « pas net » témoignait de la gravité du cas. Il était de l’autre côté du miroir et voyait les pratiques de certains médecins sans scrupules qui le feraient passer lui pour un enfant de cœur.

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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Lun 25 Juin - 15:41
Maxwell & Sasha

Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire


Il ignora ma question mais je suppose qu'on connaît de toute façon tous les deux la réponse. Non, s'il avait vraiment été un psychopathe, il ne me l'aurait pas dit ou sur le ton de la plaisanterie. Même si, en y réfléchissant bien, s'il était vraiment un psychopathe, je suppose que même en le sachant, je n'avais aucun moyen de fuir. Je pouvais rentrer chez moi, cela allait s'en dire, mais si ce qui se déroule dans les films a une part de vérité, je suppose qu'il ne lui sera pas bien difficile de rentrer par effraction chez moi pour me faire du mal. Et si je vais voir les flics, quelle preuve aurais-je, en dehors de ses propos, pour étayer mon accusation. Entre lui et moi, à coup sûr on préférera le croire lui et on me laissera repartir en me donnant une petite tape sur la tête, pour me dire que tout allait bien se passer. En somme, s'il était vraiment un psychopathe, mon compte était bien à partir du moment où mon regard a croisé le sien et qu'il a décidé que je serai sa prochaine victime. Alors disons qu'il n'en est pas un, ça serait préférable pour moi, qu'on se le dise. C'est bête à dire et parfois on pourrait en douter mais je tiens quand même un peu à la vie et j'aimerai bien continuer à en profiter un maximum. Je me remets à peine de la mort de mon oncle et de ma tante, ce n'est certainement pas pour me faire zigouiller par le premier taré venu !

"Tu es neurologue depuis longtemps ? Tu me donnes l'impression d'avoir à peine fini ton internat !" C'est pas comme ça qu'ils disaient dans les films ? Dans Grey's Anatomy ils sont tous en internat, avant de passer médecin. On les suit pas à pas dans leur apprentissage de leur futur boulot et dans leur apprentissage de la vie. C'est plutôt divertissant même si je suppose qu'il y a plein d'erreurs en tout genre et qu'un spécialiste dans son genre doit faire des bons de 6 pieds de haut en regardant cette série. Mais moi je m'en fous, je ne suis pas une experte dans le domaine, ça m'amuse de voir ça, point. Après j'ai un peu du mal à donner un âge aux gens. J'arrive pas à comprendre les gens qui disent qu'une personne ne fait pas son âge. J'aimerai bien savoir comment on fait son âge ? Moi par exemple, j'ai 25 ans, ce qui est jeune quand même ! Ben les gens arrivent encore à me dire que je ne fais pas mon âge et qu'ils me donnent tout au plus 18 ans. C'est parfois un peu vexant ! Je sais bien que plus tard, je serai ravie de faire plus jeune que mon âge mais quand même, j'ai pas la gueule d'une gamine de 18 ans. Et je faisais quel âge quand j'avais 18 ans ? Je le fixe quelques instants, me demandant quel âge il pouvait avoir. Je dirais environ mon âge. Je ne lui donnerai pas plus de 30 ans, ça c'est sûr. Peut-être un peu plus que moi. Quelque chose comme ... allez, 27 ans !  

"C'est donc là bas qu'ils se cachent ?! Merci pour l'info, j'irai y faire un tour !" Dis-je sur le ton de la plaisanterie. Evidemment que non, je ne vais pas y aller mais je peux bien prétendre le contraire. Je peux bien prétendre être en manque d'un psychopathe dans ma vie, n'aspirant qu'à une seule chose, pouvoir trouver un remplaçant. Mes exs étaient des demeurés complets, loin d'un mec qui a fait 8 ans d'études pour devenir psychiatre. Mais bon, je suppose qu'il faut être un peu taré pour avoir envie de se pencher sur le problème des gens. Les écouter te parler de leurs malheurs toute la journée, voir des gens attachés, hurlant à la mort ou avoir des comportements dysfonctionnels à longueur de journée ... oui, je pense qu'il faut avoir un grain pour avoir envie de vivre avec ça toute la journée. Les lasagnes sont très bonnes. Peut-être pas aussi bonnes que celles que faisaient ma tante, mais excellentes malgré tout. Et tout cela se mariaient à merveille avec le vin que je buvais avec plaisir. Je sais que je fais finir un peu bourrée à la fin de la soirée, mais qu'est-ce que je m'en fous ? Je ne le serai pas au point de ne plus tenir debout ou incapable de tenir une conversation. Je vais juste avoir chaud, la tête qui tourne un peu et l'esprit cotonneux. Au moins je m'endormirai vite ce soir, c'est toujours ça de pris ! "Pourquoi la neurologie ?" Lui demandais-je sans détour. Faire 8 ans d'étude pour faire son métier, il faut un sacré courage et une réelle envie de faire ça toute sa vie. Qu'est-ce qui l'a poussé à partir en neurologie plutôt que dans une autre discipline médicale ? Non pas que ça m'intéressait vraiment, qu'on se le dise mais ça faisait la conversation !


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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Mar 26 Juin - 19:38



Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire



Sasha était sérieuse quand elle parlait de psychopathe et Maxwell n’en n’avait pas la moindre idée. Il assumait que, comme beaucoup de gens, elle utilisait ce mot à tort et à travers ou qu’elle avait vu une quelconque série sur Netflix. Avec son propre caractère, on aurait pu lui supposer une enfance rude et difficile avec des parents abusifs voire violents, une enfance qui l’aurait endurci et lui aurait donné ce regard froid sur le monde. Pourtant, ce n’était absolument pas le cas. Bien sûr, son père était sévère mais, pas vraiment plus que les parents qui mettaient beaucoup d’espoirs dans leurs enfants. Sa mère était une pacifiste accomplie, une artiste et une rêveuse. Aucun des deux frères n’a jamais subi de châtiment corporel. Les punitions étaient toujours des moments de réflexion sur les actes commis et son enfance n’avait comporté aucun évènement traumatisant. Maxwell n’avait aucune idée de ce que c’est de perdre quelqu’un de cher, de se lever chaque jour et d’endurer l’absence. Bien sûr, avec la maladie de sa mère, ce spectre le hante mais, à l’heure actuelle rien n’est réel. Sasha avait sans doute bien plus de raison que lui de mépriser l’humanité. Pourtant, à leur petite table, c’était bien lui le plus misanthrope des deux.

"Tu es neurologue depuis longtemps ? Tu me donnes l'impression d'avoir à peine fini ton internat !"

Il eut un petit sourire en coin. Effectivement, il avait terminé ses études l’année dernière, onze années de médecine, ça ne pardonne pas. Oui, il était jeune par rapport aux autres de sa profession mais les études étaient suffisamment bien balancées avec la pratique pour former des professionnels compétents. Ou du moins, c’était ce qu’il aimait se dire. L’expérience lui manquait encore mais, il avait toute la vie devant lui. Ca encore, c’était quelque chose qu’il aimait se dire, refusant toujours de savoir si ses jours étaient comptés de la même manière que ceux de sa mère.

Elle renchérit ensuite sur sa remarque sur les psychiatres. Maxwell savait que dans l’imaginaire collectif, un psychiatre était un vieil homme bizarre avec une longue barbe qui pose des questions sur les rêves d’incestes. Lui les considérait juste comme des sous-neurologue qui aimaient prescrire des médicaments sur bases d’idées presque aussi délirantes que celles de leur patients. Ce n’était pas rare qu’un résident passe d’une unité de psychiatrie à une de neurologie et la communication entre les disciplines n’était pas tout à fait au point. En l’écoutant poser sa question, il continua à manger son plat. La situation s’était un peu calmée même si son alexithymie l’empêchait de savoir si son invitée lui en voulait pour le début de leur conversation. Décrypter les émotions et les sentiments des gens lui était quasi impossible et il devait se baser sur sa propre expérience. Sans doute que sans ce handicap, le médecin serait un peu moins désagréable.

Pourquoi la neurologie ? Il rigola en réponse à la question. Ce n’était pas qu’il se moquait d’elle mais plutôt que la réponse complète risquait de s’étaler sur plusieurs heures. Il termina son verre avant de répondre :

« Il faudrait au moins trois ou quatre lasagnes pour faire le tour de cette question. Mais oui, je n'exerce pas depuis longtemps. Ca fait juste un an. Et sur la question du pourquoi, les hommes dans ma famille sont soit médecin, soit ingénieurs. Mon père et chirurgien plastique et d’ailleurs … »

Il ouvrit la bouche pour continuer avant qu’une petite alarme sonne dans son cerveau. La dernière fois qu’il avait précisé ce détail à une fille, il s’était senti obligé d’ajouter que son paternel faisait de très beaux seins chez des filles qui n’étaient pas gâtées par la nature et qu’il pouvait lui laisser son numéro. Résultat, son rencard lui avait jeté son verre à la figure et était partie. Et oui, ses compétences socio-émotionnelles étaient tellement mauvaises que ça ne lui était pas venu à l’esprit qu’on ne critique pas le physique de quelqu’un qu’on veut mettre dans son lit. En fait il ne pensait pas à mal, sa mécompréhension du sexe opposé le laissait croire que toutes les femmes voulaient une plus grosse poitrine. Ses goûts personnels n’étaient absolument pas traduits par sa remarque fortuite. Résultat, il ferma la bouche après avoir remarqué que le verre de Sasha était encore à moitié plein. Et oui, c’était comme ça que le médecin apprenait comment se comporter avec les gens, par essais erreurs. Et oui ces erreurs en question sont complètement connes mais bon, on ne peut pas briller dans tous les domaines.

« … d’ailleurs rien du tout … J’ai juste baigné dans l’ambiance de la médecine depuis que je suis petit. Mon frère est devenu vétérinaire et moi je voulais m’orienter vers la spécialité où le plus de découvertes restaient à faire »

C’était un bon résumé. Il se saisit de la bouteille de vin en se disant que s’il voulait survivre à ce rencard, il avait plutôt intérêt à ne pas trop parler. Déjà qu’il n’avait pas pu s’empêcher d’étaler sa science dès le départ, mieux valait éviter de gaffer de nouveau. Il remplit à nouveau leurs deux verres et lui demanda :

« Et toi ? C’était quoi tes rêves quand t’étais plus jeune ? Qu’est-ce que tu aimerais faire dans ta vie ? »

Ce n’était pas comme s’il avait quelque chose à faire de ce qu’elle voulait faire de sa vie mais au moins comme ça il pouvait se refaire la liste des choses à ne pas dire.


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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Dim 8 Juil - 13:17
Maxwell & Sasha

Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire


D'ailleurs quoi ? D'ailleurs si je suis intéressée, il peut me refiler son numéro ? Ce n'est pas ce qu'il rajoute, même s'il laisse un léger temps de pause après, mais c'est la première chose à laquelle je pense pour ma part. Très certainement parce que je ne me plais pas et que si j'en avais les moyens, je serai allée voir un spécialiste depuis longtemps. Peut-être que c'était ce qu'il voulait rajouter ou peut-être que ça n'avait strictement rien à voir. Je ne le saurai très certainement jamais puisqu'il a l'air de changer d'avis et finalement, ne rajoute rien. J'ai du mal à me dire qu'il n'allait pas assumer ses propos derrière, surtout s'ils sont un peu vache. Je veux dire, depuis le début il m'a prouvé qu'il dit tout ce qu'il pense sans songer un seul instant au fait que ça peut blesser les autres ou qu'il peut passer pour un taré derrière. Alors du coup je ne vois pas pourquoi il aurait changé d'avis. C'est assez étrange mais je suppose que ce n'était rien de très important. Enfin je suppose. De toute façon, qu'il me conseille ou non d'aller voir son père pour me refaire la façade, les seins ou que sais-je encore, je ne pourrais me contenter que d'en rire. Parce que même si je suis du même avis que lui, je n'ai absolument pas les moyens de le faire. Je suis condamnée à vivre avec un corps qui ne me satisfait pas pour le reste de mon existence ! Et même si on ne va pas se cacher, c'est un peu blessant d'entendre les autres nous confirmer ce que l'on pense, j'aurai très bien pu faire comme si je le vivais bien.

Je ne m'arrête pas bien longtemps sur cette hésitation. Je ne suis pas devin, j'ignore ce qu'il voulait rajouter. Peut-être que c'était en rapport avec moi ou alors juste en rapport avec sa famille. Genre, d'ailleurs il voulait devenir neurologue lui aussi ou alors d'ailleurs avant il voulait devenir rock star mais il n'avait pas de talent ou ses parents ne voulaient pas. Un truc du genre. C'est n'importe quoi mais je ne connais pas sa famille, ça aurait pu être vrai. Sa famille est donc dans la médecine ou dans l'ingénierie ... C'est ... intéressant. Pas très varié, on ne va pas se le cacher et ça donne grandement l'impression qu'on fait comme les autres parce qu'on n'a pas de personnalité ou parce que notre famille ne veut pas qu'on fasse autre chose. Je trouve ça un peu triste. Bon, ils gagnent très très bien leur vie alors je suppose qu'ils ne sont pas trop à plaindre, mais certains prétendent que l'argent ne fait pas le bonheur ... Ne pas en avoir ne le fait pas plus, je vous rassure. Je hoche la tête en l'écoutant. Je ne suis pas des masses étonnée par tout ce qu'il me raconte. Je ne le connais pas et ne vais pas prétendre qu'au bout de deux visites à la librairie et un repas, je le connais par coeur ou que je le connais tout court, mais jusqu'à présent, il apparaît comme je me l'imaginais. C'est un homme assez arrogant, on ne va pas se le cacher, très intelligent aussi, sûr de lui, qui aime être en avant. Il a quand même cherché une spécialisation où il y avait le plus de découvertes, au delà du fait que ce soit un mec curieux, on peut facilement imaginer qu'il aime pouvoir se la péter et c'est certainement en démontrant à tout le monde qu'il est mieux qu'eux, via ses découvertes qu'il pourra s'épanouir. Enfin si un mec comme lui peut vraiment s'épanouir. Je dois bien avouer qu'il me laisse perplexe. Sa vie a l'air plutôt agréable. Il a fini ses études, ça fait un an qu'il pratique son métier, il gagne bien sa vie et doit vivre confortablement maintenant. Mais je ne sais pas, j'arrive pas à me dire qu'un mec comme lui serait capable d'être heureux un jour. Après je me trompe peut-être, après tout, on est tellement différents tous les deux que je pense qu'on aurait bien du mal à se comprendre. A mon avis on ne voit pas la vie de la même façon, simplement parce qu'on ne la regarde pas sous le même angle. Lui l'observe du haut de sa tour d'ivoire, alors que moi je fonce dans le noir, espérant ne pas me manger un mur ou espérant plutôt pouvoir me relever.

Je pense qu'involontairement, on a des préjugés sur l'autre. En tout cas moi j'en ai, je ne vais pas m'en cacher. Quand il me demande mes rêves de jeunesse, je dois bien avouer que j'aurai bien du mal à lui répondre. Qui je voulais être quand j'étais gamine ? Et qu'est-ce que je veux faire aujourd'hui ? Je crois qu'étant gamine, je voulais juste exister aux yeux des autres. A Londres je voulais juste être acceptée par mes amis et être estimée, ce qui n'était pas le cas. Et aujourd'hui, je veux juste éviter les psychopathes et la prison. Je n'ai pas de rêve secret. Sauf peut-être celui d'élever ma fille. Mais je sais que c'est impossible. "Je n'avais pas de rêve particulier, je crois que comme toutes les gamines, j'ai imaginé être fleuriste, maitresse d'école ou même infirmière, comme ma mère !" Ce n'est pas vrai ou pas que je me souvienne. Peut-être que pendant une période, je voulais ce genre de chose, comme coiffeuse ou autre, mais juste parce que mes copines voulaient l'être alors ça me paraissait normal de vouloir comme elle. Je crois que je n'ai jamais vraiment eu de vrais projets, peut-être parce que je n'ai jamais su me projeter dans l'avenir. Et encore aujourd'hui, j'ignore ce que sera fait demain. Je n'ai pas de talent particulier, je ne suis pas extrêmement intelligente ou cultivée, j'ai pas la possibilité de faire de grandes choses. Je ne serais jamais une grande scientifique, une chanteuse à succès, une bonne actrice, une brillante avocate ou autre. En fait, si je ne sombre pas dans l'alcool ou la drogue, ça sera déjà un bon début et si je ne finis pas au bras d'un connard qui me battra, je pourrais déjà être contente.  

"Elever ma fille !" Dis-je simplement. Oui, ça serait mon rêve le plus cher. "Mais il y a des rêves parfois qui ne peuvent se réaliser." Dis-je en attrapant mon verre pour le finir, baissant mon regard, la mort dans l'âme. Je ne parle pas souvent de ma fille, non pas que j'ai honte de cette période de ma vie mais parce que ça me fais trop de mal. Et puis ce n'est jamais très agréable d'apparaître comme une pauvre merde, mère indigne jusqu'au bout des ongles. Pas foutue de se protéger et pas foutue d'élever son enfant. Je ne suis pas très fière de moi, qu'on se le dise mais j'aime à croire qu'elle est heureuse où elle est et qu'elle a une vie de rêve. Je ne sais pas trop pourquoi je lui raconte ça, peut-être parce que l'alcool, sans que je ne m'en rende compte, commence déjà à faire effet. Je n'ai jamais beaucoup tenue l'alcool, on ne va pas se mentir et sans être bourrée, je sens déjà mes barrières se briser. C'est tout moi ça, au bout de quelques verres, vous pouvez être sûr que je vous raconte ma vie ! Déjà que sans, j'en suis capable, mais avec, je n'ai plus aucun secret.


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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

Dim 8 Juil - 19:15



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Intellectuellement Maxwell était une perle rare. Humainement il était un handicapé. Souvent il se disait que le monde entier serait bien meilleur si tout le monde était comme lui. En réalité, l’humanité se serait sans doute déjà éteinte depuis longtemps parce que personne ne se parlerait et que les gens se seraient faits bouffés par les animaux. Ce diner était un exemple assez éloquent de son incapacité à traiter les émotions des autres. Heureusement de Sasha semblait disposer d’un peu de patience sinon la soirée aurait déjà coupé court. Ce n’était peut-être pas tant une catastrophe que ça, sur sa propre échelle de mesure.

Sans doute qu’il ne se rendait pas compte qu’à part sa mère, toute la famille était assez conformiste. Ils étaient le stéréotype de la famille de la petite bourgeoise qui partait en vacances trois fois par an, avait plusieurs voitures et où chaque membre occupait un métier qu’on pouvait qualifier de noble ou d’important. Jamais il ne s’était demandé s’il serait le même si la vie avait décidé de le placer dans la chambre à côté à la maternité. L’introspection et le questionnement de sa place dans l’univers n’étaient pas vraiment ses sujets de prédilection. Peut-être que s’il s’y attelait un peu plus, il comprendrait enfin pourquoi les gens le rangent toujours dans la catégorie connard/psychopathe/sociopathe.

"Je n'avais pas de rêve particulier, je crois que comme toutes les gamines, j'ai imaginé être fleuriste, maitresse d'école ou même infirmière, comme ma mère !"

Sa réponse ne débordait pas d’originalité mais, Maxwell le comprenait. Les enfants étaient trop jeunes pour se trouver une vocation, quoique ce que certains parents pouvaient prétendre. Beaucoup de médecin n’avaient pas vraiment de considération pour les infirmières. Etrangement, il n’en faisait pas partie. Pour lui, le personnel médical faisait un travail considérable et sans eux aucun hôpital ne pourrait tourner. Bien sûr, il n’était pas toujours très agréable avec eux mais, ça n’avait rien de personnel, Maxwell n’était que trop rarement agréable. Il se fit la réflexion qu’aucune de ces ambitions infantiles n’avait porté ses fruits. Travailler dans une librairie devait encore être assez agréable comparé à d’autres job dans la vente où le nombre de clients imposait une pression difficilement gérable.

"Elever ma fille ! Mais il y a des rêves parfois qui ne peuvent se réaliser."

Maxwell hocha la tête comme toute réponse. Même lui avait sa capacité émotionnelle qui tenait dans une petite cuillère remarqua un changement dans son attitude et son regard. C’était visiblement un sujet difficile. Jamais il ne se serait douté qu’elle avait eu un enfant même si à son âge, ce n’était pas rare. Peut-être que la mère et l’enfant avaient été séparés, il n’en savait rien. Un instant, il imagina ce que sa mère aurait ressenti si on l’avait privé de lui ou de son frère. Le sentiment qui émergea en lui était assez désagréable et bien sûr, il était tout à fait incapable de mettre un nom dessus. Tiens, serait-ce de l’empathie ? Mais oui, c’était bien ça. Assez rare pour être souligné, le phénomène d’empathie existait bel et bien chez le médecin et ce malgré les apparences et ses mots très durs.

Il la regarda terminer son verre de vin avec un petit sourire compatissant, assez étranger à son habituel air maléfique. Bon, les conventions sociales voulaient qu’il dise quelque chose de rassurant ou au moins de gentil. Ça c’était déjà beaucoup plus compliqué pour lui et son indélicatesse légendaire, il ne s’agissait pas de mettre les pieds dans le plat encore une fois.

« Je ne sais rien de ta situation mais je pense que tu es encore jeune, des solutions nouvelles vont peut-être se proposer à un moment ou à un autre »

Bon, ce n’était pas trop mal, surtout pour lui. Bien évidemment, il ignorait complètement que la solution nouvelle résidait dans son téléphone portable, dans l’album qui contenait la dernière photo de famille. Son frère James et sa belle-sœur Abiageal avaient adopté une jolie petite fille blonde qu’ils couvraient de cadeaux. Le hasard avait fait en sorte que sa mère biologique soit assise juste en face de lui.

« Ma belle-sœur et mon frère voulaient absolument un enfant et ils sont restés coincés pendant des années dans de nombreux problèmes médicaux et administratifs. Pourtant maintenant ils ont adopté une petite fille adorable et ils sont très heureux. Peut-être que les choses s’arrangeront avec ta fille »

En sortant son téléphone pour lui montrer la photo il aurait arrangé la situation d’un simple geste. Malheureusement, l’idée ne lui vint pas.

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Les livres peuvent apporter bien plus de surprises qu'on pourrait le croire (Maxwell & Sasha)

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