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 “Things change when you're not in danger anymore.” - Chester


     

     

     
Chester & Aoife

     
“Of pain you could wish only one thing: that it should stop. Nothing in the world was so bad as physical pain. In the face of pain there are no heroes.”  

     J'ai assez repris mes esprits pour réaliser qu'il est dangereux, probablement fou à lier et que lui parler est sans doute la plus grosse erreur de ma courte vie. Bref que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, donc. Ses doigts enserrent mon épaule douloureusement, je grimace mais ne me débats pas, me contentant de tirer mon épaule en arrière pour signifier que j'ai bien compris le message. Je ne suis pas sure de l'avoir compris, je ne suis même pas sure qu'il y ait un message, en fait, mais peu importe. Mon regard est à nouveau vif et si la peur ne m'a pas désertée elle cesse de me paralyser. C'est un bon début, parce que je ne suis pas particulièrement fière de mes réactions dans cette ruelle.

J'entends un bruit métallique résonner tout autour de nous. Cela confirme ce que je pensais, un tempestaire, de métal donc, le bruit des flèches qui venaient de nul part fait sens maintenant.


       

▬ "  Tu ne maitrise pas ton élément, en plein jour, en pleine rue. Tu as besoin d'aide."

Je passe au tutoiement, c'est plus simple et puis je ne suis pas certaine qu'il soit le genre de personne qu'on vouvoie. Il semble....enfantin. Il a besoin d'aide c'est un fait, mais la mienne est fort limitée. Je ne connais qu'une infirmière et je n'ai aucun moyen de la joindre. Je sais que l’hôpital est loin. Et je doute que Chester soit un grand fan de ce genre d'endroits.

Des aboiements, assez concentrés, au loin attirent mon attention. Ca fonctionne dans certains livres policiers, mais j'ai des doutes quant à la vraie vie. Cela dit vu l'état de mon acolyte temporaire et ma vision.... Les choix sont limités.

De son coté il répond avec une certaine forme de bagout avant de trébucher, probablement sur ses propres pieds. Il fatigue mais trouve encore la force de me lancer une pique à laquelle je ne prête pas vraiment attention, tentant de localiser la clinique que j'ai dépassé il y a quelques temps, avant de rencontrer Chester.

     

▬ " Il y a un cabinet de véto à deux rues d'ici je crois. Je peux t'y guider. Sinon tu peux appeler un ami, ou une ambulance et me laisser partir."

Avec les traces de sang qu'il semble laisser sur notre passage les voyous n'auront pas de mal à nous retrouver si tel est leur but. Enfin si j'en crois ma vision qui peut avoir subie une certaine licence poétique (oui, mes visions font ça parfois, c'est assez peu pratique, mais je ne contrôle pas tout ça donc...Je fais avec). Et si j'en crois ma première vision et le fait qu'ils connaissaient le nom de Chester.... Il est probable qu'ils reviennent à l'assaut, ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour moi.

Je me croirais dans un Connelly ou plutôt un Stephen King. Je savais pourtant qu'il y avait un prix à agir en fonction de mes visions. Je sais qu'il ne faut pas les contrer. Encore que si ce n'est pas pour les contrer je ne vois guère l’intérêt de ce don. Autant ignorer l'avenir si on ne peut pas l'améliorer. C'est juste déprimant de savoir que quelqu'un va mourir et qu'on ne peut absolument rien y changer. Au moins en essayant, même si ça ne fonctionne pas forcément, on a l'impression d'avoir une prise sur sa vie. J'aime bien la notion de destin, mais pas au point d'être défaitiste. J'étais destinée à recevoir ces visions. Mais ce que j'en fais ne dépend que de moi, ce n'est pas pré-écrit.
     
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 “Things change when you're not in danger anymore.” - Chester


Things change when you're not in danger anymore
aoife et chester

« Read between the lines, what's fucked up and every thing's all right. Check my vital signs to know I'm still alive and I walk alone »
What ?! Toi ? Ne pas contrôler ton élément ?! Tes yeux s’arrondissent, tu pouffes de rire dans un premier temps, avant de laisser tout exploser. Alors ça, c’est la meilleure. Elle est conne. Tu ne trouves rien de mieux pour la décrire. Elle est conne ET suicidaire. A moins qu’elle le fasse exprès de te foutre hors de tes gongs pour que tu la cognes. Oui-oui, t’y as déjà eu le droit à ton club SM. Si bien que maintenant, tu ne prends même plus la peine de prévenir. Tu pourrais miser sur ton physique, sur ta gueule, mais le bon dieu a voulu que tu te tapes que des aveugles visiblement. Tu désespères ta prise, tu éclates de rire. Rire d’hyène qui fait échos entre les murs de cette ruelle. « T’es une déconneuse aussi toi, hein ? Je ne contrôle rien, putain mais c’est énorme ! » Ris, ris, de toutes façons, tu ne peux plus faire que ça. Oh ça te tire dans le dos, t’as mal mais t’aime ça. C’est aussi pour cette raison que t’ignores la douleur et que t’arrives encore à te montrer désagréable. Ne rien maîtrise. Bouges pas, tu vas lui faire une petite démonstration qu’elle n’est pas quitte d’oublier. Un frottement aigue se fait entendre, et tu attires vers toi la plaque d’égout. Tu changes son métabolisme, tu conserves la même quantité d’atome et t’uses des forces magnétiques pour la faire changer de forme. Dans tes mains arrivent une larme de couteau semblable à celle qui t’a transpercé et tu la déposes sur son joli petit cou. Tu te baisses à son oreille, manquerait plus qu’elle n’entende rien en plus de ça. « Petite, je suis le meilleur tempestaire de cette ville. Et toi, tu es quoi hormis une pauvre gamine qui se pisse dessus ? » Qu’elle ne te pousse pas à devenir son instructeur, car tu es sans doute le pire donneur de leçon qui soit. Tu annules le tout, rendant à César ce qui appartient à César et tu reprends ton chemin. Rien à faire, t’as beau lui dire ouvertement que tu ne veux rien, elle continue de te suivre. Putain, elle va te faire regretter de ne pas avoir trancher sa gorge. T’as beau faire tous les efforts du monde, tu galères quand même à tenir debout. Ton sourire se mêle à ton air blasé et tu détournes ton regard vers elle sans bouger la tête en l’entendant. « Un véto ? Est-ce que j’ai la gueule d’un chien. Un peu peut-être – Mais non, pas du tout – Si-si, on ne va pas se mytho » Voilà que tu parles à toi-même et alimente ton propre dialogue. Ah, l’option ambulance, ça ne te plait pas trop. Ça fait trop de bruit et tu t’entends plus penser. « Raaaah bon d’accord, t’as gagné, emmènes-moi chez ce véto ! » Un ordre contradictoire à celui de tout à l’heure. Tu n’as pas besoin d’aide, mais dans ta déraison, il y avait une touche de bonne conscience. Et aussi d’intérêt. Parce que tu ne voulais pas que Grand-Frère vienne te chercher à l’hôpital et qu’il en profite pour lancer une pique salace. Tu es censé lui faire tes preuves, pas passer pour un boulet ! Déjà que là, t’es limite mine de rien à trainer la patte. Tu te forces à redresser la barre, à tenir debout sans aide. T’attrapes le bras de cette aveugle -dont t’en as rien à cirer de sa condition visiblement vu que tu ne fais pas preuve de délicatesse- et tu la mets devant toi. « Vas-y, j’te suis. Et si ça ne me plait pas, j’te tue et j’te jette dans une poubelle. » Tu ne peux pas faire plus clair.
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Chester & Aoife

     
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     Je l'admets, toucher son égo n'était pas l'idée du siècle. J'aurais pu m'en douter, si j'avais eu l'habitude de côtoyer ce genre de personnes avant, mais ce n'est pas le cas. Son rire m'inquiète davantage encore que la lame qu'il vient poser sur mon cou. Son rire indique qu'il est capable de le faire, la lame pourrait n'être qu'une menace vide de sens mais son rire la rend réelle, terrifiante.

Pourtant je trouve le courage de répondre à sa question, probablement pas une bonne idée mais je pense qu'on peut admettre que mon cerveau est parti en vacances quand les voyous sont arrivés :

       

▬ " La personne qui tente de te sauver la vie.."


Bon c'est pas parfait comme réponse, c'est même un peu idiot...Enfin non, c'est agir sur cette vision qui était idiot. La migraine est revenue, elle n'est jamais partie en fait mais j'oubliais d'avoir mal tant que j'avais peur. A priori je peux à nouveau faire les deux. Youpi ! N'est-ce pas ?

Tandis que je marche, suivie de trop près par un maniaque qui se vide lentement de son sang, je réfléchis. Qu'allons nous dire au vétérinaire ? Comment expliquer qu'on soit allé chez lui et non pas à l’hôpital ?  Le coup de l'aveugle sans défense fonctionne bien mais je n'aime pas l'utiliser. Je doute d'avoir tellement le choix et je pourrais dire...Presque la vérité. J'ai été témoin de son agression et le sachant blessé j'ai cherché quelqu'un pouvant l'aider, le vétérinaire donc. Quant à l'hopital....Si mon portable ne fonctionne pas je ne peux pas appeler l'ambulance, n'est-ce pas ? Cela dit le vétérinaire risque d'insister pour le faire lui-même et là.... Je n'y pourrais rien. Après tout je ne suis qu'une passante qui a aidé un homme dans le besoin.

Je respire profondément et continue d'avancer, le cabinet est devant nous, à quelques mètres. Est-il bien nécessaire que j'aille plus loin, d'ailleurs ?

     

▬ " Voilà le cabinet de vétérinaire."

Je ne peux rien faire de plus pour Chester, mais me laissera-t-il partir pour autant ? Sa prise sur mon bras ne s'affaiblit que partiellement et sans doute à cause de sa blessure. Sa volonté par contre ne m'a pas semblé faiblir. Peut être que je m'inquiète pour rien, un cabinet médical, fut-il pour animaux, dans ces rues criminelles, doit avoir l'habitude des gens qui n'aiment pas aller à l’hôpital, non ? A moins qu'ils n'aient leur réseau, qu'ils ne sachent chez qui aller, eux, contrairement à mon ravisseur. Il faut bien admettre que le monde du crime m'est totalement étranger, le monde réel du crime en tout cas, celui des livres et séries m'est très familier.


▬ " Ce sera sans doute plus simple si vous y allez seul. "

Une aveugle ne fera que compliquer la situation, non ? que faisait-elle là ? Comment a-t-elle pu le guider ? Bref trop de questions auxquelles je peux répondre presque sincèrement et sans parler de mon don, mais que je préférerait éviter.

     
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Oh, que c’est mignon. Tu aurais presque pu fondre devant cet aveu sortit tout droit d’un feuilleton d’ado prépubère en manque de sentimentalité si t’étais pas un ignoble connard. Elle essaye de te sauver la vie, sérieusement ? Pourtant, de vous deux, c’est elle qu’à clairement besoin d’être sauvé. Parce que ta blessure te rend encore plus hargneux qu’en temps normal. Tu te vides de ton sang, et tu ne trouves rien de mieux que de l’envoyer chier. Pire, de la menacer. Tu marques un cran d’arrêt, ta lame toujours posée sur ton cou. Tu ne perds pas ton sourire, mais tu sembles réfléchir. Oui ! Toi ! Réfléchir ! C’est ouf ! C’est vraiment que tu ne te sens pas bien dans ton assiette. Très sincèrement, qu’est-ce que ça t’apporterait de la butter ? Hormis un sentiment de soulagement, et un témoin gênant aveugle en moins ? Pas grand-chose. En plus, tu tâcherais ton ensemble déjà bien entamé à cause du sang. Hm mouai, tu n’as pas vraiment envie. Tu ne sais déjà pas comment tu vas arranger tout ce rouge sur le bleu. Oh, ça te fait chier d’avance. D’accord, argument de pleurnicharde accepté. « Et c’est ainsi qu’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, fin de l’histoire ! Rideaux ! Ahah, très sincèrement poil-de-carotte, tu devrais t’inquiéter pour ta propre vie. T’sais, mes mains parfois, elles ne m’écoutent pas. Et quand elles ont envie d’étrangler quelqu’un, elles le font sans mon préavis. » Tes doigts se crispent en rythme, comme s’ils étaient en train de taper sur des touches de piano et tu te redresses pénibles. « Tic toc, tic toc, nous n’allons pas mourir. Nous ne mourrons jamais. » Roh merde, tu nous fais une transe, tu chantonnes, tu te berces du mieux que tu peux dans ta folie pour oublier cette incommensurable douleur. Est-ce que tu parles de toi ? Non. Enfin … Tu ne sais pas trop… Ouai, si toi-même, tu ne sais pas, ça craint. Allez, ça ne pue pas tant que ça. Au moins, ton état de transe te permet de marcher tout en offrant à Aoife un instant de pause. Parce que pendant que tu semblais dans les vapes les yeux grands ouverts, tu ne lui crachais pas dessus. Tu te demandais comment elle faisait mine de rien pour réussir à se repérer alors qu’elle était aveugle. Bof, tu t’en fous en vrai. Tu ne réagis même pas quand vous êtes arrivés, tu te contentes de t’asseoir sans que ton sourire ne quitte ton visage. Du moins, tu te contentes de t’effondrer comme une merde serait plus exact. Il se passe quoi là ? Tu n’en sais rien. Peut-être que la réalité t’a frappé en pleine gueule, et que t’es assommé. Peut-être qu’en faites, c’est toi qui a peur et tu te construis une petite bulle pour te mettre à l’abri. Non ! Tu n’as pas peur ! Tu n’as peur de rien ! Mais bordel, t’as mal quand même, tu ne peux pas dire le contraire. Alors tu t’accroches, tu continues de te tenir à Aoife. Tu as juste baissé ta prise. De l’épaule, tu es passé au poignet et tu refuses de la laisser partir. Pourquoi ? Parce que t’as beau faire le malin, tu n’as pas envie de rester seul dans un endroit pareil. « Attends. J’te demande un dernier service et après, je te laisse partir. Prends mon téléphone, et appelle le type qui a Oniisan comme nom dans le répertoire. Explique-lui et demandes-lui de venir me chercher s’te plait. » Woh. Alors là, tu t’épates toi-même. Pas de ricanement, pas de réactions excessives. J’crois que c’est la première fois que t’as l’air aussi saint d’esprit. Et puis le s’te plait glisser, parfait quoi ! C’est la douleur qui te rend plus sage ou comment ça se passe ? Puis tu n’as pas fini ! La preuve, c’est que tu remets le couvert, le temps de lui donner ton téléphone. « T’sais, j’bosse dans une assoc’ pour aider les gens cheloux comme nous. J’m’occupe même d’un petit gars qu’est comme toi. Qu’est-ce que t’as vu pour t’entêter à m’aider ? » Comme quoi, t’es pas si con que tu le laisses penser. En même temps, trop de ressemblance, ça finit par te sauter à la gueule comme le nez au milieu de la figure.
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     Je ne retiens pas un vague rire à sa saillie, l'histoire d'amour commence mal, mais il parait que c'est souvent le cas dans les romans de gare. C'est même LE scénario classique du roman de gare. Maman les adorait, elle n'a jamais bien su dire pourquoi, mais elle les adorait. La gamme Harlequin surtout, c'était nul, elle le savait, mais elle prenait plaisir à les lire. Et papa lui a offert une série de livres policiers Harlequin sans le vouloir, elle a tout de suite reconnu la trame.* Bref le fait de se détester c'est donc le début d'une grande histoire d'amour.... Ou pas. Clairement.

D'autant qu'il enchaine en parlant de ses mains comme d'entités étrangères et dotées d'intelligence...enfin d'autant d'intelligence que lui ce qui à cet instant semblerait probable puisqu'il commence à chantonner bizarrement.... Il m'a oubliée, je crois, enfin pas vraiment, mais si. Il est tellement étrange.

Fort heureusement nous voilà arrivés, sa prise sur mon poignet reste douloureuse bien qu'elle soit moins ferme et assurée. Il est même presque aimable quand il me demande un service. Je prends le téléphone qu'il me colle dans les mains avant de le lui rendre :

       

▬ " Il faut que tu presses les boutons.... Je suis toujours aveugle. Dans la rue je me repère au bruit, mais ton téléphone n'en fait pas.... Après je lui dis tout. Si tu me dis le nom de la rue. "


En fait si, ils ont tous un réglage de ce genre normalement, sauf que pour mettre en place l'option....Il faut y voir. C'est ballot. Et puis pas sure qu'il soit fan de l'option "spécial aveugle" qui rend le téléphone beaucoup moins discret. Et heureusement que j'ai pensé à demander le nom de la rue, peut être qu'il n'y a pas qu'une seule clinique vétérinaire dans le coin. Et que son ami n'a pas envie de toutes les visiter pour demander si par hasard il n'y aurait pas un humain dans une des cages. Encore que le mettre en cage ne soit probablement pas malin.

Il enchaine avec une proposition d'aide, enfin je crois. Je retiens un sourire, je ne sais pas si c'est la douleur ou la folie mais il a l'air presque normal soudain. Je réponds malgré tout à sa question, doucement :

     

▬ " Ce n'est pas ce que j'ai vu....C'est ce que j'ai ressenti. La torture. "

C'était étrange, un flot de douleur que je savais être ininterrompu alors que je ne l'ai moi-même expérimenté qu'une seconde et sans doute de façon nettement moins réelle et profonde. Mais tout mon corps brulait, je pouvais ressentir chacun de mes milliards de nerfs, les suivre du cerveau jusqu'au petit orteil, route incandescente parcourant mon corps brisé. Je pouvais compter mes os, ceux qui étaient brisés et ceux qui étaient encore intacts, mes muscles épuisés de s'être tendus et arc-boutés pour résister. Cela n'a duré qu'une seconde et pourtant cela m'avait semblé éternel et je savais que pour lui cela durerait des heures, des jours, des semaines, des mois peut être.

     


(* anecdote véridique, mais c'était moi et je n'aime pas tant que ça les Harlequin, sauf dans le train ;) )
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