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 “Things change when you're not in danger anymore.” - Chester


     

     

     
Chester & Aoife

     
“Of pain you could wish only one thing: that it should stop. Nothing in the world was so bad as physical pain. In the face of pain there are no heroes.”  

     Je suis, clairement, à des milliers de lieux de ma zone de confort. A des années lumière même. Ce quartier m'est inconnu, d'abord parce que mes parents m'interdisaient d'y aller étant enfant et ensuite parce que rien ne m'y avait jamais attiré. Mais puisque je songeais à me faire tatouer je voulais venir me renseigner un peu et il semble qu'on y trouve un excellent salon de tatouage.
Je n'y suis pas encore arrivée cela dit, les trottoirs sont encombrés et moi qui ne l'aime pas du tout j'ai préféré sortir ma canne afin de me déplacer sans difficultés, les bruits ambiants rendant l'écholocation plus complexe. Tout résonne ici, les rues sont plus étroites et les sons portent différemment. Enfin plus étroites ou plus encombrées, je ne sais pas trop. Toujours est-il que je dois faire tâche dans ce quartier mal fréquenté avec ma petite robe  printanière, mon visage d'ange et ma canne d'aveugle.

J'entends les gens se retourner dans mon dos, discuter entre eux de la petite aveugle paumée que je suis, j'ai demandé mon chemin, plus par politesse que par nécessité, je ne suis pas perdue, aux deux personnes qui m'ont proposé leur aide et je me suis contentée de sourire poliment aux autres.

Je ne suis pas très loin du salon de tatouage, encore une rue à droite et ensuite la première à gauche si ma mémoire est bonne (et elle l'est) quand une vision m'arrête.

Je vois un homme, jeune, aux cheveux flamboyants et à l'air un peu fou se faire attaquer par quatre voyous. Il en envoie un sur le tapis sans difficulté apparente et se concentre sur les trois autres qui l'interpellent sans remarquer que le premier, dont le tee shirt vert est assez reconnaissable, se relève et l'attaque par derrière, au couteau. Une fois blessé ils l'emmènent et une impression de douleur et de torture m'envahit sans que je ne puisse, cette fois, en voir les détails, l'image restant figée sur le sang qui tranche sur la chaussée.


Cette explosion de couleurs me laisse pantelante, j'ai encore tellement de mal à m'habituer aux visions, non pas parce qu'elles contiennent le futur mais parce que je vois et que des concepts qui m'ont été longtemps étrangers, tels que la couleur, m'émerveillent chaque fois davantage. La teinte carmin du sang éparpillé sur le bitume grisâtre était, malgré son coté horrifique, d'une beauté étrange. La douleur de la torture s'estompe très vite, ne me laissant qu'un arrière gout ferreux en bouche et bien sur l'habituelle migraine accompagnant mes visions.

Un homme passe près de moi, marmonnant dans sa barbe ce qui, par chance, me permet de le reconnaitre sans difficulté. Sans réfléchir je tends le bras pour l'arrêter et murmure :

       

▬ " Chester ? Méfiez-vous du voyou au tee shirt vert, il a un couteau. Ils vous tortureront. ".

Il va sans doute me croire folle, ou m'agresser pour l'avoir ainsi importuné, c'était idiot de ma part, peut être est-il normal qu'il meurt, peut être que je viens de sauver Hitler. Enfin non, je me doute bien que ce n'est pas le nouvel Hitler, mais vous connaissez tous cette fameuse question : "et si vous pouviez revenir dans le temps et tuer Hitler, le feriez-vous ?". La question n'a pas de sens puisqu'on ne peut pas, du moins encore, revenir dans le temps, mais pour moi qui peut voir le futur elle a du sens malgré tout. Je vais, peut être, sauver cet homme, mais qui sait si c'est, à plus grande échelle, la meilleure décision ? Au final c'est le fameux problème du tramway qui me touche, sauver un homme et prendre le risque qu'il en tue d'autres ou rester inactive et le laisser mourir. Je ne me laisse pas trop entrainer dans ces problèmes philosophiques, malgré le coût à payer je tente toujours d'aider ceux que je vois dans mes visions, quand elles sont assez intéressantes,  ce qui jusqu'ici était rare mais qui devient plus fréquent.


     
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Things change when you're not in danger anymore
aoife et chester

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Dans les rues de Dragon Alley, tu rôdes. Telle une hyène en quête de sa proie, tes mains demeurent enfouis dans tes poches. Tu y caches des billes, des jouets, du métal. Tu les as volées, n’est-ce pas ? Oui et alors ? Tu t’en fiches, tu avais fini par t’y attacher après tout. À ces trois petites sphères, celles qui t’ont permis d’avoir ton pass pour la liberté. Puis, elles te faisaient offices d’anti-stress. Tu aimais entendre le son de ses boules s’entrechoquants. Le même que les chaînes, celles qui ont rongé tes poignets jusqu’à les marquer. Tatouage à blanc, tatouage creusé par l’usure et les brûlures à répétitions. Des cicatrices, des fresques esthétiques. Ton dos est légèrement courbé, ta tête est visiblement trop lourde pour que tu sois capable de la porter. C’est qu’il y en a du monde à se bousculer là-dedans, c’est difficile de gérer le poids de ton inconscience. Que fais-tu ici ? Mais c’est une excellente question dis-moi. Tu n’en sais rien, tu ne comptais pas te faire tatouer. Tu voulais juste trouver un pauvre type à tabasser. Alors le mieux, c’est que tu le fasses pour une bonne raison. Ne serait-ce pour éviter que cette vipère de l’OBCM ne te tombe dessus. C’est qu’elle est coriace, une vraie maman poule. Tu devrais peut-être lui dire que ta mère, tu l’as poussé à se suicider. Ca lui fera peut-être ravaler sa langue. Tu fais craquer ta nuque, tu soupires et tu claques ta langue contre ton palet. Putain, ça te fait chier. Y a rien, absolument rien. C’est le néant total et tu remets en doute la notoriété de ce quartier. C’est quoi cette arnaque ? Tu viens pour te faire tabasser, et y a personne qui se bouscule au portillon. Ils sont où les malfrats, les mal-aimés, les petites-frappes de merde ? Tu voulais de l’action, t’en crevais d’envie à tel point que tu t’énervais tout seul. Tes pas s’accélèrent, tu pourrais faire trembler le sol si tu t’appelais Hulk avec un tel rythme. Qu’est-ce qu’ils sont cons ! Plus ils te font attendre, et plus tu as accumulé suffisamment de rages pour en tuer au moins un. Ca va plutôt vite avec l’être humain. Il est tellement rachitique, tellement fragile, qu’une lame en travers de la gorge et paf ! Il meurt. Toi t’es au-dessus de ça. Tu n’as pas la science infuse, mais tu as le métal à tes ordres. Alors bon, ça sert à rien de se la péter avec 200 de QI quand on peut briser le crâne de quelqu’un avec une plaque d’égout d’un simple geste de la main. T’es aussi con qu’eux, mais moins que la rouquine qui vient de t’accoster. Et bah, ça se voit qu’elle est aveugle. Parce que dans l’état d’agacement profond dans lequel t’étais, il n’y avait que les fous pour vouloir t’approcher. Tu te tenais prêt à la faire reculer avec une bonne baffe, mais ses mots t’arrachèrent un éclat de rire. Non, sérieux ? L’intention était plutôt cool, mais elle arrivait avec un train de retard. Tu sors une main de tes poches et tu lui tapotes la tête. “Hey t’es gentils poil-de-carotte, y a pas un péquenot à l’horizon. Donc je ne sais pas d’où tu le sors ton type au tee-shirt vert, mais y a personne.” Ton rire tranche l’air froidement, et une voix s’élève. Oh, il semblerait que t’aies parlé trop vite. Tes yeux s’illuminent. Chouette, tu vas pouvoir jouer ! Merci, Seigneur ! Dans le lot, il y a bien un mec avec un tee-shirt vert, suivi de toute sa smala derrière. Ta main quitte la caboche de la rouquine et tu replonges cette dernière lentement dans ta poche. “Oups, j’ai parlé trop vite. Je parle tout le temps trop vite, c’est pour ça que personne ne me suit, tu suis ? Aller, j’leur arrache les dents et tu vas aller m’expliquer comme tu fais. Et comment tu connais mon nom aussi, au passage. Parce que je ne me suis pas présenté, mais ça sert à rien maintenant. VOUS ÊTES EN RETARD !” Si le début de ta tirade débitée en moins de trente secondes avait commencé sur un ton plus ou moins normal, tu avais hurlé la dernière phrase. Tu avais laissé s’échapper ton agacement, parce que le petit bonhomme de ta colère en avait plein-le-cul. Tu les écoutes à peine, tu serais même pas capable de répéter ce qu’ils ont dit. Tu mâchouilles dans le vide, tu montres à quel point t’en as rien à cirer. Tu remues tes doigts dans ta poche, et tes billes en métal surgissent de celles-ci sans que tu ne les touches. Elles attendent que tu lui donnes une forme, et tu faisais tourner ton imagination à plein régime. Des flèches ! Oui ! Pourquoi pas. Elles fondent dans les airs, elles se reforment et tu es content de leurs apparences. Tu es tellement content que tu tapes joyeuses dans tes mains en chantonnant.
(c) DΛNDELION

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     Je reste sans voix. Je n'ai pas vraiment l'habitude qu'on me parle sur ce ton un peu agressif un peu menaçant un peu terrifiant. Je tente de rassembler mes idées pour lui dire que la prédiction peut n'arriver que dans longtemps, que je n'ai pas vraiment les clefs pour cela, mais il continue à parler, comme si respirer n'était pas franchement essentiel pour lui. A priori les voyous de ma vision sont là, je me retourne donc dans la direction que sa voix m'indique et recule lentement, pressée de m'éloigner de leur querelle qui n'est pas aussi aléatoire qu'il semble le croire et en même temps assez maitre de moi encore, temporairement, pour me rappeler des conseils de mon père "ne jamais courir pour échapper à un prédateur, ça les excite". Donc je recule lentement, pas à pas, espérant de tout mon être ne pas trébucher, enfin à la vitesse à laquelle je vais les risques sont faibles, chaque pas est mesuré et je lève à peine mes pieds. J'entends des billes s'entrechoquer dans les mains du jeune homme et son rire joyeux. C'est officiel j'ai sauvé Hitler. Enfin pas Hitler Hitler mais un type qui, manifestement, aime l'idée d'un combat à mort.

Je me fige, les sons que j'entends ne font pas sens, j'entends comme des flèches mais pas de corde tendue qui se relâche, ce n'est donc pas possible. Des fois je regrette ma cécité, à cet instant particulièrement je regrette ma cécité. J'ai bien vu une version de ce combat en tant qu'Oracle mais le fait que j'en parle à cet inconnu a tout changé. Et risque de me couter cher, peut être ma vie.

Je reste immobile, sur ce trottoir sale, serrant mes bras l'un contre l'autre comme pour me protéger. Le combat est assez loin, j'entends les gémissements de douleur des inconnus, les rires de ce Chester que j'ai prévenu sans vraiment penser aux conséquences, un os craquer, je suis presque sure que c'est un os qui a craqué, le nez à en croire les exclamations de son propriétaire. J'entends sans le voir que le combat n'est pas entièrement naturel. Et puisque Chester semble avoir l'avantage, quelque chose me dit que la magie est de son coté. Magicien ? Non, j'aurais entendu son Djinn depuis le temps. Djinn ? Tempestaire ?  Comment savoir ? Est-ce bien important ? M'interroger ainsi me permet en tout cas d'éviter de penser à d'autres questions telles que "qu'est-ce qui va m'arriver ?" "Qu'ai-je fait ?" "Mais Bon Dieu à quoi tu pensais espèce d'idiote !?" entre autre.

Quand les sons ambiants se calment un peu pour ne laisser place qu'à quelques gémissements et bruits de personne qui rampe, signe que le combat touche à sa fin, je murmure, trop bas peut être pour être entendue.


       

▬ " Pitié ne les tuez pas.".


C'est idiot mais j'ai l'impression que leur mort serait sur mes mains, après tout si je n'avais rien dit..... Si je n'avais rien dit ils l'auraient capturé, tabassé et torturé longuement, je l'ai senti dans ma vision, je savais que ce n'était pas juste un tabassage en règle, j'ai eu une sensation de durée, de désespoir, de....de déjà vu. Mais malgré tout cela je reste incapable de me détacher de l'idée que leur mort serait ma faute. Intellectuellement je suis consciente que c'est idiot mais émotionnellement je ne le contrôle pas, je me sens coupable.


     
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Tu te plies, tu t’amuses, tu te marres. Ça y est, tu peux jouer et ça te ravis au point de dégainer ton portable. Twitter, Facebook, Instagram, tu lâches une petite phrase commentaire sur ton humeur. Gaspacho de voyous sauce poil-de-carotte, on va se marrer. Tu ponctues ta phrase d’un petit smiley qui rit, comme toi en cet instant et tu postes. Tu attends les réactions, parce que c’est pour ça que tu partages ta situation actuelle sur les réseaux sociaux après tout, et tu sembles totalement ignorer ces cons qui t’encerclent. Comme si cela allait changer quoi que ce soit pour eux. Il semblerait que ta notoriété t’ait précédé encore une fois, puisque le meneur t’avait appelé par ton prénom. C’est la deuxième personne qui t’appelle Chester en moins de dix minutes. Tu vérifies autour de toi, tu regardes la rouquine qui se sauve puis qui revient et tu lèves les yeux en l’air. Du bout de tes doigts, tu te tapes le front, tu as une révélation. “Suis-je bête, c’est un fanclub. Ou bien des pseudo-amis face-livre. Qu’est-ce que ça peut me faire qu’ils connaissent mon nom - Rien ! Ça ne me fait rien, ça ne changera rien - Exactement ! - Alors autant jouer !” Tu n’avais pas besoin d’un interlocuteur, tu faisais toi-même le dialogue. L’intonation de ta voix changée en fonction du personnage qui intervenait. Un One-Man Show en plein milieu de Dragon Alley, original. A la différence près, c’est que les gens qui faisaient ceci en temps normal le faisait exprès. Toi, non. Toi, tu ne te rendais même pas compte que tu venais de te parler tout seul. Tu les agaces, tu les énerves et l’un d’entre eux passe enfin à l’assaut. Tout de même, tu as quand même eu le temps de twitter un autre message. Ils ne sont pas pressés. Le tout illustré d’un smiley blasé au nuage gris en guise de couvre-chef. Tu postes, encore, tu prends ton temps. Parce que tu estimais que tu pouvais. Tes amies sont là, elles dansent sous forme de flèches. Tu te baisses vivement lorsque le fameux tee-shirt vert t’assène un coup de poing. Tu l’évites avec ton visage tranchée en deux par ton sourire. Puis elles viennent, elles filent riposter. Elles arrachent la chair de ses genoux pour le déstabiliser. Tu profites de son moment de faiblesse, de sa blessure pour remettre une couche en tapant sur ses plaies. Tu remontes tes coups sur son visage, tu lui brises même le nez au passage. C’est Grand-Frère qui t’a appris ça, pas sûr qu’il soit ravis de savoir ce que tu en fais aujourd’hui. Il vacille, il tient tout juste sur tes jambes. Tu n’as plus rien à faire pour qu’il s’écroule, alors tu l’aides. Tu le pousses du bout de ton index. Moins un, aux trois autres. Tu te tournes vers eux, tu leur offres ton plus beau sourire. Un, deux, trois. Tu regardes tes flèches : un, deux trois. Parfait ! Tes doigts se tordent, se crispent et tu leurs donnes une nouvelle forme. Cette fois-ci des lames, des couteaux, rien de mieux pour les menacer et trancher leurs jugulaires. Les petits veinards, ils en ont un chacun en plus. Tu ne les préviens pas, mais ils doivent sans douter. Aussi, tu es déçu de les voir sursauter. Tu pourrais les tuer, alors pourquoi tu ne le fais pas ? Parce que tu la entendus. “Et pourquoi ? Pourquoi tu ne veux pas que je les tue. C’est la loi du plus fort dans cette ville, une vraie jungle ! Tuer ou être tuer, telle est la question.” Tu théâtralises, tu poses l’une de tes mains sur ton torse tandis que la seconde désigne l’horizon. Puis une idée de traverse l’esprit et tu ris de nouveau en y pensant. “Oh je sais ! Je sais ! Prenons un photo, immortalisons ce moment pour qu’il reste dans leurs mémoires ! Ou est l’autre, celui à la caboche défoncée, où est-ce que je l’ai mis !? Il était-! - T’occupes, les trois autres suffiront - C’est vrai, ça va être plus simple en plus pour prendre la photo. UN SELFIE !”. Et voilà, tu te glisses devant eux, tu ordonnes à tes lames de ne pas bouger de leurs gorge et tu les obliges à sourire. Qu’ils sourient, ils vivront ! En échange d’une contrepartie, une mise en garde sur le web. Tu prends le cliché, tu ne regardes pas derrière toi, trop occupé à cadrer et à prendre la pose toi-aussi. Un petit v de victoire, trois sourires forcés et menacés derrière toi, voilà. Tu envoies la photo sur Facebook et sur Instagram. Tu ajoutes un petit commentaire : Menace neutralisés, Super J a encore sauvé le monde. Tu y ajoutes un petit coeur, pathétique. Tu aurais du regarder derrière toi, tu aurais du repenser à ce que t’as dit poil-de-carotte. Puisque oui, tu te fais poignarder. Tu sens la lame se planter dans ton dos, dans le bas de ton dos. Tu retiens un quelconque son de douleur, mais tu continues de sourire. Tu as mal, tu as affreusement mal. Tu bloques, tu bugs, puis tu te mets à rire. Tu te moques d’eux, comme si tu allais te laisser embarquer une seconde fois. Tout ce qui est constitué de métal autour de vous répond à ta colère et se met à trembler. Tu reprends les rênes de tes lames, tu les demandes de revenir vers toi. Tu as besoin de soutien, d’un appuie pour te relever et aussi pour te défendre et prévenir d’une autre attaque. Tu pourrais twitter encore une fois que ça ne se passe pas comme prévu, mais tu n’as plus ton téléphone dans les mains. Il est tombé et en glissant, il est arrivé aux pieds de la rouquine qui s’était cachée.
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Citation :
Poste Défis

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     Je demeure immobile, écoutant le son de ce combat que je ne comprends pas. Rien dans ma vie ne m'a jamais préparé à cette terreur qui envahit les lieux autant que mon esprit. La seule violence dont j'ai été témoin était fictive, dans des livres la plupart du temps, chorégraphiée, magnifiée, embellie, romancée. Et bien sur ma vision précédente. Rien ne m'avait préparée à la réalité de cette peur qui vous noue les entrailles.
Les cris s'estompent, les coups aussi, l'odeur métallique du sang devient plus présente quant à elle. Il me demande pourquoi ne pas les tuer, me parle de la loi de la jungle. Je n'ai guère d'argument à lui opposer, d'abord parce que mon cerveau ne fonctionne pas au mieux de ses capacités, quoiqu'on puisse dire des bienfaits de la décharge d'adrénaline sur les réflexes ce n'est clairement pas bon pour les pensées complexes. Ensuite parce qu'au final mon seul argument serait "tuer c'est mal" et je ne suis pas assez hébétée pour ne pas réaliser l'inanité d'un tel propos, soit il le sait déjà et nul besoin de le dire soit il l'ignore ou s'en contrefout et le dire n'y changera rien. Enfin parce que mon réel argument c'est que je serais responsable de ces morts, et là encore je doute qu'il puisse comprendre ce que je ressens à cette idée.

Je ne réponds donc pas, en tout cas pas de façon intelligible quoiqu'il me semble qu'un gémissement pathétique ait pu m'échapper.

Je l'entends s'emballer, parler d'une photo, menacer les voyous même si j'ignore avec quoi il les tient en respect (quoique j'ai une vague idée, ces fameuses flèches n'ayant pas besoin d'arc par exemple). Il tapote sur les touches de son téléphone pendant un moment jusqu'à ce que son rire rate un battement de cil. Le téléphone glisse de ses doigts, vient rebondir près de moi. Assez loin pour que je doive me déplacer, assez près pour que ce soit envisageable. Je n'entends plus rien, soit le temps s'est arrêté, soit l'adrénaline fait enfin son effet d'accélérateur de pensée soit la peur est si grande que mon esprit a préféré tout couper histoire de se préserver. Pas l'idée la plus maligne qui soit mais c'est malgré tout possible.

Encore recroquevillée sur le sol humide je me redresse à peine, lentement. Accroupie j'avance doucement, discrètement, tentant de ne pas faire de bruit. C'est totalement idiot, ils me font face, je crois, et ils ne sont pas aveugles, eux. Donc ils vont me voir, je dénote un peu, petit être roux tout pâle sur le bitume grisâtre. Malgré tout je parviens à me saisir du téléphone et je tente, de mon mieux, de repérer les "touches". Quelle idée ces téléphones tactiles. Donnez moi un blackberry et je peux écrire un sms ou appeler la police mais là.... Là il se pourrait que je bluffe un peu quand je dis :

       

▬ " Police ?! Venez immédiatement il y a eu une agression !"

Je donne l'adresse d'une voix pressée et continue de manipuler le téléphone d'une main tout en le tenant près de mon oreille comme si on me parlait. Il faut juste que j'arrive à le ramener sur l'écran d'accueil, à téléphoner  et à taper le bon numéro. Facile donc.... Vous pourriez faire ça les yeux fermés, n'est-ce pas ? Mais mon téléphone est à commandes vocales, je n'ai pas besoin de faire ces manipulations, j'ignore où sont censés être les "boutons".


     
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Tu as été un peu trop sûr de toi, comme d’habitude. Est-ce que tu te rendais compte au moins de ta situation ? Quatre contre un -car tu ne comptais pas la rouquine en pls dans un coin-, c’était loin d’être équitable. Et tu avais beau pouvoir les dominer facilement avec ta faculté, tu n’en restes pas moins un être humain et tu peux être blessé. Tu t’attardes, tu rigoles, tu te marres et ton rire de hyène résonne dans la ruelle. Tu ne saurais décrire ce sentiment qui t’envahit. Tu es fier, fier de les avoir à ta merci. Fier d’être le dominant et non pas le dominer. Fier de prouver ta force malgré ton allure de crevette. Tu as même immortalisé cet instant avec ton appareil photo intégré dans ton téléphone et tu t’es empressé de la publier sur Instagram et Facebook. Sauf que tu avais oublié l’avertissement de la trouillarde, cette histoire de tee-shirt vert et de torture. Pourquoi ? Parce que ce n’était pas possible, tu en revenais justement. Tu avais embrassé ta soeur pour lui prouver ta présence. Elle était tellement sur le cul de te revoir, toi aussi d’ailleurs. C’est juste que tu l’avais caché. T’as enterré l’ancien Chester, le gentil petit greffier qui ne demandait rien à personne hormis pouvoir revoir son père. Qui n’avait aucun contrôle sur l’étendu de ses capacités. Putain, tu lui roulerais bien un patin à cet enfoiré de scientifique. Il t’a montré jusqu’où tu pouvais aller. Jusqu’où tu pouvais plier le métal à ta volonté. Tu ne savais pas encore puiser dans les résiduels terrestres, ni contrôler un objet de plusieurs tonnes, mais tu sais qu’un jour, t’y arrivera. Avec l’âge, avec l’expérience, avec ta force mentale. Ouai, pour le dernier point, je conçois que ton mental n’est pas au top de son niveau en ce moment. T’as manqué un train, tu n’as pas été assez attentif et te voilà poignardé dans le dos, les yeux écarquillés. Tu retiens un gémissement plaintif, tu préfères étirer ton sourire provocateur. Vieille habitude: Souris Jace, souris ! te disait-il pendant qu’il te plongeait dans l’eau, brûlait chaque recoin de ta peau et te cuisait à l’étouffé dans cette saloperie de sauna. Souris, ce n’est pas si terrible. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Énerves-les, lâches comme ils sont, ils ne pourront pas te faire pire. Parce qu’ils n’ont rien dans le froc, parce qu’ils savent ce que ça donne lorsque tu as quelqu’un dans le collimateur. Tes lames reviennent vers toi et tu t’accroches à l’une d’entre elles pour te relever. Magnétisme, tout ça, tu n’as pas envie de t’attarder dans les détails scientifiques. Cela dit, avec l’apparition de tes pouvoirs, tu t’es jamais autant intéressé à la physique. Et tu n’as jamais autant regretté de ne pas avoir pris ce domaine d’étude. C’était de la faute à ton daron, il n’a pas voulu te laisser faire ce que tu veux. Dommage, il est mort. Tant mieux, c’est toi qui décide maintenant. Les doigts te ta main livre remuent comme s’ils jouaient des notes de piano. Tu les accompagnes, chantonnant “Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats, chats, chats”. La première chose que te passe par la tête, parce que tu estimes que ça t’aidera à écouler la colère. A ne pas les faire trop souffrir, pas trop longtemps en tout cas. Tes phalanges se crispent quand tu entends cette idiote appeler la police. Mais bon dieu qu’elle est conne ! C’est lui qui va se faire arrêter ! Tu lui arraches ton téléphone de ses mains en l’attirant vers toi, tu t’apprêtes à raccrocher et tu te rends compte de la supercherie. Ton sourire s’adoucit un peu, moins de folie, plus de félicitation. Dommage qu’elle soit trop aveugle pour le voir. Au moins, elle peut se vanter d’avoir fait fuir ces guignoles. “Pas mal Poil-de-Carotte, mais tu comptes te relever un jour ou tu veux continuer à baver sur le sol ?” lui avais-tu demandé avec toute l’assurance du monde. Tu te faisais violence, comme toujours. Tu ignorais le sang qui dégoulinait dans ton dos, les crampes que la déchirure provoquaient. Vous n’allez pas rester ici, ils vont bien finir par se rendre compte que vous vous êtes moqués d’eux en beauté. “Allez princesse, on bouge. S’ils ont un minimum de jugeote, ils vont finir par tiquer s’ils n’entendent pas les sirènes et on est bon pour se les refarcir. Quoi que je dirais pas non, j’leur dois mon poing dans leur figure”. Tu comptais te promener comme ça en pleine rue et rentrer chez-toi pépère ? Mais t’es vraiment un cas.
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     J'entends les pas précipités des voyous qui s'éloignent, ceux de Chester qui se rapprochent. Je ne pensais pas que je pourrais être plus effrayée que je ne le suis déjà et pourtant quand il m'arrache le téléphone des mains je tremble encore plus qu'auparavant, ce que je n'aurais pas cru possible non plus, pour être honnête. Vous vous êtes tous demandé comment vous réagiriez en situation de crise ? Vous vous êtes tous dit que vous ne réagiriez pas comme tel ou tel quidam d'un livre ou film mais que vous seriez le héros ? Moi aussi.... J'avais tort. J'espère que vous non.


       

▬ “Pas mal Poil-de-Carotte, mais tu comptes te relever un jour ou tu veux continuer à baver sur le sol ?”.


Pas de coup, pas de cris, je m'y étais préparée pourtant, autant que faire se peut, mon corps raidi dans l'attente d'une horreur qui n'est pas venue. Je crois qu'il a dit quelque chose, enfin non, je suis sure qu'il a parlé, je serais juste totalement incapable de me rappeler de ses mots, l'intonation moins agressive et vaguement moins folle par contre m'est restée en mémoire.

 

▬ "Je n'aime pas les carottes".


Il a dit le mot carotte, j'en suis persuadée. Par contre quelque part au fond de moi une petite voix murmure que, peut être, il ne me demandait pas mes gouts en matière de légumes. Compte tenu de la situation il faut avouer que la question aurait été très étrange de sa part. Donc il devait dire autre chose, mais quoi ?

Je pousse le sol d'une main tremblante, mes jambes flageolent et je renonce à l'idée folle de me tenir debout, restant assise, recroquevillée sur le bitume. Je fouille dans mon sac à la recherche de ma canne, non pas pour m'appuyer dessus, elle n'est pas prévue pour, mais parce qu'elle me rassure, d'une certaine façon.


 

▬  “Allez princesse, on bouge. S’ils ont un minimum de jugeote, ils vont finir par tiquer s’ils n’entendent pas les sirènes et on est bon pour se les refarcir. Quoi que je dirais pas non, j’leur dois mon poing dans leur figure”..


 

▬ "Je ne suis pas une sirène, je suis un oracle".


Un doute m'étreint, parlait-il de ces sirènes là ? Et surtout ne suis-je pas censée cacher mon don ? Je trouve finalement ma canne, que je serre contre moi sans la déplier. Je tente à nouveau de me lever et y parvient grâce à l'aide d'un muret qui me soutient fort opportunément. Marcher est potentiellement envisageable, éventuellement, dans quelques heures, peut être.
Tu parles d'un instinct de survie, mon cerveau est en mode "j'ai 4 ans", mes jambes sont retournées plus loin encore et les sens sur lesquels je m'appuie d'habitude sont....différents. Comme étouffés. Je ne saurais expliquer pourquoi mais c'est une sensation très étrange.

Je secoue la tête comme pour me débarrasser de toiles d'araignées. Respire profondément, une fois, deux fois, trois fois. Je finis par ressembler, vaguement, à une jeune femme de 25 ans pas totalement terrorisée. Si on regarde de très loin, dans le noir, avec du brouillard et qu'on est aussi aveugle que moi.

Finalement je murmure :

 

▬ "Je n'ai pas vraiment appelé la police....Vous devriez peut être partir avant qu'ils ne reviennent.".


Une vague impression de déjà vu, enfin déjà entendu, m'interpelle un instant mais elle s'estompe rapidement tandis que je déplie ma canne et tente de délaisser le soutien rassurant du muret. Un pas, deux pas... Je ne suis pas encore par terre, c'est un bon début. Par contre je ne sais pas du tout dans quelle direction je marche et je serais bien incapable de me rappeler où j'allais ou, d'ailleurs, où j'habite.

     



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Things change when you're not in danger anymore
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Tes yeux grands ouverts la fixent. Pire encore, s’ils pouvaient la transpercer, ils le feraient sûrement. Houlà, attention à ce que tu dis Jace, tes lames ne sont pas loin et elles pourraient entendre tes pensées. Tu portes ta main à ta bouche pour masquer tes lèvres du plat, oups. Tu penses plus vite que tu ne respires, que c’est handicapant. Pas plus que ta blessure tu me diras, mais bon. Si la vie n’avait pas un minimum de risque, tu te ferais bien chier quand même. Tu n’as pas de mot pour décrire l’excitation qui t’envahie en la voyant trembler. Tu tapotes tes doigts entre eux, mains joints et un petit frisson plaisant se glisse jusqu’à ta nuque. “Allez vas-y, cris. Cris ! Cris, cris, cris ~ ♪ Crier, c’est très-très bien, ça aide à évacuer.” Tu commences par un ordre, puis tu le chantonnes et tu termines ta phrase par une conseil. Ta phrase fait plus de haut et de bas qu’une radiographie. Elle n’aime pas les carottes ? Et alors ? T’en a rien à foutre, tu veux l’entendre crier. Ça n’a rien à voir. Tu remues ta tête de gauche à droite en rythme, t’as une musique en tête, ça se voit. Sauf pour une aveugle ! Ha ha ! Blague à part faite, ça traine en longueur. Et elle traîne par terre. Tu laisses un petit soupir agacé traverser tes lèvres et tu perds patience. Tu saisis son poignet et tu la relèves avec la délicatesse d’un pachyderme. Tu ne pouvais pas faire mieux. En plus, t’avais tiré sur ta blessure comme un con, alors elle s’était agrandie. Si elle n’arrivait pas à tenir debout, elle pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Tu avais attrapé ton téléphone et tu avais remis ton écran à hauteur des yeux. En faites, t’étais surtout en train de la prendre en photo et tu t’étais glissé dans son dos en l’enlaçant dans tes bras. “Allez, souris copine ! J’vais pas te bouffer ! J’aime pas les carottes non plus. Sauf celles qu’on un service trois pièces si tu vois ce que j’veux dire. J’peux t'faire un dessin, mais tu vas rien voir !” Tu éclates de rire, t’as loupé ta photo, tant pis. Tu la publies quand même sur Facebook, et tu rajoutes un petit commentaire sarcastique : Poil-de-Carotte qui n’aime pas Bonduelle. C’est Cassegrain qui doit se frotter les mains. T'es dégueulasses. Mais ça a le mérite d’être drôle. Donc ! C’est pas si dégueulasse que ça. Hormis si tu as un très mauvais public qui ne sait pas rire de tout. Tu la lâches, et tu reprends tes distances en quelques foulées dignes d’un danseur de classique. Tes yeux n’ont pas quitté l’écran de ton téléphone, t’en profites pour cheaquer le score des précédentes publications. Des rageux, des gens qui rient, d’autres qui hurlent aux fakes news. Raah, ceux-là, c’est les pires. Tu ne pouvais pas les saquer et t’avais qu’une envie, c’est d’user de leurs noms et de leurs adresses pour les trouver afin de les plonger dans une situation aussi “fakenew-esque” que ton cul coincé dans un club SM. Tu l’entends vaguement parler de quelque chose, et tu fais mine de ne pas y prêter attention, bien trop absorbé par les commentaires. “J’avais deviné.” Lanças-tu, tout simplement. Tu avais fais ton petit temps en tant que chasseur pour les Dux, t’es brieffé concernant les créatures. Et sérieusement, un aveugle qui te chie une prédiction en plein milieu de la rue, bah ça se trouve pas dans tous les coins. Mais maintenant, voilà qu’elle te parle de la police et elle doit vraiment te prendre pour un con. “Alors soit t’es vraiment conne, soit t’es sur le point de te chier dessus et c’est pour ça que tu n’arrives pas à dire quelque chose de censée. Tu sais ce qu’on fait quand on a rien à dire : on se la ferme. Je sais que tu n’as pas appelé la police, c’est mon téléphone que tu as pris, je ne suis pas aveugle.” T’es … incorrigible. Oui, tu l’as fais exprès, cela se voit comme le nez au beau milieu de la figure. D’autant plus que toi, c’est surtout le sourire que l’on peut voir. Tu termines de répondre à un commentaire avant de fermer tout et de ranger ton portable dans ta poche. T’es pâle comme un cul, t’as des montées de fièvre et tu vois double. T’as pourtant pas bu. “Je….Je...Je pars d’ici …. si … si j’en ai envie….” Ça, c’est le moment où ton corps dit stop. T’as perdu trop de sang, tu vas en chier pour l’enlever de ton bel ensemble bleu marine. Putain, tu vas te mettre quoi pour aller au boulot ce soir. Est-ce que tu vas aller à ton boulot d’ailleurs ? Ouai, enfin tu crois. Tu vacilles et t’appelles tes amis à venir changer de forme pour prendre l’apparence de fine plaque. C’est pas ce qui va nettoyer la plaie, mais ça peut ralentir l'hémorragie. Enfin tu crois, t’as pas fais médecine après tout. “Viens… Toi aussi…. tu dois pas rester là …” Et même si ça ne plaît pas à la demoiselle, si jamais ils reviennent, tu restes quand même son meilleur bouclier. Déjà parce que t’as tes deux yeux, mais aussi parce que tu peux facilement les envoyer valser.
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“Of pain you could wish only one thing: that it should stop. Nothing in the world was so bad as physical pain. In the face of pain there are no heroes.”  

     Je reprends, lentement, mes esprits. Je ne sais pas ce qui m'a le plus choquée, de la violence de ma vision ou de celle, invisible, qui a réellement eu lieu. Les visions me semblent toujours un peu irréelles, j'ai du mal à les raccrocher à la réalité, mais la douleur de la torture que je n'ai pas vue mais ressentie m'a parue bien trop réelle . C'est un étrange don que le mien. Mais il faut croire que je suis née pour l'avoir, puisque j'étais déjà aveugle. En tout cas c'est ce que papa disait.

De son coté il ne semble pas reprendre ses esprits, je ne suis pas sure qu'il puisse. Il parle de tout, de rien, trop vite, je n'arrive pas à suivre. Il me relève avec une douceur légendaire, comprenez inexistante et m'entraine à l'écart. Il continue de parler, trop de mots, j'entends "ferme" et "rester" mais le reste est trop rapide pour moi et tout se mélange, mon cerveau n'arrive pas à tout intégrer au rythme auquel il sort ses bêtises.

Me débattre ne me traverse pas l'esprit donc je le suis sans vraiment chercher à comprendre. De toute façon je suis perdue, ou si je ne l'étais pas avant je vais l'être d'ici quelques pas, alors un peu plus un peu moins.... Et puis je lui ai sauvé la vie, il n'a aucune raison de m'attaquer. Non que l'idée m'ait traversée l'esprit, mon cerveau est encore dans le brouillard. J'entends distinctement le bruit des passants autour de nous et le trafic routier comme nous quittons la ruelle pour une zone plus fréquentée mais je ne parviens pas à me repérer.

Une vague de douleur m'envahit, la migraine reprend mais j'ai surtout la sensation d'avoir été blessée, or même si j'ai la tête à l'envers, je sais que ce n'est pas moi.  La vision vient confirmer ce que j'étais en train de deviner, c'est Chester qui est blessé, pas qu'un peu, une trainée de sang marque le chemin entre la ruelle et nous. D'ici peu il va s'évanouir.

       

▬ " Il faut vous soigner. ".

Je ne  suis pas très utile dans ce genre de situation, l’hôpital est loin et  je ne peux pas l'aider, les soins à tâtons ne sont pas très efficaces. Peut-être connait-il des amis alentours capables de l'aider ? Ou au moins un endroit où se cacher.

Je pourrais m'enfuir, je tiens presque bien sur mes jambes. Je pourrais appeler à l'aide, face à des passants bien intentionnés il ne pourrait pas me retenir. Mais cela ne me traverse pas l'esprit, il a besoin d'aide, et j'ai beau être incapable de lui en fournir je ne m'imagine pas partir et le laisser dans cet état.

     

▬ " Vous savez où aller ? ".

Se retrouver à l'article de la mort ça doit lui arriver souvent, une intuition, donc il doit bien avoir quelques réflexes utiles dans ce genre de situations non ? Ou peut être qu'il est juste trop têtu pour mourir, ou trop fou....La dernière hypothèse semble la plus logique quand on a entendu son rire.
     
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C’est lent, c’est lent, c’est affreusement lent ! Tu sautillerais presque sur place si tu ne peinais pas à rester sur tes deux jambes. En plus, tu lui fais un câlin gratuit, elle ne réagit même pas. Ça t’apprendra à vouloir être gentil avec autrui, tiens ! La prochaine fois, tu lui décolles une mandale. Tu traînes la patte et malgré tout, tu prends la peine de la relever. Tu as envie de la secouer comme un prunier, qu’elle quitte son putain d’état léthargique. T’as envie de la tarter pour qu’elle se réveille, mais tu te retiens. Ou alors, t’as pas assez de force pour. Toi qu’était partit confiant pour reprendre ta marche, faut te faire une raison mon vieux ; t’es mal barré. Tu gardes ton sourire, mais ta mâchoire se crispe et t’en as plein le cul de traîner ce boulet. « Mais tu vas te secouer un peu ! T’attends quoi, que ton prince charmant vienne te chercher ?! Bah il n’est pas là ! » Tu nous fais une crise Chester. Elle est levée, mais c’est comme si tu n’as pas envie de le voir. Comme si l’image était restée sur le fait qu’elle était vautrée au sol. Tu tapes du pied, t’hallucine et elle continue de se soucier de ton état de santé. T’avais décollé, t’avais repris ton chemin, mais t’avancer moins vite que tu ne le pensais. La preuve en était que tu pouvais encore l’entendre et ça te fait serrer la mâchoire. Ton sourire prend une teinte sombre, une allure de psychopathe et tu attrapes fermement son épaule si bien que tes doigts s’enfoncent dans sa chaire. « J’ai pas … Besoin d’aide ! » Non, t’en as besoin. T’es juste trop con pour l’accepter. Au fond, t’es comme ton Grand-Frère, mais en pire. Parce que lui, il est près à faire des concessions quand il voit que la situation est critique. Pas toi. Toi, tu peux agoniser par terre, tu vas repousser une quelconque aide. Et dans le fond, quand on connait tes antécédents, ça peut être compréhensible. T’en as tellement chier, t’en as tellement bavé, t’as tellement fait confiance à des inconnus autrefois que maintenant, t’as l’impression qu’ils vont tous te trahir dès que tu auras le dos tourner. On ne va pas se mentir. A tes yeux, l’OBCM ne vaut pas mieux que les Dux. Ils ont juste le mérite d’être un peu plus drôle, avec une cause un peu plus noble qui te permet de protéger un peu plus ta sœur. Et si t’insiste sur le un peu plus, c’est vraiment parce que tu juges la différence à cette quantité. Bon, le seul truc qui t’emmerde avec l’OBCM, c’est que tu dois protéger et servir la cause surnaturelle au lieu de chercher à la détruire, mais pour une créature du chaos comme toi, c’est un très bon exercice. Tout ça pour dire que ! Tu ne veux pas te faire soigner. Tu ne veux pas parce que tu ne fais confiance à personne. Et qu’elle ne compte pas sur toi pour te remercier, parce que tu ne vois pas en quoi elle t’avait été utile. T’es frustré, t’arrive même plus à faire des blagues. T’as qu’une envie, c’est de frapper dans quelque chose. Ton don réagit avec cette envie, cette pulsion, et tes doigts se crispent à cause de la douleur. Des plaques d’égouts s’élèvent autour de vous et retombent bruyamment. Tu ne perds pas ton sourire, Chester, parce que c’est ta façon à toi de lutter contre la douleur. Souris, puisque c’est grave. Elle te demande si tu sais où tu vas. « Ah ! Enfin une question intelligente ! Absolument pas ! Mais c’est l’aventure ~ » Ou de l’inconscience, à voir. Dans tous les cas, ta réponse était tombée comme un cheveu sur la soupe, et tu avais repris assez vite. « Pourquoi ? Tu sais où… on va toi ? Permets-moi … d’en douter ». C’est moche. Ta phrase transpire un sous-entendu gros comme une maison, et tu la prends de haut. Elle qui essaye de t’aider, qui fait preuve de bonne volonté avec toi. Pathétique, t’as besoin de personne de toute façon. C’est marrant parce que pile au moment où tu dis ça, tu manques de te vautrer. Tu t’es rattrapé à la dernière minute au mur, et tu ravales tes paroles. Ton sourire est toujours là, mais plus faible. Ça ne devient pas drôle cette histoire.
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