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V. Shura Bäckähäst
MÉTAMORPHE
MÉTAMORPHE
MESSAGES : 3564
AGE DU PERSONNAGE : 41
RACE : métamorphe (étalon noir)
MÉTIER/ÉTUDE : Voleur, dealer, chômeur, plein de truc en "-eur"

(basil) welcome to my cage, little lover

Sam 16 Fév - 22:20

welcome to my cage, little lover
basil et shura

« Read between the lines, what's fucked up and every thing's all right. Check my vital signs to know I'm still alive and I walk alone »
Conclusion de l’entretien ; mitigé. Kochtcheï avait conscience dans ce qu’il était en train de s’enfoncer, et c’est de cela qu’il fallait se méfier. Car l’homme était imprévisible, et que Basil n’est pas à l’abri d’un coup de pute de sa part. Bien sûr, il l’a marqué. Il a vu ce dont il était capable, et il y a une crainte tapie derrière ses traits fiers et droits. Il tient à sa vie, mais il tient bien plus à la liberté encore. Ce qu’il voulait dire par “obstacle”, c’était “boulet” ou “mur gênant” dont il n’aurait aucun scrupule à abandonner derrière. Un avertissement qu’il ne fallait pas prendre à la légère donc, et Shura n’a rien d’autre à ajouter hormis écouter. Ce ne sera pas nécessaire. Il l’espère bien, car cela serait dommage après avoir conclue une entente, aussi bancale était-elle, sur la suite des événements. Est-ce qu’il venait de prendre une bonne décision ? Non. Bien sûr que non. Mais si le russe n’en prenait pas une de temps en temps, il s’ennuierait. Et puis, qui dit qu’il avait vraiment l’intention de jouer les rats de laboratoire ? Dans le sens où cela allait, il ne lui faudra pas longtemps pour voir un Djinn décortiqué sur une table d’opération, et retenter de partir en douce une fois qu’il aura obtenu ce qu’il souhaitait. Cet accord glissé, presque avec trop de simplicité, n’était peut-être qu’un mensonge. Un parmi tant d’autres qu’ils s’amusent à se jeter mutuellement à la figure pour montrer lequel des deux était le plus doué dans ce petit jeu.
Pourtant, ce que Kochtcheï voit devant lui l’intéresse beaucoup. Pour frapper fort, il faut connaître son ennemi, ses faiblesses, ses facultés, ses contraintes. Si Basil était capable de réaliser cela sur des cadavres de fée, de triton, et autres abominations humanoïdes, il pouvait le faire sans grand mal sur ces sources de magie. Certes, cela touchait à un tout autre domaine du surnaturel, et la magie n’a rien de scientifiquement explicable. Mais tout a un sens logique, une mécanique propre et universelle. Ces saloperies n’y échappent pas. Il a les outils et les compétences que le russe ne peut pas obtenir. Décortiquer un cadavre, avoir une minutie chirurgicale, retenir tous ces mots savants ? Très peu pour lui, il n’a pas suffisamment de patience pour cela. Cela fait mal à son honneur, mais il doit bien reconnaître que son aide dans ce domaine était le bienvenu. Egerton s’attarde sur les détails. Kochtcheï préfère les tirs groupés, la “cueillette” car c’est un homme d’action.

Il y a moyen.
Il y a vraiment moyen de faire quelque chose de concret. La contrepartie lui semble si dérisoire, si minime à côté de ce qu’il pourrait gagner que oui, se laisser ouvrir ne le dérangerait pas. Seulement, ce que Shura n’a pas précisé, c’est qu’il ne lui laissera pas ce luxe avant d’avoir tué Sebastian et son Djinn. D’où cette sérénité, cette simplicité dans sa réponse. Parce qu’il n’aura plus rien à perdre, plus rien à espérer, plus rien à accomplir. Il pourra se laisser mourir, puisqu’il n’y a plus rien qui l’attend chez-lui. Alors, si vraiment les choses devaient mal tourner, autant que cela soit bénéfique pour quelqu’un. Dans son esprit, c’est inscrit ainsi : Basil s’en fout de le tuer. Il s’en fout, autant qu’il s’en fout de dépouiller des morts. Parce qu’il n’y a aucune compassion, et parce que le russe n’en attends pas de lui. Bien au contraire, cela fait partit des petites choses pour laquelle il est revient toujours, voulant en apprendre toujours plus. Le tout, maintenant, c’est de gagner du temps. C’est de l’occuper suffisamment pour que cette idée se cale dans son subconscient, et qu’elle refasse surface dans un an ou deux. D’autant plus que, d’ici là, rien ne garantit que Shura reste à Bray. La ville n’est pas dégueulasse. Elle est même plutôt animée, distrayante. Mais ce n’est pas chez-lui. Il n’a plus de chez-lui à proprement parler. Il a l’âme du nomade, il ne sait pas se poser.
Pour montrer sa volonté de respecter la part du marché, il propose, suggère, glisse quelques idées en tentant de ne pas se concentrer sur l’aspect mortel pour lui de ce projet. Il ferme les yeux sur l’inhumanité de l’offre, mais il y a néanmoins quelque chose qui se fracasse dans son esprit, et qui coince. Il ne peut pas lui faire confiance. Ce n’est pas forcément à cause de ce qui s’est passé, mais plutôt d’un ordre psychologique. Kochtcheï a grandi avec des murmures répétés, des menaces de mort tout autour de lui. Ses propres proches ont tentés de le tuer, et c’est lui qui a réussi le premier en éliminant son aîné. Il devenait dangereux, justement parce qu’il avait toute sa confiance. Il savait comment l’atteindre. Les coups de poignard dans le dos sont plus douloureux venant d’un ami, d’un frère ou d’un amant. Alors, il n’en veut pas. Il n’en veut plus. Il y a encore elle, parce qu’elle est un vestige d’un époque glorieuse. Une époque qui lui manque, mais dont il n’est pas suffisamment nostalgique pour se lamenter, car il savoure d’aller de l’avant.

Il parait que ce genre de méthode est efficace, notamment pour commettre tous les autres. Ça ne peut pas être pire, en guise de lot de consolation, et les banals autres individus se retrouvent avec une balle logée dans le front. Kochtcheï dévisage son approche, méfiant. Venant de lui, il s’attend à tout, et surtout au pire, en guise de réaction. Alors oui, pardonnez-le s’il préfère prendre des pincettes maintenant, mais il y a encore un peu de raison dans son flot de bêtise. Alors comme ça, il n’a envie qu’il meurt ? C’est assez étonnant venant de lui, et ce regard que Shura lui lance suffit pour comprendre cette pensée. Il marque un point cela dit, et il n’y avait pas besoin de chercher bien loin pour rendre cette raison justifiable. Pour cela, il suffisait de remonter la page, et relire leur conversation. Pourtant, le russe manque de faire un bon lorsque le doc évoque ce qui s’est passé ici. En vie ?! C’est un bien grand mot ! En vie seulement parce que son cœur battait encore, mais il l’a laissé à moitié mort de l’intérieur. Ses ongles raclent le cuir de ce fauteuil si fort qu’il laisse leur marque. Non-non, restons calmes, ne faisons pas apparaître de nouveau le canasson. «Ne t’attend pas à des remerciements pour ça !» La frustration gronde sévèrement, et Shura tente de trouver autre chose pour se calmer. Inutile, puisque c’est lui qui trouve les termes juste. Trahir ? Oui, c’est vrai, l’idée lui a traversé l’esprit un peu plus tôt. Mais c’est parce qu’il s’efforçait d’oublier cette...humiliation lors de sa dernière visite ici. Le moscovite fusille du regard Basil. S’ils le pouvaient, ses deux verdoyantes lui jetteraient du venin au visage. Au lieu de ça, c’est une profonde rage qui le traverse, un envie de meurtre, et aussi de la peur refoulée.
Ce n’était pas le sujet de leur entrevue, cela ne l’a jamais été. Et Kochtcheï en était arrivé au point de remercier le ciel pour qu’il n’ait pas été mis sur le tapis jusqu’ici. Seulement, il avait bien fallu qu’il l’évoque, et il le sait : cela avait été fait exprès. Une cruelle piqûre de rappel pour lui dire “attention ; rappelles-toi comment ça s’est passé la dernière fois”. Une efficacité si grande qu’il se lève, et prend la direction de la sortie sans demander son reste. Les mots de Basil lui parviennent aux oreilles, mais cela n’arrête pas pour autant son ascension des escaliers.

«Je te tiens au courant. Et j’ai pas besoin de toi pour courir des risques. Je leur cours déjà après.» La touche finale, les derniers mots prononcés de Shura à l’égard d’Egerton avant que la porte ne claque derrière lui.
Bravo, félicitation, exactement ce qu’il ne fallait pas faire. Cela dit, le simple fait qu’il affirme le tenir au courant prouve d’une certaine manière que, de son côté aussi, il allait réaliser quelques efforts.
(c) DΛNDELION

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a night under the stars
maybe we’re just two stars born from different constellations, we were never meant to connect, oh, but how we tried, we screamed, but it was never enough.
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