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i see your red door, i want it painted black
adam et shura

« Je vois une porte rouge et je la voudrais peinte en noir. Plus aucune couleur je les veux toutes changées en noir. Je vois les filles se promener habillées dans leurs habits d'été. Je dois détourner la tête jusqu'à ce que mon obscurité s'en aille.»
Il avait les yeux rivés face à son miroir. Pourquoi ? Pourquoi c’était dans ce genre de moment qu’il arrivait à se regarder dans une glace ? Shura était … Peu enjoué. Non pas qu’il débordait d’excitation en temps normal, mais là, c’était notable. Ses traits laissaient transparaître sa détresse et il n’y avait que Sans qui l’avait remarqué. C’était bien le seul, me direz-vous. Il n’habitait avec personne, l’avantage d’être solitaire. Personne pour voir ses faiblesses hormis le matou, personne pour en parler, ni pour lui faire remarquer donc. Kochtcheï avait fini par soupirer, baissant la tête dans le même temps. Il s’était essuyé le visage tout en fermant le robinet par la même occasion. Il n’avait pas le choix, il devait y aller. C’était son gagne-pain, et il était plutôt bien payé pour faire ce genre de basse-besogne. Les palpitants en glacière, ce n’est pas sa tasse de thé, mais ça ne sera jamais pire que les voir conserver dans du formol. Il ne fallait pas compter sur lui pour se précipiter sur la porte. Il n’avait même pas encore enfilé la chemise, il se contentait de se promener dans son appartement avec sa serviette autour de la nuque. Shura était revenu dans le salon, attrapant son pétard entamé pour le finir en s’asseyant sur le canapé. Il avait pris son portable qui l’attendait sagement sur la table-basse et il y avait plusieurs messages. Tous du même expéditeur. Son pouce les faisait défiler, et sa colère montait au fur-et-à-mesure. Le russe avait jeté son téléphone sur la table, et il avait plongé sa tête entre ses bras pour étouffer sa frustration. Putain, il n’avait pas envie d’y aller. Mais il ne savait pas s’il possédait son adresse, s’il pouvait aller jusqu’à toquer à sa porte pour lui foutre la glacière entre les mains. Et quand bien même il n’avait rien à lui refourguer ce soir, il n’avait pas envie de le voir. Kochtcheï s’était redressé, reprenant une bouffé pour passer cette rage. Il ne méritait rien, pas même qu’il se mette en colère pour lui. Rien du tout. Il fumait plus vite, et le THC suivait. Il n’arrivait même plus à rester bien droit, se laisser tomber en arrière contre le dossier de son fidèle canapé. Sans était arrivé sur ses genoux, se mettant à ronronner et le slave avait passé une main distraite dans son pelage. Il voulait être rassuré, lui comme son chat. Pour son cas, il ne pouvait rien faire, alors autant réconforter son compagnon. Shura allait être en retard, mais il s’en foutait. Royalement même. Il était plutôt du genre ponctuel en temps normal. Cependant, pour ce cas-ci, son manque d’enthousiasme encourageait largement son envie à rester à la maison. Ce qui restait de la carotte lui brulait les doigts, et il ne semblait rien sentir. Il avait fallu attendre un peu avant qu’il daigne à se redresser pour le déposer dans le cendrier. Il regardait ses mains, puis le portable. Il regardait Sans, puis le coussin à côté de lui. Kochtcheï était en train de replacer tout dans le bon ordre, qu’est-ce qu’il devait faire déjà ? Ah oui, aller au Smooth Criminal, il a vu ça rapidement sur le téléphone. Il était quelle heure ? Aucune idée. De toute façon, ce n’était pas sa première priorité. La première, c’était d’aller finir de s’habiller plutôt que de glander devant une télé éteinte. Il s’était habillé, enfilant sa chemise noire et la veste qui va bien avec pour sortir. Il n’avait pas le courage de mettre une cravate. Ce n’est pas non plus un entretien d’embauche qu’il passe. Il avait attrapé son portefeuille pour le mettre dans la poche intérieure de sa veste, puis ses cigarettes dans celle de droite. En jetant un petit coup d’œil à la table-basse, il se demandait si ce n’était pas une bonne idée d’emmener de quoi s’en rouler un au cas où les choses deviendraient insupportables. Et comme elles allaient surement le devenir, il avait pris sa beuh et ses feuilles slims pour embarquer le tout. A croire qu’il l’avait fait de choisir le Smooth Criminal, c’était le plus près de chez-lui en matière de bar et ce n’était pas pour l’arranger. Quoi que, si ça ne va plus, il pourra retourner à son appartement plus vite comme ça. Les mains dans les poches pour les garder au chaud et la cigarette allumée coincée entre les lèvres, il avait fini par arriver devant le bâtiment avec une mine tout sauf ravie. « Putain, t’es obligé de m’envoyer dix messages ? J’avais compris la première fois. On peut même plus être tranquille sous la douche … » dit-il alors qu’il arrive avec une heure de retard. Mais bon, quand c’est Adam McCormick qu’est en face de lui, ça peut être pardonné qu’il soit d’humeur ronchonne. « Alors, c’est pour quoi cette fois ? ». Pas de bonjour, pas de bonsoir, ni de merci, Kochtcheï n’avait pas envie de perdre du temps en politesse. Il était surtout pressé d’en finir et pouvoir retourner au chaud, seul dans sa bulle avec son chat.
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i see your red door, i want it painted black × ft. Shura V. Bäckähäst
Il était arrivé à l’heure, parce qu’un homme bien élevé ne faisait jamais attendre personne. Même Adam avait quelques règles de conduite et le retard n’était pas dans ses habitudes. Surtout, quand il rencontrait le russe. Parce qu’il prenait tellement de plaisir à le torturer qu’être en retard de cinq minutes serait autant de temps perdu dans son petit jeu malsain. Il était entré dans le bar, comme un roi entre dans son château, la tête haute, avec l’idée que tout lui appartenait - lieu comme personnes présentes - et sans un regard pour les clients présent, il s’avança. Avait-il l’impression de faire tâche avec son costume italien hors de prix ? Sa cravate pourpre en soie et sa montre qui pourrait acheter le lieu ? Non, il n’avait pas assez d’empathie envers les autres pour penser que l’étalage de sa richesse pouvait créer un conflit. Il prit place à une table avec une moue, on ne pouvait pas dire que c’était la grande classe, mais bon, il passa commende, un verre de scotch sans glaçons et il regarda sa montre, il était l’heure et toujours pas de Russe en approche. Il claqua sa langue sur son palet et prit une première gorgée d’alcool, savourant la brûlure du liquide sur sa langue, puis dans sa gorge… Il retira son long blouson et son écharpe violette qu’il plia avec soins sur le dos de sa chaise. Nouveau coup d’œil sur sa montre… Il commençait à s’agacer, il lui envoya un premier sms. Avant de terminer son verre et d’en commander un autre dans la foulée… De sa main libre, il tapait un rythme que lui seul entendait, pendant que de l’autre, il alternait entre sms et levé de coude.
Il en était à son troisième verre et sa patience venait d’atteindre ses limites, l’alcool circulait dans son corps, pas en assez grande quantité pour qu’il se mette en quête d’un jouet à briser, mais assez pour que son sang bout et que son envie de frapper le russe ne lui fasse serrer le poing. Et cette envie s’amplifia quand il le vit arriver. D’un coup de pied, il poussa la chaise en face de lui, comme invitation, il n’y avait pas plus claire. Les doigts de sa main gauche, continuaient à pianoter sur la table en bois et son regard ancré sur le brun, il vida le reste de son verre d’un trait, en attendant que son interlocuteur est terminé de parler. Comme si Adam portait le moindre intérêt à ce que pouvait dire sa mule. Ou quoi qu’il puisse être en fonction des envies du chirurgien.

-Tu es en retard. Laisse-moi te rappeler les règles. Je siffle et tu te ramènes la truffe au vent et la queue qui balance ? C’est bien clair ? Ensuite, tu vas changer de ton, si je veux te harceler jusque dans tes chiottes, je le ferais d’accord ? N’oublie qui paye, c’est l’arrangement non ? Quand je t’ai proposé le contrat tu as juste vu l’argent, maintenant, tu fermes ta gueule. Pose ton cul sur cette chaise et ne m’oblige pas à te le répéter.

Adam était de mauvais poil, c’était mauvais pour Shura, Adam était de mauvais poil et il avait commencé à boire ce qui était encore pire. Si le russe avait décidé de passer une soirée peinarde, il risquait de vite déchanter. Adam allait lui faire payer son retard, son ton qu’il n’aimait pas du tout et puis surtout, il avait besoin de se défouler, il y avait trop longtemps qu’il n’avait pas ouvert les vannes, se serait ce soir… Il fallait qu’il salisse quelqu’un, qu’il l’humilie pour se sentir mieux à son tour.
Et puis c’était presque à croire que Shura l’avait cherché, il aurait dû se douter que vu l’endroit du rendez-vous être en retard n’était pas une bonne idée. Il devait le savoir qu’Adam aller boire pour l’attendre. À croire que Shura n’avait aucune envie de vivre… Ou peut-être qu’il aimait simplement ce que lui faisait vivre Adam…

-Je vais avoir besoin de toi pour une livraison, vendredi soir, soit à la sortie arrière de la morgue à 21h. On débranche un patient, la famille vient de signer la décharge. Je récupère un foie et les deux reins. Et tu n’as pas intérêt à être en retard, sinon, crois moi… Tu sauras ce que le mot enfer veut dire. Tu auras la moitié de la somme en avance comme d’habitude, l’autre à la livraison. Mon contact va te donner une enveloppe, tu me la ramèneras. Tu as compris ? Où il faut que j’utilise des mots plus simples ? Non parce que parfois, je me demande si tu comprends bien tout ce que je te dis, tu aurais dû passer le test de WAIS*. J’ai des doutes quant à ton Quotient Intellectuel.

Puis sur ses mots, il fit signe pour qu’on lui apporte la même chose, sans même se soucier de demander au Russe s’il voulait boire lui aussi. Le bien-être de son… Jouet ? Animal de compagnie ? Franchement peu-importe, il n’était clairement pas assez important pour qu’Adam daigne lui demander s’il voulait boire quelque chose. Il prit son verre par contre et vit tourner le liquide ambré un moment dans le contenant, imaginant déjà mille tortures pour faire passer l’envie à Shura de lui répondre comme il venait de le faire. Enfin, pour le moment, il voulait boire et il voulait le russe le cul collé à sa chaise.
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Kochtcheï n’avait pas été très subtile en matière d’arrivé. Ça pouvait se comprendre. Sur l’échelle de la soirée pourrie, il était au niveau maximum. Si bien que la jauge était sur le point d’exploser. Il regardait la chaise dont les bras s’ouvraient à lui, après avoir été poussé d’un coup de pieds de la part de McCormick. Le russe avait fermé les yeux, inspirant une bonne bouffée d’air pour ne pas se ruer sur lui. Il était en tords, depuis le début. Il se taisait, tout comme il taisait leurs relations et leurs entrevus. Il se trouvait con. Terriblement con d’avoir dit oui sans avoir lu les petites lignes en bas de page. Putain, il n’était pas banquier, mais le boulot lui irait à merveille. S’il pouvait lui jeter des éclairs avec ses yeux, il en serait déjà recouvert. Ses poings se resserraient au fur-et-à-mesure qu’il lui faisait son constat. Ce n’était pas un chien ! Il en serrait les dents. Oui il avait fait l’erreur d’accepter le deal, mais il ne se souvenait pas d’avoir donné son accord pour être traiter comme un jouet. La faute était sur lui, il en était tout à fait conscient. Il aimait jouer avec le feu, ce n’était pas nouveau. Mais quand on touchait à sa dignité, c’était autre chose. Lui, avec son costume qui coûtait le prix de deux mois de loyers. Sa montre pour chronométrait sa pseudo-ponctualité. Il transpirait l’argent, mais aucuns sens morals. Finalement, il n’était pas si différent de tous ces politicards. « Oui papa …. » lança-t-il à voix basse en détournant le regard avant de s’asseoir. Shura s’était installé lourdement sur la chaise. Le poids de son agacement et de sa non-envie de rester ici se ressentaient dans sa démarche. Pour autant, il ne perdait pas cette allure fière. Le slave avait la tête haut, le regard remplit de méprit. Le tout dans une attitude mélangeant délicatesse et fainéantise. Il ne ressemblait pas à un adolescent en crise, non-non. Ses deux mots étaient remplis d’amertume et de sarcasme. Son père lui parlait aussi comme un chien avant. Quand il n’obéissait pas. Quand il passait son temps à trainer dans les rues pour éviter les cambriolages. Ou bien quand il disait haut et fort qu’il préférait être avec sa mère. Il ne l’avait jamais considéré comme tel, c’était un monstre avec du recul. D’où le fait qu’il se permettait de le nommer ainsi. Il faisait le désintéressé pour se convaincre qu’il n’avait pas peur. Il n’avait pas peur… Si, en faites si. Il avait les jetons. Il jetait un œil et il voyait ce verre à moitié vide devant lui. Shura savait son penchant pour l’alcool. Et surtout ce que ça donnait quand il en avait abusé. Intérieurement, il espérait qu’il s’arrête-là. Qu’ils pourront repartir tranquillement chacun de leurs côtés. Il l’espérait tous les soirs. Mais tous les soirs, sa langue prenait les devants et il le provoquait. Il ne contrôlait pas son impétuosité. C’était dans sa nature de défier toutes autorités. L’étalon n’était pas fait pour obéir sagement. Il détestait recevoir des ordres, il aimait bien trop être son propre patron. Chose qu’il n’était pas en présence d’Adam et ça le rendait nerveux, provocateur. De la provocation qu’il payait le prix fort… Kochtcheï s’était accoudé sur la table pour faire face à son interlocuteur. Et surtout pour entendre convenablement ce qu’il dit. Avec tout ce bordel autour d’eux, pas moyens de comprendre. Il avait poussé un soupir pincé. Et pour l’accompagner, son regard s’était teint quelques secondes d’une certaine tristesse. Une lueur bien vite dissipée. « Il sera au même endroit que d’habitude, ton contact ? Ou faut que je m’éclate à galoper dans tout Bray pour le trouver ? ». Il avait rattrapé le serveur en lui agrippant la manche. Il avait hésité, mais avec plus de réflexion, il allait avoir besoin d’un Black Russian pour passer le tout. Et avec beaucoup de glaçon. Le garçon avait hoché la tête pour faire comprendre qu’il avait pris note, et lui-même semblait avoir sondé l’ambiance pesante entre les deux hommes. Si bien qu’il n’avait pas tardé à les servir tous les deux. Shura n’avait pas traîné à prendre une gorgée, insensible à la chaleur de la vodka traversant son gosier tant il y était habitué. Le russe avait reposé son verre sur la table, haussant un sourcil en voyant l’alcoolique face à lui être déjà quitte du sien. Et bah, on reconnait ceux qu’on l’habitude d’entrainer leur descente. Tss, Kochtcheï détournait de nouveau le regard et ses ongles grattaient machinalement le bois de la table. Ce qu’est terrible avec ce genre de type, c’est qu’il ne sait pas quoi leur dire. Ils se sentent tellement supérieur à tout le monde que c’est folklo pour faire la conversation. Hormis parler affaire, il ne peut pas discuter de grand-chose. « Doucement sur la levée de coude, on n’est pas pressé ». C’est surtout lui qui n’est pas pressé en faites …
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Adam avait pris le temps de terminer son verre, de le reposer et de s’essuyer le coin de la bouche avant que son regard devenu plus sombre ne se pose sur le russe. Soit cet homme était suicidaire, soit il était complétement idiot. Il savait comment était Adam et pourtant, il continuait à le repousser dans ses retranchements, à croire que le voir sortir de ses gongs était une chose qu’il aimait. Il arqua un sourcil quand il entendit le « Oui papa… ». Cet homme le prenait pour un con, il en avait la preuve. Mais Adam n’était pas du genre à se laisser parler sur ce ton. Il aimait trop le pouvoir et la domination pour être celui qui se laissait marcher sur les pieds. Il se pencha un peu au-dessus de la table pour être plus proche du russe et il ancra son regard au siens afin de lui interdire toute fuite. L’alcool faisait son office et Shura ne faisait que renfoncer son effet. Il tapa sur la table trois fois de suite, juste pour avoir l’attention pleine et entière du russe. Ile envahissait son espace, afin de lui faire comprendre que c’était lui qui dominait dans cette relation et qu’il était totalement maître de ce qui allait se passait. Lui, n’avait qu’à subir et avec le sourire si c’est ce que lui demandait Adam.

-Papa ? Alors quoi, il avait l’habitude lui aussi de te coincer dans une ruelle sombre pour se faire plaisir ? Et tu aimais ça autant que tu aimes avec moi ? Il te balançait lui aussi de l’argent sur le sol que tu t’empressais de récupérer ? Raconte-moi, je suis curieux. Tu as toujours été une petite salope dans ce genre ? Cela ne m’étonne même pas, tu le portes sur le visage. Tu serais prêt à tout pour un peu de fric. Les gens comme toi n’ont aucune fierté. Je pourrais te demander n’importe quoi, il me suffirait de te faire sentir l’odeur de l’argent pour que tu baisses ton froc pour moi. Même là au milieu de ce bar… Tu n’es rien, qu’une chose qui accepterait n’importe quelle bassesse pour un peu d’argent. Tu te plains maintenant ? Mais pourtant quand je t’ai approché et proposé un travail, c’est à peine si tu as attendu que je termine ma phrase pour accepter. Tout ce que tu as vu, c’est l’argent que j’avais posé sur la table.

Il se recula un peu, son regard scrutant le visage de son interlocuteur, Adam ne supportait pas son reflet dans le miroir, alors il faisait en sorte que les autres non plus, ne puisse plus se supporter. Il attrapa le bras du serveur qui repassait et lui demanda un autre verre, non d’ailleurs, il lui demanda carrément d’apporter la bouteille. Quand il vit que le serveur commençait à refuser de sa main libre il sortit son portefeuille et deux billets qu’il lui glissa dans la poche, il laissa Shura prendre commande pour lui-même. Puis il le libéra avant de regarder son verre vide puis le Russe, il voulait lui faire mal, lui faire baisser les yeux devant lui. Le dominer, l’écraser… Il le voulait en son pouvoir. Le pouvoir il adorait ça, il en avait soir, plus que d’alcool. Avoir le pouvoir, c’était tout avoir, tout posséder et pour un féru de contrôle comme Adam, le pouvoir était le meilleur moyen d’avoir le contrôle.
Il prit la bouteille que posait le serveur et lorgna sur la consommation du russe… Black Russian, une boisson qui n’avait aucune élégance… Mais elle était assortie à celui qui l’avait commandé.

-Mon contact est toujours au même endroit, lui n’a pas de temps à perdre non plus, même su te faire courir serait peut-être amusant. En tout cas, ne sois pas en retard, si les organes ne sont plus viables, tu pourras dire au revoir à ta part. C’est bien clair dans ton cerveau atrophié ?

Il prit la bouteille et dévissa le bouchon d’un geste d’habituer puis il verra le liquide ambré dans son verre, sans trembler. Il le leva en direction de sa mule comme pour porter un toast avant de s’enfiler le verre d’une traite puis de sourire un peu. Il reposa le verre et comme en défis à ce que venait de lui dire le russe, il se servit un autre verre, mais cette fois il ne le but pas tout de suite, se contentant de faire tourner le bourbon dans son verre. Il se laissa retomber contre le dossier, jambes tendues en avant.

-Ne t’en fais pas, je suis encore maître de moi… Je ne vais pas te faire souffrir tout de suite, non, j’aime te voir comme ça devant, comme une biche affoler dans les phares de ma voiture. Ne pas savoir quand je vais appuyer sur l’accélérateur pour te percuter. C’est encore plus amusant que le reste… Te laisser baigner dans l’attente. Te voir te demander ce qui t’attend… Peut-être rien, peut-être la même chose que la dernière fois ? Peut-être pire ? Tu sais, je prévois rarement à l’avance… C’est toi qui m’inspires sur le moment.

Et il s’enfila son verre avant de le reposer bruyamment sur la table, mais bon, vu l’endroit, ce n’était pas bien grave, il y avait des discussions dans tous les coins.
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En temps normal, il aurait sûrement apprécié ce genre de soirée. L’ambiance des bars, la musique, la boisson sur la table. Sauf qu’il y avait deux facteurs qui le rebutaient : son interlocuteur pour lequel il éprouvait une haine sans nom et la conversation. C’est difficile à qualifier, il se sent dans l’obligation de lui obéir. Parce que pour le moment, Adam était sa seule source de revenue stable. Alors oui, pour le coup, il avait réussi. Vlasi se sentait … Honteux. Il ne peut plus se regarder dans une glace à cause de lui, ni faire des efforts pour s’approcher des autres. Il y avait lui. Il ne serait pas aussi fier et aussi borné, le slave aurait fondu en larme à ses paroles. Au lieu de ça, il avait répondu présent à son appel d’attention. Il le fixait du regard, mais avec difficulté. Shura voyait rouge. Il sentait son sang bouillir quand Adam osait prétendre que son père était un pédophile. Son père était son modèle ! Aussi méprisable et dur il était avec lui, il n’a jamais failli quand il fallait aider son fils et sa famille dans la merde. Oui, il était marié une pute, mais il l’avait sorti de sa misère en tombant amoureux d’elle et en lui offrant une vie qu’elle n’aurait jamais pu s’offrir en supportant les soûlards. Slavimir Bäckähäst avait le sens de l’honneur et il l’a transmis à Vlasi Bäckähäst. Et lui, qu’est-ce qu’il faisait pour lui rendre la pareille ? Il se prostituait à son tour, autant physiquement que littéralement parlant à ce type. Mon Dieu, mais que pouvait penser sa mère en ce moment de là où elle le regardait. Pourtant, Shura savait que s’il répondait, s’il cédait à sa provocation, ça ne sera que pire. Son envie de lui cracher au visage était mordante, mais il savait qu’il allait le payer cher. Plus cher que son retard. Alors, le russe déglutissait pour ravaler sa colère et reprendre une attitude calme. Il avait pris une inspiration pour ne pas risquer de dire de bêtise. Il sentait ses cordes vocales être bloquées, bloquées comme il l’était au pied du mur. Tout ça pour son confort… « A quoi bon user ma salive avec des histoires, tu t’en fous. Autant ne pas se fatiguer, non ? ». Il avait fait un effort monumental pour ne pas rebondir sur ses insultes, autant sur lui que son père. Malgré tout, sa voix tremblait face à cette vérité. Aussi difficile était-elle à admettre, il n’aurait jamais cru qu’il en arrivait là pour gagner sa vie. Tout ça parce qu’il ne veut pas de travail, ni de patron. Tout ça parce qu’il a choisi la facilité. Et encore, on ne peut pas prétendre que supporter McCormick soit aisé. Shura s’était redressé sur sa chaise. Inconsciemment, il avait assimilé qu’il avait tout intérêt à prendre une posture correcte. Le dos bien droit, les mains sur la table. Si son serpent autour de son cou pouvait se mouvoir, ses crochets seraient allés se planter dans les deux yeux de l’irlandais. Vlasi le regardait faire, lui et sa sale manie de boire. Chacun ses vices, direz-vous. Il n’était pas mieux avec ses doses quotidiennes de THC. Mais d’un autre côté, Adam pouvait les remercier. C’est grâce à elles que le russe n’avait pas encore dégainé son flingue pour lui faire sauter la cervelle. Un deuxième cauchemar, bien réel cette fois-ci et à Bray, quelle horreur … Il avait fait signe de la tête, un hochement de tête de bas-en-haut pour lui faire comprendre que le message est bien assimilé. Ça sera facile, s’il n’ouvre pas le sac. Coincé entre deux allumés, quel boulot de rêve ! Cette fois-ci, il n’avait pas répondu. Le slave s’était contenté d’attraper son verre et de le finir par nervosité. Il repensait à sa réserve de beuh dans sa poche et ça serait le moment parfait pour la sortir. Ses mains tremblaient en échos avec ses songes et il fermait les yeux. Merde, pourquoi il y avait pensé ? Pas d’instant de faiblesses, il devait résister. Combien de temps ? Au moins jusqu’à ce qu’ils soient quittes. Et ce n’était pas pour tout de suite. Non. Non pas la bouteille entière songeait-il en le voyant avaler son verre pour s’en resservir un autre avec son petit air condescendant à la con. Et son venin qui se déversait de nouveau, c’était insupportable. Il le faisait exprès en plus. Cette pression, encore cette pression, toujours cette pression. Shura avait passé ses mains sur son visage. Comme si cela allait aidé à effacer son visage pâlit par les mots qu’il prononçait. Le brun détourné de nouveau le regard, cherchant une porte de sortie tout en ne sachant pas quoi lui répondre. Il avait ouvert la bouche, puis il l’avait refermé aussitôt sans qu’aucun son n’en sorte. Il sentait son palpitant s’affoler à cause de la panique, et sa respiration s’entrecouper. Il avait hoché la tête négativement cette fois-ci, dépité avant de finalement regarder de nouveau Adam. « Est-ce que je peux aller fumer, s’il te plait ? Je ne vais pas me sauver, je vais juste à la porte. J’ai besoin d’air… ». Son regard n’était ni suppliant, ni haineux. Une neutralité parfaite pour des mots qu’il avait arrachés de sa gorge. Un s’il te plait… Il n’y avait qu’Adam pour lui faire mettre sa fierté de côté et l’obliger à sortir ces trois mots avec un naturel sans nom.
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Adam s’amusait, il voyait que le russe bouillait intérieurement. Il voyait la tension de son corps, les légères crispations de son visage. Et il était presque certain que s’il lui prenait le pouls maintenant, il serait anormalement élevé. La colère, il adorait que le russe soit en colère contre lui, qui la contienne tant bien que mal. Cela voulait dire qu’il avait gagné, qu’il était en son pouvoir et surtout, que Shura le craignait. Il tendit la main droite par-dessus la table et attrapa le menton du noiraud. Il enfonça ses doigts dans les joues du russe et le força à le regarder dans les yeux en souriant légèrement. L’alcool commençait à faire son effet, le démon dans son estomac se réveiller, Adam sentait ses griffes lui lacerait les entrailles, il voulait sortir, il voulait que l’Irlandais le libère… Il grognait, il se débattait, il voulait le contrôle et Adam savait qu’il finirait par le lui donnait. Ce qui était ironique quand on savait qu’il était l’homme qui adorait avoir le contrôle et qu’il ne le laisserait à personne et ceux pour rien au monde. Mais ce démon-là, il était puissant et surtout il y avait bien longtemps qu’Adam avait cesser de le combattre. Mais pour le moment, il n’était pas prêt à lui laisser le contrôle, il secoua un peu la tête du russe de droite à gauche creusant un peu plus ses joues à l’aide ses doigts.

-Tu ne te défends pas ? Pourquoi ? Tu es d’accord avec ce que je dis ? J’ai tapé juste ? Ou alors, tu n’as juste rien dans le pantalon pour répliquer ? Alors quoi ? Dis-moi, tu crèves d’envies de m’éclater le nez pas vrai ? Mais tu ne le feras pas. Tu ne le feras pas parce que tu n’es qu’un lâche, une petite salope docile qui lorgne sur l’enveloppe que j’ai dans la poche. Tu ne l’as pas vu, mais tu es comme un putain de clébard pas vrai ? Tu sens l’argent… Et quand tu sens l’argent, tu remues la queue comme le gentil chien que tu es… Je me demande… Peut-être que je pourrais m’amuser à te dresser comme un chien… Tu me rapporterais des balles, je te mettrais un joli collier et peut-être même que je pourrais te promener, qu’est-ce que tu en penses ?

Il tendit l’autre main alors que celle qui tenait le visage du Russe face à lui raffermit sa prise et que ses doigts creusaient un peu plus les joues du russe. Il s’approcha du visage de son interlocuteur et lui secoua la main devant le visage, comme un maître attendant que le chien obéisse. Adam avait sur le visage un sourire horrible, mauvais et ironique. La brûlure de l’alcool se faisait de plus en plus forte, le démon dans ses entrailles se faisaient de plus en plus puissant… Bientôt, bientôt, il serait libre et alors, l’amusement commencerait enfin… Mais il fallait attendre encore un peu, juste encore un peu. Il lui manquait encore quelques verres, pas beaucoup, peut-être un ou deux avants qu’Adam n’explose vraiment. Et là, seulement, là, Shura pourrait réellement commencer à trembler.

-Donne la patte… Donne-moi la patte. Fais-le et je te donnerais de l’argent. Donne-moi la patte et aboie et tu en auras encore plus. Alors ? Non… Oui ? Et si je te donnais le double de ce que je te donne pour une livraison ? Juste pour obéir à un ordre simple… Je ne sais pas ce qui me rendrait le plus heureux, que tu obéisses ou que tu me défis… Dans l’un ou dans l’autre des cas, j’aurais gagné… Mais toi, tu as forcément perdu quelque chose. Ta dignité dans la première situation… Enfin, si tu as encore une dignité… Ce dont je doute vois-tu… ? Dans le deuxième cas, tu perds de l’argent… Et ta dignité aussi parce que je te ferais payer le fait de m’avoir tenu tête…

Il fit sa poigne plus forte sur les joues du russe avant de violemment le relâcher et de se renverser un peu sur sa chaise sans quitter des yeux l’homme assis en face de lui. Il reprit son verre et sa bouteille et se servit de nouveau, il sourit avant de prendre une gorgée d’alcool, il voyait le regard sombre de son vis-à-vis suivre chacun de ses mouvements, observer le verre se vider et se remplir. Il tentait d’évaluer le danger, savoir où en était Adam… L’irlandais baissa un peu la tête sur le côté à la question du russe. Son sourire s’agrandit un peu plus. Il lui demandait une faveur ? Petite certes, mais c’était une faveur quand même. Il prit le temps de scruter le visage de son vis-à-vis, il faisait tourner l’alcool dans son verre pendant que dans son corps, son sang bouillait et se mélanger à l’alcool. Il s’avança un peu et appuya son visage sur sa main pendant que l’autre continuait de jouer avec le verre. Comme pour narguer le russe. Il l’observait de son regard sombre, est-ce qu’il avait deviné que le pauvre homme en face de lui fumait autre chose que du tabac ? Surement, Adam n’était pas idiot d’un et puis il connaissait bien les effets du THC. C’était aussi peut-être pour cela qu’il avait choisi le russe comme victime. Shura était la plupart passif, trop abrutit pour vouloir réagir ou tout simplement pour le pouvoir… Peut-être qu’un jour Adam lui fera tester autre chose pourquoi pas de l’opium ? Bon, il n’en avait pas, mais il connaissait des molécules qui s’en approchait et puis cela lui permettrait de mettre son petit trafic de médicament à profit. McCormick adorait quand travail et plaisir s’unissaient.

-Hum, je ne sais pas, je suis peu enclin à accéder à ta requête mon grand… Pour le moment toi, tu n’as rien fait pour moi alors je n’ai pas envie de faire quelque chose pour toi. Les services ça marche dans les deux sens pas vrais ? Et puis, rien ne me dit que tu ne fuiras pas… Non, je ne te laisserais pas sortir… Tu n’as qu’as fumé ici, honnêtement, vu le lieu dans lequel nous sommes, tu ne pourrais pas plus le rendre misérable… Et puis, je suis curieux, curiosité médicale, combien de temps, tu arrives à tenir avant de devenir irritable dis moi ?

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adam et shura

« Je vois une porte rouge et je la voudrais peinte en noir. Plus aucune couleur je les veux toutes changées en noir. Je vois les filles se promener habillées dans leurs habits d'été. Je dois détourner la tête jusqu'à ce que mon obscurité s'en aille.»
Tais-toi, tais-toi, tais-toi se répétait-il dans sa tête. Il ne devait pas céder à cette colère qui faisait bouillir le sang dans ses veines. Il ne devait pas répliquer, il ne devait pas aggraver sa situation. Adam n’attendait que ça. Qu’il cède à la provocante vérité pour que Shura lui donne une bonne raison de lui en faire baver d’avantage. Il était tellement obnubilé par sa concentration et le maintiens de son pseudo-calme qu’il n’avait pas vu les serres de ce rapace lui agripper le visage pour l’aider à le regarder dans les yeux. Le slave se montrait résistant, cherchant à son défaire en reculant sa tête vers l’arrière, mais rien à faire. Ses doigts s’enfonçaient un peu plus dans sa joue, commençant à provoquer une légère douleur dans sa mâchoire tel un témoin de leurs présences. Il avait haussé un sourcil à ses dires, et il serrait les dents. Pas un mot n’avait traversé sa bouche. Pas avant qu’il lui ordonne de donner la patte en remuant sa main libre devant lui pour ponctuer la demande. Ses yeux verts avaient fait l’aller-retour entre ses mains autoritaires et son visage. Puis, Kochtcheï ne pouvait plus résister. Ses dents serrées ne suffisaient plus pour contenir son envie de protester et ses joues de nouveaux libres malgré le lâché violent lui permettait de retrouver la parole. « Ni l’un, ni l’autre. J’me conforte dans l’idée qu’un jour, tu vas te prendre un retour de bâton dans la gueule. Que ce jour-là, j’m’arrangerais pour être aux premières loges pour y assister et que ton putain de frics ne pourra pas t’aider parce que je ne bougerais pas le petit doigt ». Tout en prononçant ses paroles, Shura s’était remis comme il faut sur sa chaise, prenant appuis sur la table d’une main tandis que l’autre frottait ses joues endolories. Le russe avait fini par se redresser de nouveau, tel un cadavre réanimé. Sa tête penchée toujours autant sur le côté et ses yeux semblaient vidés. Il le savait. Il savait qu’il n’aurait pas dû répondre. Qu’il le paierait cher pour ces paroles qui ressemblent d’avantage à des menaces. « T’as peut-être raison sur deux-trois trucs, mais j’te donnerais pas la patte. Pas de bon cœur en tout cas ». Il avait suffisamment tut sa fierté et sa dignité. Elles semblaient encore se débattre au fond de lui, et son regard émeraude noirci par la haine avait fini par se rediriger automatiquement vers son “patron”. « J’ai encore suffisamment de dignité pour te tenir tête. Quoi que tu fasses, j’aurais toujours envie de te résister. C’est dans ma nature de te faire chier »… Il était foutu. Shura le savait. Sa voix était tremblotante, comme si les larmes lui montaient dans la gorge alors que ses yeux charbons étaient asséchés de toutes émotions. Contrairement à la personne en face de lui, le dealer avait le sens de l’honneur. L’honneur  et la loyauté, ces deux qualités qui maintenaient ses chaînes. Il était prisonnier de son propre code d’honneur avec Adam. C’était au-delà d’une question d’argent. Il avait signé un contrat avec lui. Et on ne rompt jamais un contrat. Il s’était rendu compte que trop tard qu’il venait de pactiser avec le diable. Shura essayait de relativiser, de se dire qu’après ça, il pourrait prendre l’air. Mais même pas. Il continuait à déblatérer son venin à son égard. Plus ça allait et plus le slave semblait mort à l’intérieur. Il s’enfonçait dans sa chaise, se reculait le plus possible en apprenant qu’il ne pourrait pas. Sous prétexte qu’Adam ne voulait pas lui faire une faveur. Très bien, il fumerait ici. De toute façon, ce n’est pas comme s’il ne lui avait pas suggéré. Shura s’était mis à rouler sur ses genoux par mesure de précaution, la feuille slim coincée entre ses lèvres. Il lui avait fallu quelques secondes pour terminer, son joint avant de pouvoir l’allumer. L’effet d’une soupape de décompression. C’est comme si, soudainement, McCormick n’était plus là. Ou du moins, si. Disons plutôt que le diable n’avait plus possession de son corps. Il avait recraché la fumée en direction du plafond, se souvenant ne pas avoir répondu à la question. Kochtcheï avait haussé les épaules, jouant à faire tourner son verre vide sur la table. « C’est relatif. Parfois 2h quand je suis tout seul, parfois 30min quand on me tape sur le système. Avec toi, j’tiendrais pas 5min je pense… ». Si Adam posait la question, c’est qu’il avait une idée derrière la tête. Une idée qui ne lui plaisait pas d’avances d’ailleurs. Shura avait repris deux trois bouffés pour laisser le calmant agir un peu plus longtemps avant de l’éteindre en coupant le bout et en écrasant le morceau incandescent sous sa chaussure. Il le finirait plus tard. L’essentiel, c’est que maintenant, il pouvait trier ce qui l’intéresser dans ses paroles et réagir seulement lorsque ça l’amuserait. Autant dire : jamais.
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i see your red door, i want it painted black × ft. Shura V. Bäckähäst
L’Irlandais guettait des signes sur le visage pâle du Russe tout en faisant du mal à la bouteille qui se vider à vue d’œil. L’alcool descendait dans la gorge et se rependait ensuite dans le sang. McCormick le sentait, le démon était éveillé et son sang n’était plus que lave en fusion. Il n’attendait plus qu’une étincelle pour prendre feu, il ne faudrait pas grand-chose, un petit rien pour qu’il s’embrasse et qu’il détruise miettes par miettes la conscience qu’il avait en face de lui. Il ne laisserait pas un humain, non, il n’y aurait plus qu’un tas de chaires froides et un esprit humilié. Et seulement, là, seulement, comme ça, Adam trouverait une paix relative. Il attendait, la bouteille était vide maintenant, son cadavre gisant couché sur la table et Adam attendait encore quand enfin, ça arriva. Shura lui répondit, oui, il osait enfin lui répondre. Adam eut un sourire, léger et inquiétant, son regard rendu brillant par l’alcool s’ancra dans celui froid du Russe. McCormick n’était pas le genre d’homme ivre à rouler par terre ou à s’endormir n’importe où, il avait une étrange maîtrise de lui-même… Mais il devenait un autre lui-même, un être horrible, un démon dans toute sa splendeur. Il voulait détruire, il voulait humilier, il voulait prendre le pouvoir. Son sourire s’agrandit un peu, laissant voir ses dents blanches, puis sa main lâcha le verre vide qu’il venait de terminer. Le dernier…

-Vraiment ? Crois-moi, lorsque ce jour arrivera, je ferais en sorte que tu sois tombé avant moi… Même si pour ça, je dois t’arracher le cœur de mes propres mains. Je le ferais, je tomberais peut-être mon cher et tendre russe au QI déficient, mais je t’en fais la promesse, ce jour-là, tu ne seras plus là pour le voir.

Il avait bien détaché chaque syllabe, laissant la fin du mot s’étirer presque à l’infini. L’alcool ne rendait en rien sa prononciation pâteuse et lente. Il gardait cette maîtrise-là. Il se faisait bien plus froid et cruel dans ses mots, dans son regard, dans son sourire. C’était comme s’il n’y avait plus rien d’humain en lui. Adam ne le coupa pas, non au contraire, il lui laissa la parole, il le laissa s’enfoncer, creuser un peu plus le trou dans lequel il serait enterré. Adam aurait presque pu s’en lécher les babines. Il le laissa fumé, il le laissa profiter de sa porte de sortie. Juste encore quelques secondes. Adam voulait le briser, il voulait lui retirer tout ce qui faisait de lui un homme. Et il y arriverait, Shura un jour le supplierait, il verrait son visage en pleure. Adam s’en lécha les lèvres, il voulait voir le russe le supplier, il voulait le voir ridicule, sans espoir, humilié. Il voulait l’écraser comme, on écrase une mouche sous sa chaussure.

-Tu as déjà fini ? Bien, alors dans ce cas, c’est mon tour n’est-ce pas. Et de bon cœur ? Mon pauvre petit drogué, tu crois que j’en ai quelque chose à faire de ton « bon cœur » ?


L’irlandais se redressa, sans un mot, il s’avança vers le russe toujours assis sur sa chaise et sans prévenir le bras leste comme un serpent, ce qui était ironique quand on savait qu’il en avait une peur bleue, il enroula ses doigts autour du cou de son interlocuteur et le força à se redresser. Puis il le plaqua contre la table, ses doigts fins laissant une marque rouge sur la peau pâle du russe. Il le souleva légèrement avant de le coller de nouveau violemment sur la table. Merci au THC de rendre le russe plus malléable qu’une marionnette. Il serra plus fort, encore plus fort, peut-être qu’il pourrait le tuer, ce n’est pas comme si l’autre était réellement important pour lui. Certes, il lui rendait service, mais des paumés, il y en avait par paquet de dix dans ce bar… Enfin il desserra peu à peu sa prise, le tuer d’accord, mais pas trop vite, ce ne serait pas drôle. Non dans ces choses, il fallait savoir prendre son temps. D’un coup de genou, il écarta les jambes du russe pour se glisser entre. Une main sur son coup, l’autre tirant ses cheveux, il le força à le regarder. Quelques têtes s’étaient tournées vers eux, mais Adam n’avait jamais été du genre pudique, de plus c’était un bon moyen de donner une leçon au noiraud. Lui n’était rien, il n’avait droit à aucune considération, si Adam lui demander de se mettre à quatre pattes et d’aboyer, il devait le faire.

-Combien pour que tu me laisses te prendre sur cette table crasseuse et avec pour public, tout ce que Bray fait de plus dégoûtant ? Pour combien tu me laisses jouer avec cette bouteille et ton corps ? Pour pas-grand-chose pas vrai ? Parce que tu aimes ça, si tu n’aimais pas, tu ne reviendrais pas…. Mais tu es là, encore et toujours… À me donner l’autorisation, toujours… Petite salope et encore, même elles ont de l’honneur, toi… Tu n’as plus rien, après tous un chien n’a pas d’honneur pas vrai ? Peut-être que je devrais te faire mettre à quatre pattes, là tout de suite, sur la table…. Tu aimerais ?


L’irlandais tira violemment les mèches brunes afin de mettre à nue le cou pale du russe. Il retira ses doigts pour observer les traces rouges qui commençaient à apparaître, il sourit de toutes ses dents, voilà une vision qui lui plaisait. Il replaça ses doigts avant de serrer de plus en plus, il aimait voir le visage du russe devenir de plus en plus rouge. Il aimait sentir son corps se débattre pour trouver de l’air, ses yeux s’ouvrir en grand sous la peur de mourir. Adam poussa le vice à déposer un baiser sur les lèvres de sa victime.

-Tu parles beaucoup moins maintenant… J’aime mieux ça.


Il le fit se redresser sans arrêter la pression sur la trachée et il poussa sa marionnette jusque dans le fond du bar. Avant de le pousser dans les toilettes, il se tourna vers le serveur.

-Si toutes mes affaires sont encore là quand je reviens, je te donne un pourboire à six chiffres.

Puis il se détourna de l’employer et il poussa violemment le brun dans les toilettes avant de fermer la porte de l’intérieur. Bien, l’amusement allait vraiment commencer.


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« Je vois une porte rouge et je la voudrais peinte en noir. Plus aucune couleur je les veux toutes changées en noir. Je vois les filles se promener habillées dans leurs habits d'été. Je dois détourner la tête jusqu'à ce que mon obscurité s'en aille.»
Ses mots avaient fini par se débloquer malgré sa bonne conscience qui se débattait. Elle lui soufflait de se taire, de ne pas envenimer la situation. La mauvaise quant à elle lui disait que de toutes façons, perdu pour perdu, autant qu’il lui dise ce qu’il avait sur le cœur. Comme toujours, Kochtcheï avait craqué pour la mauvaise, déversant alors ses paroles qui ressemblaient d’avantage à une menace qu’à une soumission. Ses pupilles vertes ternis par la réalité fixaient son interlocuteur. Ainsi donc, il espérait vraiment qu’il tomberait le premier. Cela ressemblait à un défi. Et les défis, Shura adorait ça. Même lorsque c’était dicté par une ordure tel qu’Adam. Pendant une demi-seconde, un sourire était apparu dans le recoin des lèvres du slave. Quelle … merveilleuse idée. Il prenait une grande inspiration, riait intérieurement, mais extérieurement il se taisait. Il avait laissé s’échapper un petit « On verra bien … » soufflé, laissant sous-entendre l’étendue de ses pensées. Plutôt néfaste pour son patron, autant en pas se mentir. Le dealer ne comptait pas tomber le premier, mais ça ne le rassurait pas pour la suite de la soirée. Ses doigts tapotaient nerveusement sur la table en parfaite synchrone, seul témoin de sa nervosité montante. Il avait fini par baisser le regard sur ses genoux, ne bronchant pas. Une envie folle de hurler, de pleurer, de casser le saisissait, donnant naissance à ses tremblements. Puis, son calmant fit son œuvre, l’apaisait dans un placebo toxique. Personne n’existait une demi-seconde, et son ouïe n’était pas très attentive. Il entendait vaguement McCormick lui parlait. Lui demander s’il avait terminé et Shura n’avait pas eu le temps de répondre qu’une main était venue étriquée son cou. Le sursaut avait fait renversé son verre à terre, ce dernier se brisant en mille morceaux sur le parquet pendant que le slave se débattait. Putain ! Ça, il ne l’avait pas vu venir ! Le souffle entravait, le russe avait eu le reflex de saisir le poignet qui maintenait l’emprise. Il suffoquait, il gesticulait, et il sentait sa gorge être marqué de par les brulures qui commençaient à apparaître sous la pression des doigts. Les siens resserraient sa prise. Si bien que s’il avait des ongles, ils seraient allés se planter dans la chair d’Adam. Shura ne pouvait répondre que par des sons étranglés, regardant autour de lui les quelques spectateurs. Lorsque le diable avait écarté ses jambes à coup de genoux pour se placer entre ces dernières, le mal être venait ajouter un coup de collier en plus. Ses yeux s’étaient agrandis et le slave cherchait à reculer pour se défaire de l’emprise. Pas devant tout le monde ainsi, il n’aimait pas se donner en spectacle même si cela plaisait à Adam de se faire remarquer. Kochtcheï ne voulait pas les implorer à l’aide, il les menaçait presque du regard en voyant cette pathétique masse humaine devenir fasciner par son traitement. Exécrable être humain, saloperie de spectateurs, il les détestait, il les détestait tous ! Et McCormick en premier. Forcé de relever son regard vers lui dû à la force exercer sur sa tignasse, Shura n’avait pas relâché le poignet de l’autre. Il aimerait bien répondre, mais il n’est malheureusement pas dans la capacité de le faire. Il était d’avantage concentré pour économiser son oxygène, ralentir sa respiration déjà bien entravée. Il avait fermé les yeux lorsque les lèvres de son bourreau avaient effleuré les siennes. Dégoutante provocation, il sentait sa conscience faiblir. Il se débattait comme s’il avait le diable au corps –et métamorphoriquement, ce n’était pas faux, ce qui avait eu pour conséquence de l’épuiser d’avantage. Il était arrivé au point où il ne saurait dire qui il y avait autour de lui. Quelle musique passait, ou encore qu’est-ce que Adam avait bu alors que l’odeur devrait l’aider. Il sentait simplement être soulever, traîner et balader comme une vulgaire poupée de chiffon. Il l’avait entendu parler au serveur, mais il n’y prêtait pas attention. Il voulait arracher cette étreinte autour de son cou, il voulait se sauver, partir loin. Loin de lui et de son inhumanité. Finalement, il aura eu au moins une de ces choses : la fin de son étranglement. Jeté dans les toilettes comme une vulgaire loque, Shura s’était rattrapé au mur pour ne pas tomber. Il reprenait une grande bouffée d’air, savourer chacune des molécules qui passaient dans sa gorge tout en se massant le cou. Il avait jeté un coup d’œil dans le miroir, seulement le temps de constater les marques de strangulation autour de son cou avant de détourner le regard. Il ne pouvait pas se regarder dans une glace, pas après ce qui venait de se passer. Et ce qui allait se passer puisqu’il avait entendu le loquet être verrouillé. La peur le prit alors et Shura s’était redressé un peu à l’aide des lavabos. « Ok-ok, je retire ce que j’ai dit, désolé ! ». Il n’y avait pas de cœur dans ses excuses, c’était de la rancœur alimentait par l’obligation. Il se sentait obligé. Le russe avait reculé pour maintenir la distance entre eux, mais le mur l’empêchait d’aller plus loin. Ce fût ses mains qu’il avait mises en avant, reflex d’arrestation antérieure.
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