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Tempestaire
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 La princesse et l'amant

La princesse et l’amant


feat. Phoebe & Basil


Je ne devrais pas être dehors, et pourtant, j’y suis. Je ne pouvais simplement plus rester enfermer. Je devais sortir ou sinon je serais devenue folle! Je suis sortie de chez moi sans regarder la météo et j’ai vite remarqué que les nuages menaçants allaient faire tomber de la pluie. J’ai juste eu le temps de me réfugier dans un petit café avant que l’averse commence. Ça aurait été très mal si j’avais été touché par toute cette eau. Vous imaginez! Une sirène! Sous une averse! J’en aurais perdu les jambes!

Je pouffe de rire en m’imaginant ainsi. C’est complètement stupide. Je suis capable de prendre soin de moi et de me protéger contre ce genre de chose. Quand je vais rentrer, je vais pouvoir prouver à Papa que je suis capable de prendre soin de moi. Que je suis capable de m’adapter quand la situation le nécessite. Il n’aura pas d’autre choix que de me croire et me faire confiance et me laisser sortir comme je le veux!

Je bois mon chocolat chaud en observant la nature se déchaîner à l’extérieur. Je prends mon temps, attendant patiemment que la météo soit plus clémente pour pouvoir sortir en toute sécurité. Après près d’une heure, les nuages s’écartent enfin et laissent filtrer des rayons de soleil. Je finis ma boisson avant de sortir lentement, humant avec bonheur l’odeur qu’a laissé la pluie. Regarde toi, Phopho! Tu es une grande fille. C’est leur de rentrer chez toi et montrer ce que tu as réussi à ton cher papa et bam! Tu seras libre comme l’air! Je souris largement, radieuse à cette idée, avant de marcher dans les rues.

Je ne regarde pas où je vais. Je suis trop pressée, trop excitée d’être enfin dehors. Je ne fais pas attention où je pose les pieds. Une seconde je suis heureuse, souriante, profitant de la vie à fond. L’autre seconde, je glisse et tombe dans cette flaque d’eau géante que l’averse a créée. Je regarde avec horreur alors que mes jambes deviennent une queue.

NON NON NON NON!

Je regarde autour de moi, paniquée à l’idée que quelque me voit ainsi, mais ce que je vois est bien pire. Un visage familier s’approche de moi. Je crois que je préfèrerais qu’un humain m’ait vu plutôt que lui. Mais que puis-je faire? Je ne peux pas m’éloigner de lui. Pas dans cet état. Et le voilà maintenant accroupie près de moi et je ne peux m’empêcher de lui lancer un regard entre l’énervement et la honte. Je ne dis rien. Que pourrais dire après tout?
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Féestaff
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 La princesse et l'amant

La princesse et l'amant
feat Phoebe Ò Murchù
L’averse. Elle t’avait surprise un peu plus tôt, tandis que tu traversais Bray en direction de la mairie. Une affaire de documents et de carte d’identité, et autres formalités du genre - des corvées entre renouvellement, nouvelle attestation de domicile et démarches d’expatrié, car tu étais, es et resteras envers et contre tout anglais. Quand je dis que l’averse t’avait surpris, disons autrement que tu t’étais laissé surprendre - tu avais pour usage de ne presque jamais sortir sans protection et cette fois n’avait pas fait exception. Et même, car tu avais eu l’esprit de vérifier par avance le temps qu'il ferait, tu t’étais armé de ton plus large parapluie droit à mât de bois, qui aurait pu encaisser des rafales et des tempêtes sans broncher. Alors tu avais cheminé tranquillement sous la saucée, à couvert de ton large abri de toile gris, emmitouflé dans un trench en tweed et esquivant les flaques pour ne pas imbiber tes chaussures cirées. Trente minutes, ou peut-être quarante - tu avais laissé ta compagne sécher à l’entrée pendant que tu réglais toutes ces histoires qui t’ennuyaient beaucoup. Et quand, finalement, tu ressortis des méandres ténébreuses de l’administration, c’était pour réaliser que la pluie avait cessé.

Alors tu as refermé ton parapluie, tu l’as saisi par le milieu et tu es ressorti en présentant au soleil timide ta face mouchetée, la légèreté et l’aisance guidant tes pas - dans ta tête, c’était l’air de cette fameuse comédie musicale qui te venait. Chantons sous la pluie, un coup de coeur inavouable et l’un de ceux, indéniablement, qui t'avaient formé cette attirance pour les claquettes que tu n’avais jamais assumé. Enveloppé d’humidité, frétillant un brin sous un air infiniment composé, tu t’apprêtais tout bonnement à rentrer chez toi. Mais c’était sans compter bien sûr une rencontre à laquelle tu ne t’attendais pas. En soi, tu ne te serais peut-être même pas arrêté en croisant dans la rue Phoebe Ò Murchù, ennemie de la famille et mère de ton seul enfant. Tu en avais terminé avec elle le jour où la tête rousse de votre progéniture avait paru sous les sourcils froncés du grand-paternel triton. Vengeance, curiosité. Il n’y avait pas eu d’amour, pas même de désir pour elle - le seul désir, cette nuit-là, c’était la perspective de bafouer la morale et d’évacuer une colère qu’on avait instillé en toi depuis plusieurs mois. Et maintenant ? Maintenant, tu n’en avais plus rien à faire.
Pourtant, tu ne la détestais pas. Tu ne lui voulais aucun mal, au fond, à cette jeune femme de caractère, elle n’était pas laide, ni désagréable, ni méchante - du moins, pas de ton avis. Tu la croyais assez ordinaire, en somme, si l’on omettait son nom de famille. Mais, pour cette fois au moins, tu as arrêté ton pas à l’instant où ton regard s’était posé sur elle. Parce qu’elle venait de réussir à se mettre dans un sacré pétrin. Au sol, en pleine métamorphose - et n’importe quel autre homme, ignorant tout du surnaturel, aurait pu la surprendre. Tu aurais pu rester là et te moquer, rentrer chez toi, appeler Sirius et lui raconter l’événement de ta journée. Mais tu n’étais pas cruel, après tout, tu n’étais pas une mauvaise personne, tu étais même plutôt serviable. Alors tu as souri - un sourire amusé - et tu l’as rejointe d’un bon pas en esquivant les flaques. « Bonjour Phoebe, c’était une jolie chute. Je te pensais cloîtrée dans le donjon de ton père. Ce cher Gidéon se serait-il fait distrait ? »
Tu as ouvert ton parapluie d’un geste vif et tu t’es accroupi à son côté, abritant ses jambes le temps de réfléchir un brin, et afin d’éviter que quiconque ne la repère depuis la vitrine d’une boutique - c’est qu’après tout, vous étiez en plein centre de Bray. Quant à elle, oh Seigneur, elle n’était pas ravie de te voir. Elle n’était pas loin de trépigner de colère et t’assassinais du regard. Tu trouvais cela touchant, et sa gêne aussi. Tu as eu un petit rire, et tu n’as pu t’empêcher de la taquiner. « Je doute que ce soit le meilleur emplacement pour un bain. » Un instant d’hésitation - et tu as finalement fait l’effort de retirer ton manteau, détachant d’une main bouton après bouton. Il serait bon pour un aller-retour au pressing après cela, mais peu t’importait en vérité, tu n’avais jamais eu peur de te salir. Alors tu recouvris ce qui était autrefois ses jambes, laissant hélas tremper le tweed dans cette malheureuse flaque, avant de lui proposer avec un sourire et un ton théâtral destiné à détendre l'atmosphère : « Si madame veut bien s’accrocher à mon cou, je devrais pouvoir la tirer de son embêtement ».
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La princesse et l’amant


feat. Phoebe & Basil


Et voilà qu'il ouvrait sa grande bouche pour se moquer de moi. Je dois me retenir pour ne pas m'élancer contre lui et lui lacérer le visage à coup d'ongles. Reste calme, ma belle... dévisager ton si... charmant serviteur ne va t'apporter que des problèmes. Alors respire profondément prends ton mal en patience. Je ne peux m'empêcher d'être légèrement soulager en le voyant m'aider sincèrement. Cacher ma queue aux yeux des autres, même gâcher son manteau pour bien garder le tout loin des regards des curieux. Et même s'il m'énerve avec tous ses commentaires, je dois avouer que c'est vrai que je me suis mis dans un beau pétrin. Je ne peux n'en vouloir qu'à moi-même.

-J'ai pas voulu prendre un bain, comme tu dis. Je suis tombée, c'est tout. J'avais la tête ailleurs et j'ai pas regardé où je mettais mes pieds.

J'hésite un long moment avant de finalement entourer son cou de mes bras. Je me presse un peu contre lui pour l'aider à me soulever. Je refuse de lui dire merci. Pas tout de suite du moins. Je ne sais même pas ce qu'il va faire de moi. Dans le pire des cas, il va me ramener à mon père. Qui va voir que j'ai sorti sans son autorisation divine. Et que je me suis mis dans la merde jusqu'au cou et plus encore. Au mieux. Au mieux... au mieux quoi? Où va-t-il m'apporter? Chez... chez lui? Je ne sais plus trop ce qui est le pire maintenant. Chez lui ou chez moi.

Je chasse rapidement cette pensée dérangeante en changeant complètement de sujet, allant à l'offensive.

-Je suis capable de déjouer mon père quand je veux! pas besoin qu'il soit distrait. Et puis, parlant de père, tu aurais pu au moins rendre visite à ton enfant. Ou au moins demander des nouvelles de lui. Tu me donnes presque l'impression que, entre toi et mon père, c'est lui qui est le plus paternel.

Je fais une petite moue boudeuse, refusant de le regarder dans les yeux. Il est tellement proche de moi. C'est... j'ai pas envie d'y penser. Je sens le rouge me monter aux joues malgré tout et je serre mes poings à défaut de pouvoir me défouler autrement.

-Qu'est-ce que tu vas faire de moi maintenant? Tu... vas quand même pas m'apporter chez moi, hein? Mon père va clairement te tuer s'il te voit. Surtout s'il te voit avec moi. Pas que je me soucie de toi hein! C'est... c'est surtout pour Ambrose! Il va peut-être vouloir connaître son père un jour.

Bravo. Tu devrais avoir le prix de la personne qui se met le plus de pieds dans la bouche. Tu es sûre de gagner!
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feat Phoebe Ò Murchù
Ta petite princesse ne se défait pas de sa méchante humeur. Elle te toise autant qu’elle aimerait ne pas te voir, et quelque part, tu trouves ce rejet à ton goût. Elle dément, elle critique, elle trouve toujours à répondre - bien sûr, tu sais qu’elle n’était pas couchée au sol pour se faire un brin de toilette, mais jamais de la vie elle ne te laisserait faire du second degré à ses dépends. Cela la rendrait malade de résister à l’occasion d’avoir quelque chose à redire, mais tu n’es pas un homme qui répond aux provocations: tu les encaisses, avec un sourire content. Elle te traiterait de crétin, tu lui dirais qu’elle a probablement raison. Alors tu la laisses parler, tu ne t’offusques pas. Elle s’attache à ton cou finalement - elle n’a pas vraiment le choix, et l’idée qu’elle soit contrainte de prendre sur elle pour tolérer ta proximité te fait plaisir, il faut bien l’avouer. Tu la soulèves, du mieux que tu peux. Comme toujours, tu n’es pas doté d’une force incommensurable, mais tu es relativement habitué à transporter des morts - tu t’en sors sans trop de mal. Le plus complexe, et tu y portais une attention toute particulière, c’était encore de s’assurer que sa queue ne soit pas visible par tous. De quoi aurais-tu l’air avec une femme du côté gauche et un poisson du côté droit ? Il aurait suffi d’un rien pour que sa nature soit découverte, et tu ne donnais pas cher de ta peau si le reste du banc de poissons apprenait que c’était un peu de ta faute. C’est pourquoi, sans t’attarder plus longtemps en conversation, tu hâtas le pas jusqu’à une place moins fréquentée, et où les vitrines n’abondaient pas. Seulement là, à l’abri des regards, pris-tu le temps de ralentir le pas, de te soucier de son confort - et tu t’en souciais, ou tout du moins, tu faisais preuve de beaucoup d’attention pour t’en donner l’air.

Tu aurais dû t’en douter. En l’invitant à parler de son père, le sujet était revenu immanquablement sur toi. Tu eus un léger soupir, tout en la laissant t’accabler de reproches. Quel père horrible tu étais Basil, tu pourrais au moins te soucier de tes enfants, à défaut d’apprécier ceux des autres ! Si elle avait réfléchi, ne serait-ce qu’un peu, elle aurait compris pourtant que votre fils serait bien plus heureux, plus équilibré et plus sain d’esprit si tu ne te chargeais pas de son éducation. Et tu t’étonnes, plus encore, de cette manière qu’elle a de dénigrer son père à elle. Bien sûr, Gidéon Ò Murchù avait d’innombrables défauts, à commencer par son nom de famille - mais il se souciait, et de loin, davantage de sa famille que toi de la tienne. C’était une évidence, et le contraire une absurdité. « Bien sûr qu’il est plus paternel que moi », lui dis-tu avec un regard emprunt de franchise, mais de toute façon, elle ne te regarde pas. « N’a-t-il pas que ce mot à la bouche d’ailleurs ? Je suis le patriarche, regardez-moi, le père Ò Murchù, respectez mon autorité ! » Tu l’imites avec une voix d’outre-tombe, comme un Zeus ridicule, remuant doucement la demoiselle dans tes bras - et tu accompagnes cela d’une fausse grimace de colère, mais c’est la joie qui luit dans ton oeil. Cela t’amuse de faire le zouave, décidément il valait mieux que tu ne lui serves pas de beau-fils, à ce grand-père - sinon bonjour les repas de famille.

Il y a pourtant plus préoccupant, et tu y penses à toute allure en lorgnant sur ton petit requin. Que vas-tu en faire ? Tu es garé à dix minutes, n'aimant pas circuler dans le centre autrement qu'à pieds, et c’était déjà dix minutes de risques en trop, tu guettais les regards à chaque coin de rue. Et qu’en ferais-tu ensuite ? A l’évidence, tu n’es pas le seul à y penser - Phoebe t’interroge, et tu ne sais trop quoi lui répondre. Gidéon te tuera-t-il s’il te voit ? Probablement pas, mais il en crèvera d’envie, ça c’est sûr. Est-ce que tu as envie de le voir serrer les dents et prendre sur lui pour ne pas te tuer, et se forcer à te dire merci pour avoir tiré sa fille de ce pétrin ?... Oui, tu aurais donné beaucoup pour voir ça, mais tu n’étais pas certain que ce soit très raisonnable. Et puis ce mot, ce nom, finalement, te tire de ta réflexion. « Ambrose ? » Tu restes en suspens, pensif. « Oh, tu lui as donné un prénom. » Car, en mauvais père que tu étais, tu l’ignorais encore, ou tu l’avais effacé de ta mémoire à la première occasion. « Pour l’ambroisie, je suppose. Il est vrai que vous aimez les noms alambiqués dans ta famille. Alambiqués mais jolis, je l’admets. » Tu as les traits détendus - le prénom te plait. « Quant à ta question, je vais déjà t'amener à ma voiture, nous aviserons après. »
Elle doit te haïr pour être si peu impliqué. Et pourtant, pourtant n’était-ce pas un peu pour toi qu’elle s’inquiétait à l’instant ? N’était-ce pas un embarras notable, sur son visage, que tu décelais ? Elle n’était sans doute pas des plus franches avec toi, mais tu devais admettre un certain charme à ce caractère de cochon. Enfin, la vue familière de ta bagnole te fait soupirer - tu n’as jamais été aussi heureux de la voir. Tu poses délicatement Phoebe à son côté le temps de dénicher les clés dans l’une de tes poches, d’ouvrir la portière, et de la soulever à nouveau pour l’y déposer côté passager. Tu hésites alors devant elle, sans la quitter du regard, évaluant les différentes possibilités qui s’offrent à vous. « Je pourrais te ramener à lui, tout comme je pourrais te ramener chez moi le temps de sécher tes affaires. Cela m’importe peu, je ne pense pas que ton père me fera quoi que ce soit - mais c’est contre toi qu’il sera en colère. ». Appuyé contre ta caisse, tu la toises à ton tour avec un espèce d'attendrissement étrange. Si elle s'inquiétait pour toi, ce n'était que politesse de lui rendre la pareille.
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La princesse et l’amant


feat. Phoebe & Basil


Je ne peux empêcher un léger rire en l’entendant imiter mon père. Ouais… C’est à peu près ce qu’il dit sans arrêt. Je daigne lui lancer un petit regard. Même si je suis toujours énervé de ma condition, il faut avouer qu’il imite très bien mon père autant au niveau de la voix que de l’expression faciale. Je me détends un peu. Pas beaucoup, je suis encore dans de beaux draps, mais je suis un peu moins énervé de savoir que c’est lui qui m’a trouvé et pas un humain… ou pire. Je reste accroché alors qu’il continue de me porter jusqu’à sa voiture. Je n’avais jamais remarqué à quel point il est fort. Il faudrait peut-être que j’en apprenne plus sur lui au final… Et finir à jamais dans ta tour si papounet le découvre? Non merci!

Je regarde mon sauveur improbable alors qu’il m’explique mes choix une fois que je suis bien installée dans la voiture. Aucune des options me plaît, mais si je retourne à la maison dans cet état, Basil a raison. C’est pas contre lui que mon père va être en colère. Je ne peux pas retourner chez moi. Pas tout de suite du moins. Mais l’idée de finir chez Basil… Je pèse le pour et le contre. Il faut dire qu’il y a beaucoup plus de contre que de pour autant chez l’un que chez l’autre. Aller, choisis. C’est quoi le pire qu’il peut t’arriver? Vas-y ma vieille. Tu sais ce que tu dois faire

-Tu es sérieux là? Tu me demande vraiment si je veux retourner chez moi? Dans cet état? Tu veux ma mort ou quoi? Mon père va plus vouloir me lâcher si jamais je rentre comme ça et encore pire si c’est toi qui me ramène. Alors, si tu veux bien me ramener chez toi. Le temps que ça se règle… ça… ça serait gentil de ta part.

Je soupire doucement, un mélange de soulagement et d’épuisement, alors que je me replacer un peu pour être plus confortable dans la voiture. J’ai presque l’impression d’être une fugitive. Mais c’est ce que je suis non? Je fuis mon père. Pas autant que certains de ma fratrie, mais tout de même. Je le fuis à ma façon et c’est bien plus compliqué que prévu. Il faut voir ça du bon côté par contre. Je voulais en apprendre plus sur Basil? Et bien, je suis servie! On va pouvoir papoter un peu jusqu’à ce que je sois sèche. C’est un plus, non?
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feat Phoebe Ò Murchù
Tu étais de ces rares personnes à savoir que le ridicule ne tue pas, et qui se moque bien d’attirer les railleries pour peu que cela serve un peu. Il n’y avait jamais d’humiliation dans le coeur d’un homme qui ne se souciait pas de sa fierté, et tu fus au moins ravi de l’avoir faite rire. Un rire léger, qui mourut succinctement, mais tu pouvais au moins te vanter de l’avoir détournée de sa situation délicate et de lui avoir changé les idées. Soit, elle ne te pardonne rien, mais tu devines être au centre de son attention, et tu aimes mieux cela que de la sentir s’agiter comme un têtard hors de l’eau sous le coup de l’inquiétude. Et pourtant, ta princesse ne tarde pas à retrouver son air maussade, et son comportement ficelé de provocations. Tu es un gueux, Basil - un gueux ? De vous deux, tu étais pourtant le plus aristocrate et le plus présentable. Toi, au moins, tu tenais sur tes jambes, même s’il fallait avouer qu’à force de la porter, l’eau avait fini par tâcher ta chemise en coton.

Et sitôt avait-elle trouvé le confort de ta voiture que sa voix repris de plus belle, avec une teinte agressive, pour t’accabler davantage. Tu es sérieux ? Tu es sérieux, Basil, car si tu l’es, alors tu es un imbécile. Bien sûr que tu ne vas pas la ramener à Gidéon. Encore que n’importe quel homme, devant ce ton dur, aurait pu être dégoûté de l’aider et choisir justement de la conduire aux foudres de son paternel. Mais tu n’étais pas n’importe quel homme, et tu te fichais bien de passer pour un imbécile, même si ses plaintes incessantes commençaient à te lasser un brin. Voulais-tu sa mort ? Non, pas encore - tu aurais pu mais ce n’était pas le cas. Tu n’avais rien ni contre sa vie, ni contre son bonheur. Etais-tu un homme gentil ? C’était d’autant plus discutable, d’aucun aurait argumenté que non, mais là encore tu ne t’en souciais pas.

Alors tu t’es penchée sur elle pour lancer ton parapluie sur la banquette arrière, tu as ajusté ton trench sur ses "cuisses" et sur une dernière oeillade, tu as acquiescé d’un air entendu. « Nous irons chez moi alors. Je te prêterai quelque chose à te mettre sur le dos. » Tu refermes la portière sans brusquerie avec deux secondes de battement pour ne pas la brusquer, et tu contournes ta voiture pour t’installer du côté conducteur, non pas déplu de retrouver enfin une place assise. Tu lui lances un regard, t’attardant sur la peau de requin que tu lui devines encore sous sa taille, il faut avouer que ta curiosité scientifique était piquée au vif à présent qu’elle ne risquait plus rien. « C’est sans doute assez peu confortable et je m’en excuse. » Tu le dis par pure politesse, en tournant le contact - après tout, tu n’y peux rien si ta voiture n’est pas destinée à transporter des poissons de cette taille. Un silence, le temps de démarrer. « J’ignore si je fais bien de le mentionner, et pardonne ma tête pleine d’interrogations, mais je me suis toujours demandé comment une telle transformation pouvait se produire. N’est-ce pas douloureux ? » Et le voilà de retour, cet inimitable scientifique, ce passionné, cet éclat dans tes yeux. Elle voulait en découvrir un peu plus sur toi, qu’à cela ne tienne - il suffisait de voir où se trouvaient tes priorités.
☾ anesidora

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Je reste un moment silencieuse. Je sais bien que je ne pouvais pas retourner chez moi et aller chez Basil était la seule solution possible. Mais je n'arrive pas en enlever mon malaise qui me tord l'estomac. Moi. Aller chez lui. Assez longtemps pour me sécher. Et je vais me retrouver sans pantalon! Devant lui! Pas que ça me gêne vraiment, mais... c'est... pas du tout comme ça que j'envisageais ma journée. Mais bon... je n'envisageais pas non plus de finir en requin au milieu de la rue alors, côté planification, on peut repasser. Je le laisse se placer côté conducteur, attendant patiemment qu'il démarre la voiture pour allez me sécher. Le plus tôt j'aurais repris forme humaine, le mieux ça sera.

Je profites du silence qui s'installe, mais il ne reste pas longtemps. Rapidement Basil me pose une question. J'hausse les sourcils, un peu surprise qu'il me demande ça. Enfin, surtout qu'il me demande ça comme si c'était tout à fait normal. Je pouffe doucement et reste un moment en silence, me demandant si je ferais mieux de lui répondre. Après tout... il m'a aidé alors, répondre à une ou deux de ses questions sur mon espèces ne devraient pas être trop cher payer.

-Non, ce n'est pas douloureux. Enfin... Ça dépend. Là, c'était surtout gênant que ça m'arrive en pleine rue et si ma peau devient trop sèche, ça brûle, mais normalement ça va. Tu pourrais comparer ça... à des chatouilles. Très, très énervantes et qui te viens de l'intérieur du corps alors tu peux pas les arrêter. Mais je pourrais te demander la même chose. Ça te fait pas mal de faire apparaître et disparaître tes ailes tout le temps? C'est pas... comme couper les ailes d'un oiseau?

Je rougie un peu et détourne la tête, fixant intensément le paysage qui défile alors que la voiture roule.

-Je dis ça parce que... je me sens beaucoup plus à l'aise dans l'eau que sur terre alors... peut-être que... c'est ton cas aussi... tu préfères ton élément. Je sais pas... je dis n'importe quoi. Mon bouche par trop vite pour mon cerveau.
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Ta question la fait pouffer, ce qui te tire une légère moue d’incompréhension. Ta curiosité est sincère, elle déborde de tous les côtés, et c’était sincèrement quelque chose qui te passionnait. Mais tu ne t’offusques pas, d’autant qu’elle finit par te répondre. Tu as le temps de t’engager sur la route, et ton regard la néglige finalement pour s’intéresser aux passants, aux regards, à tout comportement qui pourrait signifier qu’un individu ou un autre aurait décelé quelque chose d’anormal. Comme cela aurait été cocasse, tu te dis, de rencontrer Castiel ou Hécate, ou n’importe qui d’autre sur le bas côté, et que leur regard se pose sur Phoebe à ton côté, en train de plaisamment te faire la conversation en voiture, sans s’inquiéter plus que cela. Tu aurais rêvé de voir la protestation dans leurs yeux, et y répondre par un sourire léger, en continuant ta route comme si de rien n’était. Mais ton attention était tout autant portée sur ses mots, et tu notais chacun d’eux dans un recoin de ton esprit. Tu t’assurerais de les porter sur papier plus tard, ce genre d’information pourrait toujours servir à tes recherches, le jour où tu aurais un triton à découper sur ta table. Des chatouilles, voilà un terme assez peu scientifique, mais au moins, tu pouvais t’en faire une idée plus nette.

Elle te retourne une question avant que tu aies le temps de la remercier ou d’exprimer ton étonnement, et par la suite, sa voix devient à ce point précipitée et balbutiante que tu ne peux t’empêcher de tourner à nouveau ton regard vers elle, haussant les sourcils avec un sourire des plus amusés. Elle est embarrassée, elle rougit même, et tu ne retiens pas un rire sincère qui l’interrompt dans ses tentatives de phrases. « Phoebe, détends-toi, tu n’es pas obligée de te justifier constamment. » Toujours, toujours cette voix trop basse, trop douce, trop calme. Tu préférerais qu’elle se laisse mettre en confiance, qu’elle cesse de s’inquiéter de la moindre pensée qu’elle exprime. Après tout, tu n’as pas de mauvaises intentions, mais tu comprends pourtant sa méfiance. Tu sais bien que tu n’es pas un ange. « C’est vrai, il y a quelque chose qui m’attache à l’air comme tu es attachée à l’eau, mais c’est un peu différent pour moi. » Tu reposes ton regard sur la route, tandis que les immeubles deviennent plus épars, signe que vous approchiez peu à peu de West End. « Mes ailes ne disparaissent jamais vraiment, elles sont toujours là. Je les range, en quelque sorte : comme si tu glissais tes bras dans ton tee-shirt plutôt que dans les manches. C’est un peu frustrant de les maintenir sous entrave, mais c’est indéniablement plus pratique pour conduire une voiture. » Il y avait un peu d’amusement dans ta voix, mais tu pris un air plus grave alors - un silence de quelques secondes puis un sérieux à donner des frissons. « Si je perdais mes ailes, j’en mourrais sur le coup. » Pourquoi diable lui donnais-tu cette information ? Tu l’ignorais toi-même, tu sentais que tu devais le lui dire, d’une manière ou d’une autre.
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Je reste silencieuse alors qu’il commence à rire. J’ai l’impression de ne pas arrêter de faire des erreurs en sa présence. Et pourtant… et pourtant il est là, amusé par moi, me rassurant. Je le regarde, touchée par sa réaction. C’est si étrange de ne pas me faire rabrouer pour ce que je dis. Je ne sais pas trop comment réagir. Je dois le remercier de me considérer comme une humaine avec ses défauts et intérêts? Je ne suis pas habituée à ça… Je suis habituée au regard sombre et dur de mon père qui me fait taire. Pas… à… pouvoir parler normalement et de manière détendue. J’aime bien ça. Je souris doucement. Peut-être que rien n’arrive pour rien. Je devais peut-être tomber dans l’eau pour le revoir. Peut-être que c’est une bonne chose que je le revois. Peut-être… peut-être que c’est une bonne chose d’être avec Basil.

Je me détends comme il me le demande. Enfin, autant que je peux me détendre alors qu’une queue de requin se tortille sur un banc de voiture. Je l’écoute avec un réel intérêt, surpris alors qu’il m’explique comment ses ailes fonctionnent. C’est si étrange! Si fascinant… J’essaie de m’imaginer dans la même situation que lui. Si on entravait ma queue tous les jours, je deviendrais folle. Je frémis un peu à l’idée et secoue la tête. Non, vraiment, je ne pourrais pas.

-Je serais pas capable de vivre comme ça… je comprends pas comme tu fais.

Je me fige un peu en l’entendant dire qu’il mourrait sans ses ailes. Je ne sais pas si c’est figuratif ou non. Dans les deux cas, ça fait plutôt peur. Je ne pensais pas les fées si fragile… Il faut juste leur couper les ailes… Je secoue la tête. Qu’est-ce que tu es en train de dire, là? On dirait presque tu as envie de le tuer! Allez, ma vieille! Il t’a sauvé et est gentil avec toi! Va pas penser des choses pareilles!

-C’est… c’est vrai? Je veux dire… tu… ça te tuerais vraiment? C’est effrayant. Je ne pensais pas que… c’était possible. Mais… c’est vrai que si je perdais ma queue… je serais déboussolée. Je deviendrais probablement folle! Je peux juste pas imaginer ma vie sans ça. Bien qu’aujourd’hui je m’en serais bien passé.

Je ris doucement avant de me mordiller les lèvres, rougissant un peu.

-Mais je t’aurais pas revu… Ça aurait été ennuyant comme journée.
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Féestaff
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 La princesse et l'amant

La princesse et l'amant
feat Phoebe Ò Murchù
Tu l’informes sans détour sur les caractéristiques de ton espèce, sans autre arrière pensée que ton amour démesuré pour la science du corps humain et surnaturel. Elle est attentive, ta petite sirène. Tu vois ses expressions faire écho à tes paroles, et tu vois que quelque chose lui déplait. Tu te serais attendu à ce que, comme son père, elle exprime une forme de dégoût ou de rejet, sachant pertinemment que les Ò Murchù ne tiennent pas les fées dans leur coeur, mais il n’en est rien. Non, c’est même presque de l’admiration, et cela t’étonne, car enfin tu es né sous cette forme et tu as dû t’y adapter dès le premier jour, alors tu n’en tirais pas de douleur et tu oubliais presque la frustration de l’entrave. Cela ne te dérangeait plus de passer des jours entiers sous une apparence strictement humaine, et de toute façon, tu étais en mesure d’étirer tes ailes tout en les maintenant invisibles, ce qui en soi compensait grandement le malheur de les avoir. Toujours est-il que sa réaction t’avait tiré un sourire - jusqu’à ce que la conversation tourne au macabre.

C’était plus fort que toi j’imagine. Tu ne pouvais pas t’empêcher de glisser la mort dans toutes tes conversations, n’est-ce pas ? Mais tu es parvenu à faire ton petit effet, à l’évidence. Les émotions qui se succèdent sur le visage de Phoebe sont un régal pour les yeux. Elle te demande bien sûr si tu dis la vérité, mais tu n’as pas lieu de mentir sur une chose pareille. Tu lui susurres en retour : « J’en mourrais, ce serait comme m’arracher le coeur. » Tu avais retourné ton regard vers elle, et il était indéniablement trop passionné, tout comme l’empreinte au fond de ta voix. « Tu n’as plus qu’à essayer. » Il y avait une forme de sincérité derrière cette brève plaisanterie. Pourtant, aux quelques mots qu’elle t’a soufflé, il devenait évident qu’elle ne passerait pas à l’acte. Ambrose avait besoin de son père parait-il, mais visiblement, il n’était pas le seul à chercher ta compagnie. La gêne avait pris les traits de la sirène, cette simple réaction qui changeait une politesse en aveu. Au moins, on pouvait dire que tu avais su la détendre, elle ne faisait plus mille effort pour se cacher derrière un bouclier de haine. « J’en conviens. Pour autant, ne te sens pas obligée de te mettre en danger pour me voir. D’autant qu’à présent tu sais parfaitement où me trouver. » Cela tenait presque de l’invitation, pourtant tu l’avais exprimé avec désinvolture, en te garant sur le trottoir juste devant la maison que tu partageais avec ton cousin. Il n’y était pas, à l’évidence. Tant mieux quelque part, quand il restait cloîtré à longueur de temps, c’était souvent car il se portait mal. Tu te retournes vers Phoebe à cet instant, détachant ta ceinture. « Pas de regret ? Je m’en voudrais que ton frère prenne ceci pour un enlèvement. » Une plaisanterie encore, mais qui n’en était pas tant. Peut-être parce que ledit frère avait bel et bien enlevé ta soeur, lui, et que cela faisait deux ans désormais qu’il la gardait cloîtrée et sous torture - mais bien sûr, cela, tu l’ignorais encore.
☾ anesidora

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