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 People fall in love in mysterious ways + Alix&Cas

Ta tête, elle est pleine de graphiques qui n'ont de sens que pour toi, de données que t'enregistres, que tu mets sur des clés USB que tu planques à droite et à gauche sans vraiment être certain qu'elles vont te servir. Tu planques tout, t'es devenu pratiquement aussi parano que ton père, c'en est navrant de te voir faire. Le truc, c'est que tu te caches aussi de lui. T'as peur qu'il découvre tes petites magouilles, que tu fais passer dans son entreprise, en plus. Depuis que les Egerton sont revenus dans la région, tu te fabriques des armes. T'es convaincu du bien fondé de ton action. Ta haine des métamorphes, elle avait plus de base, de toute manière, alors il a bien fallu que tu te reportes ailleurs. C'est un peu ton plus gros problème, t'es trop intense pour penser que tu ne peux pas haïr, toi qui est déjà persuadé que tu ne peux pas aimer. Alors il te fallait une cible, il t'en fallait d'autres. Tu ne peux pas dire que t'aies fait dans la beauté, toi. T'as fait une horreur, ce contre quoi tu te serais battu y a des années. Mais il est où, ce triton, ce Castiel au grand cœur que t'étais ? Il est où celui qui débordait d'émotions qu'il ne pouvait plus parler alors qu'il allait à sa sentence, devant cet autel ? Mais t'as besoin de te battre, et puisque tu peux plus prendre tes poings et tes lames, parce que t'as un nom, maintenant, de ceux que tu montres, de ceux dont tu dois être fier, tu trouves des alternatives, tu trouves de quoi rendre la vie de ceux que tu veux détruire un enfer. Et t'es en train de réussir, alors que tu l'as vue convulser dans sa petite boîte, comme si elle n'était qu'un rat sacrifiable. T'étais fier de toi, alors qu'une partie de ton être, enfouie, était en train de vomir ses tripes. Mais tu l'avais la clé, douce, pour les rendre accro, pour les rendre faibles. Parce que celle-là, de famille, t'avais envie de la voir crever, devant tes yeux, avec le plus de souffrance possible. Alors ça commençait doucement. Y avait des étapes, dans ta médecine. Y avait l'euphorie, la cure, l'extase. La joie, la surexcitation, puis petit à petit, ça descendait. Petit à petit, c'était un poison. Qui te bouffait les veines. Ça mettait des années pour arriver à ce résultat, mais tu préférais les médecines lentes de toute manière.

Alix Sweetman. C'est un nom que tu connaissais pas vraiment. Par affiliation. Tu savais qu'il était lié d'une quelconque façon aux Egerton, et qu'il y avait donc de grandes chances qu'il soit une fée. L'avantage, c'est qu'il squattait souvent ton bar, alors t'as pas eu à le chercher longtemps. Tu t'es surpris à apprécier parler avec lui. Il n'était pas méchant. Peut-être qu'il t'aurait plu, avant, lorsque t'étais pas fixé à des buts qui te ferait passer facilement d'humain à monstre. Oui, sans aucun doute. T'as jamais été vraiment fermé aux expériences différentes, et si les femmes ont ta préférence, les hommes ne te sont vraiment pas indifférents. Mais c'était pas la raison pour laquelle tu l'avais abordé et il ne fallait absolument pas que tu dévies de ton objectif. Alors même si tu t'étais lié avec lui, c'était déjà plus rien pour toi, une fois que t'avais eu ce que tu voulais, une fois que tu l'avais raccompagné sous prétexte d'amitié, que tu lui avais refilé ton médicament soit disant «  remède contre la gueule de bois ». Si tous les barmans avaient ce genre de trucs, ça se saurait d'avance et tu finirais pas dans ton lit toutes les semaines à te demander quel sens a ta vie.

C'est aujourd'hui que t'as décidé d'aller voir comment se porte Alix. Tu sais que ta drogue, elle donne une certaine dépendance aux gens de son espèce, alors t'espères que ça a porté ses fruits. Ça fait que quelques jours, mais les premiers sont généralement les plus importants, pour ceux que t'as testés jusque là. T'as eu un petit sourire quand t'as trouvé son adresse. T'aurais presque envie de jubiler, alors que tu te rends à l'emplacement de la demeure de Basil Egerton. Pour une fois, ce n'est pas lui qui allait outrepasser les lignes que vos familles avaient démarqué. Si Gidéon apprenait ça, sans doute partirait-il dans une colère noire. Mais qu'importe, après tout ? Tu n'es plus l'ombre de ton père depuis longtemps. Tu es l'ombre de toi-même. C'est la dernière chose que tu penses, alors que tu frappes à la porte. T'as à peine le temps de te demander ce que tu vas trouver derrière qu'elle s'ouvre. Game on.
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People fall in love in mysterious waysCastiel & Alix Quel imbécile j'avais été. Je m'étais fait avoir comme une gamine à sa première sortie en boîte de nuit. Pourtant, j'étais un habitué des bars et jamais personne n'avait tenter de me faire un coup pareil. Pour remonter les événements, j'avais passé ma soirée de samedi au Drunken Mermaid, ce qui était loin d'être exceptionnel. En soit ça avait été une bonne soirée. J'avais pas mal bu, il fallait le dire. J'avais souvent du mal à m'arrêter quand je commençais à boire. Du coup, j'ai aucune idée à quel moment et à quel verre cela a pu arriver. J'étais simplement rentré chez moi, accompagné de Castiel après cette soirée et je m'étais laissé tombé dans mon lit sans même songer à ce que pourrait en penser mon cousin. Je crois que Basil s'en fichait totalement. Avant de dormir, j'avais tout de même pris un médicament que m'avait donné le gérant du bar, en prévision du lendemain.

Le matin suivant, je n'avais rien de prévu. En même temps, je m'attendais à cette fameuse gueule de bois qui me donnerai l'aspect d'un zombie pour toute la journée. Mais étrangement, ce ne fut pas le cas. Tout du moins, je n'avais pas le caractéristique mal de tête, nausée, cette douleur au foie… Comme quoi, le médicament de Castiel avait été efficace ? Il me l'avait dit. Et je pouvais bien lui faire confiance. Certes, nous n'étions pas les meilleurs amis du monde, mais jusque là, nous nous étions toujours bien entendu. Puis j'étais un bon client au bar, je sais pas, sur le coup ça me semblait logique. Cependant, je passais tout de même la journée au lit. Si je n'avais pas mal nulle part, j'étais vidé de toute énergie, mais aussi de toute envie de vivre, c'était assez critique. J'avais aucune d'où cela me venait. La dernière fois que j'avais été dans un état pareil, ça avait été… Et bien sûrement après une dispute assez violente avec Jägger.

J'avais été incapable de manger quoique ce soit, si je m'étais forcé à me lever, c'était simplement pour aller aux toilettes. Je n'avais plus l'âge de mouiller mon lit, voyons. Mais ça avait été absolument horrible. Finalement, j'aurais sans doute préféré avoir la gueule de bois. Heureusement, lundi fut plus facile. Je réussi à me levé et ce fut tout le contraire de la veille, j'étais d'une humeur incroyable. Plein d'énergie à tel point que je n'en dormis pas la nuit suivante. C'était perturbant, à cet instant je commençais à avoir des doutes sur mon état. Ce n'était pas normal, j'en avais bien conscience et pourtant, je ne pouvais pas m'en empêcher. D'où mes suspicions à propos de cette soirée. Ca arrivait que des personnes glisse des drogues étranges dans les verres des autres. Mais comment être sûr ? Je n'étais pas un expert dans le domaine. Oui, je sais j'avais été dealer, mais je n'avait fait que vendre de la fairydust.

Puis soudainement, je m'étais trouvé à nouveau dans ce stade de déprime qui dura bien plus longtemps que la première fois. Je restais au lit plusieurs jours. J'avais du prendre des jours de congés et prétexté à mon cousin qu'il s'agissait juste d'une sale grippe. Heureusement, Basil n'était pas du genre à poser trop de question. J'avais passé une bonne partie de ma journée au fond du trou. Et soudainement j'avais eu à nouveau cet élan d'énergie, ça me prenait tellement soudainement, c'était déstabilisant. J'avais quitté mon lit, prit une douche et j'étais partis courir. Je crois que je n'avais jamais fait un jogging aussi long de toute ma vie. En rentrant j'avais de nouveau pris une douche, plus longue cette fois-ci.

J'avais perdu toute notion du temps. Mais Basil étaient absent, au cimetière sans doute, Mary avec lui. J'avais donc la maison pour moi tout seul. Je ne me souciais donc pas trop de ma tenue. En sortant de ma douche, je me contentais de revêtir un bas de jogging. Pourquoi s'embêter avec plus ? Surtout que j'avais chaud. Ce qui était étrange aussi. Certes, habituellement aussi j'aimais me promener chez moi juste avec un jogging, à moitié à poil, mais en général, avec le chauffage à fond, parce que j'étais un des hommes les plus frileux du monde. Mais là non.

Puis même après avoir courut, j'étais toujours autant plein d'énergie et presque euphorique j'ai envie de dire. J'avais allumé la musique et vu que personne n'était là, je me déhanchais dessus sans aucune honte. J'avais même laissé mes ailes sortir. C'était bien plus confortable ainsi. Ce fut une belle coïncidence qu'au moment pile où la musique se finit pour passer à la suivant, quelqu'un sonna à la porte. J'aurais pu m'intriguer et me poser des questions. Je n'attendais la visite de personne. Mais non, je n'avais pas grand-chose à l'esprit en ce moment. J'allais directement ouvrir la porte et fut agréablement surprit de voir Castielen face de moi.

- Castiel ? Ce n'est pas souvent que j'ai le droit à une visite. Que ce passe-t-il ? Le Drunken Mermaid est vide et tu viens me chercher chez moi maintenant pour vaincre ta solitude ? Je te manque tant que ça ?

J'affichai un sourire sans doute moqueur et fier de ma réplique. Qui n'était pas si exceptionnel que ça. Mais sur le coup ça m'était venu tout seul. Je fis signe au triton de rentrer sans même me dire que c'était peut-être une mauvaise idée.

- Que puis-je faire pour toi ?

Je crois que Castiel aurait pu me demander n'importe quoi que je l'aurais fait. C'était assez étrange. Je ne m'étais jamais senti aussi bien et aussi confiant de toute ma vie. Mais également aussi disposé à aider les autres. Pourtant je l'étais toujours, mais je n'étais pas fou, j'étais tout de même quelqu'un de réfléchi à priori. Cependant, là, j'avais vraiment la sensation que je ferais n'importe quoi sans me soucier des conséquences.
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Tu pourrais penser à des millions de choses à faire aujourd'hui. Pour t'occuper, pour éviter de rentrer chez toi où Anthéa se trouve sûrement, pour ne pas la voir, lui parler, que vos voix finissent par recouvrir le bruit de toute autre chose et que des objets finissent par s'éclater au sol. Parce que c'est ça ta vie maintenant, c'est un couple qui ne fonctionne que devant le regard des gens mais qui n'a jamais vraiment existé, c'est une famille qui se déchire tout en essayant de s'aimer, toujours de la mauvaise façon. Ta famille elle est malsaine, et toi tu le vois pas, tu te caches derrière ce soit-disant amour que tu éprouves, si tant est que t'aies envie d'éprouver quoique ce soit. Mais c'est pas de l'amour, c'est de la destruction. Hayley est morte, et même si au moins pour elle, t'y pouvais rien, t'aurais pas pu l'empêcher, ton frère est mort parce que sa réaction a été normale. Parce qu'il a voulu s'enfuir lui aussi de cette famille lorsque la vérité a éclaté, et toi, toi pour le retenir, par amour, tu l'as tué. Tu te rends compte à quel point c'est ignoble, Castiel ? Vouloir à tout prix garder ce que t'as déjà perdu, au risque de devenir l'image que t'as toujours détesté, l'ombre de ce que t'étais. T'as besoin de t'en échapper, t'as besoin de t'éloigner le plus possible de ce qui te pousse à agir de façon si détestable. Ta famille, ta femme, ton père, sa société. Que de choses que tu espérais mettre derrière toi à un moment donné, que t'as échoué à abandonner sur le bord de la route.

Alors tu te décides à bouger de chez toi. Ils ont pas forcément besoin de toi au TDM, déjà parce qu'il est bien trop tôt pour que l'endroit soit bondé, et ensuite parce que c'est le jour où t'as pas mal de personnel. Entre Josh et Maureen tu sais que tu peux le laisser sans qu'une catastrophe arrive, alors t'en profites. C'est rare que t'aies l'esprit tranquille avec ton bar. Mais quand ça arrive tu sais plus quoi faire. T'as perdu tout ce que t'aimais, tu t'amuses plus, maintenant t'es devenu un adulte, il est loin le temps où tu fêtais tes anniversaire dans une clairière avec ta meilleure amie, celui où t'allais nager par pur plaisir, où tu faisais des choses pour toi. Maintenant, c'est le boulot, dès que ta conscience se réveille le matin jusqu'à ce qu'elle te laisse en paix le soir. Tu vis pour ta tâche et tu vois plus rien, tu veux plus rien voir de toute manière. Parfois tu vas courir mais ça te laisse toujours seul avec tes pensées, et t'essaies de le fuir ces derniers temps. C'est pas la solution de te perdre en forêt en espérant que tes actes te rattraperont pas cette fois. Mais faut dire la vérité, tu sais plus quoi faire quand le temps te paraît long. Ça t'arrive rarement, t'en es conscient, toujours un dossier à remplir, toujours des papiers à faire, des rapports à taper, des clients à encaisser, ou simplement ta famille à suivre pour éviter que tout parte pire que ce que c'est actuellement.

Voilà pourquoi au lieu de tourner en rond dans un lieu que tu connais, t'étais là, devant la porte d'Alix Sweetman, en attendant qu'il ouvre. Tu savais pas vraiment ce que t'allais trouver derrière, c'était une bêtatest, alors c'était un peu la surprise. Le boulot, encore le boulot, tu savais plus t'en sortir autrement, de toute façon, fallait pas se leurrer. Lorsque le battant s'ouvre enfin, tu hausses les sourcils à la vue d'Alix, presque en sueur et torse nu. « On est pratiquement en décembre, mec, tu veux chopper la mort habillé comme ça ? Ou plutôt non habillé comme ça.» T'évites de le détailler, t'as assez fait de conneries comme ça. Bien sûr, tu te doutes que c'est un effet secondaire de tes pilules, mais ça n'est pas moins surprenant. Tu souris, alors que tu le suis dans le salon. « Drunk Mermaid, déjà, je pensais que t'aimais assez l'endroit au point d'en connaître le nom. » Tu te moques un peu, c'est pas vraiment comme si ça avait de l'importance. « C'est exactement ça. Je me disais qu'on t'avait pas vu depuis longtemps et j'avais peur que ta dernière gueule de bois t'aies donné envie d'arrêter de boire.» C'était pas comme si Alix était un des plus fidèles clients du bar, ce serait triste de le voir partir au profit des Alcooliques Anonymes. Bien qu'assez marrant, en fin de compte. T'observes l'endroit. C'est assez étrange de se retrouver dans la maison Egerton. T'as un sentiment de dégoût, comme si tout ce qui t'entourait avait été touché par une maladie que tu voulais pas chopper, mais en même temps y avait l'excitation du lieu ennemi. En quelque sorte. « Je voulais savoir comment tu te portais, t'étais vraiment pas bien l'autre soir. »
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People fall in love in mysterious waysCastiel & Alix Je sais pas trop pourquoi, mais j'étais super content de voir Castiel. Quoique, ça aurait pu être n'importe qui, je crois que j'aurais été super heureux de le voir aussi. Est-ce qu'il y avait une chose qui pourrait me foutre le cafard là, tout de suite ? Je n'en étais pas sûr. Je pourrais m'extasier sur un rien. Basil pourrait débarquer et m'offrir un œil de bœuf qu'il voulait examiné, que je serais capable de lui sauter dans les bras pour le remercier et lui dire que j'en avais toujours rêvé. Quoique, c'était un peu glauque quand même. Mais venant de Basil ce serait fort possible qu'il arrive avec un truc pareil dans les mains. Après, je doute qu'il m'en fasse cadeau. Mais qu'il le laisse traîner dans un tupperware dans le frigo, ça oui… Et quelques scène similaire étaient déjà arrivées au court de notre colocation.

Dans l'immédiat, je n'avais pas trop mon cousin en tête. Mon esprit était totalement focalisé sur Castiel et je ris volontiers à sa première réplique quant à ma tenue. J'avais baissé le regard comme si je n'avais même pas remarqué que j'étais aussi peu vêtu. Ce qui était le cas en fait.

- Oh ! Ca ? Non t'inquiète, j'ai jamais eu aussi chaud de ma vie ! Et d'autant plus maintenant que tu es là…


Je lui adressais un clin d'oeil. Je crois qu'on faisait difficilement plus lourd en matière de drague. Que voulez-vous, je parlais sans même réfléchir. Et ce genre de répliques me venaient bien trop facilement à l'esprit. Souvent c'était quand j'avais trop bu que j'avais tendance à devenir super lourd. A croire que je l'étais naturellement en fait et que ne je devais qu'à mon bon sens le fait de stopper ce genre de phrases sans cesse. Dans le fait, je n'avais même pas remarqué que j'avais fait une faute dans le nom de mon bar favori. Je fronçais les sourcils, y réfléchit un instant avant de reprendre :

- Ah ouais ? Merde alors… T'as bien fait de venir me corriger… On a pas idée aussi, pourquoi t'as changé le nom de ce bar aussi… Surtout que j'ai l'air con comme fée à traîner dans un rade de sirènes maintenant…


J'avais lancé ça sur un ton boudeur. Après le mec super lourd, je passais pour un gosse. Géniale cette soirée, vraiment. Castiel n'allait pas s'ennuyer tient. J'avais fait rentré ce dernier alors qu'il m'expliquait la raison de sa venue et me demandait comment ça allait. Je lui adressais un grand sourire avant d'entamer.

- Tu es adorable Castiel, je vais vraiment finir par croire que tu as un crush pour moi. Entre la fois où tu me ramène, tu me donne de quoi me soigner et maintenant tu viens prendre de mes nouvelles ?

J'hésitais à faire un câlin à Castiel. C'était un peu sorti de nulle part, mais je le trouvais juste trop adorable, donc j'avais envie de le prendre dans mes bras. Cependant, je n'en fis rien et repris :

- Sinon ouais ! J'étais dans le mal, mais j'en suis pas à me première cuite hein ! Haha ! Mais c'est trop louche, t'as pas vu quelqu'un foutre un truc dans un de mes verres pendant la soirée ? J'ai pas eu la gueule de bois tu vois… Mais j'ai passé la journée à dormir, j'étais au bout de ma vie. J'étais pas forcément mal, mais si… C'était trop bizarre. Après ça a été au top ! Comme aujourd'hui, j'arrête pas de courir partout, inépuisable gars! Et j'ai tellement chaud… Si tu savais…


Et c'est à cet instant que j'ai décidé de me rapprocher de Castiel. Il faut croire que toutes les connexion ne se font pas très bien dans mon cerveau. J'affichais un sourire alors que j'étais qu'à quelques centimètres du triton.

- Tu veux que je te réchauffe chéri ?

C'était nul, mais tellement nul. Puis soudainement, j'eus une autre idée en tête. Comme quoi, tout se passait bien trop vite pour que mon propre esprit n'arrive à suivre.

- Oh ! J'ai passé mon après-midi à danser, tu veux voir ce que ça donne ?


Tout fier de moi, comme un gamin qui veut montrer ce qu'il a fait à sa mère, je poussais Castiel jusqu'à ce qu'il tombe dans le canapé le plus proche. Je ne lui laissais pas trop le choix à vrai dire.
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Ton regard ne pouvait s'empêcher de revenir sur Alix. T'es vraiment trop con quand tu t'y mets. Tu sais qu'il ne te laisse pas indifférent, tu l'as toujours su. Finalement, si par le passé t'avais du mal à assumer cette partie là de toi, celle qui pouvait aimer les hommes alors qu'on t'avait toujours appris qu'un homme était fait pour une femme, et rien d'autre – une mère beaucoup trop portée par la religion extrême n'aidait pas en la matière – et que de toute manière, on ne faisait pas parler dans ta famille. L'amour n'existant pas et seul le mariage important, il n'aurait pas fallu que tu fasses une esclandre en choisissant un homme. Il fallait qu'on te prenne au sérieux. Tu détestais ces visions qui dataient pour toi d'un autre siècle. Tu avais mis du temps à le comprendre, mais homme ou femme ça ne faisait pas de différence. Seul comptait le désir que tu pouvais éprouver, et les moments que tu passais. Et Alix, tu l'avais remarqué. Sa faculté à rire d'un rien, sa sociabilité, et son physique, faut pas se leurrer, il t'avait eu dès la première fois, mais tu l'avais ignoré. Parce que t'étais plus comme ça, t'étais plus cet étudiant qui aurait craqué, non maintenant t'es un homme marié, avec des responsabilités, certaines que tu détestes, d'autres avec lesquelles tu t'accommodes. Alors même que t'as envie de répondre, rentrer dans le jeu, tu te contentes de te racler la gorge, mal à l'aise. Parce que quelque part, t'as de quoi te sentir coupable. Tu l'aimes bien Alix, et pourtant t'en as fait ton cobaye sans réfléchir. Pour passer du temps en sa compagnie ou juste parce que tu voulais pas chercher plus loin et que les proches des Egerton sont tes cibles principales. T'as du mal à savoir quelle solution serait la pire, en vérité. Alors tu rigoles discrètement à sa phrase, sans pour autant en rajouter. « Tu couverais pas quelque chose toi par hasard ? » Tu feins l'étonné alors que l'euphorie est un symptôme que tu as souvent remarqué lorsque tu as gracieusement offert ce médicament chez tes … Patients, appelons les comme ça. Politiquement correct. « « Les trois déesses il s'appelait le bar, je sais pas si tu te souviens. Alors, je veux bien être considéré comme un dieu, mais ça convenait plus vraiment aux proprios. Ça aurait pu le faire si ça avait été seulement mes sœurs remarque. Mais du coup avec moi dans le mix … C'est pas ma faute si les sirènes sont connues pour être irrésistibles. » Tu le taniquais, tu savais qu'il le fallait pas, mais t'as jamais été vraiment sage, dans tous les sens du terme.

Tu suis ton hôte dans le salon. Ça te convient mieux, de toute manière, rester à la porte, ça aurait donné la mort à Alix, avec sa faculté à ne pas sentir le froid, et toi ça t'aurait carrément congelé. Si tu ne sentais pas la froideur de l'eau, celle de l'air te paralysait vite en hiver. « Que veux-tu, un homme bon à marier, d'après mon père. Je t'avoue que je préfère m'assurer que les gens que j'apprécie aillent bien. C'est une petite ville, tant que c'est faisable, ça donne à mon esprit un peu de paix. » Bah voyons. Tu pourrais aussi parler de donations à l'église du coin que ça changerait pas le fait que tu restes égoïste, au moins aujourd'hui. Servir tes buts, c'est la seule raison pour laquelle t'es ici. Comme t'arrives à t'en convaincre. Tu grimaces un peu. « De ce que je me souviens j'ai vu personne près de tes verres avant que je te les serve. Il t'est rien arrivé au moins ? Je veux dire … Personne a essayé de te vider les poches ou de faire quoique ce soit ? » Parce que ce serait évidemment une bonne explication, s'il avait perdu quelques thunes alors qu'il avait bu. Tu pourrais presque t'en sortir avec ça.

Mais de ce que tu peux voir, Alix ne passe généralement pas trop de temps sur un seul sujet, et deux minutes plus tard, il se retrouve presque collé contre toi. Tu cherches beaucoup trop lentement une excuse pour remettre à plus tard ton étude et sortir de cette maison, mais ta concentration semble s'être envolée. Heureusement, tu finis par tomber dans le canapé avant d'avoir pu réagir, et malgré toi, tu te mets à sourire, un brin moqueur, attrapant la boîte de Kinder posée sur la table pour en prendre un et le mettre dans ta bouche. Quitte à être là, autant le faire dans le style Castiel, comme si t'étais chez toi. « Montre moi donc tes talents, je suis certain que tu t'en sors pas mal. Puis si je peux regarder, je vais pas me plaindre.» Arrête ça tout de suite Castiel. Tu pars dans le mauvais chemin. Où est l'alcool quand on en a le plus besoin ?
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People fall in love in mysterious waysCastiel & Alix Couvrir quelque chose ? Et si ce n'était que ça. Si j'étais une fée, je n'étais pas invincible, il m'arrivait de tomber malade aussi. Il en était de même pour toutes les créatures d'ailleurs. Mais ça, ce qui m'arrivait en ce moment, ce que je ressentais, ça n'avait rien de comparable avec ce que je connaissais. C'est ce que j'aurais du dire à Castiel. J'aurais du lui demander des conseils, mais à part ça, je me mis à rire, comme s'il venait de me sortir la blague du siècle. Comme s'il ne se passait rien de grave que c'était normal ce qui m'arrivait en ce moment. Ca ne l'était pas ! Mais j'étais incapable de le dire, j'étais incapable de le penser, alors qu'au fond de moi je savais.

Je ne pris même pas la peine de répondre à la question de Castiel au final. Et je ne m'en rendit même pas compte. On parlait déjà d'autre chose de toute façon. Je me souvenais de l'ancien nom de mon bar favori, évidemment. Je me souvenais de ces trois sœurs adorable qui tenaient les lieux. Et j'aurais fini la soirée avec une d'entre elle si l'aînée n'était pas intervenue et ne m'avait pas remis à ma place. Je vous jure, je n'étais pas tenable à cette époque. Et je ne l'étais guère plus en ce moment même. La preuve en était, visiblement je ne pouvais pas ne pas faire d'avance à mon interlocuteur.

- Hm, c'est autant valable pour les sirènes que les tritons. Mais tu as bien raison Castiel tu vaux bien plus que seulement trois dieux…

Et je ne m'arrêtais pas là. Cette soirée allait promettre tient. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais, ni d'où j'avais avec tout ça. Mais Castiel n'avait pas encore fuit, donc j'imagine que ce n'était pas une si mauvaise chose et que je n'étais pas encore trop absurde ? Ou peut-être que tout cela l'amusait et qu'il allait me la jouer à l'envers en me disant.. je sais pas qu'il s'agissait d'une sorte de caméra cachée peut-être ? Je n'en avais pas la moindre idée et je n'avais pas envie d'y penser non plus. Dans tous les cas, Castiel ne se laissais pas déstabiliser plus que ça par mes soudains changement de conversation. D'après ses dires, il ne savait rien d'une éventuelle drogue dans l'un de mes verres.

- Hmm… non, il ne m'est rien arrivé. Enfin je crois que j'avais toutes mes affaires en rentrant…

D'ailleurs si quelqu'un avait voulu me faire les poches, il aurait été déçu. J'avais bien une voiture, mais je l'utilisais rarement. Donc inutile d'avoir mes clefs sur moi. Et je prévoyais le coup maintenant quand j'allais au bar. Je savais que j'étais un incorrigible buveur, donc si c'était possible j'évitais de prendre ma carte bleu. Je me contentais d'un peu de liquide. Donc à un certain stade de la soirée, je ne devais plus avoir énormément sur moi.

Voilà que je passais encore à autre chose. J'avais fini par poussé Castiel sur le canapé le plus proche. Et vu que le triton prenait ses aises et m'encourageait à continuer, il n'y avait pas de risque que je change encore d'avis. Je souris en passant ma langue sur mes lèvres. J'attrapai la télécommande de la chaîne Hi-Fi et mis en route la musique. Moi non plus je ne savais pas trop ce que c'était que cette musique. Tout du moins ce n'était pas le genre dominant de ma playlist. En général je préférai tout ce qui était rock, rock'n'roll, rockabilly, hard, et voir même un peu de métal… Alors que ça, c'était plus une sorte de musique électro-pop.

Je me laissais tout de même emporter par la musique. A vrai dire, je n'avais pas de chorégraphie précise en tête, je me contentais de me laisser envahir par la musique et bouger mon corps en conséquence. Je sais pas, c'est assez compliqué à décrire. Mais j'aimais cette sensation. Quand je dansais, drogué ou non, c'était comme si tout le monde devait plus simple, plus léger, que j'étais dans mon élément. Sincèrement, si je n'avais pas pu travailler dans le social, j'aurais pu devenir danseur. Après les deux premières minutes passée à danser devant Castiel, je me rapprochais de lui, venant même à monter sur le canapé. Oui, cette affaire tournait au lap dance. Et je vous avoue que moi non plus je n'avais pas prévu ça.

Pourtant j'étais bien là à me coller à Castiel, à bouger, me frotter contre lui toujours au rythme de ma musique. Mes lèvres venaient parfois effleurer sa peau mais sans vraiment le toucher. Je n'étais pas sûr d'avoir déjà danser de la sorte pour quelqu'un. Il faut dire qu'à ce niveau j'avais toujours été assez pudique et c'était déjà assez énorme que je danse devant quelqu'un sérieusement et de mon plein gré. Alors que j'accorde un lap dance à Castiel… Oui, c'était assez exceptionnel. Je n'étais même pas sûr de faire ça bien, mais à vrai dire je m'en foutais. Lorsque la musique se fini, je me laissait tomber dans le canapé, me retrouvant assis à côté du triton. J'étais épuisé, mais c'était comme si je ne ressentais pas ma propre fatigue, c'était étrange. Mon corps était fatigué en fait, mais pas mon esprit. Oui, j'essaye d'expliquer quelque chose d'inexplicable, je devrais sans doute même pas m'acharner. Je tournai la tête vers Castiel :

- Alors ? C'était comment ?


Je passais à nouveau ma langue sur mes lèvres avec un petit sourire. Le pire c'est que j'étais fier de moi. Bon maintenant, Castiel devait avoir compris que j'étais cruellement en manque. J'étais déjà en manque avant tout ça, mais dans cet état, c'était pire encore. Enfin bref, je vous passe les détails.
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T'es quand même un gros con quand tu t'y mets Castiel. Tu t'es toujours juré de faire passer ton boulot avant le reste, parce que depuis ton mariage et la mort de Nathan, c'est un peu ton seul échappatoire. Tu peux pas faire autrement, sinon t'exploserais, et le jour où t'ouvres les yeux t'auras tellement mal que personne pourra te récupérer. Pourtant, la cible que t'as choisie, elle reflète ce que t'es vraiment. T'aurais pu prendre n'importe qui, tu le sais. Mais non, toi t'as décidé de te tourner vers ta culpabilité, ton envie taboue. Tu te hais de le vouloir et de ne pas savoir comment réagir, de ne pas lui faire comprendre qu'il avait tout intérêt à arrêter ses conneries et à te chercher. Une attitude professionnelle, ça devrait pas te faire trop de mal de temps à autre. Mais non. Toi tu glisses sur cette pente comme s'il n'y avait aucun moyen de t'accrocher nulle part. T'as beau te dire que c'est parce que c'est un Egerton, ou quelqu'un s'en rapprochant, que c'est la seule raison pour laquelle tu pousses comme ça. Mais y a plus que ça. Alix, tu sais qu'il aurait plu à celui que tu vois maintenant comme une autre personne, celle que t'es plus et que tu redeviendras jamais. Parce que lui n'était que souffrance, torture mentale et choix insurmontables. T'as la vie plus facile du haut de ton piédestal, avec l'entreprise et ton business. T'es tellement bien installé, perché, au-dessus de tout le monde, que tu vois pas ton monde s'écrouler et que les gens deviennent beaucoup trop petits pour que tu y prêtes attention. Alix ça aurait pu être l'exception, alors t'as voulu le détruire quelque part, ou te prouver que tu pouvais le faire au moins. Tel père tel fils, la passion pour les fées et le dégoût de soi-même qui suit. Pourtant c'est un mec bien, et tu t'en rends compte. Mais rien que le fait de te sentir coupable, ça te donnerait presque la gerbe. Pourquoi t'en aurais quelque chose à foutre après tout ? Mais c'est pas comme si t'avais le choix.

T'étais pas le genre à rougir, et pourtant tu savais vraiment plus où te mettre. Autant, t'es du genre entreprenant et dragueur, autant tu t'y attendais pas vraiment, et l'inconnu ne te plaisait en général qu'à moitié. Ne pas savoir ce qui t'attend, c'était ça le plus terrible pour toi. Tu souris donc seulement, sans pour autant surenchérir. Tu sais que c'est mal de profiter de quelqu'un de drogué, même toi t'as ces limites là et t'es pas encore totalement prêt à les dépasser. Même si tu sais pas combien de temps tu pourras tenir ainsi. « Tant mieux, c'est déjà ça.» L'avantage, c'est qu'Alix n'avait absolument aucune raison de douter de toi. Il devrait mais de toute évidence, il était assez naïf pour penser que les tritons Ò Murchù et les fées Egerton pouvaient avoir une quelconque proximité sans qu'il n'y ait aucun coup porté. Toi aussi tu l'avais, à une époque, cette naïveté. Mais t'as été élevé par Gidéon. Elle est pas restée bien longtemps.

Mais la danse d'Alix te fait perdre complètement ton cheminement de pensée. La distance présente au début te rassurait, toutefois. T'essaies de pas trop t'attarder sur le corps de la fée, de te concentrer sur la musique, sur les mouvements, mais c'était perdu d'avance de toute manière. Il a fallu qu'Alix se rapproche, jusqu'à être complètement sur toi. T'as beau tenter tout ce que tu veux, tu restes un homme, et tu sens ton esprit t'échapper à ce moment là. Tu commencerais presque à bouger ton corps avec lui, alors que ça a jamais vraiment été ton truc. Tu restes obnubilé par son corps, alors que tes mains se posent sur son torse. Tu l'as pas vu venir, le désir qui te prend maintenant, alors que tu ne veux qu'une chose, c'est lui enlever le peu de vêtements qu'il lui reste. Là, les semaines, nombreuses, passées sans aucune chaleur humaine te reviennent en pleine gueule, et tu luttes pour pas écouter ce que tout ton corps te crie. Tu l'as drogué, tu l'as rendu comme ça, t'as pas le droit d'en profiter, c'est encore les bribes de ce qu'il te reste de conscience. Alors tu fermes les yeux alors qu'il se détache de toi, ton cœur essayant encore de reprendre ses marques alors qu'il te ferait presque mal. Mais tu souris. « Je pensais les fées un peu plus innocentes que ça. Peter Pan m'aurait donc menti... » Tu te penchais vers lui, comme en confidence. « Mais j'ai rarement été aussi heureux de ne pas croire aux contes de fées.» Tic-tac, c'est finalement l'heure où t'as oublié ce pourquoi tu étais venu, alors que tu rapproches dangereusement tes lèvres pour saisir les siennes avec une certaine violence.
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People fall in love in mysterious waysCastiel & Alix Je ne sais pas trop si c’était cet état qui m’amenait à être aussi provocateur ou si c’était le manque ou autre chose encore. Mais dans l’immédiat, j’en avait rien à faire des raisons et j’en avais encore moins à faire des conséquences. C’était comme vivre dans une autre dimension où rien n’avait d’importance. J’agissais comme je le sentais, je ne réfléchissais pas un seul instant à l’impact de mes actes. Puis Castiel ne semblait pas contre tout ça, ce qui ne faisait que me pousser à continuer dans mon élan et à aller plus loin encore.

Je sentais bien le regard intéressé que mon interlocuteur laissait fixé sur moi. Je savais que mes mouvement ne le laissaient pas indifférent, ma tenue non plus et j’en jouais grandement. C’était un jeu dangereux, mais je ne réalisais pas à quel point. Au contraire, cette situation m’amusais et je voulais aller plus loin. Tout semblait m’y pousser et mon esprit n’arrivait pas à formuler la moindre raison contre tout ça. Sincèrement, heureusement qu’il n’y avait que Castiel pour assister à un tel spectacle. En rétrospective, je devais être ridicule à me coller et me frotter à lui de la sorte. Cependant pas une seule fois le triton ne sembla s’en plaindre. Au contraire, il joua aisément le jeu, n’hésitant pas à venir passer une main sur mon torse, et à bouger avec moi. Ce qui me plaisait grandement.

Sérieusement, Alix, t’es con, et tu vas encore le regretter. Quoique, je ne faisais rien de mal, tant que Castiel était consentant. Puis, ce n’était pas comme si je l’avais forcé à venir ici, ni même à rester. La suite le prouva bien d’ailleurs j’étais revenu m’asseoir sagement à côté de lui. Comme quoi, même dans cet état euphorique, j’étais capable d’être raisonnable. Ou tout du moins, un peu raisonnable. J’étais même assez soucieux de ma performance. Je souris davantage à la réponse de Castiel. J’aimais bien le ton qu’il avait employé et cette référence à Peter Pan me tira un petit rire. C’est sûr qu’on était loin de la fée Clochette et du Pays Imaginaire.

Ce n’est pas moi qui céda le premier à la tentation, Castiel se pencha pour finir son raisonnement et sans attendre vint plaquer ses lèvres contre les miennes pour m’embarquer dans un baiser fiévreux auquel je ne pouvais que répondre. Ma réaction ne se fit pas attendre, à croire que j’attendais ça depuis que j’avais vu Castiel sur le pas de ma porte. Je glissais mes mains sous le haut du trito pour l’en débarrasser avant de le faire basculer sur le canapé et me retrouver au dessus de lui. Si mes lèvres avaient quitté un instant les siennes, ce n’avait été que pour reprendre mon souffle un instant et revenir à l’attaque. Je profitais d’ailleurs d’une brève trêve pour lui répondre :

-Je vais te faire croire à un tout autre conte de fée chéri…

Je lui adressais un sourire provocateur, passant de nouveau ma langue sur mes lèvres. J’aimais faire durer le moment, j’avoue. Mes mains parcouraient volontiers le corps du triton, s’attardant sur certaines zones que je savais généralement plus sensibles tandis que mes hanches venaient se frotter aux siennes en des mouvements lents et insistants. Je volai de nouveau un baiser à Castiel avant de descendre pour aller embrasser et mordiller la peau de son cou.
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People fall in love in mysterious ways


Ciel, mon cousin. Comment en es-tu arrivé là ? Sous tes yeux chastes, deux corps nus entrelacés, perlés de sueur. Deux visages familiers, deux visages déconcertés. Ils ne s'attendaient pas à te trouver là, tout comme tu ne t'attendais pas à les trouver eux. Mais tu ne trompes personne Basil : quand bien même tu serais surpris par cette vision peu commune, c'était encore l'indifférence qui prévalait. Un moment d’immobilité tout au plus, le bras à demi levé, interrompu dans son mouvement - et la phrase que tu avais amorcée, coupée en son milieu et retombée platement dans un silence de mort. En somme, trouver ton cousin en pleins ébats au milieu de ton salon était une vision assez peu étonnante à défaut d'être commune, et sur laquelle tu ne te serais arrêté que peu. Ce n'était pas non plus sa nudité qui t'arrêtait d'ailleurs, aucun de vous n'était très pudique, et tu ne te serais jamais plaint de flatter tes yeux de la vue d'un corps plutôt agréable à regarder. Plutôt, c'était l'identité de son compagnon qui te déstabilisa le plus. Qu'il se laisse prendre dans toutes les positions par Castiel Ó Murchú t’importait au fond assez peu - de voir ce dernier nu comme un ver t'indifférait d'ailleurs au moins autant. Mais bon sang, ce n’était ni le lieu, ni le moment : quelle idée de venir poser le pied sur ton territoire, quand on sait l'horreur qu'il avait fait ? Certes, horreur que tu ignorais encore mais que tu soupçonnais suffisamment pour qu'il ne soit pas le bienvenu à tes yeux. Et tu étais plutôt convaincu qu'il ne s'intéressait pas à ton cousin tout à fait innocemment. Non, il y avait là indéniablement matière à se méfier, et il n’y avait que ton cousin pour se laisser avoir par naïveté. Pas de blessé à l'horizon cependant, et pour cela, tu passas à côté des faits en te contentant d'une irritation silencieuse.

Tu revenais tout juste des locaux des Dux Tenebris, la tête encore pleine d'informations, de questionnements et de pistes de réponses, avec une certaine forme de frustration il faut le dire. Tu y avais passé la journée sur le cas d'une consoeur de ton espèce, assassinée pour ta science et pour le bien commun, sa peau délicate exposée à tes recherches. Il était tout à parier d'ailleurs qu'elle s’était trouvée sans moyen de défense à l'instant où le chasseur l'avait débusquée. Descendue comme une malpropre, suturée par tes soins puis retournée en tous sens. Mais quand il y avait l'art et la manière, que pouvait-on bien critiquer ? Ce jour même d'ailleurs ne s’était pas déroulé si impeccablement que tu l'aurais voulu, comme quoi même le grand Basil armé de son je-m’en-foutisme collector pouvait quelques fois passer de mauvaises journées. Il faut dire que Anton Tetras avait choisi cette même date pour venir faire ta connaissance, et c'était un de ces rares personnages que tu avais un mal fou à supporter. Ce n'était pas tant sa manie à venir fourrer son nez dans tes affaires, ni même le fait qu'il était de la famille de chasseurs la plus coriace de la ville à ce jour, mais plutôt qu'il avait pris pour obsession de te suivre où que tu ailles et quoi que tu fasses, tout en étant convaincu qu'en dépit de sa toute médiocre discrétion tu ne le voyais pas. Et cette entrevue t'avait laissé dans un certain état d'ébullition qui n’arrangerait rien au tableau suivant. De rage, tu t'étais soulagé dans l'heure qui a suivi sur le macchabée de ta race, et lassé pour l'heure, tu avais décollé avec dans ta mallette les documents qui t’intéressaient (nous laisserons à l'imagination du lecteur tous les détails d’interprétation).

Tu avais passé le chemin du retour perdu dans tes pensées, le vent froid te faisant le plus grand bien. Un détour par le cimetière te permit de récupérer Mary que tu avais laissée ce matin quand, refusant de répondre à ton appel, elle s'était faite la malle entre les tombes alors que tu avais tant de choses à faire - preuve que la journée avait commencé décidément bien mal. Et, finalement, le temps d'atteindre ta porte, tu étais parvenu à te calmer, en apparence du moins. C'est à dire, avant de te rendre compte de la suite. Ce qui t’agacera le plus je pense, c'est que tu ne l'avais flairé à aucun moment. Ta chienne dans les pattes percutant tes mollets, pressé de clore cette journée indéniablement mauvaise, tu n'avais prêté attention à aucun des indices qui auraient pu te mettre la puce à l'oreille. Le parapluie et la redingote abandonnés près de la porte d’entrée, tu commençais finalement à te sentir chez toi, jusqu’à ce que quelques pas te portent au salon après que ton ouïe y ait à raison perçu une présence humaine. « Je suis rentré Alix », commenças-tu en retroussant tes manches à tes coudes machinalement, « et je te souhaite d'avoir passé une journée sensiblement meilleure que la... ».
Et là, c’est le drame. L’échange de regards et le silence. Pas de honte, pas de gêne, du moins pas de ton côté, mais ce sera peut-être leur cas. Tu pinces les lèvres en dévisageant Castiel, tu poses un mot sur cette lourdeur ambiante - la chaleur, l’odeur de fauve : le sexe. Tu détournes le regard sans rien trouver à dire d’abord, comme hésitant avant de le reposer sur eux deux. Qu’est-ce que tu fous là. Sors de chez moi. Depuis combien de temps ta présence menace-t-elle mon cousin sans que je le sache. Quel est ton but, Castiel, toi et moi savons que tu n’es pas un innocent, tu le portes sur ton visage. Toutes ces choses qui te démangeaient tant tu désirais les lui dire. Et à ton cousin, qu’allais-tu lui dire - en soi, pas grand chose. Pathétique. Tu tombes dans le panneau pour du sexe. Si c’est une romance, sa subtilité m’échappe. Dans tous les cas, tu as des goûts discutables. Mais après tout, il était libre d’offrir son cul à qui il désirait, ce n’était pas de ton ressors. Cela dit, pour un homme qui se vantait d’accorder beaucoup d’importance à la famille, l’ironie avait de quoi hurler. « Castiel. Je ne peux pas dire que je sois ravi de te voir. Comment se porte ton père ? Je vois que tu lui fais honneur. » Tu n’étais pas d’humeur à lui faire des sourires et à lui lancer des fleurs - ce n’était pas tous les jours, cette envie de provocation, mais pour une fois, tu étais un peu près à te lâcher.

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Tu sais que tu vas trop loin, on peut pas dire que tu l'ignores, t'es pas assez naïf pour ça. Déjà, tu peux clamer haut et fort que droguer quelqu'un pour finir dans son lit te remplit de dégoût, il n'en est pas moins que c'est exactement ce que tu es en train de faire et si on ajoute le fait qu'il s'agisse, de près ou de loin, de la famille Egerton, ton père en serait sans doute à faire un AVC. Mais faut le dire, pour ce qui est du sujet, tu l'emmerdes profondément, ton père. C'est pas lui qui pourrait te dire quoique ce soit sur le sexe avec une fée, Egerton ou pas, étant donné qu'au moins toi, tu risques pas d'en ressortir avec des gamins en plus. Ce serait presque à se demander si tu le fais pas aussi pour te venger. Avec une grosse part de plaisir personnel et sans y avoir réfléchi consciemment, mais « dent pour dent » pourrait convenir, ou presque, à la situation. Ça a beau faire des mois et des mois, t'as toujours pas digéré l'information, tu l'as vu comme une trahison. Au moins, il y a peu de chances pour que ta famille s'agrandisse de façon officielle, mais t'as eu de la chance de jamais considérer ton père comme un héros. Un dieu peut-être, mais le genre capricieux et empli de défauts plus immondes que le commun des mortels, pas celui que l'on prierait dès que le soleil se couche pour demander protection. De la rancoeur, t'en as. Contre le paternel, contre ce qu'il a fait de toi, de ta vie, de ton passé et de ton présent. Mais pas encore assez pour lui tourner définitivement le dos, pas assez pour vouloir sortir de ce cercle dans lequel t'es entré. Non, définitivement pas à ce point-là.

Tu te laisses emporter dans l'action jusqu'à ce que tes pensées n'aient plus aucune cohérence, parce qu'apparemment t'as besoin de ça pour qu'elles se taisent et qu'elles te foutent la paix. Y a pas à tergiverser, on sait pourquoi tu vas voir ailleurs dès que possible, le sommeil te libère plus, les insomnies et les cauchemars, c'est tout ce qu'il te reste de tes nuits. Mais le sexe, ça au moins c'est libérateur, ça tu peux compter dessus. Tu finis par le dominer, Alix, la fée, alors que tu lui enlèves le peu de vêtements qu'il lui reste. T'as jamais aimé être dominé, c'est toujours l'inverse qui sonne le mieux à ton oreille, alors que tu effleures de tes lèvres toutes les parcelles de son corps que tu peux atteindre. Les habits qu'il te reste commencent à sembler bien trop lourds, ton pantalon bien trop étroit, alors tu t'en débarrasses en deux mouvements.

C'est quelques secondes plus tard que la porte s'ouvre. Tu te figes, tous tes sens en alerte, et ta main glisse automatiquement vers tes vêtements, alors que tu te rappelles au dernier moment que t'as perdu l'habitude de te trimballer avec un couteau. Le chasseur a laissé sa place depuis bien trop longtemps à l'homme d'affaires, et t'es plus préparé à rien. Puis la voix, cette voix qui te sort de ce cocon de chaleur alors que tu t'écartes d'Alix et que tu t'affaisses sur le canapé, toujours nu comme un ver. Jouer l'embarras ne te servirait à rien à part te ridiculiser. Tu es de toute manière assez à l'aise avec ta nudité, tu serres juste encore un peu les dents pour ne pas avoir prévu l'intrusion. Enfin, techniquement ce n'en est pas une puisqu'il est chez lui, mais quand même. T'es pas un Ò Murchù pour rien. T'aimes vraiment pas quand les gens que tu qualifierais de détestables te cites par ton prénom, comme si l'amitié avait un jour été une option, mais tu te contentes de sourire. « Le non plaisir est partagé, Basil. J'ai rarement refusé un plan à trois, surtout pas quand l'inceste est sous-entendu, mais je vais passer celui-ci. » T'as délibérément pris une pause. Tu perds rarement ton calme, surtout pour ce genre de choses, mais tu sais que si tu fais pas gaffe, tu pourrais, et ça t'aimerais l'éviter. On va pas refaire une Tobias encore et encore, t'as assez morflé la dernière fois. « Et mon père se porte bien, merci de t'en inquiéter. Je suis ses traces avec brio. » Si suivre ses traces signifiait bien entendu traquer celle qui a osé enfanter de lui pour la torturer dans un laboratoire. Ou coucher aussi avec un Egerton. Libre interprétation quand tu nous tiens.  
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