Let's kill tonight feat. Shura

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
SirèneTriton
Messages : 27
Race : Sirène
Métier/Etudes : Ancienne avocate.


   
Let's kill tonight

   
   
« Show them all you're not the ordinary type »

   
Liberté, sept petites lettres anodines et pourtant si chère lorsque l'on s'en retrouve privé. La jeune femme ne s'était jamais préoccupé de cette dernière, se pensant restreinte alors qu'elle n'avait encore jamais connut la vrai privation de liberté. Deux ans, même un peu plus de sept cents trente jours à ne pas pouvoir marcher librement sous la brise matinale ou à prendre le soleil sur un banc pendant que les enfants s'amusent au parc... au lieu de cela, elle a connu la petite cellule de quelques mètres carrés au moins fut-elle seule. Elle fut dans l'obligation de prendre un traitement lourd, la plongeant dans un état proche de l'inertie où elle avait parfois cette sensation d'être totalement piégé dans son corps, lui donnant une multitude de crise d'angoisse et de crise de larmes. Mais aujourd'hui, elle était libre. Son père en a décidé ainsi.

   Après une semaine passée auprès de sa famille proche, comprenait par là ses enfants et son mari, elle se dit qu'il était temps à nouveau de s'ouvrir au monde et de se battre pour retrouver son emploi. Avec un peu d'aide, cela va de soi, mais aucune venant de sa famille, elle contacterait dans les semaines à venir une de ses connaissances. Son tendre époux lui organisa une petite soirée avec deux de ses rares amies, parmi celle qui sont restées durant la terrible épreuve de leur amie. Une soirée, juste à trois dans l'un des bars de la ville, elles risquaient très probablement de se lâcher un peu, mais qu'importe ! Deux ans à se retrouver prisonnière d'un corps dont on est plus vraiment sûre qu'il nous appartient contre une soirée de totale lâché prise, si ce soir elle n'aura plus d'emprise sur ses mouvements, ce sera voulu, avec son consentement et son corps ne restera pas inerte.

   
La chaleur des retrouvailles, les sourires à foison, l'incroyable sensation de pouvoir faire ce qu'elle désirait avec ses amies sans réel restriction comme dans la froideur d'une salle de visite commune de l'hôpital psychiatrique, à la vu de tous et toutes. Elle avait oubliés le bruit qu'il peut y avoir dans les bars, la nuit tombante. La musique en fond sonore que seuls quelques personnes écoutaient réellement et les conversations allant bon train, parfois quelques éclats de voix, quelques éclats de rire... ce que cela avait pu lui manquer.

« A ton retour ! »

   Les verres s'entrechoquent avant que le liquide sombre ne dévales leurs gorges, laissant au passage cette agréable sensation de chaleur, à la limite de la brûlure, dans la gorge. Les minutes s'égrainent, les heures passent et les voilà légèrement saoule, oubliant les convenances, les trois amies se mirent à danser et vont jusqu'à inviter des personnes qu'elles ne connaissent ni d'Eve, ni d'Adam, n'ayant ni peur du ridicule, ni même de faire face à un refus plus ou moins violent. Hecate venait de prendre le bras d'un jeune homme et l'attira.

« Aller, venez danser. »

   N'écoutant pas réellement sa réponse, elle l'attira vers ses amies, jetant un regard sur la table, mais aussi son verre vide et cela n'avait rien de bon.

   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Métamorphe
Messages : 594
Age du personnage : 39
Race : métamorphe (étalon noir)
Métier/Etudes : sef : sans emploi fixe

let's kill tonight
hécate et shura

« Et que les restes soient envoyés en Enfer, là où ils auraient toujours dû être. Les cœurs froids,les chansons encore plus froides. Ils se joueront de nous avec une chanson purement romantique. Tape des pieds et frappe des mains »
Cela ne faisait que depuis quelques semaines seulement que Vlasi était revenu en ville et pourtant, il savait déjà pertinemment où prendre ses marques. Non, pas Vlasi : Shura. Quel nom bizarre, il aurait juré que c’était japonais le jour où il avait trouvé cette idée de prénom. En plus d’avoir une sonorité féminine. Tout pour plaire décidément, enfin bon passons. Shura –donc- demeurait silencieux au comptoir. Il avait vu des tables, des chaises, de la boisson, il n’avait pas cherché plus loin et il était entré. Aucunes marques, aucunes connaissances, il était fraîchement arrivé en ville et pourtant, il descendait déjà les bières dans son gosier avec une descente qu’on n’aimerait pas remonter à vélos. S’il y avait bien quelque chose qu’il aimait chez les irlandais, c’était leurs pubs et leurs ambiances bon enfant. Le russe allait tâcher de se retenir, histoire de ne pas se faire virer trop vite de cet endroit reposant. Surtout qu’il ne cachait pas son accent, l’étranger, ni même ses tatouages sur sa peau. C’était ses trophées, sa fierté cachée. Le tenancier le regardait d’un mauvais œil, comme il se méfiait de ce corbeau. Il y avait une joyeuse réception dans le même temps et par son regard, Vlasi comprenait qu’il n’avait pas intérêt à tout gâcher. Il haussait un sourcil pour y répondre, son sourire en coin en disait long. Non, il n’allait semer le trouble, mais si on l’invitait à le faire, il n’allait pas se priver non plus.
« Arrêtez de me regarder comme ça, on dirait que j’ai mangé quelqu’un » rétorqua le brun finalement avec un soupir pour illustrer ses propos. Il avait déjà trop cavalé cette semaine, il avait envie de se poser. Donc ne pour ne pas aller en contresens de ses désirs, il n’allait certainement pas foutre le feu à l’établissement. Son accent rendait son anglais presque incompréhensible, mais le tenancier avait dû entendre pire pour qu’il cesse de le regarder ainsi, souriant simplement à sa remarque. De toute façon, il n’y avait pas de risques qu’il mange qui que ce soit. Le cannibalisme, ce n’était pas du tout son truc. Il trouvait ça dégoutant et sans aucuns sens moral. Qui aurait envie de manger ses semblables ? Déguster la chaire d’un proche ? Le traiter comme un vulgaire animal ? Non, il avait beau retourné le problème dans tous les sens, c’était dégueulasse. Même en cas d’extrême nécessité, il préférerait crever de faim plutôt que de devoir manger un autre être humain.

Il avait déposé sa bière vide sur le coin, réclament une vodka plutôt. Peut-être que dans ce bled paumé, il pourrait retrouver un peu du pays. Un russe qui buvait de la vodka dans un bar, c’était peut-être cliché. Cependant, il ne voyait pas ça de la même façon. Il y voyait un réconfort, un petit bout de chez-lui alors qu’il en est très loin. Combien de kilomètre avalé ? Combien de temps ? Le vieux barman lui déposa son verre sous son nez alors que Vlasi le fixait de ses yeux verts pensifs. Il n’en avait aucunes idées. Quelque part, il n’avait pas vu le temps passé et il se demandait s’il n’avait pas loupé le coche à un endroit. La seule chose pour laquelle il arrivait à trouver du réconfort, c’est tous ces lieux qu’il avait visité. Il s’était contenté de les voir dans les livres étant enfant, sans aucunes prétentions de les constater de ses propres yeux. Sa mère lui racontait souvent ses souvenirs de Paris et de la France. Alors, quand il y avait fait étape avant de partir pour l’Angleterre puis l’Irlande, il avait été quelque peu déçu. Ce n’était pas pareil. Il était allé se recueillir dans le 11e arrondissement où elle avait grandi. Seule une vieille femme avait reconnu le fils de la rêveuse et l’avait invité à boire un café. Elle l’avait aidé en rien. Juste à ressasser des souvenirs douloureux. Alors, quand elle lui confia qu’elle était sa grand-mère qui avait longtemps pleuré la disparition de sa fille, Vlasi n’avait pas vacillé. Il était resté stoïque et pourtant, dans ses yeux, il avait été terriblement désolé pour elle. Aucuns amours, tout juste de la joie de voir que sa famille était plus étendue qu’il ne le pensait et qu’il avait encore quelques racines en France. Il avait repoussé son café à ce moment-là, incapable de faire face à l’octogénaire. Quelque part, sa grand-mère comprenait. On ne lui avait jamais parlé d’elle, il n’avait pas grandi dans ce quartier et il revenait pour lui annoncer que sa fille était morte, comment il aurait pu trouver les mots justes ? Il était repartit comme un voleur, sans aucuns salut pour elle. Il s’était contenté de fuir la ville en lui laissant un billet vert pour la remercier de son invitation.

Vlasi s’était perdu dans ses souvenirs, face à ce verre translucide. Reprenant pied-à-terre grâce aux bruits des joyeux fêtards derrière lui, il l’avait saisi entre ses doigts et l’avait avalé d’une traite. Ainsi, il engloutissait le puissant alcool et ses songes en même temps. Il avait tendu son verre vide en direction du barman, lui en réclamant un autre. Mais tandis qu’il le servait, une jeune femme était venue l’accoster sans aucunes raisons apparentes. Il ne la connaissait pas, elle ne le connaissait pas plus que lui et pourtant, elle était toute guillerette à l’inviter ainsi. Aller, venez danser. « Danser ? » répondit-il du tac-au tac, ses yeux légèrement arrondis par la stupeur provoquée par cette invitation. Il s’était mis à sourire nerveusement. Merde, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas dansé, est-ce qu’il savait encore au moins ? Un peu de résistance de la part du brun, le temps que son verre arrive et qu’il puisse l’engloutir, puis le voilà partit à rejoindre ses joyeux lurons bien engrainés par l’alcools qui dégoulinaient sur les tables, preuves qu’ils n’arrivaient même plus à tenir leurs verres convenablement et qu’ils en avaient foutu partout. Vlasi souriait avec un rire nerveux, les mains relevées pour prouver une certaine innocence ou un signe de réédition. « Je danse comme un pied, j’suis pas venu pour ça à la base, c’est votre fête, je … ». L’accent du russe était prononcé, il ne cherchait pas encore à le masquer. Mais, il n’avait pas son mot à dire. C’était une sorte de défis, non ? Il avait du mal à refuser les défis.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Let's kill tonight feat. Shura
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Kill Maim Burn
» Crousty! Tonight, we dine in HELL!
» « you spin my head right round when you go down » feat. Jordane
» [Death Note] Kill it with a pen
» APHRODITE ♦ shut up baby, i'll kill you. - UC -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
► URBAN LEGENDS ::  :: Flashback-