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 Let's kill tonight feat. Shura



   
Let's kill tonight

   
   
« Show them all you're not the ordinary type »

   
Liberté, sept petites lettres anodines et pourtant si chère lorsque l'on s'en retrouve privé. La jeune femme ne s'était jamais préoccupé de cette dernière, se pensant restreinte alors qu'elle n'avait encore jamais connut la vrai privation de liberté. Deux ans, même un peu plus de sept cents trente jours à ne pas pouvoir marcher librement sous la brise matinale ou à prendre le soleil sur un banc pendant que les enfants s'amusent au parc... au lieu de cela, elle a connu la petite cellule de quelques mètres carrés au moins fut-elle seule. Elle fut dans l'obligation de prendre un traitement lourd, la plongeant dans un état proche de l'inertie où elle avait parfois cette sensation d'être totalement piégé dans son corps, lui donnant une multitude de crise d'angoisse et de crise de larmes. Mais aujourd'hui, elle était libre. Son père en a décidé ainsi.

   Après une semaine passée auprès de sa famille proche, comprenait par là ses enfants et son mari, elle se dit qu'il était temps à nouveau de s'ouvrir au monde et de se battre pour retrouver son emploi. Avec un peu d'aide, cela va de soi, mais aucune venant de sa famille, elle contacterait dans les semaines à venir une de ses connaissances. Son tendre époux lui organisa une petite soirée avec deux de ses rares amies, parmi celle qui sont restées durant la terrible épreuve de leur amie. Une soirée, juste à trois dans l'un des bars de la ville, elles risquaient très probablement de se lâcher un peu, mais qu'importe ! Deux ans à se retrouver prisonnière d'un corps dont on est plus vraiment sûre qu'il nous appartient contre une soirée de totale lâché prise, si ce soir elle n'aura plus d'emprise sur ses mouvements, ce sera voulu, avec son consentement et son corps ne restera pas inerte.

   
La chaleur des retrouvailles, les sourires à foison, l'incroyable sensation de pouvoir faire ce qu'elle désirait avec ses amies sans réel restriction comme dans la froideur d'une salle de visite commune de l'hôpital psychiatrique, à la vu de tous et toutes. Elle avait oubliés le bruit qu'il peut y avoir dans les bars, la nuit tombante. La musique en fond sonore que seuls quelques personnes écoutaient réellement et les conversations allant bon train, parfois quelques éclats de voix, quelques éclats de rire... ce que cela avait pu lui manquer.

« A ton retour ! »

   Les verres s'entrechoquent avant que le liquide sombre ne dévales leurs gorges, laissant au passage cette agréable sensation de chaleur, à la limite de la brûlure, dans la gorge. Les minutes s'égrainent, les heures passent et les voilà légèrement saoule, oubliant les convenances, les trois amies se mirent à danser et vont jusqu'à inviter des personnes qu'elles ne connaissent ni d'Eve, ni d'Adam, n'ayant ni peur du ridicule, ni même de faire face à un refus plus ou moins violent. Hecate venait de prendre le bras d'un jeune homme et l'attira.

« Aller, venez danser. »

   N'écoutant pas réellement sa réponse, elle l'attira vers ses amies, jetant un regard sur la table, mais aussi son verre vide et cela n'avait rien de bon.

   
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hécate et shura

« Et que les restes soient envoyés en Enfer, là où ils auraient toujours dû être. Les cœurs froids,les chansons encore plus froides. Ils se joueront de nous avec une chanson purement romantique. Tape des pieds et frappe des mains »
Cela ne faisait que depuis quelques semaines seulement que Vlasi était revenu en ville et pourtant, il savait déjà pertinemment où prendre ses marques. Non, pas Vlasi : Shura. Quel nom bizarre, il aurait juré que c’était japonais le jour où il avait trouvé cette idée de prénom. En plus d’avoir une sonorité féminine. Tout pour plaire décidément, enfin bon passons. Shura –donc- demeurait silencieux au comptoir. Il avait vu des tables, des chaises, de la boisson, il n’avait pas cherché plus loin et il était entré. Aucunes marques, aucunes connaissances, il était fraîchement arrivé en ville et pourtant, il descendait déjà les bières dans son gosier avec une descente qu’on n’aimerait pas remonter à vélos. S’il y avait bien quelque chose qu’il aimait chez les irlandais, c’était leurs pubs et leurs ambiances bon enfant. Le russe allait tâcher de se retenir, histoire de ne pas se faire virer trop vite de cet endroit reposant. Surtout qu’il ne cachait pas son accent, l’étranger, ni même ses tatouages sur sa peau. C’était ses trophées, sa fierté cachée. Le tenancier le regardait d’un mauvais œil, comme il se méfiait de ce corbeau. Il y avait une joyeuse réception dans le même temps et par son regard, Vlasi comprenait qu’il n’avait pas intérêt à tout gâcher. Il haussait un sourcil pour y répondre, son sourire en coin en disait long. Non, il n’allait semer le trouble, mais si on l’invitait à le faire, il n’allait pas se priver non plus.
« Arrêtez de me regarder comme ça, on dirait que j’ai mangé quelqu’un » rétorqua le brun finalement avec un soupir pour illustrer ses propos. Il avait déjà trop cavalé cette semaine, il avait envie de se poser. Donc ne pour ne pas aller en contresens de ses désirs, il n’allait certainement pas foutre le feu à l’établissement. Son accent rendait son anglais presque incompréhensible, mais le tenancier avait dû entendre pire pour qu’il cesse de le regarder ainsi, souriant simplement à sa remarque. De toute façon, il n’y avait pas de risques qu’il mange qui que ce soit. Le cannibalisme, ce n’était pas du tout son truc. Il trouvait ça dégoutant et sans aucuns sens moral. Qui aurait envie de manger ses semblables ? Déguster la chaire d’un proche ? Le traiter comme un vulgaire animal ? Non, il avait beau retourné le problème dans tous les sens, c’était dégueulasse. Même en cas d’extrême nécessité, il préférerait crever de faim plutôt que de devoir manger un autre être humain.

Il avait déposé sa bière vide sur le coin, réclament une vodka plutôt. Peut-être que dans ce bled paumé, il pourrait retrouver un peu du pays. Un russe qui buvait de la vodka dans un bar, c’était peut-être cliché. Cependant, il ne voyait pas ça de la même façon. Il y voyait un réconfort, un petit bout de chez-lui alors qu’il en est très loin. Combien de kilomètre avalé ? Combien de temps ? Le vieux barman lui déposa son verre sous son nez alors que Vlasi le fixait de ses yeux verts pensifs. Il n’en avait aucunes idées. Quelque part, il n’avait pas vu le temps passé et il se demandait s’il n’avait pas loupé le coche à un endroit. La seule chose pour laquelle il arrivait à trouver du réconfort, c’est tous ces lieux qu’il avait visité. Il s’était contenté de les voir dans les livres étant enfant, sans aucunes prétentions de les constater de ses propres yeux. Sa mère lui racontait souvent ses souvenirs de Paris et de la France. Alors, quand il y avait fait étape avant de partir pour l’Angleterre puis l’Irlande, il avait été quelque peu déçu. Ce n’était pas pareil. Il était allé se recueillir dans le 11e arrondissement où elle avait grandi. Seule une vieille femme avait reconnu le fils de la rêveuse et l’avait invité à boire un café. Elle l’avait aidé en rien. Juste à ressasser des souvenirs douloureux. Alors, quand elle lui confia qu’elle était sa grand-mère qui avait longtemps pleuré la disparition de sa fille, Vlasi n’avait pas vacillé. Il était resté stoïque et pourtant, dans ses yeux, il avait été terriblement désolé pour elle. Aucuns amours, tout juste de la joie de voir que sa famille était plus étendue qu’il ne le pensait et qu’il avait encore quelques racines en France. Il avait repoussé son café à ce moment-là, incapable de faire face à l’octogénaire. Quelque part, sa grand-mère comprenait. On ne lui avait jamais parlé d’elle, il n’avait pas grandi dans ce quartier et il revenait pour lui annoncer que sa fille était morte, comment il aurait pu trouver les mots justes ? Il était repartit comme un voleur, sans aucuns salut pour elle. Il s’était contenté de fuir la ville en lui laissant un billet vert pour la remercier de son invitation.

Vlasi s’était perdu dans ses souvenirs, face à ce verre translucide. Reprenant pied-à-terre grâce aux bruits des joyeux fêtards derrière lui, il l’avait saisi entre ses doigts et l’avait avalé d’une traite. Ainsi, il engloutissait le puissant alcool et ses songes en même temps. Il avait tendu son verre vide en direction du barman, lui en réclamant un autre. Mais tandis qu’il le servait, une jeune femme était venue l’accoster sans aucunes raisons apparentes. Il ne la connaissait pas, elle ne le connaissait pas plus que lui et pourtant, elle était toute guillerette à l’inviter ainsi. Aller, venez danser. « Danser ? » répondit-il du tac-au tac, ses yeux légèrement arrondis par la stupeur provoquée par cette invitation. Il s’était mis à sourire nerveusement. Merde, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas dansé, est-ce qu’il savait encore au moins ? Un peu de résistance de la part du brun, le temps que son verre arrive et qu’il puisse l’engloutir, puis le voilà partit à rejoindre ses joyeux lurons bien engrainés par l’alcools qui dégoulinaient sur les tables, preuves qu’ils n’arrivaient même plus à tenir leurs verres convenablement et qu’ils en avaient foutu partout. Vlasi souriait avec un rire nerveux, les mains relevées pour prouver une certaine innocence ou un signe de réédition. « Je danse comme un pied, j’suis pas venu pour ça à la base, c’est votre fête, je … ». L’accent du russe était prononcé, il ne cherchait pas encore à le masquer. Mais, il n’avait pas son mot à dire. C’était une sorte de défis, non ? Il avait du mal à refuser les défis.
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Pourquoi n'y avait-il qu'après avoir bu un certain nombre de verres que la jeune Hecate ne se mette à danser ? À se lâcher ? La jeune femme d'un naturel sobre préféré consacrer son temps à sa famille et ses proches plutôt qu'à s'amuser, pourtant elle s'amuse avec eux aussi ! Il est rare de la voir danser lors des fêtes, puis depuis qu'elle est réellement mère, il est rare de la voir fréquenter les fêtes. Mais il lui arrive de danser avec ses petits bouts au milieu du salon ou parfois en compagnie de son mari qui tente de lui faire faire deux ou trois pas de danse afin d'apercevoir un sourire s'afficher sur son visage, souvent accompagné d'un baiser. Ce qu'elle pouvait aimer son mari.

   Joyeuse, il fallait bien inviter des inconnus à la fête, pour dire de ne pas finir complètement ivre et ainsi avoir un compagnon préservant le peu de sobriété qui lui restait à présent alors qu'elle venait de l'invité à danser. Le jeune homme répéta le verbe, d'ailleurs, l'incluant dans une question comme s'il semblait surpris de l'invitation.

   

« Oui, danser ! »

Elle voulut l'attirer rapidement vers ses amies, mais il sembla vouloir prendre des forces et du courage en finissant un verre au liquide couleur claire cul sec avant de la suivre. Ce qui était certain, c'est que ce n'était pas de l'eau. Amusée, le type courageux mais pas trop ne lui avait pas tant résisté que ça. Bredouillant quelques mots, une tentative d'esquisse pour lui échapper, mais c'était mal connaître l'avocate, elle pourrait lui débiter tout un tas d'argument pour le faire plier, une sorte de déformation professionnelle.

« Si ça peut te rassurer, je ne suis pas une grande danseuse non plus. Mais il faut profiter ! »

   Profiter. Profiter avant que quelqu'un ne se réveille et ne décide de l'interner à nouveau. Son père très certainement, si plus jeune son pouvoir ne la gênait pas tant que ça, elle l'apprit à ses dépends que ce dernier pouvait l'utiliser aussi sur sa famille. Aujourd'hui, elle sentit l'âme de sa tendre sœur jumelle auprès d'elle qui la guidait vers un chemin qu'elle connaissait peu, se détendre, ce lâcher prise total sur son être et de façon consentit la grisée autant qu'elle en avait peur. Il lui fallait éloigner ses souvenirs horribles, ces flashs atroces sur ce qu'elle avait pu ressentir en étant enfermé. Mais au moins la brunette avait-elle reprit visage humain, quelques couleurs plutôt que cette face terne et pâle.

   Si elle avait remarqué l'accent du jeune homme, elle ne s'était pas permis d'y faire ni serais-ce qu'allusion pour le moment...peut-être un peu plus tard et avec quelques verres en plus dans le nez. En parlant de verre, on en colla un dans les mains de Vlasi et le verre d'Hecate fut à nouveau remplis, sans qu'on leur demande leur avis, bien entendus ! Le sourire aux lèvres, elle tenta de boire le sien cul sec, mais échoua à moitié, ayant besoin de reprendre sa respiration, mais elle sembla en rire. Lui laissant un peu de répits, elle se saisit ensuite de sa main et l'entraîne dans une danse, suivant plus ou moins le rythme de la musique, au moins aurait-elle toujours l'excuse de la boisson ingérée auparavant si elle se trouve trop ridicule.

   
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Vlasi n’avait pas spécialement prévu de s’amuser ce soir. Il n’en avait pas envie. Son verre tournoyait entre ses doigts, le laissant valser sans qu’une seule goute du liquide ambré ne tombe sur le bois du comptoir. Il n’avait pas envie de s’amuser, mais il s’ennuyait aussi. De quoi donner naissance à une envie de dormir. Sa tête penchée en arrière, il faisait craquer sa nuque. Le russe avait encore passé une nuit pourrie dans un hôtel tout aussi pourrie. Le matelas était trop dur et son dos s’en remettait encore. Il n’avait aucuns souvenirs de la raison pour laquelle il était allé pioncer là-dedans. Surement une fête trop arrosée, et un choix pour la solution la plus simple. Pourtant, ça le faisait sourire. En partant du principe que le taux de souvenir est relatif à une bonne soirée, elle l’avait été. Et elle le sera encore ce soir. On était venu l’accoster, de manière assez brusque. La brunette sentait l’alcool, laissant présager de la quantité déjà ingérer avant qu’elle ne vienne vers lui. Lui qui pensait se tenir tranquille, c’était loupé. Elle l’avait tiré avec elle pour qu’il vienne danser, chose qui le terrorisait intérieurement. Danser, sérieusement ? Est-ce qu’il avait une tête de danseur ? Pourtant, Vlasi était aussi malléable qu’une poupée de chiffon. Lui aussi avait accumulé l’éthanol dans son sang et c’était terriblement impoli de refuser. Il n’avait pas lâché son verre pour autant. Quitte à se faire emmener, autant prendre des forces.
Le russe s’était laissé tenter avec du bon temps, partant avec cette jolie demoiselle danser donc. Il riait légèrement, un rire que l’on pourrait apparenter à du sarcasme. Le courage qu’il avait englouti avant de la suivre faisait effet et les lumières qui les entouraient bougées moins vite que ses propres pas. « Si je t’écrase les pieds, faudra pas te plaindre » avait-il dis avec une pointe de plaisanterie. Ce n’était vraiment pas commun pour lui d’être invité dans les festivités des autres, mais il n’allait pas s’en plaindre. Attrapant le verre qu’elle lui avait tendu, il n’avait pas eu le temps de le porter à ses lèvres que sa partenaire avait renversé la moitié du sien. Un éclat de rire avait éclot sur les visages du russe. Il s’était plié, mettant une seconde ou deux avant de reprendre un semblant de sérieux pour pouvoir avaler le sien. Tout aussi sec que son prédécesseur, le contenant était déjà vide et la vodka avait coulé comme du petit lait pour lui. Il titubait un peu, pas assez pour perdre pieds. Pas assez pour être découragé.

Un, deux, puis trois autre, sa levée de coude était rythmé la musique environnante. Il ne faisait plus attention au facteur “intrusion” dont il était l’auteur. Au lieu de ça, il avait rattrapé la jeune femme saisissant sa main, et la deuxième dans l’élan. Il s’était décalé de la foule pour ne pas bousculer qui que ce soit et il jouait d’elle. Poupée de chiffon riante, la mine de Vlasi tracé l’amusement et la suspicion en même temps tandis qu’il la faisait tourner sur elle-même. Finalement, pas besoin d’être professionnel. Il suffisait de la guider et de la faire bouger. Un fox-trot rythmé et dynamique que la pop-rock de Let’s Kill Tonight mesurait. Est-ce qu’elle allait regretter de l’avoir invité ? A l’avenir peut-être. Une fois en avant, une fois en arrière, le slave gardait un sourire léger, mais la lueur d’un enfant en train de jouer dans ses yeux verdoyants. De temps en temps, il se permettait d’être aventureux et de poser ses mains sur ses hanches pour la faire pencher en arrière sans qu’elle s’éclate contre le sol. Puis il la relevait d’un coup de collier par la main, regardant de temps en temps ses pieds pour ne pas lui écraser. C’est qu’il était bon le slave, quand l’alcool le motivait suffisamment pour tenir le tempo. Les tic-tacs sonnaient grâces aux talons de la demoiselle. Un métronome sourd, masqué par la musique ambiante.

Ainsi, à deux, ils improvisaient un semblant de spectacle dansant. Les proches de la brunette avaient dégainé leurs téléphones pour filmer la scène, tout comme quelques curieux amusés, bière à la main et tapant dans les mains pour les encourager. Vlasi n’aimait pas se montrer ainsi en temps normal. Mais là, c’était différent. L’alcool lui avait donné la motivation d’étonner la galerie, et même le gérant qui l’avait mis à la porte deux jours plus tôt avait le sourire aux lèvres. Et puis, il avait une partenaire au top.
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Elle n'était plus la même, avec un verre dans le nez la petite Hecate, un peu moins à surveiller ses arrières, à ne plus réellement contrôler ce qu'elle dit et ce qu'elle fait...un peu moins Ò Murchù, ou peut-être au contraire un peu plus lorsqu'ils sont dans l'excès ! N'ayant plus besoin de prendre son traitement pour l'instant, elle savait pourtant qu'elle n'aurait pas fini de voir ces petites pilules qu'on lui forçait à prendre, allant parfois jusqu'à les mettre dans sa gorge pour qu'elle les avale, l'ombre du patriarche menacer toujours...alors autant qu'elle puisse profiter de l'alcool pendant qu'elle le peut encore.

   Tout ce qui était de convenance sociale tombait, ne se présentant pas et ne demandant pas le nom du jeune homme qu'elle venait juste d'embarquer, se sentant peut-être un peu trop libre de faire des choix aussi pour les autres en ce moment même. Elle avait décidé qu'il viendrait danser avec elle et ne prenait pas non comme une réponse valide. Heureusement, il semblait aussi déjà bien imbibé pour suivre la petite brune qui le tirait de toutes ses forces pour qu'ils puissent s'installer du côté un peu plus festif et privatisé en quelque sorte. En réponse, elle lui tira la langue avant d'en rire.

« Je tenterais de ne pas écraser les tiens alors ! »

   


Il paraît que plus on est de fou, plus on rit lors d'une fête, alors elle n'était pas contre le fait que ses amies n'invitent d'autres personnes à danser aussi, après tout. C'est qu'il était méchant de rire du fait qu'elle n'arrive pas à prendre son verre cul sec ! Elle lui fit les gros yeux avant de reprendre sa boisson. Le jeune homme, lui, n'avait aucun soucis à avaler d'une traite son verre remplis, comme s'il était habitué à pratiquer ce genre d'activité. Enchaînant les verres, Hecate fut assez surprise de sa décente.

« Eh bien, s'il y avait des cham...championnats olympique, tu gagnerais les doigts dans le nez ! »

   Les mots se bousculaient dans sa tête et devenaient un peu floue, comme ci elle ne les comprenait plus, pour le moment, elle butait juste dessus et n'avait pas encore la frustration de ne plus savoir les prononcer à haute voix. Elle allait s'enfuir, la petite brune, juste pour mieux revenir ensuite, mais elle sentit une main dans la sienne ,puis qu'on lui prenait l'autre quand elle se retourna pour apercevoir son inconnu qui l'attira sur la piste de danse improvisée et elle suivit le rythme de la musique, le rythme de son partenaire de danse en riant aux éclats. Elle s'abandonnait dans cette danse, dans cette transe, le laissant la manipuler au gré de ses mouvements et n'avait absolument pas peur lorsqu'elle se retrouvait à pencher en arrière, elle en aurait presque fermé les yeux et ouvert les bras. Finalement, il était très bon danseur ! Elle aurait pu tomber sur quelqu'un avec deux pieds gauches, mais il était bien précis et la limite du professionnalisme du point de vue de l'avocate.

   Hecate n'entendait pas l'euphorie autour d'eux, elle se contentait d'entendre juste la sienne et de suivre son partenaire afin de ne pas briser l'instant. Comme quoi, on peut être un minimum concentré lorsque l'on était saoule. Elle n'avait vu les téléphones braqués sur eux, puis la chanson prit fin, une dernière figure un peu impressionnante et il réussit à la rattraper alors qu'elle s'abandonnait en arrière. Euphorique, elle se mit à rire avant de se redresser et de prendre son partenaire dans ses bras alors qu'elle entendit enfin les applaudissements autour d'eux.

« Le pied doit être vachement talentueux si tu danses comme lui ! »

   
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Cela leur faisait un point commun. Vlasi n’aurait jamais pensé danser avec une inconnue dans un tel lieu. Surtout en public, mais bon. Même soul, il était conscient qu’il était capable de bien des prouesses après plusieurs vodkas ingérées. Au fur et à mesure que les verres s’écoulaient dans son gosier, ses appréhensions s’évaporaient. Il ne tenait plus compte de leurs entourages, de ce serveur qui l’avait foutu à la porte il y a deux jours, ou même cette bande d’amis qui accompagnait la demoiselle. En faites, il n’avait même pas pris le temps de se présenter à eux. Sans doute parce qu’il n’en avait rien à faire et qu’ils ne l’intéressaient pas. Le slave se contentait de prendre l’occasion comme elle venait, à savoir une bonne occasion de faire la fête. Une fête qui avait, au fond, un gout amer. Un gout qu’il voulait faire taire au rythme de ses verres. Ce n’était rien pour lui de s’en enfiler autant. Et puis, sans vouloir faire dans l’humour noir, sa mère n’était plus là pour le sermonner. Même de son vivant, elle n’osait pas l’arrêter. Ce n’est que lorsque les néons du bar se mis à bouger de leur propre chef autour de lui que Vlasi réalisait son état. Il vacillait un peu, il titubait sans exagération, mais il était prêt cette fois-ci. Il réglera le problème de l’image plus tard. « Des championnats olympiques je sais pas, mais on faisait des concours chez moi. Et ouai, c’est moi qui gagnait tout le temps ». La boisson et les soufflettes, il n’était pas bon de lancer Vlasi dans des concours de fête. Du temps où il était entouré des gars de la Bratva, on l’appelait la soufflette du dragon. Et si vous ne savez pas ce que c’est une soufflette, gogoolisez.
D’où l’origine de son amertume. Ce n’était pas ses proches autour de lui, et quand bien même il le voudrait, il n’était plus là pour passer une soirée endiablée avec lui. Seul, il était affreusement seul. Cent personnes pouvait être autour de lui, ils n’en resteront pas des étrangers à ses yeux. Il pourrait faire un effort pour se faire de nouveaux liens. C’était l’occasion. Nouveau pays, nouvelle ville, nouvelle connaissance ! Mais non, c’était au-dessus de son caractère à la con. Il voulait simplement profiter de cette soirée, de s’être fait embarquer de la sorte sans qu’on lui demande quoi que ce soit pour se défouler et digérer dans la douleur le lendemain.

Aussi, il l’avait entrainé avec lui, sur la piste, à la vue de tous. Il aimerait dire qu’il ne se rend pas compte, mais une petite part de son arrogance crié qu’il l’avait fait exprès. Qu’il voulait montrer ses talents cachés, les dévoiler l’espace d’une chanson pour montrer qu’il était autre chose qu’un excellent voleur. Elle se laissait entrainer, à son plus grand bonheur, et il lui enviait presque sa faculté à faire confiance aussi facilement à un étranger. Il était un étranger à ses yeux, n’est-ce pas ? Pas seulement parce qu’il avait un accent de l’est assez prononcé qui gâchait son anglais, ou bien parce que c’était ses premières semaines en ville. Un étranger aussi parce qu’elle n’avait pas discuté avec lui auparavant. Elle ne lui avait même pas demandé son nom, et lui non plus d’ailleurs. Il s’en fichait, il aura l’occasion de lui demander après. Vlasi faisait surtout attention à ne pas la faire tomber, cette poupée de chiffon qui se laissait emporter par ses pas et ses portées. Le noiraud souriait sincèrement, un léger éclat venant illuminer ses pupilles vertes. Il s’amusait. Il ne tenait pas compte de la timidité, du malaise et de la gêne en baladant son regard autour d’eux sur cette foule curieuse et emballée. Il était bien trop pris par la fierté, et l’envie de les impressionner d’avantage.

Il fallait bien que cela s’arrête au bout d’un moment, ne serait-ce que pour lui laisser le temps de reprendre son souffle. C’est que ça n’a pas que du bon de fumer comme un pompier. Il fallait finir en grande pompe et il l’avait jeté en l’air avant de la réceptionner telle une princesse ivre. Au moins, elle n’avait pas rendu son petit déjeuner, c’était déjà ça de gagné. Il continuait de sourire, et son rire avait traversé sa bouche face à sa remarque. « J’ai eu un bon professeur. Au moins, je t’ai pas laissé le temps de me marcher dessus ». Une dernière plaisanterie et il l’avait relâché pour que ses talons rejoignent le sol et qu’il soit de nouveau libre de ses bras. Lorsque les applaudissements avaient plus, il se rendait seulement compte de l’ampleur de son spectacle. Ce cercle de personnes et d’ombres qui les encerclaient, Vlasi se mit à douter, à reculer d’un pas. Il s’était rapproché d’une table, se servant un verre pour digérer le tout. A qui appartenait la bouteille ? Il en avait rien à secouer. Un premier, puis un deuxième, il avait la boule au ventre et il espérait que le whisky –s’il se fiait au gout de ce qu’il avait pioché- brûle celle-ci. Il s’en était versé un troisième pour ne pas repartir avec les mains libres, rejoignant sa partenaire d’un soir. « Au faites, tu m’as pas dit comment tu t’appelais » lui fit-il remarquer en avalant son verre sans la quitter du regard. Elle vacillait tellement, il avait peur qu’elle s’écroule.
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