Art & Maladresse - Tobias

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Un verre à la main, je me déplaçais à travers les invités qui s’extasiaient soit sur les tableaux présents dans la galerie d’art, soit sur l’énorme buffet à leurs dispositions. La soirée était agréable et l’ensemble de mes acheteurs habituels avaient fais le déplacement. C’était un bon point. Dans ma robe de dentelle beige et noire, habillée également de mon plus beau sourire, je n’en oubliais pas moins mon principal objectif. Je devais présenter au mieux les objets d’art pour que la vente aux enchères du lendemain soit une véritable réussite. On m’interpellait et je m’insérais à nouveau dans un groupe pour discuter un peu de tout et de rien… Principalement des derniers potins de Brey, il ne fallait pas se le cacher, c’était un incontournable des soirées mondaines. Plus les potentiels clients se sentaient à l’aise, plus ils allaient dépenser de l’argent. Je n’hésitais pas à parler de la collection de bijoux français qui allait être vendu le lendemain, vantant les qualités et l’exception des différentes pièces. Je voyais dans le regard de l’une de futures épouses que j’avais visé juste. Je lui promettais une avant-première exceptionnelle pour qu’elle puisse juger. Peut-être allait-elle trouver la bague parfaite pour orner son annulaire gauche et afficher au monde entier son amour pour son futur époux. Comme à chaque fois, je montrais mon alliance avec un petit sourire nostalgique. Ce n’était que comédie, mais je gardais la face comme toujours, étalant mon bonheur avec Castiel et la chance que j’avais d’avoir trouvé mon âme sœur dans le cercle amical de ma famille. Si c’était totalement faux et un véritable mariage de convenance, les histoires d’amour n’en restaient pas moins vendeuses. Tout le monde cherchait en quelques sortes son grand amour.  La mienne n’était qu’une façade.

Je passais de petits groupes en petits groupes, jusqu’à avoir la gorge sèche. J’avais besoin d’un verre, et c’était encore mieux s’il s’agissait de champagne. J’attrapais un verre sur le plateau d’un serveur et me dirigeais vers le buffet. Ma gourmandise allait causer ma perte un jour ou l’autre. J’attrapais une petite mignardise salée, m’empêchant de me jeter littéralement dessus. Je contemplais la soirée. Il y avait du monde c’était un succès. J’espérais que l’argent allait brûler les doigts des futurs acheteurs. Je prenais une gorgée et me retournais pour déposer mon verre, heurtant quelqu’un au passage. Ou peut-être était-ce lui qui venait de me heurter ? Je n'en avais aucune idée.
Peu importait dans le fond. « Mince. » J’avais le réflexe de me reculer à temps pour ne pas être mouillée par le contenu du verre du malheureux. Ca aurait été une véritable catastrophe. Je constatais les dégâts : je n’avais qu’une petite tâche sur la robe. Je soupirais, soulagée. Je caressais machinalement le tissus comme pour le défroisser : « Et bien c’est une entrée en matière plutôt original. Un bonsoir aurait suffit. » J’affichais un petit sourire moqueur mais plein de bienveillance. Je relevais la tête,  m’intéressant plus au jeune homme que je supposais avoir déjà croisé… Je n’étais pas très physionomiste. « Heureusement plus de peur que de mal. »  J’attrapais une énième gourmandise.
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Mignardise et pluie de champagne
Pour une fois Tobias avait fait un effort vestimentaire. Il n'avait pas vraiment eu le choix et de plus il ne comptait pas se ridiculiser. Il le faisait déjà bien trop souvent inconsciemment pour le faire consciemment.  Il ne voulait pas non plus déshonorer toute sa famille et souiller son nom. Pas sûr qu'on lui pardonne. Il avait même aucune chance pour que ce soit le cas. La tenue ce n'était pas pour rien, il était en représentation, il se devait d'être pour cette soirée l'image des Tetras. En vérité il détestait les mondanités mais il n'avait pas eu voix chapitre, comme bien des fois. On lui justement habilement glisser à l'oreiller que se confronter à la société ne lui ferait pas de mal. Il n'avait rien retrouver à redire mais son grand-frère et ses sœurs ne perdaient rien pour attendre : ils avaient juste trouver cette excuse pour échapper à la corvée.  Enfin Tobias ne voyait pas ça comme une véritable corvée. L'art l’intéressait et même si il mettait rarement les pieds dans une galerie, voir des tableaux ou des sculptures quelque soit l'endroit, ne le dérangeait jamais.  Le problème c'était plus les gens qui fréquentaient ces mêmes galeries. Des riches, imbus de leur personne,  fascinés par leur compte en banque et qui ne savaient plus comment montrer qu'ils étaient bourrés de frics. Oui c'était une généralité mais le vernissage auquel il assistait présentement ne le contredisait pas du tout. Au contraire les gens passaient plus de temps à grignoter, boire du champagne et à se raconter des potins plutôt qu'à regarder les œuvres. Les mondains l'avait toujours laissé perplexe et ce n'était pas cette soirée qui allait changer la donne.

Bien sûr si il était là pour justement écouter ces mêmes mondains, les espionner en quelque sorte, prendre la température du gratin de Bray mais il n'avait aucune envie. C'était la première fois qu'il visitait cette galerie, il n'avait jamais pris la peine avant, en plus elle avait ouverte récemment si il se souvenait bien. Le vernissage présentait différents objets d'arts, notamment des bijoux mais aussi quelques pièces en porcelaine d'allure très contemporaine contrastant avec les bijoux. Il n'était pas forcément un fana des bijoux, pas du tout même, ni des objets d'arts en particulier mais il devait avouer que la présentation des œuvres donnait envie. Il prenait plaisir à déambuler parmi les différents objets sans doute hors de prix, jetant quelques coups d’œil admiratifs aux bijoux réalisé certainement pas les plus grands et s'interrogeant parfois quelques secondes devant les porcelaines aux allures étranges.

Au moins il n'aurait pas tout à fait perdue sa soirée, le caquetage des invités aura certes énervé ces oreilles mais ses yeux auront été un minimum récompensés. Le vernissage n'allait sans doute pas être plus productive, il se voyait mal de toute façon commencer à aborder les gens pour entamer la conservation… Il aurait du faire l'effort depuis le début. Au moins sa présence marquait que les Tetras était au courant de ce qui faisait de mieux à Bray, qu'ils faisaient partis du grand monde en quelque sorte.  Pendant un bref instant, Tobias s'imagina une vie où les Tetras aurait une famille ordinaire comme toutes les autres : ni chasse, ni devoir familiaux, ni richesse excessive source d'excès et d'envie. Rien de tout cela, juste une famille ayant des tracas et un quotidiens des plus banal. Tobias sourit légèrement, l'idée était absolument incongrue, les Tetras ayant été depuis les origines des origines une famille hors du commun autant dans le bon sens que la mauvais sens. Plutôt dans le mauvais sens si il était sincère deux secondes avec lui même.

Sa contemplation des œuvres et ses pensées furent interrompues par un léger gargouillement montant de son ventre. Mine de rien se contenter de flâner et ne rien faire creusait l'appétit. Distraitement il se dirigea vers le buffet et alors qu'il atteignit la source de nourriture tant convoiter un obstacle se présenta devant lui. Obstacle qu'il ne manque pas de percuter. Obstacle tout à fait humain. Humaine à vrai dire. Jolie demoiselle tirée à quatre épingle pour être plus exact. Si celle-ci d'un geste habile évite la catastrophe pour sa tenue ce qui n'est pas le cas de Tobias qui voit avec horreur son costume se faire éclabousser par de multiples goûtes de champagne.  Si visiblement la demoiselle soupirait de soulagement de se voir épargner, Tobias lui soupira résigné, il avait l'habitude de toute façon. C'était même étonnant qu'il est réussi à épargner sa tenue aussi longtemps.
Tobias fut impressionné pendant quelques secondes par l'attitude décontractée de celle qu'il avait bousculé, lui qui s'attendait à se faire houspiller, si bien qu'il resta sans voix et ne s'excusa pas tout de suite.

« Zut toutes mes excuses ! »


Le visage qui lui faisait face lui disait vaguement quelque chose mais il ne parvint pas à remettre ses idées aux clairs. Il était de toute façon trop concentrer et occuper à se contrôler pour éviter toutes potentielles catastrophes : une gaffe pouvait passer mais pas deux.

«  Oui vous avez raison, je ne suis pas sûr que montrez ma maladresse soit la meilleure des façons de se présenter. »


Il avait prit un ton badin, mais il était intérieurement mort de honte, lui et sa chemise constellé de champagne, il ne faisait pas vraiment bonne figure. Il tentait de sauver les meubles comme il le pouvait.  

« J'espère que je ne vous ai pas gâché pas ni le vernissage… ni le buffet ?! »


Petit rire gêné. Le véritable Tobias dans toute sa splendeur ! Maladroit, empoté et tendant vainement de faire bonne figure. L'histoire de sa vie.
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J’aimais les mondanités. Depuis ma plus tendre enfance, j’aimais être au centre de l’attention et pouvoir parader entre les invités dans une magnifique robe, recevoir les compliments et discuter jusqu’à pas d’heure. Aujourd’hui, les invités étaient venus pour l’art et avec les poches pleines d’argent. Mon rôle était de faire en sorte qu’ils ne se retiennent pas lors de la vente aux enchères du lendemain.  Je discutais et mettais les plus réticents à l’aise grâce à mes capacités et mon plus beau sourire. Rien n’avait été laissé au hasard. Je maîtrisais parfaitement l’art de recevoir grâce à ma chère mère. J’avais un don pour savoir quel sujet aborder dans les conversations et comment toucher les gens. Je n’hésitais pas non plus à mettre en avant mon mariage avec Castiel – ce dernier m’avait d’ailleurs lâchement abandonné pour cette soirée – et dépeindre un bonheur totalement feint. Les contes de fée, je n’y croyais plus depuis longtemps, mais ils n’en restaient pas moins terriblement vendeurs. Je n’avais pas de scrupules à les exploiter. D’autant plus que mon « prince charmant » était un O’ Murchù, grande famille renommée et richissime. Il y avait de quoi rêver et fantasmer.

Je sentais mon estomac se serrer, signe qu’il allait falloir grignoter un peu si je ne voulais pas qu’un horrible gargouillement de ventre retentisse en pleine conversation. C’était assez mal élevé. Je me dirigeais donc vers le buffet, saluant quelques personnes au passage et donnait des ordres aux serveurs. Le buffet était magnifique. Ma gourmandise me poussait à goûter à tout alors que mon sens des convenances me poussait à être responsable. Je me décidais pour un peu de saumon. Un véritable délice. De cet endroit, je pouvais observer l’ensemble de la salle. La soirée semblait être un succès. Je n’avais rien à redire. J’allais pouvoir me détendre et profiter à mon tour des tableaux et du vernissage sans trop penser aux affaires. Du moins c’est ce que je pensais avant d’être obligé d’éviter un verre de champagne. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Je n’étais pas mouillée. Je soupirais soulagée, préférant une petite tâche sur ma robe qu’à l’étalage de ma véritable nature.

Je relevais la tête et me retrouvais face à un jeune homme fort maladroit mais surtout couvert de champagne. Ma robe n’avait qu’une tâche insignifiante, mais lui c’était une autre histoire. Contrairement à mon habitude et à mon côté tempétueux, je prenais les choses avec sourire. Je n’avais aucune envie de faire des vagues ce soir et ce n’était pas aussi grave que je l’avais imaginé pendant une fraction de secondes. Je restais autant que possible décontracté et puis c’était l’occasion d’engager la conversation. Je haussais les épaules. « Ce n’est pas grave. Ma robe devrait s’en remettre contrairement à votre chemise… » Je faisais une petite grimace avant d’attraper une mignardise. Je me concentrais sur son visage mais il ne me disait rien. « On peut tout de même dire que c’est plutôt efficace. » Je lui tendais une petite serviette si jamais il avait besoin de s’essuyer un peu.

Son petit rire gêné m’amusait. Je n’arrivais pas à le dissimuler. Mon grand sourire me trahissait. « Tout va bien ! Le buffet est toujours aussi délicieux. Et dieu merci les toiles sont saines et sauves. » Ce n’était donc qu’un petit accident et non un véritable désastre. Je me surprenais tout de même par mon calme face à cette situation. « Et puis ce serait plutôt à moi de m’en inquiéter. J’ai quasiment organisé cette soirée. » Je faisais signe à un serveur de nous apporter des coupes, pleines cette fois. Je lui en tendais une. « Je peux vous faire confiance ou dois-je m’éloigner de quelques pas ? » je plaisantais avant de boire une gorgée. « La soirée vous plait ? Amateur d’art dans l’âme ? »


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Mignardise et pluie de champagne
Il n'avait que lui pour se tourner ridicule à ce point là. Une galerie d'art, le chic du chic, une ode au luxe et à la richesse et il trouvait le moyen de prouver -si la question se posait encore- qu'il était un des plus grands empotés de Bray. Le plus grand empoté de Bray même ? Dans le doute et selon le précepte de ''il a toujours pire que toi'' Tobias n'alla pas plus loin dans ses récriminations intérieures. D'ailleurs il n'avait pas que ça à faire, ce n'était certes pas un mal de se remettre en question et cerner ses défauts mais ce n'était pas une raison pour se comporter comme un beubeu. Oui un beubeu car à force de rester planté devant la demoiselle au visage pas inconnu et émanant classe et sévérité sans rien dire… Il allait vraiment passer en plus d'un fieffé maladroit pour un simple d'esprit. A la rigueur ce n'était peut-être pas si mal : on avait tendance à se montrer indulgent face au QI en-dessous de la moyenne. Du moins la majorité des gens l'était et la jeune femme qu'il avait bousculé n'avait pas l'air de faire partie de ces gens qu'on place dans la ''norme''. Non elle avait plus l'air d'appartenir à ce genre de femme au-dessus des autres ou plutôt des dames de la haute. Tobias en fréquentait quelques une, les Tetras étant tout sauf pauvres. Ces dames qui pour la plupart avaient eut dés leur plus tendre enfance leur lot de compliment et d'indulgence respiraient la confiance en soi. Ce qui faisait cruellement défaut au jeune Tetras. Lui son éducation n'avait pas été basé sur l'illusion qu'il était le meilleur mais que seul la violence allait lui permettre de l'être. Cette philosophie n'avait jamais pris sur lui, il s'en accommodait tout au plus mais cette éducation de ''chasseur'' ne lui avait guère apporté au fond. Il savait se défendre face à des métamorphes ou des tritons ou ce genre de chose mais savoir bien se comporter en société lui avait toujours semblé risible. Quand votre vie ressemblait à un monochrome gris sans saveur la douce illusion du monde mondain vous semblait risible. C'est du moins ce que pensait Tobias et malgré sa difficulté à cerner les gens, pour une fois il n'eut pas vraiment de doute sur le fait que la femme qui lui faisait face était tout son contraire. La parfaite créature mondaine et lui le pauvre pataud mal dans sa peau.

Ce qui l'interloquait décidément le plus c'était que la demoiselle était tout au plus amusé au mieux d'être furieuse. C'était sans doute son jour de chance, enfin chance tout était relatif mais avant de reprendre la parole, face à l'attitude détachée et légèrement ironique de son interlocutrice , il se dit que la situation aurait pu être largement pire « Ah oui ma chemise … Je pense que le pressing de Bray va être encore ravie de voir leur meilleur et plus fidèle client. » Un nouveau un petit rire gêné, son humour un peu pitoyable semblait marcher donc autant continuer dans cette voie. « Efficace, c'est déjà ça à défaut d'être élégant. J'ai quand même peur de trancher avec l'ambiance des lieux. » Avec un geste de remerciement il attrapa la serviette que lui tendait aimablement la jeune femme et entreprit de limiter le plus possible les dégâts qu'avait subit sa chemise. Entreprise peu concluante mais il évita la catastrophe. Toujours penché sur sa chemise il ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux en entendant la suite des dires de celle qui lui faisait face.

- Oh vous êtes la propriétaires des lieux ?! Décidément je n'en rate pas une ! Dois-je prier le dieu des buffets pour votre indulgence ? S'exclama Tobias mi-gêné mi-catastrophé tout en conservant une pointe d'humour. Je pense que je vais me limiter à une seule maladresse pour cette soirée je n'ai pas envie de subir vos foudres. Continua le maladroit cette fois-ci avec un peu plus de confiance dans sa voix.

La jeune mondaine n'était donc pas une simple jeune mondaine. Tobias rigola intérieurement en pensant que sa poisse n'avait donc aucune limite. Il avait bousculé la propriétaire des lieux, la galeriste, décidément il n'en ratait pas une. Au moins cette information expliquait peut-être pourquoi le visage de la galeriste lui disait quelque chose.

- Je ne vous mentirais pas en vous disant que je suis un spécialiste mais je n'ai contre l'art… Je trouve juste tout ça un peu… Intimidant à vrai dire. Dit-il légèrement soulagé que la conservation tourne autour d'autre chose que son incapacité à ne pas se recouvrir de honte. Je connais pas les artistes exposés mais les tableaux sont frappants… intrigants aussi je suppose que c'est le but ? Questionna t-il en se grattant la tête l'air gêné de peur de dire des bêtises.

Il fallait le comprendre : étant tout sauf spécialiste des beaux-arts il ne voulait surtout pas se mettre à dos la galeriste ou la vexer ou pire provoquer son mépris en disant une énormité. Tout en essayant de paraître le plus sûr de lui il se rendit compte qu'il ne s'était même pas présenté et décida de réparer cette erreur. Il valait mieux tard que jamais et après tout il était là pour représenter les Tetras. À défaut d'en faire la meilleure publicité il allait tout de même faire un effort.

- Je m'en rends compte que je me suis même pas présenté, S'exclama de nouveau Tobias avant de rependre, Tobias Tetras. Hésitez pas à envoyé votre robe au pressing à ce nom… Ils ont l'habitude de rattraper mes gaffes. Dit-il en rigolant en se demandant bien pourquoi il s'évertuait à faire le clown. Décidément il était un bien piètre représentant.
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Les accidents sont parfois l’occasion de faire des rencontres intéressantes. Ce jeune homme n’était pas quelqu’un vers qui je serais allé spontanément et pourtant j’étais à ses côtés en train de discuter simplement parce qu’il avait faillit détruire ma robe. Bon le fait était aussi que les dégâts n’étaient pas irréparables, même si sa chemise en avait pris un coup. Je n’étais pas de mauvaise humeur. Tout allait donc dans le sens d’une discussion agréable. La situation m’amusait beaucoup. Etant donné sa remarque sur le pressing, mon interlocuteur devait avoir l’habitude des maladresses. C’est vrai, qu’il avait un peu l’air … empoté. « Ouh meilleur client… Rappelez moi de ne pas rester trop de prés de vous lorsque vous buvez quelque chose. Je n’y échapperai pas à chaque fois. » Il était gêné et je n’avais envie de le mettre à l’aise. Si c’était un potentiel acheteur, ce n’était pas bon pour les affaires.   « Mais non. Ne vous inquiétez pas avec ça. » Je lui tendais une serviette.

Le jeune homme semblait surpris de découvrir que je n’étais pas une simple acheteuse ou mondaine. Et oui, j’étais ici pour le travail et franchement lorsque l’on travaille un verre de champagne à la main et une robe somptueuse sur le dos, on n’a pas vraiment envie de s’en plaindre. Je haussais légèrement les épaules. « Pas totalement. Disons d’une grosse partie. Je suis la commissaire priseur. Je suis censée faire gagner de l’argent au propriétaire des œuvres… Pas à votre teinturier. » Je plaisantais une dernière fois, me promettant d’arrêter avant de devenir trop ennuyeuse. J’attrapais une nouvelle coupe de champagne, avant d’opiner. « En effet, ce serait préférable pour nous deux. » Je lui offrais un sourire totalement innocent.

Je m’intéressais ensuite à son degrés d’intérêt pour l’art. Je voulais en savoir plus sur ce qui l’amenait ici, mais également découvrir son identité. J’étais certaine d’avoir déjà vu son visage, mais mes sens n’étaient pas toujours très « valables » pour ce genre d’information. « Intimidant vraiment ? » Je voulais vraiment le faire parler. Il fallait le mettre à l’aise. « Effectivement. Le but est de susciter des émotions, de faire réagir la personne qui est en face. C’est une jolie manière de faire vivre des choses… » J’avais toujours adoré l’art, j’étais même un peu artiste même si mes dessins étaient pour moi uniquement. « Désolé, je m’emporte toujours un peu lorsque je parle d’art. Je trouve ça tellement parlant. »

Je finissais par apprendre son identité. C’était un Tetras. Ce qui expliquait ma connaissance de son visage. Le fils d’une grande famille. Nous ne nous étions jamais rencontré officiellement. « D’accord, ce qui explique pourquoi votre visage ne m’était pas totalement inconnu. » C’était bon pour les affaires. « Et bien enchantée. Anthéa Desporges…. Enfin ici je suis plutôt connue comme étant madame O’Murchù » Mon nom marital causait souvent des réactions. La famille de Castiel était extrêmement connue dans le coin. Ca pouvait être en ma faveur ou ma défaveur. J’avais donc l’habitude de me présenter sous mon nom de jeune fille au travail. « Ne vous inquiétez pas pour le pressing. En général je ne remet pas deux fois la même robe en soirée. » Je lui faisais un petit clin d’œil. J'attrapais un petit four. "Je ne prendrais pas le risque de trinquer avec du champagne mais un petit four me semble convenable. A cette soirée!"
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Tobias ne s'était pas rendu compte mais il était étrangement à l'aise. Oui malgré une gêne persistante il se sentait à l'aise avec son interlocutrice alors que cela aurait du être tout le contraire. On avait déjà vu mieux qu'une collision et du champagne renversé pour engager une conversation et se sentir bien dans sa peau. En plus d'être cliché et récurent pour Tobias c'était le genre de chose qui le stressait énormément. Cela lui faisait perdre ses moyens. Du moins encore plus que d'habitude. Tobias n'étant pas ce qu'on appelle ''un animal social''. Et pourtant la demoiselle, faute de nom, et même si madame lui convenait définitivement mieux, arrivait parfaitement à faire passer sa gêne potentielle au second plan. Elle ne le transformait pas en quelqu'un d'autre, Tobias restait Tobias, c'est-à-dire un clown mélangé à un éléphant dans un magasin de porcelaine particulièrement onéreuse, mais il se surprenait lui même. Il arrivait à converser plus ou moins normalement. Bon à base de blague pas forcément très élevée, des blagues d'un mec un peu paumé, mais c'était déjà ça. La soirée n'était peut-être pas tout à fait perdue. Tobias n'avait pas vraiment l'habitude de fréquenter le monde. Sa vie avait et était limitée aux à sa famille, à son devoir et à ses malheurs de raiponce moderne. Raiponce car Tobias ne connaissait pas vraiment le monde ni ce qu'on appelait la vraie vie. Le seul véritable moment de liberté qu'il possédait c'était quand il occupait son poste de bibliothécaire, las-bas il était enfin lui même et loin de tout les emmerdes surnaturels de Bray. Son métier c'était comme une parenthèse dans sa vie qui ressemblait à une mauvaise tragédie ou plutôt un soap opera particulièrement bordélique et de mauvais goût.

Son interlocutrice semblait être tout son contraire. Parfaitement à l'aise, habile et maîtresse d'elle même et de ce qui passait autour d'elle. La prestance de la commissaire priseur l'impressionnait. Elle lui répondait du tac au tac, sur un ton badin, à ses plaisanteries tout en faisant en sorte qu'il se sente à sa place. Ce qui n'était pas le cas mais la propriétaire des lieux avec son attitude mi sérieuse mi amusée, son allure sophistiquée et son air faussement innocent arrivait parfaitement à en créer l'illusion. Une redoutable femme d'affaire en somme. Elle devait être particulièrement douée dans le milieu de la vente d'art, cela ne faisait guère de doute, les pigeons/clients prêts à verser des sommes exorbitantes devaient se faire facilement embobiner. Seulement elle n'avait pas seulement l'air d'une business woman mais aussi une véritable passionnée. Ce qui tranchait totalement avec l'idée de ce que faisait Tobias des galeristes ou autres. Cependant la douche froide finit par vite arriver, le couperet tomba et heureusement Tobias n'avait rien dans les mains ou dans la gorge sinon il aurait déclencher une deuxième catastrophe. Verser du champagne une deuxième fois ou s’étouffer devant la femme de Castiel O Murchù n'était pas recommandé. Surtout quand on s'appelait Tobias et qu'on avait juré de plus jamais être mêler de près ou de loin d'une quelque façon à cette famille. Anthéa, pusique tel était son nom, elle semblait point troublée. Ce qui était loin d'être le cas de Tobias qui avait le temps de quelques secondes perdu toute couleur. Anthéa était elle au courant des relations plus qu'houleuses entre leurs deux familles ? Sans doute pas sinon elle ne lui aurait même pas parlé ou elle se serait très rapidement éloignée de lui après qu'il est décliné son identité…. A moins qu'elle s'amuse avec lui. Non, il ne devait pas se faire d'idée comme ça. Après tout c'était juste l'épouse de Castiel. Rien de plus, rien de moins.

- Oh ceci explique cela. Votre visage me disait également quelque chose. Les O Murchù ne sont inconnus à personne à Bray, Tobias esquissa un faible sourire, il fallait qu'il fasse bonne mesure et après tout Anthéa ne lui avait rien fait, Oui trinquons avec un petit four. Prudence est mère de sûreté comme dit ma grand-mère. acheva t-il en français.

Il grimaça en pensant à sa grand-mère, la phrase était sortie toute seule mais il avait plus que jamais aucune envie de penser à sa famille et surtout pas à Bérénice Tetras. Décidément quoiqu'il fasse tout ce qu'il essayait de fuir le rattrapait toujours. Sans être mélodramatique cela restait très chiant.

- Excusez moi mais je change peut-être brutalement de sujet mais comment êtes vous arrivées à être commissaire priseur ? Simple curiosité.

Oui changer de sujet était une bonne stratégie. De plus cela l'intéressait vraiment au fond. Bizarrement il s'était senti proche d'Anthéa ou plutôt prêt à nouer une banale relation amicale. Alors il avait aucune envie de pourrir sa soirée. Pour une fois il allait essayer de profiter du moment présent.
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L’art était l’une de mes véritables passions : il était difficile de m’arrêter lorsque je commençais à raconter l’histoire d’une toile ou d’un grand artiste. Grâce à la fortune familiale, j’avais pu me rendre dans les plus grands musées du monde. J’aimais découvrir de nouveaux artistes, de nouvelles choses. Je pouvais en parler pendant des heures sans m’arrêter une seule seconde, malheureusement le nombre d’amateur était plus que restreint notamment à Bray. Ici on venait dans les galeries pour se montrer, on alignait les billets plus par vantardises de posséder des pièces uniques que par amour, par les émotions qu’ils suscitaient…  Je m’arrêtais avant de saouler le jeune homme.

Je découvrais l’identité de la personne en face de moi : Tobias Tetras. Ce n’était pas n’importe qui, ce qui expliquait que je connaissais son visage. Je ne m’étais jamais vraiment penché sur cette famille. Je savais qu’avec Castiel, ce n’était pas vraiment le sujet à aborder. J’avais rapidement compris que la famille O’Murchù avait un tas d’ennemi, alors je ne serai pas étonnée un seul instant de découvrir une sombre histoire. C’était surement l’occasion de la découvrir. J’aimais me faire mes propres opinions. Je continuais de sourire. « A qui le dites vous ! Difficile de ne pas se sentir observé. » Je lui proposais de prendre un petit four plutôt que de trinquer à  cette présente en bonne et due forme. Je ne voulais pas prendre le risque d’envoyer une facture de teinturier chez les Tetras. J’étais surprise de le voir achever sa phrase en français. Agréablement surprise. C’était tellement rare : « Très bel accent français. » Cette soirée me réservait donc pas mal de surprises ! Je croquais à pleine dent dans le petit four. Dieu que c’était bon !

Tobias me questionnait sur ma carrière et comment j’en étais arrivée là. Il était vrai que je n’avais pas vraiment la tête du commissaire priseur type. Beaucoup se montrait sceptique lorsque j’énonçais mon métier : « Et bien, j’aime l’art. C’est une passion depuis toujours. J’ai toujours eu une certaine sensibilité aux couleurs, aux formes. Et puis … Mon dieu ca fait terriblement matérialiste… Mais j’aime beaucoup les beaux objets, ceux qui sortent du lot, qui ont quelque chose d’unique. Donc en faisant ce métier, je fais en sorte que tout le monde soit gagnant tout en profitant. » Tout en parlant, j’en profitais pour remettre mes cheveux en place, notamment une pince qui tentait de s’échapper. J’attrapais un verre – de soft – cette fois. « A mon tour de faire preuve d’un peu de  curiosité. Qu’est ce que vous faites vous dans la vie ? Parlez-moi un peu de vos passions ! » Il était temps d'en découvrir un peu plus sur ce jeune homme si maladroit et si discret. Toutes informations étaient bonnes à prendre.
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La femme de Castiel. Décidément il était malchanceux même quand il se croyait bien loin des tracas que la fortune pouvait lui faire subir. Il ne se souvenait plus vraiment dans quel cas précis il avait appris que Castiel se mariait. Il ne voulait pas vraiment s'en souvenir. Tout ce qui touchait de près ou de loin le triton était proscrit en son fort intérérieur. Cela faisait quelques années qu'il ne voulait plus entendre parler de ce qui avait été ''son meilleur ami''. Des mots, juste des mots et aucune tangibilité derrière. Il en avait fait l'amère expérience. Tobias s'abstint de se dire qu'il avait une large part de responsabilité dans le conflit qui les opposait. Plus qu'un conflit il s'agissait d'une véritable guerre froide entre eux. Chacun de leur côtés ils faisaient tout leur possible pour s'ignorer et ils réussissaient plutôt bien. Du moins Tobias le réussissait jusqu'à ce soir. En un seul nom sa petite vie plus ou moins mouvementée rentrait de nouveau en collision avec le nom des O Murchù. Il s'en serait bien passé. Cette famille n'était pas pour Tobias une source de bonne humeur. Cependant Anthea n'était que O Murchù par alliance. Elle lui avait donné une bonne impression et ce n'est parce-qu'elle était l'épouse d'une connaissance qui voulait oublier qu'il devait la détester automatiquement. Non il devait être plus intelligent que ça.

Il sourit à la remarque d'Anthea. Il devait être vraie que en tant qu'épouse de l'héritier d'une des familles les plus vus de Bray et d'Irlande les regards devaient être braqués sur elle. Le regard familial devait être aussi pesant. Tobias frissonna légèrement rien que d'imaginer le sacerdoce que devait être le fait d'avoir Gidéon O Murchù comme beau-père. Cela était du même niveau que d'être la belle-fille ou le beau-fils de sa grand-mère. Une torture de tout instant.

- M'en parlez pas. De mon côté j'ai la chance que peu de personnes se doutent que je suis un Tetras. Se mit à rigoler de nouveau Tobias.

Il était vrai qu'il n'avait pas vraiment l'allure d'un héritier d'une des familles les plus fortunées de la ville. Cela ne le dérangeait pas, au contraire, il s'en portait très bien. De son côté Anthéa avait tout l'air ce genre de femme qui aimait, raisonnablement, que les regards soient tournés vers elle. Elle possédait clairement la prestance et l'élégance nécessaire à ce genre de gageure.

- De rien, poursuivit-il en français avant de reprendre dans sa langue maternelle, Ma grand-mère parle beaucoup de langues. Je ne vous en fais même pas le compte mais reste t-il qu'elle tenait particulièrement qu'on apprenne à notre tour au moins deux langues étrangères, il s'arrêta un moment, il se surprenait lui même à être aussi bavard mais continua, cela lui faisait étrangement du bien de se confier, même sur des futilités, pour ma part c'est le français et l'italien. J'ai de la famille éloignée dans ces deux pays. C'est toujours utile, finit-il par dire avec un léger sourire timide. Il n'avait jamais aimé se mettre trop en avant.

Anthéa ne sembla pas se formaliser de sa tentative de changer de sujet puisqu'elle se mit à raconter plus ou moins ses raisons avec un naturel rafraîchissant parmi cette soirée ou l’hypocrisie restait reine. Tobias l'écouta attentivement et en profita pour saisir un petit four et y goûter. Ils étaient délicieux. Décidément la femme de Castiel avait le chic pour organiser les soirées, notamment dans son choix des traiteurs. Tobias afficha un air contrit quand  Anthéa lui renvoya la balle en lui posant à son tour une question plus ou moins personnelle.

- Haha, j'ai bien peur que cela soit moins glamour que vous, je suis en effet un modeste bibliothécaire parmi d'autre pour le compte de cette ville, déclara t-il en se grattant légèrement la tête, je suis aussi matérialiste à ma façon j'adore les livres. Les livres et la lecture bien évidement. C'est toute ma vie. Le plus charmant des échappatoires, continua Tobias l'air rêveur, les yeux pétillants du fait d'évoquer sa passion.

Il continua quelques instants à discourir sur la littérature, la lecture, son importance vitale pour la société autant en tant que divertissements que pratique intellectuelles, avant de se stopper en rougissant légèrement.

- Zut c'est à mon tour de m'emporter, je m'en excuse !  J'ai peur de ne pas avoir été aussi intéressant et construit que vous sur l'art… déclara un Tobias mi amusé mi gêné.

Il n'en revenait pas vraiment, de converser comme si de rien n'était avec la femme d'une personne qu'il ne pouvait plus voir en peinture. Il effaça aussi vite qu'elle était venue la pensée de Castiel. Même absent de sa vie il lui foutait le mouron. Les yeux partant un peu dans le vague il se servit un nouveau petit four pour penser à autre chose.

- Décidément vous me faîtes parler ! Ça doit être vos talent de commissaire priseur car si on m'avait dit que je nouerais du contact social à cette soirée j'aurais rigolé. Encore moins avec une O Mur, il s'arrêta net, excusez moi mais c'est que nos familles ne sont pas réputés pour s'entendre, acheva-t-il avec un calme olympien qui lui surprit lui même.

De toute façon il fallait bien aborder le sujet. Il n'avait pas envie d'être hypocrite. A ce qu'il sache Anthéa n'était pas partie prenante dans leur conflit et aborder même de loin le sujet le soulageait en quelque sorte. Pour une fois qu'il pouvait y penser et en parler plus ou moins anodine ment il devait en profiter même si la conversation se déroulait avec la fiancée de Castiel. De toute façon il n'existait plus pour lui donc il n'allait pas gâcher sa soirée.

Art et Maladresse

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Art & Maladresse - Tobias
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