Bohemian Rhapsody + Spencer&Castiel

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Magicienstaff
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Bohemian Rhapsody

« Spencer&Castiel »



Castiel courrait depuis une heure. Plus il courrait, plus le jour baissait, mais il n'en tenait pas vraiment compte. Il avait arrêté depuis longtemps de se préoccuper du monde qui l'entourait lorsqu'il faisait du sport. Il avait bien trop de choses à penser, trop d'activités à mettre en place pour se laisser distraire par des banalités. Sherlock l'avait compris depuis longtemps, il ne prenait la peine d'aboyer que lorsqu'il le voulait réellement, parce qu'il savait que son maître ne répondrait de toute manière que s'il en voyait l'utilité. Pas d'abus de lancers de bâtons pour le border-collie, pas aujourd'hui. Il n'en était pourtant pas en reste, la course étant ce que le chien préférait de toute manière. Le triton se demandait parfois ce qui passait par la tête de son animal pour s'enthousiasmer autant d'une balade, mais il avait bien vite abandonné. Il lui était arrivé aussi de se demander ce qu'il se passerait s'il demandait à son chien de parler. De toute évidence, il n'en était pas capable. ça valait aussi pour les humains. Que se passait-il lorsqu'il forçait quelque chose qu'il leur était physiquement impossible de faire? La réponse en était simple bien qu'absolument pas satisfaisante. La souffrance. Ils devaient souffrir le martyr jusqu'en devenir fous. A première vue, la question semblait hasardeuse, mais finalement, l'était-elle? Pouvait-on considérer les tritons comme surpuissants, s'ils pouvaient soumettre à leur volonté tous ceux qu'ils croisaient, même alors qu'il semblait impossible qu'ils en soient capables? Mais la question ne se posait pas. Ils ne pouvaient pas. Mais la folie dans laquelle ils pouvaient plonger n'importe qui, potentiellement, sans le moindre test à l'appui, certes, ça, c'était sujet à problématique. Que se passerait-il quand l'un de son espèce s'en rendrait compte? Castiel se vit effleuré de la pensée que les Renégats de son genre s'étaient sûrement basés sur ce principe pour détruire des dizaines de Surnaturels. Il n'en doutait pas une seconde. C'est comme ça qu'il ferait, lui. ça, et un coup de poignard en travers de la gorge. Encore heureux qu'il n'y pense pas de cette façon, mais par une curiosité totalement naturelle, quoiqu'un peu morbide.

Revenant à la musique qui martelait toujours ses oreilles, bien qu'il arrive parfaitement à l'occulter lorsqu'il n'y pensait plus, le triton grimaça. Ce n'était pas vraiment une bonne chanson, il devrait modifier sa playlist de temps à autre, ça ne ferait de mal à personne, et surtout pas à lui. D'un geste, il fouilla sa poche pour en ressortir son smartphone et changer précipitamment le son pour revenir à un classique: Kansas. Le rock ne l'avait jamais déçu, lui. Toujours au pas de course, il jeta un oeil sur l'heure affichée. 21h34. Daignant à peine balayer son regard dans les environs, il remarqua qu'il était ... Complètement perdu. Il n'était pas ici depuis assez longtemps pour avoir pris totalement ses repères en dehors de la ville, ce qui le laissait pour le moment sur le banc de touche. Avec un grognement de frustration, il s'arrêta, en profitant pour attraper la bouteille d'eau qu'il avait sur lui et en boire une lampée, pour la faire couler ensuite sur le sol, histoire que Sherlock en profite. " Bah alors mon vieux, tu me dirais pas où on est toi? Je sais que tu le  sais, t'as plus de mémoire que moi." Un aboiement bruyant lui répondit, et Castiel se mit à rire en secouant la tête. Le canidé avait surtout l'air de vouloir continuer la balade plus qu'autre chose. On ne pouvait pas dire qu'il l'avait bien nommé, pour le coup. " Comme tu veux, mais on repart dans l'autre sens !" Joignant le geste à la parole, le triton se remit en route. Il ne repartit cependant pas dans ses pérégrinations, et en profita pour regarder autour de lui. Peut être qu'il reconnaîtrait quelque chose qui le mette sur la voie.

Il lui fallut exactement douze minutes pour se retrouver devant le centre d'entraînement tempestaire. Prenant une pause pour se féliciter de savoir comment, à présent, rentrer chez lui, il marqua cependant un temps d'arrêt. Il n'en était pas certain, mais il lui semblait bien que Spence devait y passer avant de rentrer. Si elle y était toujours, il pouvait bien l'attendre devant. Il avait fini de courir pour aujourd'hui, et ça lui accordait une petite pause, bien qu'il ait bien repris son souffle un peu plus tôt. Sortant son téléphone, il se contenta d'écrire un message à sa meilleure amie, en espérant qu'elle ne le voit pas trop tard, et s'appuya contre le muret du centre, son chien se collant à lui comme à son habitude. Sortant son paquet de cigarettes de sa poche, il en alluma une, pour tousser bruyamment le temps de la première taffe. Sale habitude. Le sport et la santé d'un côté, le cancer des poumons de l'autre, et il ne pouvait pas attendre d'avoir assez d'air pour ne pas souffrir le martyr pour aller du premier au deuxième. Vivement que Spencer arrive.
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Métamorphestaff
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BOHEMIAN RHAPSODY × ft. Castiel & Spencer
Assise sur un rocher, les pieds dans l’eau, Spencer concentrait toute son attention sur l’étang artificel qui s’étendait sous elle. Elle était toujours étonnée de voir à quel point les concepteurs du centre d’entrainement avaient réussis à faire en sorte que chaque Tempestaire y trouve son compte et puisse s’entrainer et améliorer la maîtrise de son élément. La jeune femme s’y rendait au moins une fois par semaine, souvent bien plus, sachant pertinnement que seule la pratique assidue de son pouvoir la rendrait plus forte. Mais aussi parce qu’elle aimait ça, tout simplement. Elle s’entraînait jusqu’à n’avoir assez de forces que pour pouvoir rentrer chez elle, complètement vidée. Elle aimait par-dessus tout cette sensation d’avoir tout donné, d’avoir dépassé ses limites une nouvelle fois. Une sensation qu’elle retrouvait, peut-être dans une moindre mesure, quand elle courrait le matin ou quand elle allait à la boxe.

Pour le moment, Spencer ne se préoccupait que de l’eau qui serpentait, invisible à l’oeil nu, mais dont elle percevait chaque remou. Comme elle préférait s’entraîner seule - elle n’aimait pas utiliser son pouvoir contre quelqu’un d’autre et surtout pas montrer de quoi elle était capable à n’importe qui - c’est autour de ses chevilles que l’eau s’enroula, exerçant une pression de plus en plus forte. Elle s’entraînait depuis déjà un long moment et c’était son dernier exercice avant qu’elle ne se permette de rentrer chez elle, alors elle lâcha la bonde à son pouvoir, connaissant suffisamment sa limite pour ne pas se mettre en danger. C’était quelque chose qu’elle faisait depuis toute petite, un truc que son grand-père lui avait appris - il maîtrisait lui aussi l’eau douce et lui avait tout appris. Au début, elle sentait à peine une pression autour de ses chevilles et puis c’était devenu un jeu, de devoir s’aggriper pour ne pas tomber à l’eau, de plus en plus fort à mesure qu’elle arrivait à tenir plus longtemps et à accentuer la pression. Maintenant qu’elle tombait systématiquement à l’eau, le nouveau but du jeu était de tomber le plus vite possible. Bien sûr, elle ne trichait pas, et s’agrippait toujours de toutes ses forces pour ne pas se laisser entraîner dans l’eau. Cette fois-ci, elle tint une nouvelle fois de longues minutes, de très longues minutes, jusqu’à ce que ses doigts manquent de force et tout son corps plongea dans la mare.

La brune adorait l’eau, elle aurait pu rester là à barboter un long moment mais elle se sentait fatiguée et avait bien envie de retrouver Castiel et Eoghan ainsi qu’un bon repas bien chaud. Alors elle se dirigea dans les vestiaires, se sécha rapidement et entreprit de se changer. À ce moment, elle sentit vibrer dans son sac. Son téléphone clignotait d’une lumière verte, signal qu’elle avait reçu un message. Le nom de son meilleur ami s’afficha ainsi qu’un court texte lui indiquant qu’il se trouvait dehors et qu’il l’attendait. Spencer termina de se préparer en deux deux et sortit à grand pas du complexe. La nuit était tombée depuis longtemps et il faisait assez frais pour qu’elle resserre son écharpe autour de son cou. Elle repéra la silouhette de son meilleur ami et pressa le pas pour le rejoindre au plus vite. En voyant la petite lumière rougeoyante et la fumée dégagée par la cigarette, elle leva les yeux au ciel. « Sérieux Cas, t’es vraiment une contradiction à toi tout seul. » Elle fusilla la cigarette du regard et plissa le nez pour bien montrer que l’odeur l’incommodait, même si son meilleur ami n’avait sûrement pas besoin de ça pour le savoir. Mais elle passa bien vite à autre chose, ravie de voir Castiel à la sortie de son entraînement et de faire le chemin du retour avec lui. « Que me vaut cet honneur ? »
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Magicienstaff
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Bohemian Rhapsody

« Spencer&Castiel »



La cigarette, ça avait toujours été sa mauvaise habitude favorite. Gérant d'un bar, on pourrait croire qu'il serait peut-être plus porté sur l'alcool, mais ça n'avait jamais été le cas. Il avait certes des circonstances atténuantes, servir et voir tous les alcooliques du Refuge n'étant pas réellement sa vocation. Il ne s'était pas réveillé un matin et par la lumière divine s'était rendu compte que le journalisme n'était pas aussi intéressant qu'un bon whisky. Même s'il appréciait ces derniers à leur juste valeur. L'alcool, non, pas vraiment sa tasse de thé. Mais la cigarette ... C'était quelque chose dont il ne pouvait se passer. Il était pourtant bien au courant des dangers, et de l'aspect plus destructeur que serviable du tabac. C'était une erreur de croire que les fumeurs n'en savaient rien, ou n'en avaient pas peur. Lui, il craignait le cancer, et tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin  à sa santé directe. Mourir de quelque chose oui, souffrir le martyr sur un lit d'hôpital, beaucoup moins. Pourtant, ce n'était pas comme s'il pouvait décider d'arrêter sans problème. Il savait qu'il replongerait, deux, trois, quatre fois. Alors pourquoi prendre la peine d'essayer? Castiel avait commencé à fumer à quinze ans. Quinze ans, c'est jeune. Assez pour qu'à l'heure actuelle, il ne s'imagine pas faire sans. Surtout maintenant. Le café et la clope, des moteurs comme certains autres pour pouvoir tenir éveillé lors de longues nuits de boulot. Et quand on menait deux vies, il ne fallait pas user du sommeil trop longtemps, au risque de se perdre dans un retard irrattrapable. Mais comme dirait son père, il l'avait choisi. Ce n'était pas comme si on lui avait mis le couteau sous la gorge ou qu'on l'avait contraint à vivre sous couverture. Non, s'il le faisait, c'était en toute connaissance de cause, il avait pesé le pour et le contre, avait vu l'attitude la plus subtile et intelligente à adopter, et l'avait faite sienne. Alors il ne pouvait pas se plaindre.

En attendant Spencer, il se mit à penser à son boulot. Loin était le temps où il avait un bureau. Certes, il n'y était jamais, toujours à enquêter à droite et à gauche, présent seulement pour faire ses rapports ou prendre la température auprès de ses collègues. Il travaillait la plupart du temps chez lui et non au journal, du moins tant qu'il le pouvait. Mais il se demandait. Qu'est ce qu'ils pensaient, là bas, de sa crise des vingt cinq ans, de son départ précipité alors qu'il était de toute évidence l'un des meilleurs de la boîte? Le triton avait ce défaut de se soucier bien trop de l'opinion des autres. Il savait pourtant que quelques uns de ses collègues devaient être heureux. Qu'il ne soit plus là pour leur voler la vedette. Mais pas Arté. Arté, elle, elle devait être triste. Y penser, c'était un peu un brise coeur, alors il évitait. Pourtant, il savait que pendant longtemps, elle n'avait eu que lui pour s'en sortir. Castiel n'avait jamais eu de soeur. Du moins pas officiellement. Puis on lui avait assigné cette stagiaire, une apparence trop fragile, et pourtant une force de caractère que personne ne soupçonnait. La solitude, c'était son poison, à Arté, alors Cas' avait été là du début à la fin. Jusqu'à son départ, au moins. Sans s'en rendre compte, il avait sorti son téléphone. un coup de fil, ça coûte pas cher. Pourtant, il savait que ce n'était pas une bonne idée. Parce qu'il serait obligé de lui mentir, et il n'aimait pas ça.

La voix de Spencer le tira des nuages. Il fallait toujours qu'il pense à quelque chose, il ne pouvait simplement pas rester à attendre sans que son esprit ne vagabonde. Il sourit, tirant sur sa cigarette, comme un défi. Il savait qu'elle n'aimait pas ça. Mais de toute manière, il arrivait à la fin alors il la jeta. " C'est comme ça que les gens m'aiment. Illogique et complètement con."  Il pouvait réfléchir à l'avance à des dizaines de choses, mais à côté de ça, n'hésitait pas à spontanément se vautrer en beauté. Pour se rassurer, il se disait que ça faisait partie de son charme. Pas sûr que ce soit vrai mais on ne perdait rien à espérer. Se levant de son muret, il lui fit un sourire un peu gêné. " Je me suis paumé. Puis apparemment j'étais pas loin de là puisqu'en essayant de retrouver mon chemin je suis tombé sur le centre." Il aurait juste pu lui dire qu'il voulait lui faire plaisir, mais elle savait très bien qu'il ne se serait pas déplacé jusque là seulement pour la forme. Alors autant être honnête. " Mais au moins, y en a un qui a passé une bonne fin de journée." Désignant Sherlock qui sautillait autour de Spencer, l'oeil brillant de fatigue mais heureux comme un pape, le triton se mit à rire. Et toi, t'as noyé quelqu'un aujourd'hui? C'était la question qu'il lui posait à chaque fois, comme si un jour la réponse allait être positive. Quelque part, il admirait son pouvoir, c'était fascinant de voir ce que les uns et les autres pouvaient faire.
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Métamorphestaff
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Castiel la nargua en tirant une dernière fois sur sa cigarette avant de la jeter et de l’écraser du bout du pied. Spencer se retint de lui tirer la langue dans un geste parfaitement mature. Elle n’était jamais aussi peu adulte qu’en présence de Castiel avec lequel elle s’était toujours sentie libre d’agir sans se poser la moindre question. « Il n’y a que moi qui t’aime comme ça, les autres te supportent juste. » le taquina-t-elle, sachant parfaitement que c’était faux. Tout le monde, ou presque, à quelques exceptions près, aimait Castiel O’Dwyer et sa gueule d’ange. Gueule d’ange qui lui adressa un petit sourire lorsqu’il lui annonça qu’il se trouvait là parce qu’il s’était royalement perdu. La brune se mit à rire, mais pas trop fort ni trop longtemps parce qu’elle savait bien que, sur ce sujet, c’était retour à l’envoyeur direct. Elle ne pouvait pas trop se permettre de critiquer le sens d’orientation de son meilleur ami quand le sien propre était tout simplement… inexistant. « Je te dirais bien que maintenant, je suis là, et qu’on va rentrer à l’appart sans encombres mais… » Petite moue pincée, pas besoin de terminer sa phrase, les mots en suspens étant parfaitement clairs. Encore qu’ils avaient de la chance, le chemin pour aller du centre d’entraînement à chez eux était relativement simple, assez simple pour que Spencer le mémorise presque parfaitement et ne se trompe quasiment pas. Elle tournait encore du mauvais côté quand il fallait bifurquer mais se rattrapait vite et finissait quand même par atterrir chez elle.

Un aboiement lui fit baisser les yeux. Son sourire s’élargissant, Spencer s’accroupit pour enlacer Sherlock et enfouir son visage dans son pelage si doux. « Tu m’étonnes, c’est Noël pour lui. » C’était vraiment loin d’être un chien malheureux. Spencer le sortait tous les matins puisqu’elle était quasiment toujours la première levée et l’emmenait avec elle pendait qu’elle courrait. Castiel n’était pas en reste, souvent à aller courir ou à sortir, alors même s’ils vivaient en appartement, le chien était aussi heureux qu’un poisson dans l’eau. La jeune femme se redressa, grattant au passage Sherlock derrière les oreilles, sachant qu’il raffolait de ce genre de caresses. Visiblement, cette promenade n’avait pas réussit à l’épuiser puisqu’il sautillait désormais derrière elle pendant qu’ils se mettaient lentement en marche.

La question habituelle lui arracha le même petit sourire que d’habitude. Ils avaient plusieurs petits rituels, qu’il lui demande ça en étant un depuis qu’ils se connaissaient, autant dire une petite éternité. Spencer se demandait parfois - non sans se demander au passage si c’était horrible de penser comme ça - si elle aurait jamais rencontré Castiel si ses parents n’étaient pas décédés et qu’elle n’était pas allée vivre chez ses grands-parents. Rien que pour lui, et parce que son deuil était fait depuis longtemps, elle ne parvenait pas à regretter la mort de ses géniteurs et n’était pas sûre qu’elle échangerait sa vie d’aujourd’hui pour les revoir. On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne, et la brune était absolument certaine de ne pas vouloir perdre Castiel. « Toujours pas, je suis la seule à avoir terminée à l’eau. »

Sherlock tournait et retournait autour d’eux, en quête de toujours plus d’attention, s’éloignant d’eux le temps d’aller renifler un buisson ou deux. « Et toi alors, bonne journée ? »
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Magicienstaff
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« Spencer&Castiel »


Le triton grimaça face à la réplique de sa meilleure amie, mais ne rajouta rien. Il n'en était pas pour le moins du monde vexé, d'autant qu'il était certain qu'elle n'était pas vraiment dans le tort, quand bien même elle plaisante à ce sujet. On pouvait dire que dans son refuge de naissance, Castiel avait su conserver un côté assez sociable, qui attirait les autres, parce qu'il était vrai. Ici, c'était un peu différent. Si on enlevait certains cas qu'il nommait plus volontiers des anomalies, il n'avait envie de se lier à personne. Tout simplement parce qu'il savait que se lier, c'était possiblement compliquer les divers choix que sa position lui posait en chemin. C'était admettre qu'il risquait de blesser tous ceux qui se déclareraient comme ses amis. Et même s'il réfléchissait avant de ressentir, il savait qu'il ne pouvait pas se permettre de se donner le luxe de l'hésitation. Il y avait trop à perdre pour certains, trop à gagner pour d'autres, et pour lui, la vérité. Entraver son propre chemin, c'était une connerie. Le brun avait beaucoup de mal à penser à autre chose ces derniers temps, ça en devenait une obsession. Peut-être que si tous les habitants du Refuge ne tournaient pas qu'autour du Conseil, ce serait différent. mais ici, c'était le summum du centre de gravité que personne ne comprend mais que tout le monde vénère. Et c'était dangereux, pour tout le monde, y compris ceux qui croyaient en un refuge meilleur.  Sortant de ses pensées, encore une fois, il se mit à rire. " Mais on a plus de chances d'arriver à New-York sans savoir par où on est passé que de se poser sur notre canap', j'ai bien compris t'en fais pas." Techniquement, ce serait impossible, le seul passage se trouvant .... En dessous de leur appartement, mais savait-on jamais.

Sherlock était toujours ravi de voir Spencer, même s'il la voyait pour ainsi dire tous les jours. Même si son maître avéré était Castiel, ce dernier se posait la question de savoir avec qui le chien serait le plus heureux si jamais ils vivaient séparément un jour. C'était une question assez dure, presque comme s'il s'agissait d'un enfant de parents divorcés. Mais il fallait dire qu'il l'avait adopté très peu de temps après qu'ils soient arrivés, alors qu'ils étaient déjà en colocation. Même le chien ne saurait pas dire qui écouter s'il recevait deux ordres contradictoires. Sauf,bien sûr, si Castiel se servait de son pouvoir à l'insu de Spence - la triche étant pour lui le meilleur moyen de gagner. Mais elle le devinerait de toute manière. Parfois, lorsque cela arrivait, le border-collie se contentait tout simplement de les regarder l'un et l'autre l'air complètement perdu, puis de se coucher entre les deux, désolé de ne pouvoir suivre aucun des ordres donnés mais ne sachant pas lequel privilégier. Ou alors il ne comprenait juste rien aux demandes des humains et ils passaient tout aussi bien pour deux cons. Mais bon, Sherlock était beau et bien dressé, on pouvait tout lui pardonner.

Alors qu'ils marchaient, prenant parfois des virages en hésitant sur le chemin à prendre, Castiel écoutait Spencer. Lorsqu'ils n'avaient pas, à l'époque, la possibilité de se voir, ils s'appelaient au moins une fois par jour pour connaître la journée de l'autre. C'était pas grand-chose, en réalité, mais ce genre de petits rituels, c'était ce qui faisait leur amitié depuis le début. Tu pourrais te trouver une cible. Une tempestaire d'électricité peut-être. ça ferait Pikachu contre Magicarpe, ça serait drôle. " Il prit une pause avant de sourire avec malice. Au cas où, c'est toi Magicarpe."

Le jeune homme prit un temps pour réfléchir à sa journée. Il ne travaillait pas au bar, exceptionnellement. Enfin, il y était passé pour faire des comptes, comme plus ou moins tous les jours, mais alors que d'ordinaire, il se serait mis derrière le comptoir, il s'était simplement assis au bar avec ses documents tout en parlant à ses barmaid. ça n'avait pas duré longtemps, cela dit, puisque le père O'Dwyer avait précisément choisi cette date pour venir aux nouvelles. " J'en sais trop rien, j'ai eu un appel de mon père. Il est sûrement soucieux que je coule pas son bar."  Spencer était sans doute la seule à connaître la violence dont il faisait preuve à son égard, la seule à avoir vu avant qu'il ne les cache les bleus qu'il se tapait plus ou moins tous les jours. Alors ce ne serait sûrement pas accueilli avec des applaudissements. " Je pense que c'est pour ça que j'ai dû aller courir. " Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il avait aussi passé pas mal de temps accroché à son ordinateur et au tableau accroché dans sa chambre - qu'il retournait lorsqu'il n'y était pas - pour essayer d'établir des connexions entre les meurtres et les actes du Conseil par l'intermédiaire des membres qu'il y connaissait. Non, il n'avait pas chômé, mais ce n'était pas encore le temps de parler à coeur ouvert.
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Métamorphestaff
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En riant, Spencer enroula son bras autour de celui de Castiel, une façon de dire qu’elle ne pensait pas un mot de ce qu’elle disait ou alors qu’elle l’en aimait pareil. Quoiqu’il fasse, elle savait qu’elle l’aimerait toujours autant, c’est bien pour ça qu’elle se retrouvait aujourd’hui à vivre dans le Refuge où elle était née, alors qu’elle se portait mieux à des milliers de kilomètres de son frère aîné. Partis comme ils l’étaient, elle risquait fort de voir son vœux exaucé. Comme le disait si bon Castiel, ils avaient plus de chances de se retrouver dans le monde des humains que chez eux, tranquillement affalés devant la télé. Ce serait quand même un comble étant donné qu’ils vivaient juste au-dessus de l’unique passage permettant aux gens d’aller et venir entre le Refuge et la ville de New-York, mais avec Spencer, tout était possible. « Tu te moques, mais si quelqu’un pouvait en être capable, ce serait bien moi. » Pourquoi est-ce que la nature avait jugé bon de la dépouiller totalement de sens de l’orientation ? Aucune idée. Petite, ses parents s’inquiétaient souvent de ne pas la voir revenir à l’heure fixée mais ils avaient rapidement appris qu’il ne servait à rien d’appeler la police, que la petite fille était juste perdue quelques rues plus loin, incapable de retrouver son chemin. Heureusement que ça c’était arrangé avec le temps et que les lieux qui lui étaient familiers n’étaient plus des labyrinthes pour elle. Malheureusement, ça avait beau faire six mois qu’elle empruntait ce chemin, vu qu’elle réussissait toujours par y arriver par des chemins différents, elle était toujours incapable de se repérer. Et forcément, il fallait que son meilleur ami soit aussi peu doué qu’elle. « On aurait quand même pu prendre un chien avec un meilleur sens de l’orientation que nous… » Un coup d’oeil dépité vers Sherlock. Ça n’était pas lui non plus qui les aiderait à regagner leurs chez eux. Ils s’étaient bien trouvés, tous les trois.

La Tempestaire ne comptait plus les fois où elle avait imaginé ce que serait sa vie actuellement si ses parents n’étaient pas décédés, qu’elle n’avait pas déménagé et qu’elle n’avait donc pas rencontré Castiel. La seule idée de penser une vie sans son meilleur ami lui donnait des frissons. Depuis qu’elle l’avait rencontré, il était devenu indispensable à la brune, au moins autant que l’air qu’elle respirait. Maintenant qu’ils vivaient ensembles, Spencer avait l’impression d’avoir trouvé un bon équilibre. Là où, avant, la présence du Triton lui manquait constamment, maintenant elle savait qu’elle le verrait en rentrant ou en allant travailler, qu’ils se retrouveraient pour aller à la boxe, ou que, comme ce soir, il se perdrait et l’attendrait devant le centre, et elle en était pleinement satisfaite. Elle préférait nettement lui raconter ses journées de vive voix, posée sur le canapé avec une bière, que par téléphone. Même si ça voulait dire l’entendre et le voir se foutre ouvertement d’elle. « Nianiania, je te signale, princesse Ariel, que je peux te transformer en poisson quand je veux, alors me cherche pas trop. Et puis, tu vois, je me sens plus comme un Leviathan, forte et dangereuse, donc fais gaffe à tes écailles. » fit-elle en lui donnant un léger coup d’épaule, pas trop fort parce qu’elle le savait plus fort qu’elle et parce qu’elle était toujours accrochée à son bras et n’avait pas envie de se casser la figure. « Non, puis je préfère vraiment m’entraîner seule. Entre toi et Eoghan, j’ai vraiment plus une minute où je peux être tranquille, et ça me maaaanque. » Non, elle adorait leur coloc, une vraie mère poule qu’elle s’amusait à faire tourner en bourrique, et n’échangerait sa place contre rien au monde, surtout quand cette place se trouvait à deux mètres de Castiel.

La seule mention du père O’Dwyer la fit se rembrunir. Une des raisons pour laquelle elle n’avait jamais interrogé Castiel sur les motivations qui l’avaient poussé à quitter son métier de journaliste qu’il aimait tant pour un autre Refuge où il ne connaissait personne et où il allait tenir un bar, c’était parce que ça l’éloignait pas mal de son paternel. Dire que Spencer ne l’aimait pas était encore bien gentil. Elle se souvenait de toutes les marques sur le corps de son meilleur ami, de toutes les choses qu’il ne disait pas clairement sur sa relation avec lui mais qui étaient bien assez sous-entendus pour que la jeune femme comprenne. Il ne pouvait rien lui faire, au téléphone, rien de physique, en tout cas, mais elle aurait bien aimé qu’il perdre pour toujours le numéro de son fils. « S’il pouvait couler, lui. » grogna-t-elle sans sa barbe, pour elle-même. Ce serait le comble pour un Triton. Elle comprenait mieux pourquoi il était parti courir à une heure pareille et pourquoi il avait perdu son chemin, s’il était plongé dans ses pensées et pas concentré sur ses pieds… « Si ça l’inquiète tant, qu’il se fasse faire parvenir des témoignages de clients et les bilans financiers, il verra bien que tu le gères d’une main de maître. » Peut-être parce qu’elle avait perdu ses parents jeunes et que ses grands-parents l’avaient toujours laissée libre de faire ce qu’elle voulait, tant qu’elle ne dépassait pas les bornes, mais elle avait énormément de mal avec l’autorité familiale et les pères (ou frère pour son cas) qui se mêlaient trop de la vie des autres. « Je dis que ça mérite bien une bière, tant d’efforts. Quand on arrivera à rentrer, bien sûr… »
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Magicienstaff
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« Spencer&Castiel »


Il était tout de même curieux qu'il n'y ait qu'un seul passage vers New-York. Logique, étant donné que le Refuge n'avait été construit que dans le but de protéger la population, et donc que l'entrée ne soit possible que par un seul endroit, permettant plus facilement les registres - registres qu'il tenait lui-même, d'ailleurs, étant donné que le passage se faisait dans son bar - était la chose la plus sensée possible, mais curieux. Il s'était toujours demandé si ce genre de magie pouvait se contenir à cette seule zone, ou si les leprechauns n'avaient pas échoué sur au moins un plan de leur défense. Le prix qu'ils en avaient payé était certes assez fort, mais c'était tout de même le genre de questions qui l'empêchaient de dormir paisiblement arrivée la nuit. On ne savait jamais, après tout, où étaient les Renégats et ce qu'ils complotaient. Si le Conseil était au courant, personne d'autre ne l'était, et c'était précisément ce qui le préoccupait. Mais si un tel passage, second passage existait, caché au creux d'un fourré à la Alice aux pays des merveilles, nul doute que Spencer serait la mieux placée pour le trouver. Spencer ou Sherlock, d'ailleurs, qui n'était pas mieux loti. On aurait pu croire qu'un tel chien saurait trouver seul son chemin... Mais non. Il avait le sens de l'orientation d'une poule, et ce n'était pas peu dire connaissant lesdites bestioles. " Tu parles du chien qui a réussi à se coincer dans une tanière de lièvres, quand même." On pouvait dire que ce jour-là, il s'était payé un bon fou rire, même si Sherlock avait semblé, l'espace d'une minute, aussi paniqué que s'il avait croisé un fantôme. Il en avait eu mal au ventre tellement il avait ri, avant d'enfin se décider à aider son chien. La véritable question avait été de savoir comment le border-collie y était entré et comment il avait réussi à se tourner pour appeler à l'aide, mais ça, ça demeurait un mystère encore aujourd'hui.

Mais ça, elle le savait. Elle était avec lui ce jour là, après tout. S'il se souvenait bien, ce n'était il n'y a pas si longtemps, lorsqu'ils avaient voulu explorer les environs, et surtout la forêt. Ayant toujours vécu en ville, c'était quelque chose qui fascinait Castiel, ce rapport avec la nature. Il fallait dire que leurs pouvoirs n'étaient pas réellement compatibles avec la vie qu'ils menaient. Tous deux liés à l'eau, il y avait très peu d'endroits où ils pouvaient l'exercer, dans leur ancien refuge. Une piscine en béton, des murs partout, aucune once de liberté. Ici, c'était différent, c'est ce qu'il aimait. " Te flatte pas trop, tout le monde peut me transformer en poisson quand il veut. Et moi si je veux, je peux te faire faire la danse du canard sur le comptoir du bar, alors on se calme, Magicarpe."  Même s'il en plaisantait, il savait que Spencer ne se doutait pas une seconde du fait qu'il n'oserait jamais utiliser son pouvoir contre elle. Non pas qu'il ait le moindre scrupules à l'exercer sur n'importe qui d'autre. Mais Spencer? Elle représentait bien trop pour lui pour qu'il s'y risque. Sans même parler du fait qu'il ne voudrait jamais rien lui imposer sans qu'elle n'en ait le choix. C'était toutefois bien drôle de sous-entendre le contraire. Avec une moue vexée, le triton lui rendit son coup d'épaule, le moins fort possible. " Si ça te manque tant que ça tu peux te prendre ton propre appart et me laisser vivre mon amour impossible avec Eoghan hein, tu nous manqueras pas !"

Castiel connaissait très bien l'avis de Spencer sur son père. Ce n'était pas vraiment étonnant compte tenu du fait qu'elle n'en avait jamais eu une bonne image par les bribes d'informations qu'il pouvait lui donner, ou tout simplement par ce qu'elle voyait. Castiel avait été dominé pendant longtemps par son paternel. Il n'en était pas fier, mais c'était ainsi. Il avait toujours eu peur de s'opposer à lui, encore maintenant, même s'il clamait que c'était son choix. Alors il ne pouvait pas en vouloir à Spencer pour sa réaction, lui même ne comprenait pas vraiment pourquoi il continuait à s'y attacher à ce point, jusqu'en paraître ridicule. Il arrivait encore à être touché par sa déception, que son père distribuait bien plus facilement que son affection. " Si tu veux mon avis, il va finir par venir voir en personne." C'était une certitude pour le triton. Non pas qu'elle le ravisse personnellement, mais il savait que son père finirait par céder au désir de venir réclamer sa part de pouvoir en personne, un jour ou l'autre, surtout lorsqu'il se rendrait compte que son fils n'est pas réellement là pour le servir, ou pas seulement. " Je rêve d'une bière ... Et d'une pizza, histoire d'éliminer tout le sport qu'on a fait."
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Bohemian Rhapsody + Spencer&Castiel
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