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 Baston et emmerde [PV Aldrich]

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Baston et emmerde

Aldrich Mercer

&

Tomas Keegan

Je suis très certainement la personne la moins patiente lorsqu'il s' agit d'enquête. Plusieurs mois que je cherche, puis je me retrouve ici à Bray dans l'espoir de trouver une piste et pourtant... Rien. Que dalle. Ou du moins pas grand chose. J'ai fait une rencontre lors d'une promenade matinale, mais pas plus. Je m'y prends très certainement mal, après tout, je ne suis pas enquêteur ni inspecteur, et j'ai la sensation de passer plus de temps à mon travail qu'à mes recherches. Mais en même temps quand on n'a pas un rond, on est bien obligé de bosser comme un taré pour vivre et ne pas inquiéter mes parents. Leur faire croire que je prends encore ces putains de cachets que tout baigne... La blague. Qui aurait pu croire que je me prendrai un jour un quotidien bourré de mensonge envers ceux qui m'on éduquer. En bref, ce soir ce n'est pas la joie dans mon crâne. Ça broie du noir, ça déprime, le genre de période chez moi que je déteste. Assis sur mon canapé grinçant, ma tête cachée entre mes mains, j'écoute ma respiration. Comme si je voulais me réconforter d'être encore en vie et entier. Une fois calmer je fini par me lever pour me prendre à boire. Mais je n'avais rien, et c'est par ce manque de boisson qu'une idée me vient. En général, qu'elle est l'endroit le plus bavard... Les bars, c'est un peu stéréotypé comme réponse, mais ça peut toujours m'emmener à une première piste qui s'est ? 

C'est dans une optique plutôt septique que je me dirige au bar le plus près de chez-moi. Sur le chemin, je me répète sans cesse mon objectif, boire un à deux verres seulement, écouter ce qui se dit autour de moi et poser des questions seulement si c'est nécessaire. Mine de rien je préfère me faire le plus discret possible. Tout ce que je veux, c'est connaître ma vraie famille, mon histoire et les raisons pour lesquelles je peux réellement me transformer en corbeau. J'entre donc dans le bar, une sorte de boui-boui. Poisseuse, la musique forte, l'ambiance sombre... L'Ambuch est un bar à la fois parfait, mais pas parfait pour avoir des infos. En fait, je n'en savais rien, mais la musique ne m'aide clairement pas à entendre ce qui se dit autour de moi. Je m'assois au comptoir et commande un alcool au hasard pour ensuite par reflex pencher ma tête sur le côté droit en grimaçant. Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de saisir mon verre de ce qui semble être du rhum qu'un groupe d'ivrogne me bouscule. Ne bronchant pas, je prends l'option de faire comme s’il n'existait pas. Mais lui n'a pas décider de cette oreille, il finit par me pousser dans le but de me faire tomber de ma chaise. Je me rattrape de justesse et ne peux pas m’empêcher de le regarder froidement.

Ce mec était ivre, ça se voyait et sentait à plein nez, mais il m'énerve déjà. Il me regarde de haut pendant que moi, je ne le lâche pas du regard. 

« Excuse-toi connard ! »

J'inspire un grand coup et ne réponds pas, il me pousse.

« Oh le taré, je te cause ! »

Taré... Ce mot raisonne dans ma tête, je grimace en me tenant le front et penche encore ma tête sur la droite.

« Comment... Tu m'as appelé ? »

Comme fier d'avoir réussi à toucher une corde sensible, il se met à rire avec ses potes et prend l'audace de répéter.

« Taré, fou, psychopathe et surtout con et... »

Voyant rouge, je ne lui laisse pas le temps de finir ça phrase que je lui donne un coup-de-poing dans sa mâchoire. Il tombe au sol ses amis recule surpris de la situation. Le regarde noir menaçant et surtout remplie de haine, je le soulève par le col le pose à plat ventre sur le comptoir et le fait glisser tout le long afin qu'il se prenne tout les verres et bouteilles sur son passage. Une fois de nouveau à terre, je le saisis de nouveau à califourchon sur lui soulevant sa tête par les cheveux et lui donnant plusieurs coups-de-poing en plein visage. On finit par me séparer de lui, c'était ces potes qui mine de rien aide quand même leur camarade. Je donne un coup de coude dans le ventre à celui qui me tenait les bras et donne un coup de pied aux cotes de celui qui l'accompagnait. Ne contrôlant plus ma colère, je donne un coup-de-poing à une autre personne qui s'approchait de moi. 

 
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Les derniers jours avaient été éprouvants pour Aldrich. Les semaines qui précédaient et suivaient Noël était toujours très chargées. Le mois de décembre était une période faste pour gagner de l'argent facilement (et malhonnêtement), grâce à tous les pigeons qui pensaient naïvement (et bêtement) que faire plaisir à leurs proches consistait à dépenser sans compter.

En réfléchissant à cela, Aldrich pensait en priorité aux personnes les plus aisées. Les autres ne l'intéressaient pas. Tous ces crétins qui croyaient naïvement que Noël était avant tout une célébration pour se retrouver autour d'une table avec ceux qu'on aime… Quels imbéciles ! Quel ennui ! Noël, c'était fait pour montrer aux autres qu'on était plus riches qu'eux, fin du débat.

Par conséquent, ceux-ci, ceux qui dépensaient sans compter, eux, ceux-là, ils constituaient la cible priorité d'Aldrich. Les couillons qui se promenaient avec une cible dans le dos et une large somme dans leur porte-monnaie.

Ce que l'underworld ne connaissait pas spécialement, et c'était une technique qu'Aldrich avait développée avec le temps, c'était qu'il était beaucoup plus profitable de voler les cadeaux et de les revendre plutôt que de dérober cartes bleues et chèques à la volée. Cela réclamait beaucoup plus d'organisation, bien sûr, et beaucoup plus d'efforts, mais quand il s'agissait d'argent et de prestige, Aldrich ne connaissait pas l'épuisement.

Ainsi, ce soir, c'était relâche au bar de l'Ambush. Aldrich avait voulu se rendre dans un lieu un peu luxueux, voire carrément au Straight No Chaser s'il le fallait, mais la fatigue l'avait rattrapé, et il avait décidé de se rabattre sur le premier bouge de Dragon Alley qui lui passait sous la patte.

Le bar était sale. Dégoûtant. Plein de pauvres et de désabusés. Immédiatement, Aldrich se sentit déprimer. Il voulut sortir, mais Harvey lui avisa plutôt de manger au moins un morceau avant de repartir.

— Manger quoi ? rétorqua Aldrich. Le seul truc qui ne doit pas avoir de germes ici, ce sont les germes eux-mêmes. Regarde-moi ça. C'est pourri. C'est poisseux. C'est sale. On vaut mieux que ça. On se casse. Maintenant.

Harvey soupira, se massa le front et ferma les yeux. Quand il les rouvrit, son patron avait disparu. Il se tourna vers ses collègues, Frankie et Alejandro.

— Où il est passé ?

Les deux hommes tendirent le doigt vers une alcôve reculée du bar. On pouvait y voir Aldrich tenter vainement d'attraper un point rouge qui gigotait sur le mur. Point rouge dont l'origine se trouvait dans le reflet d'un néon pourpre au travers d'un verre. Le récipient étant constamment bougé par le client qui l'avait commandé, le point rouge s'agitait sous le nez d'Aldrich, qui ne résistait naturellement pas à la tentation de mettre la main sur son ennemi juré.

— Fuck… Frankie, commande-nous quatre fish'n'chips, trois bières, et un verre d'eau.
— Ok. Euh… un verre d'eau ?
— Oui.
— Mais… pour qui ?
— Devine. Dépêche, crétin. Alejandro, dégage le connard qui agite son verre, ça commence à bien faire.


Dix minutes plus tard, assis à une table sale et sur des banquettes détériorées, le quartet dégustait avec dégoût leurs plats repoussants. Aldrich s'ennuyait fermement. Il avisa le verre d'eau devant lui, et le poussa discrètement jusqu'au rebord de la table rectangulaire. Un peu plus. Encore un peu plus. Encore un petit peu plus.

— Patron… le réprimanda Harvey.

Aldrich lui adressa un regard défiant.

Et il poussa le verre, qui fit une chute vertigineuse et s'éclata au sol.

— Oups. Je l'ai complètement fait exprès.

Harvey le savait, mais il préféré conserver les illusions. Comme un vrai chat, Aldrich devait se croire plus malin que les autres.

Des éclats de rire fusèrent du comptoir. Un groupe de bonshommes cherchaient des noises à un gamin.

— Taré, fou, psychopathe et surtout con et…

Le gamin se rebiffa et frappa en plein dans la face l'homme qui l'insultait. Ce dernier s'écroula par terre, faisant reculer ses collègues. Cependant, au lieu de s'arrêter là, le jeune le releva, le plaqua sur le comptoir et l'envoya glisser comme un bock de bière. Ravi, Aldrich babilla en applaudissant.

— Enfin ! Enfin de l'action ! Il est bon, ce gosse !

Le "gosse" récupéra sa victime et commença à le rouer de coups, jusqu'à que ce les collègues les séparent. Le jeune en frappa un dans le ventre et donna un coup de pied à un autre.

— Il est très bon !

L'enfant se battait comme un possédé. N'écoutant que son instinct, Aldrich se jeta dans la mêlée. Attrapant une bouteille à la volée, il la fracassa sur le crâne du barman, puis prit un tabouret et en asséna un violent coup sur l'homme qui était resté à terre. Le siège vola en éclats. Le métamorphe garda en main les deux pieds dont il s'était saisi, et les planta dans le dos d'un inconnu qui n'avait pas pris part à la bagarre. Le sang gicla.

— Ha ! C'est fun, l'Irlande, parfois !

Il enfonça les pieds, les sortit, et le brisa sur le crâne de l'innocent.

— C'est tellement fun, acheva-t-il en essuyant le sang sur son visage du revers de la main. Putain c'est cool.
Baston et emmerdeft. Tomas Keegan



Épuisé après une grande période de travail malhonnête, Aldrich est emmené par ses sbires dans un bar malfamé. Le criminel s'ennuie ferme mais un évènement inattendu capte son attention.
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Baston et emmerde

Aldrich Mercer

&

Tomas Keegan

Je ne me contrôle plus, dans ce genre de situation, il est habituel que je ressemble à un sauvage. Les pupilles se contractent, mes dents et poings sont serrés, je frappe toute personne qui décide de s'interposer. Les hommes qui on troublé ma tranquillité sont à terre, mais comme beaucoup de bars miteux, une bagarre en engendre une autre. Des personnes que je ne connaissais absolument pas, on décidé de prendre part à la bataille. Sans doute pour le plaisir de montrer qu'ils sont plus forts, mais la situation ne m'aide en rien à me calmer. Seul le calme ou mes médicaments seront apte à me faire arrêter. Sauf qu'ici, le calme n'existe pas, et les cachets, la dernière chose que j'en ai faite, c'est de les écraser au sol d'une forêt. Un geste stupide quand on y repense, parce que là en ce moment même, il m'aurait suffi d'une pilule pour reprendre mon calme et partir. Mais ce qui est fait est fait et cette faute coûtera encore quelques dents cassées par ici et par là.

En temps réel, ça va faire que 10 minutes que l'émeute à commencé, mais pour moi ça dure depuis une éternité. Je me reçois des coups, je les rends comme il se doit. Je vois le paysage et les visages défiler sans trop que je m'en rende compte. Je pense même avoir blessé malencontreusement des personnes qui n'ont de base, rien demandé. Quand on y repense... Étant donné que je ne suis pas victime d'hallucination... Étant donné que je peux réellement me transformer en corbeau... Comment ce fait-i que je possède cette pulsion de colère hystérique ? Comment ce fait-il que je finisse par avoir régulièrement besoin de ces soins ? Est-ce qu'au final, leur but de me guérir n'aurait pas conduit à une addiction ineffaçable ? Une blessure, une chose qui ne pourra plus jamais se guérir. Malgré ces pensées rationnelles, je ne réussis pas à me calmer pour autant. L'injure m'accusant de folie raisonne dans ma tête. J'entends de partout et dans tous les sens que je suis complètement taré. Et ça ne fait qu'intensifier ma rage et la force de mes coups. Je ne saurais pas vous dire si les gens autour de moi m'injure vraiment, j'ai moi-même le doute. Est-ce que je ne suis pas en train de perdre la tête ?

Cependant, un bruit, un bruit particulier attire mon oreille sans m'arrêter pour autant. Des... Applaudissements ? Mais pourquoi ? C'est quoi ce délire ?! Il fallait que j'arrête ce bordel et de suite, bien qu'il ait duré après ces acclamations étrange. Je donne un dernier coup de poing à une personne qui fonçait droit sur moi et fixe un petit instant l'homme qui vait applaudit dans l'espoir que tout le monde ce calme en le voyant comme qui dirait rire. Mais mon corps lui ne se calme pas pour autan, il tremble. Comme s'il me demandait de continuer à me défouler plutôt que de rester là planté à espérer que tout le monde arrête aussi naïvement qu'il soit. Il arrive alors que je me rends compte qu'il a déjà applaudi depuis un bon moment. C'est un peu comme si mon cerveau capte enfin ce qui se passe, mais complètement en retard. Il finit par attraper une bouteille au hasard et... La casse sur le barman ?! Il assomme le barman sans raison apparente ?! Médusé par la situation, mon corps encore tremblant secouant doucement ma tête pour se tirer sur la droite. Voilà que je le vois maintenant, il saisit une chaise pour la briser en morceaux en frappant un homme que j'avais mis à terre, pour ensuite frapper à sang à l'aide des pieds une personne qui n'avait pas pris part à la bagarre. Mes yeux s'écarquillent, c'est quoi sont problème ? Est-ce une manière de vouloir me défendre ? Ou c'est un putain de prétexte pour faire usage de la violence gratuite ? La réponse est évidente, c'est purement et simplement de la violence gratuite.

Je cède de nouveau à mes pulsions, les yeux écarquillés, les poings toujours serrés, je me dirige rapidement vers lui de son côté droit et lui donne un premier coup de poing au visage, puis un second pour ensuite le pousser vers l'avant dans le but de le faire ce cogner contre une table. Je commence à ce moment à ressentir la fatigue due à tous mes efforts. Ma respiration s'accélère, mon corps ne tremble plus et je finis par regarder toutes ces personnes allongées au sol avec du sang... Putain, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Mon regard deviens vide, perdue et frappe malgré tout une personne derrière moi qui s'apprêtais à me toucher l'épaule, ou autre chose. Je n'en sais rien. Suite au coup, je lui saisis la main et fixe le sol serrant mon emprise, complètement ailleurs et perdue.

 
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Sans prévenir, le garçon qui avait initié la bagarre balança son poing fermé dans la figure d'Aldrich. N'ayant pas vu le coup venir, le criminel fut déséquilibré. Il lâcha les pieds de tabouret et se prit la mâchoire entre les mains, ce qui le laissa ouvert à une seconde attaque.

Le poing le faucha dans le ventre, ce qui l'estomaqua, très justement, et lui coupa le souffla. Enfin, le jeune le poussa. Aldrich termina sa course contre une table, qui tomba à la renverse.

Ce triste spectacle s'étant déroulé trop vite pour eux, Harvey, Frankie et Alejandro ne purent réagir qu'après-coup. Ils se levèrent comme un même homme et se précipitèrent vers le gamin qui avait agressé leur patron. Ils profitèrent qu'il fût aux prises avec quelqu'un d'autre qui avait essayé de l'attraper pour le maîtriser. Frankie lui enserra le bras gauche, Alejandro le droit, et Harvey lui plaça un uppercut dans le ventre pour le plier en deux, avant de lui balayer les jambes pour le faire tomber à genoux.

Cependant, deux détonations assourdissantes les firent sursauter et relâcher le jeune. Ils firent volteface. Aldrich s'était relevé, avait dégainé son pistolet et tiré deux coups de semonce au plafond. Le silence se fit aussitôt dans le bar.

— Bien. Vous êtes tous très attentifs. J'aime ça.

Il se massa la mâchoire, à l'endroit où le jeune l'avait frappé, et cracha une gerbe de sang sur les chaussures de l'un des clients. Il regarda ensuite l'enfant. Un rictus amusé se dessina sur ses lèvres.

— T'es pas mauvais, fils, hé hé…

Aldrich s'approcha de lui, lui prit le menton entre le pouce, et réarma le pistolet pour le dissuader de tenter quoi que ce fût d'imprudent ou de carrément suicidaire. Il s'interrompit néanmoins, comme s'il réalisait qu'il était entouré d'une foule d'inconnus. Il se redressa et adressa un regard courroucé à l'assemblée.

— Je pense que vous devriez rentrer chez vous, avant que l'abus de plomb ne devienne dangereux pour votre santé. Harvey, Frankie, Alejandro… Montrez-leur la sortie. J'ai envie de rester seul avec ma nouvelle pelote de laine.

Dégainant à leur tour leurs armes, les trois malfrats s'occupèrent de faire vider les lieux. Une fois qu'ils furent enfin seuls, Aldrich recommença à sourire à l'égard du jeune.

— C'est un sacré direct avant que tu as là, bonhomme. Pas mal du tout.

Aldrich se malaxa à nouveau la mâchoire.

— Tu manques clairement de technique, mais je dois admettre que tu as la passion au corps. Et ça… ça, bonhomme ! Ça, c'est le plus important. La passion qui te prend aux tripes, qui te vrille et te secoue… Brrr. Tu sais quoi, bonhomme ? J'ai besoin de gens comme toi. De petits gars qui paient pas de mine mais qui sont des durs-à-cuire. C'est difficile de trouver du bon personnel de nos jours, mais toi… ooooh toi, toi toi toi, toi t'es un sacré bon.

Il lui tendit la main.

— Je m'appelle Aldrich. Je me qualifierais bien de criminel ambitieux, mais aussi étrange que cela puisse paraître, ce titre a déjà été déposé par un bouffon américain.
Baston et emmerdeft. Tomas Keegan



Une bagarre éclate dans l'Ambush, déclenchée par un gamin un peu trop susceptible qui avait été pris à partie par des ivrognes. Profitant de l'occasion pour se détendre, Aldrich rentre dans la danse.
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Baston et emmerde

Aldrich Mercer

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Tomas Keegan

Tout ce passe-vite, encore une fois. Alors que j'étais concentré sur l'homme qui me tenait par lépaule. Serrant de plus en plus mon emprise sur lui au poignet. Je me retrouve à genoux, tenu par plusieurs hommes. Une bonne chose dans un sens, parce que j'arrive enfin à ne pas frapper qui que se soit. Je suis enfin immobilisé. Mais ce qui me calme vraiment, genre une bonne fois pour toute, ce sont les coups de feu qui retentissent. C'est l'homme que j'ai dernièrement frappé en voyant qu'il agressait lui aussi n'importe qui sans une once de colère. Comme un psychopathe, comme une personne qui n'a pas vraiment l'air de connaître les sentiments ou ressentie. Pour le coup, par le fait que je l'ai frappé, je me suis de suite dire que je vais mourir d'une balle dans le crâne. Je garde la tête basse comme pour ne pas voir ce sort qu'on me réserve. Et pourtant...

— Bien. Vous êtes tous très attentifs. J'aime ça.

Je garde encore la tête basse, mais fronce les sourcils. Pourquoi il dit ça d'un coup ? Ça n'a pas de sens... Je ne l'ai même pas entendu crier pour avoir de notre attention ou quoi que se soit d'autre... Je l'entends cracher et voit directement la petite gerbe de sang sur la chaussure d'un client.  

— T'es pas mauvais, fils, hé hé…

Je regarde encore le sol, mais mon nouvel interlocuteur me fait lever la tête en me prenant par le menton, histoire de me demander à sa manière d'être coopératif, il arme son pistolet. Ça n'a réussi qu'à me faire grimacer. Je n'aime pas, mais alors vraiment pas la situation actuelle. Et puis ça paraît anodin, mais... Bordel pourquoi m'appeler fils ?! Ce genre de surnom prête tout le temps à confusion et je déteste ça !

— Je pense que vous devriez rentrer chez vous, avant que l'abus de plomb ne devienne dangereux pour votre santé. Harvey, Frankie, Alejandro… Montrez-leur la sortie. J'ai envie de rester seul avec ma nouvelle pelote de laine.

Les personnes qui me maintenaient au sol finissant par me lâcher et font sortir tout le monde du bar. Moi pendant ce temps, je tique nerveusement en penchant ma tête sur le côté. Fils... Pelote de Laine... Ce mec à le don pour me donner des surnoms que je déteste. C'est un don ma parole, intimidé par le fait qu'il a une arme et moi pas, je me tais ne décroche pas un mot et me contente de me lever. 

— C'est un sacré direct avant que tu as là, bonhomme. Pas mal du tout.

Je le regarde en me mordant la joue histoire de rester calme. Il se masse la mâchoire me rappelant froidement ce que je lui ai fait. Je ne sais clairement pas quoi faire, ni quoi dire. Je ne suis pas tétanisé pour autant, mais je n'ai pas non plus envie de me retrouver troué par le plomb de son pistolet. Je tiens à la vie et à ma propre santé, mais je ne sais pas dû tout comment agir pour que ce vœu se réalise.  

—  Tu manques clairement de technique, mais je dois admettre que tu as la passion au corps. Et ça… ça, bonhomme ! Ça, c'est le plus important. La passion qui te prend aux tripes, qui te vrille et te secoue… Brrr. Tu sais quoi, bonhomme ? J'ai besoin de gens comme toi. De petits gars qui paient pas de mine mais qui sont des durs-à-cuire. C'est difficile de trouver du bon personnel de nos jours, mais toi… ooooh toi, toi toi toi, toi t'es un sacré bon.

Là, c'est plus fort que moi, j'écarquille les yeux sans le quitter du regard, plus que surpris par ce qu'il vient de me dire. Est-ce que c'est une plaisanterie ? Un test ? Je finis par descendre mon regard sur sa main tendue vers moi. 

— Je m'appelle Aldrich. Je me qualifierais bien de criminel ambitieux, mais aussi étrange que cela puisse paraître, ce titre a déjà été déposé par un bouffon américain.

Bon... Tomas, je pense que là, il est temps d'agir. Si tu lui fou un vent dans le serrage de main ou dans quoi que se soit je doute que ça puisse lui faire. Et ça pourra prendre comme résultat que je me retrouverai mort avec une balle dans la tête. Là au moins tu es calmé, mais genre radicalement, c'est un avantage que je n'avais pas tout à l'heure. Doucement, je me donne du courage et tends ma main pour la lui serrer fermement. Ne surtout pas montrer qu'il m'intimide... Enfin... Je crois. Dans tous les cas lui donner mon vrai nom est une mauvaise idée. 

« Thibalt... »

Un nom qui m'est venu tout seul. Et heureusement d'ailleurs, comme ça, c'est plus crédible. Mais comment dire sans risque que sa proposition ne m’intéresse pas ? Je réfléchis sourcils fronce en regardant ailleurs et fini par inspirer un bon coup.

« Malheureusement... J'ai déjà un travail. Qui me va parfaitement. Et, je doute fortement de pouvoir réellement correspondre à vos critères de recherche. Surtout dans... Le domaine que vous m'avez présenté. »

Surtout dans le domaine de criminel quoi. Je me vois tellement, mais tellement pas dans ce domaine-là. J'en ai ni l'envie ni les qualités. Contrairement au apparence, je n'aime pas faire du mal à ceux qui m'entoure. Je ne suis pas totalement stable au niveau de la colère certes. Mais j'essaye de me contrôler, pour la simple raison que je n'aime pas ça. Non, je me vois trop mal en criminel, mais dans ce genre de situation... Rien n'est prudent, que se soit d'accepter ou de refuser son offre.

 
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Au bout d'un petit moment, le gamin se décida à rendre sa poignée de main à Aldrich. Une poignée bien ferme, bien virile, bien masculine.

— Thibalt.

Thibalt ?

C'était quoi, ce prénom pourri ? C'était un enfant non désiré, à coup sûr. Impossible qu'on puisse nommer sciemment son enfant “Thibalt” sans se douter qu'il souffrira plus tard dans la vie. C'était du sadisme sans limite, affranchi de toute contrainte sociopsychologique.

Une véritable œuvre d'art… Un travail de maître.

Thibalt regarda ailleurs un bref instant avant de dire ce qu'il avait à dire.

— Malheureusement… J'ai déjà un travail. Qui me va parfaitement. Et, je doute fortement de pouvoir correspondre à vos critères de recherche. Surtout dans… le domaine que vous m'avez présenté.

Aldrich sortit sa lèvre inférieure pour manifester sa déception.

— Oh… C'est… c'est infortuné. Je… Je… Je ne sais pas quoi dire… Enfin, si, je sais quoi dire, la tchatche, ça me connaît, mais je te laisse délibérément croire que tu as l'avantage dans la conversation pour l'instant. Ça marche ou ça marche pas ? Levez-le.

Les trois sbires d'Aldrich soulevèrent Thibalt et le forcèrent à s'asseoir sur une chaise encore intacte. Aldrich en tira une de son côté et l'enfourcha à califourchon.

— Attends, Thibalt, tu as un… un truc sur le nez…

Aldrich gratta alors l'arête nasale du jeune homme du bout de son arme.

— Ah non, désolé. C'était rien. T'inquiète pas, jeune, flippe pas, y a le cran de sûreté.

Pour démontrer ses dires, il appuya sur la gâchette. Une détonation assourdissante retentit. La balle fit un trou écharpé dans le parquet, tandis que le pistolet vola hors de portée de quiconque.

—Ouh ! s'exclama le métamorphe.

Il éclata de rire.

— Désolé, en fait non, il y était pas ! Ha ha, t'imagines si je t'avais dégommé la tronche ! Oh putain, des barres ! J'imagine, Voldemort 2.0, plus de pif, le Thibalt ! Juste du bon gros sanguinolent, bien dégoûtant, on aurait vu l'autre bout de la pièce au travers de ton crâne, et pis, genre, tes yeux auraient sauté de leur orbite et pendraient sur tes joues, et ta mâchoire serait de traviol du genre “what the fuck man ?”. Oh bordel, j'aurais vomi tellement ça aurait été dégeu, pour sûr… Aaaaah… Ouais, enfin, ça aurait été un peu embarrassant aussi. On refroidit pas son candidat en plein entretien de recrutement, t-t-t-t, non non, ça s'fait pas… C'est pas correct. Passons aux affaires, veux-tu ?

Aldrich s'éclaircit la gorge et se rapprocha de Thibalt en faisant sautiller la chaise.

— Quand je dis que j'ai besoin d'toi, mon p'tit bonhomme, va pas t'imaginer que c'est un job à temps plein. C'est pas métro-boulot-dodo comme tout le monde, non. Dans mon champ d'expertise, c'est du temps partiel ! Un petit truc from time to time (bicoze mine de, on est des anglophones) tu vois. Genre un soir qu'tu fous rien et que tu vas au pub pour te désennuyer, par hasard j't'appelle et je te dis que j'ai besoin de toi. Au lieu d'aller au pub perdre ton argent, tu viens avec moi convaincre, par exemple, un tocard qui a trois mois de retard sur ses taxes de me rembourser, tu touches une petite commission, et on rentre chacun chez soi. Tout le monde est content. Moi j'ai ce que je voulais, toi t'as pu te défouler et gagner de l'argent plutôt que d'en perdre, et l'autre pégu ne nous reverra plus jamais.

Il fit signe à Alejandro d'aller lui chercher un verre d'eau, car à force de parler sa gorge s'asséchait drôlement.

— Regarde les choses en face, Thibalt. Tu feras de mal à personne d'innocent… bon déjà parce que personne sera innocent, hein, mais tout ce que tu auras à faire, c'est d'avoir l'air méchant. Au pire tu les brusques un peu, le gadjo, mais c'est tout. Ça ira pas plus loin.

Aldrich s'étira en arrière, et prit le verre d'eau qu'Alejandro lui tendait. Il le but d'une traite, mit le doigt au fond, et étala une traînée humide sur le pantalon de Thibalt, au niveau de son entrejambe.

— J'aimerais beaucoup que tu dises oui, Tibitibithibalt, fit-il sans le regarder, absorbé par son œuvre. Sinon, ça me rendrait très triste. Mais qui suis-je pour m'opposer à la volonté d'un homme ? C'est dommage… il parait que, comme je suis né sous le signe du Cancer, je m'entends facilement avec tous les autres…

Il lâcha le verre, qui se brisa par terre. Aldrich observa le résultat de son acte pendant un court moment, avant de s'étirer et de pousser un petit rugissement.

— Ah bordel ce que j'ai faim ! Je mangerais bien une pizza ! Tu aimes les pizzas, Thibalt ?
Baston et emmerdeft. Tomas Keegan



Après avoir échangé quelques coups avec l'inconnu, Aldrich décide de vider les lieux et d'engager le jeune homme. Il ne reste plus qu'à le convaincre de le rejoindre… mais si le jeune est prudent, cela ne devrait pas être trop difficile.
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