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 Walking in the darkness of the woods ∆ Castiel

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Savoir souffrir, en silence sans murmure, ni défense ni armure, souffrir à vouloir mourir. Et se relever comme on renaît de ses cendres, avec tant d'amour à revendre, qu'on tire un trait sur le passé.  - Pagny

Walking in the darkness of the woods
Un bourdonnement incessant me tiraille les oreilles et ne cessent de me tourmenter, à chaque pas que je fais, c’est comme s’il ne faisait que s’amplifier. Est-ce qu’il est vraiment réel ? Une simple impression ? Ou est-ce que mon intuition, mon instinct de survie, commencent à me mettre en garde, que  quelque chose ne tourne pas rond, ici et en ce moment même ? D’ordinaire, la forêt n’est jamais aussi oppressante pour moi, elle parvient toujours à me calmer et à m’apaiser. Je n’ai jamais l’impression d’être de plus enfermée, même si je tente d’accentuer mes étendues de pas, cette sensation ne cesse jamais de me glacer le sang et de me faire frissonner de peur et non pas, uniquement de froid. Le vent est loin d’être doux à son touché, il est frais, mais ce n’est pas ce qui me semble me préoccuper, en ce moment. Des branches semblent se briser. Est-ce que ça provient des pas qui peuvent me poursuivre, en cette nuit ? Il n’est pas question pour moi de me retourner, car je risquerais de me déconcentrer et de m’entrauper, de finir par me retrouver écrouler sur le sol brusquement. Sans être capable de me relever rapidement, pour pouvoir fuir le danger qui semble m’entourer. Suis-je pourchassée ? Pourquoi ? Je n’ai rien fait de mal, je sais toujours me montrer discrète, les humains ne savent même pas que je suis une fée, car je le cache à leur vue et surtout pour leur propre bien. Même si je connais presque tous les recoins de cette forêt, il semble que la panique me donne l’impression de ne pas savoir ou diriger mes pas. Restant immobile pendant quelques secondes, avant de décider de prendre un autre chemin plus étroit. Tout en me disant que personne ne risquerait de s’aventurer dans un endroit aussi lugubre, sauf ceux qui y sont habitués. Pourtant, j’ai beau avoir l’impression d’avoir réussi à leur échapper, d’avoir le sentiment de soulagement que la course pour ma survie est terminée.  J’ai juste le temps d’entendre des pas, d’essayer de m’envoler, d’être sur le point de déployer mes ailes. J’ai même le réflexe de porter ma main dans ma petite sacoche bleue, pour pouvoir faire usage de la poussière de fée pour paralyser le danger. Rien ne se passe comme je l’espérais. Quelqu’un qui se trouvait derrière et que je n’ai pas vraiment entendu, me donne un coup précis derrière la nuque pour pouvoir m’assommer. Mon corps ne semble pas tomber au sol, car l’un des chasseurs me soulève comme si je ne pesais rien et je ne sais même pas ce qu’il va advenir de moi. Comment je l’ai su ?  A cause de leur odeur, de leur manière d’agir en chassant en « troupe », les créatures que nous sommes.

Humide. Glaçant. Inconfortable. Sentiment d’instabilité. Une douleur qui semble me réveiller tout doucement. Essayant de glisser a main derrière ma nuque pour apaiser la douleur qui me tiraille. Je n’y parviens bien, car des cordes m’empêchent de faire le moindre mouvement. Mes paupières s’ouvrent, je vois flou pendant quelques secondes. L’odeur et le lieu où je me trouve, m’est complètement inconnu. Allongée à même le sol, le froid se glisse à travers ma peau, j’en frisonne sans pouvoir être discrète.  Pourquoi suis-je ici ? De nombreuses questions semblent faire rage dans ma tête, me faisant paniquer et ressentir cette peur, que je n’avais jamais ressenti jusqu’à aujourd’hui. Les chasseurs ont-il l’intention de me tuer ? Comme ils l’ont fait avec ma mère ? Rien que d’y repenser, mon cœur se serre et je suis légèrement nauséeuse, quand je repense à la mort tragique de ma mère. Etrangement, je parviens à ressentir une chaleur qui se propage contre ma dos, de sentir quelques brins de peau qui semblent toucher la mienne, naturellement, mais surtout sans vraiment le vouloir, certainement. Tournant mon visage brusquement vers cet « encrage », qui n’est autre que Castiel. Son odeur me le confirme, je suis un peu soulagée, mais je suis toujours apeurée. La cage est de taille moyenne, mais elle est restreinte en largeur. Mon corps est oppressé et plus proche de lui qui ne le devrait. Je tente de bouger à droite à gauche, avec force en espérant qu’elle pourra m’aider, mais ça éveille la douleur et ça fait bouger cette cage. Tout le contraire, de ce que j’espérais. Me faisant perdre l’équilibre et me pencher brusquement vers la droite, incapable d’avoir mon équilibre. Me retrouvant à nouveau allongé à terre, ma joue heurtant sans la moindre délicatesse le sol. Grimaçant et gémissant de douleur, car j’ai dû m’érafler la joue et que j’aurai certainement un bleu, voir des traces de griffures, si jamais j’ai la chance de pouvoir les percevoir devant un miroir ou à travers du reflet de l’eau, si jamais je m’en sors vivante.

Agitation autour de nous, mais je reste allongée au sol et je n’ose pas faire le moindre geste. Pourquoi ? Parce que je me concentre sur l’environnement qu’il y a autour de nous. Je ne sais même pas où nous sommes, ni même pourquoi on nous a amené ici. Les liens sont serrés et il me tiraille la peau, mais le pire c’est que la panique ne cesse pas de m’étouffer. Je commence à m’imaginer les pires scénarios possible et inimaginable. Pourquoi ai-je autant d’inspiration, hein ? Mes pieds sont nus, mais dans quel but ? Je m’observais de la tête aux pieds, soupirant de soulagement, quand je constate avec assurance, que je porte toujours mon t-shirt et son pantalon de survêtement. Gardant soulagement tout de même, ce n’est déjà pas un trafic sexuel, c’est quand même rassurant. Mon regard se porte vers toi, je n’ai pas oublié ta présence, mon esprit était juste un peu ailleurs, pendant quelques minutes. D’ordinaire, je n’aurai pas pu te parler sans bégayer, mais la situation était différente, nos vie étaient en danger et je ne pouvais pas faiblir ma voix, mais je devais pouvoir dire ce que j’avais besoin de te dire. D’une voix un peu perdue, légèrement tremblante, mais surtout tout bas, que toi seul pourrait entendre. –« Qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que tu sais pourquoi, nous sommes là ? »-. Tout en tentant de me redresser, pour m’y aider je glisse ma main autour de ton poignet recouvert lui aussi de corde tout comme moi, pour pouvoir me redresser et me remettre à nouveau assise. Mon dos s’appuie contre le tien, contre la chaleur humaine qui se dégage de toi et qui me semble nécessaire pour ne pas laisser la panique m’envahir.

©Pando
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Race : Triton
Métier/Etudes : Officiellement gérant de TDM. Membre du SC Tritons
Savoir souffrir, en silence sans murmure, ni défense ni armure, souffrir à vouloir mourir. Et se relever comme on renaît de ses cendres, avec tant d'amour à revendre, qu'on tire un trait sur le passé.  - Pagny

Walking in the darkness of the woods
Le coup s'abattit sur sa mâchoire avant qu'il ait pu faire quoique ce soit. Il ne l'avait pas vu venir, l'homme derrière lui. Il aurait dû se douter que le calme de la forêt recelait de nombreux pièges. Castiel avait toujours été trop confiant. Sur ce qui l'attendait, sur ses capacités à se défendre, sur son pouvoir. Le triton sentit le goût du sang, âpre, métallique, et ne put s'empêcher de l'éjecter au sol avant de se retourner vers ses agresseurs, couteau en main. Couteau qu'il lança rapidement sur l'un de ses assaillants, espérant encore s'en sortir. Il n'eut toutefois pas le temps de voir si le coup avait porté, une aiguille s'enfonçant dans sa nuque presque simultanément, laissant l'obscurité l'envahir. La seule pensée qu'il eut fut celle d'Ailee. Elle aussi, s'était-elle sentie mourir, partir? Elle aussi, avait-elle eu le temps de mesurer les chances qui lui restaient? Avait-il finalement retrouvé ceux qui l'avaient assassinée? Au bout de onze ans, il n'y croyait pas vraiment, mais ç'aurait été une belle façon de mourir, dans tous les cas. Bien plus simple à expliquer à Alexis et à ceux de sa famille qui tenaient encore debout qu'autre chose. Bien qu'au fond, il sache que ce n'était pas des chasseurs qui avaient eu raison de sa soeur. Mais le coeur et ce qu'il se refusait de voir ... Le seul bruit que l'on put entendre à ce moment là fut celui de son corps tombant lourdement sur le sol. Avec un peu de chance, il ne se réveillerait plus.

Comme l'impression de tomber dans le vide, le vent s'insinuant dans tous les pores de sa peau. Une suffocation, comme s'il se noyait. Mais il ne pouvait pas se noyer. Scylla en avait elle-même fait l'expérience quelques mois plutôt. Moi qui lui semblait des années. Pourtant, la panique s'emparait de lui, il se demandait s'il n'avait pas perdu toute faculté. Une brûlure dans son cou comme une piqûre d'araignée qui ne s'atténuait pas, cette sensation de chute sans arriver à jamais toucher le sol. Le coeur de Castiel s'emballa alors qu'il s'éveilla en sursaut, son rêve tourmenté l'abandonnant, lui remémorant les événements précédents. Ses yeux mirent quelques secondes à s'habituer à l'obscurité, le laissant dans un bref moment d'égarement. Il n'était pas mort. Une observation bien trop emplie de neutralité pour que ce soit rassurant, mais c'était déjà ça. Son corps le faisait souffrir et il sentait dans ses veines les effets encore présents de la drogue qu'il avait reçue, mais il n'était pas mort. Physiquement diminué seulement. Laissant courir son regard désormais accoutumé autour de lui, le jeune homme se rendit compte qu'il était non seulement attaché, mais enfermé dans une cage. Le fait même qu'il n'arrive pas à en être surpris en disait long sur ce qu'il avait vécu ces derniers mois, mais il ne pouvait clamer une parfaite sérénité non plus. Tirant sur ses liens, le jeune homme se mit à grogner de rage lorsqu'il se cogna contre les barreaux de la prison dans laquelle il séjournait.

La forêt semblait déserte. Castiel était persuadé que ce n'était qu'une image, et que ceux qui l'avaient kidnappé n'étaient pas loin, mais pour le moment il ne sentait rien, n'entendait rien et voyait encore moins, mis à part les feuilles bouger au rythme du vent. C'est à ce moment que le jeune homme porta attention sur l'autre être se trouvant dans la cage avec lui. Il l'avait volontairement écartée de son esprit le temps d'analyser sa situation, mais maintenant, alors qu'elle commençait à bouger et tentait de se relever, son attention se recentra sur elle. La rousse qui se trouvait à ses côtés ne lui était pas inconnue, c'est d'ailleurs ce qui le frappa en premier lieu. " Tu n'as rien de cassé?" Castiel ne connaissait pas les conditions qui avaient amené Rhoslyn ici, espérait simplement qu'elle n'avait pas eu droit à autant de violence que lui. Il se rappelait encore la fois où il avait sauvé son frère des griffes d'un chasseur. Il avait fini un couteau planté dans l'abdomen, encore une chance qu'il s'en soit sorti. Les chasseurs n'avaient rien de spécialement doux, surtout lorsqu'ils choisissaient une proie. Le triton essayait toutefois d'éviter de se dire que la situation ne collait pas avec le mode opératoire des Blackwood ou de toute autre famille qu'il se devait de supporter. Et la situation était encore assez malsaine entre les Blackwood et les Ò Murchù pour qu'ils s'amusent à enlever le fils héritier et la stagiaire du chef de famille. Les pièces du puzzle essayait de s'imbriquer dans son esprit sans pour autant y arriver, et la frustration commença à monter. Non, il ne savait pas pourquoi ils étaient là. Il ne comprenait pas. Et c'était sans doute ça le pire dans cette histoire.

Castiel se retint de répondre à Rhoslyn dans les premiers temps, réfléchissant à ce qu'il pouvait bien dire. Il avait une bonne vingtaine de pistes sur le pourquoi de sa propre présence. Il était lui même chasseur, il avait des contrats sur sa tête au moins dans la moitié de cette forêt. Mais elle ? Elle ne semblait pas être le type à se mettre à dos qui que ce soit. Quelque chose en rapport avec Gidéon? Mais pourquoi elle, alors et pas le reste de la fratrie? Alors au lieu de lui répondre, il enchaîna avec une autre question. " Ils t'ont droguée aussi?" Comme la sensation que quelque chose manquait. Il ressentait un vide, une absence qu'il ne pouvait expliquer. C'était sans doute la seule chose qui l'angoissait actuellement. Il se sentait impuissant. Il essayait de le nier mais il savait pertinemment ce qui lui arrivait. Son pouvoir l'avait quitté. Momentanément, sans doute, mais il n'avait pas besoin d'essayer pour le savoir. Leurs kidnappeurs savaient donc à qui ils avaient affaire? Ou un simple coup de chance? " Je n'ai rien vu venir j'ai été pris par surprise au milieu de la forêt. Et toi?"

©Pando
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