[alex&mav] You can't wake up, this is not a dream

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you can't wake up, this is not a dream
Maverick & Alexis
Le soleil sur ta peau, tes lèvres gercé par l’air trop sec, par le désert qui t’entourais depuis des mois maintenant, par le sable qui semblait toujours trouvé son chemin jusqu’à toi. Du sable dans tes souliers, dans ton lit, dans ton arme, du sable partout. Et au fond, tu ne savais pas ce qui était le plus difficile, entre les montagnes désertique, la chaleur et tout ce foutu sable, ou la guerre. En fait, non, tu le savais, tu détestais la guerre. Tu la détestais complètement. Et alors que tu regardais l’horizon, la solitude te pris, t’entrainant dans un passé qui ne t’appartenait plus depuis longtemps. Tu avais envie de lui revenir, envie de la prendre dans tes bras, et chaque fois que tu revenais au pays, chaque fois que tu remettais les pieds en Grande-Bretagne, tu te battais contre l’envie de remettre les pieds à Bray, d’aller la voir. Il n’y avait pas de fin heureuse à votre histoire. Ce n’était pas un putain de conte de fée. Une claque dans ton dos, une voix qui s’écriait “O’Neill! À force de regarder le sable aussi intensément, tu vas finir par en avoir dans les culottes, et tout le monde sait que ta meuf serait pas satisfaite avec autant de sable dans cette zone!” Tu te retournais vivement vers la voix, alors que d’une main tu te retenais à la sangle près de toi, le véhicule en mouvement trésautant sur la route cahoteuse. Un rire qui s’échappait de ta gorge, alors que tes pensés tournaient vers Nathalie, vers celle dont tu te croyais en amour, alors même que tu gardait cette photo d’Alexis près de ton coeur, dans cette poche de ton uniforme. Tu avais toujours eu l’impression qu’ici bas, cette photo te portait chance.   “Sois pas jaloux O’Malley, ton tour viendra bien! On sait tous comment t’aurais bien besoin d’autre chose qu’une chaussette pour une fois.” Un éclat de rire parmi les hommes dans le véhicule. Vous étiez une dizaine dans le camion, tous assis sur des bancs chambranlant, sur cette route qui n’était ni droite, ni belle. Non, elle était rempli de trous, profond. Et devant vous, il y avait un autre véhicule, tout comme derrière. Vous alliez en mission, dans un village. En fait, tu ne savais pas trop ce que vous étiez supposé y faire, mais en tant que simple soldat, on t’ordonnait et toi tu exauçait. Tu ne posait pas de questions Maverick, parce que tu n'étais pas certain de pouvoir gérer la réponse.


Ce fût le bruit qui te fit réagir en premier, ce putain de bruit, ce sifflement que tu pouvais reconnaître de partout maintenant. Et tu ne fût pas le seul à l’entendre, un cri retentit, le véhicule qui s’arrêtait brusquement, et puis le choc, le chaos, alors que la bombe tombait sur le camion devant vous, près de vous, beaucoup trop près. Tu n’entendais plus rien, que le sifflement aigu, que ton coeur battre, tu ne voyais que tes frères d’armes courir, tirer, et puis tu le sentit, te tirer vers le bas, te réveillant finalement, en même temps que ton ouïe revenait lentement, te ramenant à la réalité. Et les fusils d’assaut qui se déchargeait sur vous, réagissant aussi rapidement que tu le pu, ton fusil dans tes mains, sautant en bas de la boîte du camion, te plaquant derrière celui-ci. Tu te forçait à te calmer, ta main qui se posait sur ton coeur qui se débattait à tout rompre, sur la photo que tu savais présente, elle était ton porte-bonheur, qu’elle le veuille ou non. Ton regard ce porta vers une silhouette, venant de l’autre véhicule derrière vous, marchant tranquillement vers vous, non, pas marchant, gambadant. Tu te frottais les yeux, les ouvrant de nouveau, et cette silhouette qui semblait danser sur ses pieds, avançant vers vous comme si elle se promenait dans un autre monde. C’était irréel, complètement irréel. Comme si le chaos qui vous entourait n’existait pas, comme si le monde autour de vous n’étais que chants et paix. Tu vis les cheveux bruns en premier, puis les yeux, et finalement, alors qu’elle arrivait à ta hauteur, tu la reconnut. “Alexis!?” Qu’est-ce qu’elle faisait là? Au milieu du désert? En Afghanistan? Tu restait interdit un instant, la regardant sans pouvoir détacher ton regard. Six ans, cela faisait maintenant six ans que tu ne l’avais pas vu, que tu ne l’avais pas tenu dans tes bras. Un coup de feu te fit réagir aussitôt, l’attrapant par le bras, la plaquant au sol. “T’es complètement tarée ou quoi? Tu veux te faire tuer?” Un autre coup, la balle fillant beaucoup trop prêt de toi, tu attrapais ton fusil, te retournant vivement vers le champs de bataille, te plaquant au sol, mais tu ne voyais personnes, ils étaient tous planqués dans les montagnes ces foutus lâches. Tu n’avais pas le temps pour les retrouvailles, pas maintenant. T'étais pas prêt à mourir, pas tout de suite.

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Métamorphestaff
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Maverick & Alexis
Les chaos de la route qui se répercutaient dans tout le véhicule, ballotant les passagers à droite et à gauche, comme de vulgaire fétus de paille. Le sable qui se trouvait partout : sur la route que les véhicules empruntaient, dans l’air, devant leurs yeux. Le silence, seulement rompu par le bruit des moteurs - deux véhicules, celui dans lequel elle se trouvait, assise tout au fond, au plus proche du conducteur, et un autre, devant eux, qui ouvrait la marche et dont elle ne distinguait que les contours, le reste floué par le sable - et par les voix des hommes à ses côtés dont les blagues salaces rivalisaient de nullité. Personne ne faisait attention à elle et elle ne faisait attention à personne, un sourire aux lèvres, les yeux dans le vide. Puis un bruit, un sifflement suivi d’une explosion, la terre qui tremble, le véhicule qui s’arrête, les cris, la précipitation, les armes qu’on décharge dans le vide en espérant toucher un ennemi. Tous les hommes avaient déjà quitté l’arrière du pick-up et leurs armes étaient déjà dirigées vers un ennemi invisible dont l’arme la plus mortelle était une bombe - ça faisait des dégâts sans avoir besoin de trop se mouiller. Alors elle fit de même, écartant la toile qui séparait les bancs où ils étaient jusqu’ici tous assis de l’extérieur. Du sable. Du désert. Un pied au sol et le visage levé vers le ciel, vers le soleil qui brille et qui brûle comme si son dernier jour était arrivé - le sien peut-être pas, le leur, sûrement. Son sourire qui s’étend, grandit et s’élargit. Le soleil. Elle écarte les bras comme pour accueillir le plus de chaleur possible au milieu de cette fournaise et elle rit. Un bref éclat de rire qui perce l’air malgré le bruit assourdissant des balles qui cherchent une cible.

Les yeux baissés, elle remarque sa tenue. Un simple slim noir et un débardeur blanc. Des rangers. Bien le seul élément cohérent avec la scène. Amusée, elle se dirige vers les hommes abrités par le premier véhicule, renversé. Ils se cachent derrière et c’est là qu’elle veut aller, peu importe les balles qui sifflent tout autour d’elle. Elle tourne, les bras toujours levés, se gorgeant de sable et de soleil, si présents ici. Elle arrive jusqu’au premier véhicule et t’arrête devant un type. Blond, l’air salement fatigué, amoché même. Pas par les coups parce qu’il ne porte aucune blessure. Par le sable, peut-être. Elle l’observe de haut, elle debout, lui allongé sur ce sable, son arme entre les mains. Alexis. Il lâche son nom par surprise mais elle se sent soudain plus proche de la terre et du sable qui la recouvre. Moins légère. Pourtant elle ne cesse pas de sourire, cette situation l’amuse décidément beaucoup. « Maverick. » Ses yeux pétillent d’amusement. Il a l’air surpris de la voir pourtant elle, elle ne l’est pas, pas le moins du monde. Ils devaient se trouver là, se retrouver là. Elle ne saurait pas expliquer cette sensation qui la prend aux tripes mais elle en est convaincue. Ils se regardent, yeux dans les yeux, et le temps semble s’arrêter, plus rien d’autre n’existe que les deux yeux qu’elle fixe comme si ça lui permettait de s’accrocher à la vie. Une balle qui siffle le ramène à la réalité, lui, parce qu’elle s’en fiche pas mal, et il lui attrape le poignet, la tire vers lui, la traitant de folle. Alexis lève les yeux au ciel et soupire, son éternel sourire accroché aux lèvres. « Tu as toujours été peureux hein ? » Mais elle n’insiste pas alors que la tentation est si forte de lui parler et de le pousser derrière ses limites. Elle est là pour ça, non ? Elle imite ses gestes, sa posture, puisqu’il a l’air de savoir quoi faire et qu’elle n’a pas envie de se faire traiter de tarée une nouvelle fois. Près de sa main gauche, un fusil, qu’elle attrape, sans se demander à qui il appartenait. Adoptant les mêmes gestes, si simples, si évidents, elle ferme et un oeil et fixe l’autre dans le viseur. « Alors, qui est-ce qu’on cherche ? »

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Maverick & Alexis
Non, ce ne pouvait être vrai, ce ne pouvait être réel. Alors qu’elle était là, près de toi, souriante alors qu’une pluie de balle fondait sur vous, alors que la mort était à deux doigts de vous amener avec elle. Tu étais déconcentré, ton regard se portant toujours sur la jeune fille à tes côtés, incapable de ne pas être hypnotisé par sa beauté, par cette âme qui avait toujours trouvé son chemin vers la sienne, alors même que des années et des milliers de kilomètres vous séparait. Tu avais essayé de l’oublier, essayé de passer à autre chose, d’aimer une autre, de croire au bonheur sans elle, mais en vain. Au final, tu te retrouvais toujours dans le même endroit, la même place, tournant en rond, tu l’as voulais à tes cotés, du moins, partout ailleurs, mais pas ici. Pas alors que la mort rôdait, que les balles tirés du camp ennemi pouvait la toucher à n’importe quel moment, pas alors que la vie semblait toujours te vouloir le pire. “Ce n’est pas de la peur, c’est de la survie. Bon sang, on est en guerre!” Tu avais vu ton comble de soldat mourir. Et tu n’avais aucune envie de subir à nouveau l’expérience avec elle. Tu ne pourrais pas survivre dans un monde où elle n’existait pas. Tu l’as fixais alors qu’elle t’imitais, attrapant un fusil, se mettant en position près de toi. Ton regard ne se tourna même pas vers le sien. “Tu as déjà tiré au moins?” Tu fixais toujours l’horizon, vers l’endroit d’où les balles arrivaient, mais il n’y avait personne, pas un chat, ni même une balle de foin. Tu ne comprenait pas d’où venait les balles, ni d’où venait Alexis, tu ne comprenait plus rien.

Soudainement, le silence complet, les balles cessèrent de vouloir vous atteindre, le vent s’arrêta, le murmure du désert cessa, pour ne laisser place qu’au silence, silence absolu, différent de tout ce que tu avais connu dans ta vie. Ton regard se porta sur elle, ton murmure plus faible qu’un souffle. “Qu’est-tu fais ici?” Elle n’avait rien à faire en Afghanistan, rien à faire dans cette guerre meurtrière, rien à faire dans ce monde de fou. Cette impression de déjà vue te hantait, tu était certain d’avoir déjà vécu ce moment précis, mais tu ne dit rien, incapable de détourner le regard de la jolie brune face à toi. Ce fût soudain, ce changement dans ton attitude, alors que tu l’amenais contre toi, scellant tes lèvres sur les siennes, sa peau contre la tienne. Tu l’avais dans la peau, depuis ton adolescence, incapable de la séparer de ton âme, de sectionner cette partie de ta vie, de ton coeur. Son corps contre le tien, alors que ta bouche pressait contre la sienne, avide de sa chaleur, d’elle. Et allongé dans le sable, ta vie contre la sienne, ton âme s’entourant de sa lumière, de sa beauté, sans même réalisé que le monde pouvait n’être que chaos, la vie ne se résumait plus qu’à elle.

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Métamorphestaff
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Maverick & Alexis
L’oeil dans le viseur, Alexis fixait l’horizon incertain qui s’étendait devant eux. Troublé par le sable qui volait et devenait poussière, ils ne voyaient pas très loin, devinant vaguement les montagnes au loin. Trop loin pour que les tireurs viennent de là ; pourtant, il y braquaient bien leurs armes et ils tiraient bien dans cette direction, espérant peut-être toucher quelqu’un par hasard. Si c’était ça la guerre… Son regard quitta un instant le viseur pour se poser sur Maverick qui venait de lui répondre assez sèchement. Un Maverick dur qu’elle ne connaissait pas vraiment, abîmé par cette guerre qu’il vivait depuis… depuis combien de temps ? Alexis n’en avait aucune idée, elle ne voyait que son profil tout concentré à sa tâche : trouver les ennemis, les débusquer et les tuer. Son sourire insouciant s’était effacé à mesure qu’elle se concentrait plus sur Maverick et seulement sur lui comme s’il était seul capable de la rattacher à la réalité, comme si sa présence seule était capable de réveiller des sentiments et d’effacer l’heureuse insouciance dans laquelle elle semblait baigner. Mais la question du jeune homme la tira de ses pensées le concernant et elle retourna aussitôt au présent, aux balles qui fusaient, irréelles, au sable qui volait, imperceptible et pourtant omniprésent. Alexis baissa les yeux sur le fusil avec une petite moue sur le visage et haussa légèrement les épaules. « Non, en effet… » Se détournant de leur cible commune, la brune se redressa à moitié, la crosse du fusil calée contre son épaule, elle visa un des hommes allongés à terre et tira. Si elle avait pu ressentir une quelconque douleur, le recul lui aurait arraché un petit cri mais elle l’ignora et regarda simplement le corps de l’homme s’affaisser.


Le sable arrêta de voler de partout, le vent cessa de souffler, les balles cessèrent de siffler, le silence tomba comme une chape de plomb. C’était un silence total, un silence qui ne naissait pas de l’absence de bruit mais qui rongeait le bruit, qui l’avalait pour ne garder que le néant, le silence. Il avalait tout, sauf eux. Il ne restait que Maverick et elle, allongés sur une terre pleine de sable, derrière un véhicule militaire, au milieu d’une région abandonnée, déserte. Ils n’étaient que tous les deux et tout le reste s’effaçait. Yeux dans les yeux, ils en oublièrent tout le reste qui, de toute façon, n’existait déjà plus. Son murmure brisa le silence. Pourquoi était-elle ici, elle n’en avait aucune idée. Elle l’était, c’était tout. Et elle ne pouvait l’être que pour une raison. « Parce que tu es là. » Les mots sortirent sans qu’elle ne les réfléchisse mais ils étaient plus vrais que n’importe quels autres. C’était pour lui qu’elle était là, parce qu’il était ici, lui et seulement lui. Peu importe la guerre, les balles, les morts, elle n’en avait cure, ne s’en préoccupait même pas. Maverick brisa l’immobilité qui avait accompagné le silence soudain en l’attirant contre lui, plaquant ses lèvres contre les siennes, leurs corps se fondant l’un dans l’autre. Elle en avait envie, elle en avait besoin, ce baiser, ce corps qui se pressait contre le sien, cette chaleur différente de la température du désert qui irradiait tout son être, elle en avait besoin pour être pleinement elle-même, pleinement en vie. Cette étreinte, elle apportait la vie dans un contexte de chaos et de mort, elle apportait de la vie au milieu de ce désert dans lequel Maverick évoluait depuis si longtemps, trop longtemps. Alexis voulait le sortir de là, lui apporter de la lumière, le ramener de l’autre côté de la barrière, là où la guerre n’était qu’une vague idée qu’on n’appréhendait jamais complètement. Elle voulait le ramener à elle, elle voulait le retrouver, effacer l’absence, le ramener avec elle, ailleurs. Alors elle se serra un peu contre lui, avide de lui, comme une ancienne droguée qui reprend une dose après des années d’abstinence. Écartant un instant ses lèvres de celle de Maverick, elle reprit son souffle, un sourire aux lèvres. « Je croyais qu'on était en guerre. » Ses mots ne visaient pas d'autre but que de parler de là où ils étaient et pourtant... et pourtant ils trouvaient écho ailleurs, dans une autre réalité, un double-sens qu'elle n'appréhendait pas, qu'elle oublia même au moment où il s'imposa à son esprit. Et elle reprit le baiser là où il s'était arrêté.

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Maverick & Alexis
Tu vivais dans le sable et la chaleur depuis ce qui te semblait des lustres, une petite éternité, un enfer qui ne finissait plus. Tu aurait pu ne pas revenir, tu aurais pu décider de tout lâcher, mais tu n’avais plus nulle part où aller, nulle part où déposer tes bagages. Tu avais fuit la seule ville dans laquelle tu n’avais jamais vécu, tu avais fuit ta maison, ta famille, tes amis. Castiel, Elliott, mais surtout Alexis. Tu ne pouvais pas la voir heureuse avec un autre, tu ne pouvais pas accepter le fait qu’elle puisse passer à autre chose, tu préférais être loin plutôt que d’être prêt d’elle sans pouvoir être avec elle. Et au final, ta décision te brisais, sans elle, tu le savais, tu étais moins qu’un homme. Tu ne vivais pas, tu survivais. Aussi pathétique, aussi cliché, que cela pouvait sembler, elle était une partie de ton âme, une partie de ton être. Et sans que tu le sache comment, sans que tu sache pourquoi, elle se retrouvais à tes côtés, à ce moment même, mais elle n’était pas Alexis, du moins pas celle que tu connaissais, pas celle qui possédait une partie de ton coeur. Tu aurais dû t’en faire, n’est-ce pas? Tu aurais dû probablement paniquer lorsqu’elle tua un de tes frères d’armes, de sang froid. Tu aurais dû voir rouge, te mettre en colère, mais tu n’y arrivais pas. Pas après tant de temps sans la voir, pas alors que ton âme criait son besoin d’être avec elle. Et ce sentiment qui t’envahissait, il te rendait immune à ce qui se passait autour de toi. Elle était si proche de toi, n’est-ce pas?


Ses mots qui brisait la douce mélodie du silence, comblant ce vide dans ton âme depuis que tu était partie, comblant ce manque dans ton être. Cela faisait du sens, qu’elle soit là parce que tu y était. Vous aviez toujours été plus soudé que les autres, d’un amour qui n’avait jamais perdu sa flamme. Le silence qui s’installais, t’entourais de son drap de velour, t’enveloppant dans sa douce froideur, te rapprochant d’elle, ses lèvres sur les tiennes, tu ne pouvais plus penser à rien, ni au passé, ni au futur, ni au présent, seulement à elle, à sa chaleur, à sa peau contre la tienne, à tes bras qui la serrait contre toi, impossible pour toi de relâcher ton étreinte, de la laisser partir, de la laisser s’évader. Tu ne voulais qu’elle. C’était peut-être toi, ou ce silence qui vous envahissait, ou un peu des deux, mais à l’instant, tu ne pouvais que sentir ses lèvres sous les tiennes, sa lumière t’envahissant, rejetant la noirceur qui avait trouvé son chemin en toi depuis ton départ, depuis que tu l’avais quitté. Tant de questions en toi, tant de choses que tu voulais savoir, cette légère rancune qui t’envahissait lorsque tu pensais à toute ses années passé seul, à ses lettres que tu n’avais jamais trouvé le courage d'envoyer, à tous ses souvenirs qui te laissait pantois de douleur. Peut-être étais-tu en train de rêver, Maverick. Ou tu mourrais et tu l’hallucinais dans tes bras. Oui, ça devait être ça. La bombe avait dû tomber sur vous, et tu n’avais pas survécut. Ce n’était que rêve alors que la mort t’envahissait, t’attrapais. Tu n’avais jamais mérité d’être heureux, Maverick, mais avec elle tu l’avais été. Plus que tu n’avais jamais pu l’être, plus que ce que tu n’aurais jamais pu l’être par la suite. Elle avait toujours sû apaiser tes maux, apaiser tes questionnements sans fin, ton mal de vivre. Elle avait tout sû de toi, ta mère, ton beau-père violent, mais elle n’avait jamais juger, toujours la première à t’appuyer, à te laisser pleurer contre elle quand la pression devenait trop grande, quand le monde semblait vouloir te dévorer tout cru. Elle avait toujours été là, et au final, tu n’avais même pas été capable de lui envoyer une simple lettre. Tu arrêta votre baiser, te contentant de la regarder dans les yeux, ta main contre sa joue. “Je suis tellement désolé…” Tu aurais voulu lui dire alors que tu ne mourrais pas, tu aurais voulu lui dire alors qu’elle était TA Alexis, la vraie. Mais l’image d’elle te conviendrais dans la situation actuelle.


Le changement de décor soudain, tu te retrouvais debout, le vent, ton cher ami, soufflait autour de toi, fort, soulevant le sable, l’enfonçant dans tes poumons, dans ta bouche, mais la douleur n’y étais pas, tu n’était qu’un spectateur dans cette tempête de sable. Tu aurais probablement dû être terrifié, mais la main de la moitié de ton âme dans la tienne te fixait sur terre, dans la “réalité”. Et alors que le sable se calmait, que le vent mourrait, que tout redevenait normal, tu ne pu qu’ouvrir les yeux de stupeur, terrifié. Des centaines d’hommes, de femmes, d’enfants se tenaient autour de toi, te regardant toi, directement. Tu pouvais en reconnaître certain, de ceux que tu n’avais vu que les yeux fixer sur le trépas. Tu te retournais vers Alexis, mais elle avait disaparu, te laissant seule avec tes cauchemars. “Alexis? ALEXIS?” Ton corps qui se promenait entre les centaines d’humains, de fantôme qui te fixais, la haine, la rage dans leurs yeux, tu t’époumonnait, ne cherchant qu’elle, ne voulant qu’elle. Ce fût son rire que tu entendis, au milieu de la mort, au milieu des regrets, de ta honte, tu entendis son rire, partir, s’envoler, et revenir doucement vers toi, un rire qui avait marqué ton adolescence, ton passage à l’âge adulte, ta vie. “Alexis…?” Ton murmure, chuchoté comme si cela allait l’effrayer. Nathalie qui apparaissait devant toi, un trou sanglant au milieu du front, une rage terrible dans les veines. Ton sang qui ne faisait qu’un tour en toi, ton visage blanchard tout d’un coup. Un nouveau rire qui éclatait non loin, tu t’éloignais, vis sa silhouette. “Pourquoi?” Tu n’avais aucune idée du comment, mais tu savais au fond de toi qu’elle était à l’origine de ce phénomène, tu posais la question au vent, à la terre, à elle. Surtout à elle. Tu voulais savoir pourquoi, tu n’en pouvais plus de rester dans cette ignorance.

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Maverick & Alexis
Si la guerre, physique, mortelle, à base de balles, de bombes et de membres déchiquetés, se jouait ici, à l’endroit même où ils se trouvaient mais aussi à des lieues à la ronde, un peu partout dans ce désert vide de tout mais remplit de haine et de sang, elle se jouait aussi ailleurs, quelque part dans un autre endroit, un autre espace, un autre temps. Une guerre plus intime mais tout aussi douloureuse que celle-là, Alexis en était persuadée. Convaincue. Sa phrase lâchée sur un ton badin n’avait absolument rien de banal, elle plombait l’air de ses sous-entendus que la jeune femme sentait vibrer au fond de son être mais sur lesquels elle ne parvenait pas à mettre de mots, incapable de se souvenir de quoi il retournait, cependant certaine qu’il y avait une autre bataille qui se jouait. Et elle n’impliquait pas des soldats mais juste elle et Maverick. Elle ne les impliquait que tous les deux, eux deux allongés dans le sable à se gorger de l’autre tant qu’ils le pouvaient. Des années sans se voir après une séparation brusque et inattendue, c’était écrit qu’ils devaient profiter de cet instant qui semblait si irréel parce qu’il ne durerait pas éternellement et que le retour à la réalité serait douloureux. Alors ils pressaient leur corps contre celui de l’autre, avide de la chaleur de leurs baisers. Maverick sépara ses lèvres de celle d’Alexis, son regard plongé dans le sien tandis que la jeune femme afficha un mince sourire alors qu’il lui disait être désolé. Elle l’imita, posant sa main sur sa joue, passant un doigt sur celle-ci pour y enlever un grain de sable et posa son front contre le sien, refermant les yeux pour profiter de ce dernier contact. « Ça ne change rien à ce qui est. La guerre, Maverick, il lui faut plus que des excuses pour qu’elle cesse. »


Les mots prononcés et Alexis n’était plus là. Elle aurait pu se lover contre le jeune homme pendant plusieurs petites éternités mais elle n’était pas là pour ça. Non, si elle était présente en Afghanistan, apparaissant au milieu d’une guerre comme écho à une autre, c’était pour lui. Et surtout, c’était par lui. Elle n’était là que pour ça. La tempête de sable tourbillonna dans les airs avant de se calmer brusquement pour laisser place à des centaines d’hommes mais aussi des femmes et des enfants dont tous les regards étaient fixés sur le jeune homme. Alexis, à l’écart de tout cela et pourtant partie prenante de ce qui se jouait, se tenait un peu en retrait, hors de la vue de Maverick qui cria pourtant son nom. Un sourire triste et désolé apparut sur son visage. Il croyait avoir besoin d’elle en cet instant, qu’elle pourrait le sauver, le tirer de là, alors qu’elle en était l’origine, qu’elle était celle qui le confrontait à tout cela. Sans en retirer le moindre plaisir non, mais parce qu’il le fallait et parce qu’il le cherchait. La jeune femme le regarda évoluer au milieu de ces êtres immatériels qui peuplaient le désert, qui l’auraient déchiqueté entre leurs doigts fantomatiques s’ils l’avaient pu mais qui se contentaient de le regarder, parfois avec haine, parfois avec pitié, parfois les yeux dans le vide. Son rire se confondit avec le vent et s’envola dans la plaine, un rire plein de vie qui emmena avec lui la mort, faisant apparaître une nouvelle silhouette juste en face de Maverick, une silhouette qui avait un nom contrairement aux centaines d’autres. Une balle dans le front, du sang qui coulait sur ce corps translucide. Et une seule question. « Tu croyais que je n’en saurais jamais rien ? Tu croyais pouvoir rentrer et laisser tout ces gens derrière toi comme si de rien n’était ? » De nouveau près de lui, elle posa une main sur sa nuque, ses doigts jouant avec les quelques cheveux à la base de son crâne. « Ils te suivront partout où tu iras. Partout. Jusqu’à ce que tu les affrontes enfin. » C’était cette chance qu’elle essayait de lui donner tout en sachant qu’il était incapable de la saisir pour le moment. Sa main qui remonta dans ses cheveux lui ordonnant de ne pas se retourner, de rester face au spectre de femme. « C’est de ta faute s’ils sont là. S’ils sont morts. Ils sont si nombreux… » Alexis passa son regard sur la foule de fantôme donc les pieds ne touchaient même pas le sable et laissa sa main redescendre sur la nuque de Maverick puis sur son épaule gauche, jusqu’à son coude qu’elle enserra de ses doigts. « Tu mérites tout ça Maverick… » Ses doigts serraient désormais le vide, à l’endroit où aurait du se trouver l’avant bras du jeune homme. « Et tu ne mérites pas que je te pardonne. »


Reculant d’un pas, Alexis se fondit dans la tempête qui venait de reprendre de plus belle, emportant avec elle toutes les âmes des morts. Toutes, sauf une, sauf celle de la femme, derrière laquelle Alexis vint se placer, ses yeux désormais porteurs d’une tristesse infinie et d’une fin sans retour fixés sur Maverick. « Et elle alors. Tu l’aimais. Et elle est morte. » La main qu’il restait à Maverick tenait désormais une arme qui se leva sans qu’il ne le souhaite. Alexis posa ses yeux sur le trou qui ornait le front de la femme et ferma les yeux une petite seconde, impulsant le coup de feu, la détonation qui fit partir une balle au même endroit, faisant s’évanouir le spectre dans un hurlement de rage. Alexis n’eut qu’à faire quelques pas pour prendre sa place. « Tu m’aimais, moi aussi. » Pas besoin d’en dire plus, le pistolet était déjà levé. « C’est comme ça que tu feras avec moi aussi ? C’est comme ça que tu fais déjà… »

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Maverick & Alexis
Tu fixais l’âme de Nathalie devant toi, Alexis qui te forçait à la regarder, à affronter ce que tu avais fait. Mais tu vivais avec ses morts, avec ses âmes sur ta conscience, tu vivais avec ceux que tu avais tué, mais aussi ceux que tu n’avais pas pu sauver. Ceux que tu avais regarder mourir sans pouvoir aider, sans pouvoir lever le petit doigt. Ils faisaient partient de ton âme, de ta vie, de ton passé et de ton présent, mais tu n’avais jamais sû les affronter, tu n’avais jamais sû regarder le fantôme de Nathalie dans les yeux, tu n’avais jamais sû regarder ce que tu avais fait. Tu n’avais jamais voulu le faire. Ses mots qui s’enfonçait en toi, sans que tu ne sache quoi dire, quoi répliquer. Tu n’étais qu’un simple spectateur, tu n’avait aucune liberté, tu ne pouvait que regarder la mort devant toi, s’enfoncer en toi, te déchirant petit à petit, sans que tu ne sache quoi faire, quoi dire.


Tes mots restaient bloqué dans ta gorge, incapable de sortir, incapable de dire tout ce que te voulais dire, alors qu’elle tout ce qu’elle te disais, tout ce qu’elle te disait te semblait tel des couteaux dans ton âme, dans ton coeur. Tu ne pouvais pas vivre sans elle, tu le savais. Tu avais beau essayé, tu avais beau te dire que tu allais y arriver, tu revenais toujours vers elle, toujours vers cette femme à qui ton coeur appartenait, qui possédait une partie de ton âme. Mais maintenant, alors que ton âme s’enfonçait sous ses mots, sous ses gestes, alors que tu la vit disparaître dans la tempête, amenant avec elle les âmes qui voguaient dans le désert, ne laissant que Nathalie devant toi. Ta main qui se levait, la balle qui partait, la détonnation qui résonnait dans tes oreilles, encore et encore, sans être capable de t’enfuir, sans être capable du moindre geste, alors que son image s’évanouait, Alexis prenant sa place, le fusil toujours pointé sur elle. “Non, s’il te plait, ne fait pas ça…” Cette supplique, cette dernière supplique qui sortait de tes lèvres, s’échappant de ta gorge congestionné de mots. Ton être entier s’efforçant de laisser tomber le fusil, de redescendre ton bras, tu ne pouvais pas, tu ne pouvais pas la tuer, pas elle. Tu n’avais jamais réellement aimer Nathalie, du moins, jamais comme tu avais aimer Alexis. Ton doigt sur le cran, le coup partant, fonçant sur la femme de ta vie, sur la seule femme que tu n’avais jamais aimé. Le fusil qui tombe au sol, suivit par ton corps, à genou sur le sol, ton âme s’échappant de ton être, ton âme criant son désespoir, alors que les larmes coulent sur tes joues, incapable de les arrêter, incapable de voir la vie maintenant, incapable de sentir autre chose que la douleur qui t’enserrais le coeur, le corps, l’être. Un cri s’échappant de toi, criant ta détresse, criant ton désespoir, se répercutant dans le silence du désert, s’échappant entre les dunes et les montagnes.


Tes yeux qui s’ouvre, ton corps qui se lève sur ton séant, un fusil dans les mains, fixant la porte de ta chambre, incapable de bouger, ton coeur sur le bord de tes lèvres, tu te penche sur le côté, attrapant rapidement la poubelle, vidant ton estomac dans le contenant. La sueur coulant sur ton front, ton coeur battant à tout rompre, tu te renversais sur ton lit, fixant le plafond, essuyant tes lèvres, avant de te lever soudainement, sautant dans la douche rapidement et de sortir de ton appartement en courant. Alexis, il fallait que tu vois Alexis.

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[alex&mav] You can't wake up, this is not a dream
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