the eternal flame • Seeley & Alexis

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Seeley & Alexis
La sonnerie de son téléphone tira Alexis de son sommeil. En grognant, elle jeta un coup d’oeil à son réveil et maudit la personne qui jugeait bon de l’appeler à quatre heures du matin. Baillant à s’en décrocher la mâchoire, elle se frotta les yeux tout en se redressant dans son lit. Le demi-sommeil dans lequel elle était encore rendait chacun de ses mouvements lents, au point que le téléphone cessa de vibrer et l’écran redevint noir avant qu’elle n’ait pu regarder qui l’appelait et si elle décrochait ou non. La jeune femme allait se rendormir en se disant qu’elle aurait tout le temps de traiter ça demain - après tout, elle avait été gentiment virée de l’Ambush, autant dire qu’elle avait toutes ses journées de libres et qu’elle pourrait bien s’occuper d’un coup de fil nocturne à ce moment là - quand l’écran se ralluma et le portable vibra à nouveau. Fronçant les sourcils, elle tendit le bras pour l’attraper et sentit son coeur s’arrêter quand elle vit que c’était l’hôpital. Depuis le temps, elle avait enregistré le numéro du secrétariat histoire de ne pas rater un coup de fil important. Que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle. Qu’ils cherchent à la contacter à tout prix, la rappelant deux fois alors qu’on était en plein milieu de la nuit, ne lui disait rien qui vaille : quand l’hôpital l’appelait, c’était pour parler des factures ou des soins apportés à Seeley, ou pour le rapport annuel (qui consistait souvent en “non mademoiselle, votre frère ne s’est toujours pas réveillé mais ses constantes sont stables il reste de l’espoir”). Sauf qu’on ne discutait pas paperasse en plein milieu de la nuit. Alexis décrocha quand même, le coeur lourd.



***


La Samson coupa le moteur en hâte sans même vérifier si elle était bien garée (spoiler alert : non, en fait elle prenait deux places à elle toute seule) et sortit de la voiture tout aussi vite. Heureusement qu’il était si tôt et qu’il n’y avait personne dans les rues parce qu’elle avait conduit à toute allure pour être à l’hôpital le plus vite possible, les mots de l’infirmière tournant en boucle dans son esprit. “Mademoiselle Samson ? Bonjour, je vous contacte car vous êtes la personne à contacter en cas d’urgence pour monsieur Seeley Samson, c’est bien ça ?” À la fin de cette phrase là, elle sentait déjà les larmes monter, redoutant une nouvelle qui menaçait de tomber depuis six ans maintenant. Pourtant, malgré les années passées, elle n’était toujours pas prête à entendre que c’était la fin. “Nous avons attendus un peu avant de vous contacter mais votre frère respire désormais sans assistance et les derniers relevés des constantes indiquent une augmentation de l’activité cérébrale.” Elle n’avait pas compris grand chose, en réalité, parce qu’elle venait de se réveiller et que le jargon médical, très peu pour elle. Alexis avait juste saisi que Seeley n’était pas mort, et elle avait repris sa respiration. “Votre frère est en phase de réveil, vous est-il possible de venir à l’hôpital ? Nous ne pouvons prédire son réveil mais il aura besoin d’un visage familier.” La brune avait failli ne pas la laisser finir et lui raccrocher au nez pour partir tout de suite en direction de la clinique. Elle avait raccroché, s’était habillée avec les premiers trucs qui lui tombaient sous la main et, pour le coup, elle était plus que réveillée. Phase de réveil. Il était en phase de réveil. Pendant qu’elle montait les escaliers quatre à quatre - trouvant que l’ascenseur mettrait trop de temps - elle se repassait cette phrase en boucle et son coeur tambourinait furieusement dans sa poitrine. Phase de réveil. Phase de réveil. Phase de réveil. Trois petits mots qui éclairaient subitement un futur qui lui paraissait bien sombre depuis des années. Il allait se réveiller.


Arrivée au bon étage, la secrétaire l’accompagna jusqu’à la chambre, lui donnant un tas d’informations qu’elle n’écoutait qu’à moitié. Elle tint cependant à la prévenir que le réveil pouvait être rapide - d’ici quelques heures - comme très long - une semaine voire plus. Mais il était enclenché. Et c’était tout ce qui comptait. Pour la première fois depuis six ans, alors qu’elle était dans la chambre de Seeley, assise dans un fauteuil qui lui était bien familier, Alexis resta silencieuse. Non pas qu’elle n’ait rien à lui raconter, au contraire (Maverick, Maverick, encore Maverick, Castiel, Eldarion, tellement de choses…) mais il allait se réveiller, elle n’avait plus besoin de parler dans le vide, elle allait tout pouvoir lui raconter, en face. Elle se contenta de lui tenir la main, les yeux rivés sur les différents appareils branchés à son corps, guettant le moindre signe qu’il se réveillait.


BIP. BIP. BIP. Alexis sursauta et se redressa. Elle s’était endormie, terminant sa nuit subitement interrompue par une nouvelle à laquelle elle n’arrivait pas encore à croire totalement, la tête posée sur le lit où Seeley reposait. Les bip qui l’avaient tirée de son sommeil avaient également attiré deux infirmières qui vinrent vérifier tout un tas de choses avant d’adresser un petit sourire à Alexis et de la laisser. Elle n’avait pas besoin qu’on lui en dise plus. Se rasseyant, elle reprit la main de son frère, guettant cette fois-ci non plus les machines mais ses yeux, attendant qu’ils s’ouvrent. L’attente fut longue - il passa bien deux voire trois heures durant lesquelles elle resta là, à lui tenir la main, sans bouger, sans se lever - mais Alexis ne se rendormit pas, parfaitement réveillée. Tout son corps était fébrile et, si elle ne tenait pas la main de Seeley parfaitement serrée entre les siennes, celles-ci trembleraient fortement. Elle avait croisé les jambes pour les stabiliser mais elle ne pouvait rien faire contre son coeur qui tambourinait toujours plus fort. Il allait se réveiller. Combien de fois en avait-elle rêvé ? Combien de fois s’était-elle imaginée cet instant, où il ouvrirait les yeux et la verrait et où elle retrouverait enfin son frère qui lui manquait tant ? Ces instants rêvés n’étaient que joie et bonheur pur mais, alors que c’était sur le point d’arriver, Alexis sentait également l’angoisse lui serrer la gorge. Se souvenait-il que leurs parents étaient morts ? Sous ses yeux ? Se souvenait-il du tueur ? Allait-il être en danger ? Et, pensées très égoïstes, qu’allait-il dire de la vie d’Alexis ? Allait-il désapprouver ses choix ?


Toutes ses pensées s’évanouirent à l’instant même où Seeley remua, légèrement, mais remua quand même. Alexis lui serra la main à en faire blanchir leurs doigts à tous deux. Et elle ne pensa à plus rien quand elle vit ses yeux s’ouvrir doucement, cligner plusieurs fois, même si la lumière avait baissée au minimum pour ne pas l’aveugler, lui qui sortait d’une longue nuit noire. Alexis quitta son fauteuil pour s’asseoir sur le lit d’hôpital, son visage penché vers son frère, les yeux brillants de larmes. « Seeley ? » Sa voix tremblante, ses yeux humides, trop d’émotions se bousculaient en elle, mais c’était la joie, surtout, la joie qui dominait tout. « Seeley tu m’entends ? Tu… tu me vois ? » Elle retenait furieusement son envie de lui sauter au cou, de hurler sa joie à la face du monde et de se mettre à pleurer bruyamment, gardant à l’esprit qu’il devait être complètement désorienté. Mais réveillé. Seeley était enfin sorti du coma.

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The eternal flame
« It is not death that a man should fear, but he should fear never beginning to live. »

Tout est si sombre, si paisible. Il fait si froid à l'intérieur de mon corps. Corps ?
C'est à cet instant-là que Seeley commença à reprendre conscience pour la première fois. S'il avait une enveloppe, cela voulait dire qu'il était quelqu'un, qu'il existait. Des mots comme corps, conscience, existance prennait tout leur sens. Cela prennait du temps et c'était si facile pour lui de retomber dans l'inconscience et de tout perdre. Il tenta plusieurs fois de se réveiller, le feu qui brulait en lui finissait toujours par s'étouffer et il ne retombait que plus profondément dans son sommeil.

Mais cette fois-ci, ce fût différent. Il ressentit son corps, mais celui-ci le brûlait de l'intérieur. Chaque organe, chaque parcelle de son corps semblait se consummer. Puis son cerveau commença à se réveiller, les sensations de lourdeur et de gène. Sa gorge lui faisait plus mal que les autres parties de son corps, quelque chose le gênait. Il se sentit se déméner pour s'en débarasser. Il n'était encore qu'à moitié conscient. En fait, ce qui le gênait était le tube qu'on lui avait mit pour le faire respirer. Normalement, on ne l'enlève pas avant que la personne ne soit réveillée complètement mais il se battait tellement pour l'enlever que les docteurs prirent la décision d'essayer. Cela faisait 6 ans qu'il dormait ainsi, il était peut être temps que cela s'arrête.

La douleur s'arrêta et Seeley retrouva le calme paisible qu'il appréciait tant. Il était à nouveau bien et prêt à rester ainsi pour longtemps. Sauf que cette chaleur l'ennuyait, elle l'empêchait de dormir.

BIP. BIP. BIP.

Mais quel est ce bruit... c'est si agaçant.
La chaleur lui brulait la main, il bougea un peu, ce n'était pas le même type de chaleur et il comprit qu'il ne s'en débarasserait pas facilement. Mais qu'est-ce que c'était que ça ? Pourquoi seulement dans sa main ? Et puis ça faisait presque mal en fait.

Tout doucement, il commença à prendre conscience des parties de son corps : de sa main, à son bras, puis son torse, ses jambes, ses orteils. C'était douloureux, la circulation de son sang était ce qui le brulait. Il fût prit d'un tel mal de crâne. Il voulait se débattre mais il ne savait pas contre quoi. Il aurait dû se battre contre la vie.

Soudain, il sentit une irrésistible envie d'ouvrir les yeux.

Là, il fut comme aveuglé par tant de lumière. Du blanc, partout ! Ses pupilles se mirent à lui faire mal à leur tour. Puis une personne se pencha au-dessus de lui, il ne pouvait pas la voir clairement. Il comprit qu'il lui parlait, puis il comprit qu'il pouvait l'entendre et la comprendre.

"Entends ? Tu... tu me vois ?"

Il tenta de parler mais il ne se rappelait plus comment on faisait. Ca sonne étrange non ? Pourtant c'était la vérité. Il y eut du bruit, de l'agitation. Tout ce qu'il faisait pour essayer de trouver le calme semblait ne faire qu'aggraver la situation. Il avait envie de soupirer, c'était ennuyant.

Petit à petit, il réalisa qu'il pouvait mieux voir et il réussit à discerner la personne qui se penchait sur lui. Qui est-ce ? Pourquoi pleure-t-elle ? Et il réalisa que l'humidité sur ses joues était dues à ses propres larmes. Pourquoi est-ce que, moi, je pleure ?

Après quelques instants - peut-être quelques heures- ils finirent par arrêter de pleurer, comme s'ils n'avaient plus de larmes à couler. Il la regarda dans les yeux et tendit sa main libre douloureusement vers elle.

"Je me rappelle maintenant, ma Alexis, ma petite soeur."

Juste cette phrase en soit était essouflante et sa gorge continuait de lui faire mal. Petit à petit des éléments de son passé lui revirent. Seulement certains qui concernaient Alexis. Seeley n'avait aucune idée de combien de temps passa, une seconde, une minute, une heure.
Elle avait l'air si fatiguée. Il était aussi épuisé, mais il avait peur de se rendormir, cette fois-ci il ne voulait plus être calme. Il préférait pleurer que de retourner dans son état végétatif. Il parla à nouveau, les yeux plantés dans les siens, à la recherche d'une réponse.]
"Pourquoi je suis là ?"
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Seeley & Alexis
Avec tout ce qui lui était arrivé dernièrement, Alexis pensait avoir épuisé sa réserve de larmes. Elle avait pleuré, récemment, et plus que sa part. Sa réserve devait approcher de l’illimité parce que les larmes qui coulaient sur ses joues étaient bien réelles, bien mouillées et bien salées. À la différence des dernières fois, il ne s’agissait pas de larmes de peur, tristesse, colère, inquiétude mais simplement de joie. Ses questions restèrent en suspens et elle ne les reposa pas, laissant le temps à Seeley d’ouvrir les yeux, de les refermer, trop agressé par la lumière pourtant faible de la pièce. N’ayant jamais été dans le coma, elle ne pouvait imaginer ce qu’il ressentait, mais elle imaginait bien qu’il devait être complètement perdu, se demandant ce qu’il se passait, qui il était, où il était. Alors elle resta assise à côté de lui, sa main serrée dans la sienne, ses joues baignées de larmes, à attendre qu’il émerge un peu plus, sans le presser. Rien que de voir son visage animer, de sentir que son corps bougeait, tout doucement, comme pour tester les fonctionnalités et limites de son corps, ça suffisait à ce que son coeur déborde littéralement de joie. Quand son ventre gargouilla, elle eut le réflexe de regarder l’heure et remarqua qu’il était déjà midi. Elle était restée éveillée jusqu’à tôt ce matin et avait ensuite dormi pour se réveiller avec les bruits des machines. Toute concentrée sur Seeley et lui uniquement, elle ne s’était pas rendu compte du temps qui était passé. Mais les infirmières l’avait bien prévenue, cela pouvait prendre du temps, surtout que ça faisait déjà quelques jours que les médecins notaient une activité, attendant le plus possible que leurs certitudes soient affirmées pour prévenir la jeune femme. L’attente était certes insupportable mais la simple idée de Seeley et elle entrain de discuter suffisait à lui insuffler la dose de patience nécessaire.


Sa main passait et repassait doucement dans les cheveux de son frère qui avait l’air de lutter pour émerger complètement de son long, si long coma. Il avait changé. Lui qui était toujours parfaitement rasé portait une barbes de quelques jours, les infirmières ayant laissé le soin à Alexis de raser son frère et celle-ci n’était pas passée depuis dimanche dernier. Elle trouvait que ça lui allait bien. Un sourire à travers ses larmes, les yeux toujours fixés sur le visage de son frère. La brune ne regarda pas une nouvelle fois l’heure, se souciant peu de son ventre qui lui disait qu’il était l’heure de manger, et ne se préoccupa donc pas du temps qui passait pendant que Seeley bougeait faiblement dans le lit, ses yeux s’ouvrant parfois pour se refermer aussitôt. Elle remarqua cependant qu’il pleurait, que des larmes mouillaient aussi ses joues à lui et la panique la saisit. Est-ce qu’il avait mal quelque part ? La Samson leva une fesse pour aller appeler une infirmière, refusant que Seeley ait mal, mais la main qu’elle tenait serra un peu plus la sienne alors elle se rassit. Il ne gémissait pas, les larmes n’étaient donc peut-être pas des larmes de douleurs. Comme elle, tout simplement, il pleurait devant ce qui était enfin retrouvé.


Après un long temps, peut-être qu’une heure était même bien passée, les yeux de Seeley s’ouvrirent une énième fois mais cette fois-ci ne se refermèrent pas immédiatement et se fixèrent sur le visage d’Alexis, dont les larmes redoublèrent. Il tendit sa main, un effort qui lui coûtait au vu de ses sourcils froncés, et Alexis se pencha un peu pour qu’il lui touche la joue complètement trempée par les larmes. Et le fait qu’il se souvienne d’elle, comme ça, ne fit rien pour arranger ses pleurs silencieux. « C’est moi. » arriva-t-elle à dire, la gorge nouée par l’émotion.


C’était réel. Parfaitement réel. Seeley se réveillait, Seeley allait revenir dans sa vie, elle qui était si seule allait retrouver un pilier de son existence. Maintenant qu’elle le voyait, devant elle, éveillé, vivant, elle ressentit seulement toute la puissance de la perte qu’elle avait subie quand ses parents étaient morts et qu’il était tombé dans le coma. Ses six années, elle s’était sentie seule, malgré ses amis, malgré tout. Mais elle mesurait seulement maintenant à quel point ils avaient créé un vide par leur absence. La jeune femme ne dit rien de plus, attendant que Seeley parle, lui. Elle ne voulait pas le brusquer, surtout que parler avait l’air aussi douloureux que de lever la main. Mais il était là et, franchement, c’était tout ce qui lui importait.


Il passa encore un moment, durant lequel Alexis laissa Seeley se débattre avec les dernières limbes de son coma, sans un mot, en serrant juste un peu plus sa main quand elle sentait qu’il avait plus mal. Elle avait tellement peur qu’il se rendorme, qu’il se rendorme et ne se réveille plus, à nouveau, mais chaque petit mouvement lui indiquait qu’il était bien éveillé, qu’il luttait, simplement. Rouvrant une nouvelle fois les yeux, il ouvrit la bouche et posa sa première question. Qui fit l’effet d’un coup de massue à la jeune femme. Tout à sa joie de retrouver son frère, une joie si forte, une vague de bonheur qui avait emmené tout le reste sur son passage, elle n’avait pas réfléchit à la suite. Pas vraiment. À ses souvenirs, à ce qu’elle allait lui dire, à ce qu’il penserait d’elle, de sa vie, de ce qu’elle avait fait. Au fait qu’il n’avait aucune idée d’avoir été dans le coma si longtemps. Les mots bloqués dans la gorge, Alexis n’avait aucune envie d’être annonciatrice d’une nouvelle si dure à supporter. Passant une nouvelle fois sa main dans les cheveux de son frère, elle répondit alors doucement, décidant d’y aller progressivement. « Tu es à l’hôpital. Tu as trop utilisé ton… » Alexis se retourna pour vérifier que personne n’était là et continua. « Ton pouvoir. Ça t'a épuisé. »

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Seeley vit dans les yeux de sa soeur que quelque chose n’allait pas, mais il ne fut pas capable de le comprendre, cela aurait pu être n’importe quoi. Il fut tellement surpris par sa réponse. Son pouvoir ? Il regarda ses mains, puis autour de lui, puis dans ses souvenirs. Ca lui disait quelque chose en effet. La chaleur qui brulait en lui lui donna sa réponse : il était tempestaire de feu. Il se rappela danser avec ses flammes qui respectaient toujours sa volonté. Il sourit doucement, c’était agréable de se souvenir d’elles. Ca lui manquait, de jouer avec le feu.

Sans qu’il ne s’en rende compte, Seeley s’était rendormis. Il était épuisé par ses quelques efforts et ces tas d’émotions et il lui fallut plusieurs heures avant de se réveiller à nouveau.
La première chose qu’il ressentis fut de la panique, il ne voulait pas laisser Alexis seule à nouveau. Il se réveilla presque en sursaut, s’asseyant sur son lit. Son mouvement brusque reveilla sa soeur qui était à côté de son lit. Elle n’était pas partie, elle non plus.
Il lui sourit doucement, ayant repris son calme. Il se sentait deux fois plus en forme que lorsqu’il s’était reveillé la première fois. Il regarda autour de lui : la chambre était assez petite, il faisait sombre et il se dit qu’il faisait sûrement nuit maintenant. Il y avait beaucoup de machines qui faisaient beaucoup de bruit et il avait plein de tuyaux en tout genre dans ses bras. Il fut pris d’une envie de les arracher mais se retint. Il ne voulait pas prendre le risque de se voir retomber dans le coma et mieux valait faire confiance aux docteurs. Ils étaient seuls.

Seeley débordait de questions à lui poser : pourquoi ai-je utilisé tout mon pouvoir ? De puis combien de temps suis-je endormis ? Est-ce que tu ne devrais pas être à la fac ? À moins que tu ne travailles déjà...
Puis soudain il réalisa qu’il manquait quelqu’un. Une famille, ce n’était généralement pas qu’une soeur et un frère. Où sont nos parents ?
Il sentit une douleur dans sa poitrine et porta la main à son coeur. Il avait un mauvais pressentiment. Il avait du mal à voir quelle question devait être posée en première alors il n’en posa aucune.

Il y avait de l’eau posée sur sa table de chevet et il se rendit compte qu’il était assoiffé. Il tenta de se servir à boire, en renverssa sur la table et attrapa le verre pour le boire à grosses goulées.

Puis il regarda à nouveau Alexis. C’était une jeune femme maintenant, mais elle était exactement comme l’adolescente dont il se souvenait. Il hésita à nouveau entre les questions qui étaient dans sa tête puis parla :

“ Ca fait combien de temps ?”
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Seeley & Alexis
L’annonce d’Alexis resta sans réponse verbale. Elle vit que Seeley réfléchissait et elle capta même le regard appuyé qu’il lança à ses mains. La jeune femme souhaitant laisser à son frère le temps de se remettre un peu de son réveil, elle n’insista pas. Surtout que le sujet ne lui donnait aucune envie d’insister. Elle savait bien que, si ce jour arrivait, elle allait devoir tout expliquer à son frère mais, tout comme le fait de le voir réveillé, en vie, ça avait toujours été tellement lointain, hors de portée, qu’elle ne s’était jamais trop penchée sur la question. Le fait que son frère ne réagisse pas plus lui laissa un instant de répit, d’autant plus qu’il se rendormit, laissant la brune seule avec ses pensées. Elle cherchait désespérément un moyen d’annoncer à Seeley qu’il dormait depuis six ans et demi, que leurs parents étaient morts, et tout ce qui en découlait. Son frère était loin d’être idiot, elle le savait bien, il avait déjà dû remarquer qu’elle n’avait plus la même tête ni le même corps que l’adolescente de dix-sept ans qu’il avait vue pour la dernière fois. Mais son cerveau encore trop épuisé par son long coma n’avait peut-être pas encore établi toutes les connexions… De quelque manière qu’elle tourne le problème, Alexis ne trouvait pas vraiment de solution. L’annonce serait dure, elle n’imaginait même pas à quel point. Comment envisager le futur quand on a perdu six ans de son existence ? Il y avait tellement de choses dont il n’avait pas connaissance…


Perdue dans ses pensées, elle ignora la faim, refusant de laisser son frère une seule seconde tout seul. Et ne tarda pas à s’endormir, elle aussi. Ce qu’elle vivait ses derniers temps l’avait fatiguée et il fallait bien dire qu’elle dormait assez peu et assez mal. Cependant, cette fois-ci, ces cauchemars la laissèrent en paix. Pas de sang, pas de corps sans vie, pas de peur, rien. En fait, elle dormit d’un sommeil sans rêve jusqu’à ce qu’une agitation la fasse sursauter. « Hein ? Quoi ? » Apercevant son frère assis sur son lit elle ouvrit la bouche pour lui demander ce qui n’allait pas mais il se rallongea avec un sourire et Alexis se rassura. Il allait bien. Il était réveillé, il allait bien. Tournant la tête un instant, elle attrapa un verre en plastique et se servit de l’eau. « Tu as soif ? » Seeley était entrain d’inspecter la chambre, l’air beaucoup plus alerte qu’à son premier réveil, ce qui fit chaud au coeur de la jeune femme, ravie de voir qu’il se portait déjà un peu mieux. Ce n’était que le début, elle en avait conscience, mais comment ne pas se réjouir ?


Baillant et se passant une main dans les cheveux, elle se rassit, attendant une nouvelle fois que son frère émerge de ses pensées. Quand il porta la main à son coeur, Alexis ne put s’empêcher d’avoir un brusque mouvement en avant, prête à appuyer sur le bouton d’urgence et à rameuter tout l’hôpital. Mais il reposa son bras quelques secondes plus tard, toujours sans un mot. Ça torturait assez la jeune femme de ne pas savoir à quoi il pensait en cet instant, lui d’habitude si communicatif avec elle. Alors qu’elle aurait voulu lui sauter dessus, le serrer dans ses bras, et parler à en avoir la bouche desséchée, elle ne pouvait qu’attendre qu’il se sente un peu mieux pour répondre aux questions légitimes qu’il devait se poser. Une d’entre elles ne tarda d’ailleurs pas à arriver après qu’Alexis eu laissé Seeley l’examiner de haut en bas. À quel point avait-elle changé ? Elle se voyait dans le miroir tous les matins, elle avait l’habitude de son visage et ne le voyait pas évoluer. Mais lui, qui se souvenait d’une ado à peine prête à aller à l’université, est-ce qu’il la trouvait changer ? Surtout que, dernièrement, elle avait accumulé par mal d’ennuis et de soucis, laissant des cernes sous ses yeux. Au souvenir de ces événements, la brune se mordit la lèvre. Il allait bien falloir qu’elle lui raconte, un jour, et puis, de toute façon, s’il tombait sur un journal qui en parlait… En même temps, elle se voyait mal lui dire immédiatement qu’elle avait foiré pas mal de trucs. Mais chaque chose en son temps. D’abord, lui répondre, lui dire ce qu’il voulait savoir et ensuite… ensuite elle lâcherait au compte-goutte les informations sensibles. « Tu… Ça aurait fait six ans peu avant Noël et nous sommes mi-novembre. »

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Six ans... six années de sa vie qui lui avaient été arraché. Six printemps, étés, automnes et hivers. Six nouvels ans, anniversaire, halloween, noëls. Et combien des chagrins de sa soeur avait-il manqué ? Combien de ses joies ? Doutes ? Exploits ? C'était comme un rêve, c'était trop irréel. Il se sentit trembler, il avait les larmes aux yeux et il détestait ça. Il serra son poing, essayant de contenir sa frustration et de trouver quelque chose de positif. Sa soeur, elle était toujours là à son chevet, six longues années plus tard.

"Merci d'être là."

Sa tête était une véritable cacophonie, une centaine de questions se présentaient à lui et aucune ne sortie de sa bouche. Priorité, encore une fois. Réfléchis, calme-toi, réfléchis, calme-toi.
Il n'avait aucune chronologie dans son esprit, il avait des souvenirs mais il ne savait pas lequel placer avant l'autre. Alors il se rappela qu'elle avait dit qu'il avait trop utilisé son pouvoir.
Il ferma les yeux, vit les flammes brûler devant lui, sentant leur chaleur sur son visage, contrastant avec le froid mordant de l'hivers. Le calme d'un bois. Puis il se revit soudain à l'université et il comprit que son esprit avait enrayé sur un autre souvenir. C'était comme se promener dans un couloir, ouvrir une porte derrière laquelle se trouver une fraction de soi, puis une autre porte; toutes rangées n'importe comment. De quoi être confus. Est-ce que cela allait durer longtemps ?
Il rouvrit les yeux et les posa sur ceux de sa soeur. Une fois de plus il n'avait aucune idée de combien de temps il avait fermé les yeux, mais elle était toujours là.

"Tu as l'air si fatiguée."

Ce n'était pas si étonnant vu les dernières 24h qu'ils avaient passé, mais le présent semblait si réel en comparaison du passé. Il lui fit un petit sourire, comme pour lui montrer qu'il allait bien. Ce n'était pas vraiment le cas mais il ne voulait pas se morfondre et il voulait qu'elle ait confiance, il voulait la rassurer.
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Seeley & Alexis
Alexis vit bien le désarroi dans le regard de Seeley, son poing qui se serra sur le drap blanc, mais qui tremblait malgré tout et ses yeux, encore, qui se remplir de larmes… La jeune femme se mordit les lèvres. Elle se doutait que ça allait dur pour lui, il se réveillait et apprenait que six années s’étaient écoulées sans l’attendre. Elle l’observa ravaler les larmes, se demandant à quel point la nouvelle l’avait touché. Secouant la tête, elle écarta les remerciements qui, pour elle, n’avaient pas lieu d’être. La remercier de soutenir son frère c’était comme la remercier de respirer : c’était tout bonnement essentiel, elle ne se posait même pas la question et malgré les années elle ne se l’était jamais posée. « Comme s’il pouvait en être autrement. Tu aurais fait pareil pour moi. » Toujours l’un pour l’autre, depuis qu’Alexis était en âge d’avoir des souvenirs, il en avait été ainsi.


Le laissant à ses pensées, elle laissa les siennes divaguer pendant qu’il semblait s’endormir, son souffle se ralentissant, se calmant. Plusieurs minutes passèrent quand la porte s’ouvrit, dans son dos. La brune sursauta, surprise par le bruit qui vint briser le silence qui régnait dans la chambre. Une infirmière entra en silence, un chariot avec deux plateaux posés dessus. En chuchotant, elle lui indiqua qu’il était déjà l’heure de manger et le ventre de la jeune femme approuva bruyamment. Avec un petit sourire, la Samson la remercia et répondit à ses quelques questions sur l’état de son frère : il était désorienté et s’endormait souvent mais il semblait aller bien. L’infirmière la rassura en lui disant que c’était un comportement normal, lui rappela de l’appeler si le besoin s’en faisait sentir puis les laissa à nouveaux seuls. Ne sachant pas quand son frère allait se réveiller et son ventre protestant beaucoup trop, la brune ouvrit son plateau repas et le termina en un rien de temps, malgré la piètre qualité de la nourriture de l’hôpital. Ça n’était pas excellent mais pas si pire, en vérité. Son repas terminé, elle eut une forte envie de fumer mais là encore, hors de question de sortir de cette chambre pour le moment. Alors elle évacua l’envie de nicotine et attrapa un magazine que l’infirmière avait apporté en même temps que le repas pour se changer les idées.


La voix de Seeley la tira de sa lecture. La brune releva la tête et remarqua qu’il avait son regard fixé sur elle. Elle ne l’avait pas senti se réveiller et se demanda depuis combien de temps il l’observait ainsi. Il se réveillait à peine d’un coma de six mois et remarquait déjà que quelque chose n’allait pas chez sa petite soeur. Celle-ci effaça tout doute de son visage et esquiva avec un petit sourire. « Pas autant que toi. Tu veux manger ? Une infirmière à apporter le repas du soir, je peux lui demander de le réchauffer si tu veux. »

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[HJ: j'ai un peu bloqué alors du coup j'ai fais un saut dans le temps... si ça te gêne je change :)]
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Seeley attrapa le plateau repas qui lui était tendu et commença à manger avec avidité. C'était aujourd'hui le troisième jour de sa nouvelle vie et il ne se lassait pas de la nourriture de l'hôpital. Certes, ce n'était pas du cinq étoiles, mais c'était si bon ! Et puis il n'avait pas mangé de vraie nourriture depuis six longues années. Des aliments qu'il avait destestés auparavant avaient maintenant si bon goût qu'il n'en laissait pas un bout. Une fois qu'il eut finis de tout engouffrer, il releva les yeux sur sa soeur. Elle était toujours là, à ses côtés.
Il avala ses médicaments et une infirmière passa récupérer le plateau repas. J'aimerai bien me raser cet après-midi. Il regardait son reflet dans la vitre : ses yeux étaient bleus et ceux de sa soeur bruns, et pourtant ils étaient si semblables. Il eut un petit sourire et regarda sa soeur avec une étincelle de joie dans les yeux.

"C'est bon d'être là. Je ne te laisserai plus."

Il tendit les bras pour la prendre dans ses bras.
Seeley avait passé la nuit à cogité, il voyait les choses différemments que le jour de son réveil et il s'était rendu compte que pas une seule fois sa soeur n'avait mentionné leurs parents. Il était presque certain que quelque chose leur était arrivé, et c'était d'ailleurs peut être lié à son coma, mais il ne voulait pas lui en parler, pas tout de suite. Quelque part au fond de lui il savait que lorsqu'il le ferait, elle confirmerait ses suspicions. Pour l'instant, il voulait laisser place au doute, il voulait un peu de temps d'innocence et de joie avec sa soeur.
Seeley avait une autre question à lui poser, comment as-tu payé pour mes frais d'hôpital ?, il avait bien vu toutes les machines qui étaient branchées et tous ces repas devaient également coûter de l'argent. Elle avait fait ça pendant six longues années, toute seule si ses suspicions étaient exactes. Mais là encore, s'il lui posait la question, cet instant de bonheur qu'ils vivaient en ce moment seraient réduits à néant. Alors il repoussait l'instant. Sa curiosité des premiers jours s'était atténuée, il était devenu résigné. Il y avait des choses qui se passaient qu'il ne comprenait pas mais ce n'était pas grave, il y avait des choses dont il ne se souvenait pas mais ce n'était pas grave.
Ce qu'il voulait maintenant, c'était se rétablir au plus vite et sortir de cet hôpital. Oh, et il voulait prendre sa soeur dans ses bras aussi.

"Promis."
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I try to picture me without you but I can't
Seeley & Alexis
Trois jours s’étaient écoulés depuis qu’Alexis avait débarqué à quatre heures du matin à l’hôpital, attendant que son frère se réveille enfin. Trois journées qu’elle avait passées à l’hôpital, sans prendre en compte le fait que son téléphone était déchargé dans son sac, prenant des douches dans la salle de bain de la chambre d’hôpital et acceptant les affaires de rechanges prêtées par les infirmières. Plus rien n’existait que Seeley depuis qu’il s’était réveillé. Ils avaient six ans à rattraper, le reste, tout le reste, pouvait bien attendre quelques jours. Ils avaient beaucoup parlé pendant ces trois jours, des discussions entrecoupées de phases de sommeil mais, étonnamment, aucun des sujets très importants n’avaient été abordés. Ni concernant leurs parents, ni concernant le métier d’Alexis, ses études… et elle-même n’avait pas raconté tout ce qu’il s’était passé récemment, pas un mot sur Eldarion, Ezeckiel ou Maverick. Elle garderait ça pour plus tard, ils avaient tout le temps d’aborder les sujets les moins agréables, pour le moment ils profitaient, se remémorant le passé, leur enfance, Alexis aidant Seeley à combler ses souvenirs parfois défaillant, à lui rapporter les dernières nouveautés parce qu’il allait débarquer dans un monde changé et il fallait s’y habituer. Ce matin là, en sortant de la douche, elle trouva son frère plongé dans ses pensées, jusqu’à ce qu’il relève la tête et qu’elle lui adresse un sourire qui s’élargit à ses mots. S’avançant pour qu’il la prenne dans ses bras, elle redevint la petite soeur qui adorait les câlins de son grand frère. « T’as pas intérêt ! » fit-elle avec un petit rire. Elle ne lui en voulait pas parce qu’il n’était pour rien dans tout ce qui s’était passé. On ne choisissait pas de tomber dans le coma. Et si Alexis avait espéré qu’en se réveillant il lui dirait ce qui était arrivé à ses parents, il s’avérait que lui-même ne s’en souvenait pas, parlant d’eux au présent, ne sachant même plus, visiblement, qu’ils étaient morts. Les circonstances ne seraient pas clarifiées tout de suite mais peu lui importait tant qu’elle avait son frère.


***


Alexis se gara, quitta sa voiture et pénétra dans l’hôpital. Cela faisait maintenant dix jours que Seeley s’était réveillé et Alexis en avait passé trois sans bouger le petit orteil de sa chambre, avant d’être sûr qu’il allait parfaitement bien. Ensuite, elle avait commencé à rentrer, ne serait-ce que pour se changer, lui acheter des affaires à sa taille, mais elle revenait au petit matin et ne repartait que le soir venu. La jeune femme avait l’impression que sa vie reprenait des couleurs après avoir été si noire pendant un moment. La douleur ne disparaissait pas, mais avec Maverick à ses côtés et Seeley sorti du coma, elle se sentait capable de surmonter ce qu’il lui restait à surmonter.  Qu’il s’agisse du choc d’avoir vu des gens mourir sous ses yeux ou de la discussion inévitable qu’elle aurait avec Seeley.


Mais aujourd’hui était une belle journée d’automne et c’était aujourd’hui que Seeley rentrait à la maison. Il arrivait à marcher quelques minutes désormais mais il lui faudrait encore se rendre tous les jours à la rééducation, Alexis ayant promis qu’elle l’y emmènerait jusqu’à ce que ce ne soit plus nécessaire. Elle avait passé sa matinée à ranger la maison de fond en comble, aérer les pièces, nettoyer le sol, les vitres, ré-ouvrir la chambre de son frère pour la première fois depuis six ans… Elle voulait qu’il se sente aussi bien que possible dès qu’il rentrerait chez eux. La Samson allait être aux petits soins pour son frère. Virée de l’Ambush, elle devait trouver un autre travail rapidement mais elle prendrait d’abord le temps de s’occuper de Seeley, et elle allait avoir tout son temps libre pour ça.


« Me voilà ! Je t’ai ramené des affaires. » Elle lui tendit le sac qu’elle tenait à la main et qui contenait un jean, un t-shirt et un pull à sa taille ainsi que des sous-vêtements autres que ceux de l’hôpital et des chaussures. Ils allaient devoir aller faire du shopping pour lui, bien que ses affaires d’il y a six ans lui aillent peut-être toujours à peu près bien. « Alors, prêt à rentrer à la maison ? »

fiche by coula
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The eternal flame
« It is not death that a man should fear, but he should fear never beginning to live. »

Sa main tremblait sous l'effort, Seeley était simplement en train de se raser mais la précision que cela demandait lui coûtait. C'était une tâche simple qu'il avait fait maintes et maintes fois et pourtant il était déjà épuisé après seulement la moitié de son visage. Il s'assit un moment sur un tabouret qui se trouvait dans la salle de bain avant de se relever pour faire l'autre côté. Il retourna ensuite immédiatement dans son lit. Il avait envie de s'allonger et dormir quelques heures mais c'était aujourd'hui qu'il rentrait à la maison et la journée allait être très longue. Il ferma les yeux quelques instants, profitant des derniers instants de calme. Une fois qu'Alexis serait là il devrait donner deux fois plus d'énergie que se raser lui en avait demandé et pour beaucoup plus longtemps.
Il sentait son corps fatigué, faible, incapable de lui répondre par moments et il savait qu'Alexis le remarquait même lorsqu'il faisait des efforts pour le dissimuler. C'est pour ça qu'elle avait insisté à être là à chaque rééducation qu'il aurait. Ce n'était pas plus mal, ça l'encourageait à se battre, à ne pas se laisser aller.

Sa petite soeur débarqua dans sa chambre et l'étreignit brièvement. Elle était radieuse et pétillante, sûrement encore plus ravie que lui là l'idée de quitter cet hôpital. Seeley n'avait l'impression d'être là que depuis dix jours mais elle avait pleinement conscience des six années écoulées et dire au revoir à cet hôpital était quelque chose qu'elle avait attendu depuis bien longtemps.
Il attrapa le sac qu'elle lui tendait et traîna son faible corps jusqu'à la salle de bain pour se changer. Il l'entendit au loin :

"Alors, prêt à rentrer à la maison ?"

Il stoppa un instant son geste lorsqu'il enfilait son t-shirt. La maison... était-il vraiment prêt ? Il ne se souvenait plus d'elle, il se doutait qu'elle était assez grande et il avait chaud au coeur en y pensant mais il n'avait aucune idée des pièces, de la couleur des murs ni même de l'endroit où elle se trouvait.
Et puis... prêt ?
Il termina d'enfiler ses vêtements et se regarda dans le miroir. Il avait perdu énormément de poids et flottait dans ses vêtements. On aurait dit un mort vivant. Au moins, il n'avait plus l'air pâle qu'il avait eut quelques jours auparavant. Il arrangea ses cheveux, resserra sa ceinture et tendit son dos pour avoir l'air un peu plus costaud et retourna dans la pièce adjacente. Il regarda sa petite soeur avec les sourcils froncés et croisa les bras.

"Pas exactement. Il y a quelque chose que je dois savoir avant de quitter cette pièce."

Seeley la vit se tendre et se douta qu'elle avait deviné de quoi il voulait lui parler.

"Je veux savoir pourquoi je suis tombé dans le coma."

Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. Ils avaient repoussé le débat jusqu'au dernier moment mais il ne se sentait pas capable d'attendre plus. Il voulait faire cesser ce flou qui l'entourait, arrêter d'ignorer le sujet et affronter avec sa soeur la difficile réalité. Et puis s'il s'évanouissait sous le choque, il serait entre de bonnes mains ici. Il imaginait le pire, ou du moins c'est ce qu'il croyait.
Il sentit sa main trembler et raffirma sa position pour avoir l'air solide, comme s'il pouvait assumer la vérité.

"Il est temps, continua-t-il."

Il avait l'air sévère mais il était simplement inquiet, il avait envie de lui dire que finalement il ne voulait pas savoir, que ce n'était pas la peine, que c'était le passé. Mais c'était faux.
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