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 La splendeur du monde {Elena+Marius

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La splendeur du monde.
La photo ça vaut le coup, c'est tout à fait nécessaire de conserver, de figer pour l'éternité chaque seconde ••• Cela faisait-il, quelques jours, quelques semaines ? Son meilleur ami était un homme marié malgré lui, un homme privé de sa sœur, aussi. Alors Marius l’égoïste, Marius le sale gosse, il fallait bien qu'il lui rende visite, qu'il apporte un infime soutien doublé d'un amour bien réel. C'était la première fois qu'il remettait les pieds au manoir O Murchu depuis ce jour où il avait perdu le compte des heures. Faut dire que depuis, Vespasian se sentait particulièrement esseulé. Il ne voulait plus sortir, il ne voulait plus voir qui que ce soit, il ne répondait plus au téléphone, il restait juste chez lui à dormir dix-huit heures par jour et à manger des pizza qu'on lui livrait. Si personne n'était bien, il ne serait pas bien non plus et c'était non négociable. Cette situation ne pouvait pas durer, il le savait. Il avait finit par se motiver, par trouver la force de caractère nécessaire pour s'extirper de cette boucle.

Enfin, il était donc sorti de son trou et de son apathie pour respirer de l'air frais, pour serrer son ami dans ses bras et entendre qu'il allait mieux, même si c'était faux. Il était sorti de son trou et avait échoué devant ces portes trop grandes qu'il ne peinait jamais à ouvrir. Il n'avait pas prévenu qu'il passait. A quoi bon ? N'était-il pas toujours le bienvenu ? On lui a dit un jour qu'il était ici comme chez lui. Chez lui, il n'avait personne à prévenir quand il rentrait. Et puis vu la vitesse à laquelle le ciel se couvrait, ça ne valait peut-être pas la peine d'attendre une éternité. Une fois à l'intérieur, le constat se fit de lui même : il n'y avait personne. Pas âme qui vive. Il tenta bien de prononcer à voix haute le nom de son ami deux fois, trois fois, mais ce fut sans succès. Marius n'avait plus qu'à ouvrir toutes les portes une par une jusqu'à tomber sur un bipède. Ce n'était pas bien compliqué mais peut-être légèrement impoli.

Ainsi, il erra de couloir en couloir, de chambre en bureau, sifflotant pour se sentir moins seul. Comme elle était oppressante, cette maison. Il monta des escaliers, en descendit d'autres. Les murs étaient trop longs, les plafonds trop hauts. Ça lui foutait les jetons d'entendre jusqu'ici le vent hurler entre les branches. Il porta sa main sur la poignée d'une porte qui ressemblait à toutes les autres, mais qui s'ouvrit sur une salle éclairée d'une faible ampoule rouge. A l'intérieur, quelqu'un. Un bipède surpris, au moins autant que Marius qui ne manqua pas de fermer immédiatement la porte en bafouillant des excuses. Il n'avait pas compris ce qu'il avait vu, ses yeux n'ayant pas eu le temps de s'adapter à l'obscurité de la pièce, mais il regretta assurément de ne pas avoir toqué.
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La photo ça vaut le coup, c'est tout à fait nécessaire de conserver, de figer pour l'éternité chaque seconde ••• Je n’avais plus aucune idée du temps qui s'était passé depuis mon mariage, aucune idée de ce que j’étais devenue entre temps. Je me complaisais dans mon monde, j’imagine. Je faisais comme si, comme si ma vie ne venait pas d’être détruite, comme si mes espoirs n’étaient pas tous éteint, comme si mon monde continuait à tourner sans même un arrêt soudain. Je me complaisais dans de faux sentiment alors même que mon nouveau mari m’évitait le plus possible. Après la réception, après Niamh, je ne m’étonnais déjà pas de voir mon mariage partir en fumée aussi rapidement, en secret, dans le confort de notre salon, il n’était rien, il n’avait jamais rien été, alors que l’on jouait toujours cette stupide mascarade dès que nous n’étions plus seuls. Mais je le savais, je le savais que mon cher mari ne m’aimait pas, qu’il ne m’avait jamais aimé, mais une partie de moi espérait que ça puisse toujours être le cas, alors même que je criais de tout mon être ce besoin que j’avais. Je passais mon temps dans mes études, plongé dans mes bouquins, ou me promenant avec mon appareil photo, surtout maintenant, avec les feuilles, le temps, les orages et la mer qui grondait. J’adorais l’automne, si ce n’était que pour les paysages et les photos que cela me rapportait, mais aussi pour l’odeur de l’hiver qui s’annonçait, pour cette brûlure froide qui envahissait mes poumons, pour les couleurs qui s'étalent autour de moi.

J’avais passé ma matinée dans ma chambre noire, à développer des photos, une faible musique jouant en arrière plan, alors que je fredonnais doucement au rythme des chansons. Développant, agrandissant, voyant la magie apparaître sous mes yeux. Ce devait être Castiel qui parcourait la maison, me cherchant probablement, mais je n’avais aucune envie de sortir de ma cachette, de mon seul repaire, mon seul coin de paradis dans cette maison trop grande, trop froide, trop austère. Mais je ne savais pas comment en faire mon chez-moi, pas alors que je me sentais tel une étrangère, alors que je savais que je n’y était pas la bienvenue. Je devais étudier, j’avais des examens qui arrivaient beaucoup trop rapidement, et avec les mariage et les bouleversements récents, j’étais bien loin derrière maintenant, mais je n’avais pas vu le temps passé, pas dans cette espace, cette noirceur éclairé seulement de cette petite ampoule rouge. La lumière, soudaine, puissante, envahissant l’endroit sacré, je restait interdite, un moment devant la silhouette masculine qui repartait aussitôt, bafouillant des excuses couvert par la musique, me replongeant dans le noir complet. Pourtant, il savait qu’il ne devait pas ouvrir cette porte lorsqu’elle était fermé, non? Je jetais un coup d’oeil à la dernière photo que j’aggrandissait, maintenant noire, un soupire sortant de mes lèvres. J’ouvrais la porte, furieuse. “Sérieusement, Castiel? Tu essaie de ruiner la seule chose qu’il me reste?!” Un moment, j’allais continuer sur ma lancée, peut-être lui lancer deux ou trois remarques salés sur cette fameuse nuit où il n’était jamais revenu. J’étais toujours amer il fallait croire, je n’avais aucune idée de ce qu’il avait fait, mais avec la scène d’Alix au mariage, et bien, il avait dû aller le rejoindre dans son lit, n’est-ce pas?
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La photo ça vaut le coup, c'est tout à fait nécessaire de conserver, de figer pour l'éternité chaque seconde ••• Marius sursauta quand cette même porte s'ouvrit brusquement sur le visage d'habitude opalin de Elena. Ses joues étaient rouges tant elle enrageait, tant elle pensait voir son époux. C'est par le nom de celui-ci qu'elle s'adressa à Vespasian qui haussa un sourcil d'étonnement. Était-elle tant absorbée par ce qu'elle faisait qu'elle assumait machinalement que le moindre homme dans cette maison était Castiel ? Lui et Marius ne se ressemblaient même pas, l'erreur était peu commune. Une légère mélodie parvint à ses oreilles alors que ses yeux se réfugièrent dans l'obscurité béante derrière ce petit tas de nerfs qu'était Elena O Murchu. Des photos étaient accrochées, la pièce était baignée d'une faible lueur pourpre. Depuis quand faisait-elle ça ? En ouvrant la porte il avait certainement ruiné une pellicule où quelque chose dans ces eaux là. Marius n'y connaissait presque rien, mais si quelqu'un endommageait sa guitare il serait au moins aussi énervé que la jeune femme devant lui.

Il risqua un sourire. « Castiel ? Depuis le temps qu'on se connaît tu ne me reconnais même pas ? Je me vexerais presque. » Ses traits s'affaissèrent. « Je suis désolé d'avoir détruit la seule chose qu'il te reste, comme tu dis. J'ai du mal à me retenir d'ouvrir une porte fermée. Tu me pardonnes ? » Son ton était doux. Si Alexis et les autres étaient hermétiquement hostiles à la pauvre Elena, lui voulait essayer de sympathiser. Elle lui faisait de la peine, elle n'avait pas l'air méchante. Et puis elle avait épousé son ami d'enfance. Quitte à se côtoyer souvent, autant être en bons termes. Enfin, c'était une bien jolie idée en théorie mais si compliqué à appliquer. Marius qui d'habitude savait feindre l'intérêt sans fournir le moindre effort était aujourd’hui épuisé. Lui qui avait évité la moindre interaction sociale – excepté avec Maxime qui faisait finalement partie des meubles – pendant trop longtemps était maintenant embarrassé. Il était pris de court, il ne savait plus comment faire.

Il baissa les yeux. Il regardait ses pieds comme un gamin qui se fait gronder pour avoir mangé trop de bonbons. Suffisait d'attendre qu'Elena se calme pour prendre congé poliment, avec un sourire honnête. C'est ce qu'il faisait toujours, pas de raison pour que ça ne fonctionne pas. Marius reprit en confiance. C'était un jeu d'enfant.
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La photo ça vaut le coup, c'est tout à fait nécessaire de conserver, de figer pour l'éternité chaque seconde ••• Je m’arrêta un instant, alors que mon regard s’habituait de nouveau à la lumière, et que je voyais bien que les cheveux bruns n’étaient pas les même, que les traits était différents. Mon visage devenait subitement rouge sous l’erreur. “Oh! Oh… Je … Je suis désolée” Voilà, j’étais rouge maintenant, je n’avais pas l’habitude de m’emporter autant, en général, on me disait toujours que j’étais trop douce, que je me laissais marcher sur les pieds, mais il fallait dire que dernièrement j’étais plus à grand que d’ordinaire. “Il n’y as jamais personne d’autre que Castiel habituellement, je ne savais pas que tu viendrais Marius.” Bien sûre que je me souvenais de lui, après tout il avait été le garçon d’honneur de mon mari à notre mariage, même si je ne le connaissait pas très bien, lui et moi n’avions jamais été très proche, au contraire, on avait jamais vraiment fait attention l’un à l’autre. Principalement parce qu’il était l’ami de Castiel et que tout ses amis me détestait. Ce devait pas être très différent pour lui, non?


“J’aurais dû barrer, ou installer un voyant, c’est de ma faute.” Un petit sourire alors que je glissais une mèche derrière mon oreille. Je savais que j’acceptais mes tord parce que ce n’étais pas Castiel, parce qu’il n’était pas mon mari. Et aussi froid que cela puisse être, il me semblait que tout mon être se révoltait contre celui qui partageait maintenant ma vie. Depuis notre mariage, depuis la scène avec Alix, depuis bien trop longtemps en fait. Et je le savais maintenant, mon mariage ne connaitrais jamais le sort de celui de mon frère, il ne finirais jamais dans cette douce aura amoureuse, mais plus comme mes parents. Capable de faire face en public, mais en secret, ils ne pouvaient rester dans la même pièce. C’était à ce demandé comment ils pouvaient faire la même chose à leur enfant, sachant que cela ne leurs avait apporté que du malheur. M’enfin, une seule enfant, sachant que mes deux soeurs avaient fuient leurs responsabilités. Je leurs en voulais en fait, même si je ne le disais pas, même si je le gardait pour moi, je leurs en voulais de ne pas avoir été là, je leur en voulais de m’avoir laissé seule, alors même que je savais qu’elles ne pouvaient pas être présente. “Euhm… tu veux voir?” La compagnie me manquait, même une personne que je connaissais à moitié serait mieux que la solitude qui me faisait rassasser mon état actuel. J’avais besoin de rire, de sourire, j’avais l’impression que dernièrement, rien ne me faisait rire. Il y avait bien eu Maxime, cette soirée un peu folle, cette nuit que je n’aurais jamais imaginé sachant que j’étais mariée, mais elle était arrivé, elle avait eu lieu. J’avais cocufié mon mari avec une femme rencontré dans un bar, mais au final, je pouvais mettre ma main au feu qu’il n’était pas blanc non plus.
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