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 Parce que le passé finit toujours par nous rattraper ft Azraël Blackwood

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Parce que le passé finit toujours par nous rattraper
Azraël & Eliael

Il y avait quelque chose de grisant dans les sentiments qu'Eliael commençait à peine à appréhender. La peur, la rancœur, la colère, la culpabilité, l'appréhension... C'était des choses dont elle n'avait pas l'habitude, et ressentir quelque chose qui ne venait non pas de son cerveau mais de son cœur... D'avoir désormais l'impression d'être soumis à ces choses incontrôlables, et parfois tellement douloureuses. Eliael ne comprenait pas comment ces humains pouvaient faire. Chaque soir depuis qu'elle était dans le corps de Sarah, il y avait cette peur du lendemain, ce doute constant sur le mal et le bien, la remise en question de ce monde terrestre qu'elle avait l'habitude de prendre comme une tâche qu'elle devait protéger. Elle n'avait aucune attache, elle savait à peine ce que signifiait cette boule qui pouvait se former dans sa gorge le soir, lorsqu'elle était seule, elle était complètement perdue dans cette humanité propre à l'humain, et non aux Anges. Sarah était une femme aux sentiments forts, extrêmement sensible, il arrivait à Eliael de la plaindre, inconsciemment, en se demandant ce qu'elle pouvait faire lorsque ses sentiments faisaient rage, comme une tempête sur la mer, et que les vagues venaient s'abattre sur la barrière invisible qu'était son esprit, pour rendre les choses d'une puissance extrême, et de moins en moins contrôlables... Eliael était sortie, aucun bruit venant des démons, ils commençaient enfin à se faire plus discrets maintenant que leurs plus grands ennemis n'étaient plus très loin, et elle s'ennuyait ferme (si le terme « s'ennuyer » existait pour les Anges, disons plutôt qu'elle avait du temps devant elle, et qu'elle ne savait pas comment le combler). Elle avait réussi à se retrouver dans les quartiers plutôt peuplés et plein de vie qu'était carp view, dans la foule des habitants, pressés d'aller au travail ou de rentrer chez eux. Eliael étudia leur visage, et aucun ne paraissait réellement heureux. Dans leur regard brillait une sorte de lassitude, ou une fatigue naissante visible grâce aux quelques cernes qui coloraient leur visage de violet. Ces humains avaient pourris leur quotidien eux-mêmes en créant l'argent, le travail, et tout ce qui en découlait. Ils avaient gangrenés leur manière de vivre, et voilà qu'ils s'en plaignaient. Non mais franchement, ils n'avaient eu qu'à réfléchir il y a maintenant quelques milliers d'années avant de guerroyer, de marchander… Eliael en regarda un au hasard dans la foule avec un regard condescendant, avant de finalement continuer sa route en observant les façades des magasins et ce que contenaient leurs vitrines de verre. Le nombre de choses complètement inutiles qu'ils avaient pu créer. Et c'était encore le cas aujourd'hui.Occupée à regarder un peu partout autour d'elle, et en pleine foule, Eliael ne fit pas du tout attention à qui il y avait en face d'elle. Jusqu'au moment où elle se prit un torse et une épaule. Elle eut d'ailleurs un moment d'incompréhension avant de lever la tête. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'elle retrouva, dans les lointains souvenirs de Sarah (enfin lointain, ceux du mois dernier m'enfin, il ne fallait pas toujours chercher à comprendre Eliael) le visage à qui appartenait le corps dans lequel elle venait de rentrer. C'était la première fois qu'elle ressentait cette chose… comme… comme… un soulagement profond de trouver quelqu'un qui lui disait quelque chose, bien vite rattrapé par cette impression de parfait inconnu. La mâchoire carrée, une barbe naissante pour des cheveux plus au moins coiffés, elle avait son nom sur le bout de la langue... Az... Azur... Azriel... Az !.. Azraël voilà ! Exactement ! Elle voulut se féliciter toute seule, avant de se rendre compte que s'il était en face d'elle ce n'était pas bon du tout, parce que Sarah le connaissait, mais Eliael absolument pas. Donc, il risquait de lui parler, or, elle ne savait absolument pas quoi dire. Deux options se présentaient  alors : prendre la fuite, ou dire bonjour en prenant le risque de recevoir une foule de question dans la figure juste après… Il ne fallut pas moins d'une demie-seconde à l'Ange pour se décider de la marche à suivre, et elle baissa directement la tête comme pour cacher son visage, même s'il avait sûrement très bien vu son minois, en annonçant :

- Ow, euh… Il y a trop de monde ici, désolée.

Avant de s'enfuir par la droite du jeune homme, d'un pas pressé, la tête toujours rivée sur le trottoir en béton, en priant Dieu qu'elle ne se retrouve pas dans une situation gênante d'ici trois... deux... un...
   
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Eliael ∞ Azraël

Samedi après-midi, je ne bossais pas, j'avais donc pris la décision de marcher un peu, de prendre l'air, de me changer les idées. Les choses étaient tendues avec Hazel, c'était le cas depuis notre rupture mais j'avais la sensation que plus on avançait dans le temps et plus on se détestait. On se reprochait constamment des choses de notre passé qui visiblement n'étaient pas réglées. Elle me reprochait de ne pas vouloir être père, de ne pas vouloir protéger notre fils et surtout de ne pas l'accepter tel qu'il est : une fée. Je lui reproche de m'avoir menti toutes ces années, de n'avoir jamais eu le courage de m'avouer sa véritable nature. Je lui reproche de m'avoir fais un gamin dans le dos - ou peu s'en faut - d'avoir le beau discours du "si tu ne veux pas être père, très bien, je continuerais à m'en occuper seule" par devant et par derrière me reprocher de ne pas vouloir assumer mon rôle. On se lance ses piques constamment, par texto, au téléphone et quand on se voit. Je lui dis et répète qu'il faut qu'elle parte de Bray, qu'elle n'est pas en sécurité ici et que le petit non plus. J'ai beau être un beau salaud, j'ai encore à coeur leur sécurité, qu'elle me croit ou non. Je lui dis de se tenir loin de ma famille et elle, qu'est-ce qu'elle fait, elle leur rend visite, avec Milo ... A un moment donné il ne faut pas s'étonner que je sois en colère. Je ne pense pas être fait pour être père, c'est encore mon droit, alors pourquoi tout le monde me force à assumer ce rôle qui ne m'est pas dû ? Ma mère a été folle de rage d'apprendre que j'étais père et que je ne lui avais rien dis. Mais je m'en contre balance, c'est ma vie, pas la leur ...

Bref, la vie est compliquée avec Hazel et si ça s'arrêtait là, ce serait cool mais même pas. Balthazar a décidé qu'il allait s'occuper personnellement du sort de sa maîtresse et de ses futurs enfants. Hé oui parce qu'on peut se foutre de ma gueule de m'être tapé une fée durant 8 ans et d'avoir eu un gosse avec elle, mais moi au moins je l'aime, ce qui n'est pas le cas de Balthy et de sa maitresse. Découvrir que celle avec qui il couche de temps à autre est une sirène, c'était déjà le pompom, mais apprendre qu'elle est enceinte de jumeau, c'est au delà de ce qu'il peut supporter. Alors sa folie a pris le dessus sur la raison et le voilà qu'il est en train de la kidnapper pour l'exorciser. C'est trop pour moi, je dois prendre mes distances, l'espace de quelques heures. Je dois réfléchir à tout ça et prendre la bonne décision. Alors je me promène dans les rues de Bray, sans vraiment faire attention à là où je vais ou à qui je croise. Je m'en fous de connaître les gens ou de croiser des créatures magiques, aujourd'hui elles ont un jour de repos, elles devraient être contente. Pourtant, parmi cette foule de personne, une va finir par attirer mon attention. Je n'y avais pas prêté attention jusqu'à ce qu'elle me rende dedans, mais quand nos regards se sont croisés, je n'ai pu m'empêcher d'être surpris. Sarah. Je n'ai pas rêver, la femme qui me fait face est Sarah. Elle s'excuse, elle file, mais je ne compte pas la laisser s'envoler aussi rapidement.

Il m'aura quand même fallu quelques secondes avant de revenir sur ma stupeur. De combien de temps ne l'ai-je pas vu ? Quelques jours ? Je dirais même quelques semaines. Je ne vais pas prétendre qu'on est de super bons potes parce que ça sonnerait faux dans ma bouche, mais disons qu'on était au moins collègues de travail et que c'était une des rares personnes que j'apprécie là bas. Sarah. Personne n'a eu de nouvelles d'elle. Certains parlent de dépression. D'autres parlent d'un ras le bol. Moi j'avoue ne pas trop quoi en penser. Elle n'a pas l'air d'être une personne dépressive, pas la Sarah que je connais en tout cas. Je sais qu'on ne va pas boire des verres ensemble après le boulot et que ce n'est pas ma super pote, mais il n'empêche que je la connais suffisamment pour savoir que ce n'est pas son genre. Non, si elle ne vient plus c'est que quelque chose cloche et je vais pouvoir découvrir quoi. Ca va me permettre de sortir de ma routine habituelle et de mes sombres pensées. Alors je décide de la suivre et de la rattraper. « Alors, il est beau le trottoir Sarah ?! » Autant lui montrer tout de suite que je l'ai reconnu. Elle a beau fuir mon regard et éviter que je vois son visage, je sais très bien qui elle est. « Ca fait longtemps qu'on ne t'a pas vu au commissariat ... ça va ? » Que ce soit moi qui dise ça, ça tend quand même à montrer que j'ai de l'estime pour elle, sinon je l'aurais laissé tracer son chemin sans même prendre la peine de la saluer. Mais elle est différente des gens que j'ai rencontré au poste de police et elle je l'aime bien, du coup j'aimerais savoir ce qui lui arrive.
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Parce que le passé finit toujours par nous rattraper
Azraël & Eliael

Eliael avait cru y échapper. Réellement. Elle s'était enfuie par un côté et il ne l'avait pas rappelé. Elle esquissa un même un sourire fière d'elle. Sourire qui dut fondre comme neige au soleil lorsqu'elle entendit le nom de Sarah des lèvres du jeune homme qu'elle venait de bousculer. Elle venait de rêver, c'était le vent, où même quelqu'un d'autre, après tout elle était dans une rue, n'importe qui pouvait s'appeler Sarah pas vrai ..? Et tandis qu'elle se cherchait des excuses et une explication logique, une autre part de son cerveau prit le rôle de lui faire digérer l'information et de la convaincre qu'elle n'avait pas rêvé : il l'avait appelée par le prénom du véhicule. Elle lâcha un long « noooooooooooooon » intérieur, désespéré, et s'arrêta en mettant ses mains dans la poche de sa veste. Merde merde merde merde, elle devait faire quoi maintenant ? Mais franchement, le paradis ne pouvait pas leur fournir des humais n'ayant aucune vie et aucune connaissance ?! Ce qu'elle redoutait venait d'arriver et elle ne savait même pas comment réagir. La jeune femme mit de longues secondes avant de se retourner, très lentement, les lèvres pincées, les sourcils légèrement froncés en un signe d'inquiétude croissante, et quand elle fut complètement retournée elle fit de grand yeux de hibou au garçon. Il était face à elle, et le regardait : c'était la certitude qu'elle n'avait définitivement par rêvé, malheureusement. Eliael était un sketch à elle toute seule, effectivement. Sa main gauche tirait un fil qui dépassait dans sa poche, et essayait en même temps de trouver quoi lui répondre. De préférence quelque chose de logique et sensé. Mais ça, c'était pas gagné non plus.

- Euh, oui, je... euh, magnifique.

Elle venait de répondre à la première phrase. Bien. Par contre je vous avais dit, il ne fallait pas s'attendre à grand chose, elle venait de complimenter ainsi le trottoir, mais s'il ne s'arrêtait pas sur ça, ça pouvait aller. Après tout peut-être que les humains aimaient bien se vanter d'avoir de belles routes, ils se vantaient bien d'avoir de belles voitures ..!
Eliael passait d'une jambe à une autre, mal à l'aise, et grimaça toute seule. Il allait vraiment croire qu'elle avait un problème, mais sérieux. Le commissariat ? Si ça allait ..? Bah écoute, pour tout te dire tu ne parles pas réellement à Sarah mais à un Ange qui a pris son corps une fois qu'elle l'eut accepté ! Pourquoi ? Oh c'est tout simple ma foi ! Celui avec qui elle devait se marier s'est fait possédé par un démon et Eliael  en tant que grande sauveuse, a dit qu'elle allait libérer du démon sauf que pour le moment elle ne tient absolument pas sa promesse et elle en a bien conscience, d'autres questions ? Hum hum, c'était un peu cru ça non ? Et puis les humains ne croyaient ni aux démons, ni aux anges (enfin si, ils y croyaient, mais de là à en voir descendre sur terre et prendre des corps pour avoir une forme matérielle et non lumineuse, c'était plus dur à gober) il allait la prendre pour folle une bonne fois pour toute et la faire interner. Ou alors il arrêtera de poser des questions sur le commissariat en la croyant en arrêt maladie. Elle se mordit la lèvre inférieure. Le temps s'écoulait et elle était toujours là, à chercher quoi répondre.

- Oui, oui ça va !  , fit-elle avec un engouement qui sonnait faux, son visage changeant subitement d'expression.

Eliael ne savait pas jouer la comédie non plus, ce n'était pas dans la nature des anges de mentir, on pouvait l'excuser. Elle voulut reprendre sa route aussi sec, mais quelqu'un lui barra de nouveau la route en entrant dans le magasin juste à côté, et la jeune femme se retint de justesse de rentrer une nouvelle fois dans quelqu'un en s'arrêtant brusquement, sur la pointe des pieds. Eliael était déjà lasse de ce monde de fous, surtout en sentant le regard d'Azraël dans son dos. Elle soupira tout bas :

- Enfin je suppose.


 
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Eliael ∞ Azraël

Je ne m'attendais absolument pas à tomber sur une personne que je connaissais en sortant prendre l'air, même si Bray n'est pas forcément une mégapole, il y a encore une marge avant de connaître tous les gens de cette ville. Je sais que je fais un métier où je suis "au contact" des autres mais il ne faut pas pousser, je dois connaître de vu un dixième des habitants de cette ville, tout au plus. Mais le hasard a voulu être joueur et c'est bien une personne de ma connaissance que je croisa. Je dirais même plus, le hasard est tellement joueur que ce fut une de mes collègues de boulot disparue qui me rentra dedans. Elle ne se contenta pas de passer à proximité, non, elle me rentra littéralement dessus. C'est quand même amusant non ? Pour ma part je trouve ça cocasse, mais j'avoue que je suis surpris de la voir ici. Non pas que je la croyais morte, loin de là même, mais elle n'est pas venue au poste depuis quelques temps, je me suis demandé ce qu'il lui était arrivée. Non pas que je suis du genre inquiet pour les autres ou sociable, mais elle je l'aime bien. C'est assez rare pour que ça marque ce genre de chose.

Elle m'a l'air assez étrange, nerveuse, un peu sur ses gardes, hésitante et j'avoue que je ne comprends pas trop pourquoi. Je la pensais malade ou potentiellement en dépression, je ne sais pas. Avec les gens, il faut s'attendre à tous de nos jours. Mais là, elle a l'air quand même plutôt en bonne santé, en tout cas suffisamment en état pour sortir se promener dans les rues de Bray. Je la fixe étonné, je ne la reconnais pas du tout. C'est bien Sarah, pas de doute à avoir dessus, mais on dirait une autre personne. C'est assez étrange à expliquer, c'était comme si une autre personne habitait son corps ... un peu comme dans les films quoi. Sauf que nous n'étions pas dans un film et que ce genre de choses ne se produit pas. Ah moins bien entendu qu'elle soit devenue une wendigo. Je ne la vois pas être magicienne, mais Mac non plus, pourtant elle en était une avant de quitter la ville. Je sais que mon flair n'est pas infaillible mais je sens qu'un truc cloche, sauf que parfois je me dis que je mets un peu trop souvent le surnaturel en cause alors que ce n'est peut-être qu'une histoire banale comme un kidnapping, un petit ami trop envahissant, une histoire de drogue ou je ne sais quoi encore. « C'est étrange de dire qu'on suppose aller bien. En général on sait si on va bien ou pas. » Lui dis-je en la fixant. Le mode chasseur était en marche. Je pourrais dire le mode flic mais soyons sérieux, je ne suis pas un véritable flic, je suis sous couverture. Même si je fais mon job correctement et que contre toute attente, je ne suis pas mauvais dans cette tâche, je ne suis pas un vrai flic. Quand j'aurais trouvé les réponses à mes questions, je disparaitrais, point. « T'es sûre que tu vas bien ? Tu as l'air étrange ... tendue ... stressée ... sur tes gardes .... Tu sais que tu peux tout me dire, si tu as des ennuis, tu peux m'en parler. » Bon c'est vrai qu'on n'en était pas encore là de notre amitié, il faut bien l'avouer mais j'avais envie de mettre les choses au clair : si elle avait des ennuis, qu'elle me le dise, je finirais de toute façon par le savoir, tôt ou tard. On n'était pas les meilleurs amis du monde, mais j'aimais à croire que si elle avait besoin d'aide pour se débarrasser d'un nuisible, elle pouvait compter sur moi. Malheureusement, il faut croire que tuer est une seconde nature, devenu un geste un peu trop naturel  pour moi. Elle ne savait pas que j'étais un chasseur mais elle savait que j'étais différent des autres flics et que si un voile de mystère planait autour de moi c'était très certainement pour une bonne raison. Maintenant nous allions voir si elle avait suffisamment confiance en moi pour me dire ce qui n'allait pas ou si j'allais devoir jouer les relous, ce que j'excellais particulièrement.
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Parce que le passé finit toujours pas nous rattraper
Azraël & Eliael

La nature angélique d'Eliael ressortit immédiatement, prenant le pas sur les sentiments néfastes de Sarah. Son regard se durcit, avec de l'agacement qui refroidit nettement la couleur de ses yeux. Il n'en avait pas marre de poser tant de question cet Azraël ? Sérieusement, elle n'avait rien demandé elle, elle voulait juste partir, c'était trop compliqué ? Et puis pourquoi elle sentait toujours son regard, comme un boulet autour de sa cheville, hein ? Elle aurait aimé se retourner et lui crier qu'il n'avait qu'à se mêler de ses affaires, que de toute façon ce n'était plus Sarah qu'il avait en face d'elle mais une chose dont il ignorait jusqu'à l'existence ! Ou alors elle aurait aussi aimé pouvoir changer de lieu,  là maintenant tout de suite en un claquement de doigt. Mais ce n'était pas possible : vous imaginez faire ça en plein milieu d'une rue bondée et réapparaître tout aussi subitement de l'autre côté de la ville ? La discrétion serait à revoir. Et puis ça le pousserait à chercher encore plus. Au lieu de ça elle pinça les lèvres, et siffla sans se retourner :

- Je ne pense pas vraiment que tu t'occupes de tels problèmes.

S'occuper des démons, lui, un simple humain ? C'était parce que les terrestres n'étaient pas capable de réparer leurs propres bêtises que des anges comme Eliael avait dû quitter le paradis. Alors sans rire, elle, se mettre à parler des démons ? D'un problème quasi divin, au point que les soldats de Dieu aient été envoyés sur terre ? Naaaan, c'était de un, ni une chose facile à exprimer, ni, de deux quelque chose qu'il pourrait résoudre, si, dans l'infinie bonté de ce jeune homme il lui sortait que si quelqu'un lui voulait du mal, il s'en occuperait. Si c'était un groupe de voyous des rues, peut-être Sarah aurait-elle eu besoin de lui (mais hé bé, ces voyous des rues auraient eu besoin de bien s'accrocher, parce que d'après ce que sentait Eliael, Sarah n'avait pas été une fille facile sur ce point), mais là, des troupes de démons, possédants des humains ..! Des démons ! Ils ne pouvaient pas. Il ne pouvait pas. Il était tellement… pitoyable de croire qu'il pouvait changer les choses.
Son désarrois, et son air désemparé avaient complètement disparu, pour ne plus laisser qu'une mine crispée et un voile sombre dans son regard. Eliael serra les poings dans ses poches et tourna son visage désormais inexpressif vers le jeune homme. Au fond d'elle, il y avait Sarah, elle la sentait. L'humaine n'était pas d'accord avec l'ange qui cherchait à repousser Azraël. Désolée, mais t'avais qu'à avoir des amis moins collant, je n'y suis pour rien moi dans tout ça, pensa t'elle à l'intention de Sarah. Et puis il y avait une part de vérité dans tout ça quand même.
Avant que le policier n'ait eu le temps de répliquer quoi que ce soit, elle continua, d'une voix sourde.

- Il vaut mieux pour toi que tu rentres sagement chez toi et que tu fasses comme si on ne s'était jamais croisé.

Ainsi, elle l'éloignait d'elle, se simplifiait la tâche au niveau "avoir une discussion normale avec une ancienne connaissance de Sarah" et évitait de se mettre dans un embarras inutile. Et cette humaine qui gesticulait dans tous les sens. Si ses sentiments avaient encore un impact sur l'Ange, celle-ci aurait soupiré d'ennuie. Elle le mettait en garde, mais elle sentait d'après les souvenirs qui n'étaient les siens que ce jeune homme n'était pas le style à abandonner si facilement. Malheureusement.
   
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Eliael ∞ Azraël

Je n'apprécie que moyennement l'accueil froid de Sarah. Alors certes, elle a peut-être toutes les raisons du monde d'être froide avec moi, sauf que je ne les connais pas et tant que ce sera le cas, je vais être une vraie plaie humaine pour elle. Je vais la suivre, la harceler, l'espionner, faire des recherches, la pousser à bout, tant et si bien qu'elle finira par me révéler son secret. Elle me haïra, profondément et il n'y aura très certainement plus jamais de retour en arrière pour notre amitié - appelons la comme ça - mais tant pis, je ne me referais pas à mon âge. Je suis habitué à avoir des ennemis par légion, une de plus ou de moins ne changera pas ma vie. De toute façon ce sera de sa faute, elle me connait suffisamment pour savoir que je sais être extrêmement chiant et très persévérant quand je m'y mets, donc pourquoi s'acharne-t-elle à me rejeter comme elle le fait ? Je veux dire quand tu sais que plus tu diras non à une personne et plus elle va insister, pourquoi continuer à lui dire non ? Laisse la faire, elle la fera de toute façon la connerie, que tu le veuilles ou non.  

D'abord je suis un brin vexé, parce que oui, je suis susceptible comme garçon, j'ai tellement de défauts, il fallait bien que j'ai celui-là aussi. Mais je ne le montre pas, parce que j'ai aussi de l'orgueil, qui m'empêche de m'épancher trop sur mes sentiments. De toute façon même si je le montrais, Sarah ne me regarde pas, elle préfère tracer, être acide avec moi, pour me donner l'envie de me barrer. Mais je connais ça, je sais exactement à quoi elle joue, j'ai un peu la même méthode. Dégoûter une personne au point de la voir déguerpir et lâcher l'affaire, se disant qu'on n'en vaut pas la peine, qu'on n'est qu'un connard et que ça sert à rien d'insister. Sauf que voilà, même si c'est la plus grande connasse de la terre, moi j'insisterais, parce que plus tu vas me repousser et plus je vais m'accrocher. Si on repousse une personne, c'est souvent pour une bonne raison ou en tout cas pour la personne qui repousse. Donc j'ai forcément quelque chose à découvrir, la raison pour laquelle elle me repousse. Peut-être n'est-elle pas intéressante, mais peut-être l'est-elle et dans ce cas là, ce serait dommage de ne pas insister. Et puis soyons honnête, la Sarah que j'ai connu n'est pas comme ça. Elle n'est pas froide, ni imbuvable. Même si elle a des problèmes, jamais elle ne m'aurait parlé de cette façon. Elle est étrange, très étrange, et je n'aime pas ça, donc je vais la faire chier au maximum, jusqu'à ce qu'elle craque et qu'elle me balance la vérité. Je conçois qu'elle ne me regarde pas cette vérité, mais qui a dis que j'étais le genre de personne à ne pas vouloir gêner les autres ? « Sarah, Sarah, Sarah ... on sait tous les deux que je ne suis pas du genre à rentrer sagement chez moi sous prétexte qu'on me l'ordonne. Je dirais même plus, je suis du genre à insister, à faire chier mon monde, tant et si bien qu'on abandonne la lutte. » Lui dis-je en la suivant. Fuie moi je te suis, voilà ma devise et je l'adore alors elle va devoir bien s'accrocher. Main dans les poches, je la suis comme si de rien n'était. Elle sait que je ne vais pas lâcher l'affaire alors pourquoi elle insiste ? A-t-elle une arme braquée sur elle, prête à tirer si elle fait un écart de conduite ? Et si c'est le cas, pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a fait pour ça ? « Alors pourquoi as-tu disparu de la circulation du jour au lendemain ? Et pourquoi agis-tu comme une conne maintenant ? » Non la délicatesse ne m'étouffe pas, je sais, mais que voulez-vous j'aime bien provoquer les gens, c'est mon jeu préféré et je sens que ça ne va pas être le sien.
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