Une étoile fillante, fais un vœux ! [Libre]

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Things, sometimes, never change.

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Beaucoup de choses avaient changé. Beaucoup de choses avaient changé depuis la dernière fois que j'avais mis le nez dehors. Xion était repartit, définitivement. Beaucoup de mes amis aussi, pas tous forcément par un départ volontaire. Tout m'était devenu étranger. Mon père était définitivement devenu sénile, toutes les petites lueurs de lucidité avaient rendu l'âme, si bien que maintenant, je conservais mon.paternel dans des bocaux lorsque j'étais en dehors de chez moi ou dans sa petite chambre. Si sa santé mentale avait très sérieusement décliné, sa santé physique allait toujours pour le mieux, il avait même carrèment la pêche et débordait d'énergie pour un veillard de son âge. L'atmosphère de Bray avait changé aussi. De ce que j'avais compris, les magiciens avaient perdu leurs pouvoirs, les Djins et les Génies étaient libres, et deux autres espèces de créatures avaient fait leur apparition : les Anges et les Démons. Je n'en avais pas encore croisé, en même temps, je remettais tout juste le nez dehors. Et moi dans tout ça ? Et bien... je n'avais pas changé. Toujours aussi déprimé de la vie, toujours aussi lâche pour y mettre un terme, toujours aussi défoncé du matin au soir. Certaines choses ne changent jamais. Pour fêter la sortie de ma grotte, j'avais décidé d'aller faire un tour dans les montagnes, juste comme ça, mon père dans la poche, pour regarder les étoiles. Allongé à même la pierre, les mains derrière la nuque et complètement stone, je me sentais bien, essayant de me souvenir des constellations, de trouver celle de mon prénom, lui inventant finalement une nouvelle forme puisque je ne m'en souvenais pas et d'en rire, tout seul, comme un idiot. Qu'est-ce que j'avais pris ? Je ne m'en souvenais même plus, mais c'était puissant. Je ne me rappelais même plus de mes problèmes. Et qu'est-ce que c'était bon ! Cette sensation de bien-être, de parfaite harmonie entre mon esprit, mon corps et mon âme, tout allait ensemble. Pour une courte durée.

Les yeux posés sur le ciel donc, je me redressais soudainement alors que dans la noirceur de la nuit, je vis, très clairement, une forme colorée m'apparaître. Une forme envelopée de jaune. Femelle, mâle, aucune idée. Ça ne pouvait qu'être une hallucination, mais ma part de rationnalité avait foutu le camp depuis un moment et ne reviendrait que dans la matinée du lendemain. Sur les coudes, je continuais de fixer le ciel avec ce forme jaune qui dansait devant moi, avec une grâce digne des Fées. Lentement, je me mis à genoux sur la pierre, tendant une main pour attraper cette forme. Naturellement, mes doigts attrapèrent le vide. Cependant, j'étais têtu, et je voulais réussir à au moins attraper cette étoffe jaune. En tendant encore un peu plus le bras, j'allais forcément y arriver. Encore un peu, juste un peu. Je pouvais sentir le froissement du tissu contre le bout de mes doigts.

Et ce fut la chute. J'avais été trop près du bord, mon hallucination m'avait poussé à aller dans le vide. Malgré le cerveau ralentit, mon instinct de survie prit le pas dessus et je parvins à m'accrocher aux parois et aux racines sans trop me faire mal. Du moins, je ne sentais pas la douleur. Cependant, le bocal contenant mon père glissa de ma poche et fit une chute de... très haut. Trop stone pour le réaliser. J'entendis cependant des bruits de pas au-dessus de ma tête.

Hé ! À l'aide. Par pitié. Soyez cool.


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L' état dans lequel j'étais n'appartenait à aucun que je connaissais. Ni parfaitement lucide, je n'étais plus complètement stone, dommage, je me serais probablement laissé tomber, et je n'aurais pas demander d'aide. Après tout, ça ne valait plus vraiment la peine de se battre, cette vie pouvait prendre fin... enfin. Mais le temps que je ressasses ces idées noires, je sentis une main, puis une seconde sur mes bras. Un contact humain. Cela faisait bien longtemps. Bref, avec cette aide, essayant de me coordoner mes mouvements tout en m'agripant au mieux pour remonter. Sentir quelque chose de solide sous moi ne me parut jamais aussi sécurisant qu'en cet instant. Pensée complètement contradictoire avec ce que je voulais quelques minutes plutôt, illustration supplémentaire que je n'étais plus du tout en phase avec moi-même. Collant mon front dans la poussière et sur les pierres, je tentais de calmer ma respiration avant de me tourner sur le dos et fixer les étoiles, toujours aucun nuage dans le ciel, ça n'avait pas changé. La forme n'était plus là, en même temps, elle n'avait jamais était là, elle n'était que le fruit de mon imagination et du cocktail des drogues dans mon sang. Juste une hallucination. Une hallucination qui avait faillit me coûter la vie.

Ignorant les paroles de mon sauveur, je me mis sur les genoux pour ramper jusqu'au bord de la falaise, regardant en bas. Je m'attendais presque à voir mon corps disloqué sur les rochers en bas, comme si ce que j'étais actuellement n'était qu'une forme absurde, un fantôme, un esprit ou quoi que ce soit, mais pas mon corps réel. Mais non, il n'y avait rien en bas, pas que je puisse voir en tout cas, et mes genoux et paumes étaient bien réelles sur la roche. Je n'étais pas mort, j'étais bien en vie et je n'hallucinais plus.

Bordel... Enfin... merci... Mec


Je me retournais lentement vers mon sauveur mais je buguais légèrement. Est-ce que finalement j'hallucinais encore où le type qui m'avait sauvé la peau était complètement à poil ? Pas le moindre tissu sur son corps, mis à part des traits d'encre, des dessins sur sa peau. Beaucoup de tatouage. Je secouais plusieurs fois la tête pour être sûr qu'il était bien réel et qu'il allait bientôt m'apparaître avec des fringues... Encore une fois, non. Il restait comme ça, et moi, je continuais de l'observer, les yeux probablement exorbités. Avec le froid qu'il faisait, dans les montagnes, en haut d'une falaise, il y avait un mec à poil. Quoi de plus normal ?

Tu es au courant que tu te promènes à poil en pleine nature par un froid de canard ? Tu veux perdre ton service trois pièces ?


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Combien de temps est-ce que nous étions resté ainsi à nous observer, enfin, surtout moi à guetter l'apparition, j'en étais sûr, de ses vêtements sur sa peau, lui probablement à croire que je le mattais. Bon, en même temps, je le mattais aussi, il fallait avoué qu'il n'était plutôt pas mal, et puis de toute façon, je n'étais pas suffisament lucide pour me rendre compte que mon regard pouvait être déplacé. Mais il avait fini par parler de nouveau, ou alors il l'avait déjà fait depuis de longues minutes déjà, mais je venais tout juste de m'en rendre compte. Je levais les yeux vers lui, en fronçant légèrement les sourcils avant de secouer la tête. Ouais, ma veste, j'allais me caillé, mais sans doute pas autant que lui en étant complètement à poil. Je me relevais lentement sur mes jambes, bien qu'elles tremblent plutôt pas mal, comme le reste de mon corps, probablement à cause du choc de la chute. Je ne le réalisais pas encore totalement, ou du moins, j'obstruais cette pensée pour ne pas le réaliser, mais j'avais frôler la mort. J'aurais pû me sauver tout seul en me téléportant, si j'avais eu les idées assez clair. En l'occurance, la drogue avait faillit me tuer, par accident, et pas le genre d'accident mettant en cause des dosages trop important, le genre d'accident qui n'était pas aussi rare qu'on veuille le croire, mais du quel on rit plutôt. Bref, me retrouvant donc debout, je retirais ma veste et me rapprochais pour la lui passer par dessus les épaules. Je n'avais pas pû m'en empêcher, même complètement stone, je restais un gentleman, comme mes parents me l'avaient appris.

Mes parents. Mon père. Alors que ma veste était déjà sur les épaules de mon sauveur, je tâtais les poches à la recherche du bocal qui contenait mon père. Aucune trace, évidemment, puisqu'il était tombé pendant ma chute, mais je ne le savais pas. Pas encore. Mon sang se transforma en glace alors que je réalisais la chose, mon cœur s'arrêta une micro seconde pour reprendre un rythme beaucoup plus rapide. Je lâchais la veste pour me retourner vers le bord de la falaise, retombant à genoux pour fixer une nouvelle fois le bas.

Non, non, non, non...


Il faisait trop noir et la lune n'éclairait pas suffisament pour que je distingue quoi que ce soit. Le bocal était forcément tombé, mais maintenant, il devait être en morceaux. Et mon père ? Aussi sénile qu'il était, il avait dû forcément s'apercevoir de la chute, il avait dû faire quelque chose. Mon instinct de survie avait réussi à franchir les barrières créées par la drogue, pourtant faites pour ne pas être franchies, alors le sien avait forcément dû détruire les murs de sa dégénérésance et sa folie pour lui sauver la peau. Je voulais le croire. Parce que je refusais d'imaginer son petit corps disloqué en bas, je refusais d'imaginer qu'il n'était plus là. Il s'était forcément téléporter. Il était increvable, ironiquement il était plus lucide que jamais avec sa folie. Oubliant complètement le jeune homme qui m'avait sauvé la vie, je m'allongeais sur le bord de la falaise pour me pencher autant que possible en avant, comme si ma vision allait s'amélioré dans cette position, en me rapprochant au maximum du vide.

Papa ! PAPA !! Dis-moi que tu es là !!



Non, il ne pouvait pas ne plus être là, je refusais de le croire. Je me redressais en tremblant d'autant plus, au bord des larmes. Sans mon père, je n'avais plus personne, cette même perspective me transperça d'un horrible sentiment d'abandon, bien plus que celui de perte. Mon souffle s'accèléra d'autant plus alors que je reculais vers le bon côté de la montagne, m'éloignant du vide. Tremblant toujours autant, je me tournais vers mon sauveur, comme s'il pouvait m'être d'une quelconque aide.supplémentaire.

Mon père était dans ma poche...


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Aidan & Sirius

Oui, alors bon, je commençais à réaliser que je devais avoir l'avoir d'un vrai fou, que ce que je disais n'avait pas de sens, mais en même temps, mes pensées n'étaient pas particulièrement claires. Et la panique ne m'aidait pas. J'essayais pourtant de me calmer, de respirer doucement, de continuer de croire que mon père était en vie, dans sa peau de petite lutin, qu'il devait chanter quelque part en sautant partout, profitant de sa liberté. D'ailleurs, en entendant la question de mon sauveur sur la taille de mon père, je grimaçais, comme si je revenais à la réalité pour de bon et pour la première fois. Est-ce qu'il allait seulement me croire si je lui disais ? A Bray, nous étions de nombreuses créatures surnaturelles, mais il y avait aussi un bon nombre d'humains et de Chasseurs qui n'hésitaient pas à nous massacrer, même nous, les Leprechauns, nous qui n'avions jamais fait de mal à qui que ce soit. Est-ce que je faisais seulement le bon choix que de lui dire ce que mon père et moi étions ? Bon, en même temps, s'il était du genre à tuer n'importe quoi, il ne m'aurait probablement pas sauvé, si ?

Et bien... suffisament petit pour rentrer dans ma poche... Dans un bocal.


Il allait définitivement me prendre pour un fou, tant pis. D'ailleurs, il s'approcha de moi pour... je ne sais quelle raison, je le vis regarder avec attention mes yeux, qui devaient probablement être bien rouge et dilatés, il ne mit pas très longtemps pour comprendre mon état. Cependant, je ne relevais pas, je n'avais aucune raison de me justifier, et encore moins de m'excuser. Je me décalais d'un pas en continuant de l'obser, malgré moi, et la panique qui continuait de me ronger, je souris de le voir à poil dans ma veste qui ne cachait pas grand chose, si ce n'était ses tatouages sur les bras et sur le haut de son torse. Je ne pouvais nié que la vue était agréable, mais ça ne dura qu'un temps puisque la culpabilité me frappa à nouveau. Et puis, le jeune homme venait de reprendre la parole, de proposer de descendre, je notais au passage qu'il avait donc laissé ses fringues en bas... ce qui voulait dire qu'à moins d'un truc magique, il était grimpé jusqu'ici à poil. Et je ne voyais pas trop comment. Ceci dit, sa petite pointe d'ironie m'arracha un léger rire, d'autant plus lorsqu'il se tourna pour commencer à marcher et que j'avais donc une vision complète sur son postérieur. Pas mal du tout. Cependant, il marchait avec difficulté et avec... aucune lumière, je nous voyais assez mal descendre à pattes jusqu'en bas, lui nu, moi complètement défoncé. J'attrapais alors un pan de ma veste pour le faire reculer et le rapprocher de moi, prenant sa main. Au point où nous en étions, je ne pensais pas qu'il allait s'en offusquer.

Je connais un meilleur moyen de descendre, plus rapide et plus sûr. Enfin, sûr en temps normal, là, ça va être plus hasardeux. Si tu ne veux pas te fracasser en bas, ne lâches surtout pas ma main.


Plutôt que me lançais dans un long discours explicatif, je pris une profonde inspiration et fermais les yeux en visualisant le sentier tout en bas, celui-là même que j'avais pris plus tôt dans la soirée, avec plus de lumière. Comment j'avais fait pour monter jusque là sans tomber était un miracle en y réfléchissant. Bref, en une seconde, ou nous, je nous y téléportais, tenant fermement la main du tatoué dans la mienne, ne rouvrant les yeux qu'en sentant la terre ferme sous mes pieds. Bon, c'était pas l'endroit exact que j'avais en tête, mais au moins, nous étions en bas. Je lâchais finalement sa main pour commencer à faire le tour de notre point d'arrivée, appellant mon père. Ce que je ne savais pas, c'est qu'il n'était pas loin, posé tranquillement sur un arbuste, regardant les étoiles et la lune, comme un enfant, comme moi quelques minutes plus tôt.

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Aidan & Sirius

La soirée tranquille que j'avais espéré s'envolait en fumée définitivement alors que je me retrouvais tout seul au pied de la montagne, avec toujours aussi peu de lumière et... pas la moindre idée d'où est-ce que je devais chercher à présent. Je déglutis difficilement en écoutant les bruits aux alentours, essyant d'entendre quoi que ce soit qui me dirait si mon père était dans les parages ou non. Je serrais mes poches vides à l'extérieur de ma veste, comme si tout à coup, j'allais sentir le bocal, entier, et en le sortant, j'allais voir mon père me regarder avec de grands yeux, collant sa face sur la surface du verre... Non, rien n'était réapparu pendant que le jeune homme tatoué avait porté ma veste. Je sentais mon estomac se contracter alors que j'imaginais à nouveau le pire. Je sursautais en entendant mon sauveur revenir et désigner un endroit dans mon dos. Je le regardais un long moment avant de hocher la tête, attendant qu'il me rejoigne pour marcher dans la direction qu'il indiquait. Pour essayer de me calmer, mais aussi parce que je n'avais pas pû m'en empêcher, je lui lançais à mi-voix :

Dommage que tu ais retrouvé tes fringues, c'est vrai, j'aimais bien te mater.


On se détend comme on peut. Les mains enfoncés dans les poches de ma veste, je marchais plus vite que d'habitude, j'essayais de regarder en même temps partout. Si mon père était blessé, iobse ferait entendre, il crierait, il savait bien crié, il me l'avait assez promis comme ça. Alors... il n'y avait que deux options. Soit il n'avait pas survécu à la chute, ce que je refusais de croire, soit il était entier et quelque part, sans doute en train de m'attendre. Ça ne pouvait qu'être ça. Je finis par m'arrêter, levant la tête vers le ciel, espérant peut-être trouver une réponse, quelque chose, comme si... c'était complètement con, mais comme si ma mère, où qu'elle soit, pouvait me dire, m'aider. M'envoyer un signal. C'était ridicule. Soupirant, je baissais les yeux sur les feuilles mortes, et sur mes chaussures, me sentant au bord des larmes.

Mon père est un Leprechaun aussi. Mais... il a complètement perdu la tête. Il est vieux et sénile. Et miniscule. Il a la taille d'un lutin. C'est... c'est sa taille normale maintenant...


Je lui demanderais plus tard comment est-ce qu'il connaissait l'existence des leprechauns, pourquoi est-ce qu'il faisait du nudisme en pleine nuit dans la montagne, et ainsi de suite. Plus tard. Là, je devais absolument retrouver mon père. Le tatoué avait dit qu'il m'aiderait à le trouver, autant lui donner le plus de détails possible. Prenant une longue et profonde inspiration, je commençais à chercher un peu partout, l'appelant. En dernier recours, et après avoir fouiller les poches de mon pantalon, j'utilisais une fausse pièce de mon invention pour essayer de le faire venir, notamment en la lançant et la rattrapant, espérant que le son l'attirerait. Mais au fur et à mesure qu'on avançait, j'entendis quelque chose. Un murmure. Une petite voix. Une mélodie. Une chanson. Je m'en approchais, pensant reconnaître la chanson de mon père. Son "Au Clair de la Lune" version vieux fou.

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Plus les minutes passaient et plus je me sentais anxieux, angoissé et… sur le point de pleurer. Et je me sentais d’autant plus pitoyable. Enfin, seule la partie encore plus ou moins consciente de mon cerveau, celle de la dignité peut-être, me trouvait, ou nous trouvait pitoyable. Pour le reste, j’étais beaucoup trop défoncé pour m’en soucier, pour me rendre compte de l’image que je renvoyais à un sombre inconnu. De toute façon, je n’avais jamais vraiment été gêné par nature de ce que pensais les gens de moi, avec les parents que j’avais, ce n’était pas vraiment étonnant. Je continuais de jouer avec ma pièce, la faisant tinter le plus possible avec mes doigts. Le bruit du métal, si semblable aux vraies pièces allait forcément faire réagir mon Leprechaun de père, il allait forcément vouloir la récupérer, la voler. Avec les années, il était devenu encore plus cupide et affamé d’or que tous les autres Leprechauns que j’avais pût rencontrer dans ma vie. Tournant la tête en entendant le tatoué, je ne m’étais en fait même pas rendu compte que j’avais cessé de faire attention à ce qu’il disait, j’essayais de rassembler ce qui me restait d’esprit pour répondre à ce que j’avais pût entendre, c’est-à-dire la moitié de ses paroles.

Non, non, il n’est pas mort… Je le mets dans un bocal pour qu’il ne s’enfuie pas. La dernière fois que je l’avais emmené sans l’avoir comme… « captif », il s’est amusé dans un  bar à semer la pagaille et en me collant une honte monumentale. A savoir, je n’ai honte de pratiquement rien. A part de lui. Bref, je le garde dans un bocal pour assurer aussi sa sécurité. Comme… ce soir.


Un rire amer et ironique était sorti de mes lèvres sans que j’ai eu la seconde d’y penser ou de le retenir. C’est clair que niveau fils, j’étais assez merdique, il faut le reconnaître. Il y avait sans doute pire que moi, mais hé, j’étais en train de battre des records. Au fur et à mesure que nous approchions de la source du bruit, les paroles devenues intelligibles bien qu’absolument pas cohérentes. Avec un maigre sourire, je regardais mon sauveur en lui montrant la pièce. Il était joueur, je ne savais pas s’il disait ça comme beaucoup utilise cette expression sans réellement vouloir parler, mais dans l’instant T, je trouvais ça plutôt une bonne idée. Pourquoi pas après tout.

Je reconnaîtrais sa voix et ses chansons entre milles. Si j’ai raison, tu me payes une bière dans un pub quand on aura regagné la ville. Et tu me laisseras te mater une dernière fois. Si c’est toi qui a raison, et ne compte pas trop là-dessus,  je  te paye une bière et… Je te laisse… bon je ne sais pas ce que tu voudrais que je fasse, mais j’accepterai. Pari tenu ?


Est-ce que j’avais définitivement perdu la raison en l’espace de quelques secondes ? Probable. Ou alors c’était une façon pour moi de me cacher de l’horreur, aucune idée. En tout cas, j’avais envie de parier. Et d’ailleurs, je n’attendis pas de savoir s’il était d’accord ou non, dans ma tête c’était bon, je me mis à courir vers la chanson, serrant à présent la pièce dans ma main. En quelques secondes, je me retrouvais dans le périmètre de la voix, mais je ne parvenais pas à la localiser. Et dans cette obscurité, difficile de repérer quoi que ce soit.

Pa’ ? T’es là ? Tu sais ce que j’ai dans la main ? Un sac plein d’or qui n’attend que toi !


Piètre ruse, mais encore une fois, la drogue n’aidait pas. Mais elle sembla marcher puisque j’entendis des bruits de feuilles, une course très rapide, pas très loin avant de sentir comme un petit animal me grimper sur la jambe et remonter vers mon bras. Cette fois, je ris réellement en entendant mon paternel dire : « Bah ? Où qu’il est l’Or ? »

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Je me sentais con du coup. Je pensais vraiment que son vieux était mort moi. Comme quoi, on ne cessait jamais d'en apprendre des bonnes dans cette ville. C'était peut-être pour ça qu'on était toujours là avec Ezekiel. Quoique, c'était un peu plus complexe que ça encore. Il n'empêche, j'étais curieux de voir son père du coup. Il était vraiment si petit que ça ? En tout cas ça avait l'air d'être un sacré trublion de ce qu'en disait le blond. Il n'empêche que ça devait être drôle à voir. Peut-être un peu moins drôle pour celui qui devait s'en occuper. Mais personnellement, il n'y avait pas grand-chose qui était capable de me faire honte alors… A sa place, j'aurais sans doute plus rit qu'autre chose. Mais visiblement, mon interlocuteur avait l'air de dire que c'était vraiment un cas pour qu'il réussisse à avoir honte.

Hey ! On avait peut-être plus de point en commun que je ne l'aurais cru. Je commençais à bien aimer ce gars. Tout du moins, quand il était high, il était sympa. Un peu stressé et tête en l'air. Mais c'était pas un mauvais type. Puis en plus il acceptait de jouer avec moi. Mon sourire s'agrandit lorsqu'il proposa les gains. Une bière dans un pub et… Ce que je voulais de lui ? Ça m'allait parfaitement. Je n'aimais pas perdre, mais si ce n'était qu'une bière et lui qui me matait, je n'étais plus à ça près. Mon ego était même flatté. Quoique, je me demandais si ce mec ce rendait compte qu'il passait un peu pour un pervers là quand même. Enfin, un pari était un pari.

- Pas de problème, pari tenu !

J'allais lui tendre la main histoire qu'on scelle notre accord vous voyez ? Mais le blond m'ignora pour repartir à la recherche de son père. Bon, j'allais pas lui en vouloir pour ça. D'ailleurs il ne fallu que quelques minutes avant qu'il ne réussi à retrouver son père. Et merde, c'était vraiment lui et pas un mec bourré. Je grimaçais en me penchant vers le blond pour voir un peu son père de plus près. Il était vraiment petit.

- Merde… Il existe vraiment. Du coup je te dois une bière gars…

Je soupirai, je n'aimais vraiment pas perdre, même si c'était minime. Je me redressais en jetant un coup d'oeil aux alentours. On était sensé faire quoi maintenant ? C'est bon, il avait retrouvé son père, il était pas tombé d'une falaise… J'avais fait ma Bonne Action du jour non ?

- Bon, du coup, maintenant que t'as retrouver ton vieux… T'as ta mère, t'as tante ou je sais pas quel autre membre de ta famille à retrouver encore ? Ou c'est bon ?

Non mais je préférai poser la question on sait jamais. Vu l'état de mon interlocuteur, il serait bien capable de me sortir qu'il avait toute sa famille à retrouver dans cette forêt que ça ne m'étonnerai pas. Il n'empêche c'était pas commun d'avoir un père sénile de cette taille. D'ailleurs le petit homme semblait très préoccupé par cette histoire d'or.

- Ma parole, mais il va jamais arrêter de parler d'or ? File-lui une pièce qu'il arrête de grogner.

Le blond faisait ce qu'il voulait de son père. Mais c'est que ces grognements commençaient à me taper sur les nerfs. Puis pourquoi j'étais encore là moi encore ?

- Bon… pour la bière… on fait comment du coup ? Je te l'offre maintenant ou je te file mon num et on se voit ça plus tard ?

Oui, j'oubliais volontairement cette histoire de me mater encore une fois, parce qu'il y avait aucune idée dans mon esprit qui arrivait à visualiser une telle scène sans qu'on ne se croit dans une sorte de début d'un mauvais porno. Sérieusement, j'aurais peut-être du réfléchir avant d'accepter. D'un sens, j'étais loin d'être pudique, donc je n'allais pas jouer les prudes. Mais me dessaper devant un mec que je connaissais à peine, c'était un peu bizarre quand même, vous me l'accorderez.
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Aidan & Sirius

J’étais plus que soulagé de voir mon père sain et sauf, et surtout de voir qu’il n’avait même si lui n’avait même pas conscience d’avoir frôlé la mort. D’ailleurs, comment est-ce qu’il avait réussi à survivre à cette chute mortelle du haut de la falaise ? Est-ce que son instinct de survie avait reprit le contrôle de son esprit fragile et déficient pour lui sauver la peau ? Ce n’était pas impossible. Surprenant, à la limite du miracle, mais possible. Probable. Ceci étant dit, une partie de moi était déjà en train de regretter ma bêtise de lui avoir parlé d’or étant donné qu’il était maintenant accroché à mon poignet, mordant mes doigts qui tenaient la fausse pièce. Sa morsure n’était pas particulière douloureuse, avec ses petites dents pratiquement toutes cassées, c’était compliqué de faire mal. Bon, il avait encore de la force dans les mâchoires, m’enfin, je supportais. Pas pendant très longtemps parce que c’était… chiant, et j’ouvris les doigts pour le laisser s’en saisir. Sans surprise, il mordit dedans aussi, mais dans sa vieille manie pour savoir si c’étai une vraie pièce ou non. Sauf que je connais sa vieille technique et j’avais tout prévu pour mes fausses pièces, au cas où ce vieux truc marchait toujours maintenant que l’argent n’avait plus tout à fait la gueule de vieux boutons tordus. Je me tournais vers le jeune homme en haussant un sourcil et en tendant la main où mon paternel s’était installé pour le laisser voir de plus près.

Je te l’avais dit. J’ai droit à des chansons de ce style absolument tous les jours. Je les reconnaîtrais n’importe où.


Et heureusement d’ailleurs. Si avec le temps je n’étais pas capable de différencier les délires d’un ivrogne et ceux de mon père en vivant avec lui h24 et sous effet de diverses drogues, là, il y aurait de quoi s’inquiéter. C’était mon quotidien depuis… dix ou vingt ans, fallait bien que je fasse avec. Aux mots du tatoué, je ricanais en glissant donc mon père et la fausse pièce dans la poche droite de mon manteau et me permis de me détendre un peu après toute cette émotion, je me sentais enfin plus léger et légitime de respirer sans m’inquiéter.

Non, c’est bon, juste mon père. Ma mère est morte quand j’étais enfant et… c’est déjà suffisant comme ça. Un seul membre de la famille me suffit.


Surtout qu’aux dernières nouvelles, la folie et la dégénération mentale étaient des trucs de famille, si en plus j’avais dû m’occuper de mes deux parents dans cet état là… J’aurais fait une overdose depuis longtemps. Je n’aurais probablement pas eu à me faire autant de soucis, mais c’était partir dans une direction que je n’avais pas envie de découvrir, désespéré ou non. Ceci étant, alors que mon sauveur reparlait de notre pari que j’avais faillis oublier s’il ne l’avait pas rappelé, je me rappelais surtout de ce qu’il avait omis de dire, à savoir la deuxième partie du défi : que je puisse le mater. J’avais plusieurs idées de comment et où, mais ça serait pousser le bouchon un peu trop loin. J’étais soit trop défoncé, soit lui pas assez bourré. Et comme je n’avais pas l’intention de redescendre, pas après avoir faillit mourir et devenir orphelin.

Je suis pour qu’on aille la boire maintenant, si ça te va. Et puis, comme je dois quand même te remercier de m’avoir sauver la vie et de m’avoir aider à retrouver ton père, je te paye les deux autres bières en suivant.


Je ne savais pas s’il était au courant de l’avarice des Leprechauns, j’espèrais bien que non parce qu’une telle générosité faisait évidemment partie de mon plan pour pouvoir rejeter un œil sur son corps tatoué et qu’il ne puisse pas refuser. Qu’on soit clair, je n’allais pas lui sauter dessus non plus ni faire mon harceleur sexuel, juste profiter un peu de la situation, c’est tout. Et je n’allais pas reparler de cette partie tout de suite, sinon il était clair qu’il allait se barrer.

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