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 Un cours de cuisine (Elena & Xan)

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Xanthippe ∞ Elena

Me voilà libre de nouveau. Libre de pouvoir sortir où je veux et quand je veux. Libre de pouvoir discuter avec qui je veux sans à voir constamment les mêmes visages autour de moi. Libre de pouvoir rire, courir, me rouler dans l'herbe si l'envie m'en prend. Libre de pouvoir admirer les étoiles de la fenêtre de ma chambre ou du "jardin", si je puis l'appeler ainsi, même s'il ressemble plus à un parc qu'à un jardin classique. Plus de barreaux à ma fenêtre, plus de chambre froide et impersonnelle, plus de médecins, plus de patients, plus de routine, je reprends ma vie où je l'avais laissé. Même si pour reprendre sa vie il faut déjà savoir là où on l'a laissé et que dans mon cas c'est un peu compliqué. Mais ça reviendra, ça fini toujours par revenir, tôt ou tard. J'ai plein de temps qui s'offre à moi, peut-être un peu trop et j'avoue que je ne sais pas trop comment l'occuper. Je devrais pouvoir reprendre prochainement des cours, même si je n'ai aucune idée de ce que j'ai envie de faire dans la vie. Pour le moment je dois attendre que mon état se stabilise, je dois rester au calme et reprendre doucement mes habitudes. J'ai un nouveau traitement, encore un. J'ignore s'il fonctionnera mais déjà il m'assomme un peu moins que le précédent. Il faut dire aussi que le dosage est moins important. Tant que je ne rechute pas, je dois rester comme ça, mais si j'ai des signes de rechute, ils devront augmenter les doses. Rien que l'idée me fais froid dans le dos. Je ne veux pas ressembler de nouveau à un zombie, je ne veux pas passer ma vie dans un brouillard constant, incapable de savoir s'il fait jour ou nuit où avec qui j'ai passé la journée. Je ne reconnais même plus mes proches, à croire qu'ils n'existent plus vraiment...

J'essaie cette fois-ci de tout faire correctement. J'évite les situations de stress au maximum, je ne parle plus de surnaturel, j'évite de trop trainer tard le soir dans les rues de la ville, j'évite de me retrouver dans une foule de peur de faire une crise de panique et je fais des activités calme pour me détendre. Mais il arrive forcément un moment où je m'ennuie. Alors aujourd'hui j'ai décidé de sortir de ma zone de confort, pour la première fois depuis que je suis sortie de l'hôpital, pour faire quelque chose que je n'ai jamais fais. J'ai décidé de prendre une cours de cuisine. Si l'expérience me plait, je m'inscrirais à d'autres cours mais pour le moment je me limite à un. Après tout, si je me révèle être une piètre cuisinière, il est évident que je ne vais pas m'acharner, au risque de m'énerver et on sait tous que ce n'est pas conseiller que je m'énerve. Mais pour le moment je pars plutôt confiante. Je n'ai rien dis de mon entreprise à ma mère, je sais très bien qu'elle désapprouverait et je n'ai pas envie de la voir m'interdir quelque chose alors que soyons honnête, j'ai 25 ans, je peux prendre mes propres décisions maintenant. Certes je suis sous sa tutelle mais j'espère bien que ça changera et que je pourrais réellement prendre mon indépendance. J'aimerais bien me prendre un petit appartement en ville, rien d'extraordinaire, juste un petit quelque chose qui ne serait qu'à moi. Je reprendrais bien mes études ou alors je prendrais un boulot, je ne sais pas trop. J'aimerais de nouveau avoir des amis, sortir avec eux, découvrir les joies de l'existence, juste une fois ... Oui j'aimerais bien ça. Mais pour le moment, il n'y a rien de tout ça, ce n'est qu'un rêve qui se réalisera un jour, mais chaque chose en son temps.

Pour le moment, je me rends à mon cours de cuisine. Aujourd'hui, nous allons apprendre à faire du risotto. Je sais que c'est très bon, mais au delà de ça, je n'ai aucune idée si c'est difficile à faire ou non. Je me rends, légèrement nerveuse dans la salle qui était indiquée sur l'annonce et je me retrouve à l'arrière d'un traiteur, qui avait fait des cours de cuisine sa deuxième spécialité. L'accueil fut chaleureux et nous fûmes répartis par binôme devant des îlots de cuisine. Je me retrouvais avec une jeune fille, d'environ mon âge, aussi blonde que moi. Je décidais de ne pas jouer l'asociale et de me présenter en première. " Salut ! ... je m'appelle Xanthippe ... mais tout le monde m'appelle Xan ! " Me voilà bien prétentieuse, plus personne ne m'appelle Xan. Ma mère ne s'adresse à moi que pour dire "jeune fille" ou "ma chérie" même si on sait toutes les deux que ces deux mots sonnent creux dans sa bouche. Lennox et Aurora m'appelle O. surnom qu'ils me donnaient quand j'étais enfant et qui correspond à l'initiale de mon deuxième prénom, Ophelia. Et pour le reste, je n'ai plus vraiment d'amis, beaucoup m'ont oublié et pour les autres, c'est moi qui les ai oublié. Mais ce n'est pas grave, on m'appelait Xan avant donc ce n'est pas un mensonge.
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Xanthippe ∞ Elena

Mariée depuis à peine quelques jours, je devrais être folle de bonheur, n’est-ce pas? Être sur ce petit nuage des nouveaux mariés, celui où je devrais avoir un sourire permanent collé au lèvres, vivre dans ce monde où je me devais d’être heureuse, mais même si le sourire restait sur mes lèvres, il avait quelques chose de figé, comme s’il hésitait entre le bonheur et la tristesse. Parce que ce mariage, même si je comblais d’illusion sur son futur, même si je me disais que peut-être, seulement peut-être, que Castiel finirais par m’aimer, qu’il verrait en moi plus que la fille qu’il as été obligé de marié, que mon mariage prendrais un joli tour, comme mon frère et sa femme, que même si l’amour n’était pas le commencement de notre relation, peut-être que cela pourrait éventuellement y arriver, peut-être qu’il pourrait me voir comme j’étais, mais il y avait aussi cette partie de moi, celle alimenté par mes soeurs, qui savait que ça ne pourrais pas arrivé, que je me faisais des films, que j’avais lu trop de livres, que je devrais les écouter elles, elles savaient mieux que moi, elles ne vivaient pas entouré de livres à l’eau de roses, ne se complaisait pas dans les histoires d’amours, cherchant patiemment celui qui viendrait la chercher sur un cheval blanc. Une partie de moi voulait les écouter, mais je la taisait, enfouissait sous mes autres émotions.

Quelques jours seulement depuis mon mariage, on avait hérité d’une villa, près de la mer, assez grande pour que je puisse m’y perdre, mais j’y étais habitué, avec la maison de mes parents, mais cette fois-ci, je m’y retrouvais complètement seule, cette froideur qu’il l’y habitait, alors que celle de mon enfance résonnait encore des rires de mes soeurs et moi, de nos cris de joie et nos disputes. Mais je ne m’y retrouvais pas ici, je n’y arrivais pas, alors j’avais entrepris de construire cette chambre noire, dans une pièce vide, de la transformer, et j’y avais mis tout mon temps, toute mon énergie, je la voulais cette pièce à moi, je voulais avoir ce recoin à moi, cet espace où je pourrais venir m’y réfugier avec mes clichés accroché partout le temps qu’ils sèchent, avec cette odeur un peu âcre qui me réconfortait, cette espace où la magie semblait toujours apparaître. J’aurais pu faire appel à des contracteurs, ce n’est pas comme si nous manquons d’argent, mais j’avais besoin de mettre la main à la pâte, de faire quelques chose avant de devenir folle, parce que depuis notre mariage, Castiel semblait s’éloigner de plus en plus, allant jusqu’à m'ignorer complètement, alors même que cette semaine il avait découché, dieu je ne savais où, mais il n’était pas revenu à la maison, et j’avais contemplé la porte, de la cuisine, en attendant qu’il revienne, me rongeant les ongles au sang, jusqu’à laisser tomber, me glisser dans mon lit et m’endormir au petites heures du matin.

Et le matin, je m’étais réveillée avec une nouvelle idée, un moyen de capturer son attention l’espace d’un moment. Apprendre à cuisiner, lui préparer des bons petits plats. Je n’avais jamais fait à manger, mes parents ayant toujours eu une bonne à notre disposition, nous préparant tout ce que l’on voulait quand on le voulais, mais j’avais bien dans l’idée que cette fois, ce serait moi qui cuisinerais. Alors je m’étais inscrite à un cours, en fait, plusieurs cours, avec cet enthousiasme qui m’était propre lorsque j’avais une idée en tête, et j’étais apparu dans la salle, ce sourire sans fin sur les lèvres, tellement sûre que mon idée était la meilleure, et alors même que j’entrais dans la pièce, dans cet espace conviviale, me retrouvant en paire avec une fille qui me disait vaguement quelque chose. Xanthippe. N’était-ce pas celle qui avait été interné? Celle que Quinn détestait d’une manière ou d’une autre? Même si Quinn détestais beaucoup de fille, elle était de nature assez jalouse à la base, mais j’avais écouté ce qu’elle avait dit, jusqu’à avoir cette image un peu déformé de la réalité, et un instant, alors que je restait muette devant elle, alors que je ne savais trouver les mots qui me venait habituellement tant facilement, après tout, ce n’était pas tout les jours qu’on se retrouve devant la folle du village. Un instant, me ressaississant, m’éclaississant la voix, un léger sourire sur les lèvres, je ne savais pas comment réagir devant elle, après tout, vu comment Quinn me parlais d’elle autrefois, je n’aurais jamais cru l’as rencontré dans un cours de cuisine, mais mes parents m’avaient bien élevé, et cet mutisme n’était pas très polie. Je lui tendais ma main, le sourire toujours hésitant sur mes lèvres. “Je suis Elena, mais tu peux m’appeler Lena.” Mes soeurs m’appelle toujours Scarlett, du moins Quinn avait commencé jeune et depuis c’était resté, elle voulait tellement contredire nos parents que même le fait de m’appeler par mon deuxième prénom était une victoire pour elle. “ Je ne veux pas être impolie, mais je croyais que tu n’était plus en ville…” Et elle devrais probablement se demander comment tu l’as connaissais, mais après tout, quand on avait sa réputation, elle devait aussi se douter que tout le monde la connaisse, au moins de nom, et Xanthippe n’était pas vraiment un nom des plus commun.
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Xanthippe ∞ Elena

Aux yeux d’une personne normale, le groupe est d’une taille tout à fait raisonnable, peut-être une dizaine de personnes, tout au plus, mais pour moi, c’est presque trop. Pourtant je n’ai plus vraiment le choix, j’ai franchi la porte de la salle, le professeur m’a vu et m’a salué, je n’ai plus de choix que de rejoindre la paillasse qu’il m’a indiqué. Il m’a l’air assez sympathique, c’est en tout cas ma première impression, j’espère qu’elle se confirmera, parce que si ce n’est pas le cas, je doute d’être capable de me sentir apte de continuer ce cours. Il me faut du calme, de la stabilité et un sentiment de confiance de la part des membres de ce cours et pour le moment, je suis juste un peu stressée. Je me maudis un peu pour être honnête, qu’est-ce qu’il m’est passé par la tête franchement ? pourquoi ai-je voulu pimenter mon quotidien avec ce cours ? Avec les nouvelles technologies, j’aurais pu m'entraîner seule chez moi, avec une vidéo d’un cours et le tour serait joué. Mais non, à trop vouloir être à la recherche de cette normalité que j’ai perdu depuis longtemps, j’en oublie que je ne le suis pas et ne le serais peut-être jamais plus. Mais je ne dois pas penser ça, ce n’est pas bon pour le moral et en plus ça ne va pas m’aider à m’apaiser. Alors je respire un grand coup, je tente de faire le vide en moi et je m’approche de ma partenaire du jour. Une grande, blonde comme les blés, plutôt jolie et qui m’a l’air d’une grande douceur. C’est en tout cas ce que je ressens en la voyant, mais je ne suis pas vraiment douée pour cerner les gens d’un premier coup d’oeil, j’ai perdu cette habitude depuis longtemps. Je décide de prendre le taureau par les cornes et je me présente la première et j’avoue qu’assez rapidement, je regrette de m’être présenté par mon premier prénom, j’aurais dû utiliser mon deuxième prénom qui est Ophelia. Mais qu’est-ce que j’ai dans la tête ? Evidemment qu’on va tout de suite me reconnaître, des Xanthippe dans le coin il n’y en a pas foule. Mais j’oublie parfois que les gens du coin m’ont connu, qu’ils ont assisté à ma descente aux enfers et qu’eux ne m’ont pas oublié.

Elena, comme elle se présente à moi, me tend sa main tout en se présentant. Je reste interdite quelques secondes avant de forcer mon cerveau à réagir. Je la lui serre en esquissant un sourire. Jusque là, tout allait bien, jusqu’à ce qu’elle reprenne la parole et là je me suis sentie mal à l’aise. Elle ne veut pas se montrer impolie mais elle pensait que je n’étais plus en ville. Voilà, la vérité éclate au grand jour et comme toujours, j’en suis surprise. Evidemment, ce n’est pas parce que moi j’ai oublié que les autres m’ont oublié. Est-ce que je la connais ? Franchement je l’ignore, j’ai la fâcheuse tendance à oublier mon passé et sans mon journal intime, que je tiens à jour encore aujourd’hui, je n’aurais aucune trace de ce dernier. Elena ?! j’ai beau parcourir mentalement mon journal, je ne vois aucune trace de ce prénom, mais il ne faut pas se fier à ma mémoire, ça ne veut rien dire. Surprise par cette remarque, je laisse échapper le fouet que je venais de prendre en main pour le voir de plus près. Que je peux être maladroite par moment, c’est affligeant. Je rougis, m’excuse et le remet en place non sans empressement. Je baisse les yeux, gênait de ma propre audace d’être venue dans “le monde des vivants” alors que je ne suis que le spectre de la personne que j’étais autrefois et je lui réponds " je … je viens de revenir. Ma … ma mère ne voulait pas être seule après le décès de mon père. " Mais qu’est-ce que je fais ? Pourquoi je lui raconte ma vie ? Me rendant compte du ridicule de la situation, je rougis et je me tord les mains nerveusement. Ca commence mal cette histoire, ça commence mal. Si je n’arrive pas à gérer mon stress, je vais exploser et quand j’explose, j’ai le droit à un aller simple pour le Centre et je ne veux pas y retourner. Je me racle la gorge " On … on se connait ?! " Lui demandais-je.

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Cette question que je venait de posé la mettait clairement mal à l’aise, c’était bien ton style Elena, de dire la première chose qui me venait à l’esprit, de ne pas penser avant de parler, fallais pas trop ce demander pourquoi je me retrouvais dans ce cours à essayer de gagner l’affection de mon mari par son appétit, avec la grande gueule que j’ai, aucune chance qu’il ne tombe jamais en amour avec moi. Je restait figé un instant, alors qu’elle me disait que son père était mort. “Oh. Je suis désolée pour toi.” Je n’avais jamais vécu de décès, du moins, aucun de mes proches n’étaient morts, je ne connaissais donc pas le sentiment qui devait l’envahir, je ne savais jamais réellement comment réagir dans une telle situation, je ne savais jamais réellement quoi dire. Je soupirais, désolé de ma propre gaffe, alors qu’elle me demandais si l’on se connaissait.   “Pas personnellement, non. J’ai… ma soeur, vous vous connaissiez.” Voilà que je balbutiais, comme si ce n’était pas assez que je fassent des gaffes monumentales en lui demandant comment il se faisait qu’elle était revenue en ville, j’étais loin d’être sûre que de parler de Quinn était une bonne idée. Après tout, Quinn n’avait jamais semblé l’apprécier, elle c’était toujours fait un devoir de ruiner sa réputation, et fût un temps où j’avais cru tout ce qu’elle m’avait dit, et j’y croirais probablement encore si je ne l’avais pas vu ici, dans un cours de cuisine, si je ne l’avais pas vu aussi normale. Jeune, je n’avais jamais fait attention à elle, elle était plus vieille que moi, quelque classe au dessus de moi, je n’avais aucune idée de qui elle était, mais j’écoutais ce que Quinn me disait, j’écoutais avidement ce qu’elle me racontait. J’avais toujours l’impression que sa vie était plus palpitante que la mienne, il avait toujours des péripéties qui lui tombait dessus, alors que la mienne semblait suivre un cours normal, du moins, avant mon mariage arrangé.

Et cette histoire avec Xanthippe, j’avais eu l’impression d’être au centre d’un scoop de la plus grand importance, m’imaginant une fille au yeux hagard, dans une camisole de force, criant, complètement folle, mais finalement alors que je me retrouvais côte à côte, je réalisais que ce n’était pas le cas, qu’elle n’était pas comme cela, qu’elle avait une normalité que je ne lui avait jamais imaginé. C’était étrange de voir en vrai une fille de qui ont avait entendu parler beaucoup trop mais jamais vu et d’être déçu, non, pas déçu, désappointé. Un peu comme de lire un livre et de voir l’adaptation au cinéma, seulement pour réaliser que le film et le livre ne se corresponde pas, l’un étant une entité complètement différente de l’autre. Mais ce n’était pas la première fois que je découvrais les mensonges de ma soeur, ce n’était pas la première fois que je me retrouvais face à face avec l’une de ses exagérations. J’aurais probablement dû m’en douter en fait, mais avec Quinn, il était difficile de démêler le vrai du faux. Un sourire sur mes lèvres, alors que je l’as regardais avec un oeil nouveau, je ne voulais pas me laisser envahir par les préjugés que ma soeur avait planté en moi. “Tu as déjà cuisiné?” Tout pour partir une conversation, pour détendre l’atmosphère après ce que je venais de dire, je ne voulais pas partir sur un mauvais pieds. “Mais je peux t’assurer que tu ne peux être pire que moi, j’ai déjà fait brûler des pâtes.” J’éclatais d’un petit rire au souvenir de la seule fois que j’avais essayé de cuisiner, on m’avait laissé la grande cuisine à moi toute seule, et j’avais décidé de commencé doucement, des pâtes ce n’était pas trop difficile, non? Jusqu’à ce que je les oublies sur le rond, que l’eau bouillante s’évapore et que les pâtes ne soit plus que choses noircit collé au fond du chaudron. Ce qui me poussais à revenir dans une cuisine après ce désastre culinaire? Castiel. Ou du moins, l’idée que j’avais que peut-être mes talents de cuisinière pourrait le faire rester près de moi, m’aimer peut-être. N’était-ce pas ma bonne qui avait toujours dit que le chemin pour les sentiments d’un homme était par son ventre?  

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Xanthippe ∞ Elena

J'étais si contente de participer à ce stage de cuisine, je constate que j'ai eu tort. Qu'est-ce que j'avais cru ? Qu'on n'allait pas me reconnaître ? Que les gens allaient oublier ? Mais personne n'oublie et certainement pas à Bray. Je suis et je serais éternellement la folle de Bray, quoi que je dise ou fasse. Pourtant je veux bien faire, je veux oublier le passé pour me concentrer sur l'avenir. Je veux changer, reprendre ma vie en main, oublier mon imagination débordante et arrêter de croire à toutes ces sornettes. Le surnaturel n'existe que dans les films, les livres et dans ma tête, point. Personne ne se transforme en corbeau et en loutre et les sirènes et les fées n'existent pas. Tout est dans ma tête. Cette phrase, je me le répète du matin au soir depuis des mois. Je suis prête à y croire, je veux y croire, je ferais tout pour y croire en tout cas. Mais je ne pensais pas que la vie en dehors du centre serait si difficile. Les gens ne sont pas ouverts d'esprits, ils sont cruels et sans pitié. Tu n'as pas le droit de faire une erreur dans ta vie, il faut qu'ils te jugent, qu'ils te montrent du doigt, qu'ils te détestent ... Mais je serai faire face à tout ça, je serais être forte, j'arriverai à dépasser tout ça.

" Oh t'inquiète ... on n'était pas très proche ... " Dis-je en baissant la tête, presque honteuse. Non, c'était l'évidence même qu'on n'avait même rien en commun et ce depuis toujours. Ce n'est pas ma santé mentale qui est en cause, il faut être honnête, même avant mon premier internement et avant que je prétende avoir vu Lennox se transformer en corbeau, on n'était déjà pas proche. M'a-t-il seulement aimait un jour ? Et ma mère, m'aime-t-elle ? J'ai un doute sur la question, pour moi il est évident que je n'ai été qu'une gêne pour eux, mais sait-on jamais, parfois on peut-être étonné par les gens. En tout cas ce qui est sûre c'est qu'à l'annonce de la mort de mon père, je n'ai pas été triste, je n'ai pas pleuré, je suis restée impassible. Ma mère était en larmes le jour de l'enterrement, mais pas moi. Ils ont mis ça sur le compte de mon traitement, que parfois ça peut arriver, qu'il va me falloir du temps pour assimiler l'information, que nous ne faisons pas notre deuil de la même façon, etc, mais je sais que jamais je ne serais triste et que ça fait longtemps que j'ai fais mon deuil de mes parents ... de tous mes proches. " Ta soeur ? Je connais donc ta soeur ... Désolée mais j'ai la mémoire qui flanche, j'ai perdu beaucoup de souvenirs de mon passé ... comment s'appelle-t-elle ? " Parfait, pour garder l'image de la folle du village, je devrais continuer sur ce chemin là. Je ne pouvais pas mentir, comme tout le monde ? Non évidemment, ça m'arrache la langue à chaque fois. Je le fais de temps en temps, mais c'est très rare et c'est bien souvent avec des gens qui m'ont trahi par le passé, comme Aurora, Lennox ou ma mère. Sinon pour les autres, je n'arrive pas à mentir, je déteste ça. Mais peut-être que son prénom fera émerger un souvenir, quelque chose. Ca arrive assez rarement, mais si c'est une personne proche ou qui a eu une forte influence sur ma vie, ça arrive.

J'étais tendue et ça se voyait, difficile de le cacher. Je me tordais les mains dans tous les sens, je baissais la tête, j'étais honteuse et mal à l'aise. Mais Elena a su rattraper la situation. Bon ce n'est pas encore totalement "le pied" si je puis m'exprimer ainsi, mais c'est toujours mieux que tout à l'heure. Elle a vu qu'elle m'a mis mal à l'aise et au lieu d'insister, méchamment, elle a changé de sujet. Elle m'a demandé si je savais cuisiné, m'assurant que je ne pouvais pas être plus nulle qu'elle. Pour être honnête, je n'avais jamais cuisiné de ma vie. J'ai dais des gâteaux de boue, comme tous les enfants, mais ça n'est jamais allait au delà de ça. Je n'avais pas le droit d'aller en cuisine et nous avions des domestiques pour nous faire nos repas, même Gladys ne cuisinait pas. J'esquissais un léger sourire à l'attention d'Elena. " En dehors des gâteaux de boue, je n'ai jamais rien fait de mes dix doigts. Ca va être la découverte ... "
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