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 (Alexis&Maverick) you can't hear me cry, see my dreams all die

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see my dreams all die

alexis&maverick


La jalousie, c’était un bien vilain défaut, mais toi, elle t’avais toujours consumé, même avant, même quand tout allais bien, quand elle était ton monde, la jalousie pointait toujours son nez, et toi, tu la contrôlais, du mieux que tu le pouvais, parce que même alors, tu le savais, elle pouvait te la faire perdre, elle pouvait tout détruire, alors tu l’avais mis sous un clé, tu l’avais enfermé, mais parfois, elle réussissait à sortir, à venir te voir, à prendre le contrôle, et parfois, ça avait explosé en toi, tu n’avais pas pu t’en empêcher. Tu avais été en amour par dessus la tête, la jalousie avait fait son chemin aussi, mais d’une manière ou un autre, tu avais réussi à ce qu’elle n’envahisse pas tout, qu’elle ne prenne pas le contrôle de votre relation. Mais aujourd’hui, alors que tu pensais à elle, avec un autre homme, ou plusieurs, tu n’avais aucune idée de ce qu’elle avait fait pendant toutes ses années, ou seulement à leurs regards sur son corps, tu ne pouvais empêcher la jalousie de ressortir, alors même que tu n’avais aucun droit sur elle, sur la jeune femme près de toi. Tu en avais déjà eu, mais plus maintenant, pas neuf ans plus tard, alors que tu venais de décider de débarquer dans sa vie sans aucune délicatesse quelconque. Mais tu ne pouvais pas t’en empêcher, tu ne pouvais pas rester comme ça, la regarder habiller comme ça, et ne pas avoir tout ses sentiments qui remonte à toi, menaçant de déborder. Tu avais besoin d’être avec elle, tu le savais. Ton être entier la réclamais comme tienne, alors que tu ne savais même pas si elle était en couple ou non.

“Toujours entier! Ou presque. Et ce n’est pas ma maladresse qui m’as couté mon bras! Une chance, je pourrais presque faire la une des journaux encore, imagine! - Comment perdre son bras en une étape simple!” Un rire qui éclatait en toi, à nouveau. Tu n’avais aucun problème à rire de toi-même, aucun problème à gérer la perte de ton bras, si ce n’était que maintenant tu étais encore plus maladroit qu’avant, il t’arrivait fréquemment de renverser des choses avec ta prothèse et ne même pas le réaliser, comme ce mec à cette soirée à qui tu avais renverser sa bière. Mais c’était vrai, ce n’était pas ta maladresse qui t’avais fait perdre ton bras, c’était ta connerie. Toi et ta foutue connerie. Au lieu de la tuer, tu aurais pu tout simplement partir, t’éloigner, disparaître, mais non. Il avait fallu défendre ton honneur mal-placé. Tu avais voulu prouver que tu n’étais pas aussi bête qu’ils ne le croyaient. Et voilà où tu en étais maintenant, un bras en moins, dans la cuisine d’Alexis, riant avec elle. Au fond, c’était peut-être un mal pour un bien, tu ne savais pas trop si c’était le fait que tu avais passé si près de la mort qui avait fait en sorte que tu revienne à Bray, mais tu le savais que c’était en lien.

Ta main sur sa joue, un monde revenant plusieurs années en arrière, tu avais l’impression pendant quelques instant, de n’être jamais partie, la sensation de sa peau sur la tienne, tu ne savais pas comment tu avais pu croire l’aimer, Nathalie, tu ne savais pas comment tu avais fait pour simplement croire que la vie pouvait continuer après la tempête Alexis, mais elle t'avait touché au plus profond de toi, elle t'avait marqué comme aucune ne t’avais marqué auparavant, comme aucune après elle. Ton corps criait son manque d’elle, ton corps ne voulait qu’elle, ton esprit aussi. Et alors que tu baissais la main, prenant la bière qu’elle te tendais, prenant une gorgée, et la voir s’étouffer dans son vin, un léger sourire, tu avais toujours été direct dans tes questions, c’était un fait, tu n’avais jamais aimé passé au travers de dix milles détours pour arriver à la même ligne d’arrivé. Un léger rire alors que tu déposais ta bière, lui tapotant le dos un peu. “Eh oh! Étouffe toi pas! Ce n’est qu’une question!” Un sourire plus grand encore lorsqu’elle te dit qu’elle était célibataire, qu’il n’y avait personne dans sa vie. Bien, pour une fois, tu n’aurais pas à te battre. Peut-être que tu avais des chances, si elle le voulait bien. Tu repris ta bière, une gorgée, tu ne savais pas trop si tu devais lui parler de Nathalie, elle était morte après tout, mais tu avais cru l’avoir aimer aussi, alors que ce n’était pas le cas, du moins, tu ne l’avais pas aimer comme tu avais aimer Alexis. Un moment, déposant de nouveau ta bouteille, la prenant par le menton, alors qu’elle évitait ton regard “Il n’y as eu que toi, Alex.” Tu lui en parlerais une autre fois, un autre moment, ce moment vous appartenait, pas à ceux qui avait partagé vos vies entre temps, surtout pas à elle, Nathalie, elle ne comptait pas, elle n’avait jamais compté. Une caresse sur sa joue, avant de laisser retomber ta main, même maintenant, neuf ans plus tard, tu pouvais toujours sentir ton coeur se débattre dans ta poitrine lorsque tu étais près d’elle. Elle était en toi, dans ton être, tu n’avais jamais été capable de te sevrer d’elle.

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Maverick & Alexis
Ses yeux coulèrent un rapide regard vers ce bras qui n’était plus vraiment là, la chair remplacée par une prothèse. En neuf ans les changements physiques étaient nombreux, elle les avait remarqués dès le premier regard. Il avait encore grandit, beaucoup plus que la jeune femme qui avait déjà atteint sa taille actuelle lorsqu’ils étaient ensembles. Elle l’avait tout de suite vu quand il lui avait fallu lever les yeux pour regarder les siens. Il était devenu plus grand qu’elle alors qu’ils faisaient quasiment la même taille qu’elle lorsqu’ils étaient adolescents, et ça lui plaisait assez à Alexis. Il y avait aussi les tatouages. Il avait commencé à en faire très tôt, avant même d’être majeur, sans que quiconque cherche à l’en empêcher, encore moins la Samson qui trouvait ça parfaitement cool que son petit-ami soit tatoué (même si ses parents avaient un peu moins aimé avant de connaître plus Maverick). Mais il était loin dans avoir autant qu’aujourd’hui. Elle imaginait bien que tout son corps devait être recouvert, même si elle ne voyait que ce que ses vêtements dévoilaient, elle se doutait que sous ce t-shirt se trouvaient un dos et un torse noirs d’encre. Et ce serait mentir que de dire qu’elle n’avait pas envie de soulever ledit t-shirt pour parcourir un à un ses tatouages. Pour savoir leur histoire, pour en apprendre plus sur ces neufs années. Puis il y avait le bras. Un bras en moins ça ne passait pas vraiment inaperçu. Qu’il arrive à en plaisantait montrait bien que ça n’était pas un traumatisme mais ça n’empêchait pas Alexis d’être dévorée par la curiosité - et l’inquiétude. C’était derrière lui, elle en avait bien conscience, mais ce qu’il avait dû vivre pour en arriver là… Et même s’il en parlait à demi-mot elle sentait bien qu’il ne voulait pas approfondir le sujet. Parler de ce qui était visible par tous, oui, il aurait eu du mal à cacher son bras en plastique, mais elle le connaissait toujours assez bien pour sentir qu’il esquiverait la moindre question. Alors elle se contenta de lui sourire et de boire un peu plus de vin quand il se mit à rire de sa propre maladresse. « Tu pourrais complètement faire la une des journaux, avec toutes les maladresses qu’il t’arrive. » Dans la catégorie faits divers, il pourrait tenir une page entière. Tous les jours ou presque.

Il se moqua gentiment d’elle et de sa réaction à sa question directe. Alexis tourna la tête, une moue boudeuse affichée sur le visage. Elle savait bien qu’il n’y avait aucune méchanceté derrière ce rire mais elle était comme ça, même neuf ans plus tard, toujours à bouder pour un oui ou pour un non, que ce soit légèrement ou un vrai gros faisage de gueule. En général - heureusement - quand c’était juste une moue boudeuse, ça disparaissait en quelques secondes, à peine le temps de le remarquer. Sa réponse donnée, elle attendait avec le coeur battant la chamade la sienne. Serait-il ici s’il avait quelqu’un d’autre ? Pourquoi pas. On ne pouvait pas en exclure la possibilité. Elle n’était pas d’un naturel jaloux, plutôt du genre à faire confiance et à ne pas envier les autres. Mais c’était différent avec Maverick. Tout était toujours différent avec lui. Quand ils étaient adolescents, elle avait laissé exploser sa jalousie, quand c’était trop pour elle. Mais maintenant, quel droit avait-elle de faire de même s’il lui annonçait avoir une femme dans sa vie ? Aucun, elle n’en avait juste aucun. Les quelques secondes qui séparèrent sa question de la réponse de Maverick lui semblèrent durer une seconde. Et elle ferma les yeux quand il lui annonça qu’il n’y avait eu qu’elle, deux émotions s’entrechoquant en elle. Le soulagement, de savoir qu’il n’y avait personne d’autre, qu’ils avaient encore la possibilité de tout reconstruire, mais aussi la culpabilité, parce qu’il avait dit qu’il avait eu qu’elle et qu’elle ne pouvait pas lui retourner totalement cette affirmation. Elle lui en voulait presque. Pourquoi fallait-il qu’il rendre encore plus compliqué ce qu’elle avait fait durant ces neufs années. Il n’y avait eu que lui, sur le plan amoureux, sur le plan sexuel, c’était complètement autre chose. Sentant qu’il laissait retomber sa main, elle rouvrit les yeux et lui adressa un sourire avant de quitter la cuisine et de se diriger vers le canapé où elle se lova entre deux coussins. Voulant oublier un instant la culpabilité qui commençait à la ronger, la brune chercha une idée qui pourrait les occuper. Ca, mêlé à son envie d’en savoir plus sur ce qu’il avait fait à l’armée, sur la perte de son bras, la poussèrent à proposer un jeu qu’ils affectionnaient adolescents. « On joue à action vérité ? »

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alexis&maverick


Tu avais vécu tant longtemps en ayant peur du passé, en ayant peur de ton passé, des réactions d’Alexis, d’Elliott, de cet épée de Damoclès qui pendait toujours au dessus de vos têtes, la tienne et celle d’Alex. Parce qu’elle ne savait rien, elle ne savait pas ce que tu était devenu, elle ne connaissait de toi que ce gamin maladroit que tu avait toujours été, ce gamin un peu trop souriant qui riait toujours un peu trop, ce gamin qui n’avait rien d’autre que sa vie et celle de sa soeur à se soucier. Ce gamin qui n’avait pas hésité à tuer pour sa soeur, et qui même neuf ans plus tard le referais sans même cligner des yeux, mais qui était incapable de prendre ses culottes et d’avouer ce qu’il avait fait pendant neuf ans, celui qui évitait les questions indiscrète par des blagues et des rires, celui qui riait de la perte de son bras parce que c’était mieux que d’en pleurer, alors même qu’il t’arrivait souvent de fumer de la marijuana parce que la douleur te faisais tourner de la tête, parce que tu n’arrivais alors plus à fonctionner, alors même que la douleur était à un endroit qui n’existait plus sur ton corps. Tes médecins t’avaient assurés que c’était normal, que les douleurs fantômes allaient finir par disparaître, mais en attendant tu fumais pour la douleur, mais aussi parce que ça te gardait sain d’esprit. Ça te faisait oublier combien tu souffrais d’être seul, de n’avoir eu personne vraiment à qui parler. Tu avais toujours été le genre de personne qui vivait par les autres, qui avait besoin d’être entouré, tu avais toujours eu beaucoup d’amis, et après ton arrestation, tu avais eu des amis, mais aucun à qui tu pouvais faire confiance, aucun qui avait laissé leurs trace, mais tu était revenu à Bray. Tu avais cru que ce serait ta fin, le dernier couteau planté dans ton corps déjà mutilé, mais finalement, finalement tu ne l’avais jamais reçu ce coup fatal, non, tu avais commencé à guérir, lentement, très lentement, mais tu avais commencé. Parce qu’Alexis, elle était toujours là, toujours dans ta vie, parce que tu avais rencontré Raphaël et Sol. Parce que tu revenais à la vie, tranquillement. Il ne manquait que Castiel, mais surtout Elliott, mais tu n’avais toujours pas trouvé le courage de la voir, non, tu manquais vraiment de courage présentement.

Mais maintenant tu étais ici, avec Alexis, et tu ne pouvais t’empêché de la contempler, de regarder son corps qui avait changé depuis le temps, elle était devenu une femme alors qu’elle n’avait été qu’une jeune adolescente lorsque vous aviez été ensemble. Elle n’avait pas grandit, alors que maintenant, elle t’arrivait à peine au menton, avant vous aviez été presque de la même grandeur, mais surtout, elle avait des formes qu’elle n’avait pas eu avant. Elle était belle, encore plus belle que dans tes souvenirs, et une envie persistante te restait, celle de l’appuyer contre le frigo derrière elle et de l’embrasser, combler cette faim d’elle qui grondait en toi depuis neuf ans. Combler ce besoin de la toucher, de la sentir contre toi, sa peau contre la tienne, ses lèvres contre les tiennes. Mais tu te contrôlais, parce que neuf ans plus tard, tu n’avais plus aucun droit sur elle, et même si elle n’avait personne dans sa vie, même si elle n'était avec aucun autre, tu n’avais toujours pas de droit sur elle, tu n’avais rien. Alors tu recula, lui laissant de l’espace, elle sortit de la cuisine, te souriant, tu pris place près d’elle sur le canapé, oubliant tes pensée, du mieux que tu pouvais. Tu n’avais pas envie d’être rejeté, tu ne pouvais pas l’embrasser et te faire rejeter, pas alors que votre relation tatônnais encore dans le noir. Tu ne pu t’empêcher de rire lorsqu’elle proposa ce jeu à lequel vous jouiez tout le temps plus jeune. Tu n’allais pas dire non, tu étais probablement aussi curieux qu’elle, tu avais envie de savoir ce qu’elle avait fait pendant toutes ses années. “Oh! Vraiment? On reste dans nos vieilles habitudes? Aller, je commence alors.” Un petit sourire sur tes lèvres, alors que tu la regarde dans les yeux, réfléchissant à la première question, celle qui te gruge depuis l’incident d’escalade, depuis que tu as posé de nouveau tes yeux sur elle pour la première fois depuis des années. Ton sourire qui disparaît, parce que si toi tu n’as eu qu’une seule autre femme dans ta vie, tu te doute que ça n’as pas dû être son cas. “Combien il y en as eu après moi?” Et cette bombe que tu viens de lâcher, elle t’effraie, elle te gruge, parce que tu as peur de sa réponse, parce que tu as peur de bien des choses, que cette question, elle aurait pu ne jamais être posée, mais tu as besoin de savoir, alors même que ça ne t’apporteras rien de bon de savoir combien. Alors même qu’il y n’y aurait eu que toi, tu n’aimerais pas la réponse, parce que ça voudrait dire qu’elle as gâché neuf ans de sa vie en souvenir de toi, et tu t’en voudrais. Mais Alexis n’était pas comme ça, elle n’avait jamais gâché sa vie en souvenir de quelqu’un n’est-ce pas?

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Maverick & Alexis
Adolescents, Alexis et Maverick avaient partagé de nombreuses choses. Ils avaient une foule de “petits trucs” qui n’appartenaient qu’à eux, à eux seuls. Ce coin d’escalade où ils n’avaient jamais croisé personne d’autre et où ils n’avaient jamais emmené personne d’autre ; les après-midi après l’école, quand Alexis avait fini les cours et que Maverick l’attendait, ils allaient alors tous les deux se boire un smoothie, un milkshake ou un de ces cafés dans lesquels on rajoute de la crème chantilly, du sirop et du coulis. Ils se posaient sur un banc, le plus souvent, seuls au monde, profitant simplement de la présence de l’autre ; des blagues, des souvenirs qu’eux seuls pouvaient comprendre. Après son … départ, Alexis avait longtemps vécu cette envie de partager une idée qui aurait fait sourire l’autre, mais l’autre n’était plus là et lui seul pouvait comprendre pourquoi cette image là les liait. Et parmi toutes ces choses, il y avait ce jeu, action ou vérité, auxquels ils s’étaient longtemps adonnés. Parce qu’Alexis adorait les défis en tout genre et que poser des questions sur tout et n’importe quoi les avait toujours amusés. Même si, à la fin, ils finissaient par savoir à l’avance ce que l’autre allait répondre. Ce soir, la Samson proposait ce jeu par curiosité - parce qu’elle voulait en savoir plus sur ces années de la vie de Maverick dont elle avait été exclue - mais aussi pour se remémorer des souvenirs lointains. Et puis, contrairement à leur adolescence, ils n’avaient, là, aucune idée de ce qu’allait répondre l’autre. Il ne se connaissait plus, plus vraiment, ils connaissaient l’autre passé mais ce qu’il était devenu aujourd’hui… il fallait en partie le redécouvrir. Et la brune comptait bien en savoir plus sur l’armée, son bras en moins, et tout le reste.

Sauf qu’elle n’avait pas instant pensé au fait qu’elle ne serait pas la seule à poser des questions. Maverick installé en face d’elle, ils se sourirent, la jeune femme tenant son verre dans les mains, la bouteille non loin d’elle pour remplir de vin son verre dès qu’il serait vide. « Vas-y, à toi l’honneur ! » La Samson lui sourit à nouveau et profita des quelques secondes durant lesquelles il cherchait une question pour boire une nouvelle gorgée de vin blanc. Ce qui l’empêcha de voir le sourire de Maverick s’effacer et un air sérieux le remplacer, un air inquisiteur, plein d’attente. Ce qui l’empêcha d’avaler vite fait sa gorgée de vin afin qu’elle ne s’étouffe pas avec - ça allait devenir une habitude. Les joues à nouveau rouge comme une tomate, elle toussa longuement pour faire passer l’air à nouveau et pour chercher quoi dire. C’était facile de proposer un jeu pour en apprendre plus sur l’autre, mais ça l’était tout autant d’oublier que, si on pouvait poser des questions indiscrètes et pleines de conséquences, l’autre le pouvait aussi. Alexis aurait pu tenter un “joker ?” mais elle savait pertinemment que Maverick aurait insisté et puis il ne pouvait pas y avoir autant de secrets, pas dès le début de leurs retrouvailles, et même pas par la suite. Ils n’avaient jamais eu de secrets l’un pour l’autre, elle voulait retrouver ça. Elle voulait retrouver Maverick tout entier, leurs rires, leurs câlins, leurs baisers, tout ce qui avait fait leur relation, même si ce ne serait pas exactement la même parce qu’ils avaient grandis, mais elle le voulait, lui. Un soupir, le regard obstinément baissé vers son verre, elle finit par relever les yeux pour plonger sans regard dans celui de Mav, refusant d’avoir honte de ce qu’elle avait fait. « Sentimentalement ? Aucun. Pour le reste… Je ne pourrais pas te dire, après la mort de mes parents j’ai… cumulé les relations brèves. Très brèves. Du genre d’un soir. Mais beaucoup. Et si tu me demandes des noms, je ne pourrais pas te dire, c’était en soirée le plus souvent. » Elle préférait être franche et directe. Oui, elle avait couché avec pas mal de mecs, des inconnus dont elle ne se souvenait ni du nom, ni du visage. Elle regrettait, parfois, certaines aventures. Mais dans l’ensemble, elle l’avait fait, en avait pris du plaisir le plus souvent, et ne voyait pas de problème à cela. Inquiète quand à la réaction de Maverick - elle connaissait sa jalousie et plus qu’aucun autre, elle ne voulait pas qu’il la juge et la repousse pour des actes frivoles et sans importance - elle noya son stress dans le vin.

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alexis&maverick


Combien d’années avais-tu passé à te demander ce que faisait Alexis? Combien de temps à prendre ton téléphone, composer le numéro et ne jamais appuyer sur le bouton final, ne jamais faire l’appel. Toute ses lettres que tu avais écrit, et puis jeter en boule dans un coin, parce qu’écrire n’avais jamais été ton point fort, tu n’avais jamais été très bon pour mettre sur papier tes émotions, jamais très bon pour mettre un mot sur ce que tu ressentais. Et maintenant, neuf ans plus tard, assis devant elle, attendant sa réponse, cette bombe que tu venais de poser, attendant qu’elle te saute au visage, d’exploser. Ce qu’elle fit. Tu t’étais attendu à quelque uns, peut-être un amoureux ou deux, mais plusieurs? Au point de ne plus se rappeler des noms? Tu seras tes dents. Non, ce n’est pas parce que toi tu avais choisi un chemin différent que tu avais le droit de la juger. Tu en avais fait des erreurs, oui, tu en avais fait. Tu te retournais, sans dire un mot, vers la petite table, sortant de ta poche de la marijuana, du papier à rouler, et tu entrepris de te rouler un joint. Chose difficile quand tu n’avais qu’une main, mais tu avais appris, tu n’avais pas eu le choix, tu n’avais que ça pour atténuer des douleurs parce que tu refusais totalement de te gaver d’anti-douleur. Mais ça te calmais aussi, mettais tes idées en place ton esprit se retrouvais envahi par la brume. Comme maintenant. Tu ne dit un mot, jusqu’à ce que ta main arrête, jusqu’à ce que ton regard se tourne vers elle, ton joint terminé. “Pourquoi?” Tu avais toujours été jaloux, tu avais toujours été le genre de mec qui ne voulais qu’elle, mais qui voulais aussi qu’il n’est que lui. Tu avais contrôler ta jalousie, du mieux que tu pouvais, même maintenant, pas alors que tu n’avais jamais donné de nouvelles, pas après que tu ai disparu.

Tu mis ton joint entre tes lèvres, ta main tremblant un peu alors que tu l’allumais. Tu ne lui demandais pas si tu pouvais fumer à l’intérieur, non, parce que tu étais toi Maverick. Tu n’étais pas un être vraiment poli, tu faisais ce que tu voulais quand tu le voulais. Tu étais bien des choses, mais la politesse n’avais jamais été dans tes cordes. Tu avais été élevé dans les coins sales de Bray, par un proxénète à coup de coup de poings, ensuite en prison. Non, on t’avais appris à survivre, mais pas à être poli. Alors tu allume ton joint, prenant une bouffé, laissant la drogue t’envahir, la laissant dissiper ce brouillard dans ton esprit, celui qui te criais de cogner contre un mur, d’aller cogner tout ses mecs qui l’avaient touché. Celui qui te hurlais de la prendre, la maintenant, simplement pour effacer toute trace de tous les autres après, avant toi. Un autre bouffée, une autre grande respiration. Te calmer, lentement, desserrer les poings que tu avais serré sans même t’en rendre compte. Tu n’avais pas à la juger, pas après tout ce que tu avais fait. Elle avait couché avec trop de mecs pour s’en rappeler, mais toi tu avais tant de sang sur les mains que tu ne pouvais même plus compter tout ceux que tu avais tué. Tu te souvenais de tes trois meurtres, aussi précisément que si c’était hier, mais il y avait aussi tout ceux que tu avais tué dans l’armée. Tu prends le joint, le tendant vers la jeune femme près de toi. “Tu en veux?” Tu ne savais pas comment réagir en fait, tu ne savais pas quoi dire, quoi faire. Sa réponse t’avais laissé de court, mais une partie de toi criais de ne pas tant faire, d’oublier. Parce que tu voulais ce que seul le passé pouvais te donner, tu voulais les rires et les sourires, tu voulais les baisers et les câlins, tu voulais retrouver tous ses coins à vous, ses petites manies que vous aviez. Tu voulais revenir neuf ans à l’arrière. Mais tu le savais, si c’était à refaire, choisir entre ta vie et celle d’y l’y as neuf ans, si tu avais à choisir si tu protégeait Elliott ou pas, tu recommencerais à nouveau, sans même une hésitation, tu aurais fait la même chose pour Alexis, tu le savais.

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Maverick & Alexis
Elle le voit se fermer, son visage, se serrer, ses mâchoires. Il n’avait jamais eu de veine sur les tempes mais, si ça avait été le cas, elle serait entrain de battre furieusement actuellement. Disparus le sourire, les yeux pétillants qui cherchaient les siens, les rires. Un soupir qui franchit ses lèvres et elle détourne le regard, pose son verre sur la table et se lève à la recherche de ses clopes. Une clope, c’est tout ce dont elle a besoin. La brune fouilla un peu dans son sac, jeté dans un coin de la pièce, et attrapa le précieux paquet dont elle tira une cigarette et un briquet avec lequel elle alluma aussitôt sa dose de nicotine habituelle. La Samson revint vers le canapé, posa le tout sur la table tout en installant à nouveau sur le canapé, où Maverick se trouvait toujours. Il ne la regarda pas et finit par se détourner pour sortir des trucs de sa poche. Alexis ne tarda pas à reconnaître de l’herbe et de quoi rouler le tout en un joint. Elle n’avait pas envie qu’il lui en veuille, elle ne voulait pas le décevoir, pas alors qu’ils se retrouvaient à peine et qu’ils pouvaient tout reprendre, leur histoire, leur relation, leur vie. Mais, en même temps, elle était agacée par sa réaction. Il ne lui avait pas donné la moindre nouvelle pendant neuf ans et il débarquait comme une fleur, persuadé d’avoir le droit de faire la gueule en apprenant le nombre considérable de ses aventures. Maussade, elle tirait sur sa clope pour calmer les deux émotions contradictoires qui se battaient en son sein. Alexis le regardait rouler, se demandant s’il fumait occasionnellement ou s’il était accro. Elle n’avait pas envie qu’il soit accro. Elle n’avait pas envie qu’il lui tienne rigueur de son passé sans lui. La brune perçu l’arrêt des mouvements de Maverick. Elle détourna les yeux de sa clope pour soutenir le regard du jeune homme. Sa question lui fit pousser un nouveau soupir. Se frottant les yeux de sa main libre, elle tira de nouvelles bouffées, cherchant comment formuler sa réponse, pendant que Maverick allumait son joint. Étant elle-même entrain de fumer à l’intérieur elle ne pouvait pas lui en tenir rigueur mais elle espérait sincèrement que ça n’était pas une habitude. Oh, ça lui arrivait de fumer de l’herbe de temps en temps. Mais elle avait vu Utah et l’addiction et elle n’aimait pas ça.

Pourquoi. Pourquoi est-ce qu’elle avait couché avec tant de types ? La part d’elle agacée par le comportement de Maverick lui fit lâcher deux mots qu’elle regretta aussitôt : « Pourquoi pas ? » Alexis se mordit aussitôt la lèvre et baissa les yeux. Il attendait une vraie réponse et elle savait bien qu’il avait toujours été jaloux, alors elle avait composé avec. Puis, adolescente, elle ne lui avait jamais donné la moindre raison d’être jaloux. C’était autre chose actuellement, elle pouvait le concevoir. Elle-même le serait s’il lui avait annoncé avoir eu un tas d’aventures un peu partout. Mais elle l’avait perdu, ou plutôt il l’avait abandonnée, et ensuite elle avait perdu sa famille, ce qui était tout pour elle. Incapable de retomber amoureuse, incapable de s’engager avec quelqu’un, elle avait cumulé les coups d’un soir pour le plaisir physique, pour combler un vide qui ne l’était jamais complètement. Et parce qu’elle espérait que plonger dans les bras d’un type à peine rencontré la ferait se sentir mieux. Ça n’avait pas été le cas. Sa plus longue relation - si on pouvait appeler ça une relation - c’était Eldarion, et ils ne faisaient que boire et coucher régulièrement ensembles. À part… Castiel. La brune ferma les yeux, les rouvrit aussitôt, essaya de cacher la panique qui montait. Tirant furieusement sur sa clope, elle évacua l’image de son meilleure ami. Elle pouvait tout avouer à Maverick, sauf ça, elle ne voulait pas tout ruiner. Se rendant compte que son silence commençait à être long - Maverick avait allumer le joint et commençait à tirer dessus - elle planta ses yeux dans les siens, laissant les mots fuser, sans fureur, sans rancoeur, avec même une pointe de douleur, juste des explications qu’elle lui devait. « Je suis seule Maverick. Complètement seule : tu n’étais jamais revenu, mes parents sont morts, Seeley est dans le coma. Je n’avais personne vers qui me tourner, je ne pensais pas que tu reviendrais un jour alors je croyais, j’espérais, qu’il y en aurait un qui pourrait me permettre d’aller de l’avant, qui m’aiderait à voir à nouveau un avenir au lieu d’un long et pesant présent. Ça n’a pas été le cas, avec aucun d’eux, même si je trouvais du plaisir et du réconfort à coucher avec eux. Alors oui, en neuf ans il y en a eu beaucoup, et je pourrais rien y changer et je ne regrette pas ni en éprouve aucune honte. » C’était vrai. Elle ne couchait pas non plus avec le premier venu, chaque soir de la semaine, mais si un gars lui plaisait, que c’était réciproque, elle n’avait pas envie de se priver. Un nouveau soupir, une nouvelle dose de nicotine. Alexis se frotta une nouvelle fois les yeux. « Et tu peux pas m’en vouloir pour ça… T’étais pas là… » lâcha-t-elle dans un murmure à peine audible.

Maintenant, elle se maudissait réellement d’avoir lancé ce jeu. C’était drôle quand ils étaient adolescents et qu’ils n’avaient rien à se cacher mais ils avaient grandis, avaient fait des erreurs, des grosses et des moins grosses, et les avouer à l’autre risquait d’être pas mal douloureux. Prenant le verre sur la table, elle le vida d’un trait et le remplit à nouveau avant de se renfoncer dans le canapé. Maverick lui tendit le joint, lui proposant de tirer dessus. Alexis écrasa son mégot dans le cendrier qui traînait là et l’accepta.

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“C’est pour la douleur.” Tu n’avais jamais eu honte de fumer, tu n’avais jamais eu envie de te justifier, d’expliquer pourquoi tu fumais. Non, tu n’avais jamais eu à le faire, tu n’avais jamais eu envie de le faire, mais ce regard qu’elle te lançais alors que tu roulais toujours, cette inquiétude que tu pouvais presque palper, tu arrêta un instant, la regardant dans les yeux, ce n’était pas que la douleur en vrai, parce que tu aurais pu prendre des anti-douleurs comme tout le monde, mais tu ne voulais pas, tu ne voulais pas prendre de morphine et te retrouver accro, tu avais vu ta mère, tu avais vu l’état dans lequel elle se retrouvais en permanence. Pour toi, ce n’était pas un peu de weed qui allais te rendre accro, non, tu fumais souvent, mais tu avais mal souvent aussi. Surtout, ça l’enlevais les images de ta tête, ça te permettait de souffler l’espace de deux minutes, oublier les horreurs du passé, de l’armée, la guerre, les morts, le sang. Tu n’avais pas l’âme d’un guerrier Maverick, tu ne l’avais jamais eu. Tu n’avais pas cette âme solide de certain, de ceux qui pouvais voir la mort sans détourner le regard, de ceux qui voyait la vie sans émotions. Tu n’avais pas cette dureté, tu ne l’avais jamais eu. Tout ce que tu avais, c’était cette vie à laquelle tu te raccrochais, désespérément, à la recherche de ce chemin que tu avais depuis longtemps perdu.

Ton regard se rapprochant de nouveau à tes mouvements, ton joint qui se terminait, le prenant, l’allumant, le tirant, respirant la bouffé alors que ce pourquoi pas résonnait à tes oreilles.“Parce que tu vaux mieux que ça, Alex.” Non, ce n’était pas ça que tu voulais dire, tu ne voulais pas juger, tu avais fait aussi pire mais dans d’autre domaine, tu ne voulais pas juger, mais pour toi, elle avait toujours été un havre de paix, un endroit où tu pouvais te réfugier. Cette personne spéciale qui te faisait sourire et rire, qui te faisais croire en été alors que la tempête faisait vibrer la ville. Cette personne qui n’avait pas le droit de souffrir. Tu avais cru qu’elle se bâtirais une vie, trouverais une autre personne spéciale, se construirait un monde de soleil et de lumière avec celle-ci. Tu n’avais pas voulu ça, non, tu avais toujours cru qu’elle amenait trop de lumière avec elle pour être celle qui comblait les plaisir d’un homme l’espace d’une nuit. Elle valait mieux que ces hommes qui ne voulaient que son corps. Elle aurait dû avoir droit à la lune si elle l'avait demandé. Mais ce sont les autres mots qui te blessent le plus, ceux qui résonnait en toi pendant longtemps, trop longtemps. Seule. Toi aussi tu avais été seul, tu avais envie de le lui dire, de dire que tu t’étais retrouvé dans un monde de souffrance et de haine, seul. Avec comme seul port d’attache, des souvenirs, des souvenirs qui te faisaient passer au travers de tes journées, qui te faisait oublier ce sentiment d’impuissance qui te martelait. Toi aussi tu avais été chercher du réconfort, dans le lit d’une seule femme, mais était-ce mieux? L’avais-tu jamais réellement aimé? Comme elle, tu avais essayé de trouver un réconfort que tu n’avais jamais trouvé dans le lit d’une autre. Elle en avait eu plusieurs, tu n’en avais eu qu’une, mais ça revenais au même, tu ne l’avais jamais aimé, pas comme tu aimais Alexis, jamais comme tu l’avais aimé. Elle avait été un réconfort, un moyen d’oublier que tu étais seul, mais au fond, tu n’étais pas mieux qu’elle. Le joint entre tes doigts, tu fais passer ta main robotique dans tes cheveux, ton regard terminant sur elle. “Je... je t’en veux pas.” Non, tu ne lui en voulais pas, tu ne pourrais pas de toute façon, pas pour ça, elle avait raison tu n’avais pas été là, tu n’avais pas ton mot à dire. Tu aurais seulement voulu qu’elle trouve le bonheur, pas qu’elle se contente d’un plaisir frugal dans les bras d’hommes qu’elle ne connaissait pas réellement, du réconfort comme toi tu en avais cherché. Tu lui tendais l’herbe roulé, attendant qu’elle le prenne, ce qu’elle finit par faire après avoir écrasé son mégot de cigarette. Tu t’appuya contre le dossier, la tête par en arrière, regardant le plafond. Tu pris de nouveau la parole. “J’aurais voulu que tu trouve un vrai réconfort au lieu de celui hésitant d’un homme qui ne connais rien de toi. J’aurais voulu que tu trouve un peu de bonheur. Je sais c’est quoi d’être seul, de n’avoir personne autour de soi vers qui se tourner, d’être complètement, désespérément seul. Je sais c’est quoi de vouloir un peu de réconfort, de croire que peut-être, seulement peut-être, il y aurait quelqu’un pour combler le vide que tu as laissé. Je sais c’est quoi, crois moi. Mais j’avais espéré que le vide avait été comblé, que tu avais trouvé quelqu’un qui t’aimais autant que je l’avais fait, qui avait vu en toi autre chose qu’une source de plaisir fugace. J’avais voulu croire que peut-être, tu l’avais eu plus facile que moi.” Mais ce n'avait pas été le cas, au contraire. Elle avait passé au travers de ce même vide, cette même solitude. Tu avais cru qu’elle aurait sa famille, alors que tu n'étais plus dans le coin, tu avais cru que sa famille serait là pour l’appuyer, mais on était tous partie, chacun notre tour, sans vouloir la quitter, mais le faisant tout de même. Tu tourna la tête vers elle. “C’est ton tour, non?”

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Maverick & Alexis
Le joint entre les doigts, elle tire dessus une fois, deux fois, trois fois, longuement, doucement, laissant la fumée coincée dans sa bouche, son souffle retenu, avant de la souffler, tout doucement, profitant au maximum des effets de l’herbe roulée dans cette feuille. Elle n’a pas dut être des plus discrètes quand elle regardait Maverick rouler parce qu’il se sent obligé de lui donner une explication sur le pourquoi de ce joint. La douleur. Mentale ou physique ? C’était son bras qui le torturait ou alors les souvenirs de l’armée qui le hantaient, comme c’était le cas pour de nombreux soldats ? Pendant qu’elle se pose la question, elle lui rend le joint et au moment où elle le lâche, effleurant ses doigts, il lâche une phrase qui la pique au vif, en plein dans sa fierté et dans son indépendance. Un rire sec qui franchit ses lèvres et des paroles qui le sont tout autant : « Oh pitié Maverick, pas de ça. » Il y avait une époque où prononcer son nom entier était indice d’une grand colère nourrie à son encontre. Aujourd’hui, la moindre contrariété lui faisait abandonner son surnom qui était devenu la manière usuelle de le nommer. Qu’il y voit un signe qu’il était entrain d’aller trop loin. « Je vaux que quoi ? Que les prostitués qui parcourent les trottoirs à la nuit tombée ? Je ne me suis jamais faite payée pour ça, et quand je suivais un mec dans son lit, c’est parce qu’il me plaisait et que j’en avais envie. Alors pas de “tu vaux que ça” s’il te plaît. » Depuis sept ans maintenant elle se débrouillait seule, complètement seule, sans son frère pour la guider, sans ses parents pour la soutenir, sans lui pour la réconforter. Elle n’était pas complètement seule non plus, ce serait ingrat de dire ça, parce qu’il y avait Castiel et Niamh, et puis Scylla. Mais le soir elle était quand même seule et si elle avait envie de coucher avec un mec, elle ne sentait pas avilie pour autant. Même si au début elle avait un peu abusé, couchant clairement pour oublier ses malheurs, c’était devenu un plaisir par la suite, un plaisir qu’elle prenait quand elle le voulait sans que quiconque n’essaie de lui dire quoique ce soit.

Alexis n’était pas encore énervée à son encontre, même si elle sentait que s’attarder trop sur le sujet y mènerait inévitablement. Elle allait prendre son verre quand il lâcha, hésitant, qu’il ne lui en voulait pas. Elle s’étrangla une nouvelle fois, mais d’indignation cette fois-ci, et elle sentit que, trop tard, la colère était libérée. « Tu ne m’en veux pas ? » Se levant du canapé, elle s’écarta de lui et se tint debout, sentant qu’elle allait être bientôt trop agitée pour rester assise. « Tu ne m’en veux pas ! Mais c’est merveilleux, Maverick, parce que tu n’aurais de toute façon aucune raison de m’en vouloir. Tu n’en aurais pas le droit. » Il n’était pas là, elle ne l’avait pas trompé, et n’était pas tombée dans un avilissement tel qu’elle aurait fini par coucher pour de l’argent. Alors il ne pouvait pas lui donner son pardon, comme ça, comme si elle en avait besoin et comme s’il pouvait se permettre de le faire. Pointant un doigt sur lui, furieuse, elle continua. « Je ne vois pas en quoi coucher avec un mec est répréhensible, combien sont-ils dans le monde, femmes et hommes, à cumuler les coups d’une nuit ? Si ça me plaisait, si l’espace d’un instant ça m’apaisait, tu n’as pas à me pardonner pour ça. Et puis merde ! Pourquoi je me justifie ? Je ne me suis jamais justifiée devant personne, et je ne ferais pas devant toi ! » Attrapant son paquet de clopes, elle lui tourna le dos pour s’approcher d’une fenêtre et regarder dehors en essayer de calmer la tension qui montait en elle. Elle en alluma une et tira dessus, espérant sans trop y croire que la nicotine parviendrait à la calmer. Il avait posé la question et n’avait pas aimé la réponse et maintenant “il ne lui en voulait pas”. Le comble ! De quoi aurait-il pu lui en vouloir ?

Sa colère, bien que parfaitement réelle et justifiée, était cependant montée en flèche pour cacher autre chose. Que pendant neuf ans, malgré toutes les nuits passées dans les bras d’hommes différents, elle n’avait jamais pu combler ce vide béant qui lui bouffait l’âme et lui coupait la respiration la nuit, quand elle se couchait seule dans cette immense maison. Que pendant neuf ans, seul l’instant présent était tangible, réel, qu’elle ne voyait aucun futur, qu’aucun mec n’avait pu lui faire voir un quelconque futur. Elle était bloquée dans le présent depuis des années, coincée dans une réalité qu’elle n’arrivait pas totalement à saisir, et elle cherchait à oublier ça, parfois dans l’alcool, parfois dans le sommeil, souvent dans le sexe. Ça n’avait pas marché. Mais malgré tout, malgré ses raisons, il ne pouvait pas la juger, elle lui interdisait. Écrasant rageusement une larme qui roulait sur sa joue, elle aspira fortement une bouffée de nicotine. Maverick était toujours dans le canapé et c’est de là qu’il lui parla à nouveau. Fermant les yeux, elle tenta sans succès de refouler ses larmes qui débordaient. Non elle n’avait pas pu retomber amoureuse, personne n’avait pu combler son vide à elle, personne n’avait pu briser sa solitude assez longtemps pour qu’elle entrevoie autre chose que le présent. Elle se fichait pas mal de ce que les types avaient vu en elle. Certains un simple plaisir fugace, comme le disait Maverick. D’autres avaient voulu d’elle, elle toute entière et pour plus longtemps qu’une nuit ou deux. Elle s’éclipsait toujours dès qu’elle comprenait leur souhait. « Mais moi je ne voulais pas autre chose qu'une source de plaisir fugace. Arrête de me voir comme une petite chose brisée qui a simplement subi les choses. Ils ne me mettaient pas dans leur lit par la force. » Et c’était vrai, concernant ce point en tout cas. Pour le reste, elle n’était pas sûre de n’avoir pas fait que subir. Elle ne releva pas le fait qu’il aurait sûrement été blessé si elle avait été en couple et qu’elle lui avait répondu “oui, j’ai quelqu’un”. Parce que ça ne servait à rien. Essuyant une nouvelle fois ses joues humides, elle contemplait l’extérieur plongé dans l’obscurité. Sa question la tira de sa torpeur, mais sans se retourner, toujours pas, elle lui demanda d'une voix absente, plus du tout intéressée par le jeu : « Action ou vérité ? »

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Tu n’avais jamais été habile avec les mots, tu n’avais jamais été de ceux qui communiquait bien leurs pensée. Non, tu était assez maladroit, dans tout les sens du terme, tu finissais toujours par insulter les autres sans le vouloir. Tu était incapable de mettre tes pensée en mots, de mettre le doigts sur ce que tu voulais vraiment dire, ça sortait tout croche, insultant les uns, offusquant les autres. Fût un temps où elle avait rit de tout ça, t’avais aidé, avait rattrapé tes bourdes, mais à entendre son ton de voix, elle semblait près de la colère. Bravo, tu pouvais être fier de toi maintenant. “Ce n’est pas ce que voulais dire. Je… Je… Laisse tomber.” Tu ne fis que la regarder, tu ne savais pas quoi dire à tout cela. Tu n’avais pas envie de te prendre la tête, tu n’avais pas envie que cette soirée ce finisse en chicane. Tu n’avais pas eu l’intention de la heurté, mais tu avais le don pour blesser ceux qui tenait à toi.Tu avais le don d’être un putain d’égoïste quand tu le voulais. Et puis elle sortit l’artillerie lourde, et tu ne pu t’empêcher, tu te levais, prenant une grande bouffé de ton joint, aspirant la fumée qui était supposé te calmer, mais qui finalement, ne réussissait pas à calmer ce tourbillon dans ton âme. Tu ne comprenais pas pourquoi personne ne c’était jamais posé de question, pourquoi aucun de ses amis n’avait réalisé que c’était malsain, que les relations d’une nuit, un temps c’était bien, mais qu’à long terme, ça cachait un mal plus profond, qu’elle le veuille ou non, il était rare que ceux qui accumule les aventures d’un soir soit les mieux placé sur le plan émotionnel. “Pour la même raison que je me justifie de fumer alors que je fume depuis près d’une décennie et que je n’ai jamais eu à le faire devant d’autre. Que tu le veuille ou non Alex, mon opinion t’importe, comme la tienne m’importe. Tu t’es jamais justifier parce qu’il semblerait qu’il n’y as jamais eu personne avant moi qui t’affronte. Parce que Seeley, il aurait été content que sa soeur cumule les coups d’une nuit? Il aurait été fier de toi? Et vient pas me dire que ça ne l’aurait pas dérangé, ton frère était beaucoup trop protecteur pour que ça ne le touche pas.” Coinçant ton joint entre tes lèvres, tu entrepris de défaire ta prothèse, de l’enlever, tu avais besoin de t’occuper les mains, de ne pas penser à elle dans les bras de tous ses autres hommes.

Tu n’avais pas envie d’avoir ses images dans ta tête, alors tu t’occupais, enlevait cette prothèse, alors que ton bras, cette partie de ton corps qui n’était plus, continuais à brûler, comme si tu l’avais plongé dans le feu, mais tu n’avais aucun moyen d’arrêter le feu, il n’y avait pas de feu. Prenant un bouffée, atténuer la douleur, ne plus penser à cette colère qui te prenais par les entrailles. Tu déposais ta prothèse sur la table de salon, la regardant de nouveau. “Il ne te mettait peut-être pas dans le lit par la force, tu le voulais probablement, je n’en doute pas. Maintenant, regarde moi dans les yeux et dit moi que ce n’était que ça, un plaisir fugace, et je passe à autre chose. Dit moi qu’il y avait rien d’autre, que tu faisais seulement ça pour le plaisir et je t’en reparle même plus. Parce que c’était ça, n’est-ce pas? Putain Alexis, ça ne t’ai jamais passé par la tête que c’était malsain d’avoir eu tellement d’aventure que tu ne te rappelle même pas de leurs noms? Te rappelle-tu seulement de leurs visages? Tu ne sais même pas combien! As-tu autant peu de respect pour toi-même que même ça c’est devenu assez peu important pour toi pour que tu ne te rapelle même plus de tout ceux avec qui tu l’as fait! Fuck! Je n’étais peut-être pas là, Seeley et tes parents non plus, mais tu n’étais pas toute seule, vient pas me dire que Castiel as jamais posé de questions? Que personne ne tient assez à toi pour réaliser que EH OH, peut-être que Alexis as un problème? Je dirais probablement rien si tu avais pu me dire un chiffre, même quarante si ça peux te faire plaisir, je m’en contreficherais, je n’en aurais pas fait un cas, c’est plutôt le fait que tu ne t’en souviens pas qui me dérange. Comment peux-tu laisser un homme entré dans ce qui as de plus intime chez toi et ne pas t’en rappeler? Je me souviens de tout ceux que j’ai tué, je ne sais pas leurs noms, parce que c’est rare que quelqu’un te dit son nom avant que tu lui tire une balle dans la tête, mais chaque visage est gravé, je peux te dire où et quand. Et toi, tu me dit que tu as parler avec eux, tu as passé probablement plus d’une heure avec eux, et tu ne t’en rappelle pas?! Tu pris la dernière bouffée de ton joint, inspirant la fumée, tu avais besoin de te calmer, tu avais besoin de laisser tomber, après tout, elle avait quand même raison sur un point, tu n’avais pas été là, tu n’avais aucun droit, absolument aucun, tu les avait révoqué la journée où tu avais décidé de ne pas revenir.  ”Depuis quand tu le demande?” Vous n’aviez jamais jouez avec la partie action, principalement parce que tu la prenais toujours. Tu n’aimais pas parler, tu n’avais jamais aimé parler, mais ça l'avait été la façon à Alexis de te sortir les vers du nez, de te faire raconter tes problèmes en déguisant le tout sous un jeu, jeu qui semblait tourner au vinaigre pour l’instant. Tu était lasse tout à coup, te rasseyant, sortant une cigarette de ton paquet, l’allumant, tu avais envie d’un autre joint, mais tu avais un bon contrôle sur toi-même, au moins pour ça.

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Le front appuyé sur la fenêtre, Alexis contemplait fixement l’extérieur. Elle avait véritablement voulu, de tout son être, que cette soirée se déroule dans les rires et la complicité, qu’ils se retrouvent tels qu’ils étaient il y a neuf ans. Chimères. Elle s’en rendait compte maintenant. Elle avait espéré que la falaise avait suffit, qu’ils avaient mis leurs griefs de côté et qu’ils allaient pouvoir se retrouver. Chimères, chimères. Ils ne pouvaient pas se retrouver comme il y a neuf ans, ils avaient trop changés, ils avaient trop vécus. Il fallait qu’elle oublie l’idée de retrouver le Maverick d’avant parce que ce n’était plus lui qui était revenu. C’était l’homme qu’elle avait aimé - et qu’elle aimait toujours, parce qu’elle n’avait jamais cessé d’être amoureuse de lui - mais différent. Semblable mais quelqu’un d’autre à la fois. Et elle aussi, c’était la même chose. Cependant, ça ne voulait pas dire qu’elle n’avait aucun espoir quant à leur relation, bien au contraire. Son coeur lui disait qu’ils étaient toujours faits l’un pour l’autre, qu’ils ne supporteraient pas de s’éloigner définitivement. Mais ils avaient des sujets à aborder et à dépasser. Pour l’instant, la colère était toute entière chez la Samson qui refusait de se forcer à retrouver son calme. Elle lui en voulait pour les paroles qu’il avait, elle lui en voulait pour ce qu’il faisait ressurgir devant ses yeux, elle lui en voulait de se pointer et d’oser lui demander d’être sincère avec elle-même. Et elle lui en voulait parce qu’il la jugeait. Pour certaine ça pouvait passer pour une marque d’attention, et s’en était certainement une, mais pour Alexis, elle voyait surtout qu’on était actuellement entrain de remettre son indépendance ces neufs dernières années en cause, et elle n’avait aucune envie que qui que ce soit le fasse. Alors elle laissait la colère bouillonner, et puis tant pis s’ils s’engueulaient, parce qu’ils se retrouveraient, forcément, cette dispute ne durerait pas et c’était la chose qui lui permettait pas de craquer totalement. Maverick lâcha quelques mots, elle ne releva pas, obéissant sagement à son “laisse tomber”.

Alexis l’entendit se lever à son tour mais elle ne se retourna pas, elle resta collée contre cette fenêtre jusqu’à ce qu’il se remette à dévider un flot de paroles, lui aussi laissant la colère s’emparer de lui. Alors là elle se retourner, ses yeux lançant des éclairs, et plus il parlait, plus elle avait envie de casser quelque chose dans cette maison. « Ne parle pas de Seeley. Ne parle. Pas. De. Mon frère. » Sa voix était plus froide que jamais. Il n’avait pas le droit, pas le droit de revenir après une décennie, de se pointer joliment avec sa bouche en coeur et son bras en moins, et de lui faire une leçon de morale sur ce qui était bien ou pas, et encore moins de mentionner son frère. Oui, Seeley n’apprécierait pas qu’Alexis ait mis autant de mecs dans son lit le jour où il se réveillerait, mais uniquement parce qu’il voyait sa soeur encore comme un bébé qu’il fallait protéger. Elle refusait d’être protéger. On l’avait laissée, abandonnée dans un coin, toute seule, pendant neuf ans. C’était là qu’elle aurait eu besoin d’être protégée. Maintenant, elle refusait qu’on vienne lui dire que ce qu’elle avait fait de sa vie était bien ou était mal, personne n’avait à la juger. « Je n’ai jamais eu à me justifier parce que je ne permettrais pas, pas même à toi, qu’on me demande de me justifier. J’ai mené ma vie comme je la voulais, c’est bien clair ? Et que ce soit bien clair : je ne m’excuserais jamais de mon passé. » La brune le regarda s’occuper les mains en enlevant sa prothèse. Elle voyait bien que ses gestes étaient plein d’une colère à peine contenue, la même dont elle bouillonnait en cet instant. Elle le laissa faire, silencieuse, parce qu’il y avait trop de pensées qui s’entrechoquaient en elle pour qu’elle puisse formuler quoique ce soit d’autre. Il fallait qu’il comprenne qu’elle ne permettait à personne de la juger, et encore moins à lui, qui devrait être là à la prendre dans ses bras au lieu de la réprimander comme une enfant. Elle n’était plus une enfant. Il ne tarda pas à reprendre la parole, laissant cette fois la colère couler à travers ses mots, ce qui n’eut pas pour effet d’atténuer celle d’Alexis, bien au contraire. Un rire, qui n’avait rien de joyeux, franchit ses lèvres avant que les mots ne prennent la place. « Mais si c’est ça que tu veux Maverick, je peux te décrire des visages, te donner des noms ! Il y a eu Jared, Yann, Zach, Luis, John, Derek, Eldarion… Tiens, d’ailleurs, si tu préfères, je le vois encore Eldarion, je peux aller lui demander de me mettre dans une relation sérieuse avec lui, ça te paraîtra peut-être moins abominable comme comportement, ça excusera peut-être à tes yeux le fait que j’ai couché avec ? » Elle n’irait jamais le faire. Parce qu’elle n’aimait pas Eldarion, malgré toute l’affection qu’elle lui portait. Il n’était pas Maverick, personne ne l’était ! Et elle se souvenait de cerains types, de pas mal en fait, des prénoms, des visages, mais après tout ils n’étaient pas importants alors pourquoi est-ce qu’elle les aurait gardé en mémoire ? Pourquoi les aurait-elle compté comme si elle se faisait un tableau de chasse ? Pourquoi ne pouvait-il pas voir cet aspect là ? Alexis lui avait dit ne pas s’en souvenir parce qu’elle ne voyait pas l’utilité de lui décrire par le menu tous les types dont il se rappelait et il le lui reprochait maintenant. Elle aurait pu lui dire tout ça calmement, lui faire comprendre qu’elle couchait pour le plaisir, pour oublier un peu aussi, mais qu’elle n’avait jamais regretté et que c’était ainsi. Mais non, la colère avait pris les commandes et avait décidé qu’il en irait autrement. Quand il mentionna Castiel elle ne put s’empêcher de fermer à nouveau les yeux. Non, elle ne lui dirait pas, malgré toute la colère qu’elle avait, elle ne lui dirait pas parce qu’elle le blesserait beaucoup trop et elle refusait de le perdre. « J’ai été à l’université, je te signale. Et il n’y avait ni Castiel, ni Niamh, personne. Et même ensuite, je n’ai laissé personne me dicter ma conduite. » Elle résista à la tentation de lui dire que sa meilleure, que Scylla couchait avec un mec en échange d’une promesse. Parce que ça ne le concernait pas et qu’elle n’était pas sûre que ça plaiderait sa cause. « Ah mais alors tuer des types c’est super bien, on ne dit rien, mais coucher avec un mec, tout de suite, on m’explose à la figure ? C’est beaucoup plus sain de tuer des gars ? Tu as vécu ces neufs ans comme tu l’entendais, j’ai fait de même. Si tu ne veux pas que je juge tes actes, ne juge pas les mien Maverick ! » Si elle avait eu un verre dans la main, il est probable qu’elle l’aurait envoyé pété à l’autre bout de la pièce. S’avançant un peu, pour le fixer dans les yeux, soutenir son regard, elle lâcha d’un ton aussi neutre que froid. « Je faisais ça pour le plaisir. J’en ai eu, beaucoup. Je faisais ça pour le plaisir et ne vient pas me reprocher qu’aucun n’ait pu combler le manque tu as laissé, parce que c’est pas faute d’avoir essayé de trouver quelqu’un qui y arriverait. »

Sur ce, elle se détourna, attrapa une veste et l’enfila. Elle s’arrêta quelques secondes sur sa question et lui répondit sans le regarder, parce qu’elle commençait à sentir sa réserve faiblir et ses yeux briller. « Depuis que je ne suis plus sûre de connaître celui avec qui je joue. » Attrapant son paquet de clopes, évitant toujours son regard, elle s’éloigna. « J’ai besoin de prendre l’air. » La porte claqua dans son dos. Alexis n’alla pas bien loin, elle contourna le flanc de la maison et s’installa dans la nacelle où elle avait passé de nombreuses soirées avec Scylla. Elle était au calme ici, on ne la voyait pas de la rue et tout ce qu’elle voyait, elle, c’était le grand terrain qui était le sien. Tâtonnant, elle chercha les bouteilles qu’elle cachait ici - parce que lors de leurs soirées, Scylla et elle prenaient leur verre, se posait là, mais avait ensuite la flemme de se relever pour aller chercher à boire - et en trouva une. Elle attrapa un verre - elle avait pensé à tout en créant cette cachette - et le remplit de ce qu’elle devina être de la vodka à l’odeur. Puis elle s’alluma une autre clope, ignorant les larmes salées qui roulaient sur ses joues.

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