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 Miss me ? [Hamarion) The final countdown

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Honey, I'm home !
Hamlet & Eldy

Je l'ai senti jusqu'au plus profond de mon être. Le déclic, le bouleversement. Avant que quiconque ne se rende compte des ombres qui montaient vers la Terre, de ce qu'ils avaient eux-même provoqués. Parce que nous, les Esprits, on ne vient pas du même monde. ça n'a jamais été le cas. Dites nous éclairés, mais on est plus ou moins au courant que quand ça déconne sec, y a moyen d'amener sans le vouloir encore plus d'emmerdes. Et là, vous avez déconné. Non seulement vous avez décidé de libérer ce que je trouve personnellement, fierté oblige, l'une des pires sortes de créatures possibles et imaginables, mais en plus de ça, ça a attiré des entités pire que nous. Moi non plus j'y croyais pas, t'en fais pas. En des millénaires de vie, j'avais pas vu un seul employé du Grand Patron. Pas un seul. Mais tu l'as vue la têmpête? Bien sûr, y en a qui ont dû la louper. Ou penser que c'était une tempête comme une autre. Les autres ont vu. Le ciel s'ouvrir, les lumières insoutenables envahir la Terre, pour être rejointes par les ombres. ça par contre, je sais ce que c'est. Appelle les mes cousins, ça s'en rapproche pas mal.

Mais le truc, c'est que ça, j'aurais pu m'en foutre totalement. Mais j'ai senti le déclic. J'ai entendu les incantations dans mon esprit, m'informant de ce qui était en train de se passer. Figurez vous que j'ai quelques notions en latin hein. Je sais plus où j'étais à ce moment là, en train de boire une bière probablement. Et je me suis mis à rire, vraiment. Parce que qui que ce soit qui ait fait ça, qui que ce soit qui ait enclenché cette formule ne savait vraiment pas quelles genre de répercussions ça allait amener. Beaucoup pensent que fermer le Plan Spirituel, c'est priver les magiciens et les oracles de leurs pouvoirs (oui) et renvoyer tout le petit monde ailleurs pour qu'ils ne reviennent jamais (non). Et bah non mon côlon ! Une fois que je suis là, essaie de me déloger pour voir ! Gros hic. Les magiciens, par contre, eux sont bien privés de leurs pouvoirs. How convenient !

Je pense avoir été gentil trop longtemps. Le djinn docile qui fait la gueule mais qui suit plus ou moins les autres, même si c'est dégradant et même si je dois me battre avec des gens que j'admire. Mais plus maintenant. La liberté, ça a ce pouvoir sur moi. Cette rage qui m'a fait détruire des cités entières. Cette rage qui sommeille depuis qu'un gamin pas foutu de mettre deux chaussettes de la même couleur a cru pouvoir me contenir. Je frappe à la porte, avant de l'ouvrir à la volée, pour trouver le gamin, sans doute à peine réveillé, dans le salon.

" Je t'ai manqué, connard?"

Sans doute me regarde-t-il sans comprendre. Il est possible qu'il n'ait pas encore tenté d'expérience magique depuis le début de la journée, et n'ait pas vu à quel point il était dans la merde. Ce qui me laisse réellement tout le bonheur de l'en informer. Je lui souris, sans doute d'une façon qui n'incite à rien de bon. Mais je sens celui que j'étais revenir, et croyez-moi, feels good to be back, bitches ! On se rend compte qu'on n'est que l'ombre de nous-même quand celui-ci commence à se rebeller, pas vrai? Il faut que je le pousse à bout. Je veux qu'il déblatère ses incantations pour voir à quel point il est impuissant. Parce que je vais pouvoir enfin rendre la monnaie de leur pièce à ces connards qui pensent que l'esclavage, si c'est pas humain, ça compte pas. Je veux lui faire comprendre que s'il ne la ressent pas la douleur terrestre, ça ne veut pas dire que moi non plus.


" J'arrive pas bien à me rappeler, tu vas pouvoir m'éclairer ... C'était quoi la supplication de ton père avant que je lui tranche la gorge? Un truc bien bateau du genre "Je ferais tout ce que vous voudrez" ou quelque chose comme ça. "

Sans doute qu'il doit prendre ça pour une attaque gratuite, sans fondement. Peut-être qu'il ne comprend pas encore. Sans doute. J'arrête momentanément de sourire, pour le fixer. Je sais que si je peux faire le con, j'en suis pas vraiment un, je sais que les années passées à errer peuvent se voir à travers mes yeux, tout comme la renonciation aux sentiments. Je sais qu'on peut toujours observer celui que j'ai été, quand bien même je prétende ne plus l'être. Je me trompais. Je me trompe toujours. Faut croire qu'un connard reste un connard.


" Et j'espère que tu te rappelles la fois où je t'ai dit que tu subirais le même sort. Parce que c'est en quelques sortes l'heure des comptes, sweetheart."

acidbrain
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Si j'avais été plus intelligent, plus attentif, j'aurais sans doute remarqué ce changement. J'aurais ressentit ce creux en moi, cette puissance disparue soudainement. Ce poids qui s'était enlevé, cette chose qui pompait mon énergie en permanence et qui me rendait limite narcoleptique. Mais non. J'avais passé ma soirée avec Alexis. Ca avait commencé comme à chaque fois avec de long discours sur nos vie respectives, quelques bouteilles d'alcool. On avait passé de longues heures l'un à côté de l'autre à raconter tout et n'importe quoi, sans pression, sans avoir conscience de ce qu'il pouvait bien se passer à l'autre bout du monde pendant ce temps là. Depuis notre dernière soirée et quelques missions qui c'étaient soldées par un échec, j'avais fait en sorte de me tenir à l'écart de la Dux Tenebris, ignorant leur appel, ne me rendant au quartier général que lorsque c'était réellement nécessaire. Il était hors de question que je continue leur conneries.

Bref, mais là n'était pas le sujet. En me réveillant, je trouvais Alexis, allongée sagement à côté de moi. Elle dormait encore. Un petit sourire s'afficha sur mon visage. Si j'avais su un jour que notre relation tournerai de la sorte… Je… J'ai aucune idée de ce que j'aurais fait en fait. Mais je ne m'étais jamais sentit aussi bien, aussi serein, reposé. Je regardais la brune endormie pendant un petit instant,   repoussant du bout du doigt une mèche sur sa joue avant de déposer un baiser sur son front et me lever. Pour la première fois depuis longtemps, je n'avais pas envie de rester au lit pour me rendormir. Mais j'avais une faim de loup. En essayant de faire un minimum de bruit, je ramassais une partie de mes vêtements et alla prendre une douche rapide. Ainsi, je descendis dans la cuisine, vêtu simplement d'un jeans… Ben quoi ? J'avais trop chaud pour enfiler un tee-shirt.

En attendant qu'Alexis se lève, je passais en revu mes placard pour en sortir une boite de céréale et me laisser tomber dans le canapé. Je repensais à hier soir… Et soudainement, on frappa à la porte. Je fronçais les sourcils en tournant la tête. Qui est-ce qui pouvait bien venir me voir ? A part Alexis ou un membre de la Dux Tenebris, je ne voyais pas qui pouvait venir si ce n'était pas des ennuis. Mais je n'eus même pas le temps de me lever qu'on entrait déjà. Je fus étonné de voir Hamlet. Normalement il ne mettait jamais les pieds ici à moins que je ne lui ai demandé de venir. Le djinn me saluant ponctué d'une belle insulte.

- Tu me manque toujours mon amour.

Ma phrase était clairement ironique et je l'accompagnais même d'un sourire hypocrite histoire de bien marquer le coup. Il n'empêche que j'étais un peu soucieux de sa présence ici. Je soupirais en posant ma boite de céréales sur la table et me levai du canapé pour venir faire face au djinn. Ce dernier commença à me parler de mon père et de ses dernières paroles. Je sais ce que mon père à dit.. J'étais là… Je serrais les dents pour ne pas céder à la provocation. Hamlet était un djinn et donc un connard. Il voulait me pousser à faire une bêtises qui pourrait me compromettre. Quoiqu'il semblait bien sûr de lui aujourd'hui, il me menaçait même de me tuer… Pour changer…

- Comment je pourrais oublier… Tu me le rappelle à chaque fois qu'on se voit.

J'avais parlé sans grande convictions. En même temps, le jour où j'aurais des convictions hein ! Ca se saurait. Je jetais un coup d'oeil à l'escalier en pensant à Alexis. J'espérais que Hamlet n'en avait pas pour long avec ses conneries parce que j'avais pas envie qu'il la réveille…

- L'heure de compte hein ? Sérieusement… Retourne dormir chéri. Tu sais très bien que ce n'est pas possible. Sinon tu m'aurais tué il y a bien longtemps… Je sais que je suis pas le plus rusé des magiciens, mais je suis pas si con que ça…


Je soupirais avant de reprendre.

- Bon, plus sérieusement, pourquoi tu viens ? C'est pas souvent que tu me rends visite… Je t'ai pas donné d'ordres récemment à ce que je sache… Puis je me doute bien que ce n'est pas ma douce présence qui t'as manqué… Qu'est-ce que tu veux Hamlet ? Soit bref, j'ai autre chose à faire de ma journée…


C'était assez expéditif, mais pour une fois, j'avais vraiment autre chose à faire que de jouer à chat avec mon djinn. De toute façon, on savait qu'il me suffisait de quelques formules pour gagner… Quoique… C'était assez étrange… J'avais comme l'impression que cette fois-ci, je ne pourrais pas gagner. Il y avait cette drôle d'impression de manque depuis que je m'étais levé que je pensais combler en mangeant mais… C'était plus que ça. Dans le doute, je préférai ne pas trop y penser.
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Honey, I'm home !
Hamlet & Eldy

Plus je parle, plus je me rends compte qu'Eldarion n'a pas l'air de réellement savoir de quoi je parle. Comme s'il n'avait pas encore remarqué la différence d'atmosphère, le changement dans la structure du monde. Comme s'il ne ressentait pas le danger et n'avait, en outre, aucun instinct de survie. J'aurais pu avoir de la peine pour le gamin. J'aurais vraiment pu. Mais le hic, c'était que j'en avais plus rien à foutre. J'ai vécu trop longtemps avec les humains, tellement que j'en ai attrapé les pires sentiments. La compassion. L'empathie. Toutes ces choses qui rendent un humain bon. Alors quand le djinn en moi a décidé de se rebeller, c'est la première chose qu'il a annihilé. L'humanité. Je ne suis pas humain, je ne l'ai jamais été. Pourquoi user de compassion alors que je pourrais seulement l'écraser. J'en avais envie. Juste pour dire " hé t'aurais pas dû me traiter comme une merde pendant des mois !" C'est ce que les magiciens ont dû mal à comprendre. Ils sont tellement enivrés de pouvoir qu'ils ne pensent plus au fait que le plus sage serait de ne jamais faire durer une invocation plus que le temps d'une seule mission. Moins de danger, moins de risques de se retrouver mort, de commettre une erreur fatale. La principale faiblesse des magiciens, c'est leur ego. La faculté qu'ils ont tous de penser qu'ils sont plus forts que n'importe qui, et qu'ils vaincront quoi qu'il arrive. Qu'ils sont trop doués dans leur domaine pour commettre la moindre erreur. Tu parles.

Mais quelque part, j'éprouve de la pitié pour lui. Le côté qui n'a pas encore été touché par la noirceur de celui que j'ai été, le côté qui arrive à penser aux bons moments que j'ai pu passer ici, passer outre la douleur et se remémorer les nuits sur la plage avec Alaska, la rencontre avec Dayanara, tout ce qui a fait que j'étais ici et maintenant. Mais la douleur, celle lancinante de mon corps qui ne demande plus que le repos, cette douleur et cette puissance, sans plus aucune contrainte, prend trop vite le pas sur les souvenirs nostalgiques. Je souris face à sa réponse, sans rien dire. Il ne sait rien, c'est maintenant évident. Quand je disais qu'il était con. Je me contente de regarder autour de moi. C'est par là que j'ai tué ses parents; Il a dû se mettre fort au ménage pour faire disparaître les traces de sang, et encore, je soupçonne certains traits du sol être seulement les restes de son père. Ou de sa mère. Un des deux, j'ai pas fait un schéma de leur position.

Je l'écoute parler, parce que ça m'amuse. J'ai bien envie qu'il comprenne de lui-même. Qu'il me prenne pour trop téméraire et qu'il croit que je bluffe, puis qu'il tente un de ses tours de magie pour magiciens apprentis et qu'il se plante. Je pourrais même lui faire croire que ça marche, pour le fun.

" Peut-être bien que j'ai décidé de tenter ma chance peu importe les circonstances qui sait. J'pourrais bien te faire mal avant de partir en fumée."

En vérité, non. Dans le monde naturel, celui des djinns dominés par les magiciens, je me tordrais de douleur avant d'avoir pu faire un pas vers lui. Je sais pas comment mais la magie peut détacher la volonté sans actes de celui qui va éventuellement le commettre. Bien pratique pas vrai ? M'enfin, étant donné que je ne suis plus contrôlé par personne, ça ne change pas grand-chose. Je tenterais ma chance de toute façon. Je crois bien que la souffrance a fait s'évaporer le peu d'humanité qui me restait. Dès que je bouge, dès que je respire, j'ai cette impression de suffocation, de douleur dans les poumons. Ma forme de corbeau n'aide plus vraiment en réalité. C'était bien au début.

" Oh crois-moi, t'as vraiment plus rien à faire de ta journée."

Et voilà, j'en ai marre de parler et d'attendre. Peut-être que si je le bouge un peu il arrivera à comprendre qu'il est dans la merde. Mon poing part vers sa mâchoire avant qu'il ait pu réaliser ce qui lui arrivait. Même si j'avais la force seule d'Anthony, il aurait eu mal. Mais en plus de ça j'y ai mis toute ma volonté de djinn. Aoutch. Mais ça c'était juste pour le sonner. Je m'attarde pas, l'attrape par le col, et le plaque contre le mur avant de sortir un couteau de ma poche pour le lui planter, sans vraiment montrer aucune réaction plus ou moins humaine, dans la paume de sa main. J'attends qu'une chose, c'est qu'il crie. Je veux qu'il souffre un millier de fois plus que je ne souffre. Je veux qu'il me regarde dans les yeux et qu'il ait peur.

" Et maintenant, si on parlait du grimoire de Rosakov, hein?"
acidbrain
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J'avoue que j'avais du mal à comprendre ce qui était en train de se passer. J'étais peut-être particulièrement de bonne humeur aujourd'hui, j'étais justement trop de bonne humeur pour comprendre ce qu'il m'arrivait. A croire que ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu autant d'énergie que je n'arrivais pas à la gérer. Quoique, il ne fallait pas abuser non plus, je n'allais pas me mettre à courir un marathon... Enfin sauf si ce marathon incluait Alexis et un lit... Ouais non, il valait mieux que j'évite de trop y penser. D'ailleurs je me demandais ce que la brunette pensait de tout ça… Du coup, ça se passait comment entre nous maintenant ? Personnellement, je nous voyais mal rester juste ami, mais bon. Je ne pouvais pas prendre cette décision tout seul. Enfin, je verrais avec Alexis quand elle serait réveillée au pire.

Dans tous les cas, l'attitude de Hamlet commençait à m'inquiéter. Je connaissais assez le djinn pour savoir qu'il ne se risquerait pas bêtement dans une tentative qui pourrait lui coûter cher. Il vivait depuis bien trop longtemps pour ça… Et si il voulait en finir avec moi, c'est qu'il avait une bonne idée derrière la tête. Et pourtant je n'étais pas si méfiant que ça. Parce que ce n'était juste pas dans ma nature d'être méfiant. J'étais de ce genre de personne qui avait fini par se laisser convaincre que tout arrive pour une raison et que si Hamlet devait vraiment en arriver à me faire mal alors… Je ne pourrais pas y échapper. Quoique, étant encore sûr qu'il n'y avait pas de risque, je restais assez confiant. Ce qui était sans doute déjà trop vu la situation. Quand le djinn m'assura que je n'avais rien à faire de ma journée, je me permis même de rire…

- Qu'est-ce que t'en sais que je n'ai pas…

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que le poing de Hamlet s'écrasa dans ma figure. Avec une force pareille et la surprise n'aidant pas, je m'étalais au sol de tout mon long. Cependant, le djinn me releva rapidement, me plaqua contre un mur et en une seconde je me retrouvais avec une main poignardée sans même avoir eu le temps de voir d'où Hamlet sortait ce couteau. Evidemment, ma réaction ne se fit pas attendre et je lâchais un cri de douleur que j'essayais tout de même de contenir, pensant à Alexis qui dormait encore. La douleur était insupportable. Vous allez peut-être dire que je fais ma précieuse… mais sérieusement, je n'avais jamais été poignardé ni battu de la sorte, c'était loin d'être agréable. Et pour rajouter à tout ça, Hamlet me regardait droit dans les yeux et là… J'ai commencé à avoir peur pour ma vie.

Il y avait vraiment quelque chose qui ne tournait pas rond. J'aurais pu essayer de trouver une sorte de formule magique pour enlever ce couteau de ma main ou repousser Hamlet, mais rien ne me venait à l'esprit. Puis je pouvais bien le sentir, la magie ne me serait d'aucun secours parce que… qu'il n'y avait plus de magie. Hamlet évoqua alors le grimoire de Rosakov. En effet, je connaissais bien ce nom. Je savais que la Dux Tenebris courrait après parce qu'il s'agissait apparemment d'un moyen pour se débarrasser de toute créature surnaturelles. Alors ils avaient réussit ? Le Grimoire avait supprimer toute la magie en ce monde ? Mais alors qu'est-ce que Hamlet foutait encore là. Putain… j'avais mal… Sans m'en rendre vraiment compte, j'étais en train de pleurer. Et pourtant je me forçais à sourire et à répondre.

- Tu sais que tu peux être condamné à plusieurs années de prison et une amende assez salée pour violence conjugale ?

J'étais sans doute en train de vivre mes derniers instant, mais je n'arrivais pas à trouver mieux. J'essayais de me forcé à rire pour me détendre. Je ne voulais pas finir comme mes parents et mourir dans la peur. Je voulais juste… Rester moi-même et… Profiter jusqu'au bout ?

- Ils ont ouvert ce satané Grimoire hein ? Ce qu'ils sont con… Et tu vas faire quoi maintenant hein ? Me battre à mort ? T'es sûr que ça va marcher ? Et si ton esprit reste coincé ici éternellement parce que je ne t'ai pas révoqué, tu y a pensé ?


A croire que j'avais encore un tant soit peu d'instant de survie. Je me doutais bien que Hamlet avait songé à tous les détails. Je me doutais bien qu'il savait parfaitement à quoi il s'attaquait. Mais sait-on jamais… Peut-être que… Sur un coup de tête le djinn n'avait pas vraiment réfléchit… Peut-être qu'au fond il n'avait pas vraiment envie de me tuer ? Ouais non… Ca je devais pas trop y compter les djinn ne ressentait rien. Putain… J'espérais sincèrement qu'Alexis n'allait pas se réveiller maintenant. Il ne fallait pas qu'elle voit ça. Je ne voulais pas que Hamlet s'en prenne à elle aussi.
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Honey, I'm home !
Hamlet & Eldy

Avec un petit grognement, Alexis remonta la couette et s’enroula complètement dedans, ne laissant paraître qu’un bout de son visage. Elle était bien, dans cet état de demi-sommeil, mais elle n’y resta pas longtemps, ne tardant pas à quitter complètement le monde des rêves. La réalité la rattrapa avec violence, comme elle le faisait chaque matin depuis que Maverick avait quitté sa maison précipitamment et qu’il ne donnait depuis aucune nouvelle. Enfouissant son visage dans le coussin, elle retint son envie de pleurer ou de cogner quelque chose. Hier soir, elle avait eu besoin de boire et de parler alors elle était venue chez Eldarion. Elle n’avait pas évoqué Maverick comme elle en avait eu l’intention quelques jours plus tôt parce que Maverick l’avait abandonnée une nouvelle fois après une nuit violente et étrange. Et qu’elle ne voulait pas parler de lui, penser à lui, rêver de lui. Ce qui ne l’empêchait pas de le faire quand elle baissait trop la garde. Comme toujours, la soirée entre Eldarion et elle avait dérapée et ils avaient finis ici, dans son grand lit tellement confortable. La brune était complètement paumée. Depuis que Mav était revenu dans sa vie, elle avait décidé de stopper toutes les autres relations - en fait la seule sérieuse qu’elle avait été Eldarion mais ça voulait dire ne plus se rapprocher de mecs en soirée - mais la nuit passée ensemble avait tout changé. Pourtant, elle avait l’impression d’avoir trahi Eldarion en ne lui parlant pas de tout ça et c’est ça qui la faisait se sentir aussi mal ce matin là. Si elle avait été capable d’aimer, de vraiment aimer quelqu’un d’autre, elle serait déjà tombée amoureuse d’Eldarion depuis longtemps. Malheureusement, elle en était incapable aujourd’hui, et ça serait peut-être arrivé si Maverick n’avait pas débarqué. Il faudrait qu’elle lui dise. Mais ce matin, elle voulait juste oublier tout ça et profiter du Grimms. Comme ils le faisaient depuis des années.

Un bruit sourd la fit se redresser légèrement dans le lit mais elle laissa vite retomber sa tête. Il avait sûrement encore fait tomber quelque chose. D’ailleurs, c’était surprenant qu’il ne soit plus dans le lit tiens. Il n’allait pas tarder à revenir, en baillant et en disant qu’il était crevé. Cette idée la fit sourire. Elle était d’humeur à rester lovée dans une couette alors elle ne bougea pas. Jusqu’à ce qu’un cri se fasse entendre. Alexis quitta définitivement le lit. Attrapant la première chose qui lui passait sous la main, elle enfila son pull qui traîna par terre histoire de ne pas paraître en sous-vêtements s’il y avait un intrus et quitta la chambre. Du haut des escaliers, elle entendait des voix étouffées mais impossible de reconnaître qui parlait. Son inquiétude monta en flèche. Elle se souvenait d’une soirée où Eldarion lui avait raconter fricoter avec des gens peu recommandables. Elle ne se souvenait plus de qui, pourquoi, quand, comment, mais elle avait été inquiète et l’inquiétude revenait. Retournant dans la chambre, elle trouva un briquet et le serra fort dans sa main. C’était sa meilleure arme si elle voulait aider Eldarion. Elle était plus habile à manier le feu qu’une autre arme quelconque.

Alexis se mit à descendre doucement les marches pour ne pas les faire grincer et se dirigea vers le salon d’où provenaient les voix. S’arrêtant sur le seuil, elle observa la situation, figée. Hamlet - parce que c’était le djinn d’Eldarion qui était là - le tenait plaqué contre un mur et il avait… un cri s’échappa de ses lèvres en voyant qu’Eldarion avait un couteau planté dan la paume de sa main. C’était quoi ce bordel ? Depuis quand les djinns avaient-ils la possibilité de faire du mal à leur magicien ? Et pourquoi Eldarion ne l’avait-il pas déjà envoyé au tapis ? Alexis n’avait jamais compris pourquoi Eldarion gardait un djinn violent et dangereux, qui avait tué ses parents devant ses yeux, près de lui. Elle trouvait ça profondément masochiste parce qu’il nourrissait sûrement des envies de vengeance. De plus, elle n’aimait pas l’idée qu’un être humain puisse décider, d’un simple regard, de la torture d’un être… pas humain mais d’un être quand même. Mais là, dans cette situation, elle aurait tout donné pour pouvoir le faire et aider le Grimms.
acidbrain
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Honey, I'm home !
Hamlet & Eldy

J'aurais presque pu avoir de la peine pour le gamin s'il m'en avait pas déjà fait voir de toutes les couleurs. C'était assez drôle comme les magiciens s'attendaient toujours à des réactions humaines venant d'entités comme moi. Me réduire en esclavage ne semblait pas si grave, mais à la moindre riposte, j'étais vu comme le monstre. C'était à se demander comment le pays s'était sorti de l'asservissement tout seul, avec l'humanité pour les conduire. Plus le temps passait, plus je me rendais compte que je les haïssais. Tous autant qu'ils étaient. Je pensais pouvoir m'y faire, vivre parmi eux comme Sally le faisait. Mais il fallait bien admettre que je n'étais pas elle. Que je ne m'illustrais pas par ma bonté d'âme et que ce ne serait jamais le cas. Pour autant, et je dois bien admettre avoir un point de vue assez subjectif sur la question, je ne me considère pas comme celui ayant le moins bien agi. Nous sommes ce que nous sommes, nous les djinns, on ne nous invoque pas pour rien, du moins en règle générale. Et en connaissant les règles du jeu, les magiciens y jouaient volontiers, en toute connaissance de cause. Et pour la majorité des cas, ils perdaient. Il y en avait bien d'assez intelligents pour ne pas jouer avec les nerfs de leur "possession" mais globalement, c'était bien trop tentant pour ne pas se le mettre à dos, en sachant qu'il n'avait aucun moyen de riposter. Un peu comme les connards de gamins qui torturent des chats en sachant qu'ils ne sont pas assez forts pour riposter. Là c'est un peu pareil ... Sauf que c'est pas la force qui nous manque.

Le cri que poussa Eldarion me fit monter le sourire aux lèvres. Je ne peux pas nier que c'est un son qui me va mieux que la plus belle des musiques. Je crois qu'on se rend pas bien compte de ce qui nous manque à moins d'avoir la possibilité de le retrouver. La souffrance, ça enivre. Je comprends qu'on ne nous laisse pas errer sur Terre sans supervision, au final il resterait plus de Terre sur laquelle marcher. Nous on en a rien à foutre, on est pas d'ici, on peut bien la mettre en lambeaux, cette planète, on saura toujours où terminer. Je secoue la tête.

" Tu me demandes si être libre de réduire en cendres le lieu où j'ai été humilié et eclavagé pendant des millénaires vaut vraiment le coup de t'arracher la gorge avec les dents? Vraiment? "


En fait je pense que ça aurait pas été le gamin mais un autre, j'aurais pris la même décision, peu importe les sévices subis auparavant. J'y peux rien, j'apprécie pas mal la liberté de mouvement. Puis être enfermé dans une organisation qui vise, sur le long terme, à l'élimination de mon espèce ... Vous le voyez le foutage de gueule?

Une sensation différente me hérissa le poil. Une autre personne venait d'entrer dans la pièce. Jamais moyen d'être tranquille dans cette foutue baraque. D'un mouvement, j'envoyais valser la tempestaire dans un coin de la pièce, l'immobilisant. ça ne tiendrait pas longtemps, mon énergie n'était pas illimitée, je suis pas un putain de démon, mais assez pour ce que je prévois.

Désolé sweetie, c'est pas contre toi, mais ton petit ami a des comptes à me rendre. Donc tu vas rester sagement contre le mur tant que je serais pas parti, on est bons?


Je lui jetais rapidement un oeil. Elle ne pouvait de toute manière pas bouger, et si elle l'avait pu, sans doute était-elle assez intelligente pour ne pas le faire. Enfin, allez savoir, elle se tape quand même Eldarion, y a moyen que ce soit pas une lumière non plus.

J'aimerais bien te dire que j'avais pas envie que ça se finisse comme ça mais tu sais quoi? C'est exactement comme je le fantasme depuis mon invocation. Tu vas pouvoir mourir en te disant que t'as fait un heureux.


Décrochant le coutelas de la paume de sa main, je le plantais maintenant dans son abdomen. Sous mes doigt, je sens presque physiquement le poumon et le foie se perforer. Je sais qu'il en a pas pour longtemps, à partir du moment où je le lâcherais, il tombera au sol. Il a quelques minutes tout a uplus. Je pourrais abréger ses souffrances et lui trancher proprement la gorge. Avec les dents ou sans, peu importe. Mais où serait le fun de ne rien lui faire ressentir? Aussi, après un dernier regard, les mains couvertes de sang, mon corbeau reprend le dessus pour s'échapper par une fenêtre d'un grand battement d'ailes. Pour la première fois, je me sens libre. Et ça fait du bien.
acidbrain
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Il fallait que j'arrête de faire le con. Que je trouve quelque chose, que je fasse quelque chose pour survivre. Pas seulement pour moi, mais aussi pour Alexis. Cette dernière avait sans doute été réveillée par le bruit et c'était mise à crier en voyant que Hamlet m'avait poignardé. J'avais envie de lui dire que ça allait aller, que Hamlet ne faisait que s'amuser, une simple crise, ça allait lui passait. Mais je savais que c'était totalement faux. Puis de toute façon, j'étais incapable de lui dire quoique ce soit de plausible. C'était étrange. Je pensais que sous la torture, tout s'emmêlait dans notre esprit, tout ce compliquait et devenait horrible, mais c'était tout le contraire. Je crois que je n'avais jamais été aussi lucide de toute ma vie. Comme si ce brouillard qui occupait mon esprit c'était enfin levé. Après, c'était peut-être du à la disparition de la magie aussi. J'en savais fichtrement rien.

Malgré tout, j'essayais de ne pas m'abaisser aux pleurs et à la supplication. Je savais que ça ferait plaisir à Hamlet d'entendre ça. Je n'étais pas fier au point de me dire que j'allais être fort et soutenir son regard jusqu'à la dernier seconde, que je n'allais pas craquer. Non je n'étais pas fort. Il y avait juste cette voix au fond de moi qui me criait « Est-ce que ça en vaut vraiment le coup ? », est-ce que j'en valais vraiment le coup ? Qu'est-ce que je représentais à l'échelle de toute une planète, de tout un univers hein ? Rien ouais. Déjà rien qu'à l'échelle de Bray je valais pas grand-chose… J'aurais pu me battre. Après tout, Alexis était là, je pouvais compter sur elle, je le savais. Mais est-ce que j'en avais vraiment envie ? La seule idée que tout cela importait si peu au finale suffisait à ce que je ne cède pas à la tristesse et au désespoir.

Hamlet n'avait pas tort, notre terre ne valait pas mieux que les autres. Ma vie ne valait pas mieux que les autres. La douleur m'empêchait de répondre. Quoique, j'aurais pu l'ouvrir, mais pas sans que ma main ne me brûle davantage. Mon regard alla chercher celui d'Alexis qui avait été plaqué contre un mur par Hamlet. Je tentais de lui adresser un sourire pour la rassurer. Je savais que c'était vain, mais je n'avais pas grand-chose de plus à faire. D'un sens, je m'en voulais qu'elle ait à voir ça. D'un autre sens, j'étais content qu'elle soit à mes côté parce que… Parce qu'elle était sans doute la seule personne à qui je tenais tant et qui ne m'avait jamais abandonné, pas même maintenant. J'aurais aimé lui dire que je lui serais reconnaissant pour le reste de mes jours. Mais je n'avais même pas un jour de plus à vivre, j'en avais bien conscience. Le reste de ma vie se comptait en minute maintenant et peut-être même en seconde.

A cet instant précis, Hamlet enleva son couteau de ma main pour le planter dans mon abdomen sans la moindre trace de regret. Apparemment c'était son plus grand rêve, alors évidemment qu'il n'allait pas regretter. Si je me plaignais de la douleur à la main, celle là fut plus horrible encore. Ma réaction ne se fit pas attendre. Si le coup m'avait coupé littéralement le souffle et m'avait empêcher de crier. Je grognais tout de même de douleur alors que mon corps s'était courber par réflexe et il ne fallu pas attendre très longtemps avant que je ne me mette à cracher du sang. Je n'étais passer doué en médecine pour savoir précisément ce que Hamlet avait perforer. Mais vu les difficultés que j'avais à respirer, mon poumon était sans doute de la partie. Mon regard croisa celui de Hamlet. Le djinn ne semblait rien ressentir. Aucune peine, aucune joie. Comment pouvait-on vivre ainsi. Je ne lui en voulait pas d'avoir agit de la sorte. Je n'étais pas énervé, ni triste. J'avais juste pitié pour lui.

Sans un mot de plus, Hamlet se transforma en corbeau et s'enfuit par une fenêtre ouvert. Putain ce que j'aurais rit si la fenêtre avait été fermée et qu'il se l'était prise. Vous savez ? Un peu comme ces pigeon débiles. Quoique, quand les carreaux étaient vraiment bien fait, la confusion était légitime. Bordel, j'étais en train de crevé et voilà que je pensais pigeon quoi. Mon corps s'effondra au sol comme si je n'étais qu'une marionnette à laquelle on venait de couper les fils. Je crachais toujours du sang et peinait à respirer. Moi qui me pensais dénué de tout instinct de survie, il semblait qu'au final, mon corps luttait encore pour vivre. C'était une drôle de sensation que de se savoir mourant. Et c'était loin d'être agréable. J'avais aucune idée du temps qu'il me restait. Alexis était toujours là et… Et ça faisait très film d'action américain. Là c'était donc sensé être le moment où je devais dire une dernière phrase classe avant de mourir non ?

- Désolé… Je… J'ai pas eu le temps de… Préparer le p'tit déj…

J'aurais voulu rire, ou au moins sourire, mais tout ce que j'arrivais à faire c'était cracher encore plus de sang. Mon corps essayait toujours de lutter. J'avais franchement échoué à sortir quelques derniers mots classe avant de mourir. Finalement j'aurais mieux fait d'étudier la philosophie que la magie. C'était sans doute moins passionnant, mais moins mortel. Je voulais encore ouvrir la bouche, juste pour dire merci à Alexis. La remercier d'avoir été là, d'avoir été un réel soutient, une amie formidable et j'aurais vraiment aimé qu'on soit plus que ça encore, mais le temps venait à me manquer et c'était critique là. Puis il y avait toujours cette partie de moi qui ce disait que ce n'était pas bien grave. Après tout, à part Alexis… Qui allait vraiment pleurer ma mort hein ? La douleur fini par prendre le dessus, je n'avais même plus la force de garder mon regard fixé sur Alexis, je regardais sans vraiment voir et ma respiration se stoppa. Il se passa comme une longue seconde de planement avant que ne se finisse là. Et c'était sans doute mieux ainsi.
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Honey, I'm home !
Hamlet & Eldy

Dans une situation où il aurait désespérément fallu qu’elle soit en pleine possession de ses moyens, Alexis n’arrivait même pas à analyser suffisamment ce qui se déroulait sous ses yeux. Son cerveau semblait complètement embrumé, et elle était incapable de réfléchir ou de réagir. Tout ce qu’elle voyait, c’était un djinn qui maintenait Eldarion contre un mur, lequel avait un couteau transperçant sa main pour aller s’enfoncer dans le mur. Elle sortit de sa torpeur au moment même où elle se cognait contre le mur, propulsée là par Hamlet qui lui demande de rester sage le temps qu’il s’occupe du Grimms. La brune aurait souhaité lui dire d’aller se faire foutre mais sa bouche - comme le reste de son corps - ne lui répondait plus et elle était incapable d’articuler le moindre mot de même qu’elle n’arrivait pas à bouger le plus petit doigt malgré toute sa volonté. Elle était purement incapable de faire quoique ce soit pour son ami, condamnée à être simple spectatrice de ce qui allait se passer et qui, elle le sentait tout au fond d’elle, une sensation horrible qui lui remuait le ventre, ne serait pas joli à voir. Son regard croisa celui d’Eldarion et elle y lu une résignation qui lui fit froid dans le dos. Il savait ce qui allait arriver, il en avait tout autant conscience qu’elle et, pas plus que la Samson, il ne pouvait faire quoique ce soit. Son esprit luttait contre cette éventualité. Hamlet n’allait pas le tuer, il ne le pouvait pas, un magicien pouvait le garder sous son pouvoir. Mais même en se forçant à y croire, elle n’en était plus convaincue. Ou plutôt, elle sentait que quelque chose s’était brisé dans ce rapport de force, sinon le djinn n’aurait jamais pu aller jusqu’à planter un couteau dans la chair de son magicien. Mais peut-être que blesser Eldarion allait lui suffire, peut-être qu’il se contenterait d’exiger de lui qu’il le révoque et le laisserait envie. Aussi forte que soit son envie d’y croire, elle ne pouvait s’en convaincre, parce qu’elle savait que ça ne serait pas le cas. Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle voulut dire à Eldarion de se battre, de pas se laisser faire, mais là encore, c’était une bien vaine prière. Le djinn les maîtrisait tous les deux avec son pouvoir, elle ne pouvait faire aucun mouvement et si le Grimms tentait quoi que ce soit, Hamlet ne serait pas tendre avec lui. Quand celui-ci prononça les mots fatidiques, Alexis voulut fermer les yeux, elle ne pouvait pas supporter l’idée de ce qui allait se passer, alors le voir… mais tout son corps était bloqué par le pouvoir du djinn, elle ne pouvait tout simplement pas bouger, pas même un simple frémissement, réduite en simple spectatrice. Alors elle continua de plonger ses yeux dans ceux d’Eldarion, comme si ça allait pouvoir l’aider à surmonter la suite, comme si elle allait pouvoir atténuer ce qui allait se passer. Même si tout son être hurlait qu’il voulait qu’il en soit autrement, elle ne pouvait juste rien faire, rien de plus que d’être là jusqu’au bout.


Comme dans un mauvais rêve - ou un mauvais film, au choix - elle vit Hamlet retirer le couteau de la main du jeune magicien, voulut crier quelque chose tout en sachant qu’elle n’y parviendrait pas et que, même si elle en avait été capable, ça n’aurait rien changé. Eldarion avait tourné les yeux, regardant son djinn lui plonger le couteau au plus profond de lui-même, touchant probablement une foule d’organes vitaux. Le grognement d’Eldarion suivit d’une toux pleine de sang fit monter d’un cran la panique que ressentait la brune. Avant qu’elle ne se rende compte que le djinn s’était transformé en corbeau et disparaissait par la fenêtre ouverte, elle tombait sur le sol. Ignorant ses genoux douloureux, elle se dépêcha de rejoindre son ami qui était tombé au même moment. Ses lèvres pleines de sang, il respirait par saccades. Cette fois-ci, les larmes ne se contentèrent pas de lui monter aux yeux, elles débordèrent, coulant sur ses joues, tombant sur la poitrine pleine de sang du jeune homme. Les mains tremblantes, Alexis attrapa un tissu qui traînait dans un coin, essayant d’endiguer le sang qui coulait. Elle ne savait pas quoi faire, la panique le disputait à la peur. Il ne pouvait pas mourir, pas comme ça, pas sous ses yeux. Il ne pouvait tout simplement pas mourir. Le regard troublé par les larmes, elle essaya pauvrement de le rassurer. « Je vais… je, je vais appeler les pompiers, une ambulance, une… tiens le coup, ça va aller… » Comme s’il savait que ces mots n’avaient aucun sens, Eldarion tenta une petite plaisanterie qui aurait amusé Alexis dans n’importe qu’elle autre circonstance mais qui, à cet instant précis, redoubla ses pleurs. Ses mains avaient fini par trouver son téléphone portable et elle avait composé le numéro d’urgence. Pendant que la sonnerie bippait, elle tentait toujours d’appuyer sur la plaie, avec un tissu tellement gorgé de sang qu’il aurait du lui faire comprendre que tout espoir était perdu. Ses mains elles-mêmes se coloraient de rouge. « Meurs pas, tu peux pas mourir. » Au même moment, elle vit ses yeux lâcher les siens, son regard se voiler. Avec un hoquet de terreur, elle entendit au même moment une voix féminine lui demander qu’elle était l’urgence. Même si elle savait au fond d’elle que tout était perdu, parce que la poitrine d’Eldarion ne se soulevait même plus au rythme d’une douloureuse respiration, elle appela quand même à l’aide.
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