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  (Shawn&Alaska) Pointing fingers cause you'll never take the blame like me

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shawn&alaska
Feel like we've been falling down like these autumn leaves. But baby don't let winter come, don't let our hearts freeze. If the morning light don't steal our soul, we will walk away from empty gold.
Un moment, assise sur la plage, mon regard perdu dans les vagues qui monte et descende, sans cesse, venant lécher mes pieds, Denali couché sur moi. Je le sais, mon regard est vague, ma peau pâle, un cadavre sur pied. Je viens de passer quelques jours à l’hopital, séjour forcé, sevrage forcé. Mes mains qui tremblent sans cesse, mon esprit qui crie pour une prochaine dose, mais je reste, mon corps accroché à celui de la boule de poil sur moi, essayant de repousser l’envie, de repousser le désir toujours plus fort, toujours plus profond. Je reste sur la plage, je ne peux pas rentrer dans mon westaflia, pas tout de suite, pas maintenant. Pas avec les seringues qui traine dans l’habitacle, pas avec ce besoin qui se bouscule dans mon être. Cela aurait peut-être été différent si je n’avais pas repousser tous ceux que j’aimais, tout ceux qui était prêt à m’aider, cela aurait peut-être été différent si je n’avais pas été seule avec mon besoin. Celui qui me criait de retourner à l’intérieur, de prendre cette seringue, de me faire un garrot, d’injecter la substance dans mon bras, dans mon sang, de retourner sur ce nuage qui avait été mien pendant si longtemps. Cela aurait peut-être été différent si je n’étais pas partie en furie, si je n’avais pas laissé Dakota sur le pas de la porte, si je n’avais pas laissé Utah au milieu de l’océan, si je n’avais pas été aussi égoïste. Alors je prenais Denali contre moi, la laissant me rassurer, laissant mon regard se perdre dans l’océan. Mes yeux qui s’attarde sur ma planche, mon corps qui se lève, un instant, j’enlève mes vêtements, ne restant qu’en sous-vêtement. Le froid me fera du bien, le froid glacé de la mer me remettra les idées en place, c’est tout ce que je peux penser, tout ce qui me vient en tête. De toute manière, ce coin perdu, personne n’y ait jamais. Un point sur la plage où personne ne vient jamais me déranger, mais où les vagues viennent se cogner avec fracas contre les rochers plus loin, le coin parfait, seule comme je ne l’ai jamais été, loin du bourdonnement de la ville. Je ferme les yeux, un moment, laissant le vent caresser mon corps presque nu, avant de me précipiter vers l’eau, l’océan, la mer, cette étendue glacé.

Je me laisse dériver un moment, avant de nager vers une vague, me lever, un moment surfer sur ce morceaux de ma vie avant de me faire avaler par l’eau. Je reste sous l’eau un moment, je le sais, l’abus m’as affaibli comme jamais je ne l’avais été auparavant. J’avais de la difficulté à rester debout sur ma planche, un moment, je n’étais pas réellement mieux qu’une débutante. Même si j’avais continué, même si depuis la conversation avec Utah, je n’avais pas arrêter, il me semblait que j’en avais perdu. Plus jamais, jamais je ne me laisserais tomber si bas. Je me propulsait vers la surface, remontant sur ma planche, nageant vers la prochaine vague, la prochaine serait la bonne. Je me levais de nouveau, laissant le courant m’emporté, voguer sur cette vague, je ne voulais pas arrêter, je ne voulais plus descendre. Alors je continuais, le temps semblant disparaître, et parfois mon regard descendait vers la plage, s’attendant à y voir Utah ou Dakota ou même Dallas, mais n’y rencontrait que du vide, que Denali qui dormait paisiblement près de notre maison de fortune. Et ce trou dans mon coeur, il semblait s'agrandir un peu plus, un peu plus grand, un peu plus profond. Je détournais mon regard, de la tentation, de la haine, de cette amitié qui avait volé en éclat, retournant à mes vagues, à cette partie de moi qui ne m’avait jamais réellement abandonné. Même après toute ses années, il me semblait si facile d’y retourner, de sentir l’eau salée couler sur ma peau, de sentir les vagues rouler sous moi, ma planche sous mes pieds. Le temps s’arrêtant alors que mon corps reprend tranquillement l’habitude de ma planche, sans jamais m’arrêter, loin de la tentation. Cela ne m’avait pas sauvé plus tôt, mais je n’avais alors pas envie d’être sauvé, je voulais couler, j’avais voulu mourir. Mais plus maintenant, non, pas après avoir vu la mort de si près, pas après avoir vu ma vie se sauver peu à peu de mon être, non, pour une fois je voulais survivre et me battre pour vivre. Mon regard qui se retourne de nouveau vers la plage, une silhouette s’y dessinant, mon coeur s’arrêtant un instant, je ne peux pas voir de si loin, je ne peux distinguer qui est-ce, mais l’espace d’un instant, mais ce n’est pas Utah, ses cheveux sont trop court, ni Dakota car c’est clairement un homme, et la curiosité qui m’emporte, tournant ma planche vers la rive, je nage tranquillement vers l’homme sur la plage. Mes pieds qui touche le sable, oubliant le fait que je suis en sous-vêtement alors que je croise le regard de l’homme, de se souvenir du passé qui semblait revenir d’entre les morts. Ma planche qui glisse entre mes doigts, un instant, mon coeur qui s’emballe, je le regarde. Trois ans. Trois ans qu’il ne m’as donné aucune nouvelles, aucun signe de vie, trois ans de rancunes. Il avait dû savoir que j’avais perdu le bébé, ou peu importe, il as simplement décidé que je n’étais pas assez bien pour lui. “Vas-t’en.” Un instant, alors que mes yeux se ferme, je me reprends en main, lui tourne le dos, reprend ma planche, me dirigeant vers mes vêtements un peu plus loin, enfilant seulement le chandail trop grand sur mon corps encore mouillé, cachant les ecchymoses sur mes bras. Je n’avais pas envie de le voir, pas après tant d’années, pas maintenant. N’importe quand, mais pas maintenant.

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shawn&alaska
Feel like we've been falling down like these autumn leaves. But baby don't let winter come, don't let our hearts freeze. If the morning light don't steal our soul, we will walk away from empty gold.
On peut dire que tu étais légèrement en rogne, enfin non pas légèrement à vrai dire. Tu étais passé chez Alaska, Utah et Dakota et tu avais appris que non tu n’avais pas d’enfant par rapport à ce que tu imaginais. Bon d’accord cela faisait 3 ans environ que tu n’avais pas eu de nouvelles de ‘Ska mais tout de même tu aurais voulu être au courant de ce qu’elle avait choisi. Et puis il t’avait un peu mis dans le bain aussi de ce qu’elle avait fait ces derniers temps, en restant évasif mais tu avais une petite idée de ce qu’elle avait pu faire. Utah t’avait indiqué qu’elle vivait dans son Westfalia au niveau de la plage, tu ne connaissais pas Bray tu avais mis du temps à trouver l’entrée de la plage et surtout à voir le Westfalia. Tu toquais, mais aucune réponse rien, tu regardais par les fenêtres qui n’étaient pas obstruées, il n’y avait pas l’air d’avoir quelqu’un. Tu ouvrais une des portières. « Hé bien ‘Ska, ce n’est pas prudent. » Tu découvris un intérieur pire qu’en bordel, il y avait de tout et n’importe quoi de partout et c’était même sale. Comment pouvait-elle vivre là-dedans, tu te le demandais. Tu voyais des restes de repas qui devaient dater de plusieurs jours à moitié mangé par des mouches et autres petites bestioles. Mais ce qui te choqua le plus fut le nombre de seringue qui trainaient par terre, un gamin passait là pieds nus c’était un carnage pour sa peau. Tu n’avais pas pensé à de l’héroïne quand Utah t’avait que ta protégée avait pas mal de soucis en ce moment, tu ne pensais pas qu’elle était arrivée à ce point-là. Oui tu étais déçu, elle aurait pu demander de l’aide ou faire quelque chose pour lutter contre, mais visiblement elle s’était renfermée sur elle-même et était descendue bien bas. Tu ne voulais pas rester plus longtemps dans le lieu qui lui servait de maison. Si tu l’avais trouvé en train de se piquer elle aurait eu à faire à toi et tu n’aurais pas été tendre avec elle. Certes tu avais été dans le milieu, tu avais bu pas mal d’alcool mais tu avais toujours été soft au niveau des expérimentations avec les drogues dures, tu n’en avais pas fait tant que ça au final.

Tu longeais son habitacle et regardait la plage, il y avait quelqu’un là-bas sur la plage, sur une planche même. Ça ne pouvait qu’être elle, ton cœur rata un battement, oui tu stressais de la revoir. Trois ans sans nouvelles, tu avais attendu mais rien de sa part pendant ces trois années alors que tu n’attendais que ça. Tu avais imaginé la tête de votre enfant parce que tu t’étais dit que ce n’était pas du genre de ‘Ska d’avorter mais visiblement tu t’étais bien trompé. Comme tu t’étais trompé sur le fait que tu pensais qu’elle t’appellerait une fois qu’elle serait allée mieux mais non toujours pas. Tu la regardais un peu, tu reconnaissais sa manière de surfer, de bouger, c’est comme si trois ans ne s’étaient pas écoulés tu avais l’impression de voir la même Alaska. Tu t’approchais alors qu’elle sortait de l’eau, oui elle t’avait vu et elle n’avait pas l’air très contente de te voir. Le va-t’en qu’elle prononça fut assez clair sur le fait que visiblement elle t’en voulait toujours, tu te doutais que c’était pour l’accident. « Va-t’en ? Sérieusement Alaska ? Les seuls mots auxquels j’ai droit alors que je n’ai pas eu de tes nouvelles depuis maintenant trois ans ? Je me suis inquiété après ton accident mais rien, je me suis inquiété pour le bébé, mais rien et là j’ai seulement un va-t’en ? » Oui tu lui en voulais plutôt pas mal à cause l’absence de nouvelles de sa part, tu ne comprenais pas pourquoi elle ne t’avait pas appelé après s’être réveillé, tu lui avais laissé un message pourtant mais rien. Elle essayait de partir, encore une fois, mais cette fois tu n’allais pas la laisser s’enfuir tranquillement ! « Tu me dis de m’en aller mais c’est toi qui part ? Arrête de toujours me fuir ‘Ska et tu ne retourneras pas dans ton repère de junkie, je te l’interdis. » Trois ans sans nouvelles et tu te comportais toujours comme si elle avait besoin d’être protégée, que c’était une petite créature fragile qui avait besoin de toi. Tu la rattrapais facilement et tu lui barrais la route. « Tu ne penses pas que j’aurais droit à certaines explications ? » Toi tu étais sûr que tu avais droit à ces explications, et tu allais tout faire pour les avoir, tu ovulais savoir pourquoi elle ne t’avait pas contacté et pourquoi elle avait décidé de ne pas garder votre enfant. Tu t’étais tellement préparé à l’idée d’être père que ça t’avait presque fait mal de savoir que tu ne l’étais pas.
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shawn&alaska
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Je restais un moment abasourdis par ses paroles, il n’était pas sérieux, n’est-ce pas? Il ne pouvait pas l’être, il avait disparu du jour au lendemain, il n’était jamais venu à l'hôpital, jamais demandé de mes nouvelles, il avait été bien plus qu’un manager pour moi, beaucoup plus, il avait été le roc sur laquelle je me raccrochais quand tout partait à la dérive, il avait été celui qui m'avait épaulé pendant toutes ses années, mais j’avais eu le malheur de tomber enceinte, le malheur de le lui annoncer. Il n’avait pas été prêt, mais il croyait vraiment que je l’avait été? “Tu n’as pas eu de nouvelles? Laisse moi rire un instant. Attends. Non. Ça ne vient pas. Je devais te donner de mes nouvelles, mais tu n’es jamais venu Shawn. Tu n’as jamais chercher à en avoir, tu n’as jamais chercher à faire quoi que ce soit. Tu t’es inquiété après mon accident? Alors pourquoi tu n’es jamais venu me voir? Tu t’es inquiété pour le bébé? Ça fait trois ans, trois ans. Si je l’avais eu, tu aurais seulement débarqué dans le coin en réclamant tes droits? Je le répète, va-t’en, je n’ai rien à te dire.” Un moment, j’avais envie de le gifler, il n’avait pas le droit de revenir comme ça, sans un mot après tant d’années, il n’avait pas le droit de venir demander des explications alors qu’il n’en avait pas chercher avant, il n’avait pas le droit de revenir et de me faire sentir comme ça, comme s’il m’avait manqué ses trois dernières années, comme si sa simple présence me calmer, j’avais envie de me réfugier dans ses bras, envie de le sentir contre moi, envie de me sentir en sécurité après tant d’années, après le vide que mon âme ressentait. Non, il n’avait pas le droit de revenir et de me faire ressentir. Il n’avait pas le droit de me manquer. Pas le droit d’avoir un pouvoir sur moi. Plus maintenant. Je lui aurais tout donné s’il m’en avait donné l’occasion, parce que je n’avais pas voulu le dire, pas voulu l’avouer, pas même à moi, mais je l’avais bien senti que derrière ses histoires d’une nuit, il y avait plus, que je commençais à ressentir plus, jusqu’au bébé, jusqu’à la grossesse, jusqu’à Hawaï.

“Putain Shawn! Tu dis que je te fuis, mais ça fait trois ans que je t’ai annoncé que je portais ton enfant, trois putains d’années. Et toi, tout ce que tu me dit c’est que je te fuis? Alors que toi tu n’as même pas cherché à avoir de mes nouvelles? Tu étais où quand j’avais besoin de toi!?”
J’avais eu besoin de lui, profondément, après l’accident, quand je m’étais réveillée de mon accident un enfant en moins dans mon ventre, à la mort de Dallas, et après quand je m’étais enfoncé dans un univers d’auto-destruction et de drogue. Je n’avais eu personne à me raccrocher, on surfais tous sur la même douleur, face à la même mort, à ce même vide, mais lui, il avait toujours été là auparavant, depuis tant longtemps, et du jour au lendemain, il avait disparu, il avait dû penser qu’avec moi blessé, je ne servais plus à rien sur une planche et encore moins dans sa vie. Mon regard se porta sur l’eau, je n’avais pas envie d’avoir cette discussion, pas maintenant, pas après tant d’année. Ses dernières paroles, elle me fit voir rouge, des explications, il aurait pu en avoir dés le début s’il avait fait seulement l’effort de venir me voir, d’être présent. Je le regardais dans les yeux, alors qu’il venait me barrer la route, le repoussant de toute mes forces. “Quel explications? Que j’ai perdu l’enfant dans l’accident? Qu’effectivement, tu n’es pas père? Et moi, j’ai droit à des explications? Tu sais, celle que tu me dirais pourquoi je l’aurais élevé par moi-même pendant deux ans sans nouvelles de toi? Tu n’as rien à me dire. Absolument rien.” Je continuais mon chemin, je n’avais nul part où aller, je ne pouvais pas retourner dans mon westfalia, pas maintenant, pas avec l’envie qui me grugeait de l’intérieur, pas avec le manque qui commençait à faire trembler mes mains, non, je ne pouvais pas me rendre à l’intérieur du chaos qu’était devenu mon bébé. Je sifflais, alors que Denali venait me rejoindre, s’éloigner de lui, du passé, de la tentation.
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shawn&alaska
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Elle avait ce regard haineux, elle t’en voulait de ne pas avoir cherché à prendre des nouvelles visiblement. Aucun de vous n’avait fait le premier pas, vous aviez tous les deux attendu que l’autre arrive mais personne ne s’était montré avant aujourd’hui. Elle avait l’air de dire que c’était ta faute, mais pourtant tu avais été la voir, quelques heures après son accident, tu y avais été, personne ne l’avait mis au courant ? « Pardon ? Je suis venu le jour de ton accident à l’hôpital, je t’ai laissé un mot et un porte clé avec mon numéro si tu avais besoin. Tu ne l’as pas eu ? Tu ne savais pas que j’étais passé ? Tu penses vraiment que je m’en foutais ? Tu m’as fait la peur de ma vie, je me suis inquiété pour toi ‘Ska. » Tu essayais de te souvenir qui tu avais vu ce jour-là et qui avait la preuve que tu y étais allé. Tu avais beau chercher ça ne te disais rien, ce n’était pas les parents d’un des gamins, ni Utah, pas Dakota non plus. « Seul Dallas peut te prouver que je suis venu te voir. Mais je suis venu Alaska ! Tu comptais pour moi. Je ne t’aurais JAMAIS abandonné, je voulais être là pour toi, pour notre enfant. » Même si tu n’avais pas donné cette impression lors de votre dernière conversation tu le voulais vraiment, tu avais eu besoin de la nuit pour réfléchir mais tu aurais voulu avoir ce gamin. C’était la seule fois où tu avais été volontaire pour t’engager, la première fois et la dernière ou tu avais eu le choix.
Pour Alaska tu l’avais vraiment abandonné, elle n’en démordait pas et si elle n’avait jamais eu le mot et le porte-clé, ça te paraissait presque normal à vrai dire. Tu étais attristé, tu pensais qu’elle te connaissait plus que ça et qu’elle savait que tu n’étais pas du genre à abandonner les gens. Mais votre dispute, la dernière avait peut-être tout changé dans sa vision de ta personne. Il fallait que tu trouves un moyen d’arranger tout ce merdier que Dallas avait créé. Tout aurait été plus simple s’il lui avait dit que tu étais venu la voir mais qu’elle n’était pas encore réveillée et que tu attendais qu’elle te contacte. « J’étais là ! J’attendais ton appel, je suis revenu en Australie au cas où tu te déciderais à me contacter ! Je pensais que tu ne voulais pas me voir parce que c’était ma faute l’accident, je ne t’ai pas dérangé à cause de ça, je t’attendais. J’ai passé ces trois dernières années à attendre un signe de ta part, un signe qui me prouverait que tu ne m’en voulais pas et que tu voulais que je revienne dans ta vie. Je t’ai attendu Alaska. » Ces trois années avaient été longue pour toi, tu avais voulu la revoir de nombreuses fois mais tu savais que ce n’était pas une bonne idée si jamais elle t’en voulait toujours, c’était ce que tu croyais. Mais à présent tu te rendais compte qu’elle ne t’en voulait pas pour l’accident mais pour ne pas avoir cherché à la contacter pendant tout ce temps. Tu t’en voulais de ne pas avoir pris les devants au cas où, cela t’aurais épargné sa haine à présent. Tu ne savais pas quoi faire pour lui montrer que tu étais là si elle avait besoin de toi, tu n’avais pas d’idées.
Tu te sentais extrêmement responsable d’Alaska, elle considérait que tu l’avais abandonné et elle disait que tu n’étais plus là pour elle. Elle avait eu besoin de toi et tu avais été absent, tu regrettais de ne pas avoir été là lorsqu’elle avait eu besoin de toi. « Je suis désolé ‘Ska, je ne pouvais pas savoir que tu avais besoin de moi, pourquoi tu ne m’as pas contacté ? Je suis désolé d’apprendre que tu as perdu le gamin, j’aurais voulu être là pour toi, pour t’aider. » Tu étais fixé sur le fait que non tu n’étais pas père 2 fois mais seulement une. Alaska partait, elle ne se dirigeait pas vers son Westfalia, elle n’avait nulle part où aller. Tu courrais pour la rattraper, elle avait pris un peu d’avance sur toi. « ‘Ska attends ! Tu ne retournes pas dans le dépotoir et tu ne t’entends plus avec Utah, qu’est-ce que tu vas faire là ? Je peux me rattraper, je peux t’aider, laisse-moi t’aider Alaska. »

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shawn&alaska
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“Vas raconter tes putains de conneries à une autre.” Je ne pouvais pas, je ne voulais pas le croire, je ne voulais pas avoir passé tant d’années à maintenir cette haine alors que finalement elle n’avait aucun but, aucun fondement, je ne voulais pas qu’il ait raison, qu’il dise la vérité. Même si une part de moi, une petite part de moi, le croyait. Dallas, il n’avait jamais accepté que je le fréquente, que je partage ses quelques nuits, et il avait été furieux d'apprendre que j’étais tombé enceinte ce matin là, alors qu’il m’avait surprise à vomir mon petit déjeuner. Et même alors, j’avais essayé de mentir, riant nerveusement, lui disant que j’avais trop fêté la veille, mais il me connaissait comme sa main, il savait, il avait toujours su lire en moi. Je fermais les yeux, alors qu’il prononçait son nom, les ouvrant soudainement, la froideur remplisse mon âme, se percute dans ma voix, mon regard. “Ne me parle pas de Dallas. Jamais.” Il n’en avait pas le droit, pas après trois années de silence radio, pas alors que j’aurais eu besoin de lui à ce moment là plus qu’à aucun autre. Pas alors que ce vide dans mon âme était toujours aussi profond, alors que la simple évocation de son nom me remplissait de terreur absolue. J’avais toujours eu Dallas, Dakota et Utah autour de moi, je l’ai avais toujours eu pour m’appuyer, pour souffrir avec moi, pour me sortir du trou quand j’étais trop enfoncé, mais je ne m’étais jamais retrouvée totalement seule, complètement seule comme je l’étais présentement. Il y avait bien Denali, Denali qui me suivait partout depuis trois ans maintenant, mais malgré le réconfort qu’elle m’apportait, il me manquait cette présence humaine, Utah, Dakota, Shawn, peu importe, je le savais, je ne m’en sortirais probablement pas seule, je n'étais pas faite pour survivre à la solitude, surtout lorsque je devais combattre cette dépendance qui me déchirait l’âme. “Parce que c’était moi qui devait faire le premier pas? Moi qui devait venir te voir? Tu m’as virer cette journée là, Shawn. Tu m’as traiter de putain d’enfant égoïste, et tu t’attendais à ce que je vienne te voir après? Et visiblement, je n’étais pas assez bien pour toi, trois ans, trois ans. Et c’est maintenant que tu reviens. Pourquoi pas il y as quelques mois? Pourquoi maintenant?” C’était à la mort de Dallas que j’aurais eu besoin de son aide, que j’aurais eu besoin de lui, mais il n’avait pas été là, brillant par son absence une fois de plus.

J’avais eu besoin de son support, même si je ne l’aurais probablement pas accepté, mais il était Shawn, et Shawn savait comment faire pour se faire écouter, pour m’empêcher de tomber, pour m’empêcher de sombrer, du moins il avait sû. “Va te faire foutre Shawn.” Il avait beau vouloir m’aider, je ne savais pas, je ne savais plus, cette solitude, elle n’était pas faite pour moi, elle n’était pas faites pour un être qui n’avais jamais eu à vivre seule. Les larmes qui coulait sur mes joues, alors qu’il évoquait ce que je ne voulais pas m’avouer. Que Utah ne me parlais plus. Que cette partie de moi-même, la moitié de mon être ne voulais plus entendre parler de moi, que j’avais probablement fait les erreurs d’une vie entière en seulement quelques mois. Et ce poids, tout ce poids sur mes épaules alors que mes jambes me lâchait, m'écroulant à genou sur le sable, les larmes coulant sans fin sur mes joues. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais même plus comment m’en tirer. Tout ce que je voyais c’était les minutes s’effriter jusqu’à demain, et la nuit, la nuit se priait le ciel pour avoir la force de ne pas y retoucher, de ne pas retomber, de rester forte. Et j’avais beau le détester pour m’avoir abandonné trois ans plus tôt, je n’arrivais pas à partir, je n’arrivais pas à retourner dans ma solitude.
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shawn&alaska
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« Tu vas continuer à faire ta tête de mule ? Je suis là bordel ! Je suis venu et tu me rejettes ? Mais bordel ‘Ska je peux faire quoi de plus ? » Tu en avais marre de cette prise de tête ridicule. Aucun de vous n’avais voulu faire le premier pas et voilà que maintenant vous étiez dans une impasse. Tu aurais bien voulu que ça se passe mieux mais bon ça ne t’étonnait pas, tu connaissais le caractère de la miss et tu ne t’attendais pas à une réaction plus calme de sa part. Tu avais regretté d’avoir parlé de Dallas au moment même où tu avais prononcé mais il était le seul qui avait été au courant de votre relation. Ce n’était pas de ta faute s’il avait aussi été le seul à pouvoir prouver tes propos. C’est Utah qui t’avais mis au courant de la mort de Dallas pendant un incendie. Tu n’avais jamais été particulièrement proche de lui, à vrai dire tu avais été proche d’Utah et Alaska, les autres beaucoup moins. Mais tout de même la mort de Dallas te touchait, c’était un jeune qui n’a pas eu de chance, il ne s’était pas trouvé au bon endroit au bon moment. « Je suis désolé pour Dallas, Utah m’a raconté ce qu’il s’était passé. J’imagine que ça n’a pas dû être facile pour toi. Mais je t’assure que j’ai cherché à te contacter, je ne t’aurais pas laissé ! » Tu n’imaginais pas trop ce qu’elle avait pu traverser, enfin ce qu’ils avaient dû tous traverser. Ils avaient tous les trois perdu un ami proche, quelqu’un avec qui ils avaient grandi. Tu n’aurais pas pu faire grand-chose pour Alaska mis à part lui apporter l’attention dont elle avait besoin à ce moment-là, cela aurait pu être non négligeable mais tu n’avais pas eu vent de cette information. « Oui et je regrette la manière dont je me suis comporté cette nuit-là mais tu me voyais père à l’époque ? J’avais la tête d’un gars qui voulait devenir père ? J’étais juste pas bien à cause de l’annonce, alors oui j’ai sur-réagis je suis d’accord mais j’ai voulu m’excuser et je suis arrivé trop tard, tu étais déjà sur ta planche quelque minutes avant l’accident. » Tu avais vu son accident de tes yeux et tu en avais fait des cauchemars pendant tellement longtemps. Tu savais que c’était de ta faute, elle avait été déconcentrée par votre dispute et elle avait été moins attentive à ce qu’elle faisait sur son surf ce qui est souvent responsable de chutes. « Tu n’imagines pas à quel point je m’en suis voulu, si j’étais arrivé quelques minutes plus tôt j’aurais pu empêcher tout ça mais je ne me suis pas réveillé. Je m’en veux Alaska. » Elle ne pouvait pas imaginer à quel point tu regrettais tes paroles de ce soir-là.
Elle fut dure avec toi. En te disant d’aller te faire foutre tu pris une grosse claque en pleine face. Tu n’étais plus habitué à son fort caractère. « Je vais me faire foutre ? Mais tu m’en veux de ne pas être venu et maintenant tu ne veux plus de moi ? Faudrait que tu te décides un peu ! T’es surement la fille la plus indécise que je connaisse. » Tu pouvais comprendre sa réaction d’accord mais bon fallait pas non plus te dire quelque chose et son contraire, il était temps de se décider à présent tu étais là. Tu marchais derrière la jeune femme, elle tomba à terre un peu avant que tu ais eu le temps de la rattraper. Tu te précipitas derrière elle, tu ne pouvais pas la rattraper mais tu la pris dans tes bras. Tu la serrais fort. « Je suis là Alaska. » Des larmes coulaient sur ses joues, cela te faisait mal de la voir comme ça. Tu ne savais pas depuis combien de temps elle avait été seule et avait dû endurer toute les épreuves seule. « Tu vas venir chez moi à partir de maintenant, je ne te laisse pas le choix n’essaye même pas de refuser. Je vais prendre soin de toi et tout ira mieux. » Tu lui caressais les cheveux. Tu ne voulais pas la relever trop vite, si elle avait besoin de câlin, de ce contact, de pleurer un petit peu alors elle pouvait le faire. Tu la laissais prendre la décision de se relever quand elle en aurait envie.

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