<libre> Don't hurt me anymore

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Keenan ✧ RP LIBRE
Le musée. Un lieu bien trop désert, les habitants de Bray ayant plus d'attraits pour l'alcool, de façon générale, que pour la culture. C'était bien dommage, selon Keenan, mais ça avait ses avantages. Ici, il pouvait errer, voguer dans ses pensées, sans être dérangé. Bien entendu, il ne voyait pas les œuvres, ni les peintures, ni les sculptures, ni les objets retrouvés et exposés, généralement des épaves d'anciens navires, Bray étant connu spécialement pour son port. Mais il parcourait du bout des doigts les descriptions écrites en braille, faisant particulièrement attention à ne jamais franchir la ligne. Parfois, il aimait écouter les guides, suivait les assemblées, puis les quittait pour se faire son propre itinéraire. Comme aujourd'hui. Il était seul dans la galerie, ne cherchant personne en particulier. Il avait besoin de silence. C'était un luxe que les esprits lui accordaient très peu, ces derniers temps. Souvent assaillis de cris inhumains, son esprit était en souffrance. Etant le seul oracle des Dux Tenebris, il était la voix de leur mécontentement, le lien qui les unissait aux coupables. Les esprits s'emballaient. Bien trop. Tous en même temps, tous essayant de le joindre, faisant bourdonner ses oreilles de pensées qui n'étaient pas siennes, de pensées violentes, souvent liées à la mort. Pour la première fois, Keenan souffrait de son don. Il aurait tout donné pour que les voix s'arrêtent, se sentant proche de devenir fou. Il les sentait, même maintenant, alors qu'il "observait" une toile d'un peintre disparu dans l'oubli, sauf pour cette petite ville irlandaise, tenter de percer le voile de son esprit. Il luttait tous les jours depuis que le maire avait récupéré le grimoire de Rosakov. Bien qu'il n'ait pas eu le temps de le lire dans son intégralité, le passer en braille relevant d'un travail de titan, il se doutait qu'il finirait par trouver quelque chose qui mette en péril l'existence même des Esprits. C'était son but. Et c'était cela que les mêmes Esprits tentaient de l'empêcher de faire. Il ne se laisserait pourtant pas faire. Il ne le pouvait pas. Il vengerait son frère, coûte que coûte.

Sa canne commença à trembler. Il mit quelques secondes avant de se rendre compte qu'il n'arrivait plus à contrôler sa main, prise de spasmes. La salle était toujours déserte, et Keenan se refusait à appeler à l'aide. Il n'avait jamais été à l'aise avec ce concept et trouvait toujours le moyen de se guérir lui-même. De lutter. Parce qu'il savait qu'il fallait qu'il lutte. Mais c'était encore l'une de ses crises, le moment où il était trop fatigué pour continuer à se battre et à fermer les portes de son esprit. Il n'était plus assez fort, pas avec son manque de sommeil. Avant qu'il ait pu trouver un banc où s'asseoir, il sentit les voix l'envahir, comme si on avait posé une vingtaine de mégaphones autour de ses oreilles. Sa migraine commença, explosant à l'intérieur de son esprit. Il sentait du sang couler de ses oreilles, une goutte ou deux, pas plus, assez pour lui faire souffrir le martyr. Puis il s'écroula, ses mains posées sur sa tête comme pour le forcer à se battre encore un peu, encore une fois. En dehors, il n'entendait plus rien, ne sentait plus que la souffrance pulser dans chaque parcelle de sa boîte crânienne. Si seulement il pouvait enlever ces voix, si seulement il pouvait se guérir tout en guérissant les autres. Finalement, il entendit un cri qui ne faisait pas partie des voix. Un cri qu'il ne reconnaissait pas. Avant de se rendre compte qu'il sortait de sa propre gorge, il s'évanouit.
© Starseed
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Le musée était tranquille ce matin. Hormis les employés, je crois bien que j' étais la seule en fait. Je venais pas mal au musée ces temps-ci. Je n' étais pourtant pas une grande adepte des musées autrefois. J' y étais allée bien sûr, car il fallait se cultiver et qu' en tant que native de Bray, c' était un endroit incontournable, à visiter au moins une fois. Je n' étais pas une de ces amatrices d' art qui pouvaient venir admirer les oeuvres au moins une fois par semaine. J' aimais l' art comme beaucoup, mais je n'en étais pas une férue comme certains pouvaient l' être. C' était un domaine où je me définissais comme normale. Une fois de temps en temps, en somme. Mais depuis ma grossesse, j'y venais de plus en plus. Je ne m' étais pas découvert une passion pour l' art mais en vérité j'aimais la tranquilité du lieu. Il n' était pas très visité et, de ce fait, offrait souvent un calme apprécié. Ma grossesse me rendait sensible à certains niveaux sonores ou à des odeurs qui pouvaient me provoquer des hauts le coeur. Hors des lieux comme une grande surface ou un bar, étaient des royaumes où l' on pouvait y retrouver ces désagraments. Et si je continuais à aimer ces endroits, je m' efforçais de m'y éloigner le temps de la grossesse pour ne pas être dérangée par eux. Mais je m' étais découverte une passion pour la sérénité de lieux comme le musée ou la bibliothèque. Je savais bien que cela ne durerait sans doute que pendant ces 9 fameux mois. Mais quand on trouvait un endroit calme et reposant, on y profitait. Et je comptais bien profiter du musée aujourd'hui.
En traversant une galerie, je notais que je n' étais pas si seule. Il y avait un autre homme. Fait amusant, c' était un aveugle. C' était toujours surprenant de voir un aveugle dans un musée. Bien évidemment, je savais que la cécité d' empêchait pas de profiter des oeuvres du lieu, mais en le voyant, instinctivement le premier sentiment qui venait était l' étonnement. Puis ensuite juste la sensation que c' était tout à fait normal.
Mais je n' eus pas véritablement le temps de m' attarder sur ma surprise que je le vis commencer à s' effondrer. Instinctivement, je me mis à crier. Plus par la violence de la surprise qu' autre chose. Et peut être aussi pour signaler le danger, même si l' homme, si il se sentait mal, n' allait pas pouvoir vraiment lutter contre le fait qu' il semblait tomber dans l' inconscience. Je mis à courir vers lui et arrivait à sa hauteur.

« Monsieur, monsieur... »

J' essayais de voir si juste l' interpeller en le secouant très doucement suffirait. Visiblement pas. Je sortais mon téléphone de mon sac, prête à téléphoner si nécessaire. Ce n' était pas autorisé dans un musée mais visiblement aucun employé n' était à portée pour prévenir les secours. Alors il fallait bien faire quelque chose.
Mais avant de téléphoner, je devais faire les premiers secours. Heureusement, dans mon malheur, j' avais un père qui faisait des fixettes sur pas mal de choses. Les cours de secourisme était l' une de ces choses qu' aucun membre de la famille n'avait pu échapper. Parce que si l' un des nôtres était mal, il fallait qu' un membre de la famille soit paré à porter rapidement secours. A l' époque des cours, soit peu de temps après la mort d' Ailee, je n' avais pas été supra motivée pour. A l' époque j' étais trop centrée sur la perte de ma soeur pour m'engager dans ce genre de choses. Mais j' avais obéi et obtenu mon brevet de secouriste. J' avais maudit mon père à l' époque. Mais là, ça allait servir tout compte fait.
Je l' allongeais donc dans la fameuse position de sécurité. Je libérais ensuite ses voies aériennes et vérifiais qu' il respirait. Dieu merci c' était le cas. Sa respiration était relativement régulière. Il était donc seulement inconscient. Par sûreté, je vérifiais son pouls également. Ses battements de coeur étaient eux aussi rassurants. Restait donc à appeler les secours. Mais j' allais composer le numéro quand je vis qu' il commençait à revenir à lui. Je reposais l' appareil et me concentrais sur l' homme.

« N' essayez pas de faire de mouvements trop brusques. »

Je ne voulais pas qu' il se relève trop vite. Même si il n' avait été inconscient que peu de temps, il fallait qu' il se remette doucement. S' évanouir n' était pas rien. Il y avait une multitude de raisons à ce que ça arrive, allant de la chute de tension à plus grave. Et ne sachant pas ce qui avait causé l' inconscience, je n' allais pas lui faire prendre de risques.

« Qu'est ce qui s'est passé? Vous allez bien? »

Questions basiques, certes, mais qui répondraient peut être à mes interrogations et me rassureraient. Parce que si j' étais inquiète de nature, depuis que j' étais enceinte c' était pire.
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