Un réveil explosif (Agatha & Azraël)

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Agatha ∞ Azraël

Je venais de passer une soirée de merde et il fallait bien avouer que le réveil avait été compliqué. Au lieu de me préparer mentalement à ma pseudo quête en Sibérie, j'avais dû me prendre la tête avec Hazel et y passer toute la soirée. Débarquer dans ma vie, la bouche en coeur, après s'être fait larguer, pour m'apprendre que j'étais père d'un gamin de 4 ans, c'est quand même fort, je ne la pensais pas capable d'une chose pareille. Je ne prétends pas qu'elle soit tombée sciemment enceinte dans le seul but de m'emprisonner dans une relation vouée à l'échec, mais elle avait eu 4 ans pour me l'annoncer et ce n'est que maintenant, après le départ de son ex, qu'elle se réveillait. Bon certes nous étions en fuite durant une très longue période, ça aurait été difficile de nous localiser, mais on a eu le temps de se croiser deux fois depuis notre retour mutuel sur Bray et pas une seule fois et s'est dit qu'il serait peut-être grand temps de me parler de Milo. Alors elle aura beau dire tout ce qu'elle voudra, moi je vois les choses ainsi : Elle jouait à la famille modèle avec son crétin d'ex et maintenant qu'il s'est barré parce qu'il a compris qu'elle le prenait pour un pigeon, elle tente de revenir vers son premier ex, le père de son fils, pour qu'il assume pleinement son rôle de père. Après tout, c'est quand même mon rôle, je n'ai pas à fuir devant les responsabilités. Oh bien entendu elle ne le dira jamais comme ça, elle prétextera toujours qu'elle ne me force à rien, que je ne suis pas obligée d'être là pour Milo, même si ça serait bien ... Mais moi, est-ce qu'on m'a demandé mon avis une seule fois dans cette histoire ? J'ai jamais voulu être père, je n'ai jamais été prêt à l'être quand on était ensemble et je suis loin de l'être maintenant que c'est terminé. Ma vie est un foutoir, j'ignore encore comment je suis capable d'être encore en vie aujourd'hui, alors m'occuper d'un gosse, non ...

Mais tout le monde s'en fout de se que je pense. Hazel veut m'imposer un gosse que je n'ai pas voulu, sous prétexte qu'on a mal géré une fois et que c'était pile au moment où on se séparait. Nathanaël et ma très chère mère ont décidé que ce serait le moment parfait pour parler de fuite et Octavia est sur nos talons, remontées comme jamais, prête à nous abattre à la première occasion. Et moi je suis là, au milieu, à gérer le merdier qu'ils laissent derrière eux parce qu'ils sont tous trop égoïstes pour se rendre compte que ça devient n'importe quoi. Notre père est aux abonnés absents, Balthazar n'est pas capable de gérer la famille, alors c'est devenu mon rôle. Mais qui m'a demandé mon avis ? Est-ce que j'ai envie de gérer cette famille ? Non, j'ai envie de m'occuper de moi, de penser à ma gueule, comme ils le font si bien, mais je ne peux pas, parce qu'il faut quelqu'un à la tête de notre famille et que je suis le seul à avoir les épaules pour ça. Naître le troisième et devoir agir comme un aîné, va falloir m'expliquer la logique. J'en ai marre, je suis crevé, j'ai envie de retourner dormir, sauf que je ne le peux pas, j'ai encore un dossier à clore au taff avant de rejoindre cette quête de merde, avec ces co*****s de DT. Je sens en plus qu'on va se faire entuber, il n'y a que Nymeria et moi comme chasseurs et je sens qu'on va se faire doublier en beauté. J'ignore encore comment ils vont s'y prendre mais je ne leur fais pas confiance. Bref, on est 8h du mat, j'ai pas envie de retourner au poste, j'ai la migraine, une gueule de bois aussi, je suis crevé et j'ai les nerfs. Je ne suis déjà pas vraiment quelqu'un de très facile à vivre, je suis colérique et explosif, mais là il ne m'en faudra que très très peu pour me faire exploser et la simple présence de ma très chère mère me suffit à me faire voir rouge, c'est donc sans crier gare que je l'interpelle sans même lui dire bonjour. « Tu pourrais arrêter de foutre des idées de merde dans la tête de Nath' ... juste trente secondes ... » Ca c'est une entrée en matière ou je ne m'y connais pas. « Non parce que c'est bien beau de nous apprendre les valeurs familiales, prétendre que la famille doit passer avant le reste, qu'il faut qu'on reste uni dans l'adversité mais je constate avec Grand plaisir qu'entre toi et papa, vous vous êtes bien foutus de notre gueule. Lui se barre dès qu'il a un pet de travers et toi tu tentes de nous diviser pour nous affaiblir ... Non mais allez-y continuez, mettez nous une cible dans le dos ça ira plus vite, ça leur facilitera la tâche quand ils nous abattrons, ça serait vraiment dommage qu'ils nous ratent ... » Si elle n'était pas bien réveillée, elle n'allait pas être déçue du voyage. A mon avis elle va regretter amèrement de n'être pas restée dans son lit.
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Agatha ∞ Azraël


La nuit avait été terrible pour Agatha. Une nuit sans fin. Pas le temps de rêver, ni de se reposer ; elle n’avait fait que se tourner dans tous les sens, tourmentée par le passé. Pourtant durant la journée, elle n’avait parlé que d’avenir avec son fils Nathanaël. Ce dernier voulait changer d’air, partir loin d’ici, vivre sa vie. Sa mère pensait que c’était une excellente idée ; il fallait qu’il s’éloigne de l’atmosphère remplie de noirceur dans laquelle ils vivaient tous. Agatha ne voulait que le bonheur de son enfant. Elle ne pouvait supporter de voir le malheur dans les yeux de Nathanaël et s’il pensait que partir loin d’ici était la bonne solution, elle ne pouvait qu’être d’accord. Puisqu’elle n’avait pas pu fermer l’œil de la nuit, Agatha avait décidé de descendre dans la cuisine pour se préparer un café qui allait la booster pour le reste de la journée. Elle n’aimait pas être marquée du visage à cause d’une mauvaise nuit de sommeil, cela la vieillissait d’un coup. Elle essaya de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller les garçons et une fois son café prêt, elle se posa sur la table de la cuisine pour l’apprécier. Ses pensées vagabondaient dans les airs. Elle se souvenait des petits matins qu’elle avait passés avec son mari quand il était encore ici. Elle n’aimait pas manger le petit déjeuner en face de lui parce qu’il faisait toujours un bruit agaçant avec sa bouche lorsqu’il mâchait. Même si cette pensée la fit sourire un instant ce matin, sa peine revint à la charge. Oui, il l’énervait, oui, il la soulait parfois. Mais c’était tout de même son mari. Il l’avait toujours protégée. Son départ avait poussé Agatha à se débrouiller seule même si elle n’était pas prête à assumer une famille entière sans l’aide de Zachary.
Alors qu’elle ne faisait que commencer son café, elle entendit des pas qui avançaient dans sa direction et reconnut les aboiements d’Azraël dès qu’il avait ouvert la bouche. A peine levé, à huit heures du matin, Azraël venait déjà d’engueuler sa mère. Agatha n’en croyait pas ses oreilles : il était en train de régler ses comptes de bon matin. En réalité, Azraël lui reprochait la discussion qu’elle avait eue avec Nathanaël le jour précédent. Il l’accusait de vouloir diviser la famille. Agatha but son café d’une traite - elle allait en avoir besoin - et essaya ensuite de parler calmement : « Azraël, calme-toi s’il te plait. Tu vas réveiller tout le monde. Je pense que tu devrais t’assoir pour qu’on puisse discuter calmement du problème. » Elle n’en avait pas envie. Au grand dieu, non ! Pas maintenant, pas après la nuit horrible qu’elle venait de passer. Mais il le fallait bien. Azraël avait le sang chaud, il se mettait rapidement sur les nerfs pour un rien. Elle détestait quand il lui parlait comme ça, elle avait l’impression d’être une de ses amies. « Je ne tente pas de nous affaiblir Azraël… J’essaie juste de rendre mon fils heureux. Tu ne vois pas qu’il n’est pas comme ton frère et toi ? Qu’il n’appartient pas à votre monde et qu’il serait mieux ailleurs ? » L’idée de voir Nathanaël partir de la maison blessait toujours un peu Agatha, c’était normal d’ailleurs. Voir un enfant partir est toujours une épreuve difficile. C’est le chemin de la vie pourtant, il faut leur lâcher la main pour qu’ils avancent seuls en espérant les voir revenir de temps en temps. Avec le coup de gueule qu’il venait de passer, Agatha était frustrée. Elle avait l’impression d’être elle-même la méchante ainsi que d’endosser la responsabilité du possible départ de son fils. Elle préférait mettre les points sur les « i » tout de suite : « Tu crois vraiment que j’ai envie de voir partir Nathanaël moi ? Je suis sa mère je te rappelle, et je suis aussi la tienne d’ailleurs. Je ne veux que son bonheur. S’il reste ici, il se noie. Et je ne ferai pas partie de sa descente aux enfers.»
Avoir une discussion pareille de bon matin était une erreur monstrueuse. Tout le monde pouvait dire des choses difficiles ; elles n’en restaient pas moins vraies. Il fallait les dire une fois pour toute. Azraël ne pensait qu’aux problèmes que son départ pouvait possiblement créer sans penser au bonheur que ça apporterait à Nathanaël. En tant que mère, Agatha se devait d’être ouverte d’esprit et de soutenir son fils. Elle savait que la discussion avec Azraël allait être explosive. Un autre café ne serait pas de refus.
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Agatha ∞ Azraël

Je suis fatigué, j'ai besoin de sommeil et surtout de tranquillité d'esprit. Sauf que c'est visiblement top demandé. Ma vie se barre en couille depuis la mort de ma soeur, à se demander si elle ne l'aurait pas fait exprès en sachant ce qui allait arriver. Putain parfois j'aimerais être à sa place, au cimetière, au moins personne ne me ferait chier... Bref, comme je disais, en plus de devoir vivre avec le décès de ma soeur, j'ai dû assister au départ silencieux de mon père, préférant se terrer dans la folie pour assouvir ses sombres plans plutôt que de soutenir sa famille pendant sa période de deuil. Associé à cela le fait que Balthazar déraille de plus en plus, que mon ex a débarqué hier, la bouche en coeur, pour m'annoncer que j'étais père d'un gamin de 4 ans et que le comble de tout, il est une fée. Et maintenant je dois noyer dans l'oeuf une rébellion de la part de ma mère et de mon petit frère. Si ça c'est pas de l'acharnement, il faudra me dire ce que c'est. Mais cool, on me demande de baisser d'un ton de peur de réveiller toute la maisonnée. Mais qu'elle se réveille bordel, j'aurais deux trois mots à leur dire à tous, parce que là j'en ai marre. J'aimerais bien qu'on arrête de me prendre pour un con, juste trente secondes. Ah parce qu'il y a du monde pour me pousser à reprendre les rênes familiales après le départ de notre père, mais dès que c'est une question de loyauté et de franchise, y'a plus personne. On fait tout dans le dos. Si ça continue comme ça, je vais me barrer vite fait de cette baraque, à l'instar de mon incompétent de père et je vais les laisser gérer leur vie. Parce que moi je serais me débrouiller tout seul. Je gagne mon propre salaire et j'ai largement de quoi subvenir à mes besoins si je venais à être viré de la police. Je peux me trouver un petit appartement tranquille à Bray, voire même ailleurs parce que je ne vois pas pourquoi je reste ici en fait. Si personne ne veut savoir pourquoi Lilith est morte alors soit, qu'est-ce qu'on fout là ? « Mais qu'ils se réveillent, parce que j'ai deux ou trois mots à leur dire à tous ... » Dis-je tout en coopérant malgré tout avec ma mère en m'installant en face d'elle. Ca ne me calme pas du tout mais au moins je suis assis, elle devrait être satisfaite.

Plus j'écoutais ma mère et plus je comprenais pourquoi Nathanaël était aussi faible. Parce que c'était entièrement de sa faute. Si elle ne l'avait pas surprotégée comme elle l'avait fait, il se serait endurcit et il serait devenu comme nous. Mais ça lui faisait horreur, elle en voulait un comme elle alors elle se l'ai approprié. Mais nous, est-ce qu'on y a pensé à nous ? Si nous on n'avait pas envie de tout ça, quelqu'un serait venu à notre secours ? Non, évidement, trop occupé à protéger son petit dernier, les autres n'avaient plus aucune importance. J'étais certes mauvaise langue, bien entendu, elle nous aimait tous, mais il était évident qu'elle aimait Nathanaël différemment. Mais est-ce vraiment de sa faute ? J'avais créé une carapace autour de moi et je ne me rends pas compte que peut-être ne l'ai-je pas laissé rentré ... Mais pour le moment tout cela me passe au dessus, je suis en colère et révolté de me rendre compte que tout le monde était aveuglé par ses propres envies qu'ils ne se rendaient pas compte du danger qui planait au dessus de nous. « Comme où ? Au cimetière ? A côté de Lilith ? Parce que c'est exactement où tu vas l'envoyé si tu continues sur cette lancée. » Je ne mâchais pas mes mots, je sais que la mention de Lilith lui était toujours pénible et d'une certaine façon elle l'était pour moi aussi, mais il fallait qu'elle ouvre les yeux et qu'elle comprenne que dans la vie, on ne fait pas ce que l'on veut. « Continues à nous diviser et tu n'obtiendras le bonheur de personne, c'est notre perte à tous que tu vas gagner ... Mais c'est peut-être ce que tu veux au final ?! ... » Inconsciemment, je crois que je balançais tout ça parce que je ne rentrerais pas le soir à la maison et que j'allais être absent quelques temps pour tenter de récupérer un grimoire en Sibérie. Je crois que je voulais qu'elle prenne du plomb dans la tête et qu'elle devienne raisonnable, mais c'était certainement peine perdue.
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Agatha ∞ Azraël


Azraël venait de commettre l’irréparable en la présence d’Agatha. Il venait de mentionner Lilith, sa défunte sœur, tout en assurant que si Nathanaël partait, il se retrouverait à ses côtés. A la mention de son nom, Agatha se leva brusquement tout en posant violemment son verre sur la table. Elle fixa Azraël avec un regard qui voulait tout dire : il était allé trop loin ! Entendre cela de la bouche de son propre fils mit Agatha en rogne. Déjà qu’elle n’avait pas beaucoup dormi, il ne manquait plus que ça pour combler le tout. Elle n'avait pas souvent d'excès de colère. généralement, à chaque fois qu'elle se mettait en colère, c'était à propos de Lilith ou de Zachary. Les yeux plongés dans ceux de son fils, elle n’avait qu’une envie: crier et pleurer de colère. Ne comprenait-il vraiment pas ou faisait-il exprès de ne pas comprendre ? Elle lui jeta alors quelques paroles à la figure sur un ton sévère. « Comment oses-tu parler ainsi de ta sœur ? Tu crois que ça m’amuse ? Aie un peu de respect Azraël, ça ne te fera pas de mal. » Elle aimait son fils, mais lorsqu’il dépassait les bornes, elle n’avait même plus envie de discuter avec lui. Elle savait qu’il gagnerait toujours une bataille avec elle puisque Agatha n’était pas assez forte. En venir à amener Lilith sur le tapis l’avait tout de fois bien bousculée. Elle alla mettre son verre dans l’évier et laissa son fils en plan pour ne pas qu’il voit sa détresse. Elle essayait de retenir ses larmes, elle ne devait pas pleurer. Sa fragilité pouvait se faire ressentir dans ses mouvements plus lents ou par sa respiration qui avait changé. Sans se retourner, elle lava son verre et répondit à Azraël d’un ton plus calme mais déterminé. « Tu es obsédé par cette union familiale qui n’a jamais existé Azraël, ouvre un peu les yeux. Ce que tu ne comprends pas, c’est que si on essayait pour une fois d’agir comme une vraie famille, nous aurions tous une chance de nous en sortir vraiment. »

Voilà, elle l’avait dit. Et elle le regrettait déjà. Qui étaient les véritables coupables pour ce manque d’union familiale qui avait toujours été présent dans cette famille ? Les parents. Agatha et Zachary avaient échoué. Et cela tuait la jolie brune, à chaque fois qu’elle y pensait. Elle avait sombré, elle et ses enfants, dans cette folie démoniaque ; dans ces idéaux obscures ; dans cette vie infernale. Elle aussi avait eu envie de partir, là, tout de suite. Elle voulait s’enfuir au loin, sans se retourner. Ne plus penser à Zachary, ne plus penser à Lilith, ne plus penser aux ennuis. Mais elle avait trop fui dans sa vie. Elle devait rester ici désormais. Elle devait affronter les problèmes, les engueulades et tout ce qui accompagnait cela. « Nous diviser ? Non, bien au contraire au contraire. Elle ne pourra que nous rapprocher. Tu crois que j’ai envie de le laisser partir seul ? Je ne suis pas inconsciente à ce point, merci bien. Je te rappelle que nous sommes quatre ici Az’ : Balthazar, Nathanaël, toi et moi. On peut le protéger tout le long du chemin jusqu’à ce qu’il soit installé… Sain et sauf. » Certes, Octavia était toujours à leurs trousses. Mais pour combien de temps encore ? Et si elle ne se décidait jamais à intervenir, et si elle avait abandonné ? Devaient-ils vraiment tous s’arrêter de vivre pour ça ? Qu’est-ce qu’elle aurait voulu vivre une autre vie, avec une fin heureuse à la clé. Agatha avait beau chercher cette fin heureuse dans cette vie, elle ne la voyait pas ; ni de près ni de loin. Et dire qu’Octavia faisait autrefois partie de la famille, qu’elle s’amusait avec Lilith, qu’Agatha l’appréciait pour son envie d’être une femme forte… Désormais, elle les traquait, ils étaient devenus une cible. Cette pensée lui donna des frissons.

Comment se dire qu’un membre de sa famille peut en venir à vous traquer jusqu’à venir vous tuer ? Comment était-ce possible ? Le sang Blackwood… une abomination décidément. Il fallait s’attendre à tout.  Si Octavia n’était pas un danger pour la famille, ils seraient surement plus heureux. Ils vivraient sans soucis – ou du moins, avec des soucis moins dangereux – et ils vivraient unis face à l’adversité plutôt que divisés à cause d’un problème pareil. Si Agatha savait se battre aussi bien que ses fils, elle serait surement partie mettre fin à Octavia. Elle donnerait sa vie pour ses fils. Elle ne savait juste pas vraiment ce qu’elle pouvait faire pour mettre fin au problème. « Quand tu parles de notre perte, tu penses à Octavia non ? Quand tout cela va-t-il se finir pour que l’on puisse vivre tranquille ? Ne pouvons-nous pas faire quelque chose pour l’arrêter ? Tu es un très bon chasseur Azraël. Nathanaël et Balthazar aussi. Tous ensemble, ne pouvons-nous pas mettre fin à cette menace qui nous pourrit la vie jour après jour ? » Elle savait que ce n’était pas si simple que ça. Mais elle remarqua qu’elle n’avait jamais réellement abordé le sujet avec Azraël. Huit heures du matin, après une nuit sans sommeil, il y a un début à tout !

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Agatha ∞ Azraël

Etais-je aller trop loin en parlant de Lilith ? Visiblement oui, pourtant ça n'allait pas m'empêcher de continuer. Je suis comme ça, quand je vois une brèche, je m'y engouffre de bon coeur, famille ou pas famille. Je suis un salopard quand je m'y mets, bien la triste copie de mon cher paternel que je hais tant. Parfois j'aimerais moins lui ressembler, être plus calme, plus diplomate, moins agressif, moins venimeux, plus facile à vivre, sauf que je n'y arrive pas, c'est génétique, c'est plus fort que moi. J'ai pris exemple sur lui, j'ai construit ma personnalité sur la sienne, sans même m'en rendre compte et voilà ce que ça donne, 28 ans plus tard, je suis un parfait salopard avec ma mère en lui rappelant qu'elle a une fille au cimetière. Je devrais m'arrêter là, me calmer, m'excuser même, mais je ne le ferais pas, jamais. Parce qu'il est important en cet instant qu'elle comprenne qu'on vit dans un monde dangereux. Nous ne sommes pas des bisounours, entourés de licornes, des gens veulent notre peau bordel, quand se mettront-ils ça dans la tête. Je conçois que Nath veut vivre sa vie, loin de nous, loin de ce bordel, quitte à crever demain, mais au moins il aura connu la liberté, mais à quel prix ? Je n'ai pas envie d'enterrer un autre membre de ma famille, je m'y refuse et je sais que notre mère ne le supportera pas. Alors je fais appel à sa fibre maternelle pour lui faire comprendre qu'il doit rester parmi nous. Un jour peut-être pourra-t-il être heureux, mais pas maintenant. Et puis égoïstement, si je ne le suis pas, pourquoi le serait-il ? C'est con, mais c'est ma logique égoïste. Je suis vraiment le fils de mon père, aucun doute. « Ca va faire bientôt 5 ans qu'elle est morte, c'est peut-être le moment d'en parler du crois pas. Je ne vois pas en quoi prononcer son nom est de l'irrespect, ça prouve au moins que je ne l'ai pas oublié et que je n'ai aucune envie de voir Nathanaël la rejoindre. » Je veux qu'elle comprenne, je veux qu'elle m'entende et qu'elle réfléchisse. Ce n'est pas en se terrant dans le silence, en ignorant la réalité que ça changera quelque chose. Lilith est morte et nous avons tous été toucher par cette tragédie. Je ne prétends pas que ma mère n'est pas celle qui souffre le plus, je peux le concevoir, mais jouer les autruches ne changera pas la réalité, ça ne lui fera pas passer le pas de la porte, avec son sourire un peu trop assuré à mon goût, prête à en découdre avec n'importe qui pour prouver qu'elle est la plus forte. Et en étant honnête, elle l'était ...

Je sais qu'elle avait raison, que cette union familiale à laquelle je tente de m'accrocher et d'imposer à la famille n'existe pas, mais que puis-je y faire ? Oublier tout ça ? Passer à autre chose ? C'est quoi sa suggestion au juste ? Nous séparer et vivre nos vies ? Pas de soucis, je les retrouve au cimetière dans ce cas là parce que je ne la vois pas survivre bien longtemps, ni Nath. Quant à Balthazar, c'est encore une autre histoire, s'il décède, ce sera peut-être de sa propre main ... « Et tu suggères quoi très chère mère ? Vas-y je t'écoute ? Tu veux qu'on se sépare en de bons termes ? Que chacun vive sa vie comme il l'entend ? Très bien, pas de problème, mais ne viens pas pleurer à ma porte quand ils auront eu ton chère bébé ... » Je serais capable de ne pas lui ouvrir, de lui dire qu'elle l'avait voulu, qu'elle avait obtenu ce qu'elle voulait et que je ne voulais plus rien avoir à faire avec elle. Je serais capable d'être froid et distant, de marbre même. Je serais une véritable enflure, comme j'ai pu l'être avec Hazel l'autre soir. Parce que je suis comme ça, je me renferme pour mieux supporter le choc, parce que la vie m'a montré qu'elle peut-être chienne et qu'il faut savoir et fort, en toute circonstance. Parce que de toute façon, au vu de l'inconscience d'Hazel, je finirais tôt ou tard par jouer les paternels, que je le veuille ou non et je déteste cette idée. « C'est ce que tu as fait pour papa ? Tu l'as accompagné dans son exil pour qu'il soit sain et sauf ? Parce qu'à l'instar de papa, s'il franchit la porte pour nous abandonner, il se démerde, je ne veux plus rien avoir à faire avec lui. Je ne suis pas comme toi, je ne vis pas dans un monde merveilleux où tout est beau et rose. » Oui elle me détestera après cette conversation, comme Hazel hier, mais c'est pour son bien. Je ne suis pas un gentil garçon sage qui va obéir à sa mère. Si je suis encore ici aujourd'hui, c'est pour assurer leurs arrières. S'ils ne le veulent pas, très bien, j'arrêterais, mais dans ce cas là, c'est fini entre nous. Je suis comme ça, tu veux t'en aller, très bien, bon vent, mais ne te retournes pas car je ne serais plus là.
Quand je fixe mon regard sur elle, il est de glace. Elle suggère que je liquide Octavia parce que Monsieur fait un caprice pour s'en aller. Alors c'est comme ça, quand quelqu'un se met en travers de son chemin, elle l'élimine sur le champ ? Et pourquoi Octavia, et l'autre traitre de métamorphose qui a tué Lilith, on l'oublie ? « Tu crois pas qu'on a assez de sang des Blackwood sur les mains ? Tuer notre cousin ne t'a pas suffit, il faut maintenant qu'on s'en prenne à Octavia. C'est le dernier lien qu'on a avec Lilith et toi tu veux l'anéantir ... C'est beau la famille ... Et le métamorphe qui a tué ta fille, tu y penses ? Lui tu en fais quoi ? On ne sait même pas qui c'est, c'est pour lui qu'on est revenu ici, tu as la mémoire courte à ce que je vois. » Si elle veut que j'enfonce le couteau dans la plaie, je le fais avec plaisir. Parce qu'ils me saoule tous. S'ils veulent prendre leur envole, qu'ils le prennent, mais dans ce cas là, on coupera les ponts avec eux. Peut-être que si je suis seul, je pourrais envisager soit de fuir loin d'ici soit de prendre ma famille et de l'emmener loin. Mon fils grandira au moins en sécurité loin d'ici ... Mais en serais-je seulement capable ? Ne serais-je pas comme mon père, à le pousser à devenir chasseur ?
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