Saturday Fever....or not

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Assis dans son canapé, la musique à fond dans son appartement, Aloysius tentait de lire son livre mais sans grande conviction. Il lui avait été recommandé par son ami afin de se familiariser avec la base de l’histoire antique. Sérieusement, si c’est antique, pourquoi vouloir le dépoussiérer ? Après toutes ces longues, très longues, années d’amitié, il avait fini par céder et accepter de découvrir cette passion qui habitait son ami. De son côté, il n’avait jamais eu vraiment de problème pour faire lire des livres à Keenan, la littérature était beaucoup plus facile à aborder et surtout particulièrement vaste. Autant que contrairement à ses collègues grisonnant, il étudiait vraiment tous les types de littérature, classique, théâtre, science-fiction et même héroïc-fantasy. C’était aussi ça qui faisait que, malgré son jeune âge, il était l’un des professeurs de Littérature les plus aimé de sa faculté. Lui et Keenan faisait partie de ce que les vieux de la vieille de cette université appelle « la génération folle », simplement à cause de leur jeunesse et, sans doute, de l’insouciance qui va avec. Cela amusait plus les deux intéressés que ça ne les ennuyait et puis, ils savaient très bien remettre à leur place les vieux croûtons quand il le fallait. La remarque préférée d’Aloysius étant : « Nous sommes jeunes, certes aveugles, mais avec tellement de choses encore à vivre ! Vous ne ressentez donc que de la jalousie car vous avez passé vos vies à vous ennuyer auprès de votre femme ! Finalement, de nous tous, les véritables handicapés, c’est vous ! ». Le tout, dit avec un grand sourire et dans le plus grand des calmes.

Il était donc en train de tourner la cinquantième page de son livre, tout en soupirant, parce que non, il avait beau adorer son ami, il avait réellement du mal avec l’histoire. Certes, ça lui servait également pour ses cours, pour étudier le contexte d’une œuvre mais l’histoire antique était une période tellement clichée pour lui, qu’il avait du mal à se passionner pour celle-ci. Il posa la main sur la nouvelle page, prêt à lire la suite des aventures des Spartiates en braille et bascula la tête en arrière. Ah si seulement il avait toujours sa vue ! Au moins, il regarderait des péplums complètement inexacts mais aurait quand même une base de ce qui aurait pu s’être véritablement passé. Non sérieusement…comment on pouvait croire que ce qui était raconté dans ce livre était réel ? Ce n’est qu’une série de déduction faîtes grâce aux écrits de tel ou tel philosophe ou par la découverte de telle ou telle ruine dans un endroit quelconque d’Italie ou de Grèce, bon et des pays alentours aussi. Il changea de musique, peut-être qu’une musique plus dynamique allait lui permettre de pas s’endormir en lisant.
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Jackson venait d'arriver en ville. Pour Keenan, c'était une libération. Il avait toujours été le genre de personnes fières qui étaient incapable de demander de l'aide sans grincer des dents, et sans être sûr d'en avoir réellement besoin. Il avait eu de la chance que l'étudiante qui l'aidait à corriger ses copies ne parte aux USA qu'à la fin d'année, au moment où les copies d'examen avaient toutes été corrigées. Il savait que la jeune femme lui manquerait un peu. Etudiante à l'université de Bray en criminologie et cherchant à se faire un peu d'argent sans réellement se tuer à la tâche, elle avait été volontaire, dynamique, et avait su supporter ses sautes d'humeur mieux que quiconque ne l'avait fait jusque là. Ce n'était certes pas pour cela qu'il se morfondrait, ça lui offrait l'occasion de se lier de nouveau avec son cousin, et c'était une très bonne chose. Non pas qu'ils aient réellement perdu contact, mais le fait était que les conversations téléphoniques n'étaient pas non plus la priorité de l'oracle, pas avec la vie qu'il menait, la semaine passée à Dublin à l'université, et le reste de son temps libre utilisé à servir les Dux Tenebris. C'était un choix, on ne lui avait jamais forcé la main, il en était conscient, mais ça ne lui laissait tout de même pas beaucoup de temps pour lui.

Il aurait pu rester avec son cousin ce jour-là, mais Jackson venait de passer quelques heures en avion, et était bien incapable de lui tenir compagnie sans avoir dormi au moins douze heures d'affilée. Le brun décida donc de prendre ses affaires et sa canne, par pure précaution, et se rendit quelques maisons plus loin. Il n'avait pas besoin de s'éloigner beaucoup pour trouver une occupation, il le savait. C'était une bonne chose qu'Aloysius ne vive pas très loin. Aussi différents qu'ils puissent être l'un de l'autre, ils avaient toujours pu composer ensemble. Personne ne l'aurait juré au premier abord, et leurs places s'étaient inversées tellement de fois que personne ne pouvait vraiment dire qui aidait le plus l'autre à aller de l'avant. C'était une des rares amitiés que le jeune homme avait gardé après la mort de son frère. Le destin tragique de Cian l'avait totalement renfermé sur lui-même, c'était un fait. Mais il serait bientôt vengé, et c'était ce qui importait pour le moment.

Sortant de ses pensées, il arriva rapidement à destination. Il entendait la musique provenant de la maison d'Aloysius et il se mit à frapper énergiquement sur la porte, un sourire aux lèvres.

" Ce ne serait pas vraiment appréciable de faire attendre un ami, qui plus est handicapé, sur le seuil de ta maison, McKay!"

Keenan n'avait aucune idée s'il avait entendu avec le son de la musique, mais la légende disait que les aveugles avaient l'ouïe plus fine. Lui l'avait, même s'il n'avait rien d'un super héros aux oreilles supersoniques. Lorsque il entendit enfin la porte s'ouvrir, il secoua la tête.

" J'espère que tu as une bonne raison pour avoir mis autant de temps. J'aurais pu mourir d'ennui trois fois. Alors, tu l'as fini?"

L'oracle parlait bien sûr du livre qu'il lui avait prêté récemment. Il connaissait pertinemment bien l'avis d'Aloysius sur l'Histoire, et ça rendait son initiative encore meilleure. Lui n'avait pas choisi cette matière par hasard. Il avait toujours aimé les récits des anciens temps, les découvertes archéologiques faites en Italie et en Grèce, où il avait effectué plusieurs voyages, savoir comment fonctionnait les sociétés de l'époque, se rendre compte que, sur certains aspects, ils pouvaient se montrer plus évolués qu'actuellement. Apprendre du passé pour construire un meilleur futur n'avait jamais sonné aussi bien.
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Une fois la musique changée, il reparti chercher le livre. Il n’avait réellement aucune envie de finir ce bouquin mais il s’y était engagé. Après, il n’avait jamais dit en combien de temps il le lirait et vu son amour pour ce dernier, il prendra réellement, tout, tout son temps ! Il venait de se rasseoir sur le canapé et de récupérer le bouquin quand il entendit toquer à la porte et qu’une voix résonna « Ce ne serait pas vraiment appréciable de faire attendre un ami, qui plus est handicapé, sur le seuil de ta maison, McKay! » « Yes ! » pensa-t-il en reposant le livre. Du répit supplémentaire dans la lecture de cet insupportable recueil. Il leva néanmoins les yeux au ciel à l’entente de la phrase de son ami et attendit. Rien que pour cette phrase, il fit exprès de le faire patienter un peu.

Après avoir lu encore une ou deux pages de cet amoncèlement d’information peu crédibles, il pose le livre sur la table basse devant lui et se leva, allant ouvrir la porte, un immense sourire aux lèvres. Pas la peine de parler pour lui dire bonjour, il savait que Keenan se plaindrait d’avoir été obligé d’attendre devant la porte. Il lui laissa donc le plaisir de cette première répartie. « J'espère que tu as une bonne raison pour avoir mis autant de temps. J'aurais pu mourir d'ennui trois fois. Alors, tu l'as fini? ». Il se poussa par réflexe pour le laisser entrer. Quand il senti un mouvement d’air devant lui, il ferma la porte tout en répondant enfin à son ami. « J’avais juste envie de te faire patienter. Mais bon, tu devrais être heureux, je t’aidais à devenir un fossile pour que tu t’étudies toi-même. » Il avança vers la cuisine pour leur servir de quoi boire et manger. Il savait quand même recevoir les gens, et encore plus quand il s’agissait d’amis. « Non je ne l’ai pas fini et tu sais que je pendrai une éternité pour le lire. Je n’arriverai jamais à comprendre ce que tu trouves d’intéressant dans cette matière. Tout y est aussi fictionnel et fantaisiste qu’un roman de Tolkien. » Il ouvrit son frigo et toucha les bouteilles qui se trouvaient dedans. Le plus délicat fut de trouver un moyen de différencier les aliments de son frigo mais finalement, une imprimante en braille, des étiquettes et pouf ! C’était réglé. « Tu veux boire quoi ? J’ai du soda, du soda, du soda ou du soda ! ».

Il était évident qu’il devrait bientôt aller remplir de nouveau son frigo mais vu qu’il se faisait régulièrement livré, il ne s’en rendait compte que dès qu’il ouvrait ce dernier. Il sortit du coup la seule bouteille présente dans son frigo, attrapa ensuite deux verres et un paquet de chips puis retourna dans le salon poser le tout sur la table basse. Quelqu’un ignorant le handicap des deux hommes ne pourrait deviner qu’ils étaient aveugles tant ils savaient l’un comme l’autre se mouvoir dans l’espace aisément. Il s’assit sur le canapé et commença à servir les verres. « Alors ? Qu’est-ce qui t’amène ? Je doute que ce soit uniquement pour te moquer de moi et de ma lecture extrêmement lente de ton pavé antique ! »
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Keenan patientait, appuyé sur sa canne, devant la porte de la maison d'Aloysius. C'était ce qu'il y avait de pratique avec une canne. Nul besoin de trouver un siège, elle pouvait en faire office assez aisément, si on savait comment poser tout son poids dessus. En vérité, dans son quartier, l'oracle n'en avait pas besoin. Celui ci était assez souvent désert, et ceux qui le traversaient bien souvent prévenants, pour qu'il puisse se déplacer sans problème. Mais il y avait une question d'habitude. A l'université, il ne pouvait penser se déplacer sans, avec tous les étudiants qui courraient à droite et à gauche comme s'ils avaient le diable aux trousses. Tout ça parce qu'organiser un emploi du temps demandait du temps et de la concentration, et que les jeunes adultes ne possédaient ni l'un ni l'autre. Du moins ils le pensaient. Aussi, il prenait l'objet bien souvent. On lui avait un jour proposé de prendre un chien à la place. Un chien. Il n'avait aucune envie de s'affubler d'un tel animal, ni de s'en occuper. Le brun n'avait jamais été vraiment doué avec les animaux. Il n'était pas adepte des caresses, ni même des marques d'affection en public, et en privé ... Il se limitait. On était donc d'accord pour dire qu'un chien n'était pas vraiment l'idée du siècle quand on en venait à lui, il préférait de loin la compagnie d'un bouquin que d'un clébard.

Et en parlant de livres, si ses souvenirs étaient totalement exacts, il en avait prêté un il y a peu à l'homme qui se tenait désormais à ses côtés, pendant qu'il franchissait le pas de la porte. Il fallait qu'il soit honnête cinq minutes. Keenan savait pertinemment que ce genre de lecture ne lui plairait pas le moins du monde. L'Histoire était pour beaucoup un ramassis d'hypothèses impossibles à prouver, et dignes d'un mauvais roman. Keenan avait pourtant su y trouver bien des informations qui lui ont été précieuses quant à la compréhension de sa vie actuelle, ou du moins de l'environnement dans lequel il évoluait. L'oracle secoua la tête en entendant la réplique de son ami, non sans lui offrir un sourire. Certes, on aurait bien pu lui dire que ni lui ni Aloysius  ne pouvait voir l'autre sourire, mais un sourire s'entendait toujours énormément par la voix. Les voyants ne s'en rendaient peut-être pas compte, ils n'en avaient pas besoin. " Tu es au courant que je n'ai rien d'un archéologue, pas vrai? J'ai tendance à me baser sur des écrits, pas des bouts de cailloux." Il y avait une espèce de guerre implicite entre les archéologues et les historiens, notamment au sein de l'université, où Keenan aurait clairement pu donner le nom de Némésis au professeur d'archéologie grecque et romaine, Niklas Alinov. La différence des méthodes, bien que complémentaires, les plaçaient souvent en désaccord sur les faits et les idées principales. Sur des détails, principalement, mais tous les détails comptaient. " Je croyais que tu aimais les romans de fantasy. Mais tu ne sens pas les choses de façon assez critique. Ou peut-être trop. Il y a bien des moyens de savoir comment se déroulait les événements à l'époque, et très souvent, les écrits le font à notre place. ça a l'air inconcevable et pourtant ... Il y a bien entendu une marge d'erreur, mais elle est plutôt minime comparé aux informations contenues." Il se posa sur le canapé en attendant que Aloysius revienne de la cuisine. " Du soda ira très bien, du coup !"

Il entendit son ami revenir et poser le tout sur la petite table en face d'eux, et ne se gêna pas pour se servir. La question, légitime, que lui posa son hôte le rendit silencieux pour quelques secondes. Il réfléchissait à comment aborder le problème. Keenan ne connaissait pas vraiment énormément d'oracles. Il y avait bien Violet, cette jeune femme qui semblait découvrir son don, mais qui restait sans réelle conscience de ses pouvoirs et de comment les utiliser. Il y en avait eu d'autres, de passage en ville, qui avaient désormais disparus, morts ou bien partis, comprenant que Bray n'était pas une ville réellement sûre. " Jackson est en ville, ce serait bien que tu passes le saluer un de ces quatre." Il marqua une pause. " Mais non, ce n'est pas pour ça que je suis là. Je voulais savoir ce que tu captais, depuis une semaine." Autrement dit depuis l'acquisition du grimoire et le retour de Keenan de Sibérie. Il voulait savoir si sa situation était exceptionnelle, s'il était visé, ou si tous les oracles recevaient un avertissement.
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Du soda ce sera. Il était en train de servir les verres quand il entendit la réponse de Keenan. Jackson était en ville ? De toute la famille de Keenan c’était sans doute le seul qu’il acceptait de rencontrer. Non pas que la famille de Keenan était insupportable mais depuis son accident ils avaient tendance à soit le prendre en pitié à coup de « mon pauvre Aloysius ! Heureusement que Keenan peut t’aider ! », soit au contraire oublier qu’il ne voyait désormais plus et lui sortir alors un « Tu as vu ça Aloysius ? Oh…pardon, bah non tu peux plus ! ». Jackson était sans doute le seul à ne pas faire état de l’état d’Aloysius justement ! Du coup, il faisait des bourdes, lui sortait de temps en temps des « regarde ça ! » mais en riait et passait simplement à autre chose. Bien sûr, la famille de Keenan n’était pas la seule à faire ça, en fait, tous les gens qu’il connaissait faisaient cela. Des fois, il en venait à souhaiter avoir été aveugle de naissance comme son ami. Il sourit et attrapa la main de Keenan pour la guider jusqu’à son verre. « Pourquoi pas ! Le connaissant, il nous fera sans doute sortir dans les bars, histoire de nous encanailler quelque peu, comme le dirait les vieux croûtons de la faculté ! » Il attrapa alors son propre verre et but une gorgée tandis que Keenan lui posa la question concernant la véritable raison de sa venue.

Il réfléchit un moment, qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir dire par là. Savoir ce qu’il captait depuis une semaine ? Il répondit alors à son ami « Bah…en fait, rien. Je ne capte rien depuis près de deux semaines là, enfin si j’ai capté ce que j’ai pris pour des numéros du loto. Je les ai joués mais j’ai perdu ! En fait, c’était le numéro du plombier que j’ai dû appeler pour la fuite d’eau qui s’est déclenché dans ma salle de bain ! ». Il finit son verre et prit ses aises sur le canapé. Il se doutait que ce n’était pas ce que son ami aurait voulu entendre, cela pouvait se deviner au son de sa voix mais il n’allait pas non plus lui mentir et lui dire qu’il captait quelque chose alors que non ! « Sinon j’ai commencé à capter une chaine de télévision supplémentaire, c’est pas mal du tout, c’est plein de documentaire historiques ! Ça me permet de suivre ta passion, d’essayer de comprendre ton intérêt pour et surtout c’est un excellent somnifère ! » Il se mit à rire de sa propre blague. Il avait l’impression que Keenan avait besoin de se changer les esprits. Il semblait avoir peur de quelque chose…enfin non…pas peur…soucieux ! C’est plutôt cela, il avait l’esprit préoccupé par quelque chose.

Aloysius, se pencha en avant, les coudes posés sur les genoux et posa une main sur le bras de son ami. Il sourit légèrement en coin, pas malicieusement mais bien avec son air de compassion, même s’il ne pouvait être vu de son ami. « Alors ? Dis-moi ce qui t’arrive ? Je l’entends bien à ta voix que quelque chose se passe, que tu es préoccupé ! Tu sais bien que je suis là pour toi ! Je l’ai toujours été depuis l’enfance, ça risque pas de changer…sauf si toi tu veux plus de moi en tant qu’ami mais alors je m’interrogerai sur le pourquoi du comment de la raison réelle du refus. ». Il attendit que son ami lui réponde. Il commençait à s’inquiéter pour Keenan, de l’inquiétude presque fraternelle.
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Keenan n'avait jamais eu beaucoup d'amis. A l'université, si, il avait su se faire un réseau, mais c'était comme partout, il avait beau être resté dans les environs, c'était rare, même pour lui, d'avoir gardé contact avec tous ceux qu'il avait dans ses carnets. Il n'avait qu'Aloysius, mais lui, ça remontait bien avant, il fallait l'avouer. On ne peut pas dire qu'il ait vraiment gardé contact avec Sally, ils n'avaient pas divorcé pour rien, et c'était totalement sa faute. Bizarrement, cela dit, il ne l'avait jamais vraiment regretté, la relation prenant trop vite la route de l'habitude, et l'amour ayant disparu entre eux depuis bien trop longtemps. Alors ne pas savoir ce qu'elle devenait depuis qu'elle avait quitté le continent ne lui posait pas de problèmes majeurs. Enfin, il y avait eu Ella. Sans doute aurait-il pu retomber amoureux, flairant ses problèmes sans qu'elle ne les explique. Les tourments, ça le faisait fonctionner, quelque chose ne devait pas tourner rond chez lui, il n'y avait pas d'autres solutions. Tout ça pour dire qu'Aloysius était le seul connaissant son cousin. Il était donc quelque part presque obligé de lui annoncer sa présence en ville. Jackson était beaucoup plus ouvert et sociable que lui, c'était d'ailleurs quelque chose de plutôt bon, ce dernier le forçait quelque peu à s'ouvrir vers les autres. Il eut un petit rire face à l'exclamation de son ami, alors qu'il portait son verre à ses lèvres. " Ce ne serait pas un mal, ça fait un moment que je n'ai pas pris le temps de sortir pour boire une bière." Il fallait dire la vérité, l'oracle avait d'autres problèmes, bien plus sérieux, qui retenaient son attention. Il se demandait encore comment les autres membres de l'organisation faisaient réellement pour assumer une vie de famille ou ne serait-ce que sociale avec le boulot qu'ils tuaient chaque jour. Le double boulot.

La répartie du McKay le fit sourire, alors qu'il secouait la tête. Les esprits s'agitaient, et bien trop pour que ce soit supportable. Du moins pour lui. Il avait encore du mal à comprendre tout ce qui se disait tellement le flux était intense. Ce n'était pas vraiment constant, cela dit, et c'était une bonne chose. Parfois, il avait des moments de répit. Mais quelque chose se tramait et il aurait rêvé de savoir quoi. Quelque part, il savait déjà qu'il devait se préparer au pire. " Y a jamais les bons conférenciers sur ces chaînes. Que des vieux avec une voix monotone. Alors je ne t'en veux pas vraiment. Mais le jour où je passe à la télé, t'as intérêt à pas m'utiliser comme somnifère."

Keenan n'avait jamais avoué son appartenance aux Dux à Aloysius. Premièrement parce que dans organisation secrète, il y avait bien le mot " secret" , qui perdait tout son sens lorsqu'on en parlait à tort et à travers, et deuxièmement parce que l'image des Dux, depuis la mort de la sirène, n'était pas véritablement au top. En vérité, elle passait pour la pire qui soit. Ce n'était donc pas une solution de se déclarer pro-terroristes, même s'ils n'en avaient que le nom. Le jeune homme soupira, avant de se passer la main dans les cheveux. Il aurait pu écrire un livre sur ce qui n'allait pas. " Je reçois des signaux. Des cris majoritairement. Les esprits sont en ébullition et ils ne vont pas tarder à me rendre fou." Bien entendu, en laissant de côté le fait que ça arrivait à Keenan par ses choix passés, par la réception du grimoire.
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