(birdie&maverick) always hanging where the thugs at

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birdie&maverick


Inhale, expire, avale cette fumée qui remplit tes poumons, te libère un instant de cette douleur qui semble constante dans ton corps, dans ta vie, tu avais envie d’enlever ton bras, de le détruire, d’éliminer la douleurs, mais elle était toujours là, ton bras n’étais déjà plus, tu ne savais même pas pourquoi il continuais à te faire souffrir, tu ne comprenais pas, tu ne voulais pas comprendre, alors tu fumais, fumer jusqu’à ce que la douleur se libère, jusqu’à ce que tes pensées soient capable de former un flot constant dans ton esprit, jusqu’à ce que tu soit capable d’oublier ton bras manquant, cette douleur constante qui te transformait, t’empêchant de réfléchir, d’agir. Tu l’avais mal pris au début, la perte de cette partie de toi, mais tu n’étais pas du genre à t’arrêter sur le passé, n’est-ce pas? Tu n’aimais pas ressasser un passé qui n’existait plus depuis longtemps, tu ne le retrouverais pas ton bras, tu n’en aurais pas un nouveau qui pousserait pendant la nuit, non, alors tu t’étais levé un matin, tu avais enfilé la prothèse qui trainais sur ton bureau et tu avais avancé, parce que c’est tout ce qui te restais, tu ne pouvais plus reculer, tu ne pouvais plus retourner en arrière, tu étais pris dans le présent, un bras en moins, un rire sur le bord des lèvres. Tu avais bien des défauts, loin d’être parfait, mais personne ne pourrais jamais t’accuser de t’apitoyer sur ton sort, tu ne l’avais jamais fait.

Alors tu te levais, ton joint toujours entre tes lèvres, tu pris ta planche, un instant, tu regarda le piscine de béton devant toi. Tu avais été assis sur le rebord du module depuis des heures, regardant les autres prendre leurs planches et descendre, le soleil c’était couché et il ne restait que toi et ton joint, la lumière du lampadaire illuminant difficilement le skate park. Mais toi, tu pris ton courage à deux mains, embarquant sur ta planche, un sourire au lèvre, tu te pris un léger élan et du descendit la pente abrupte de la piscine, elle était désigné spécialement pour les planches, tu y avais pratiquer toute ton enfance, ton adolescence, tu y avais passé ta vie lorsque tu avais été jeune. Si tu n’étais pas avec Alexis, tu étais ici avec tes amis, à fumer joint sur joint, à rire, déconner, à faire des graffiti sur les modules, tu avais eu ta place ici, tu avais voulu y revenir. Tu avais connu les parois de ce module par coeur, tu connaissais la moindre craque, la moindre bosse, le moindre défauts, mais maintenant, neuf ans plus tard, tout avait changé, ce n’était pas la même. Il t’avais semblé que beaucoup plus de jeune y séjournait maintenant, alors qu’auparavant seul les bums y traînait. Toi, tu avais décidé que quant à passer tout ton temps au parc, tu apprendrais la planche. Tu avais eu de nombreuses chutes, tu n’avais pas été très doué au départ, mais tu avais atteint un niveau acceptable, tu était meilleur que tes amis, mais tu n’aurais jamais fait les xgames­.

Et alors que tu t’élançais, arrivais en bas, profitant de ton élan pour remonter la parois face à toi, te penchant, déposant ta main au sol pour mieux tourner, descendant de nouveau, remontant une autre partie de la piscine, et tu ne l’as vis pas dans le noir, cette craque profonde qui n’était pas là neuf ans auparavant, mais tu l’as senti, perdant l’équilibre, tombant sur le dos, ta tête allant cogner contre le béton, et toi qui glissait doucement vers le centre de la piscine, tu grognais sous la douleur un instant, tu resta sur place, sans bouger, ton joint toujours entre tes lèvres, étendu au sol comme une étoile de mer, tu regardais le ciel. Tu le savais, avec ton bras, ton vrai bras, tu aurais sû reprendre ton équilibre, ne pas tomber, maintenant, il te fallait réapprendre, ton équilibre tu l’avais quelques peu perdu n’est-ce pas? Ce n'était plus la même chose maintenant, alors tu restais au fond de ton trou, fumant cette fumée magique, tu remonterait plus tard, réessayerais, tu ne lâcherais pas de sitôt, mais tu étais bien maintenant.


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Tu t’es endormie en plein milieu de l’après-midi, squattant les bras de Morphée, dans ce parc qui t’es tant familier. T’as passé pas mal de ton enfance ici, à traîner dans le coin pour ne pas rester seule dans ta baraque avec les parents qui n’ont jamais eu de temps pour toi. De l’amour oui mais pas de temps. Crever d’ennui ça t’a vite fait prendre le large et t’as fait de l’extérieur, une grande maison sans toi. Il te fallait juste de quoi t’accrocher pour pouvoir tenir la route et t’as toujours trouvé de quoi. T’en as pas reconnu des gueules par ici, ils se sont tous barrés loin. Loin de Bray ou loin de toi, plus ancrés dans la vie active sans doute. Au fond, t’en sais rien, certains ont peut-être crevé dans le caniveau que tu n’aurais pas su. C’est pas comme si ça t’importe de toute façon : les gens c’est pas fait pour durer éternellement. C’est comme les yaourts, y a une date de péremption dessus. T’as pas pu retenir la fatigue de t’emporter aujourd’hui, peut-être qu’un jour, toi tu te réveilleras pas. Aujourd’hui si.  T’ouvres tes yeux et t’essuies un vestige de l’arme au creux de tes yeux, preuve que ton sommeil est loin d’être la mélodie du bonheur. L’inconscient sait tout ce que tu tentes de fuir chaque jour qui passe. Parfois t’as envie de crier mais tu tues la douleur avec tes cachets. Tout pourvu que ce soit assez puissant pour évincer la réflexion. T’es complètement seule et t’aimes pas ça mais t’as déjà entendu dire que tu crèveras seule et toi tu as ris. Tu t’en fous de ce qu’on peut te dire. Pour t’atteindre faut encore que tu veuilles un minimum leur accorder du crédit. T’as pas toujours envie mais les autres te sont essentiels. Tu veux pas admettre que la solitude te crève le cœur, c’est tout con. Quand tu te rends compte que le soleil est partie, tu te sens renaître. La torpeur de la journée te semble n’être qu’un souvenir. T’aimes ce noir reposant, qui laisse des mystères, qui camouflent la part d’ombre et les angoisses, qui n’agresse pas le regard. Tu lèves la tête vers les étoiles, tes vieilles amies, tu pourrais les regarder des heures durant parce qu’elles parviendront toujours à apaiser ton âme morcelée par leur splendeur. Tu te redresses, fébrilement et tu fouilles dans tes fringues. Tu dois bien l’avoir planquer dans une de tes poches, ton paquet de clopes et ton briquet. Tu vas la jouer soft ce soir, tu vas juste te griller des clopes normales. C’est que t’as que ça sur toi quasiment, t’as pas fait de réapprovisionnements mais tu tarderas pas à le faire, avant que tes mains ne commencent à trembler. Manquerait plus que tu puisses pas tenir un verre dans tes mains sans en verser partout. Tu trouves finalement ton poison dans ta veste, et tu allumes ta clope. Tu sais pas trop c’est quoi le programme de ce soir, en tout cas, tu refuses de crever d’ennui dans ce parc. Va te falloir bouger, trouver une bouée de secours. C’est rare que tu sois à court d’idées. La fumée s’échappe de tes lèvres et dans l’obscurité faiblement éclairée par un lampadaire miteux, tu trouves ça beau… Ces volutes transparents qui s’enfuient vers ailleurs pour se dissoudre dans l’atmosphère.

T’entends un bruit un peu plus loin mais t’y prêtes pas tant attention  au début. On dirait le son que ferait un skate roulant sur le béton de l’infrastructure qui se trouve un peu plus loin. T’as juste à faire deux trois pas pour un jeter un œil alors tu lèves vite ton cul, trop curieuse de savoir si t’es seule et que tu as des hallucinations auditives ou si y a bien quelqu’un qui fait son show en pleine nuit. Tu tires une bouffée. T’en as pas fait beaucoup de skate quand t’étais ado, tu venais surtout pour traîner avec les autres. T’es bien montée une ou deux fois sur une planche mais si descendre une petite pente est simple, la rampe et cette sorte de piscine, c’est une autre galère. T’aimerais bien savoir faire ça mais les seules fois où tu as tentée l’expérience t’as failli te casser un bras et pas que ! T’es là sur le bord du terrain au moment où il chute. Une silhouette masculine que tu as vu heurter le sol violemment. Tu te dis que c’est un bel abruti mais ça t’intrigue de savoir pourquoi il pratique le soir. Ta curiosité te pousse à descendre dans la piscine, manquant de tomber, pas encore bien éveillée et pas bien habituée à l’obscurité. Après sa chute, tu le vois plus trop bouger ton énergumène, tu pourrais presque le croire mort. Sauf qu’il y a de la fumée qui s’échappe vers le haut alors tu t’approches encore plus et tu te penches au dessus de sa tête. « Jolie chute ! Tu dois avoir la tête bien dure. » T’attends pas qu’il accepte ta présence et t’as pas bien vu ses traits mais pendant un instant ils t’ont paru familier. Il doit te rester des résidus de drogue dans le corps… peut-être… Tu prends tes aises et tu t’allonges juste à côté. Ta clope au bec, que tu prends entre tes doigts. Tu tournes la tête et l’observe, c’est fou comme ça te parle sa gueule « Tu m’rappelles trop un vieux pote… »


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Tu regardais le ciel au dessus de toi, le ciel noir, les étoiles caché par les lumières de la ville, mais tu ne te relevais pas, tu n’en avais pas vraiment envie, pas tout de suite, ta tête résonnait encore un peu du choc que tu venais de recevoir, c’était quoi l’idée de faire ça la nuit aussi? Mais tu le savais, t’avais seulement pas envie que les gens voient ta maladresse, que les gens voient combien tu en avais perdu. Plus personne te connaissait ici, tes vieux potes semblait être partit faire leurs vie ailleurs qu’au skate park, dans le fond tu n’était pas vraiment étonné, aucun d’entre eux n’avait vraiment fait ça pour l’amour du sport, mais plus parce que c’était considéré un peu rebelle d’en faire. Mais toi, toi tu avais développer un amour pour ta planche, tu n’avais jamais arrêté, même en Afghanistan tu l’avais emmené, tu t’étais fait une petite rampe avec des partenaires qui aimait autant ça que toi, et vous vous pratiquiez, quand vous n’aviez rien à faire. Et dieu seul sait combien de temps vous aviez à perdre entre les combats, les missions. Une tête apparaissant au dessus de toi, te félicitant pour ta chute. Et toi, tu ne l’as reconnu pas tout de suite, son visage dans l’ombre, en contrejour avec la lumière d’un lampadaire qui éclairait doucement derrière elle. Un doux rire éclatant de ta gorge. “C’est surtout le béton qui est dure si tu veux mon avis.” Elle vient s’étendre près de toi, fumant sa clope alors que tu fumais ton joint. Tu tira dessus, un instant, avant d’arrêter soudainement, de tourner la tête vers elle. Et putain, finalement tu avais toujours de tes anciens potes qui trainait au skate park, et d’entre tous, c’était elle que tu t’attendais le moins à voir, après tout, c’était l’une des seule qui n’avait jamais réellement maitriser l’art d’une planche à roulette, mais tu était content de la voir, tu avais eu de beaux moments avec elle, à rire, fumer, peu importe. “Parce que tu ne te rappelle pas de moi? Putain Birdie, après neuf ans j’aurais cru à un meilleur accueil de ta part. Ils sont où les cris de joie?” Tu ne t’attendais pas vraiment à des cris de joies, après tout tu n’en avais eu aucun depuis ton arrivé, au contraire. Tu avais eu cette engueulade avec Alexis à la falaise, tu avais eu cet échange incompréhensible avec ta soeur, et tant d’autre que tu n’avais même pas été voir récemment. Castiel, Quinn, tant de personne que tu avais considéré comme des amis et que tu n’avais même pas encore pris le temps d’aller voir, de les avertir que eh, tu étais de retour en ville, mais ce n’était pas ton style, surtout pas après neuf ans. Beaucoup d’eau avait coulé entre les ponts depuis que tu était partie, depuis que tu t’était fait enfermé, mettre en prison. Tu tirais sur ton joint, un petit sourire au lèvre, avant de tendre le bâton magique à celle qui était couché à tes côtés. “T’en veux?” Tu ne savais pas si elle fumait encore, tu savais juste que dans le temps, vous l’aviez fait ensemble, vous vous allumiez un joint, à ce même endroit, seulement éclairé par la faible lumière du lampadaire, et vous aviez rit, en vous partageant un rouleau d’herbe, riant jusqu’au éclat, jusqu’à ce que tes côtes te brûle. Tu ne savais pas ce qu’elle était devenu, tu n’en avait aucune idée, mais elle avait peut-être la nostalgie, comme toi, de ce temps révolue où vous fumiez pour le plaisir. Ce n’était plus le cas maintenant, du moins, pas pour toi, tu ne fumais plus pour avoir du plaisir, mais pour apaiser la douleur qui te déchirait, celle de ton bras, mais aussi celle de tes souvenirs. Tu fumais pour rester sain d’esprit, c’est tout ce que tu pouvais faire, tout ce que tu avais le courage de faire. Tu pourrais bien aller consulter, mais tu ne pouvais pas te retrouver mise à nu devant un parfait inconnu, tu ne pouvais pas laisser un être fouiller le moindre de tes souvenirs, mais surtout tu ne pouvais pas les revivre à la lumière du jour. Tu n’en avais pas la force.


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birdie&maverick


T'aimes bien te caler là quand t'es en rade de souvenirs, quand t'essaies de te rappeler au mieux de ce qu'il y a eu avant dans ta vie. Ouais t'as eu des souvenirs mais tu parfois tu crains qu'ils s'effacent comme ceux qui te liaient à tes parents. T'as tellement pas fait l'effort de les retenir qu'ils sont partis s'évanouir dans les airs comme la fumée qui s'échappe si souvent de tes lèvres. Tous les gamins qui traînent ici te sont plus aussi familiers qu'avant, les autres ont vieilli et on fait leur vie. Le p'tit oiseau que t'es ne s'envole pas bien loin, tu pourrais te barrer de cette ville. T'aurais pu quand t'y as perdu tes attaches mais à la place, t'as préféré t'en trouver d'autres. Tu es toujours en train de vivre dans le passé ou dans ta bulle, hors du temps présent. Vieillir et mûrir t'y songe même pas. Tu en évoques même pas le sujet, ça ne te concerne pas. C'est plutôt le soir que tu viens cramer ta vie ici quand tu sais plus où dormir, quand tu veux pas fermer les yeux dans les rues en elle-même. Tu seras bien plus à l'aise dans ce parc même si la fréquentation du coin reste la même. T'as grandi dans la rue de toute façon, avec des inconnus. T'aurait pu tomber sur les mauvais types mais t'avais plutôt eu de la chance la plupart du temps. Sur le nombre de personnes dont t'as croisé la route, t'es tombé sur des gens assez marrants. C'était le bon temps, vous étiez les rois du monde  parce que vous étiez jeunes et cons. T'étais une gamine qui cherchait de l'attention, t'avais besoin de te sentir aimée et chez toi, t'avais de pauvres sourires et de la compassion parfois un peu de pitié. Pas le temps pour tellement plus. Dehors tu as eu une place, t'en as trouvé une. C'était pas la solution, ce fut juste la tienne. Tout ça te fait sourire un peu dans la nuit, t'aimerais trop revivre à cette époque. Les genoux écorchés mais le coeur qui bat à cent à l'heure. Enfin un peu de vie, un peur d'amour. Ce gars qui tombe de sa planche, ça te rappelle TES gars à toi. Tu te dis que finalement y a encore des marginaux ici, qu'au fond les temps changent mais y aura toujours des personnes à rencontrer. T'as pas envie de rester seule dans ton coin. la mélancolie te laisserait passer ta nuit avec les yeux humides. Ce mec, ça te changera les idées alors tu vas jeter un oeil à  sa carcasse étendue. Ton entrée en la matière est un peu intrusive mais t'es comme ça et tu vas pas changer tes habitudes. Avec toi, ça passe ou l'inverse. Tu as une préférence pour la première idée mais bon t'y peux rien. Y a quelque chose de familier dans ce rire qui éclate en retour comme une réponse. Toi ça te plaît bien, ça te rassure un peu. T'as pas grand chose à ajouter, tu hausses vaguement les épaules et réponds un "pas faux" Il est en vie, pas blessé donc tout ça c'est pas super important. Tu t'attardes pas sur des trucs pareils.

T'as pris le parti de t'allonger juste à côté. Le contact avec le béton est froid et rude mais une fois allongée, t'es bien. Tu risques pas de chanceler, de tomber. L'odeur du joint, ça t'arraches un sourire en coin. Y a un moment, des années, t'étais pile au même endroit. A l'époque, vous ne fumiez pas que des clopes et vous ne buviez pas que de la bière. Ta première cuite tu devais avoir quoi ? 12-13 ans sans doute, pas tellement plus. C'est jeune mais t'as commencé tôt à traîner et certains étaient bien plus vieux que toi dans la bande. Loin de te déranger, ce détail t'amusait. T'as toujours cherché des grands frères de substitution où des figures paternelles. Il tourne la tête vers toi et toi tu captes pas vraiment. Ouais, il a une gueule qui t'es vachement familière sauf que tu ne peux pas retrouver un vieux pote ici. Pis ça t'arrive souvent de te faire des films et te planter complètement. Il te rappelle un gars qui faisait du skate par ici. T'as l'impression que le rire de tout à l'heure te fait écho, te rappelant les fois où tu tombais de cette foutue planche et que tu te retrouvais assise sur le bord les genoux explosés charriée parce que c'était pas la première ni la dernière fois que tu tombais. Il tourne la tête vers toi quand tu lui dis qu'll te rappelle quelqu'un. Les mots qu'ils prononcent te font froncer les sourcils et tu le fixes avec intérêt, essayant de retrouver un nom. Enfin un prénom. Putain oui tu le connais. Il t'appelle par ton prénom et tu te mords les lèvres. Sérieux ? T'as pas de cris de joies à lui offrir évidemment, t'es trop empêtrée dans la brume de ton esprit mais tu te souviens parfaitement maintenant et c'est plus des larmes qui auraient envie de monter au creux de tes yeux. T'es encore trop émotive avec ces conneries de retombées. T'as fumé qu'une clope faut dire et faudrait pas trop que ça dure. T'aurais pas pensé le voir là, pour toi, il était parti et il reviendrait plus. C'était comme ça dans ta tête, les gens s'en vont et point. Ils sont plus là. Bran, il est allé en prison et il n'est jamais revenu et ça a brisé ton coeur de gosse alors pourquoi lui serait revenu. Dans ton esprit la logique était telle. Tu prends pas en compte le fait qu'il ait une soeur, pourtant tu le sais. Neuf ans. Forcément que tu as eu un doute merde ! "Tu déconnes ... Mav  putain ! M'en veux pas y fait nuit et puis neuf ans mec, ça fait long. Oh mon pote mais qu'est-ce que tu fous ici ?" Oui pour toi c'est ton pote. C'était pas un des gars dont t'étais le plus proche mais tu l'aimais bien ce gars. Tu te souviens avoir partagé des moments sympa en sa compagnie, sans prise de tête. Des délires et puis un jour, tu lui avais dessiné un faux tatouage. Un truc bien moche... au marqueur ! T'es pas une artiste de renom alors ça ressemblait à rien. Z'aviez trop fumé, l'un comme l'autre. Y restait plus que vous, vous aviez discuté plus longtemps que d'habitude. Bon toi t'avais toujours pas appris à tenir sur un putain de skate, ça vous avait bien faire rire. Il te tend son joint et tu prends "carrément", tu tires dessus et lui rend. T'as un peu l'impression de retrouver ton monde. Une partie en tout cas. "T'étais quand même plus doué que ça sur ta planche avant non ? On aurait presque pu croire que c'était moi là... "


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