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 Les pouvoirs dévoilés (Hunter & Scylla)

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Hunter ∞ Scylla

Une énième dispute venait d'éclater à la maison. Des cris que retentissent, de la vaisselle qui vole en éclat, une porte qui se claque, un cri étouffé dans un coussin, une porte qui s'ouvre, une silhouette qui se dirige en trombe vers la porte d'entrée, quelques paroles dites sous la colère et la porte d'entrée qui se referme sur ma cousine. Voilà comment vient de débuter ma soirée. Ô joie immense, ô plaisir de discuter avec cette tête de mule qui n'en fait qu'à sa tête. Depuis que Madame a appris que j'avais passé un deal avec Hunter, elle me rend la vie impossible. Heureusement qu'elle n'en connait pas les termes, parce que sinon ça serait la fin du monde, autant pour elle que pour moi. Elle ne se rendrait pas compte que je fais ça pour elle, ne voyant que le fait que je puisse la faire chier en l'empêchant d'avoir sa came et en prime de m'envoyer en l'air avec son dealer. Du deux en un me dirait-elle très certainement. Très classe Scylla, vraiment, je savais que tu étais spéciale, mais à ce point là je ne m'y attendais pas ... T'es vraie tarée ma pauvre fille .... T'es pas capable de t'envoyer en l'air normalement alors tu paies pour ça ... et tout un discours dans cette même veine. Parce qu'il était évident que je devais payer Hunter pour m'envoyer en l'air avec lui et que c'était certainement moi qui vendait mon corps ou un truc du genre .... Bon ce n'est pas totalement faux mais c'est pas pareil ... Mais moi je ne voyais pas les choses de la même manière. Je faisais ça pour elle et pour Kelan. Je voulais les protéger des méfaits de la drogue, alors j'étais prête à coucher avec son dealer pour qu'il arrête de lui en fournir. Et elle ne se rend pas compte que ça me coûte beaucoup. J'ai perdu ma liberté de voir qui je le voulais quand je le voulais et j'ai perdu aussi ma dignité et mon amour propre. J'ai failli perdre ma meilleure amie avec cette connerie, heureusement que j'ai pu rattrapé le coup ... ou plutôt qu'Alexis est vraiment parfaite comme fille, parce que sinon je me retrouverais bien seule.

Mais était-ce si différent de ce qu'elle pense au final ? Je me prostitue bien pour qu'elle ne se drogue plus ou en tout cas plus avec la came de Hunter. Et au fond, j'ai beau dire ce que je veux, j'aime ça. Je crois que c'est le pire dans cette histoire. J'ai beau crier sur tous les toits que je fais ça pour elle, au final je me demande si je ne le fais pas aussi un peu pour moi. J'y ai trouvé mon compte dans cette histoire et c'est atroce de penser ça. J'aime sa façon de me faire l'amour. J'aime son désintérêt. J'aime sa façon de me regarder. J'ignore ce qu'il pense mais parfois j'aime à croire qu'il tient un peu à moi. C'est stupide, surtout qu'on parle d'Hunter, mais n'ai-je pas le droit de me bercer d'illusions ? J'aime la bulle dans laquelle je suis quand je suis dans ses bras. Ca ne dure pas éternellement, malheureusement pour moi, il prend trop plaisir à la détruire à chaque fois qu'on se quitte, d'une façon ou d'une autre. Mais pendant un temps, je me sens en sécurité, j'ai l'impression que rien ne pourrais m'arriver, qu'il serait là pour moi. N'est-ce pas ce que ressentent les gens en couple ? J'avoue que je n'ai pas trop de points de comparaison, mais j'aime à croire que d'une certaine façon, notre association forme un couple, certes atypique et étrange, mais un couple malgré tout. Mais tout ça, personne ne pourra jamais le comprendre et je doute qu'Hunter non plus ne puisse le comprendre. Il est si ... inaccessible et froid et cruel et étrange et .... bordel, je ne vais décidément pas bien, il y a un truc qui cloche là haut. Peut-être que je devrais me faire soigner, me faire interner pour quelques temps, juste histoire qu'on me répare. Enfin si on peut me réparer, ce que parfois je doute. « C'est rien t'inquiètes, je vais ramasser. Vas à la bibliothèque pour bosser ton devoir, ne t'occupes pas de moi, ça va aller. Je vais aller prendre l'air un peu au bord de la plage, ça ira mieux. » J'échange quelques mots avec mon cousin, inquiet. Il voudrait m'aider, réparer ce que sa soeur prend plaisir à détruire, me consoler, être là pour moi comme je suis là pour lui. Je lui fais un câlin, je l'embrasse sur la joue et je le laisse s'en aller. Mon bébé a bien grandi, il est presque un homme. J'en suis parfaitement consciente mais ça ne m'empêche pas d'avoir envie de le protéger. C'est viscéral même, je ne peux pas m'en empêcher. Je ne veux pas être mère, je serais comme la mienne, hyper protectrice et ça me fait peur. Je le vois avec Kelan, j'ai du mal à lâcher prise, à le laisser prendre ses propres décisions. Depuis qu'il vit sous mon toit, je joue le rôle de sa mère et ce n'est pas bien, j'en suis bien consciente mais je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi. Je serais étouffante comme mère, je ne veux pas l'imposer à un être humain ... en dehors de mon cousin, pour lui c'est trop tard.

Je nettoie l'assiette qu'a cassé ma cousine et je file par la porte de derrière. J'ai besoin de me dégourdir les jambes et de me défouler un peu, parce que là je vais péter un câble. J'en ai marre, rien ne va, tout va de travers et ça me saoule. Si ma cousine apprend l'arrangement avec Hunter, elle va le balancer à mes parents et ça en est fini de moi. Ils ne vont pas comprendre, ils vont être déçus et inquiets, mais ça ne servira à rien, parce que je suis une grande fille et que je sais ce que je fais ... ou pas d'ailleurs mais ce n'est pas grave, je veux qu'on me laisse foncer dans le mur si je veux. Je me retrouve au bord de l'eau, mon refuge. Je me sens si bien avec Elle, Elle est ma bouée de sauvetage. Je regarde les alentours, mais pas âme qui vive. Tant mieux, c'est le moment idéal pour laisser aller mon pouvoir, lui détacher la laisse et le laisser s'exprimer. La mer commence à s'agiter, les vagues grandissent, grossissent. Je suis consciente qu'il y a peut-être des êtres marins en cet instant à proximité mais je ne vais pas m'empêcher d'user de mon pouvoir pour leur faire plaisir. J'ai eu certes très peur avec Castiel, mais ça ne m'étais jamais arriver avant, j'ai envie de croire que c'était qu'un malheureux hasard, rien de plus. J'aime faire des formes avec des boules d'eau que je forme, ça développe ma créativité et ça m'amuse. Je suis tellement concentrée sur ce que je fais que je ne me rends pas compte que je ne suis plus seule. Bravo Scylla, bien joué !
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Ce poing dans ton âme, pesant sur ton coeur, sur ton esprit, t’empêchant de réfléchir, pas tant que tu ne la verrais pas, saurais qu’elle était saine et sauve, qu’elle n’avait pas bougé alors que tu étais partie en Sibérie, qu’elle ne s'était pas enfui de toi, de ce que tu lui faisais, de ce que tu représentais pour elle. Tu avais ce poids sur ton âme qui ne voulais pas partir, qui ne voulait pas disparaître, tu étais revenu depuis seulement quelques jours, et déjà tu pouvais le sentir peser sur tes épaules, tu avais besoin d’elle et ça te coûtait de te l’avouer. Tu ne voulais pas de cette emprise qu’elle avait sur toi, tu ne voulais pas souffrir de nouveau, tu avais cru avoir fait une croix sur ton passé, sur la douleur de l’âme, tu avais cru avoir laissé le tout derrière toi, quatre siècles plus tôt, tu avais voulu ne plus rien ressentir, ne plus t’attacher, ne plus être en partie humain. Tu avais voulu changer, tu avais voulu devenir un autre, un être froid et détaché, et pendant un temps tu avais réussi, pendant un temps tu avais revêtu ce masque avec succès, tu avais été celui que tu voulais être, tu n’avais laissé personne traverser le mur de glace qui t’entourais, mais elle était apparu tel un fantôme du passé, elle était tel que tu l’avais vu quatre siècles plus tôt, mais ce n’était pas elle, ce ne pouvait être elle, mais tu étais resté tout près, jusqu’à l’attaché à toi dans un contrat impossible. Tu n’y avais pas cru quand elle avait accepté, non. Tu avais continué, avec ce masque, détruisant ses espoirs, te complaisant dans cette bulle confortable pour mieux la détruire après. Tu avais cru que si elle ne pouvait s’attacher à toi, tu ne t’attacherais pas, mais tu ne comprenais pas, non, parce que maintenant, elle était ancré en toi, tu ne pouvais l’enlever de ton esprit, de ta tête.

Et assis sur ton lit, la tête entre les mains, les yeux fermés, tu ne pouvais penser qu’à elle, mais surtout à ta mission, à ce qui c’était passé en Sibérie, le fait que le fameux grimoire, celui que tu avais cru être un mythe, était maintenant dans les mains des Dux Tenebris, et tu le sentais dans tes os, dans tes veines, dans ton âme, que c’était mauvais signes, que tout allait s’effondrer autour de toi. Tu en aurais ris, tu y aurais pris plaisir, tu te serais amusé à pousser le bouchon plus loin, à tout détruire autour de toi, mais cette fois, c’était peut-être parce que tu étais seul, tu n’avais pas à porter ce masque, tu n’arrivais pas à rire, tu n’arrivais pas à voir le bon côté, non, tu ne voyais qu’elle au milieu des décombres. Tu ne voyais qu’elle au milieu du chaos. Et ça te rongeait, ça te détruisait qu’elle puisse être mêlé à ce monde, à cette vie, au chaos. Tu avais envie de la prendre sur ton épaule et de l’amener en sécurité, loin de tout, mais pour la première fois de ta vie, tu résistais, tu te résonnais, parce que tu savais qu’elle n'était rien sans ses amis, sa famille, alors même que toi tu te vantais d’être parfaitement bien seul, elle était l’inverse de toi, elle avait besoin d’eux comme elle avait besoin d’oxygène.

Tu n’en peux plus, tu te levais, ramassais tes clés, partant en direction de la mer. Tu n’avais jamais autant côtoyé la mer, cet étendu sauvage, que depuis que tu avais conclu ce pacte avec elle. Tu n’en avais cure d’être près de cette peur viscérale si c’était pour la voir. Tu te trouvais con, tu te trouvais totalement con, mais tu ne pouvais que voir la vérité en face, tu l’avais dans la peau. Elle n’était plus que le joli jouet qui t’appartenait, tu le savais, et t’avais cette peur qui te prenais par les tripes lorsque tu y pensais, tu ne voulais pas qu’elle ait tant de pouvoir sur toi, tu ne voulais pas que personne ait le pouvoir de te détruire, mais tu l’avais sû dés le départ, à force de jouer avec le feu on finit toujours par se brûler. Alors tu n’avais pas résister et tu y étais maintenant, devant sa maison, la mer rugissait derrière. Il te semblait presque les vagues étaient aussi grosses que lors de soir de tempête, mais étrangement, tu te doutais que ce n’était pas naturel, qu’une journée tel que celle-ci ne produisait pas de vagues monstrueuses. Tu combattis cette peur qui te prenais à l’intérieur, celle qui te criais de te tenir loin des vagues, de cette bête énorme qu’était l’océan, tu la réprima loin au fond de toi, t’approchant de la mer, des vagues, de l’eau, et tu l’as vit, cette femme blonde, celle que tu considérait comme tienne. Tu ne savais pas trop quoi en penser, tu connaissais les tempestaires, ses êtres qui contrôlait un élément en particulier, tu savais qu’ils existaient, tu n’en avais jamais réellement rencontré, principalement parce que tu n’avais pas cherché et qu’ils ne dévoilaient pas leurs pouvoirs au premier venu et disons que tu n’est pas vraiment le genre de type qui inspire confiance. Mais ce poids sur ton coeur, il semblait plus lourd tout à coup, parce que tu savais qu’elle était une proie maintenant, tu ne savais pas ce que le grimoire était capable de faire, mais tu savais qu’à partir de maintenant, elle était de ceux qui étaient en danger. Et soudain, elle s’arrête, te regarde, un sourire mauvais sur tes lèvres, ton masque reprenant le dessus de nouveau. “Subtile comme tu es, bientôt le monde entier sera au courant de tes pouvoirs.” Cette pointe de méchanceté, de mépris, perçant au travers de tes paroles, tout pour qu’elle ne sache pas, qu’elle ne comprenne pas le pouvoir qu’elle avait sur toi, tu préférais qu’elle te déteste qu’elle sache pour cette partie de toi qui était prêt à la mettre sur ton épaule et t’enfuir pour la mettre en sécurité. “On pourrait presque croire que tu es fâchée. Toi, douce Scylla, aurais-tu déjà un problème de cousine qui as trouvé sa came ailleurs?” Tu avais tenu pareil, tu avais arrêter de lui refiler sa drogue, mais tu était presque certain qu’elle était allé voir un autre en ville. Tu n’étais pas le seul qui vendait, tu n’était pas le seul qui avait accès à ce monde qui faisait voler certains avant de les faires descendres en torpilles vers le mur de béton sous eux.
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Je suis tellement prise par ce que je fais que je ne me rends pas compte immédiatement que je ne suis pas seule. Pourtant, après quelques instants, mon radar se déclenche et m'annonce qu'il y a quelqu'un derrière moi. Niveau instinct de survie, on repassera je vous l'accorde. Quand je me retourne, je reconnais Hunter. J'ignorais qu'il était de retour en ville, je n'ai reçu aucun message de sa part pour m'en informer, mais est-ce vraiment étonnant ? Vient-il de rentrer ou est-ce que ça fait quelques jours déjà qu'il est sur Bray, mais il n'avait pas envie de me voir ? Aucune idée et pour être honnête, je crois que je ne veux pas le savoir. Parce que s'il me dit qu'il vient de rentrer, je vais croire que je lui ai manqué et qu'il s'est empressé de venir me voir. Et s'il me dit qu'il est arrivé il y a quelques jours, je vais croire qu'il s'en fout royal de moi. Sauf que dans un cas comme dans l'autre, il s'en fout de moi, c'est évident. S'il est venu juste après son retour c'est certainement parce qu'il a envie de s'envoyer en l'air, rien de plus. Alors je préfère m'abstenir de poser la question, parce que quoi qu'il arrive, je ne vais pas aimer la réponse et je crois que je préfère me bercer d'illusions. J'aurais pu être contente de le voir, parce qu'au fond, ce con m'a manqué. Mais son sourire m'agace déjà, ce qui veut dire que tous les sentiments positifs que j'ai pu avoir pour lui ces derniers jours disparaissent comme par magie. « Qu'il le sache ... je n'ai rien à cacher, je n'ai pas honte d'être une tempestaire ! » Dis-je en parlant fort, comme si je voulais vraiment que le monde entier apprenne mon secret. Ce n'est pas vrai, bien entendu, je n'ai aucune envie de devenir la cible de chasseurs, mais j'ai envie de le provoquer, parce qu'il m'énerve.

Il n'a absolument pas l'air d'être surpris que j'en sois une d'ailleurs, ce qui tend à prouver qu'il est une créature magique lui aussi ... ou alors qu'il est un chasseur et ça ce n'est pas bon du tout. Non pas que ce ne serait pas follement cliché le chasseur tombant dans les bras d'une de ses proies, mais soyons honnête, je doute qu'il ne me plante pas s'il était vraiment un chasseur. Ce n'est pas de l'amour qui nous lie, pourquoi ne m'éliminerait-il pas ? Pourtant il n'esquisse pas un geste dans ma direction pour me faire la peau, s'il est un chasseur, il a peut-être envie de prendre son temps. « Tu n'as pas l'air plus étonné ou choqué que ça, que dois-je en déduire ? Que tu es toi-même un être doué de ... capacités ? Ou alors que tu es un chasseur ? Dois-je me mettre à courir sur le champ ? Ou à tenter de te noyer pour m'en sortir indemne ? » Lui dis-je en créant une grosse vague devant lui, pour lui prouver que j'en serais capable s'il venait à tenter quoi que ce soit sur moi. Oh bien entendu, peut-être que ça me tuerait aussi ou en tout cas ça me demanderait beaucoup d'énergie de le tuer, mais ce n'est pas grave, pour protéger ma famille, je suis prête à mourir. Il me parle de ma cousine, du fait que je suis en colère, prétextant que je suis douce, alors que franchement je ne trouve pas. Alors certes, je n'envoie pas chier tout le monde comme il peut le faire constamment et je ne suis pas aussi sadique que lui, mais je pense avec un petit tempérament qui est l'opposé de la douceur dont il parle. « Elle a découvert que j'avais passé un deal avec toi ... elle n'en connait pour le moment pas les détails mais ça n'avait pas l'air de lui plaire que je me mêle de sa vie ... Quant à savoir si elle a trouvé de la came ailleurs, je ne sais pas ... peut-être ... je vais peut-être devoir me vendre à une autre personne .... » Lui dis-je, provocatrice. Je connais parfaitement bien les termes de notre accord et je sais que je n'ai pas le droit d'aller dans le lit d'un autre, mais j'ai envie malgré tout de le faire chier, rien que parce que ça me fais plaisir.
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Tu avais essayé de contrôler ce besoin que tu avais d’elle, celui de venir la voir, de t’assurer qu’elle allais bien, tu l’avais contrôler du mieux que tu le pouvais, parce que tu savais que tu n’aurais jamais pu afficher ce masque que tu revêtait en sa présence. Ne pas lui montrer ce qu’elle te faisait, ne pas lui montrer le trou dans ton armure, dans ton mur de glace, celui qui repoussais tout être hors de ton système. Non, tu avais voulu te tenir loin d’elle, tu avais voulu te recréez ce masque avant de la voir, avant que tout explose en toi, avant que le monde s’écrase en ton être. Tu n’étais même pas sûre présentement que tu y arriverais, tu n’étais même pas sûre que tu pouvais empêcher cette colère qui grimpait en toi, celle créez par l'inquiétude, par le manque. Tu ne savais même pas si tu pouvais l’empêcher d’éclater alors qu’elle voulait montrer ses pouvoirs à la face du monde. Mais tu le savais, toi, que le monde n’était pas rempli de licorne et d’arc en ciel, non, tu le savais ce côté noir qui revêtait la face du monde, caché dans la noirceur, attendant son heure, tu le savais parce que tu en faisais partie, tu le savais parce que tu était noirceur, tu n’avais rien de bon en toi, tu étais un être de noirceur et de haine, un être de violence et de douleur. Tu connaissais ces parties du monde qu’elle semblait ne pas vouloir prendre conscience. Tu connaissais un monde qui ne voudrait que l’écraser sous sa botte, un sourire au lèvre. Et tu ne peux pas t’en empêcher, de t’approcher un instant, dans un mouvement de colère, la rage brillant dans tes yeux, l’inquiétude plus lointaine, tu la prends par les épaules, la secouant. “Mais putain, tu te prends pour qui? Dieu? Tu n’es rien, rien! T’es pouvoirs? Ils sont ridicules. Tu veux mourir? Tu n’as rien contre eux, loin de ta précieuse étendue d’eau, tu n’as aucun pouvoirs, aucune puissance. Ils t’écraseront comme une fourmi sous leurs bottes.” Tu la relâchais dans un moment de colère, tu ne pouvais pas te contrôler, à l’intérieur de toi, il te semblait que le monde se précipitait dans un gouffre sans fond, tu ne voyais que l’avenir, tu ne voyais que le sang, le sang du passé, du futur, tu ne savais plus, alors tu lui tourna le dos, fermant les yeux, essayant de te calmer, de revêtir ce masque d’indifférence que tu savais si bien vêtir, ce masque qui venait de voler en éclat, tu lui avais bel et bien montré cette partie de toi qui tenais à elle, cette panique qui s’était créez au fond de ton être. Tu n’avais rien pour te protéger contre l’ouragan qu’elle menait au fond de toi, mais tu pris une respiration, te retournant, redevenant cet être froid et méchant que tu avais toujours été avant elle, que tu étais toujours avec tout autre personne. Tu n’avais rien à faire du reste du monde, non, tu n’en avais rien à faire, mais tu ne voulais pas d’un monde où elle n’y serait pas. Tu ne voulais pas d’un monde où son sang viendrais teindre la terre.

Ton regard fixant le sien, un rictus méchant sur tes lèvres, non tu n’étais pas étonné, parce que tu avais toujours vécu entouré de surnaturel, toujours entouré de monstres et de créatures, tu étais l’un d’entre eux, tu savais que le monde regorgeait de créatures, plus que tu ne pouvais l’imaginer, alors qu’elle en soit une, non, ça ne t’étonnais pas. Tu reculais d’un pas lorsque tu vis la vague s’avancer vers toi, tu n’aimais vraiment pas l’eau, c’était plus qu’une simple haine, c’était une peur viscérale que tu tentais de contrôler. Ton regard toujours fixer sur le sien, ce rictus toujours sur tes lèvres, tu essayais d’oublier la tempête d’eau qui semblait se fracasser près de toi. “Tu ne crois pas que tu serais déjà morte si j’avais été un chasseur?” Tu en avais vu, tu en avais côtoyé, principalement parmi les Dux Tenebris, et même encore en Sibérie, non, un chasseur n’aurais pas hésité, alors tu ne dis rien, tu ne révélait jamais ta nature, principalement parce que tu n’aimais pas vraiment que l’on le sache, que tu n’avais pas le total contrôle de toi-même, de ton corps. Non, tu étais au pied de ta magicienne, que ça te plaise ou non. Mais cette fois-ci, tu n’avais rien à lui caché, non, simplement parce qu’elle finirait bien par le découvrir, tu le savais, tu n’étais pas non plus celui qui se cachait à tout prix, alors tu ouvres la main, créant une boule de feu dans le creux de ta paume. Un sourire mauvais sur les lèvres, tu fermais tes doigts, écrasant la boule, la faisant disparaître. Elle pouvait bien assumer ce qu’elle voulait, elle ne savait peut-être même pas l’existence des djinns en fait. “Tu devrais, je vais pouvoir recommencer à lui vendre, c’est plus payant.” Tout pour qu’elle ne suspecte pas le fait que tu irais probablement égorger le premier mec qui poserais sa main sur elle. Tu étais possessif, jaloux, tu n’avais pas beaucoup de qualité pour toi, mais tu n’en avais rien à faire, elle était tienne.
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Sa réaction me surprend parce que pour être honnête, je ne m'attends pas du tout à ce qu'il réagisse comme ça. C'est quoi son problème en fait ? Pourquoi il m'agresse comme ça ? Qu'est-ce que j'ai fais encore ? Et surtout qu'est-ce que ça peut lui foutre s'il m'arrive quelque chose ? Sur le coup je suis surprise, tétanisée presque et sans voix. Je le fixe me "foncer" dessus en colère, m'attrapant par les épaules et me secouant. Je pouvais voir la rage dans ses yeux et sincèrement je ne comprenais pas pourquoi il était si en colère. Il me crie dessus, m'engueule et moi je reste là, bêtement à me laisser faire, comme à chaque fois qu'il s'emporte. Je ne suis pas un être fragile ou sans capacité de se défendre, j'en suis parfaitement consciente et je le crie haut et fort, mais souvent ses colères sont subites, imprévisibles. Il lui arrive de s'énerver contre tout et son contraire et je ne sais jamais quand elles vont éclater. Je déteste ça, je déteste qu'on m'engueule, je déteste assister à une dispute, je ne sais jamais comment réagir ou quoi dire, alors souvent je fais comme si je n'étais pas là, je regarde ailleurs. Mais là il est bien difficile de regarder ailleurs alors qu'il me fixe furieux. Mon coeur commence à s'accélérer et je me demande ce qui va me tomber dessus. Il ne m'a jamais tapé mais franchement parfois je me dis qu'il est à deux doigts de le faire. Pourtant je n'ai jamais eu réellement peur de lui, je ne sais pas c'est étrange, comme si j'avais une confiance aveugle en lui alors que je sais qu'il pourrait en être capable malgré tout. Je vous dis que je suis cintrée, ce n'est pas pour rien. Quand il me lâche enfin, je retrouve mes esprits et je recule d'un pas où deux, pénétrant sans même m'en rendre compte les deux pieds dans l'eau. « Non mais qu'est-ce qu'il te prend ? T'es malade, pour qui tu te prends sérieux ? J'ai jamais prétendu que j'étais Dieu ou que je voulais mourir, arrête ton délire mec. Et tu parles de qui d'abord ? Qui voudrait me faire du mal ? T'es vraiment barré, personne ne sait que je suis une tempestaire donc déjà tu vas baisser d'un ton et tu ne vas plus m'agresser comme ça. C'est la deuxième fois et c'est déjà la deuxième fois de trop ! » Il va trop loin, il me fait peur et je comprends rien à son délire. Est-ce qu'il a testé la poudre de fée avant de venir ? C'est quoi encore son délire ? Il ne pense pas avoir suffisamment foutu la merde dans ma vie ? Je commence à être lasse de ses pétages de plomb, je ne comprends rien à son histoire et il me fait peur.

Si, il marquait un point, je serais certainement déjà morte, même si rien ne prouvait jusqu'à présent que j'étais une tempestaire. En dehors de ce soir, rien n'aurait pu le mettre sur la piste, sauf peut-être ma cousine mais je doute fortement qu'elle soit aussi inconsciente que ça. Elle est peut-être conne et agaçante au possible mais elle est loin d'être suicidaire et stupide au point de révéler sa véritable nature à un parfait inconnu, pire à un dealer. Elle a bien trop d'amour propre pour offrir ce genre de renseignement à un mec comme lui. « J'aurais au moins vécu jusqu'à ce soir, vu qu'en dehors de ce soir, tu ne savais pas ce que j'étais ... » Et visiblement j'étais loin de me douter de qui il était lui aussi. Alors certes entre nous, ça a toujours été une histoire de cul, au bout du compte, mais si j'avais su que je baisais avec un djinn, je me serais peut-être posée la question deux fois. En fait je les ai toujours trouvé hyper étranges et intriguant. Ils ne sont pas de notre monde pourtant quand ils sont invoqués, ils ressemblent à n'importe qui. J'avais toujours cru que je serais capable de les reconnaître, d'une façon ou d'une autre, naïvement, mais j'avais tort et Hunter en était la preuve. Pourtant il était exactement comme nous... Je fixais encore sa main alors que la boule de feu avait disparu. J'avais lu tellement de choses sur eux. Ils peuvent se transformer en un oiseau, leur corps n'est pas confortable et une fois qu'ils ont accompli la mission que leur a confié leur magicien, ils peuvent retourner chez eux, dans le monde des esprits. J'aurais tellement de questions pour lui, si seulement ça n'avait pas été lui. Comment est leur monde ? Sont-ils conscients quand ils sont là bas ? Que font-ils pendant qu'ils ne sont pas invoqué ? Est-ce qu'il a hâte de retourner là bas ? Depuis combien de temps existe-t-il ? ... mais pourrais-je un jour lui poser toutes ces questions ? « Tant mieux tu as bien raison. Et vu qu'elle n'a aucune tune, elle te vendra son corps pour avoir sa dose. Tu coucheras toujours avec une Maddox, au fond tu n'auras rien perdu au change ... Mais fais ça avant sa dose, sinon tu ne risqueras pas de prendre ton pied te connaissant ... Et puis comme ça je n'aurais pas à coucher avec un autre mec dans ton genre et je pourrais reprendre ma vie là où je l'ai laissé ... » Provocation, encore et toujours, je n'arrivais pas à me remettre de la pression qu'il m'avait mise au début de notre discussion. Il m'avait fait peur et la peur était toujours présente et il fallait croire que je me protégeais comme je le pouvais, tant bien que mal.
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“Mon délire? Personne ne sait que tu es tempestaire? Parce que j’imagine que je suis le seul qui aurait pu s’approcher de toi sans que tu ne le réalise n’est-ce pas? Trop concentré dans ce que tu faisais, tu n’aurais vu personne arriver. Mais tu es timbré ou quoi? Tu crois que le monde est joli et que personne ne voudrait la peau d’une tempestaire? Que même si le monde entier était au courant, tu serais en sécurité?” Tu ne relevais pas sa dernière phrase, tu n’en avais rien à faire, la colère, l’inquiétude, la Sibérie, le grimoire, ils te laissaient à fleur de peau, ils te laissaient dans cette état dans lequel tu te retrouvais maintenant, tu avais envie de l’enfermer là où personne ne pourrais la trouver, là où elle serait en sécurité. Dans un autre cas, une autre vie, elle aurait peut-être compris, elle aurait peut-être réalisé que c’était cette partie de toi qui tenais à elle qui te faisait réagir de la sorte, mais elle ne savait rien de toi, ne connaissait rien de toi. Tout ce qu’elle savait c’était que tu étais un enfoiré qui avait fait un pacte avec elle. Tout ce qu’elle savait c’était que tu la considérait comme un jouet. Alors tu ne relevais pas, tu ne baissais pas non plus le ton, non, tu n’en avais cure de lui faire peur à l’instant, c’était en fait, l’effet voulu, tu voulais seulement qu’elle comprenne, qu’elle arrête de faire l’innocente, qu’à force de ne pas faire attention, elle perdrait bien plus que ce qu’elle était prête à perdre. Tu avais envie de la secouer de nouveau, de lui faire réaliser que cette petite bulle sur laquelle elle vivait, elle n’existait pas, et que bientôt, le monde deviendrait beaucoup plus noir que la veille. Tu n’avais aucune idée de ce que les Dux Tenebris préparait, non, tu étais un enfoiré, tu n’avais aucune conscience, c’était certain qu’ils n’allaient pas te mettre dans leurs confidences. Et à ce moment précis, tu le regrettait, parce qu’au moins, tu aurais peut-être pu la protéger elle. Tu n’en avais cure du reste du monde, tu t’en foutais que la moitié des créatures meurent ou disparaissent, hell, tu n’en avais cure de revenir dans ton monde, d’être révoqué, tout ce que tu voulais, c’était qu’elle puisse être en sécurité, qu’elle ne soit pas touché par ce qu’ils avaient prévu, qu’elle ne se retrouve pas au milieu de la tornade qui s’apprêtait à tout ravager. “Ça l’aurais été tellement plus simple que tu sois seulement qu’humaine.” Tu le murmurais seulement pour toi, tu n’étais même pas certain qu’elle puisse t’entendre, mais tu aurais voulu qu’elle ne soit qu’humaine, qu’elle ne soit pas une potentielle cible de ceux avec qui tu trainais par obligation.

Tu te laissais guider par tes émotions, tu te laissais guider par ta peur, alors tu pris une inspiration, fermant les yeux, t’oubliant l’espace d’un instant, oubliant ta peur, tes inquiétudes. Tu ouvrit de nouveau les yeux, un sourire mauvais éclairant de nouveau tes lèvres“Je t’ai déjà dit que je ne couchais pas avec mes clientes, tu sais déjà ce que je fais avec celle qui ne peuvent pas payer. Ça reste tout de même plus payant.” Des menaces, toujours des menaces, mais au fond de toi, tu avais la trouille qu’elle parte, qu’elle mette fin à votre pacte, qu’elle fasse comme elle aurait dû faire dès le début, laisser sa cousine avec ses problèmes. Il n’était jamais bon de se mêler des affaires des autres, même quand on voulait du bien. Mais tu te doutais que même si elle abandonnait le pacte, tu finirais par trouver un moyen de la ravoir dans ton lit. Tu l’avais dans la peau, tu étais rendu
à un point où tu étais incapable de voir un monde sans elle, et ça, ça te terrifiait bien plus que tout les autres dangers qui t’attendais. D’un autre côté, tu ne mentais pas, tu faisais réellement en sorte que les femmes qui ne pouvait te payer finisse par te rembourser d’une manière ou une autre, la plupart du temps tu les vendais à un quelconque proxénète dans les pays asiatique ou de l’Europe de l’est, le marché était fort là bas. Tu te rendais bien compte que selon les normes de la société, ça faisait de toi un total enfoiré, mais tu n’étais pas là pour les beaux yeux de la galeries, tu n’étais pas là pour faire plaisir à ceux qui consommait sans pouvoir te payer, non, tu n’en avais rien à faire, tu le faisais pour l’argent, pour le pouvoir. Tu n’avais jamais été un enfant de coeur, tu n’avais jamais réellement eu de principes ou simplement de compassion, tu n’avais rien à faire du reste du monde, mais elle, cette femme près de toi, elle venait abattre tout ce que tu croyais en, il n’y avait qu’elle qui pouvait te faire perdre la tête.
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Mais qu'est-ce qu'il lui arrive sérieux ? Je ne comprends rien à son délire. Je ne prétends pas qu'il est impossible que personne ne puisse savoir que je suis une tempestaire, mais enfin de là à devenir paranoïa, il y a quand même un gouffre que visiblement il a franchi. Je ne comprends rien à son délire, ni à son insistance de me parler de ma nature de tempestaire. D'accord je ne le lui avais pas dis, mais au delà de sa colère, il n'avait pas l'air plus surpris que ça, c'est à ni rien comprendre. Je fais un nouveau pas dans l'eau, parce qu'inconsciemment, je me sens en sécurité dans mon élément. « Mais qu'est-ce qui t'arrives sérieux ? Pourquoi cette crise de paranoïa ? J'ai jamais dis que personne ne pourrait jamais savoir pour mon pouvoir mais de là à prétendre qu'on va me traquer juste parce que de temps en temps j'utilise mon pouvoir pour me défouler, il y a quand même un monde. Si t'es venu pour me gueuler dessus, tu ferais mieux de repartir, parce que je commence à en avoir marre de tes crises... » Je ne compte pas essuyer d'autres insultes et agressions, pour être honnête j'ai eu ma dose et j'avais espéré d'autres retrouvailles entre nous. Alors certes, je n'irais pas jusqu'à prétendre que j'aurais aimé un bouquet de fleurs, des chocolats ou un diner romantique rien que lui et moi, je ne suis pas si naïve, mais je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il m'agresse de la sorte. D'accord il m'a surpris en train de me servir de mon pouvoir et il est évident que j'ai été imprudente cette fois-ci, mais ça ne veut pas dire que je le suis constamment ... enfin pas que je le sache.

Il marmonna quelques paroles inaudibles. Il faut dire aussi que je m'étais éloignée de lui quand il a commencé à m'agresser et je n'ai aucune envie de me rapprocher pour être honnête. Il me fait peur et je n'aime pas le voir dans cet état. Et maintenant que je sais ce qu'il est, je sais que je suis en sécurité dans l'eau, en théorie un djinn ne va pas s'aventurer dans l'eau, certainement pas volontairement et ça m'arrange. Bon évidemment il peut toujours me lancer des boules de feu, mais s'il avait eu envie de se débarrasser de moi, comme il l'avait si bien dis, il l'aurait fait depuis longtemps. « Je ne comprends pas quand tu parles dans ta barbe... » De toute façon si c'est pour l'entendre m'insulter peut-être qu'au final c'est mieux que je ne puisse pas l'entendre au bout du compte. On parle de ma cousine ensuite et du fait qu'elle a peut-être trouvé un nouveau dealer. Je lui conseille de coucher avec elle pour qu'elle le paie en nature parce que sinon il ne verra jamais la couleur de l'argent. Mais visiblement il a une autre notion de la chose et j'ai un vague souvenir qu'il me l'avait déjà suggéré la première fois qu'on a eu cette discussion. Mon estomac se contracta. Visiblement ce voyage en Sibérie ne l'avait absolument pas changé, limite il l'avait rendu plus exécrable qu'il ne l'était déjà, quelle aubaine. « Je constate que ton petit road trip en Sibérie ou je-ne-sais-où ne t'a pas rendu plus sympathique ou de bonne humeur. Donc si je comprends bien aujourd'hui, soit tu m'insultes, soit tu m'engueules, soit alors tu me menaces ... charmant tableau. Finalement tu ne m'as absolument pas manqué, tu peux repartir de là d'où tu viens ... » La provocation n'eut pour effet que de le rendre encore plus méchant qu'il ne l'est ordinaire, ce n'était définitivement pas une bonne idée. De toute façon avec lui, je n'ai jamais de bonnes idées, sauf que je l'oublie trop souvent. Je ne veux pas me plier à ses exigences, je veux rester moi-même, sauf que le problème c'est qu'on se prend constamment la tête quand je reste moi-même ...
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Tu avais envie de taper sur quelque chose, de laisser ta rage se libérer, elle ne comprenait pas, elle ne pouvait pas comprendre, tu le savais, elle ne savait pas ce que toi tu savais, tu ne pouvais même pas lui dire, parce que même toi tu ne savais rien, tu n’avais que des doutes, un instinct qui te criait de la mettre à l’abris, mais tu ne savais absolument rien. Tu ne pouvais rien faire, et elle, elle ne comprendrais jamais cette peur qui te prenais par les tripes, te tordant l’intérieur, comment lui expliquer quelque chose dont tu n’avais pas la moindre idée? Tu ne savais pas comment gérer cette sensation, tu ne savais pas comment faire, tu n’avais jamais été très doué, tu n’avais jamais su comment gérer tes sentiments. Même avec elle, avec cette femme d’un autre temps, cette femme qui venait de ton passé, te hantait, tu n’avais pas sû, tu t’étais débattu contre l’ordre, tu t’étais débattu contre ce que tu devais faire, mais au bout du compte, tu n’avais pas pu, tu n’avais pu rien faire. Tu la regardais reculer dans l’eau, elle avait peur de toi, et d’un sens tu en étais fier, fier parce que tu ne voulais pas qu’elle s’attache, mais ça te fit l’effet d’un poignard, comme si elle te trahissait alors même que tu ne l’avais jamais blessé, jamais touché. Tu étais violent, impulsif, tu le savais, tu n’essayais même pas de contrôler tes élans, mais pas sur elle, jamais tu ne l’avais cogné, tu avais longtemps dit que c’était parce que tu ne voulais pas abimer tes jouets, mais tu le savais, une autre, ça ne t’aurais pas dérangé, une autre tu te serais défouler avec plaisir, mais pas elle, jamais elle. Ça te fit l’effet d’une douche glacé, ou d’une douche tout court, sachant comment tu détestais le contact de l’eau, te calmant instantanément, tu passais ta main dans tes cheveux, soupirant “Fais juste attention. C’est tout ce que je te demande.” Elle t’écouterais probablement pas, elle semblait prendre un malin plaisir à faire tout l’inverse de ce que tu lui demandais, mais tu voulais seulement qu’elle soit prudente, pour une fois, tu avais peur de perdre un être cher à tes yeux, tu avais peur de ne pas pouvoir la protéger, tu avais peur d’être aussi insignifiant, dans cette guerre, qu’une vulgaire fourmi. Avec ta magicienne sur ton dos, une organisation complète contre toi, tu étais complètement seul, tu avais beau être un Djinn, tu n’étais pas aussi puissant, surtout quand ton invocatrice était dans le camp ennemi. Tu étais un connard, tu le savais, tu te faisais des ennemis partout où tu allais, tous te détestais, mais pour une fois, tu aurais voulu avoir des alliés, simplement pour pouvoir la protéger. C’était complètement insensé, tu le savais, tu ne voulais pas t’attacher, tu ne voulais pas être vulnérable, mais tu le savais aussi que c’était trop tard maintenant. Qu’elle avait déjà réussi à te rendre vulnérable. Tu ne relevais pas sa phrase, ne répétant pas ce que tu venais de dire dans ta barbe, non, c’était pour toi de toute façon que tu avais prononcé ces mots, pas pour elle. Qu’elle croit ce qu’elle veut, justement, ça pourrait être à ton avantage.

Un moment, tu la regarde, laissant ton regard se perdre, non, ton voyage n’avais pas vraiment arrangé ton humeur, tu ne t’étais pas attendu à trouver ce foutu grimoire, tu n’avais pas voulu y aller, geler tes miches dans le froid, non merci. Mais tu n’avais pas eu le choix, tu n’avais jamais le choix quand ta magicienne décidait de quelque chose et toi, tu détestait cette situation, tu devrais être habitué depuis le temps, mais tu détestait toujours ne pas avoir le contrôle sur ta vie, sur ton corps. “Parce que je t’ai manqué?”Un sourire en coin, blessant, tu voulais être blessant, tu ne voulais pas qu’elle voit qu’elle aussi, elle t'avait manqué, mais surtout, tu ne voulais pas qu’elle sache que ça te faisait chaud au coeur que ça l'avait été réciproque. C’était con, parce que tu avais amené des biscuits, avant de la voir se pratiquer à la vue de tous, tu avais voulu être gentil, tu avais voulu lui montrer que d’une certaine manière, tu tenais à elle, mais la colère, la peur, l’inquiétude, elle avait rongé chaque partie de toi, chaque partie qui avait voulu lui montrer différemment. “Tu devrais arrêter de te faire des histoires, je ne changerais pas. Je ne serais jamais le prince charmant que tu attends si désespérément.Tu sais très bien pourquoi je suis venu.” Un rire, méchant. Un jour, peut-être, elle saurait, mais d’ici là, tu comptais bien resté le connard qu’elle connaissait si bien.
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Ok donc ce revirement de situation était des plus étrange. Comment je suis censée réagir face à ce conseil ? Parce que ça en est un, qu'il le veuille ou non. Hunter venait de me donner un conseil, un gentil conscient, sans sarcasme, sans menace, sans cri, sans rire, son regard étrange, sans quoi que ce soit d'étrange comme il est capable de faire. Non, c'est un gentil conseil, presque irréel quand on connait le personnage. Et moi je reste là, comme une conne, la bouche entre-ouverte, à le regarder sans comprendre. Il y a quelques instants encore, il me criait dessus, il était en colère, comme si j'avais fais la pire chose au monde et maintenant il était calme, presque inquiet même. Ils étaient combien dans sa tête en fait ? Je l'observais silencieusement, attendant un signe, n'importe quoi qui me rappellerait que c'est Hunter, qu'il n'a pas changé, qu'il n'est pas humain, définitivement. Remarque, techniquement parlant il ne l'est pas puisque c'est un djinn. Un putain de djinn. Maintenant je comprends mieux. Tout ce que je pensais être possible avec lui c'était finalement. Oui il serait capable de massacrer des familles entières si son magicien ou sa magicienne le lui demandait. Il n'a pas de réelle conscience, en tout cas je ne le pense pas. Je ne connais pas grand chose sur eux, il faut bien être honnête, mais maintenant tout parait plus clair, plus limpide quand on sait ce qu'il est. Je l'imaginais puissant, à sa façon, mais il l'est encore plus que je ne le pensais. Bordel, dans quoi je me suis aventurée encore ? Parce que bon, faire un pacte avec un psychopathe, déjà c'est pas très malin, même si ce dernier est canon et qu'au lit c'est vraiment quelque chose. Mais un djinn ... si un jour son magicien lui demande de me buter, il le fera sans sourciller ... Il ne faut pas que je pense à ça ... « Je le ferais ... » Lui dis-je avec la voix un peu cassée. Pourquoi elle est cassée ?! Ah oui c'est vrai, je lui ai crié dessus avant donc forcément elle déraille un peu. Et puis il me perd complètement. D'abord il est en colère, menaçant et maintenant il est gentil comme un agneau. Je ferais en tout cas aussi attention que je suis capable de faire ...

Bon le moment "émotions" vient de passer, ce n'est plus qu'un oubli, il est de retour. Il retient bien que ce qu'il veut dans mes propos. Il me tape sur le système, c'est incroyable. Après il a raison, il faut que j'arrête de croire qu'il y a un être gentil en dessous, que ce n'est qu'une carapace, parce qu'on sait tous les deux que ce n'est pas vrai. Je le fixe silencieuse, visage fermé. Qu'est-ce qu'on fout là ? A quoi ça rime tout ça au final ? « Qu'est-ce que tu veux, je n'y peux rien, je ne suis qu'une faible humaine. On n'a pas tous la chance d'être des djinns sans foi, ni loi et sans capacité à aimer ... » Parce que c'est évident que jamais il ne pourra m'aimer, pourquoi je m'accroche à cette idée. Enfin m'aimer, c'est peut-être un grand mot, parce que je ne suis pas persuadée que ce que je ressens soit de l'amour, mais disons que malgré tout, je m'attache à lui, mais l'inverse ne sera jamais vrai. « A quoi ça rime tout ça Hunter ?! Pourquoi un an ? Tu ne t'es pas lassé de moi depuis le temps ? Je conçois que tu kiffes me rendre la vie impossible, mais t'as pas peur de te lasser à force ? Parce que quand tu n'auras plus rien à détruire, tu vas te faire chier regarder une épave ... » Je m'en fous qu'il ait envie de baiser, de toute façon j'ai les pieds dans l'eau, suffisamment loin pour qu'il ne puisse pas m'attraper le bras pour me tirer sur la terre ferme. S'il me veut, il faudra qu'il vienne me chercher et c'est pas envisageable donc pour le moment je ne bouge pas. Il se fout de ma gueule, il jubile, il me traite de faible, mais à quoi ça rime tout ça au final ? Pourquoi une si longue période ? Je l'aurais plutôt imaginé à se taper des meufs différentes tous les sors et pas à se faire chier avec la même durant 1 an ... C'est plus long que pas mal de couples de ma connaissance. Ca représente quand même 365 jours à partager l'un avec l'autre ...
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Tu ne lui avait jamais réellement démontrer de pure gentillesse, non, tu n’avais jamais été fort en gentillesse, même avant, avec elle, cette femme d’un autre temps que tu avais tué, tu avais été avare, mais tu l’avais aimé, comme tu n’avais jamais pensé pouvoir le faire. Tu avais passé des milliers d’années à vivre pour tes magiciens, à faire tout ce qu’ils voulaient, à ne plus compter tes morts. Tu vivais en marge de ta propre folie, en marge de la folie des humains, tu n’avait pas de conscience, pas d’humanité, tu faisais ce que l’on te demandais de faire, mais tu n’étais pas le pire non plus, du moins tu ne l’avais pas été. Tu acquisais à la moindre demande, sans demander ton reste, tu pouvait détruire des villes entières sans même cligner des yeux. Tu n’en avais cure de toute ses vies humaines envolés en fumées, leurs vies était si courte de toute façon. Jusqu’à celle qui avait volé le peu d’humanité que tu avais, celle qui avait pris ton coeur dans un étau, que tu avais aimer jusqu’à ce que ton âme se déchire. Celle que tu avais tué parce que tu n’avais pas eu d’autre choix. Et ton magicien l’avait regretter, purement et simplement. Il était mort, les regrets criant leurs désespoirs. Et tu avais cru être libéré de ce sentiment qui t’avais emprisonné, cet émotion que tu ne comprenais toujours pas, tu avais cru ne jamais pouvoir le revivre, parce que tu n’étais pas humain après tout, tu était un djinn, un foutu djinn sans foi ni loi. Mais elle était apparu, elle aussi, et tu t’étais battu pour ne rien ressentir, pour ne pas ressentir, mais te voilà, quelques mois plus tard, sur la plage avec elle, revenant de Sibérie, et ton coeur plongeant dix pieds plus bas, ton esprit transpercé par l’idée de la perdre. Tu ne voulais pas la perdre, non. Tu ne pouvais pas la perdre, elle, pas maintenant, jamais. Et alors qu’elle acquisais à ta demande, tu recula un peu, lui laissant de l’espace, t’éloignant des vagues rugissante, tu détestait toujours autant l’eau. Des siècles de vie, et l’eau te fichait toujours autant la haine. Tu pouvais respirer de nouveau, l’inquiétude formant toujours une boule dans ton estomac. Parce que tu connaissais ceux qui avait le grimoire, tu savais ce qu’ils étaient prêt à faire, tu savais bien qu’éventuellement, ils seraient prêt à décimer la terre pour se débarrasser des créatures, mais en vous gardant dans leurs poches, vous les Djinns. C’était hypocrite de vouloir la fin des créatures mais de s’aider de djinns pour y arriver.

Et alors que je me reprenais finalement, laissant de côté les émotions pour me refaire ce masque que je me créais devant elle, ce masque de haine et de mépris, ce masque qui ne contenais aucune trace de ce que je pouvais ressentir, protéger cette armure que je m’étais créez, à tout prix. Et quelque part, je me demandais si elle finirais pas voir clair dans mon jeux, si elle finirais par voir au travers. Elle n’était pas très loin en fait, elle croyais toujours qu’un être gentil se trouvais sous cette couche de mépris et de méchanceté, elle y croyait toujours, alors même que j’avais tout fait pour ne pas le lui rappeler, pour qu’elle oublie les quelques fois qu’elle avait vu cet autre facette de moi. Parce que sans être gentil, je ne pensais pas pouvoir l’être, ce n’était pas dans ma nature de Djinn après tout, j’étais tout de même capable d’émotion, et parfois, il me prenait l’envie de m’y laisser aller. D’oublier que je n’étais pas humain. ”C’est bien, ça va peut-être finir par rentrer dans ta cervelle de faible humaine.” Un peu de mépris dans ta voix, tout pour qu’elle oublie le petit moment d’égarement que tu venais d’avoir. Tu n’étais pas prêt à aimer, pas encore, pas maintenant alors qu’elle était si vulnérable dans le monde qui se créais sous tes yeux. Tu n’étais pas prêt à la perdre, mais le serais-tu jamais? “Un an, ce n’est rien dans mon monde, Scylla.” Un an pour toi, ce n’était qu’une vulgaire petite poussière, rapidement balayé. Les vies humaines n’étaient pas réellement plus longue, elles venaient, partaient, au gré du temps, mais toi, tu n’avait conscience que d’une minuscule partie d’entre elle, tu ne voulais pas t’attacher non plus, parce qu’ils allaient tous finir par mourir. “Tu sais, quand on est immortel, il nous faut un peu de changement, d’excitation, sinon ça devient vite lassant. Coucher avec la première qui me tombe sous la main, c’est bien, mais j’ai vite fait le tour. Quand j’en trouve une qui as un temps soit peu de talent dans un lit, je la garde.” C’était cru, mais on ne pouvait pas dire de toi que tu mâchais tes mots, ça n’avait jamais été le cas.
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