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 (Alexis&Maverick) Regrets collects like old friends

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alexis&maverick

Tu étais en ville depuis des semaines, des semaines que tu traînais dans les parages, tu te trouvais des excuses Maverick. Tu faisais profil bas, espérant chaque jour de ne pas croiser quelqu’un qui te reconnaîtrait et chaque jour, tu te levais, la détermination te rongeant, tu te disais que c’était la journée où tu allais allé lui parlé, à ta soeur, qu’aujourd’hui tu le ferais. Mais tu te trouvais des excuses, encore et encore. Fallait que tu te trouve un boulot, un appartement, tu n’étais pas en forme, peu importe, avoue le, tu as la trouille, tu es terrifié à l’idée de revoir ta soeur. Et tu le sais que tu vas reporter le moment de votre réunion jusqu’à ce que cela soit devenue impossible à éviter. Et là aujourd’hui, tu avais trouvé une autre excuse, tu voulais escalader, tester ta prothèse, cette nouvelle chose que Iain t’avais donner. Ce mec, ce mercenaire qui t’avais sauvé la vie et qui restais à tes côtés sans que tu sache trop pourquoi, il était plus vieux que toi, pas mal plus vieux, en vrai, il aurait pu facilement être ton père, mais surtout, il était plus intelligent que toi, il avait mis de l’argent de côté au lieu de tout dépenser, il avait un peu, pas mal d’argent, alors que toi t’étais pauvre. Et il avais voulu que tu vienne habiter avec lui, mais toi t’avais pas voulu, tu avais des limites à profiter de ce que l’on te donnait. Tu acceptais les prothèses principalement parce que sans elles, tu ne sais pas trop comment tu vivrais. Tu regardais ton moignon, juste en dessous du coude, tu ne savais toujours pas trop comment vivre avec le fait qu’il te manquait une partie de ton corps, que cette partie ne reviendrais jamais, que tu avais bel et bien perdue une partie de ton bras et qu’il avait aucun retour en arrière. Tu installais la prothèse, la serrant avec tes dents, tirant un bon coup, être sûre qu’elle ne tomberais pas. Tu savais que c’était temporaire, tu la testais, le temps de quelques semaines, le système d’attache changerais probablement pour un avec adapté à ton moignon si tu gardais la prothèse.

Tu savais pas trop comment ça marchais, les docteurs t’avais dit que cela fonctionnais avec les contractions musculaire, mais tu savais que tu était capable d’ouvrir et fermer la main, ce n’était pas seulement qu’une jolie chose. Non, tu comprenais pas comment elle fonctionnais, tu n’avais pas vraiment été éduqués en vrai, tu avais arrêté d’aller en cours bien avant de finir en prison, et la prison c’était pas le meilleur endroit pour apprendre, même si t’avais eu des cours, tu n’avais absolument rien retenu. Alors tu te contentais de hocher la tête, faisant semblant de comprendre, mais tu t’en foutais un peu, tant et aussi longtemps que ça fonctionnais. Tu te doutais que ça devais valoir une fortune et tu en remerciait Iain, tu savais que tu n’aurais probablement jamais eu les moyens de te la payer autrement. Et au moins, avec elle, t’étais toujours capable de tatouer, tu t’étais trouvé un petit boulot dans un salon de tatouage, les seules oeuvres que tu avais pu montré était celle que tu t’étais tatouer toi-même, mais ça l’avais fait l’affaire, t’avais un boulot maintenant. Du coin de l’oeil, ton regard ce porta sur ton équipement d’escalade, posant de nouveau tes yeux sur ta prothèse, cette chose noire qui contrastait avec le reste de ton corps, tu avais envie de l’essayer, de voir si tu serais capable de grimper avec, un sourire sur tes lèvres alors que t’attrapais ton équipement, l’enfouissait dans un sac et sortant de ton minuscule appartement avec ton skate.

Cet endroit, cette roche immense qui s’élevait vers le ciel, un sourire qui grandissait, des souvenirs qui remontaient, tu en avais beaucoup ici, principalement avec Alexis, ça l’avais été votre coin, l’endroit de votre rencontre aussi, mais tu savais que l’espace regorgait de rire et de sourire, d’amour aussi. Tu te doutais que tu étais venu ici pour les souvenirs, parce que tu voulais te rappelez, mais elle aussi tu l’évitais, en vrai, tu avais tout fait pour l’oublier, tu ne savais même pas si elle était toujours en ville, mais tu n’avais pu t’empêcher de rappliquer, de venir escaladez l’endroit une dernière fois, tu te trouverais un autre place après. Tu sortit ton stock de ton sac, enfilant le harnais, enfonçant le casque sur ta tête, prenant la corde, les mousquetons. Tu aimais mieux escalader sans tout ça, mais tu n’avais pas confiance en toi, pas avec ta prothèse, fût un temps où tu aurais regarder le rocher avec un sourire en coin, sûre de toi, tu aurais grimper sans même un regard derrière, mais plus maintenant, non, maintenant tu la regardais, déglutissant devant la tâche devant toi, ton regard se portant sur ton bras, soupirant. “Ne me lâche pas.” Tu pris ton courage à deux mains, entamant la monté, accrochant les mousquetons avec ta main droite, et tu te doutais que tu n’en accrochais pas assez, mais tu étais tellement habitué à ton ancien rythme, il t’en coûtait de régresser, de repartir de zéro. Et puis vint le moment où ta prothèse resta coincé, un coup pour la retirer, un autre plus fort, et la prothèse qui revolait dans les air, retombant au sol, le coup trop fort décrochant le mousquetons du mur, quelques secondes plus tard, tu te retrouvais la tête en bas, la corde enroulé autour de tes pieds, à seulement un mètre du sol. “Putain de merde.” Tu lâchais les mots alors que le sol se balançais sous tout.  Tu avais toujours été maladroit n’est-ce pas? Un autre que toi ne se serait pas retrouver dans ta situation, mais toi tu étais là, la tête en bas, un bras en moins, ta prothèse au sol, et alors que tu te dit que tu allais seulement couper la corde, tu avisais le couteau à côté de ton bras, au sol, beaucoup trop loin pour l’attraper. Un soupir sortant de ta bouche. Des bruits de bas, tu relevais la tête, avec excitation, t’allais peut-être être chanceux finalement. Tu vis une silhouette s’approcher. “Hey oh! Tu pourrais me donner un coup de main? Ou simplement me donner mon couteau? Je passerais bien la journée ici, mais c’est pas super confortable comme position.”

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Maverick & Alexis
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Alexis ferma le sac en toile d’un mouvement sec et le jeta sur son épaule. La jeune femme quitta sa demeure - si on pouvait qualifier cela de demeure. Non pas que sa maison soit en piètre état mais elle n’avait pas eu le temps depuis le décès de ses parents de la rénover. De rénover ce qui ne l’avait pas encore été. Elle vivait dans la moitié de la maison, laissant l’autre dans l’état … rustique dans lequel elle était quand ses parents l’avaient achetée. - et se dirigea à grandes enjambées vers son but, sans se préoccuper des choses alentours. Elle avait enfoncé deux écouteurs dans ses oreilles pour se couper totalement du monde. Là où elle allait, elle le serait complètement. Et c’est ce dont elle avait besoin. La Samson était plus que sociable, elle avait besoin des autres, de les côtoyer, de sortir, de faire de nouvelles rencontres. Sans ça, elle allait mal. Mais, parfois, il fallait qu’elle se coupe de tout, qu’elle ne soit qu’avec elle-même, sinon elle allait exploser. Aujourd’hui, c’était un jour comme ça. Entre cette histoire avec Scylla et son dealer et cette discussion qu’elles n’avaient toujours pas pu avoir, ce pincement au coeur à chaque fois qu’elle pensait à sa meilleure amie, leur relation mise en balance dans l’attente d’une discussion sérieuse, et puis le vide-grenier et cet … événement. Il fallait qu’elle fasse le point avec elle-même. Qu’elle se ressource, qu’elle se rencentre.

Le lieu choisit pouvait sembler anodin, il ne l’était pas. Alors qu’elle avait besoin de ne penser qu’à elle, Alexis se rendait tout droit dans un endroit qu’elle fréquentait depuis toujours. Elle pratiquait l’escalade en solo depuis toute jeune et ce lieu avait été un lieu secret, qui n’appartenait qu’à elle et … une ombre du passé. Pourtant c’était bien là qu’elle se rendait, comme si le passé pouvait lui permettre de mieux appréhender le présent. Tout en marchant, elle se laissa emporter par le calme agréable qui reniait sur le chantier. La musique baissa jusqu’à n’être qu’un bruit de fond qui ne la dérangeait pas dans sa contemplation de la nature. Elle aimait se rendre là parce qu’avant l’escalade, il fallait faire un peu de randonnée, ce qui la mettait toujours dans de bonnes conditions pour entamer son escalade. Rien qu’à l’idée de se retrouver, là-haut, les jambes dans le vide, avec cette vue panoramique qui était à couper le souffle, Alexis accéléra le pas.

Le chemin faisait une boucle avant d’arriver au point de départ de la falaise qu’elle comptait escalader. Alexis avançait d’un pas vif, son regard fouillant les alentours. La jeune femme s’arrêta net en voyant une silouhette qui semblait en mauvaise posture. La tête en bas, les pieds serrés par la corde toujours accrochée, par un point, à la paroi rocheuse. Alexis poussa un soupir, encore un piètre sportif qui avait voulu jouer avec un adversaire plus fort que lui et qui se retrouvait là, dans une situation complètement inextricable. Il était de dos, mais la jeune femme voyait bien qu’il lui manquait une partie importante de lui-même pour grimper : un bras. La brune poussa un nouveau soupir et s’avança pour aider ce pauvre type à se sortir de là. Son but de se trouver en paix n’allait pas être satisfait tout de suite. Alors qu’elle s’approchait, l’homme entendit ses pas car il bougea, cherchant à tourner la tête pour voir qui était là. Avant qu’elle ne se manifeste, il l’interpella.

Cette voix. Alexis se stoppa net. Ses pieds semblaient s’enfoncer dans la terre, ils étaient lourds, très lourds, elle n’arrivait plus à les bouger pour avancer. Ou pour reculer. Reculer, elle voulait juste reculer, tourner les pieds et s’en aller d’ici, ignorer la voix, ignorer qu’elle savait à qui elle appartenait, parce qu’elle l’aurait reconnue entre mille, ignorer qu’il était donc là, à cet endroit précis, qu’elle le voyait, de dos, mais elle le voyait quand même, après tout ce temps, après l’avoir cru disparu, peut-être mort. Elle aurait voulu faire ça mais son corps engourdi l’en empêchait, lui laissait juste la possibilité de souffler. « Maverick… »
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Tu ne savais toujours pas comment te tirer de ton mauvais pas. Il fallait vraiment ta malchance et/ou maladresse légendaire pour te retrouver la tête en bas dans un position comme celle ci, non? Dans tout les cas, alors même que tu entendais les pas de l’inconnu arrivé, tu essayais néanmoins de te redresser, si tu pouvais au moins libéré tes jambes, alors tu prenais ton élan, te relevais, empoignais la corde de ta seule main, les pieds toujours dans le mauvais sens, toujours vers le haut, mais à une seule main, c’était impossible de te dépêtre de la corde. “Putain de merde.” Tu jurais entre tes dents, tu détestais vraiment n’avoir qu’un seul bras, c’était loin d’être bien pratique. Tu te relâchais en grognant, murmurant des jurons dans ta barbe, et puis tu l’entendis, sa voix. Tu lui faisais dos, tu n’avais pas vu qui était l’inconnu qui venait vers toi, non, tu ne savais pas, mais tu pourrais reconnaître sa voix entre toutes, c’était l’un des souvenirs auquel tu te raccrochais en prison, sa voix, parce qu’elle t’avais gardé sain d’esprit quand tu te retrouvais emprisonné entre quatre murs, seul. Tu fermais les yeux un instant, laissant tes souvenirs t’envahir, laissant le passé revenir, les échos des rires, des conneries faites ensemble, des baisers échanger, deux adolescents en amour, l’innocence. Tu avais peur de te retourner, peur de voir que ce n’était qu’une illusion, que ce ne soit pas elle, et l’espace d’un instant, tu te demanda qu’elle avait été tes raisons pour ne pas revenir, tu te demanda si elles avaient vraiment été valable, mais tu savais que ce n’était pas le cas. Tu étais lâche, tu avais eu peur, peur de voir la réaction de ta soeur, d’Alexis si tu revenais. Après tout, tu avais tué un homme. Au fond, tu te demanda si ce n’était pas la raison pour laquelle tu avais choisit cet endroit, parce que tu avais eu espoir qu’elle vienne, tu avais eu espoir de la revoir, même si ce n’étais que de loin.

Ouvrant les yeux, tu utilisa ton pouvoir, te donnant juste un petit coup de vent pour te faire tourner, juste assez pour être face à elle, pour pouvoir t’assurer que c’était bien elle, que ce n’était pas une illusion. Elle avait vieillit, si avant elle n’était qu’une adolescente, cette fois-ci, c’était bel et bien une femme que tu avais devant toi, une femme superbe, tu ne pouvais pas t’empêcher de penser. “Alexis…” Le murmure qui s’échappa de ta bouche. Après tout, tu avais cru pendant longtemps que tu ne la reverrais pas, tu avais imaginer son visage quand tu te retrouvais sur les champs de bataille, tu t’étais raccroché au souvenir que tu avais d’elle, mais le temps avançais, ses traits avaient semblé t’échapper, jusqu’à ce ne soit plus rien de définissable dans ton esprit, tu t’en étais voulu, parce que tu ne voulais pas l’oublier. Tu trouvais étrange de te retrouver dans cette position, parce que tu sais que si cela n’avais été que toi, tu n’aurais pas été capable de rester, tu avais trop peur de sa réaction, trop peur de ce qu’elle pensait de toi, trop peur qu’elle te rejette, qu’elle soit dégoûter par toi, par ce que tu étais devenu, par ton bras qui manquais. Mais tu n’avais pas le choix Maverick, il n’y avais pas de porte de sortie, pas cette fois. Alors tu mis ton masque, celui que tu revêtais en permanence depuis quelque temps, un sourire, un rire. ”Tu peux me donner un coup de main? Je le ferais bien moi-même, mais mon couteau est tombé à côté de mon bras. Tu me diras, c'est pas super pratique quand mon bras repose à un mètre de mtoi, mais tu sauras que visiblement la maladresse, ça ne se guérit pas.” Tu disais des conneries, peut-être pour la faire rire, mais surtout pour cacher ton malaise, pour cacher le fait qu'elle t'avais manquer, que t'avais eu un trou à la place du coeur depuis près de neuf ans et tout à  coup, ce putain de trou, et bien, il se remplissait. Pour lui cacher le fait que t'étais un con, mais ça elle le savais probablement déjà. Et puis quel crétin allait faire de l’escalade avec un bras en moins? Et surtout, avec une prothèse neuve qu’il n’avais même pas pris le temps d’essayer comme il le faut avant de s’attaquer à la falaise. Tu ne pouvais t’en prendre qu’à toi même, Maverick. Mais pour une fois, tu n’avais que ce sourire, qui faiblissais parce que tu était incapable de faire semblant devant elle, n’est-ce pas? Elle t’avais connue par coeur, elle avais tout su sur toi, sur ta vie, et même aujourd’hui, neuf ans plus tard, tu avais l’impression qu’elle pouvais lire en toi, qu’elle savait tout de toi, même si ce n’était probablement pas le cas.

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Maverick & Alexis
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Maverick. Maverick. Maverick. Ce prénom tournait en boucle dans la tête d’Alexis, complètement paralysée par la surprise de le trouver ici. Ses pensées s’entrechoquaient, chacune cherchant à se faire entendre, créant une cacophonie dans son esprit qui l’empêchait de raisonner clairement. Il était là, juste devant elle, c’était sa voix, elle en était sûre. Pas de doutes là-dessus, pas de petite voix venant lui dire “Et si ça n’était pas lui”. C’était lui, elle le ressentait au plus profond d’elle-même. Certains disent que le premier amour est celui qui compte le plus dans une vie, celui dont on se souviendra éternellement. Dans le cas d’Alexis, c’était le cas. Non, le premier garçon qu’elle avait vraiment aimé - et en fait même le seul, parce qu’en suite elle avait eu quelques histoires plus ou moins longues mais sans que les sentiments amoureux n'apparaissent jamais. Puis à la mort de ses parents, ça n’avait plus été que des histoires d’un soir. Les hommes qui comptaient dans sa vie étaient ses amis, ses amants. Pas d’amour là-dedans - c’était Maverick. Et il était là, dans un lieu qu’ils avaient fait leur étant adolescents. Un lieu qui résonnait de leurs rires, de leurs blagues, des baisers échangés, des étreintes, de tout ça. Il était là, alors que ça faisait neuf ans qu’il avait disparu, du jour au lendemain, sans plus jamais donner de nouvelles. Et cette sordide affaire… Mais même avec ça, il aurait du rester, pour sa soeur et pour elle, et parce que fuir, c’était complètement lâche. Maintenant il était de nouveau dans les parages, et elle n’était même pas sûre que sa soeur soit au courant. Sûrement pas, sinon elle l’aurait été aussi. Il était là, pareil qu’il y a neuf ans et en même temps si différent. Il avait perdu un bras, déjà. Quelles épreuves avait-il vécues pour en arriver là ?

Un coup de vent le fit tourner sur lui-même jusqu’à ce qu’il se retrouve face à la Samson. Pas de surprise en voyant qu’il s’agissait vraiment de lui, juste une confirmation. Toujours complètement figée, Alexis le dévisagea comme si c’était la première fois qu’elle le voyait, ce qui était un peu le cas tout compte fait. Ils ne s’étaient pas vus ni parlés depuis neuf longues années et la séparation avait été… brutale, inattendue. Elle s’attendait à tout : de la gêne, un long silence seulement briser par les sifflements des oiseaux, des regards qui s’évitaient, tout qui pourrait montrer ce qu’était devenu leur histoire à tous les deux. Mais elle ne pensait pas du tout qu’il sourire, juste sourire, en lui demandant à nouveau de l’aide. La jeune femme resta de longues secondes sans réagir, sans répondre, le fixant toujours, voyant son sourire se faner à mesure que les secondes s’écoulaient. « C’est tout ? Alexis, aide-moi à descendre de là, je suis bloqué. C’est tout ? » Comme si prononcer ses mots avait été un déclic, ses pieds acceptèrent enfin de se décoller du sol. La Samson laissa son sac avec tout son matériel tomber au sol et s’approcha pour attraper le couteau qu’il avait laissé tomber par terre. Bien affûté, elle eut quand même besoin de scier plusieurs fois pour que la corde cède. Maverick tomba lourdement au sol, ça devait sûrement faire un peu mal, mais Alexis se contenta de jeter le couteau vers son propriétaire et de retourner à son sac.
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alexis&maverick


Tu avais avais beaucoup vécu Maverick, c’était peu dire, et si tu avais cru aimer après elle, si tu avais cru que ce que tu avais ressenti pour cette mercenaire c’était de l’amour, tu réalisais maintenant que ce n’était pas le cas, que jamais tu ne pourrais faire du mal à Alexis, même si elle te brisais comme elle t’avais briser, non, Alexis, c’était la seule que tu avais vraiment aimé Maverick, la seule qui avais eu une importance pour toi, la seule pour qui tu t’arracherais toi même le bras restant si c’était pour la sauver. Tu ferma les yeux lorsqu’elle parla, ton sourire complètement disparu maintenant, serrant les dents lorsqu’elle s’approcha de toi, resta près de toi seulement le temps de couper la corde, s’éloignant ensuite comme si tu était lépreux. Elle aurais pu t’arracher le coeur à mains nues, ça l’aurais probablement fait autant mal.

Tu tombais au sol, durement, serrant les dents pour oublier la douleur, serrant les dents pour qu’elle n’entende pas ce grognement qui voulais sortir de ta gorge.  Tu te relevais, ramassant ton bras qui traînais au sol, le rentrant sur ton moignon, serrant l’attache avec tes dents, tu essayais de serrer la main, un coup, deux coup, un soupir de soulagement franchissant tes lèvres lorsque tu vis les doigts se toucher. Un murmure sortant de tes lèvres. “Iain m’aurais tué.” Probablement que non, parce qu’il t’avais quand même sauvé la vie alors qu’il aurait été plus facile pour lui de te laisser mourir, mais dans tout les cas, cette chose qui pendait à ton bras, elle devais bien valoir une petite fortune, assez pour que si tu la brise dans un accident stupide d’escalade parce que t’était trop impatient, et bien, c’était assez pour que dans ton livre tu arrête d’aider complètement

. Mais tu étais là la essayer ton faux bras, du matériel, simplement parce que tu ne voulais pas l’affronter elle, tu ne voulais pas la regarder dans les yeux, pas en ce moment, tu ne voulais pas qu’elle voit comme t’avais l’estomac retourné, comment elle te bouleversait. Tu ne voulais pas qu’elle voit dans quel état que tu étais. Mais tu levais les yeux, finalement. Te préparant à nouveau à cette vague de souvenirs, d’émotions qui t’envahissait lorsque tu la regardais.“Oh putain, mais qu’est que j'étais supposé te dire? De te faire l’accolade en disant que ça fait un moment que l’on c’est pas vu?” Tu faisais l’autruche, tu savais que tu devrais dire que tu étais désolé de ne pas être revenu il y as longtemps, de ne pas être réapparut six ans plus tôt, quand tu était sortit de prison. Tu savais que tu lui devais des explications, à elle, à Eliot, mais toi, tu te mettais la tête dans le sable, tu t’oubliais. Parce que tu ne voulais pas voir que tu était dans le tord, n’est ce pas? Tu ne voulais pas regarder dans ses yeux, voir ce regard de reproche, l’affronter elle, mais tu levais les yeux, la regardais. “J’étais supposé revenir en ville après trois ans alors que je n’ai jamais eu de nouvelle, de visite, ni de toi, ni d’Eliot, de personne? J’étais supposé croire que tout était beau, que j’aurais été bien accueillit? Sans dégoût, ni haine, ni peu importe le sentiment? J’étais supposé croire que vous n’aviez pas passé à autre chose toute les deux? Merde! Un seul appel! Une simple lettre! N’importe quoi qui m’aurais fait penser l’inverse, peu importe, je serais revenu il y as six ans. Je ne demandais pas grand chose Alexis, une lueur d’espoir, c’est tout ce que j’avais besoin, mais rien, absolument rien, c’était comme si j’étais mort cette journée là, disparu.” Elle ne t’avais rien dit encore, absolument rien, mais d’un sens, tu n’avais pas besoin de ses paroles pour sentir ses reproches dans les airs, pour sentir son regard qui te jugeait. Tu passais ta seule main dans tes cheveux, te détournant. Tu avais fait un trait sur cette partie là de ta vie, du moins tu croyais l’avoir fait, mais visiblement, ce n’était pas le cas, tu te trouvais lourd tout à coup, tu trouvais l’atmosphère épaisse, dense, et pendant un moment, tu te demanda si tu avais bien fait de revenir. Tu te baissa, ramassant le couteau au sol, ramassant ton sac un peu plus loin, rangeant l’arme dedans, le déposant au sol, la fixant de nouveau, cette femme venue tout droit de ton passé, attendant la sentence comme un prisonnier devant l'échaffau.

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Mavrick & Alexis
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Bras croisés, elle fixait Maverick qui se relevait tant bien que mal, attrapant au passage la prothèse qui était désormais son bras. Alexis se sentit mal en le voyant galérer à la remettre, elle avait envie de l’aider, de faire les quelques pas qui anéantiraient la distance qu’il y avait entre eux deux pour serrer cette attache qui retenait ce bras artificiel à son moignon. Puis ensuite, le prendre dans ses bras, incapable d’autre chose pour lui transmettre sa douleur de le voir si amoché. Au vu de ses gestes, il n’avait pas perdu son bras depuis très longtemps, il serait plus à l’aise sinon. La simple idée qu’il ait souffert le martyre en perdant une partie de lui-même lui embuait les yeux. Sauf que la distance qui les séparait actuellement était bien plus que physique, elle ne résumait pas à quelques mètres d’un sentier de montagne. Elle était plus profonde, plus grande, et plus ancrée en eux et elle n’était pas si simple à réduire. Elle le vit murmure quelques mots, ne les entendit pas puis le regarda se mettre à faire quelques mouvements avec sa prothèse, comme si elle n’était pas là, comme si elle n’existait pas. Alexis sentit la tristesse être remplacée par de la colère et elle se détourna du jeune homme.

Pour s’occuper les mains et ne pas rester là, les bras croisés, à le fixer alors que sa colère envers lui et ce qu’il lui avait fait grandissait, elle ouvrit son sac et se mit à déballer son matériel. Ses gestes étaient précis mais beaucoup trop violents pour ne pas être dénués de toute émotion. Quand elle entendit finalement Maverick lui parler, elle bondit sur ses pieds, furieuse. C’était trop, là. D’abord il faisait comme si de rien n’était en lui demandant son aide, continuait son petit jeu une fois décroché, et maintenant il lui demandait comme il aurait du réagir. Comme si… comme si c’était à elle de lui dire quoi faire, alors que c’était lui qui, du jour au lendemain, avait disparu. Alors qu'il aurait suffit d'un rien pour qu'elle tombe dans ses bras, elle le savait. Un pas vers elle, un murmure, un désolé, une main sur sa joue et elle aurait, pas oublié le passé, mais accepté de commencer à pardonner, peut-être. « Je me souvenais pas que tu étais aussi con, Maverick. » Sa voix glaciale, ses yeux brillants de colère, ce prénom prononcé en entier et non pas le diminutif qu’elle utilisait depuis toujours. Tout démontrait qu’elle lui en voulait et qu’il y avait un fossé qui les séparait désormais, eux qui avaient été si proches, si fusionnels. Tout coulait de source quand ils étaient ensembles. Le temps passait à une vitesse folle. Même quand il avait arrêté les cours pour s’embarquer dans elle ne savait trop quoi, il était resté le même avec elle et elle se sentait entière. Visiblement, ça ne lui suffisait pas de faire comme si de rien n’était, il voulait en plus inverser les rôles. La Samson l’écouta déverser sa mauvaise foi avec une colère toujours plus grande, sur le point d’imploser. Il ne fuyait plus son regard, maintenant, comme si le fait de lui adresser des reproches lui redonnait un courage perdu. Sauf qu’il n’avait pas le droit, pas le droit de lui dire tout ça. Des larmes de fureur dans les yeux, la jeune femme garda un ton aussi calme que possible, mais vibrant de fureur. « Tais-toi. Tu n’as pas le droit de dire tout ça ! Tu as disparu, Maverick, simplement disparu, un soir, sans rien nous dire. Et j’ai appris dans le journal quelques jours plus tard pourquoi. Me le dire, ça ne t’as pas effleuré l’esprit ? Tu as préféré fuir et c’est tout ce que tu fais depuis tout ce temps. Comment étais-je censée t’appeler quand je ne savais pas où tu avais été envoyé et que personne ne me répondait ? Alors que toi, tu avais mon numéro et mon adresse. Que toi tu pouvais revenir. Mais tu ne l’as jamais fait, jamais et tu m’as simplement abandonnée, laissée derrière et Eliot en même temps. Tu es bien mort, disparu ce jour là. Mais c’est uniquement ta faute ! » Peut-être qu’elle n’en avait pas fait assez, peut-être qu’il avait raison et qu’elle aurait du fouiller plus pour savoir où il était. Mais elle était jeune et elle pensait encore qu’il lui téléphonerait pour lui dire, Alexis, je suis là, je pense à toi, c’est un erreur, une connerie, je vais revenir. Elle avait attendu ce coup de fil, cette lettre avec désespoir, et plus les années passaient, plus cet espoir était devenu résignation. Mais ce qu’il lui demandait, un simple appel, une simple lettre, il aurait pu également le faire. Alors il n’avait pas le droit de lui en vouloir.

Alexis le regarda se détourner, s’occuper de son matériel comme si, à nouveau, elle n’était pas là, et elle sentit que contenir ses larmes qui mêlaient rage et tristesse était de plus en plus difficile. Elle avait souvent rêvé le revoir, oh oui, il restait celui qu’elle avait aimé et elle pensait souvent à lui, même si ça faisait mal. Mais jamais elle ne le revoyait à Bray alors qu’il était là sans lui avoir dit, jamais il ne lui reprochait des choses dont elle n’était pas coupable, et jamais il ne faisait montre d’autant d’indifférence.
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Je me retournais vers elle, un poigts dans le ventre, un vide immense se creusant dans mon être, dans mon âme. Toute ses années sans elle, toute ses années sans la voir. Je n’avais qu’une envie, une seule envie la prendre dans mes bras, la serrer contre moi, m’assurer qu’elle n’était pas une illusion, que c’était bel et bien elle qui se trouvais devant moi, la colère au ventre. Je fermais les yeux sous la force de ses reproches non dit, sous ce coup qui me fit perdre le souffle. À l’instant, j’aurais tout donné pour retourner 9ans auparavant, lorsqu’on était encore jeunes et innocents, lorsque les caresses, les baisers, les rires n’étaient pas qu’écho d’un passé disparu. “J’ai toujours été con Alexis.” Au moins tu le savais, au moins t’en avais conscience, mais t’étais con, même dans le temps, à trainer dans les gangs de rues, à voler, fumer, peu importais en fait. Tu avais été con, tu restais con, ce n’était pas une maladie que l’on pouvais réellement guérir. “J’étais supposé faire comment pour t’appeler? On m’avais arrêté putain! Je venais de tuer mon beau-père, c’est sûre que je ne pouvais pas simplement décrocher le téléphone pour te parler, pour te dire quoi d’ailleurs? Hey, je suis en prison parce que j’ai enfoncé un couteau dans le dos du proxénète de ma mère à répétition? Et merde, Eliot savait où j’étais, tu n’avais qu’à le lui demander. J’étais sensé pensé quoi? Quand je n’ai jamais rien reçu, ni appel, ni lettre?  Oui, je t’ai évité, parce que j’étais sûre que je te dégoûtais, que tu me détestait autant qu’Eliot. Putain de merde, Alexis. Tu crois quoi? Que toute ses années je me suis vautrée dans l’or, dans les femmes? Que je ne me suis pas demandé à chaque jour pourquoi je n’étais pas à tes côtés? Un mot de toi et je serais revenu en rampant. Trois ans en prison, c’est long Alexis, c’est le temps de faire tourner les mêmes pensées encore et encore et encore jusqu’à ce que même les plus incertaines prennent du sens. Trois ans à tourné en rond, enfermé avec d’autre, sans grande intimité, trois ans à me demander si tu me détestais, si je te dégoûtais. Oui, je suis revenu, il y as six ans, mais tu semblait avoir fait ta vie, Eliot aussi. J’étais qui pour venir tout détruire ce que vous aviez battit en mon absence? Je suis pas ressorti de prison comme on sort d’une boutique, merde! Tu crois vraiment que j’étais le même?” Non, j’avais été plein de colère en sortant de prison, de colère, de rancune, contre moi, contre le monde entier. Je n’avais pas voulu mettre le bordel dans leurs vies, je n’avais pas voulu m'insérer là où je n’avais plus ma place.

Tu l’as regarda s’occuper de son matériel, mais toi, tu ne pouvais plus, tu ne pouvais plus faire semblant que tu n’étais pas blessé du plus profond de ton être, que toute ses années sans elle ne comptait pas. Tu ne pouvais plus faire semblant que tout allait bien. Tu avais souvent rêvé au jour où vous seriez de nouveau ensemble, tu avais souvent rêvé à ce moment, mais jamais, jamais, jamais, tu n’avais voulu cette froideur, cette distance, mais tu savais que c’était inévitable, trop de temps, d’espace, de distance, de non-dit, de rancoeur, mais tu ne pouvais pas non plus t’approcher, tu avais peur Maverick, peur qu’elle te repousse, de te retrouver le coeur arraché. Tu avais peur d’elle, de ses réactions, mais tu ne pouvais plus faire comme si rien n’était, comme si ce vide en toi n’existait pas. Tu aurais voulu qu’elle te saute dans les bras, mais tu savais que tu ne le méritais pas. Elle avait raison en fait, tu était lâche, mais tu l’avais toujours été, n’est-ce pas? Tu avais toujours évité les confrontations, les moments où tu savais que tu pourrais avoir mal. Parce que tu aurais pu lui envoyer une lettre, l’appeler, mais tu avais tellement eu peur, peur qu’elle te raccroche au nez, peur de ne jamais recevoir de réponse à tes lettres, peur de te faire rejeter, alors tu avais gardé tes illusions de bonheur au lieu d’affronter un rejet possible. Et aujourd’hui, tu le regrettais, parce que cette froideur, cette colère contre toi, elle te rongeait, creusais ce trou, cette crevasse entre vous. Tu avais envie de la sentir contre toi, sentir son odeur, la prendre dans tes bras, comme avant, comme si ces neuf années n’existait pas entre vous, mais tu n’en fit rien, restant sur place, la regardant sans bouger, ce trou en toi te détruisant peu à peu.

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Mavrick & Alexis
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C’était fou comme les rêves peuvent devenir cauchemars. Elle avait rêvé de le revoir, en pleine santé, pas exactement le même parce que neuf ans, ça laisse des traces, elle aussi avait changé. Mais il aurait été encore un peu le Maverick qu’elle avait connu et qu’elle avait aimé, surtout. Il avait tué son beau-père mais il ne l’avait pas fait sans raisons, il n’était pas mauvais. Un peu casse-cou, à vouloir expérimenter des limites, mais pas mauvais, ça non, elle le connaissait et la méchanceté ne faisait pas partie de ses caractéristiques. Les retrouvailles qu’elle imaginait n’étaient jamais toutes roses, comme le seraient-elles alors qu’elle lui en voulait vraiment pour tout ça. Elle n’était qu’une adolescente, on pourrait lui rétorquer que cet amour était enfantin, mais non. Elle l’avait aimé, de tout son être, ils avaient tout partagé, se connaissait sur le bout des doigts, et leur histoire était simple, évidente. Tout ça lui avait été arraché et ça lui avait fait terriblement mal. Un trou béant dans la poitrine, des nuits en pleurs, des journées de vide à penser au soir où on aurait du le voir mais il n’était plus là. Heureusement qu’il y avait son frère, ses amis et ses parents. Heureusement qu’ils étaient encore là. Puis on lui avait arraché sa famille et il n’était pas là à ce moment là. Elle lui en voulait pour ça aussi. Il aurait pu être là, il était sorti de prison à ce moment, il aurait pu revenir. Mais non, il avait préféré fuir. « Je ne m’en étais pas rendue compte avant aujourd’hui. » Et c’était vrai. Il était maladroit, toujours souriant, prêt à faire des conneries, mais la connerie, la vrai, la bêtise pure et dure qui rend les gens bêtes et méchants, il ne la possédait pas. Enfin, pas avant. À croire que tout changeait.

Comment avait-elle pu croire que le jour où ils se reverraient tout irait bien, tout irait mieux. Il lui en voulait de choses dont elle ne se sentait pas coupable. Elle regrettait souvent la nuit de ne pas avoir plus remué ciel et terre pour le trouver et lui parler mais une voix lui soufflait qu’il avait commis un meurtre et que s’il ne lui avait pas donné de nouvelles, c’est qu’il n’en voulait pas non plus. Elle était prête à croire que son inaction l’avait blessée, oui, mais pas à subir des reproches à sens unique. « Allons, il y a des téléphones en prison, même les détenus peuvent communiquer avec l’extérieur, ne me fait pas croire que tu étais simplement enfermé dans une cellule sans rien pouvoir faire ! » Elle ne voulait pas être méchante et minimiser ce qu’il avait vécu. Ces épreuves avaient été horribles et elle aurait voulu le réconforter de tout ça. Après neuf ans, elle tenait toujours à lui, ça lui crevait les yeux et le coeur de s’en rendre compte, de voir à quel point il comptait toujours pour elle. Mais non, elle ne pouvait que verser la rancoeur accumulée. « Tu es revenu il y a six ans ? Alors je crois que tu n’as pas assez regardé nos vies, Maverick, sinon tu aurais vu que la mienne n’était qu’un chaos géant plein de souffrance. » Six ans. Il y six ans ses parents étaient décédés, son frère dans le coma. S’il était réellement revenu il y a six ans, il aurait vu qu’elle vivait seule, dans cette grande maison. Elle n’était pas encore partie faire ses études à ce moment là, perdue, sans savoir que faire maintenant qu’elle était seule. Il aurait pu être là pour elle, réapparaître et la soutenir, ils auraient pu avancer à deux. Il avait préféré croire qu’elle ne voulait pas de lui et il était reparti. « Comme tu dis, trois ans c’est long. Arrête de me faire croire qu’en trois ans tu n’aurais pas pu me donner un signe de vie. Si je ne t’ai rien envoyé, si je ne t’ai pas appelé, c’est tout simplement parce que je n’ai rien reçu de toi et que faire le premier pas alors que tu avais déjà fuis ne me paraissait pas être une bonne idée. »

Alexis occupait ses mains qui tremblaient, elle ne pouvait pas, ne voulait pas le regarder en face, elle avait besoin de… de quoi au juste ? Elle ne le savait pas. Mais le voir là, amoché par la vie, revenu après tout ce temps, si pleins de reproches, c’était trop. Trop pour une journée qu’elle comptait passer loin de tout. « Je vois en effet que tu n’es plus le même. » C’était dur, très dur. Une part d’elle-même s’en rendait compte et voulait tout arrêter. Mais la colère accumulée en neuf ans était plus forte.
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Tu la regardais, sans rien dire, ses reproches s’enfonçant tel des clous dans ton âme, un de plus. Tes yeux regardant son visage, mémorisant ses traits, au moins, si tu devais partirm tu aurais ses traits en tête, tu les garderais précieusement, tu ne voulais pas les voir partir, pas une autre fois. Si tu voyais vraiment que tu n’avais pas ta place, qu’elles ne voulaient pas de toi, tu partirais de nouveau. Tu ne voulais qu’un signe, un petit signe que tout n’était pas perdu, que neuf ans c’était long mais pas insurmontable. Tu voulais espérer, tu voulais croire qu’il y avais de l’espoir. “Tu ne peux appelez qu’un certain nombre limité de personne. Du moins, au début. Tu n’étais pas sur la liste des personnes approuvées. Alors dit moi, j’étais supposé trouvé un cellulaire en prison?” Oui, tu aurais pu lui envoyer une lettre, mais même si tu savais écrire, tu ne savais pas exprimer tes émotions sur papier, tu avais lâché l’école tôt après tout. Tu n’avais pas voulu écrire un brouillon, un semblant de lettre qui n’aurait rien à l’intérieur. Pour toi, c’était tout ou rien. Et parfois, tu avais pris un crayon, une feuille, et tu l’avais fixé des heures durant, sans jamais trouvé les mots, sans jamais pouvoir simplement déposé la mine sur le papier. Tu avais eu peur, tellement peur de sa réjection, alors même que cette peur existait toujours au fond de toi. “Je suis désolée Alex, désolé de ne pas être revenu, de ne pas avoir été là, d’être partit.” C’était trop peu, trop tard, mais c’est tout ce que tu pouvais donner, parce que ça venait du trou en toi, parce que ça venait de cette partie de toi qui murmurais son nom depuis neuf ans, parce que c’était tout ce que tu avais. Une seule phrase, mais les mots, les mots ce n’était que du vent, ce n’était rien de concret, dans ton univers on ne s’appuyait pas sur les mots. “J’étais supposé voir quoi? Je suis resté de loin, je suis à peine resté quelques heures.” Parce que même si tu avais vu le chaos, tu ne l’aurais pas reconnu, tu avais été trop plein de colère, de rancoeur pour voir autre chose que ce que tu voulais voir.

Tu voulais croire qu’elle avait été heureuse, qu’elle avait eu une belle vie, mais maintenant, tu le savais que ce n’avais pas été le cas, même si tu ne savais pas pourquoi, comment, quoi. Et toi, ça te détruisait de l’intérieur, tu n’avais pas voulu la douleur pour elle, tu serais resté, avoir su, tu serais revenu, mais non, tu étais resté loin, tu avais eu peur, tu avais été lâche. “Je n’ai pas fuit Alex, pas au début du moins. Tu crois réellement que c’était mon choix de partir, de laisser Eliot seule, de te laisser sans un mot? Tu crois réellement que c’était ce que j’avais voulu pour nous, pour toi?” Ça te tuais de savoir qu’elle pensait que tu pouvais tout quitter, ta soeur, elle, sans un mot, un regard en arrière, ça te tuais qu’elle croyais que tu l’avais fait par choix. Je levais un regard douloureux vers elle, vers cette femme qui avait été le centre de mon univers, qui avais été le centre de ma vie. “Je n’avais pas la force d’affronter une rejet, merde Alexis, j’avais l’estomac à l’envers juste à penser que tu pourrais ne pas vouloir me parler, ne pas vouloir me voir.” Et pour la première fois de ta vie, tu venais de le dire à voix haute, de mettre un mot sur ces peurs qui te rongeaient depuis si longtemps, et à la regarder présentement, tu te disais qu’elles avaient peut-être été fondées, qu’elles n’étaient pas nées de nul part. “Je croyais sérieusement que tu t’en était remis, que tu m’avais oublié.” Parce que c’était ce que t’avais voulu, d’un sens, qu’elle t’oublie, qu’elle passe à autre chose, qu’elle oublie cet adolescent maladroit que tu avais été, parce que tu n’avais rien de bon à lui apporter, mais t’étais un peu égoïste, tu ne pouvais pas vivre sans elle. Tu savais très bien que tu était venu ici, à cet endroit précis, dans le but de la revoir, seulement la revoir, peut-être aussi lui montrer que malgré ta prothèse, malgré le fait qu’il te manquait un bras, que tu était toujours toi, mais tu commençait à croire que ce qu’elle avait vu en toi lorsque vous aviez été des adolescents, ce n’était peut-être plus là. Que des années en prison, dans l’armée, dans un groupe de mercenaire, ça t’avais changé plus que tu ne l’aurais cru.

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Mavrick & Alexis
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Des excuses. Des reproches. Ils se balançaient l’un et l’autre comme s’ils étaient dans un match de tennis, comme si c’était à qui aurait la meilleure excuse, à qui trouverait le pire reproche. C’était triste que cette histoire tourne comme ça, mais de son côté, Alexis avait accumulé trop de rancoeur pour pouvoir lui pardonner comme ça, simplement parce qu’il apparaissait là, dans un lieu qu’ils avaient partagé juste tous les deux. Pourtant une part d’elle mourrait d’envie d’oublier que cela faisait neuf ans qu’ils ne s’étaient pas vus, elle voulait qu’ils se posent quelque part, les pieds dans le vide, et qu’ils refassent le monde en parlant de tout et de rien comme ils l’avaient déjà fait mille fois. Les moments qu’ils passaient ensemble, adolescents, étaient toujours des parenthèses avec le quotidien, des moments sereins où rien ne pouvait aller mal. Sauf qu’elle ne pouvait pas faire l’impasse sur ce manque de neuf longues années. Et que les excuses qu’ils étaient entrain d’avancer l’un et l’autre pour justifier qu’ils n’aient pas cherché à contacter l’autre relevait du ridicule. Allaient-ils continuer longtemps à tenter d’excuser un comportement qui ne l’était pas vraiment ? « Oui. Tu as raison, Maverick, tu ne pouvais vraiment pas me contacter, me faire signe. »

Lasse de voir que cette conversation ne menait à rien, sinon à plus de colère et toujours plus d’écart entre eux deux, Alexis secoua la tête et retourna à l’arrangement de son matériel. Elle avait quand même envie de grimper cette falaise et de se vider la tête, même si ça allait être beaucoup plus compliqué que prévu. La voix du jeune homme la tira des gestes mécaniques qu’elle effectuait. Il s’excusait simplement, sans chercher de justification à tout ça, juste un désolé, un désolé qu’elle aurait tellement aimé entendre dès le début. En fait, elle aurait simplement voulu qu’il vienne toquer à sa porte pour lui dire ça, juste désolé, d’avoir fait ça, de ne pas être revenu. Désolé. Mais les justifications qui suivirent immédiatement après lui arrachèrent l’espoir que ça ne pouvait être que ça, pour le coup, juste des excuses. Alexis ne disait pas qu’elle n’avait aucun tort. Sûrement qu’elle aurait du l’appeler en prison, demander une visite. Mais elle était mineure, ses parents n’auraient pas voulu qu’elle le fasse et l’idée que son petit ami était un meurtrier l’avait sérieusement ébranlée à ce moment là. Oui, elle aussi elle avait des reproches à se faire. Mais quant à l’absence de Maverick, non, aucune. « Si tu es resté loin, tu ne pouvais ni savoir que tout allait bien dans ma vie, ni que tout allait mal. Alors ne cherche pas à justifier le fait que tu n’es pas revenu par la volonté de ne pas brisé la vie que j’avais reconstruite, parce que tu n’en avais aucune idée. »

Avec un soupir de colère elle baissa la tête sur son sac, incapable de fixer plus longtemps Maverick sans que ce soit trop douloureux tant les émotions contradictoires se mélangeaient. Mais, une nouvelle fois, ses paroles la firent réagir, réveillant la colère qui avait été remplacé par l’accablement. « Mais arrête de dire ça ! C’était pas ton choix, tu voulais pas partir, etc. Pourtant tu n’es pas revenu, tu n’as pas laissé un mot pour prévenir que tu étais sortis de prison et tu n’as pas cherché à contacter ni Eliot, ni moi. Alors oui, c’était ton choix. On a toujours le choix, toujours, le tien a été de ne pas rester à Bray, mais de fuir. Parce que quoi que tu en fuite, c’était une fuite ! Et rien d’autre. » Les mots qui suivirent lui formèrent une boule dans la gorge et c’est d’un ton plus doux qu’elle continua. « Fallait essayer, Maverick. En ne voulant pas affronter un rejet tu t’es privé toi-même de ce à quoi tu aspirais pendant tout ce temps. » Et parce qu’elle voulait un espoir, qu’elle voulait croire qu’elle pourrait retrouver Maverick et tout ce qu’ils avaient partagé, elle ne laissa pas sa colère étouffer les mots suivants. « C’est pas le cas, non. »
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